La libération de trois mis en examen dans l'affaire de la SNCF affaiblit la thèse de l'apparition d'un « terrorisme d'ultra-gauche » organisé.

Trois des cinq suspects de sabotage contre la SNCF ont été remis en liberté ce mardi. Benjamin, Gabrielle et Manon sont sortis après avoir passé trois semaines en prison. Ils avaient été mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».
Me Irène Terrel, avocate des trois suspects relâchés, a salué ce qu'elle présente comme « un désaveu radical de la procédure ». Tout en parlant de « victoire relative » après trois semaines d'une enquête hypermédiatisée. Médias, police, justice : décryptage du rôle de chacun de ces acteurs dans la montée en puissance médiatique d'un « terrorisme ultra-gauchiste ».
La presse les a d'abord présentés comme des « enfants de bourgeois paumés », puis comme « des intellectuels déclassés ». Puis Rue89 a ressorti Tiqqun, revue situationniste dans les pas de Guy Debord, dont Julien Coupat, présenté comme le leader du groupe, était un des piliers.
Quelques jours plus tard, dans le reste de la presse, les biographies de ces anonymes célèbres ont commencé à s'étoffer. Se dessine une silhouette floue, certes, mais moins caricaturale que ce que l'on a bien voulu en dire.
De fait, il s'agit plutôt des gens lettrés (Julien Coupat a fait l'Essec avant d'entamer une thèse à l'EHESS), qui affichent leurs convictions et ont, pour certains, pris des positions publiques qui entrent en résonance avec le « terrorisme ferroviaire », tradition anarcho-syndicaliste du début du XXe siècle.
Dans la presse toujours, il s'écrit que les cinq suspects (à quoi s'ajoutaient d'autres, contre qui les poursuites avaient tôt été abandonnées) étaient les auteurs de « L'insurrection qui vient ». Un essai publié à La Fabrique par l'éditeur Eric Hazan.
Lui qui parle de Coupat comme d'un « ami » n'a de cesse de réaffirmer la confidentialité des auteurs. N'empêche, dès les premières heures de l'enquête, la police a confié aux médias une très forte présomption de paternité pour cet écrit érigé bientôt en « pièce à conviction ». Une paternité que rien aujourd'hui ne permet d'étayer.
L'hypermédiatisation a-t-elle renforcé la défiance envers les médias dans ces cercles militants ? Pas forcément : suite à un premier article, sur ce que Michèle Alliot-Marie continue d'appeler « la mouvance anarcho-autonome », plusieurs riverains nous ont contactés pour proposer d'échanger… y compris des idées de lecture ! Merci pour cela, leurs témoignages restent les bienvenus et notre téléphone accessible (sauf la nuit ! ).
Le 10 novembre, 20 personnes sont interpellées sur tout le territoire. En tout, 150 policiers sont mobilisés à l'aube à Paris, Rouen, dans la Meuse et en Corrèze (et en particulier à Tarnac, intronisée phare médiatique du département). La moitié d'entre elles sont relâchées, les autres placées en garde à vue.
Le week-end précédent, la SNCF annonçait que plusieurs tentatives de sabotage avaient endommagé ses caténaires. Bilan : 160 trains retardés, mais aucun accident.
Aussitôt, la ministre de l'Intérieur sort le porte-voix. Michèle Alliot-Marie parle très vite d'interpellations pour « appartenance à l'ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome ». A ce stade, la plupart des Français découvre le terme « autonome » (un peu fourre-tout, le mot est utilisé par les RG depuis les années 80).
En réalité, plusieurs circulaires montraient déjà du doigt cette sphère à géométrie variable où les affinités sont électives et les points de convergence pas exclusifs. Côté renseignement, on scrutait déjà de longue date les plus activistes.
A Paris, on a vu le changement de génération se faire en 2006-2007, avec l'apparition d'une nouvelle garde très jeune. Alors qu'en 2003, au moment du Forum social européen, le gros des autonomes du black block en queue de manif était déjà connu des services de police depuis les années 80.
