La difficile « réinsertion » des travailleurs de l'humanitaire

Ils partent en Afghanistan, au Darfour ou en Haïti, pour la Croix-Rouge, Médecins du monde ou Action contre la faim. Au retour, ils sont souvent décalés, sans travail ni reconnaissance.
« J'ai travaillé dans l'humanitaire plusieurs années. Je viens de rentrer après deux ans en Haïti pour l'ONU et différentes missions au Pérou, au Darfour. Le retour est difficile et solitaire. Le danger guette : repartir, c'est plus facile. »
Comme Anne-Ael Pohu, ils sont nombreux à se lancer dans l'humanitaire par enthousiasme et engagement, sans forcément vouloir changer le monde. Mais face aux exigences du terrain et d'une société civile de plus en plus critique, le concept d'humanitaire se transforme.
En dix ans, cinquante masters universitaires spécialisés dans la solidarité internationale ont vu le jour en Ile-de-France. Moins simpliste, prête à accepter critiques et évaluations, la discipline acquiert une reconnaissance officielle et se professionnalise. En 1997 et en 1999, pour la première fois, Handicap international et Médecins sans frontières, deux organisations non gouvernementales françaises, remportent le prix Nobel de la paix.
« Les départs sur le terrain sont moins systématiques »
Partir, aider, financer, éduquer, les actions éthiques ont des conséquences sensibles. Et l'impact est souvent désastreux quand dans les faits, les équipes imposent au lieu d'accompagner. Les organismes se sont donc adaptés. Non sans conséquences sur la façon dont les jeunes conçoivent le métier.
Stéphanie di Muro, responsable du master solidarité internationale de l'Institut catholique de Paris en est consciente :
« Les ONG mettent l'accent sur l'action technique et le management au détriment du discours altruiste. Les étudiants l'ont compris et les départs sur le terrain sont moins systématiques. Beaucoup veulent travailler au siège des organismes. »
Pour ces volontaires, déjà très diplômés, les masters spécialisés en gestion humanitaire offrent un complément de formation, une réflexion plus théorique. Mais ils restent nombreux à partir. Ils s'engagent, souvent comme bénévoles ou volontaires internationaux.
Ce statut qui concerne 80% des travailleurs humanitaires est souvent critiqué. Avec peu ou pas de rémunération, il donne peu de droits aux travailleurs qui partent moins d'un an. Et offre de mauvaises surprises à ceux qui n'avaient pas pensé à leur retour.
La solitude du retour
Eric Gazeau dirige Résonnances humanitaires, une association spécialisée dans l'accompagnement des expatriés de la solidarité internationale. Il s'inquiète :
« L'humanitaire est un espace de liberté, l'urgence est excitante. Mais au retour on se retrouve décalé par rapport à son pays. On ne se connaît plus. »
L'après-mission s'effectue souvent dans la solitude, une fois passée l'euphorie des retrouvailles. Aux difficultés psychologiques s'ajoutent des problèmes matériels. Le niveau de vie français est plus élevé que le salaire des volontaires internationaux.
En outre, les exigences professionnelles des expatriés sont élevées. Ils ont beaucoup appris, ont dirigé des équipes, pris des initiatives mais reviennent inadaptés sur le marché du travail. Anne-Ael Pohu, ancienne volontaire, explique :
« On parle un jargon que personne ne comprend, il est difficile de valoriser nos compétences. »
Et les périodes de chômage se prolongent, parfois longtemps.
Un retour réussi est donc un retour anticipé. Il s'organise en entretenant un réseau international et surtout français. Certaines ONG, formations ont une politique de ressources humaines consciente de ces difficultés.
