Député UMP de la Dordogne depuis 1993, Daniel Garrigue claque la porte du parti majoritaire et de son groupe à l'Assemblée. Dans cette lettre adressée ce lundi au secrétaire général de l'UMP, que Rue89 s'est procurée, il pointe un manque de démocratie interne et des « divergences sérieuses avec le président de la République ». L'élu annonce par ailleurs son intention de « créer, dans les prochaines semaines, une nouvelle formation politique, gaulliste, sociale et européenne ». »Bergerac, le 08/12/2008
Monsieur le secrétaire général,
J'ai appartenu depuis 1974 à l'UDR et depuis 1976 au RPR. Contrairement à ce que l'on entend dire parfois, ces formations politiques n'étaient pas des partis de « godillots », mais des mouvements où il y avait un débat permanent et où l'on appréciait particulièrement les hommes et les femmes qui avaient suffisamment de caractère pour demander des remises en question ou pour exprimer leur désaccord.
Lors des conseils nationaux, tous avaient la liberté de s'exprimer. Je me souviens particulièrement d'un conseil national de 1998 où, lorsque je suis descendu de la tribune, un vieux monsieur s'est levé et m'a dit :
« J'avais l'intention de prendre la parole. Mais vous venez de dire ce que j'avais envie de dire. Il n'est donc pas nécessaire que j'intervienne. »
Ce vieux monsieur, c'était Maurice Schumann et il est mort quelques semaines plus tard. Je n'étais même plus élu, mais j'exprimais des idées et des convictions. Cela suffisait dans le compagnonnage du mouvement gaulliste.
En 2002, nous avons créé l'UMP et je suis de ceux qui y ont été favorables parce que je pensais qu'à l'heure de l'Europe, il était important d'avoir une grande formation capable de réunir des gens qui venaient de sensibilités différentes, mais qui avaient pris l'habitude de travailler ensemble. Toutefois, compte tenu de ces différences de sensibilité, la condition de la réussite, c'était qu'il y ait un débat permanent à l'intérieur du mouvement.
Ce débat, nous l'avons eu jusqu'en 2004, aussi longtemps qu'Alain Juppé a assuré la présidence de l'UMP, et sur des sujets aussi divers que la laïcité, l'environnement ou la construction de l'Europe. Lorsqu'Alain Juppé a dû malheureusement se retirer, nous avons fait confiance à Nicolas Sarkozy.
Ce changement a été désastreux car nous avons perdu et la supériorité intellectuelle d'Alain Juppé et le débat lui-même. Le mouvement n'est plus devenu qu'une simple machine électorale qui a, certes, remarquablement fonctionné jusqu'aux présidentielles de 2007. Depuis lors, ce n'est plus qu'un ectoplasme de mouvement politique d'où le débat a été totalement évacué et où les conseils nationaux ne sont plus que le prétexte à des joutes oratoires sans grandeur entre le secrétaire général et ses adjoints, qui sont en même temps ses rivaux.
Le seul espace de débat qui demeure est le groupe UMP de l'Assemblée nationale, pour beaucoup grâce à la détermination et au courage de son président, Jean-François Copé.
Depuis les élections présidentielles, et particulièrement ces derniers mois, j'ai été conduit à exprimer des divergences sérieuses avec le président de la République et avec le mouvement, et pour l'essentiel, sur trois aspects.
1/ La justice fiscale : ce fut un thème fort de notre action pendant des années. Ce ne l'est plus pour Nicolas Sarkozy et son entourage
Lors du vote du projet TEPA, en juillet 2007, nous étions déjà un certain nombre à nous alarmer du renforcement excessif du bouclier fiscal et notamment de son extension à la CSG.
L'application du bouclier fiscal au prélèvement de 1,1% en faveur du Revenu de solidarité active (RSA) a suscité plus d'émotion encore au sein du groupe UMP. Lorsque je suis intervenu dans la discussion générale à l'Assemblée nationale et que j'y ai défendu par avance mon amendement écartant ce bouclier, la moitié de mes collègues UMP présents m'applaudissaient en se dissimulant derrière leur pupitre. A l'heure du vote de cet amendement, j'étais seul du groupe UMP, tant les pressions exercées sur les uns et sur les autres avaient été fortes -et particulièrement sur les cosignataires.