A l'époque, ceux-là avaient la trentaine et sortaient des grandes vagues de revendications libertaires dont voici une exégèse en images, période 1975 (un brin savante, on vous aura prévenu). (Voir la vidéo)
Alors qu'une partie de l'opinion s'étonne du coup de filet contre un groupe d'anciens étudiants hyperpolitisés, le ministère de l'Intérieur affirme qu'il ne s'agit pas d'un procès d'intention : « L'Insurrection qui vient » et le pédigrée militant des suspects ne fait pas tout, assure la place Beauvau. On découvre ainsi qu'une enquête était en cours sur Coupat et son amie, dont on apprend très vite qu'ils ont été aperçus à proximité des caténaires en question. Ils étaient en effet filés. En revanche, la « trace ADN » évoquée un temps devait vite disparaître des briefings.
De source policière, on apprend que la surveillance s'est, depuis, intensifiée. Avec une efficacité redoutable : à la fin de chaque manifestation, des listes de noms sont communiquées à la hiérarchie. Avec toutefois des imprécisions (la « mouvance autonome » reste difficile à circonscrire sur le terrain).
Dans les faits, la mobilisation est maximale côté forces de l'ordre et, en trois semaines, l'idée qu'il existe une minorité agissante ultra-violente aux contours imprécis s'est solidement installée dans l'Hexagone. Vous êtes nombreux à avoir trouvé que nous, journalistes, avions « fabriqué un épouvantail » alors même que seules deux personnes restent aujourd'hui inquiétées par la justice sur les vingt interpellées.
En ces domaines, le discours policier jouit en effet d'un relais médiatique important, comme le montrent ces images d'archives de 1971, époque Marcellin à l'Intérieur. (Voir la vidéo)
Si la surveillance des activistes d'extrême-gauche n'est pas nouvelle, la réplique judiciaire s'est toutefois bel et bien intensifiée. Vous avez déjà pu consulter sur Rue89 des documents internes au ministère de la Justice qui remontent au 13 juin et qui en attestent.
Peu de choses ont filtré du côté de la magistrature, très prudente depuis trois semaines sur les procédures pour terrorisme concernant l'ultra-gauche. Des affaires dont les parquets sont pourtant de plus en plus saisis. Et ce depuis plus d'un an, précise anonymement une magistrate.
Pour le père de Julien Coupat, il s'agit ni plus ni moins que d'un « délit d'opinion ». C'est ce qu'il affirmait sur les ondes de RTL le 18 novembre. Marqué mais très remonté, l'ancien médecin qui a fondé un laboratoire pharmaceutique faisait le parallèle avec ses années 68, estimant que l'enquête contre son fils (toujours incarcéré) donnait presque envie de militer à l'ultra-gauche.
L'affaire Coupat n'est pas un cas isolé et plusieurs riverains sont revenus vers moi depuis l'arrestation du « groupe de Tarnac », pour raconter que leur fils ou le copain de leur fils avait été arrêté en fin de manif, mis en examen puis écroué alors qu'il se disait « autonome ». Tous déploraient avant tout le choix d'une réplique carcérale.
De fait, on peut se demander si la prison ne risque pas de radicaliser ces jeunes militants. Comme, il y a plus de vingt ans, la prison avait contribué à radicaliser la position luttarmiste d'Action directe.
Photo : sur les rails de la SNCF, en mars 2004 (Regis Duvignau/Reuters).




















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à Pierrrrre
De jean.pierre
22H09 | 03/12/2008 |
allez donc leur dire que le wagon reste au rang !
à jean.pierre
De Pierrrrre
22H23 | 03/12/2008 |
»…allez donc leur dire que le wagon reste au rang ! … »
► jeux de maux qui ne manquent pas d'estomac.
C'est de votre faute si j'en rajoute, vous m'avez mis en appétit.