« Apprendre à rentrer pour mieux repartir »
Handicap international ou Bioforce, école de formation à la solidarité internationale, proposent un stage d'accompagnement. Le but est de prendre du recul face à une expérience traumatisante. Mais cette pratique est rare. Pour Claire Vincent, étudiante en master coopération internationale à la Sorbonne :
« Une mission humanitaire a beaucoup d'impact. Il faut penser au retour avant de partir et se tenir prêt à évoluer pendant le projet. Le risque est de revenir avec les mêmes préjugés. »
A l'atterrissage, les difficultés sont garanties. Les volontaires le disent souvent. Lucie Moine, volontaire pour la Croix-Rouge, se souvient :
« A la fin d'une mission je n'avais aucune envie de me poser des questions. Peu à peu j'apprends à rentrer, pour mieux repartir. »
Selon Eric Gazeau, l'écoute des personnes pourrait devenir un « label de qualité » pour les ONG. Pour Olivier Ferrando, chargé de la formation chez Acted, quatrième ONG française, il y a un problème majeur :
« L'expatriation n'est pas reconnue en tant que formation. »
Le secteur privé reste fermé à ce genre d'expériences. Il faut donc savoir s'ouvrir à d'autres domaines qui recrutent. Le tourisme solidaire, la microfinance, le travail social, les institutions internationales exigent des compétences similaires.
Photo : Des membres de la Croix-Rouge allemande à l'aéroport de Berlin (Hannibal Hanschke/Reuters).
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De Topmoumoute
que si l'on s'en sert | 16H07 | 12/12/2008 |
L'article est concis mais résume bien le malaise du retour. A l'époque il y a 15 ans quand je suis revenu de qlq années d'ONG passées en Afrique, on ne parlait pas de ce probléme car les logisticiens et autre personnel non médical étaient beaucoup moins nombreux qu'aujourd'hui. En effet les médecins et infirmières reprennent les emplois qu'ils ont laissés au départ. Aujourd'hui les non médicaux sont bcp plus nombreux et pas du tout dans le moule des recruteurs car si l'humanitaire en général n'a pas forcément bonne presse, si on a fait l'Afrique c'est encore pire. Bcp repartent et certains font carrière dans les ONG ou aux UN. Pour ma part j'ai galéré 3 ans pour trouver un vrai boulot à mon retour et aujourd'hui je suis cadre sup logistique dans l'automobile. Ce qui me fait tenir certains jours est d'imaginer que dans qlq années, les enfants casés et la maison payée, je pourrai enfin repartir libre comme l'air avec bcp plus d'expérience que lors de mes 20 ans !
De anonymous_coward
Commercial | 16H37 | 12/12/2008 |
Des jeunes avec une vraie expérience concrète, des managers, des gens qui ont vu des choses et les ont digéré, sont plus forts, moins facile à plier et mouler dans le « corporate », des jeunes qui ne se laisseront pas mener par le bout du nez, qui agissent pour changer les choses autrement qu'en chuchotant à la machine à café…
Pas étonnant que les entreprises n'en veulent pas.
Quel intérêt pour elles qui veulent des moutons pas chers et malléables ?
à anonymous_coward
De battuta
adorateur de la lune | 17H19 | 12/12/2008 |
ben des moutons maléables, l'Humanitaire en regorge (c'est même quasiment la définiton du VSI)… et c'est un grand problème… (et sans faire de la provoc, on peut quand même se dire que l'humanitaire est l'indispensable allié du capitalisme).. le débat est long, mais la première qualité de quelqu'un a récruté est d'avoir la tête froide et de solides bases intellectuelles (la seule bonne volonté est souvent l'ennenmi de l'action réfléchie et efficace) ….. après pour aller faire le guignol au mali pendant trois ans, pleins d'ong obcures sont prêtes à envoyer des gens… ça ne fait pas la qualité et la pertinence de l'action a engager. ..
ps : pour le vivre au quotidien, les ONG, institutions internationales et autres organisations internationales sont très très corporate….
à battuta
De anonymous_coward
Commercial | 17H57 | 12/12/2008 |
Le temps où les ONG (sérieuses bien sur) envoyaient des loulou en mission est bel est bien fini. Il suffit de voir les offres d'emploi sur les sites de ces dernières. Elles sont à la recherche de compétences et de profils bien spécifiques.
