Bilan du travail des personnalités de gauche débauchées par Sarkozy à quelques semaines d'un remaniement ministériel.

Depuis leur arrivée au gouvernement il y a un an et demi, Bernard Kouchner, Jean-Pierre Jouyet, Fadela Amara, Jean-Marie Bockel, Eric Besson et Martin Hirsch, tous ont subi les quolibets de leurs anciens camarades mais tous ont assuré qu'ils insuffleraient des idées de gauche dans un gouvernement de droite. Alors, opportunistes, faire-valoir ou vrais efficaces ?
A quelques semaines de la composition d'un nouveau gouvernement, dont François Fillon a assuré qu'il compterait encore des ministres d'ouverture, Rue89 revient sur le travail des ministres socialistes.
Il a été le premier. En 2007, inconnu du grand public, Eric Besson, socialiste, rejoint Nicolas Sarkozy et gagne au passage ses galons de traitre. En charge de la Prospective, de l'Evaluation des politiques publiques et du Développement de l'économie numérique, Eric Besson estime que ces missions sont son bilan.
S'il affirme dépasser le clivage droite-gauche, Eric Besson se déclare en harmonie avec ses idées :
« Je suis un homme de gauche solidaire du gouvernement. Mes actions ne sont ni de droite ni de gauche, mais lorsque j'essaye de faire du plan numérique un plan pour tous ou que je plaide pour une régulation européenne du football, je tiens là des propos que j'ai tenu au PS. Sur la flexsécurité en Europe, c'est un copié-collé de ce que je disais au PS ! “
Quant à sa ‘trahison’, c'est déjà de l'histoire ancienne pour Eric Besson qui revendique d'‘excellentes relations’ avec la plupart de ses anciens camarades. Grand défenseur de l'ouverture, le secrétaire d'Etat a lancé son mouvement ‘les progressistes’ qui… patine. Un peu comme celui de son ‘rival’, Jean-Marie Bockel.
Martin Hirsch a tout du cas particulier. Son titre : haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté. Son ambition : dès son entrée au gouvernement, l'ex-président d'Emmaüs annonce un objectif, généraliser le Revenu de solidarité active (RSA).
A la fin du mois de novembre, le Parlement a définitivement adopté son projet de loi.
Très critique envers le gouvernement, il n'hésite pas à prendre position contre les tests ADN, les franchises médicales ou, plus récemment, à marcher sur les plates-bandes de Christine Boutin. Dans une tribune publiée par Le Monde, Martin Hirsch a fait dix propositions pour venir en aide aux SDF assez éloignées de celles de la ministre du Logement.
Martin Hirsch ne s'embarrasse pas non plus de protocoles lorsqu'il s'agit de s'imposer. Alors que Nicolas Sarkozy exposait ses mesures pour lutter contre la pauvreté au début du mois de désembre, Martin Hirsch lui a tranquillement coupé la parole pour donner son avis et… agacer.
La Gauche moderne présentée comme ‘l'aile gauche de la majorité’ par Jean-Marie Bockel, son fondateur, bénéficie certes du soutien du gouvernement mais ni de celui des autres ministres d'ouvertures ni d'une masse sympathisante importante. Le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants ne se laisse pas démonter pour autant :
‘Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de poids. La Gauche moderne est ma valeur ajoutée au gouvernement surtout au moment où le PS va mal.’
Et quelles bonnes idées de gauche apporte-t-il aux anciens combattants ? ‘Au PS, j'étais déjà passionné par les questions de défense. Là, je travaille beaucoup sur l'importance de la mémoire.’
S'il n'a rien accompli de flamboyant, à ses débuts au gouvernement, alors qu'il était secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, Jean-Marie Bockel était plus bavard. Ce qui lui a coûté son poste. Dans ses vœux à la presse en 2007, il avait appelé à signer ‘l'acte de décès de la Françafrique’. Le président gabonais, proche de Nicolas Sarkozy, visé par ses propos, s'était félicité de son départ.
Même s'il revendique n'avoir pas sa langue dans sa poche, Jean-Marie Bockel refuse de revenir sur cette affaire :
‘J'ai pris la décision de ne pas m'exprimer sur cet épisode mais je pense que nous avons tous [les ministres de l'ouverture, ndlr] un certain rayonnement, que nous soyons entendus ou pas, il y a un espace de débat. Nicolas Sarkozy prend les bonnes idées là où elles se trouvent.’
