
Sarkozy, les Tchèques, Merkel et les Arabes : le document intégral
Lors de la rencontre avec Topolanek, le Président aurait évoqué en des termes peu amènes ses homologues arabes et allemande.

Vous avez été très nombreux à réagir à la publication, mercredi sur Rue89, d'un article concernant une discussion qui aurait eu lieu entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre Mirek Topolanek, à Paris, le 31 octobre dernier.
A en croire le transcript émanant de source diplomatique tchèque et publié dans le magazine tchèque Reflex, le Président français aurait parlé en des termes fort peu amènes de ses homologues arabes et allemande lors d'une discussion sur le lancement de son projet d'Union pour la Méditerranée.
Face à la polémique suscitée sur Rue89, nous avons décidé de faire traduire l'intégralité du document publié par Reflex et dont les propos rapportés sont contestés, de source officielle, aussi bien à Prague qu'à Paris. Prague reconnait pourtant que la note provient de ses services, mais parle « d'erreur ».
Ce document est donc à prendre avec prudence. C'est une traduction, en français, d'un document de travail rédigé en tchèque d'après des notes. Il va de soi que la discussion ne s'est pas déroulée exactement ainsi. Mais il donne une bonne idée, nous semble-t-il, de la façon dont se déroulent de tels déjeuners diplomatiques.
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Sont présents, pour la France : Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner, Charles Fries, Henri Guaino, Jean-David Levitte, Fabien Reynaud.
Pour la République tchèque : Mirek Topolanek, Alexandr Vondra, Pavel Fisher, Marek Mora, Adela Kadlecova, Jana Bartosova
Sarkozy : Il faut regarder l'agenda sensible entre les deux pays qui président l'Union Européenne. Le sommet de Washington sera extrêmement difficile. Il a fallu sauver la Hongrie. Il faudra aussi peut-être aider les Etats baltes. Je ne suis pas enchanté non plus par la situation en Pologne.
Quelle est la situation en République tchèque ? Où en êtes-vous ? Moi-même j'ai vécu beaucoup de problèmes politiques, j'en sais quelque chose. Gordon Brown et moi sommes parvenus à remonter à la surface. Le leader politique doit savoir s'imposer.
Et Mirek Topolanek détient une carte importante entre ses mains : ses amis au sein de l'Union européenne.
Topolanek : D'autres gouvernements de l'UE ont connu la défaite aux régionales (le parti libéral de Topolanek a subi un lourd revers électoral mi-ocotbre). Cela a provoqué des tensions au sein de notre parti. Mais rien de grave ne va se produire : nous avons conclu un accord avec le leader de l'opposition pour la période de la présidence européenne.
Des pressions externes au sujet de la ratification du traité de Lisbonne ne vont rien résoudre. Elles ne font qu'aggraver la situation avant le congrès de l'ODS. Nous sommes préparés. Mais les déclarations dans la presse française disant que la Tchéquie ne maîtrisera pas la présidence de l'UE ne m'ont pas beaucoup aidé.
Sarkozy : Tous les pays qui sont amenés à présider font l'objet d'attaques de la part de la presse française.
Topolanek : Nous avons les moyens logistiques et organisationnels. Il est difficile pour nous d'accepter de ne pas avoir fait partie de la délégation qui est allée négocier à Moscou lors de la crise Géorgienne.
L'Eurogroupe (réunissant les pays qui ont adopté l'Euro) peut apporter de solutions, mais il doit s'agir de solutions pour les 27 pays de l'UE. C'est pour cela que nous voulons, pour la République tchèque, un statut d'observateur. L'époque est trop difficile pour que l'on ne s'intéresse pas aux remèdes à apporter.
Sarkozy : Je vous remercie de parler si ouvertement des sujets qui sont désagréables. Je ne veux pas donner de conseil en matière de la politique intérieure : toutefois j'ai obtenu aux élections une victoire de 53%. Mais 55% des français ont voté contre le projet de Constitution européenne. L'eurosceptiscisme français est semblable à celui de la Tchéquie.
