Après la publication de l'article En France, des séropositifs privés de médicaments, le 24 novembre 2008, nous avons reçu le droit de réponse suivant du laboratoire Gilead Sciences.
Gilead Sciences fait prévaloir l'intérêt des patients en toute occasion.
Il n'y a pas de rupture de stock de Truvada au niveau du territoire français. Les patients n'ont pas été et ne seront pas privés de leur traitement.
Les faits cités par Monsieur David Servenay relèvent d'une simple difficulté d'approvisionnement local, c'est à dire d'un problème de répartition entre les différentes régions des stocks livrés par Gilead Sciences aux grossistes-répartiteurs.
Lorsque Gilead apprend qu'une pharmacie rencontre des difficultés d'approvisionnement ponctuelles au niveau local, Gilead en informe le ou les grossistes concernés et s'efforce de déterminer comment le problème peut être résolu le plus rapidement possible de façon à préserver l'intérêt des patients.
Ainsi, lorsque des pharmacies ont informé Gilead en octobre de ce qu'elles rencontraient des difficultés d'approvisionnement locales sur Perpignan et Bordeaux, Gilead en a averti les grossistes de façon à ce que ces pharmacies reçoivent les produits au plus vite.
Gilead Europe suit de près toutes questions relatives à l'approvisionnement du territoire français et la filiale française se coordonne régulièrement avec le groupe pour que les patients bénéficient d'un accès continu à leur traitement. »
► Article suivi : En France, des séropositifs privés de médicaments





















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De David Servenay
Rue89 | 10H51 | 09/12/2008 |
Nous maintenons l'ensemble des informations avancées dans notre article : des faits qui ne sont d'ailleurs pas contestés par le laboratoire Gilead. Rappelons-les.
1/ Dans la deuxième quinzaine d'octobre, plusieurs officines des régions de Perpignan, Bordeaux et Blois sont privées de l'anti-rétroviral Truvada. Cette panne d'approvisionnement dure entre dix et quinze jours selon les cas. Certains patients voient leur traitement s'interrompre, la plupart sont envoyés vers les pharmacies hospitalières.
2/ Comment appeler ces « pannes » ? Le laboratoire parle de « simple difficulté d'approvisionnement local ». Nous préférons évoquer des « ruptures de stock », dans la mesure où ce médicament contingenté fait l'objet d'une planification à long terme pour un nombre de patients stable, en croissance régulière en France (plus 6000 à 7000 séropositifs chaque année). Une chose est sûre, il n'y a plus de Truvada disponible dans ces régions.
3/ Pourquoi ces « ruptures de stock » ? Gilead ne répond pas à cette question, renvoyant la responsabilité de ce phénomène aux grossistes répartiteurs. Plusieurs éléments et témoignages rapportés dans l'enquête nous invitent à penser que le laboratoire est en situation de contrôler ses approvisionnements, bien plus que les grossistes, et que ces ruptures de stock relèvent donc de sa responsabilité.
4/ Informé de notre enquête, Gilead a, dans un premier temps, préféré nier l'évidence, avant d'admettre aujourd'hui exactement ce que révèle la publication d'un mail interne de l'entreprise, puis d'avancer des éléments de langage propres à sa communication. Nous préférons les faits.