L'amendement de Frédéric Lefebvre portant de 12000 à 15000 euros la déduction de l'impôt sur les revenus pour les emplois familiaux a suscité tout autant des réactions au sein du groupe UMP. Repris sous la forme d'un amendement du gouvernement, il a provoqué l'indignation de la majorité des députés UMP présents dans l'hémicycle, très étonnés que l'on présente un pareil dispositif à l'heure où la menace de crise économique devrait appeler, au contraire, à plus de solidarité.
Dans un premier temps, cet amendement a été retiré. Mais il est revenu une semaine plus tard, sous une forme un peu édulcorée et présenté par son auteur initial –il ne fallait surtout pas que l'Elysée perde la face ! Je m'y suis de nouveau opposé, bien que le whip du groupe UMP ait demandé au président de séance de m'empêcher de parler –ce que j'ai fait, néanmoins, par un rappel au règlement. J'ai voté contre tandis que d'autres de mes collègues s'abstenaient.
2/ L'annonce du retour dans l'organisation intégrée de l'Otan
Le président de la République a brusquement annoncé à Londres le 27 mars 2008, puis à Bucarest le 3 avril 2008, le retour programmé de la France dans l'Otan.
Le Premier ministre a confirmé ce choix le 26 juin 2008 à l'Assemblée nationale, en liant cette décision à un renforcement de la défense européenne.
J'ai, dès le départ, exprimé mon opposition à une mesure qui remettrait en cause un consensus fort dans notre pays depuis 1966. Qu'il y ait lieu de débattre, certes, tant le fonctionnement de l'Otan et les menaces elles-mêmes ont évolué, mais l'une des questions à poser n'est-elle pas précisément le bien-fondé de la pérennité de l'Otan ?
Or, le débat n'a pas lieu –pas plus au groupe UMP, malgré mes demandes relayées par plusieurs collègues, qu'ailleurs- et les questions posées sont pourtant fondamentales.
La sortie et le non-retour dans l'Otan ont été l'un des éléments forts de notre influence sur la scène internationale. Aurions-nous pu, par exemple, nous positionner, comme nous l'avons fait, lors de la seconde guerre d'Irak ?
Nous affirmons, à juste titre, que nous voulons une défense européenne. Mais pourquoi faudrait-il passer par le canal de l'Otan pour l'organiser alors que nous pouvons parler directement avec tous nos partenaires et que, de plus, certains d'entre eux –notamment, les pays de l'Europe du Nord– n'ont nullement l'intention d'adhérer à l'Otan ?
Enfin, est-il raisonnable de revenir dans l'Otan au nom de la défense européenne au moment même où les Américains projettent d'installer, en dehors de l'Otan, des défenses anti-missiles en Pologne et en République tchèque ? Il y a là une contradiction tellement évidente que le président de la République lui-même a proposé au sommet Union européenne-Russie de Nice l'abandon de tout projet de défense anti-missile aussi bien du côté américain que du côté russe, avant de se rétracter le lendemain sous les pressions américaines.
3/ Les résultats désastreux de l'UMP dans le grand Sud-Ouest
Depuis 2007, nous avons connu dans les quatre régions du grand Sud-Ouest (Poitou-Charentes, Limousin, Aquitaine, Midi-Pyrénées) des revers électoraux qui tranchent sensiblement avec les résultats d'autres régions. Nicolas Sarkozy a été devancé par la candidate socialiste aux présidentielles, nous avons perdu la moitié de nos députés aux législatives, la moitié de nos villes aux municipales, puis la moitié de nos sénateurs.
J'ai demandé, à plusieurs reprises, dans les instances de l'UMP, que ces résultats fassent l'objet d'une analyse. Je n'ai eu aucun écho.