Topolanek : Non, la République tchèque n'est pas euro sceptique (selon le dernier sondage de l'agence STEM, 55% des Tchèques sont contre la ratification du traité de Lisbonne).
Sarkozy : Tout le monde m'a conseillé d'organiser un nouveau référendum sur l'UE. J'ai refusé. Et je me suis exprimé en faveur de l'UE. Cela m'a mené à la victoire. Je me suis rendu compte que si je tenais un discours contraire, alors on perdrait toutes les forces pro-européennes et que l'on ne convaincrait pas les anti-européens en employant un discours prudent au sujet des affaires européennes. La République tchèque a besoin aussi d'un homme d'Etat qui ne va pas l'isoler.
Topolanek : Chez nous, c'est différent, les électeurs de l'ODS sont à 85% pour Lisbonne. Et je suis prêt à m'exprimer devant le congrès du parti sur la question de la ratification. Nous n'avons pas le temps de soumettre le traité à ratification avant la fin de l'année. Je l'envisage plutôt lors du premier trimestre 2009. Je ne vois pas de risque, même si je devrai faire face à une opposition au sein du parti…
Je suis heureux que l'UE ait trouvé un consensus sur la résolution de la crise financière. Il faut que l'on soit attentif aux règles : la situation n'est pas simple dans beaucoup de pays. La Hongrie serait morte sans cela.
Sarkozy : Exactement, c'est grâce à l'UE. Le FMI a cherché 22 milliards et moi j'ai dû trouver dans le budget 7 milliards. En Hongrie, ils n'ont pas été capables de payer, ils s'effondraient, c'était urgent. De même, l'Ukraine était dans une nécessité totale.
Topolanek : La République tchèque n'est pas touchée autant que les autres, même si nous attendons un ralentissement de l'économie et une augmentation du chômage. Dans l'industrie, nous allons licencier. Pour cette raison, nous allons soutenir la mesure prise par l'UE…
La situation est très contrastée et nous devons commencer à satisfaire les critères de Maastricht. En tant que pays président de l'UE, nous devrions donc être observateur dans l'Eurogroupe.
Je voudrais aussi poliment demander si l'un d'entre nous pourrait faire parti de la délégation française au sommet du G20, dont nous ne faisons pas parti.
Sarkozy : Je souhaite de tout mon cœur votre réussite dans votre combat de politique intérieure. Moi-même, je suis originaire de l'Europe de l'Est et j'ai beaucoup de respect pour cette région. Je ne supporte pas le comportement caricatural de certains hommes politiques locaux. Vous avez besoin de soutien pour la présidence de l'Europe, nous sommes prêts : pas seulement par des mots mais par des actes.
En ce qui concerne le G20, je suis d'accord –je prends le ministre des Finances tchèques avec moi. Je l'annoncerai publiquement avec plaisir, les accords secrets ne fonctionnent pas. Vous me connaissez –je suis dur, mais je tiens mes engagements. On va l'annoncer ensemble.
Concernant l'Eurogroupe je ne vais rien introduire de systématique. Mais il y a tellement de problèmes communs que je suis prêt à inviter la République tchèque en tant que pays président de l'UE.
Au sujet du paquet énergie-climat, nous pouvons obtenir une ouverture plus grande de la Commission européenne. Je suis prêt à prendre en considération les problèmes de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque.
Topolanek : Qu'en est-il de l'Italie et de sa position au sujet de ce paquet énergie-climat ?
Sarkozy : Les Italiens, c'est une autre affaire. Silvio dit toujours non, mais à la fin il va dire oui. Il ne va jamais descendre du train de l'UE. Nous pouvons dire : « Nous avons parlé du climat et de l'énergie. » Et je vais vous aider : on dira qu'en République tchèque, les factures énergétiques ne vont pas augmenter. Avec la Pologne, nous allons trouver un accord pour que vous ne soyez pas obligé de traiter ce problème pendant votre présidence européenne. Je vais aussi rappeler le rôle que la République tchèque a joué lors de la recherche du compromis.
