Droit de suite 03/12/2008 à 11h59

Sarkobama s'appelait en fait... Greenpeace


On se disait qu'on se serait forcément un peu déçu. Après une semaine d'un buzz organisé de main de maître, rendez-vous était donné ce matin à la presse dans une station du métro parisien pour dévoiler, enfin, l'identité de Sarkobama.


Derrière ce pseudo se cachait un colleur d'affiches des plus efficaces qui, en quelques jours, avait placardé sur les murs de Paris des centaines de photos représentant Nicolas Sarkozy en bleu blanc rouge avec ce slogan : « Yes we can ». Une image tirée de la campagne du président élu Barack Obama.

Toute la presse, française, mais aussi européenne, se demande très vite qui se cache derrière cette intrigante campagne. Lever de rideau, donc, ce mercredi matin :

« En recouvrant ce matin les panneaux publicitaires de la station de métro République, à Paris, d'affiches 4x3 représentant le visage de Nicolas Sarkozy assorti du slogan : “Réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre en Europe ? Yes you must ! ”, Greenpeace révèle être à l'origine de la campagne “SarkObama'.”


Dans son communiqué adressé aux rédactions ce matin, l'association écologiste explique sa motivation :

“Cette campagne de buzz vise à éveiller la curiosité du grand public et à faire le maximum de bruit à propos d'un événement essentiel qui, aujourd'hui, malheureusement, n'intéresse pas grand monde : l'adoption imminente du paquet ‘climat/énergie’ par l'Union européenne, alors que la Conférence des Nations unies sur le climat bat son plein à Poznan.”

Avant de révéler pourquoi Nicolas Sarkozy s'est retrouvé au centre de cette campagne que certains ont même un temps cru orchestrée par les jeunes de l'UMP :

“Le président français porte une lourde responsabilité. Il a laissé les Etats membres s'engluer dans la défense de leurs intérêts nationaux de court terme, au lieu de porter haut et fort l'intérêt collectif et les impératifs de la lutte contre les changements climatiques. Avec lui, c'est Noël tous les jours : des droits à polluer gratuits pour les centrales à charbon polonaises, ou 30 g de CO2/km offerts aux constructeurs allemands Mercedes et BMW ! ”


Articles suivis :
Qui se cache derrière la campagne de Barack Sarkozy ?
Sarkobama : malgré un blog, le mystère s'épaissit
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  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 12h19 le 03/12/2008
    • Internaute
      Aboyeur

    j'espère juste que la colle et les encres de l'affiche sont sans solvants.

  • malau
    • Posté à 12h22 le 03/12/2008

    Bon ben voilà on sait, c'est vrai qu'on aurait peut être pu y penser devant l'ampleur et la rapidité de l'affichage.

    Mais ça me laisse quand même sceptique leur argumentaire.

  • morihuns
    • Posté à 12h26 le 03/12/2008
    • Internaute

    C'est bien gentil tout ça, mais très franchement, comment justifier qu'un blog comme rue89 (et tant d'autres) accorde une importance si grande à ce type de non-évènement ?

    Qui voulait sérieusement connaitre l'auteur des ces affiches dont tout journaliste un minimum averti pouvait se douter qu'il s'agisse d'une campagne de com » d'une organisation ou d'une autre... ?

    Tout l'appareil internet a « marché » dans l'aide à la communication d'une groupe inconnu. Encore heureux qu'il s'agit finalement d'une ONG « gentille » et consensuelle comme Greenpeace.

    Mais bon, ça fait déjà ça en « temps de cerveau disponible » en moins...

  • jonskki
    jonskki
    Etudiant
    • Posté à 13h15 le 03/12/2008
    • Internaute
      Etudiant

    Je me suis moi aussi demandé qui pouvait bien être derrière cette campagne de street marketing. Et au final il s'agit d'une campagne afin d'attirer notre attention sur la politique environnementale française, catastrophique, pour les générations futures mais aussi pour nous ! Tout le monde à l'air déçu que ce soit Greenpeace qui soit derrière cette campagne alors qu'au contraire on devrait se réjouir qu'une telle organisation qui défends nos intérêts puisse encore être visible ! Je pense qui ce qui embête tout le monde c'est que cette campagne ait utilisé les codes traditionnels d'une campagne de buzz et que tout le monde s'est piqué au jeu... Et au final il ne s'agit « que » de Greenpeace » la ou l'on attendait autre chose de plus « croustillant »... Si j'avais un conseil à donner c'est d'aller justement jeter un oeil sur leur site et de consulter les rapports mis à disposition et vous regarderez les marques que vous achetez pour vos enfants d'un autre oeil. Bravo à Greenpeace.

  • sinclair
    • Posté à 14h29 le 03/12/2008

    J'avais prévu une campagne ecolo bobo je n'étais pas loin.
    Ceci dit quand même voila une campagne d'affichage massive qui présente trois infractions a la législation sur l'affichage (omission de l'imprimeur et collage sur des endroits non autorises) emploi de l'image du président de la république. Juste pour les deux première j'ai été mis en garde a vue dans le début des années 70. J'attend avec impatience les poursuites judiciaires pour les deux premières ainsi que la condamnation aux décollage des affiches.

    Pour finir je reste sidéré que la presse n'ai pas été foutue de découvrir les auteurs vu l'ampleur de la chose, il est vrai que les pouvoirs publique semblent avoir sciemment laissé faire et couvert la chose(que ne ferait on pas pour avoir l'image du président sur les murs)

    Ergo la presse d'investigation est morte, dés lors que l'AFP ne l'a pas ecrit pas de copie coller possible a commenter. Reste la presse du buzz.

    Affligeant, désolant et infiniment triste. C'est un remake d'un fantomas moderne au très très petit pied.

  • Alex Engwete
    • Posté à 17h01 le 03/12/2008

    Voilà ce qui prouve ma méfiance de ces grandes ONG : des affiches idiotes et qui n'ont rien à voir avec le thème de la campagne. Dans l'autre article de Rue89 sur ces demeurés, je crois avoir lu qu'on nous expliquait le rapprochement de Sarkozy avec Obama par le fait que le premier était « nain » et qu'il était originaire de la Hongrie et que le deuxième était je ne sais plus quoi et qu'il avait grandi à Hawaï ! Y a pas : ces ONG sont des machines de collectes de fonds — rien de plus !