La vérité, c'est que, dans ces régions, où nous nous sommes implantés derrière le général de Gaulle, derrière Jacques Chaban-Delmas et derrière Jacques Chirac, le discours néo-libéral et atlantiste du président de la République ne passe pas. Le minimum serait, s'il y avait une possibilité de débat à l'UMP, que nous puissions exprimer notre sensibilité, y compris lors des discussions au Parlement. Mais la volonté de mettre au pas un parti qui regroupe pourtant plusieurs familles politiques aux fondements bien distincts interdit le débat qui serait salutaire.
L'échec, dimanche dernier, d'Yves Foulon, maire d'Arcachon et ami du Président, montre que désormais la déroute atteint aussi les stations balnéaires de la côte Atlantique, pourtant jugées les plus favorables.
Malgré ces divergences profondes, je n'avais pas été jusqu'à envisager de quitter l'UMP et le groupe UMP. A cause de l'ancienneté de mon engagement. Parce que j'y ai beaucoup d'amis. Parce que, je l'ai déjà dit, le groupe a su préserver un espace de débat, limité mais réel. Parce que quand on est engagé aussi fortement dans une formation politique, on espère toujours, malgré tout, y influencer le cours des idées.
L'affaire des élections à la fédération départementale de l'UMP de la Dordogne me montre malheureusement que la mise au pas des idées et des convictions se double de celle des hommes.
J'ai repris la présidence de la fédération UMP de Dordogne en 2005 -parce que Xavier Darcos, étant ministre, ne pouvait plus assumer cette présidence. J'ai assuré celle-ci le plus efficacement possible, avec le concours du secrétaire départemental Alain Faure, et cela, malgré le poids de mes mandats de député et de maire, et avec la succession des échéances électorales (présidentielles, mais aussi législatives et municipales où j'étais directement impliqué). J'ai été le seul député élu en juin 2007, Jérôme Peyrat, Dominique Bousquet et Alain Lucas étant tous les trois battus.
Aux municipales, nous avons perdu Périgueux et Bergerac. La chute dans les sondages du président de la République en raison de l'affichage people de ses vacances et de sa vie privée y a été pour beaucoup. La stratégie personnelle de Xavier Darcos qui a fait défiler à Périgueux, pendant la campagne, une grande partie du gouvernement et Nicolas Sarkozy lui-même, n'a arrangé les choses ni pour sa ville, ni pour Bergerac.
Aux cantonales, à la différence des échéances précédentes, nous avons eu des candidats dans tous les cantons et nous n'avons pas eu de candidature dissidente. Au total, nous avons plutôt mieux réussi qu'en 2004.
A l'approche du renouvellement des instances, dans un esprit de camaraderie, j'ai proposé à Dominique Mortemousque, qui venait d'être battu aux sénatoriales, de reprendre la présidence de la fédération. Il ne l'a pas souhaité, me disant qu'il n'était pas prêt dans l'immédiat.
J'ai donc décidé de repartir en me fixant comme objectif prioritaire la préparation des cantonales de 2011 car, dans un département comme la Dordogne, c'est finalement sur cette élection que se jouent beaucoup les résultats des autres élections.
Quelques jours avant la clôture des candidatures, j'ai appris que l'« on » encourageait Jérôme Peyrat, conseiller auprès du Président de la République et directeur général de l'UMP, à se présenter également. Alors que, sans que je le sollicite, il m'avait déclaré aux journées parlementaires d'Antibes qu'il ne souhaitait pas être candidat, j'ai appris sa candidature, le jeudi -le dépôt des candidatures étant clos le vendredi 28 novembre à 10 heures- par les medias locaux.
J'ai su que la venue de Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, évoquée depuis septembre sans date précise, était fixée le dimanche suivant à Thiviers. Je me suis rendu le dimanche à Thiviers, dans la patrie du père de Jean-Paul Sartre, sans illusions et avec la volonté de dire l'essentiel de ce que j'écris dans cette lettre.