Topolanek : OK, j'ai facilité le compromis, nous avons une très bonne politique énergétique et de l'électricité bon marché. Le problème chez nous est que nous voulons construire de nouvelles centrales électriques et que le démarrage de ces ventes d'émission aux enchères aura un effet négatif pour ce développement. Nous voulons faire le compromis aujourd'hui, sinon tout va être retardé de deux ans.
(Le premier ministre Mirek Topolanek veut faire aboutir l'accord sur le paquet énergie-climat au mois de Décembre 2008 pour que ce problème ne commence pas à être traité sous la présidence tchèque. Il craint que la négociation ouverte puisse susciter les animosités des entrepreneurs tchèques, des tensions au sein du parti gouvernemental ODS et le conflit avec le partenaire de coalition Martin Bursik , qui est le promoteur principal du paquet énergie-climat).
Sarkozy : O.K. Nous avons la volonté politique de céder, en République tchèque, cela va être perçu comme une victoire. Et je comprends que tu aies besoin que la présidence française incite la Commission Européenne à une plus grande ouverture.
Concernant la problématique de l'Europe de l'Est : nous soutenons la République dans son ambition. Nous avons entrepris l'initiative méditerranéenne, cela me ferait plaisir d'aider à l'est. (En réaction à l'Union pour la Méditerranée de Sarkozy, l'initiative politique qui s'appelle le « partenariat de l'Est » a vu le jour à l'automne 2008 sous l'impulsion des Polonais et Suédois. La République tchèque a rejoint cette initiative.)
Topolanek : Construire quelque chose à l'Est est un mot bien fort pour moi, nous voulons plutôt ouvrir la discussion au sein de l'UE.
Sarkozy : Oui. Mais si tu veux lancer cela tu as besoin de l'unanimité des 27 pays membres de l'UE. Nous allons vous soutenir. Comme vous l'avez fait avec nous pour l'Union pour la Méditerranée.
(L'union pour la méditerranée a vu le jour au mois de juillet 2008 lors de la présidence française de l'UE. L'objectif est la coopération avec les anciennes colonies des puissances européennes, principalement en Afrique du Nord.)
Topolanek : Si un sommet au sujet de cette initiative à l'Est devait voir le jour, alors il faut que toi et Angela Merkel soyez présents.
Sarkozy : Je suis d'accord, je le dirai et je viendrai. Tu as un soutien total. Il n'est pas possible que s'il y ait un projet au sujet de l'Europe de l'Est, ce soit sous la présidence de l'Irlande ou du Portugal. Leur participation est autre chose. Mais il faut que quelqu'un d'autre préside.
Dernier sujet extrêmement difficile : l'Union pour la Méditerranée. C'est effroyable. J'ai eu l'occasion de voyager dans cette zone plusieurs fois. Mon idée est que l'Egypte et la France soient à la tête, et que l'UE copréside. Trouvons le chemin qui nous sortira du non-compromis européen au sujet de l'Union pour la Méditerranée. Par ailleurs, négocier avec les Arabes n'est pas du tout facile. Il n'est pas possible que la Méditerranée soit présidée par les Suédois.
(L'Union pour la Méditerranée aurait dû être présidée par la France en tant que présidente de l'UE jusqu'à la fin de l'année, Sarkozy veut maintenant que la France préside avec l'Egypte et que la République tchèque soutienne la France. En échange, Sarkozy veut laisser toute la charge des questions sur l'Europe de l'Est à la République tchèque.)