Je suis sur que les siéges des ONG dans les bureaux parisiens sont hyper corporate mais là on parle de ceux qui veulent s'intégrer à la vie civile.
Apparemment le cliché de l'étudiant écervelé et idéaliste (voir ultra gauchiste) qui s'engage dans l'humanitaire pour changer le monde à de beaux jours devant lui… Merci de nous avoir ramené sur Terre Battuta !
à anonymous_coward
De le soudanais
ici et là | 20H02 | 12/12/2008 |
Je vous conseille d'aller jeter un coup d'œil sur les sites suivant pour vous faire une idées des postes offerts et des rémunérations proposées :
http://www.reliefweb.int/rw/res.nsf/doc212 ? OpenForm
http://www.coordinationsud.org/spip.php ? rubrique27
à anonymous_coward
De battuta
adorateur de la lune | 09H50 | 15/12/2008 |
certes les dicours sont mieux rodées… mais il faut faire la différence entre les grosses structures bien assises institutionellement qui ont (effectivement ) une politique de recrutement extrêmement bien rodée et les autres . Très différentes elles aussi, on va de la structure qui a des objectifs de déploiement de fonds et qui donc (malgrès le discours ) remplie des grilles de départ sans être forcémment trop regardantes, l'essentiel et de fournir les demandes des partenaires sur le terrain. D'autres ont le disours (pas forcémment rodé d'ailleurs) et ne sont même plus du tout regardante. si » l'on colle à la vulgate maison e que l'on est pas regardant sur la fiche de poste, l'indemnité, les conditions de travil et la couverture sociale, ça roule… c'estr encore une réalité dans de trés nombreuses structures (souvent très petites et mal identifiable tant dans le profil que dans la mission). Enfin, le procès fait au VSI et que certaines organisation de volontaires seraient des agences pour l'emploi « au rabais » (notamment lorsqu'elles passent des accords avec certaines collectivités territoriales soutenues par l'état afin de faire partir de jeunes diplomés sans expérience)… ou qu'elle assure la fourniture de ressources humaine spour des représentations françaises dans le monde afin de permettre leur pérénisation. Mais ça vous devez le savoir…
à battuta
De micke
utopiste | 18H50 | 12/12/2008 |
je converge à 100%.
Les ong internationales sont « sponsorisées » par multinationales et autres corporations.
souvent ce genre de perspective est considérée comme cynique, vu de l'ouest. mais c'est seulement objectif. les ong sont les alliées de l'impérialisme et de la globalisation neo-lib.
J'en profite pour passer ma propagande :
le secteur du développement et de l'humanitaire requiert de vrais compétences. Si vous n'avez pas de compétences particulières, restez-en au rôle de touriste et essayez de claquer vos dollars chez les plus défavorisés (adaptez-vous aux conditions de vie locale au lieu de siroter du sky dans des hotels de luxe)
Démarche pour quiconque souhaiterait prendre un break et partir en asie ou afrique sur une mission de développement :
* faites votre bilan de compétences, essayez d'imaginer dans quel(s) domaine(s) vous pourriez être utile et dans quelle sorte d'organisation vous souhaitez évoluer : rédigez un début de projet consistant.
* si ce n'est pas fait choisissez le pays/la région dans lequel vous souhaitez partir
* achetez votre billet d'avion et partez, selon la durée d'obtention d'un visa c'est l'affaire d'une semaine maximum. Zappez les recherches internet d'ong, les vraies organisations sincères, utiles qui ont besoin de vos compétences n'ont pas les moyens d'avoir un site web bien bréférencé. ne concluez rien avant d'être dans le pays, boycottez tout ce qui se prétend « international ».
* n'ayez pas peur, les barrières que l'on vous dresse (vaccins, assurances, besoin d'organisation militaire du voyage…) sont illusoires et mensongères, si le projet existe dans votre esprit vous le concretiserez sur place en faisant naturellement les rencontres que vous devrez faire (par contre un minimum d'aisance en anglais et une aptitude à s'adapter à des conditions radicalement différentes sont évidemment sine qua non).