Bien que je sois député et président de la fédération, on m'a fait intervenir entre le délégué cantonal de Thiviers et la déléguée de la 3e circonscription et j'ai été chaleureusement applaudi par les militants. Les différents intervenants avaient une consigne évidente qui était de ne pas me citer et de faire comme si je n'existais pas. Seul, le maire de Thiviers, Michel Jaccou, a eu assez de courage et d'honneur pour la transgresser.
Jérôme Peyrat est intervenu pour tenir les propos de belette dont il est coutumier. Puis Yves Guéna, qui a choisi le camp d'Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy depuis 1994, et que l'on était allé sortir de sa retraite pour la circonstance, a déclaré qu'il y avait, dans la salle, deux hommes qui comptaient, Xavier Bertrand et Jérôme Peyrat, en raison de ses liens privilégiés avec Nicolas Sarkozy.
Je me suis levé, j'ai prononcé quelques mots peu aimables et je suis parti.
Ainsi que je vous l'ai annoncé lors de la réunion du bureau du groupe du mardi 2 Décembre, je n'ai plus de raison de rester ni à l'UMP, ni au groupe UMP.
Comme je l'ai déjà annoncé aux militants de la 2ème circonscription et aux médias locaux, je vous adresse donc officiellement ma démission de l'UMP et du groupe UMP.
Je ne fais pas carrière. Je fais de la politique. Je défendrai jusqu'au bout mes convictions gaullistes, sociales et européennes.



















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De m a i a
aquoiboniste | 19H25 | 08/12/2008 |
Certes le PS nous a offert un affligeant spectacle de bordelocratie, mais l'UMP reste championne des organisations bananières…
à m a i a
De Fa414
DNP | 21H24 | 08/12/2008 |
Et oui, les limites de notre belle démocratie sont inscrites dans les gènes mêmes des partis censés nous représenter :
- on a le choix entre divers prétendants/programmes
- on opte pour un patron (ou une patronne)
- et on se retrouve avec le package complet pour 5 ans, options non désirées (et indésirables) incluses…
Et on compose avec… mal en Dordogne d'ailleurs, et c'est tant mieux, même si en face ça ne vole pas plus haut…
Idée : on pourrait choisir le programme d'abord, le représentant après, avec un mandat impératif… mais rendez-vous compte, ça demande réflexion tout ça ! Et une carrière politique, ça s'en passe aisément, ça se construit sur les relations…
Enfin, positivons : Cyrano vient de sentir l'escroquerie… mieux vaut tard que jamais !
Anarchie en Périgord ! http://dnp.lautre.net
à m a i a
De Beryl
22H01 | 08/12/2008 |
Chapeau bas à ce monsieur, qui, par son honnêteté politique et son courage personnel, fait honneur à notre République.
Signé : un homme de Gauche.
à Beryl
De sefero49
Soldat mugissant | 10H34 | 09/12/2008 |
Oui….si l'on s'en tient au début de son courrier.
Mais on s'aperçoit à la fin de celui ci que ce qui l'a poussé à se mouiller, c'est le fait d'avoir été écarté d'une possibilité de X ème mandat.
Donc, pour moi, pas mieux que les autres !
à sefero49
De louissaize2
mécanicien agricole | 13H00 | 10/12/2008 |
Même en comptant large, 4 fois député et 2 fois maire, on est loin des 10.
Et si d'aventure il avait élu neuf fois, je ne vois pas en quoi souhaiter l'être une dixième serait condamnable.
Singé : de gauche, et plutôt libertaire, un comble !
à Beryl
De compte supprimé 22 janvier
13H39 | 09/12/2008 |
Tout à fait d'accord. je pesne d'ailleurs depuis un moment que Sarkozy court le risque d'une scission à l'UMP.
Je trouve d'autant plus intéressant que ce parti qui
se dit ouvert à tout, est un vértiable apparatchik.
Enfin tant que les Hauts-de-Seine sont en de bonnes mains !
Merci Monsieur Garrigue d'ouvrir les yeux aux Français.
à m a i a
De pablico
22H43 | 08/12/2008 |
La bataille démocratique à l'ump ne fait jamais rage pour l'élection de son secrétaire.