Topolanek : Ce n'est pas une nouvelle, on en parle depuis un certains temps. Je ne vais pas dire que je suis complètement contre, mais je vois deux problèmes : ce serait une exception à la règle européenne et cela constitue un précédent. Si nous ouvrons le débat sur la dimension orientale, alors je parle pour un pays relativement plus petit que la France.
Sarkozy : Merci, je suis heureux que nous parlions franchement et clairement. La présidence pour l'Union de la Méditerranée n'est pas un cadeau. Cela me ferait plaisir de te la laisser, ce serait du travail. Courage à toi ! Tu n'as pas idée de ce que c'est que de traiter avec le Liban, l'Egypte et l'Algérie. Des centaines d'heures. C'est affreux. Le seul problème -je ne veux pas que vous vous sentiez frustrés.
J'ai porté l'Union pour la Méditerranée. L'Egypte devrait présider deux ans et le Nord devrait avoir deux présidences différentes : l'UE et l'Union pour la Méditerranée. La France est à tes côtés, pour que cela fonctionne, nous sommes obligés de continuer.
Et l'Europe de l'Est ? Faites ce que vous voulez.
Un dernier point : je veux présenter l'Union pour la Méditerranée comme un accord entre la République tchèque et la France. Nous construisons une alliance -et tu auras un problème de moins-, comment faire face aux querelles des leaders de la Méditerranée, tu pourras te concentrer sur la situation politique chez toi. Je veux une entente. Cela va te rendre plus fort en République tchèque. Et me facilitera la vie.
Topolanek : Je comprends pourquoi tu dis cela. L'Union pour la Méditerranée est ton enfant, tu l'as chérie. Et sans la nourriture française, ce bébé ne survivrait pas. Nous voulons une position conciliante. Je crains seulement que cela ne devienne un précédent. Et je suis prêt à le résoudre avec les autres.
Sarkozy : Et tu en sortiras plus fort. Tu sais ce que c'est qu'être seul contre tous les Arabes ? Les avoir au téléphone ? Ils sont horribles, je te jure.
Topolanek : Tu as cette expérience. Mais nous l'avons avec l'Est.
Sarkozy : J'ai déjà acquis pas mal de choses. Mais au moins ils sont moins nombreux là bas. Mais au Sud ? Le président Algérien Boutefika, le Tunisien, le roi du Maroc, la Libye, Israel. Un travail fou !
Topolanek : O.K., je n'ai pas de problème avec cela. Mais je souhaite que les autres pays de l'UE soit d'accord, je crains qu'il y ait un précédent.
Vondra : (le vice-premier ministre Alexandr Vondra) Bien -nous allons aider la France pour qu'elle nourrisse son bébé méditerranéen. Et qui va nourrir l'enfant de l'Est ? L'Allemagne, la Suède ou la Pologne ?
Sarkozy : Cela sera la République tchèque. Puisque vous pouvez compter avec le soutien de la France. Faisons un accord. Tu resteras le chef de l'Europe de l'Est. Tu as besoin de moi. Je reste en place, je ne pars pas. Tu penses sérieusement que je préfère Angela ? Je t'aiderai au début. A la fin de la présidence tchèque, je ferai en sorte que vous ayez la même influence que la France aura dans l'Union pour la Méditerranée.
Topolanek : Alors je compte sur le soutien de la France lors du sommet sur l'Europe de l'Est au printemps.
Sarkozy : Combats maintenant à mes côtés et je combattrais à tes côtés. Plus on va investir l'un pour l'autre, mieux ce sera.
Levitte : Jean-David Levitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy
Et la République tchèque restera le pays président (de l'Europe de l'Est) jusqu'à la présidence hongroise. (La présidence hongroise de l'UE commence en janvier 2011).
Topolanek : Encore un détail. Tu vas aux Etats-Unis. Il faut préparer la rencontre entre le nouveau président américain et les 27 pays européens. Tu pourras l'inviter à venir en République tchèque pour ce sommet ?