* une fois sur place, installez-vous tranquillement et commencez petit à petit à démarcher des universitaires locaux, d'autres étrangers installés sur place ; racontez-leur votre projet et créez l'opportunité de visiter des projets LOCAUX, organisés et gérés par des LOCAUX pour des LOCAUX.
* faites confiance à vos sentiments et intuitions personnels pour choisir une de ces organisations et leur proposer votre projet.
* ils n'auront pas les moyens de vous offrir un salaire d'occidental, par contre il est tout à fait décent et coutumier d'obtenir gite, nourriture, voir de l'argent de poche basé sur le cout de la vie sur place.
Tout ceci est très sérieux, et vous êtes invités à me contacter en privé via le forumulaire sur ma fiche si vous souhaitez en savoir plus sur le comment faire de l'humanitaire sans tomber dans une organisation de propagande capitaliste, de blanchiment d'argent sale ou pire, prosélyte, et être sur que son action sera vraiment bénéfique aux populations locales, selon LEURS propres représentations du monde, et non les notres.
edit : spelling&grammaire
à micke
De le soudanais
ici et là | 19H58 | 12/12/2008 |
Pourquoi voir une expérience humanitaire comme un break ?
On peut faire carrière dans l'humanitaire, y consacrer sa vie sans trop de difficulté. Humanitaire n'est pas un passe temps pour personnes en manque de sensations fortes, ça peut être aussi un choix de vie.
à micke
De hervé_
en couple | 21H21 | 12/12/2008 |
Ça fait un peu mercenaire mais pourquoi pas. En tout cas, il y a plus insupportable que le sponsoring des ONG par les multinationales, c'est le discours de culpabilisation de certaines organisations. Il y a quelques années, ACF avait fait fort dans ce sens. Depuis, c'est un poil plus constructif.
Au fait, tu as oublié un point :
* lorsque vous rentrerez, évitez de ramener 50 enfants soudanais avec vous sans autorisation.
à hervé_
De Houvaton nouveau compte
11H50 | 13/12/2008 |
« lorsque vous rentrerez, évitez de ramener 50 enfants soudanais avec vous sans autorisation »
Mais ils avaient les autorisations ! ! !
Il est là le problème et cette histoire a vite été étouffée par les medias et par la justice.
C'était plus de 100 enfants principalement tchadiens, près de la frontière du Darfour, pas du tout orphelins et pas du tout malades qui allaient servir de cobayes à l'industrie pharma. Entre Breteau et Sarkouchner le lien est Stéphanie Dhainaut Lefebvre Paris Biotech Santé. Vous avez internet servez-vous en (pour les sceptiques) . Quoique l'émission Pièce à Conviction d'Elise Ducet sur les mystères de l'Arche de Zoé, émission programmée, puis déprogrammée, puis à nouveau programmée un dimanche soir de janvier 2008 à partir de 23h45 (tout le monde dort) soit déjà assez éloquente.
à Houvaton nouveau compte
De hervé_
en couple | 14H30 | 13/12/2008 |
C'est bien ce que je disais, ils avaient pas les bonnes autorisations (oui y'a des papiers en plus pour les expérimentations, sans compter que ça coûte beaucoup plus cher en frais administratifs…)
à anonymous_coward
De kestiontoi
travailleur forcé | 20H39 | 12/12/2008 |
Pourquoi une société capitaliste de plus en plus déshumanisée s'interesserait au sort d'ancien humanitaire ?
Ne risquerait-il pasde faire rentrer le loup dans la bergerie ?
De Ibride
mal assis | 16H47 | 12/12/2008 |
intéressant comme constat d'évolution : les secteurs coexistent en circuit fermé.
Les humanitaires au secours des humanitaires ………………. cette logique se confirme et se vérifie facilement (en sens contraire) avec les vautours qui soutiennent les rapaces ! ! !