Jean-Marie Bockel ne cache pas son ambition. Il a confié à VSD, ‘c'est vrai que j'aimerais bien un jour être Premier ministre’. Ou de l'importance de savoir faire des compromis.
La fait d'arme de la secrétaire d'Etat à la Ville et au Logement reste son ‘c'est dégueulasse’ concernant les tests ADN. Un peu maigre comme bilan… Son conseiller, Mohamed Abdi, est plus enthousiaste :
‘Son grand apport à la politique du gouvernement, c'est d'avoir réussi à remobiliser les politiques de droit commun pour les villes de banlieue.’
Le plan Espoir banlieue, reste difficile à évaluer. Certains des 4 500 contrats d'autonomie prévus pour venir en aide aux jeunes se mettent place mais aucun bilan chiffré n'a encore été établi. En revanche, ce plan n'avait de Marshall que le nom puisque les moyens mis en œuvre ont dressé les maires contre le gouvernement.
A l'UMP, l'ex-chef de file de Ni putes ni soumises agace par sa liberté de ton. Et par son ‘militantisme’, affirme son conseiller qui met en avant son ‘combat pour les villes pauvres et les banlieues’.
Plus grosse prise de Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner est logiquement celui qui s'attire le plus de critiques. Celles de son clan d'abord où l'on n'hésite pas à railler un ministre des Affaires étrangères ‘figurant’, ‘sans pouvoir’ et contraint, selon sa propre expression ‘d'avaler des chapeaux’.
De temps à autres, l'âme de gauche du ministre se manifeste comme lorsqu'il a refusé de se rendre au dîner organisé à l'Elysée pour le colonel Kadhafi ou qu'il a émis des réserves sur le projet de tests ADN pour les candidats au regroupement familial. Plus généralement, les prises de position de Nicolas Sarkozy reçoivent toute son approbation. Zélé, il n'hésite pas à attribuer des miracles au Président. Plus étrange, sa récente sortie sur Rama Yade :
‘Je pense que j'ai eu tort de demander un secrétariat d'Etat aux Droits de l'homme. C'est une erreur. Car il y a contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un Etat, même en France.’
Toujours en tête des sondages de popularité, le chouchou des Français au gouvernement reste la caution de gauche la plus précieuse pour Nicolas Sarkozy… et sa politique.
Très peu connu, Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, ne le sera pas davantage du grand public. Il quitte le gouvernement dans les prochains jours pour prendre les commandes de l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Plutôt discret, il n'a pas hésité à faire observer que l'institution par le Parlement français d'un référendum obligatoire pour l'adhésion de la Turquie à l'UE risquait de provoquer une rupture avec Ankara ou à émettre des opinions négatives sur les tests ADN ou le fichier Edwige.
Dans une interview accordée à Métro, l'ex-proche de François Hollande avoue la difficulté de se fondre dans un gouvernement de droite lorsque l'on a des idées de gauche :
‘Sur les dossiers européens, je n'ai aucun état d'âme dès lors que l'on respecte le contrat européen, notamment sur le plan financier. Sur les événements domestiques, lorsque j'ai eu des réserves à faire, je les ai faites, car l'ouverture, ça ne sert que si vous pouvez vous exprimer en son nom (…) Mais il y a des dossiers où je suis moins à l'aise. Je reste social-démocrate, proche des socialistes, je ne m'en suis jamais caché.’
Il serait remplacé par Bruno Le Maire, ex-directeur de cabinet de Dominique de Villepin. L'ouverture continue…
Photos : Martin Hirsch et Fadela Amara à l'Assemblée en novembre 2007 (Jacky Naegelen/Reuters). Jean-Marie Bockel (Charles Platiau/Reuters). Martin Hirsch (Charles Platiau/Reuters). Eric Besson (Eric Gaillard). Fadela Amara (Robert Pratta/Reuters). Bernard Kouchner (Charles Platiau/Reuters). Jean-Pierre Jouyet (Chip East/Reuters).





















