
L'agence de photo Reuters, à laquelle Rue89 est abonnée, diffuse parfois des images intrigantes. Ce malheureux cochon dont un boucher est en train, dit la légende, de brûler les poils, est semble-t-il victime du goût immodéré des Hongrois pour la viande porcine.
Ce dernier se manifeste par une compétition, qu'on suppose annuelle, de boucherie, qui se tenait ce samedi à Kiskunfelegyhaza, à 115 kilomètres de Budapest. « Le porc est très présent dans la cuisine traditionnelle hongroise, et l'abattage des cochons est une activité courante à la campagne pendant l'hiver », nous édifie la légende Reuters.
Mais le court texte accompagnant ce cliché n'en dit pas plus sur les conditions de la compétition, les critères retenus pour départager les candidats, l'intérêt d'une épilation post mortem et aussi radicale de la bête, et la popularité de ce curieux championnat.
Je compte sur vous pour nous éclairer dans les commentaires. Mais pour l'accompagnement, je recommande vivement la tomate valençoise, dont les habitués de la rubrique « En images » ont déjà pu apprécier les qualités récréatives.
Photo : compétition de boucherie à Kiskunfelegyhaza (Laszlo Balogh/Reuters).





















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De antonh
curieux | 20H29 | 14/12/2008 |
le cochon est toujours brulé après abattage et brossé energiquement avec une brosse de chiendent . cette pratique sert à bruler l'ensemble des poils du cochon (ils ne sont pas roses et glabres…) etant donné que le cuir est laissé sur les différents quartiers de viande (la couenne du jambon ou du lard par ex).
si le brulage (à la paille dans nos campagnes, mais aussi au bruleur à gaz aujourd'hui) se pratique uniquement sur le cochon, c'est parce que les autres animaux (vaches et moutons par ex) sont dépessés et le cuir ne reste donc pas sur les quartiers de viande.
à noté que dans certains pays, on brule le poil des chèvres ou des moutons et la viande est donc consommée avec le cuir (continent africain pour partie). sous nos latitudes, le cuir avait de nombreuses utilisations (vetements, contenant à liquide et meme parchemins) et donc ,'était pas brulé…mais tanné ! !
le brulage et le grattage en public, pour en revenir ) à la photo doit relever de cette compétition (çà pète le titre de meilleur gratteur de cochon ! ! ), mais j'y vois rien de super transcendant. on a les compétitions qu'on peut…
De Lapin Bleu
Journaliste n°89910 | 23H34 | 14/12/2008 |
Voilà de quoi illustrer l'explication d'antonh ci-dessus (où l'on constate que l'usage du brûleur à gaz est quand même relativement généralisé aujourd'hui).
Je vous présente mon voisin Gérard (à droite, je l'adore, le plus généreux de tout mon village) et un ami boucher venu l'aider à tuer ses deux cochons le 5/06/2006.
Dis donc Yann, faut quitter la ville de temps en temps, ce que tu nous mets en « En image » et qui te semble si surprenant, y'a pas de quoi fouetter un chat, ça arrive tous les jours partout. Si tu veux, je t'invite la prochaine fois que Gérard tue un cochon, d'accord ?
De mauser
07H58 | 15/12/2008 |
Bon c'est une compétition absurde pour un citadin. C'est tout j'avais même appris à brûler la couenne à la paille. Dans mes montagnes pyrénéennes l'abattage du cochon était et reste une fête.
Faut sortir bon les cochons à Paris c'est rare sauf dans quelques lieu facilement repérables.
De el roumi
ingé d'acide | 11H20 | 15/12/2008 |
Ah bon, le cochon c'est pas cette tranche de viande qui baigne dans l'eau et qu'on trouve présenté dans un gracieux emballage de plastique alimentaire transparent ?
De jabier 31087
consultant dans les Landes | 11H43 | 15/12/2008 |
Les hurlements suraigus du porc qu'on traîne vers le lieu de son abattage. Les pleurs de celui ou celle qui l'ont élevé dans l'année et le cœur fendu ne veulent pas voir ça. Mais le bruit qui peut porter à plusieurs kilomètres. Tiens chez … on tue le cochon ! Sont (étaient) des classiques de la vie rurale ou néo rurale. C'était même l'occasion d'une fête après. On réservait les meilleurs morceaux à moussu lou curé, ou à l'instit, au maire. On fayotait avec les autorités locales quoi.
La côtelette bio sous plastique bien rose, appétissante a appartenu à un cochon bien vivant quand il n'a pas été élevé dans ses horribles usines à viande, et qui chez ma voisine, à l'époque, portait un prénom. Ça ne m'empêchait pas de déguster les pâtés, les boudins de très bon appétit.
En Hongrie, ils ont un certain retard peut être. Mais je ne leur souhaite pas de connaître un jour les élevages industriels qui génèrent en sous produits les phosphates qui empoisonnent les nappes phréatiques et les plages bretonnes.
à jabier
De antonh
curieux | 14H22 | 15/12/2008 |
pour moi, ils ne sont pas en retard…mais en avance de 50 ans ! !
j'ai un pote qui vient de s'installer en bio avec du cochon de bayeux en plein air : un mère = 2000m² ! ! !
c'est sûr qu'en vendant son porc à un intermédiaire qui le vendra à un autre, puis un autre… la côte de porc se vendra 40 €/kg en supermarché….mais s'il vend sa viande à un pote qui la transforme et la vend direct au consommateur, elle sera au prix de la saloperie industrielle et polluante ! ! !
moralié : le dévellopement local, ça commence près de chez soi et plus les gens chercherons à s'approvisionner chez les paysans, plus ça sera vrai ! !
bien sur, vous allez entendre parler de normes sanitaires et de vilaine bacteries…que l'industrie agro-alimentaire n'a jamais réussi à éliminer, mais, c'est des connaisseurs ! ! !
seulemnt voilà : va-t-on mettre aussi en prison le gars qui tue ses besioles pour sa consomation personnelle ? est-ce du terrorisme ?
sinon, entre les lapins, les poulets, les canards, les moutons, les cochons ou les pigeons, je suis déjà un grand délinquant…
De Benno
| 12H01 | 15/12/2008 |
Plutôt d'accord avec les commentaires néo-ruraux - Je suis moi-même ancien parisien reconverti ; -)
. L'industrialisation des procédures de production a entrainé un déclin de l'humanisation dans les rapports aux animaux
. Cette course à la productivité à un certain impacte sur l'exode rurale et la perte de certaines traditions et fêtes.
Malgré tout, il reste de la vie en campagne, si si, loin des tours et immeubles ou s'entassent de nombreuses personnes. Cette qualité (citadine) de vie pourrait être comparer, avec un peut d'audace, aux conditions de vie de certaines bêtes élevées en batterie… Je pousse un peut, c'est clair.
Vous des villes, venez (re)découvrir nos uses et coutumes, tout est bon pour faire la fête, vous serez les bienvenus.