à Ibride
De Renaud Vialet
Riverain tardif | 09H49 | 13/12/2008 |
Note technique : les vautours ne soutiennent pas les rapaces, les vautours sont des rapaces …
De battuta
adorateur de la lune | 17H05 | 12/12/2008 |
Intéressant comme sujet, trop souvent ignoré au profit d'un discours béni oui oui sur l'humanitaire. cependant, je me permets de revnir sur deux ou trois points.
les éléments très bons et trés formés n'ont pas plus de difficultés à retrouver un emploi hors branche que d'autres catégories de personnes. Généralement ceux là ne sont pas en VSI, les « heads mission » sont recrutés avec de gros CV et de gros salaires… le VS généralement n'a que peu d'expérience et moins de 30 ans. Les VSI se trouve plus dans un contexte de développement, de coopé décentralisé etc, que d'urgence (problématique de la définiton du cadre de mission) de plus, de nombreuses personnes sont dans la nébuleuse humanitaire, dans des structures laches, mal identifiable, plus ou moins rattachés à une autre grosse organisation , etc… cela ne facilité pas l'apprentissage de compétences iremplaçables….
les profils les plus recherchés ne sont pas ceux tirés de ces master (surtout celui cité)… Ces masters sont des coquilles vides… les profils rechercheés sont des profils techniques, adminsitratifs ou hyper spécialisiés dans certaines branches… ces formations généralistes très en vogue peuvent à la limite, en les complétant, permettre en effet de rejoindre un siège. sinon vaut mieux faire de sciences humaines (qui reste un vivier pour les recruteurs).
bref dans l'humanitaire beaucoup de mythes, peu de très bons pros, beaucoup de branleurs en quête qui de sens, qui d'adrénaline, etc etc. Encore une fois, dans un projet professionel construit, avec de réelles compétences et un profil intéressant, de l'expérience la reconversion ne pose pas de problème dans le même secteur (en siège par exemple)… pour bosser dans les institutions internationales c'est plus plus Harvard, Yale ou Dauphine… on y trouve que peu d'idéalistes et dans un sens tant mieux car la bonne volonté n'est pas une qualification professionelle ….
ps : d'autres articles comme cela ça change…
à battuta
De loux
10H13 | 13/12/2008 |
article très bien sur un sujet rarement traité. Et excellent commentaire pertinent de battuta, que je constate tous les jours.
De Emmanuel1
17H21 | 12/12/2008 |
Oui, les francais sont frileux et étriqués, et ne veulent pas « prendre le risque » d'embaucher des gens un peu originaux qui n'ont pas un CV parfaitement linéaire. C'est bien triste.
Loin de moi l'idée d'encenser le modele anglo-saxon, mais sur ce coup là les employeurs anglo-saxons sont beaucoup plus ouverts d'esprit. (J'ai vécu à Londres, je dis ça en connnaissance de cause)
De freakfeatherfall
moonchild | 17H39 | 12/12/2008 |
Il me semble que le salaire des V.I. (Volontaires Internationaux) est plutôt elevé !
En effet il est versé en euros et c'est un salaire « de type français » donc c'est des dizaines de fois plus que ce que gagnent les habitants des pays où tu bosses…
Quand je cherchais du travail à l'international, j'ai vu des annonces réservés aux V.I. et putain c'était bien payé !
J'avais toutes les qualif et l'expérience mais j'étais pas V.I. donc j'étais niqué… (pour être V.I. il faut avoir - de 28 ans, etc…)
Je pense qu'il faut vraiment différencier les bénévoles et les VI
à freakfeatherfall
De battuta
adorateur de la lune | 18H00 | 12/12/2008 |
une réforme est en cours pour calquer la dotation (ce n'est pas un salaire, le volontariat n'étant pas un travail) des VSI sur ceux des VE (entreprise)… ce n'est pas encore fait… pour l'instant la situation est recalculé par des cabinets indépendants d'observations des prix et des couts de la vie… de plus le cout de la couverture sociale coute très cher… difficile pour un partenaire du sud de payer pelin pot…enfin même si le diférentiel est réel 500 euros par mois à bamako ou douala c'est loind « être le pérou….