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De cMoi69
Informaticien à Dardilly | 13H51 | 12/12/2008 |
NON
à cMoi69
De compte supprimé 24
| 14H01 | 12/12/2008 |
+ 1 :
NON
à cMoi69
De Nemed
Eternel étudiant, amoureux de la Cu... | 14H16 | 12/12/2008 |
NON
à cMoi69
De GGGG
(r) | 15H17 | 12/12/2008 |
Non comme mes collègues je réponds.
On a juste perçu de l'arrivisme chez certains ex-membres du PS, c'est tout (même constat pour Hirsch et Amara). Car enfin, pour être prêts à collaborer avec ce gouvernement, il fallait avoir quand même de très sérieux soucis « d'image » de soi, je veux dire un sacré manque d'existence symbolique à devoir combler à hyper court terme, une drôle de carence politique au niveau de la casquette… de la reconnaissance.
à cMoi69
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 15H31 | 12/12/2008 |
Je me joins au mouvement : non.
à cMoi69
De AlfredoGarcia
Rien | 16H13 | 12/12/2008 |
+1 Non,
et cela n'était pas dans la proposition du Sarkozozo, insuffler de la gauche au gouvernement, mais d'empêcher que l'opposition se structure.
Le plus étrange est Bockel, toujours prêt à partir démolir ses anciens camarades devant les micros pour un oui ou un non lorsqu'il était « le rebelle blairiste du PS », il s'est tu très facilement à l'UMP, rétrogradé à « ministre du 8 mai » pour avoir offensé, dit-on , Omar Bongo, il a su la fermer comme un Kouchner face aux droits de l'homme
à cMoi69
De clement.mjs78
www.mjs78.fr | 16H32 | 12/12/2008 |
NON également, il n'y a rien de gauche dans la politique du gouvernement…
Ps : à noter dans l'article une faute d'orthographe au mot « desembre » et une inversion de liens dans le passage sur Kouchner… ; )
à cMoi69
De jyphi
informatique | 21H48 | 12/12/2008 |
+1 NON
à cMoi69
De léo solo
15H25 | 13/12/2008 |
+ 1
à léo solo
De léo solo
15H26 | 13/12/2008 |
quand on aura fini on pourra
1) récoler
2) révoter
ire… land
De pablico
13H59 | 12/12/2008 |
insuffler de la gauche dans la droite, c'est mettre de l'eau dans son vin, être ambidextre.
les sarkosistes de gauche (remplaçants des gaullistes de gauche) ne l'on pas fait, il n'y a que le président qui l'a fait en parole seulement.. en critiquant le capitalisme, et prônant le retour de l'état.
Mais qu'en parole.
Il y est obligé, car la crise sociale donc politique, pointe le bout de son nez dans les autres pays.. chez nous elle va venir.
Mais il a tellement cassé l'opposition, qu'il n'a plus une opposition pour cristalliser fortement les mécontentements. Une opposition c'est fait surtout pour cela dans la Vème république (un aimant à mécontents pour le contrôle, pas d'électrons libres).
Il craint donc le dérapage sans pilotes, donc il tient des discours (seulement) de gauche pour calmer…
à pablico
De heleor
artiste | 14H59 | 12/12/2008 |
qu'est ce que tu as contre les ambidextres ?
à heleor
De pablico
17H12 | 12/12/2008 |
rien j'en suis presque un..
De skalpa
actif et militant ? | 13H56 | 12/12/2008 |
De la gauche au gouvernement, mais cela ultra craint non ?
Rassurez-vous( ? ), on est bien loin de cela :

http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De pablico
14H46 | 12/12/2008 |
Il est amusant de remarquer :
Pendant plusieurs décennies on nous a fait peur avec les communistes couteaux entre les dents et les chars russes sur la place de la concorde, qu'on en a oublié de remarquer les financiers, spéculateurs et autres banquiers qui nous faisaient les poches… et on s'en rend compte maintenant, parce qu'ils ont fini par déchirer les poches, ces ânes.
amusant, on nous montrait la lune et nous regardions le doigt ! ! !
ils savaient que nous sommes des ânes manipulables, pourquoi s'en priver..
en y réfléchissant bien, on nous a échangé les communistes qui ont lâchement déserté par des terroristes…visibles par intermittence (tour de passe passe pour continuer à regarder le doigt ? )
à skalpa
De SiDi
Kitten ! | 16H32 | 12/12/2008 |
Si encore il y avait un rapport entre Marx et Staline.