Sarkozy : J'ai un secret. Si Obama est élu, nous avons fixé un repas ensemble le 15 novembre, je lui en parlerai. Bon, je dirai devant la presse :
- Eurogroupe. La présidence tchèque sera présente pendant le premier semestre 2009.
- J'invite au nom de l'Europe le ministre des finances de la République tchèque à joindre la délégation française au G20. Nous voulons de la continuité.
- Je soutiens la création de l'Union Orientale et je soutiens la présidence tchèque pour deux ans dans cette Union, de même que je demande aujourd'hui la présidence de la France dans l'Union pour la Méditerranée.
- Sommet UE 27 / Etats-Unis. Nous allons inviter le nouveau président en République tchèque.
- L'Union pour la Méditerranée. La République tchèque va soutenir la France pour deux ans et moi je veux convaincre les autres pays membres de l'UE pour qu'ils se mettent d'accord.
- Le paquet climat-énergie : je ferai en sorte que la République tchèque ait une influence sur le compromis pour tous les accords avec la Pologne.
Topolanek : Maintenant nous devons nous mettre d'accord sur le compromis de l'Union pour la Méditerranée, principalement avec les Suèdois…
Sarkozy : Je ne suis pas fou. Bien sûr. Autrement, tout le monde serait mécontent et me jetterait le projet à la figure. Je confirmerai par écrit ce soir. Et devant la presse : nous avons beaucoup parlé de la présidence française et tchèque et nous nous sommes mis d'accord sur tout. La République tchèque nous a demandé de présider l'Union pour la Méditerranée avec l'Egypte.
Vondra : Est-ce que l'on va avoir une place dans cela ?
Sarkozy : Bien sûr. (Debout il dessine sur un papier.) Il y aura une présidence européenne, par conséquent la République tchèque. Et puis, Sud et Nord.
Topolanek : J'ai une dernière petite chose a demander, ou alors peut-être une autre fois : la connexion des raffineries Litvinov et Leuna. (Il s'agit d'un intérêt stratégique de la République tchèque, la connexion diminuerait le risque de chantage pétrolier de la part de la Russie.)
Sarkozy : (sur le départ) Envoie moi ton sherpa (Sherpa est dans le jargon une personne investie d'une mission politique particulière dans le domaine de la diplomatie européenne.).
Merci à Antoine Andrieu et Mirek Pospisil pour la traduction
Photo : Rencontre entre Sarkozy et Topolanek à l'Elysée le 31 octobre 2008 (John Schults/Reuters).
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De yan
loin | 16H01 | 07/12/2008 |
« Sarkozy : (sur le départ) »
il nous quitte ?
à yan
De kawouede
18H09 | 07/12/2008 |
Rien à voir, et en public cette fois, le dialogue entre Cohn Bendit et le président tchèque au Parlement européen vaut le détour : http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/12/06/quand-le-president-tcheq…
à kawouede
De vol19
awash | 20H25 | 07/12/2008 |
Le lien est intéressant avec Cohen-Bendit.
Il s'agit de culture politique différente. NS est avant tout un pragmatique cynique. Il s'agit là essentiellement de « tambouille politique ». « Je te soutiens sur tel dossier, en contrepartie tu me soutiens sur tel autre »… par rapport à des intérêts politiques, des enjeux de surcroit d'influence.
Désolé de le dire, mais çà se passe souvent comme çà dans le milieu politique en dehors de la scène des assemblées, des caméras, bref de ce qui est donné à voir.
Pour ce qui est des pays Moyen-Orientaux, c'est une réalité que les négociations peuvent être plus longues, plus complexes, et nécessitent une disponibilité en terme de visites, de temps plus important. Celà dit « faire trainer les négociations », est parfois un signal faible pour signifier que quelquechose ne va pas. Les pays d'Europe Centrale ont moins d'expérience de négociation sur ces Zones et celà peut leur prendre plus de temps qu'ils le prévoient.