Il est nommé par le fait du prince.
Comment des gens qui ne sont pas élu démocratiquement puissent après se prétendre démocrates.
cela fait se questionner. Même si c'est rudement efficace.
à pablico
De bloozmarch
23H25 | 08/12/2008 |
« Comment des gens qui ne sont pas élus démocratiquement puissent se prétendre démocrates », et surtout comment peuvent-ils oser critiquer et trainer dans la boue un parti qui a au moins un peu de démocratie dans ses statuts, même si en l » occurence il y en a mpoins dans les faits, moins mais quand même mille fois plus qu » à l » UMP, et donc en France !
à bloozmarch
De hgo04
Citoyen Lambda | 08H00 | 09/12/2008 |
Surtout en prenant JUPEE en exemple d'élection démocratique… quand ce dernier se trouvant inéligible est parti quelques temps au canada et a repris son poste de maire sans autre élection qu'un fauteuil vide…
Par contre il a raison, les partis politiques ne sont plus un espace de discussions, mais une machine à gagner les élections… à gauche comme à droite…
à hgo04
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 12H08 | 09/12/2008 |
C'est le probleme de la 5ieme republique ou tout le debat democratique est confisque par la perspective de l'election presidentielle, ou on ne votre pas pour un programme, mais pour un(e) (p/m)ere de la nation… un doux reve pour les petits enfants que nous sommes.
A quand un peu plus de maturite democratique.
C'est Chirac ou Mitterand qui a dit lors d'une visite au Cameroun « L'Afrique n'est pas mure pour la democratie » ? De memoire, c'est Chirac, mais dans les deux cas, ca ne manque pas de sel.
à Azza
De hgo04
Citoyen Lambda | 00H41 | 10/12/2008 |
Je vous rejoints azza…
Ce qui me choque, quelques fois, c'est d'entendre les français s'exprimer sur la politique…
pour beaucoup : prendre l'argent aux riches… Joli programme, d'ailleurs le seul qu'ils connaissent… ce sont aussi les premiers à acheter de jolies LOGAN construites en ROUMANIE, et des fours faits en chine… donc les premiers à délocaliser les richesses… quand il verront les riches fleurirent bon hors de france, ils taperont sur qui ? ? ah oui, les salaires moyens..
en fait on y est dejà à ça…, sur le dos des salaires moyens…
Que voit on depuis quelques temps ? ? des personnes physiques se substituer aux idées.. Je ne dirai rien sur sarko, tout le monde s'en charge, mais ROYALE ne fait pas mieux… on en est même à des shows à l'américaine, ou on répète des slogans plusieurs fois de suite, comme dans une secte… FRATERNITEEEE ! ! ! FRATERNITEEEEE ! ! ! FRATERNITEEEEE ! ! !
On peut même en faire du GOSPEL ! ! !
OH FRATERNITEEEE ! ! !
huuuummmm huuummm
OH FRATERNITE ! ! ! ! ! !
huuuummmm huuummmm
VOTEZ POUR MOOIII, ouh ouh…
OH OUI POUR MOOIII, ouh ouh…
VOTEZ POUR MOOIII, ouh ouh…
……
Au moins le spectacle aurait pu rapporter et être intéressant…
à m a i a
De Nemed
Eternel étudiant, amoureux de la Cu... | 22H59 | 08/12/2008 |
Enfin ! ! ! !
Enfin un article sur l'absence de débats à l'UMP.
Enfin un article sur la véritable nature de l'UMP.
Enfin un article qui souligne que l'absence totale de débats à l'UMP est bien pire que le trop de débats au PS.
Enfin un homme politique, UMP en plus, qui le hurle.
Depuis que Sarkozy a pris le commandement de l'UMP, le seul et unique objectif de l'UMP est de le servir.
J'aurais préféré que ce soit les journalistes qui enquêtent et nous démontrent que l'UMP n'est qu'une illusion de parti politique mais j'admets que de l'entendre dire par la plume même d'un homme politique appartenant à ce mouvement était inespéré.
Enfin ! ! !