à skalpa
De ragondine
ethnologue | 17H01 | 12/12/2008 |
le portrait de sarkosy n'est pas très ressemblant
à skalpa
De AlfredoGarcia
Rien | 17H15 | 12/12/2008 |
Gare à l'amalgame ! ! Marx et Engels non rien à faire dans cet ensemble - même Goldman & Sachs se basent sur leurs œuvres pour faire une analyse correcte de l'économie
De Infovite
Plébéien. | 14H08 | 12/12/2008 |
Après une vraie droite,une fausse gauche.
Et nous voilà dans le chaos social !
Mais au prochain round…
http://info-espress.over-blog.com/
De Nemed
Eternel étudiant, amoureux de la Cu... | 13H58 | 12/12/2008 |
Sarkozy a ouvert son gouvernement aux corps, aux personnes de gauche MAIS pas aux idées de gauche.
C'était donc un non événement.
Le seule qui est sans doute entré dans ce gouvernement avec une réelle volonté d'imposer ses idées et qui souhaitait réellement éduquer les gens de droite aux valeurs de la gauche, c'est Martin Hirsch.
Mais cette goutte de gauche est noyée dans l'océan de libéralisme destructeur du reste du gouvernement.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 14H00 | 12/12/2008 |
pourquoi y vont virer fadela ?
à patrick du 14
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H33 | 12/12/2008 |
Quelle perte pour les sororités risibles ..pour les majorités nuisibles ..pour les MI-NO-RI-TéS VI-SI-BL-ES , pardon ..
à patrick du 14
De Cirdec
Cadre qui commence à comprendre com... | 14H53 | 12/12/2008 |
Pour qu'elle puisse créer sa nouvelle association : ni pute, ni pute.
à Cirdec
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 15H13 | 12/12/2008 |
Mini-moche et lilliput
Il est mini docteur Kouchner
Ministère et terminus
Minimum et minibus
Mini, mini, mini
Mini, mini, mini, mini
à Numerosix
De ni soumise ni rebelle
sans profession | 21H28 | 12/12/2008 |
j'ajouterais qu'a mon avis Kouchner n'en a rien a faire des francais.Il est absorbe par toutes sortes de misere humaine qu'il rencontre partout dans le monde et semble completement desinterresse du sort des francais.
Ce qu'il aime c'est pouvoir faire Zorro sur le terrain et se sentir au dessus de la melee.Je ne conteste pas qu'il fait parfois des trucs bien mais son Ego demesure me laisse perplexe quand a ses reelles motivations.
Je ne comprends pas les francais qui semblent confondre une personnalite forte avec une personnalite qui reussit a se croire mieux que tout le monde !
à Cirdec
De tonimarus45
17H31 | 12/12/2008 |
a patrick-qui lui permettras de revenir dans un gouvernement de droite ou de gauche.qu'elle arriviste !
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
14H02 | 12/12/2008 |
Pour sortir de la crise, nous aurons bien besoin de gens de gauche, à condition que ce ne soient pas des fanatiques, le couteau entre les dents, mais des hommes de bonne volonté qui n'ont comme objectif que la recherche de l'intérêt national et de l'intérêt général. Quelques-uns, les meilleurs, sont déjà entrés au gouvernement, grâce aux sages décisions du courageux petit homme qui nous gouverne avec autorité et sagesse. D'autres peuvent le faire, ils se pressent déjà au portillon. Qu'ils soient les bienvenus !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H31 | 12/12/2008 |
A quel jeu jouez vous exactement , Fraise Tagada ?
à Numerosix
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
14H38 | 12/12/2008 |
Je jouis d'une cohérence à toute épreuve. J'ai la conviction que tôt ou tard nous aurons un gouvernement d'Union Nationale, avec à sa t^te, c'est du moins mon espoir, Monsieur strauss-Kahn !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H54 | 12/12/2008 |
Incroyable ! J » avais vu juste , alors : vous etes réellement une Fraise Tagada !
SUCRE, SIROP DE GLUCOSE, GELATINE, ACIDIFIANT : ACIDE CITRIQUE. AROME, COLORANTS : E104, E124, E129.