à battuta
De freakfeatherfall
moonchild | 00H48 | 13/12/2008 |
« le cout de la couverture sociale coute très cher »
tu parles de la couverture sociale locale ? ou type CFE (Caisse des Français de l'Etranger) ?
Si c'est la CFE, c'est clair c'est super cher et je n'ai d'ailleurs jamais eu les moyens de me la payer…
Sinon je suis d'accord, 500€ par mois, c'est beaucoup pour là où tu vis, mais c'est plus rien dès que tu rentres (le billet d'avion déjà)
à freakfeatherfall
De le soudanais
ici et là | 19H55 | 12/12/2008 |
le salaire d'un volontaire d'une ONG française est de 800 euros par mois environ, versé sur un compte dans le pays d'origine du volontaire.
2000 euros pour les cadres environ (coordos et chefs de mission).
a cela il faut rajouter environ 200 dollars de per diem par mois pour couvrir les dépenses courantes.
par d'age limite à ma connaissance.
à le soudanais
De freakfeatherfall
moonchild | 00H40 | 13/12/2008 |
salut le soudanais,
Volontaire International est un statut à part (d'où les majuscules à la con) et il y a bien un âge limite :
http://www.civiweb.com/default.asp ? action=vi&rub=stat&art=cond
Plus loin ils déclarent :
« Etre Volontaire International, c'est partir pour une mission
professionnelle à l'étranger tout en bénéficiant d'un statut public protecteur.
Le V.I est placé sous la tutelle de l'Ambassade de France.
De 6 à 24 mois, les missions s'effectuent :
- en entreprise,
- au sein d'une structure française, publique ou para-publique,
relevant du Ministère des Affaires Etrangères ou du Ministère
de l'Economie et des Finances,
- dans une structure publique locale étrangère (gouvernement, ministères, municipalités, centres de recherche et universités publiques),
- auprès d'organisations internationales ou d'associations agréées.
Le Volontariat International n'est pas du bénévolat. »
Je pense que c'est un peu différent du statut de volontaire dans une ONG dont tu parles
Maintenant, moi j'ai jamais bossé comme volontaire ou V.I. donc je peux me tromper !
à freakfeatherfall
De battuta
adorateur de la lune | 22H23 | 14/12/2008 |
c'est à peu près ça… mais le statut est en pleine mutation pour cause de refonte du paysage dit de « la solidarité internationale »… le volontariat n'est pas du bénévolat ni un emploi salrié.. ; c'est pour cela que l'on parle d'indemnité ou de dotation… a la différence des employés recrutés par une ng il ne touche pas de perdiem mais une prime de retour censée aidé à la réinstallation.. les ong ne recrute souvent pas elle même les volontaires mais passent par des associations de « recrutement » (dont nous tairons le nom de la principale)… quand à la protection sociale elle est généralement de type privé (pas mutualiste) et ne ne correspond pas à la Caisse des français de l'étranger… un volontaire fait une déclaration de non imposition pour la durée de sa mission et n'est imposée que sur sa prime de retour…. mais encore une fois, tout cela changera dans l'année si la réforme va au bout… mais pour l'instant personne ne sait où elle va …
à freakfeatherfall
De battuta
adorateur de la lune | 22H23 | 14/12/2008 |
c'est à peu près ça… mais le statut est en pleine mutation pour cause de refonte du paysage dit de « la solidarité internationale »… le volontariat n'est pas du bénévolat ni un emploi salrié.. ; c'est pour cela que l'on parle d'indemnité ou de dotation… a la différence des employés recrutés par une ng il ne touche pas de perdiem mais une prime de retour censée aidé à la réinstallation.. les ong ne recrute souvent pas elle même les volontaires mais passent par des associations de « recrutement » (dont nous tairons le nom de la principale)… quand à la protection sociale elle est généralement de type privé (pas mutualiste) et ne ne correspond pas à la Caisse des français de l'étranger… un volontaire fait une déclaration de non imposition pour la durée de sa mission et n'est imposée que sur sa prime de retour…. mais encore une fois, tout cela changera dans l'année si la réforme va au bout… mais pour l'instant personne ne sait où elle va …
à battuta
De le soudanais
ici et là | 17H19 | 15/12/2008 |
la prime de retour ne peut être touché qu'une seule fois, après 2 ans de volontariat terrain avec la même ONG.