à Nemed
De Rue0000
développeur | 23H59 | 08/12/2008 |
Ca sentirait pas le Villepin ?
à Rue0000
De ruelle55
desperate husband | 08H37 | 09/12/2008 |
Non le Copé ! D'ailleurs celui-ci doit avoir les boules ! Il se dit même que Copé va créer un groupe de réflexion.C'est pas pour rien que Sarko l'a écarté !
à ruelle55
De mickafrench
Ecossaise, un physique de rêve avec... | 11H57 | 11/12/2008 |
Des nouvelles de l'Ecossaise…
Je pensais que pour créer un groupe de réflexion, il eût fallu avoir au moins 1 cerveau…
(Un serre-veaux ? ? ? )
« Les plus grosses queues ne font pas les meilleurs fruits » par Micka FRENCH
http://mickafrench.unblog.fr
à Nemed
De herisson66
arbitre libre | 10H26 | 09/12/2008 |
ceci n'est pas un article, ceci est un témoignage, qui raisonne fort bien en adéquation avec nos ressentis, sur l'art et la manière de conduire la majorité. On s'en doutait, il l'a fait : voici un homme de bonne volonté
à m a i a
De mickafrench
Ecossaise, un physique de rêve avec... | 06H00 | 09/12/2008 |
Des nouvelles de l'Ecossaise…
Je ne connais pas ce monsieur dont le nom fleure bon la Provence et qui ne joue pas dans ma cour mais je dois avouer que voir un Homme s'élever au dessus d'un troupeau de moutons sanguinaires, ça fait chaud au coeur.
J'espère juste être là lorsque ces gens indignes seront jugés devant un tribunal pour « crimes contre le Peuple et intelligence avec des puissances économiques étrangères dans le but d'enrichir les amis et les connaissances personnels »…
Avec les compliments à ce Monsieur de Micka FRENCH…
http://mickafrench.unblog.fr
à mickafrench
De hgo04
Citoyen Lambda | 08H04 | 09/12/2008 |
Tonton a été jugé ? ? ? parce que questions magouilles suicides et mise en examen, on en a vu de belles… ils ont même tapé dans le trafic d'arme.. vous savez ? ? celles qui tuent des enfants en afrique….
Soit dit en passant, à part peut être les écolos et le PC, les autres partis ne sont qu'une machine à élections… vous ne le saviez pas ? ? ! ! ..
à hgo04
De mickafrench
Ecossaise, un physique de rêve avec... | 13H22 | 09/12/2008 |
Des nouvelles de l'Ecossaise…
Cher Monsieur hgo04,
Il est bien certain que ma remarque quant aux oeufs de l'UMP, s'applique également aux tueurs de la fausse gauche de 1982 aux obsèques finales…
Cependant, il est à noter qu'aucun n'a encore été ni jugé ni puni, et que certains pérorent encore sur votre téléviseur…
Ces gens-là, ceux de la France (et de l'UK pour ma part)d'en haut, ne vivent pas sur la même planète que nous et que leur protection est autrement plus efficace et radicale que la nôtre…
Avec les compliments de Micka FRENCH…
http://mickafrench.unblog.fr
à mickafrench
De hgo04
Citoyen Lambda | 00H27 | 10/12/2008 |
Merci mika pour cette mise au point.. Toutefois la fausse gauche, comme vous dites, on l'a vécue 14 ans et celle qui aurait pu s'installer était bien pire encore….
et je suis tout aussi critique de cette fausse droite qui lui a succédée pendant 12 ans.. Quant aux 4 prochaines années, bah.. fausse droite contre fausse gauche… pour moi il n'y avait guère de choix.. choisir le moins risqué économiquement et démocratiquement parlant…
à hgo04
De mickafrench
Ecossaise, un physique de rêve avec... | 11H54 | 11/12/2008 |
Très cher Citoyen Lambda,
Je parlais à la fois de la FAUSSE GAUCHE mais également DE LA VRAIE DROITE…
Soit 1 seule année de vraie gauche entre 1945 et 2008…
http://mickafrench.unblog.fr
De vinz13
bisounours gauchiste | 19H34 | 08/12/2008 |
Y'a jamais vraiment eu de parti de droite en France.