En fait, c'est surtout une fois de plus, la manière de dire les choses qui est violente.
Par contre, la question prioritaire à se poser, c'est pourquoi ces informations confidentielles sont sorties dans la presse ? Qu'est-ce que celà veut dire du gouvernement tchèque ou des services de l'Etat ?
Comment ceci sera t-il repris ? et Quelles seront les incidences sur les partenaires ? Qui a intérêt que l » Euroméditerrannée capote ? Quelles sont les relations, les intérêts entre Etats entre ces chefs d'Etat ?
On n'en sait rien, ce n'est pas très intéressant. Je trouve réducteur dans ce cas, de centrer l'analyse que sur la personnalité de NS. Il y a plein d'autrechoses à prendre en compte.
à vol19
De Beryl
00H53 | 08/12/2008 |
Quand même, c'est du « petit bras », de la tambouille sur le pouce, aucune vision politique d'ensemble, une daube, et le tout Sarkozy par son petit bout de la lorgnette, comme d'hab, et en politique européenne comme française…
Sarko est un cynique qui s'est dit « j'ai le pouvoir, donc je peux tout me permettre, et quant à l'opinion publique, parle a à mon cul, ma tête est malade » (elle l'est ! )
la télé du service publique, qui le fait chier, eh bien voilà, « j'en prends la tête, je casse FR3, FR2 aura intérêt à bien se tenir jusqu'à sa privatisation en 2001, et basta ! … » (le CSA étant à ma botte, c'est moi qui les paye, voiture avec chauffeur, et puis quoi encore ! … Ils s'opposeraient à moi, ces chiens de garde ! ? … »
Tout baigne… Ca plane pour moi…
à Beryl
De Beryl
01H00 | 08/12/2008 |
Lire 20011, évidemment…
11… La France a un petit coté Twin towers, au ralenti, avec son petit pilote dans l'avion qui le fait aller et nous avec droit dans le mur…
à Beryl
De mmf
09H04 | 08/12/2008 |
Son vrai nom c'est Niquolas…tout le monde le sait mais personne ne s'en sert, c'est dommage…
à mmf
De Blinker
Chercheur | 10H11 | 08/12/2008 |
Merci à Rue89 d'avoir publié ce document. Vous devriez en publier plus souvent !
(Pourriez-vous supprimer les doublons encombrant de Beryl)
à kawouede
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
15H38 | 08/12/2008 |
IL assure quand même Cohn-Bendit parfois…la classe.
Quant à la discussion ci-dessus, ça me rappelle les illustrations de mes livres d'histoire au lycée, où on voyait des chefs d'état d'après guerre se partager l'Europe comme un bon gros gâteau à la crème.
à yan
De tipoux
écocitoyen | 18H23 | 07/12/2008 |
j'envoie un SMS au parlement e taux sénateurs pour le faire viré de suite et sans parachute ,faite de même.
pour incompétence et tricherie devant la nation.
à tipoux
De Unstern
23H23 | 07/12/2008 |
@ Tipoux
Pour un (excellent) résumé de la méthode de l'Agité National voir ci-dessous :
• Comment se faire élire : http://www.tousuniquestousunis.com/La-campagne
• Comment baiser la gueule des gens qui viennent de vous élire : http://www.tousuniquestousunis.com/Andreas-montre-son-vrai-visage,112
Les 8 autres chapitres ne sont pas mal non plus.
Faites circuler le truc, tout est dit là-dedans.
à yan
De spartacus1
19H17 | 07/12/2008 |
Je savais Sarko malade et mégalomane, mais à ce point là, ça me scie.
Un exemple, il dit :
»… Si Obama est élu, nous avons fixé un repas ensemble le 15 novembre, je lui en parlerai. … »
Obama est élu et pas de repas. Même plus, à une demande de rendez-vous, Obama lui a fait envoyer une fin de non recevoir. Obama a tellement « d'estime » pour Sarko qu'il n'a pas pris la peine de répondre personnellement, il l'a fait faire par son secrétariat.