le volontaire touche un per diem qui couvre ses besoins journaliers autre que ceux pris en charge par son ONG (nourri, logé, blanchi), en général 200 dollars par mois. le niveau de per diem évolue selon les pays d'affectation.
la protection sociale peut être la CFE, tout comme des organismes privés, encore une fois ça dépend.
les gorsses ONG (acf, msf, HI, acted, mdm, etc…) font leur recrutement elles mêmes, sans passer un organisme extérieur. leurs annonces sont toutes publiées chez coordination sud, ou souvent c'est le bouche à oreille qui fonctionne.
à le soudanais
De kidjo
expatrié | 20H05 | 14/12/2008 |
en résumé
VIE volontaire internationale en entreprise = principalement pourles jeunes diplomés, 28 ans max, 2 ans max, une mission max avec des indémnités proches d'un salaire première expérience
VSI volontaire de solidarité internationale = indémnité varibale entre les pays et les statuts (de 250 à 1000 euros) le plus courant en afrique c'est le statut VP (volontaire du progrès - voir ONG AFVP)
Expat en ONG = contrat CDD Mission salaire variable de 1300 à 2000 euros net en fonction des bailleurs pour les ONGs francaises, les autres (UK, nord europe) payent moins de charges sociales donc à masse salariale égale, ils payent plus
et bien sur, sur place des per-diem variable + prise en charges des frais de vie
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 17H52 | 12/12/2008 |
Il est toujours dommage de voir que tous ces bénévoles aient tant de mal à se réinsérer alors qu'ils présentent plusieurs qualités indéniables :
- une vitalité très forte,
- un immense courage physique autant que moral,
- un savoir-faire et une technicité indiscutables,
- un talent d'improvisation rapide et efficace en fonction d'imprévus aux conséquences par définition gravissimes,
- un don d'empathie et de compréhension particulièrement développé.
Ce sont là des marques de personnalité particulièrement attachantes et admirables.
Mais non : le plus souvent on ne retiendra de ces parcours d'exception que des signes de marginalité, de rebellion atavique, voire (je puis en témoigner) de fragilité psychique, ce qui est un comble… de connerie, si je puis me permettre cette litote : o))
Ils méritaient bien cet article dont la conclusion laisse s'ouvrir un marge d'espoir : en ces temps de crise le microcrédit a un bel avenir qui s'ouvre devant lui.
Comme nous aurons l'occasion de le voir en 2010 quand le vide économique de 2009 aura plombé toutes les caisses, il ne sera plus nécessaire de s'expatrier pour aller à la rencontre de cet avenir là.
De Phil2922
Retraite invalidité | 18H02 | 12/12/2008 |
On a bien vu qu'ils étaient décalés, ceux qui sont partis loin faire de l'humanitaire, avec Kouchner qui est resté un moment au PS avant d'aller servir la soupe à Sarko…. ! !
http://phil195829.overblog.com
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H15 | 12/12/2008 |
Le problème , a mon avis , c'est ça :
-Mais pourquoi vous voulez pas m'engager, Monsieur le DRH , après ma super expérience humanitaire ?
-Parce que vous êtes TRISTE, voila ! Vous me faites flipper avec vos expériences horribles ou vous avez été coincés dans des pays et des situations épouvantables ou les gens tombaient comme des mouches ! ! Ca m'angoisse !
à Numerosix
De flixp
18H43 | 12/12/2008 |
Parce que vous ne voulez pas travailler le dimanche aussi
Bon d'accord je suis hors sujet, je sors