Seulement des « mouvement » formé autour d'une personnalité auquel de petits et de grands barons se rallient par pur intérêts, sans réelle cohérence politique.
à vinz13
De Spiripotain
dilettante | 20H40 | 08/12/2008 |
… Parce que la France est elle-même un immense parti de droite. la cohérence politique vous la retrouvez en feuilletant votre manuel d'histoire : décapitation ed Louis XVI, Victoire des Thermidoriens, répression de la Commune, anti-dreyfusisme, ligues d'avant-guerre, collaboration, Algérie-française, putsch de 58, la voilà la ligne de droite, invariable (et complexe à la fois).
Quant à la gauche, quelques soubresauts réduits dans le temps (mais par la suite mythifiés) : Commune de Paris, Front populaire, Libération.
à Spiripotain
De Beryl
22H12 | 08/12/2008 |
Dans un entretien entre Mitterrand et ras (1981), celui-ci disait que la « gauche n'avait que rarement le pouvoir, par parenthèse… »
à Spiripotain
De AlfredoGarcia
Rien | 22H23 | 08/12/2008 |
Spiripotain
Vous sautez facilement du Front Populaire à la Libération…..
on oublie la France de Vichy
elle était maurrassienne, ce qui confirme ce que vinz13 affirme plus haut
à Spiripotain
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 09H27 | 12/12/2008 |
C'est amusant (si je puis dire) de coller la decapitation de Louis XVI dans le tableau de chasse de la droite francaise. Vous avez des arguments ? Je trouve ca interessant comme point de vue.
EDIT : C'est pas une vanne ! Je suis vraiment curieux de comprendre votre idee. Je la trouve interessante.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H41 | 08/12/2008 |
Il y a tout de même une certaine candeur à accepter de se faire élire sous le panache blanc de Sarkozy pour aller s'étonner ensuite que Sarkozy fasse du Sarkozy ! Je souscris assez largement à l'analyse que fait Garrigue de la politique fiscale, notamment. Mais enfin, on peut difficilement plaider la surprise sur ce sujet. Même chose sur l'autoritarisme de Sarkozy : sans blague ? C'était dans à peu près tous les journaux, et depuis longtemps !
En fait, la dernière partie de la lettre me semble manger le morceau : on peut se demander s'il s'agit d'autre chose que d'une affaire d'égo malmené. Après tout, Garrigue fait de la politique depuis 1974, si j'ai bien lu : un double mandat de député-maire devrait largement suffire à l'occuper.
à thierry reboud
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 19H54 | 08/12/2008 |
D'accord avec toi Thierry mais ce type de déclaration fait sûrement beaucoup de mal à l'UMP en semant le doute chez les godillots pas (encore) trop bien arrimés à Sarko.
La cooptation va aller en empirant et les déçus dans son genre vont être de plus en plus nombreux au sein de l'UMP. Ces vers dans le fruit sont à ménager et à encourager ils sont bien plus efficaces que les…allez..au hasard…socialistes par exemple.
Moi je prends ça comme une bonne nouvelle.
à Jonas2
De Mon-Al
roturière :-) | 22H21 | 08/12/2008 |
Sans être méchante langue, avec simplement mes oreilles qui trainent, je peux vous affirmer de source à peu près sûre, que les godillots se désarriment de plus en plus dans nos belles provinces. Le « neuillysiamisme sarkozoïde » et le dégoulinant lèche-majesté commencent à fatiguer en régions … et les « hommes » collés au Château doivent se faire réélire pour se nourrir : et oui, les électeurs pensent … parfois.
à Mon-Al
De sefero49
Soldat mugissant | 15H56 | 09/12/2008 |
Oui, mais je serai curieux de voir quel sera l'attitude de ces « godillots » aux prochaines investitures de l'UMP…
on va les voir tous se précipiter pour faire allégeance et faire oublier leurs petites incartades.
C'est le vie (politique) !