à spartacus1
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 11H47 | 08/12/2008 |
bonjour,
Je crois que obama a fort à faire dans sont pays en ce moment,
Contrairement à notre Sarkosy national, qui est toujour en ballade à travers le monde , la plus part du temps pour servir ses intérêt personnel, ce trouver un avenir politique européen, promotion des oeuvres de sa femme,
Pour la réduction des dépenses de fonctionnement, avec son augmentation personnelle et celles des élus,
du coût il va falloir qu'il commence par lui et les siens !
à ganima
De Oister
Payé à rien foutre | 18H13 | 13/12/2008 |
Pour la promo de l'album de carlita, c'est le gouvernement qui s'en charge.
Sortir du conseil des ministres avec l'album à la main…
Ca revient plus cher qu'un présentoir de la fnac, mais c'est plus classe. Au prix où ils sont payés, autant que nos ministres servent à quelque chose. Pourquoi pas remancer l'industrie du disque ?
Je vous trouve un peu dure avec le président qui cherche courageusement de vraies solutions pour sauver la France et le monde.
De Le Yéti
yetiblog.org | 16H28 | 07/12/2008 |
APRÈS LA DÉMOCRATIE
Dans son dernier ouvrage, Après la démocratie (Gallimard), Emmanuel Todd regrettait que l'éducation, autre arme de l'émancipation humaine et initiatrice de la noble idée de démocratie, entra elle aussi en récession. Emmanuel Todd montrait, chiffres à l'appui, comment tous les pays occidentaux, USA en tête, avaient vu leurs systèmes éducatifs stagner, au point même d'en rejeter l'utilité et de régresser dans un national-républicanisme obséquieux et ignare.
Les déclarations, telles qu'elles sont exposées ici, du cuistre qui nous fait par défaut office de président, illustrent à n'en plus pouvoir la crasse imbécilité dans laquelle nous avons sombré.
à Le Yéti
De kawaayi
2012??? | 17H02 | 07/12/2008 |
Sarkozy : Je ne suis pas fou. Bien sûr. Autrement, tout le monde serait mécontent …
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++==++++
53% d'imbecile crasseux, c'est le chiffre a retenir, ceux qui n'ont pas vu venir sa douce folie ; il y a eu le coup de feu de Sarajevo, ils parlerons sans doute du coup du « REFLEX DE PRAGUE »…
En tous cas comme disait Coluche : un homme averti en vaut deux…mais la il y a surchage…et encore 4 ans de farces du clown a talon…
à kawaayi
De Le Yéti
yetiblog.org | 18H43 | 07/12/2008 |
« Sarkozy : Je ne suis pas fou. »
Tous les fous disent ça.
à Le Yéti
De Negus02
19H28 | 07/12/2008 |
Mort de rire le Véti,le pire c'est que vous avez raison. Et on a élu Ça…les pauvres. J'ai remarqué que cette phrase revient souvent dans ces propos .amitiés.
à Negus02
De emmanuel24
19H47 | 07/12/2008 |
avant,c'etait,« je ne vous mentirais pas »…
à Le Yéti
De Oister
Payé à rien foutre | 20H35 | 07/12/2008 |
Sarkozy n'est pas fou.
Il dit la vérité.
C'est un psychopate narcisssique paranoiaque souffrant d'un complexe d'infériorité du à son origine et sa consitution physique chétive et probablement aussi grand amateur d'opiacés.
Croyez vous que Ray Charles gigotait parcequ'il avait le rythme dans la peau ?
Il n'y a pas de races, je vous le rappelle.
Un blanc drogué fait comme un noir (ou un asiatique ou n'importe quel être humain) : il tremble, a des tics nerveux et se prend de temps à autres pour le maitre du monde…
à Oister
De Le Yéti
yetiblog.org | 21H17 | 07/12/2008 |
Hé hé, peut-être sans le vouloir, vous êtes diaboliquement impitoyable, cher Oister ! Avez-vous bien relu ce que vous avez écrit ?
« Sarkozy n'est pas fou (…) C'est un psychopathe narcissique souffrant d'un complexe d'infériorité… »
Vous voyez vraiment la différence entre les deux, vous ? La folie et la psychopathie ?
à Le Yéti
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 23H13 | 07/12/2008 |
J » ai écrit ailleurs qu » il présente tous les signes de la maladie de Gilles de la Tourette (voir « les 22 étincelles de vie sur http://ass.renseignements-genereux.over-blog.com), mal qui se manifeste par des tics, écarts de langage, mais pas de folie. Il doit être conscient qu » il déconne mais ne peut s « en empêcher , et si ça se trouve il en souffre. Ou en souffrirait, mais son sentiment de supériorité est si fort …
à Oister
De spartacus1
09H29 | 08/12/2008 |
Oister, navré de vous contredire, mais la cocaïne n'est pas un opiacé.
à spartacus1
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 13H03 | 08/12/2008 |
Bon, sarko est un cocaïnomane pas opiacé : haut placé.
à spartacus1
De Oister
Payé à rien foutre | 18H16 | 13/12/2008 |
C'est vrai, l'héroine est un opiacé. La cocaine est un alcaloïde.
Je présente toutes mes excuses aux lecteurs qui auraient pris de la cocaïne pensant que c'était un opiacé, à cause de moi.
à Oister
De Jambalaya
Le contenu de ce champ apparaît ent... | 11H10 | 08/12/2008 |
Un grand classique de la gauche totalitaire, tellement dogmatique qu'elle ne peut comprendre toute idée différente que comme une sorte de folie. Donc voilà le dénommé Oister nous fait son petit diagnostic sauvage le tout assorti d'accusations débiles sur la consommation de coke.
Mon diagnostic sur le cas Oister : c'est un sale con.
à Jambalaya
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 11H32 | 08/12/2008 |
« C'est çui qui l'dit qui y est »
à Jambalaya
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 13H30 | 08/12/2008 |
Eh bien, moi je l » affirme sur la base du témoignage d « une amie psychiatre à Paris. Qui a également vu le nabot chez lui, la kipa sur la tête , faire des simagrées religieuses un samedi pour se prétendre catho ensuite .Et une dame BCBG m » a affirmé avoir vu Chiracket se bourrer le pif dans une soirée privée. Des gens dignes de foi m » en ont appris des gratinées sur les (ex) ministres et élus pédophiles. Faut sortir un peu ! ou va demander aux enfants du juge Roche ( google). Tu aurais dû assister à leur procès , à Aix en provence : admirables ces gens-là !
à Marc de café_bloque
De Audrey64
Attaché territorial | 20H21 | 08/12/2008 |
Si les cadres sup » de base prennent de la cocaïne pour résister au stress, on imagine que ça doit être au moins la même chose pour le chef de l'Etat.
Je ne crois pas aux mutants surdoués ; genre X.Bertrand qui ne dort que 4h par nuit ? ? ? Et ce type a été ministre de la santé….
Chirac se dopait aux amphétamines, et il remuait deux fois moins que Sarko. Pourtant on ne se souvient pas de l'avoir vu qualifié de « calme », sauf quand la machine à détruire initiée par son successeur s'est mise en place.
à Audrey64
De Oister
Payé à rien foutre | 17H33 | 13/12/2008 |
Merci, j'ai parfois l'impression de voir le mal partout mais ça fait plaisir de voir que je ne suis pas le seul à trouver le « rythme » de travail de nos « élus » un peu bizarre.
à Marc de café_bloque
De Jambalaya
Le contenu de ce champ apparaît ent... | 19H14 | 09/12/2008 |
Vous serez gentil de tirer la chasse après un tel message.