à Pierrrrre
De caro
délinquante avérée | 22H09 | 03/12/2008 |
Pierrrrre je ne suis pas d'accord avec vous, mais j'ai topé votre post pour son humour : )
à caro
De Pierrrrre
22H19 | 03/12/2008 |
»…je ne suis pas d'accord avec vous… »
► Moi non plus….
à Pierrrrre
De caro
délinquante avérée | 22H25 | 03/12/2008 |
le contraire m'aurait étonnée : -))
à caro
De Pierrrrre
23H08 | 03/12/2008 |
► Mes contradictions sont wagon
De asozial
aus Berlin | 23H09 | 03/12/2008 |
je reviens sur l'apparition d'une nouvelle génération « d'autonomes » depuis 2006…
conséquence directe il me semble de la répression sur les mouvements étudiants et lycéens.
quelle politique brutale et quelle courte vue ont eu ces gouvernements de droite successifs de penser qu'il ont pu faire peur à une génération de gamins sans avenir et d'imaginer qu'ils allaient rentrer à la maison jouer à la play station en attendant d'avoir l'âge de toucher le RMI.
après avoir créé le vivier, sarkozy crée des martyrs.
si c'est un « complot » - ce ne serait pas le premier, et vu le reste du programme on peut le craindre - pour établir un gouvernement d'ultradroite libéral-pétainiste en france, cela ne va pas passer comme une lettre à la poste.
De in_rainbows
Suspect de Souche | 21H01 | 03/12/2008 |
« Si on m'avait dit qu'un jour je serais classé, fiché,
Tout simplement pour avoir exprimé mes idées,
Abordé des sujets jugés tabous,
Mis sur papier tout ce qui se passe autour de nous.
Je pensais vivre dans un pays libre, naïf,
J'ai compris qu'indésirables sont les esprits non passifs,
En refusant d'être un mouton, de rentrer dans le troupeau
De fermer les yeux et de tourner le dos.
Au format dans lequel ils ont tenté de me faire entrer,
Je me suis vu qualifié de rebelle d'une société
Hypocrite, où certains ont tant de pouvoir
Qu'en toute impunité, ils peuvent cracher sur l'histoire. »
http://fr.youtube.com/watch ? v=sVAw5WgWjdY
De nemo3637
Déchoukeur | 21H21 | 03/12/2008 |
Ce que l'on appelle le « mouvement des autonomes » est né au début des années 70 en France. Il s'inspirait beaucoup de l'Internationale Situtuationnisye qui s'était dissoute peu avant. Mais cette première vague, composée en grande partie d'anarchistes évoluant encore dans leurs organisations traditionnelles, sombra dans des querelles internes. De quoi s'agissait-il ? De susciter l'autonomie ouvrière. C'est à dire l'auto-organisation des prolétaires - en dénonçant leurs prétendus représentants y compris les gauchistes - en se référant cependant aux expériences historiques du mouvement ouvrier.
Une tendance s'affirma, et comme c'est souvent le cas, faute de perspectives, se prononça pour la lutte armée.
Franco vivait encore et certains décidèrent donc une vague d'actions à caractère militaire en Espagne.Confusion.
« L'autonomie » n'était pas morte, car née également en Italie où l'un de ses théoriciens fut un moment Toni Negri. A cette époque aussi l'un des derniers compagnons de Debord publiait ses écrits sur l'alliance de la démocratie chrétienne et du PCI. L'action terroriste des Brigades Rouges - à dissocier des autonomes - sans doute manipulée, allait, par contre coup de la répression étatique, porter un coup décisif à la montée des autonomes en Italie.
Les autonomes se reconstitueront en France. On doit en être à la quatrième vague depuis 1971.
La question est : qu'est-ce qui anime cette survivance, cette attirance qu'ont beaucoup de jeunes pour ce mouvement qui existe qu'on le veuille ou non.
De Jean claude le bof
viticulteur | 21H46 | 03/12/2008 |
Et l'UMP c'est quoi ? ? ? ? une association de malfaiteurs a but non lucratif (Pasqua, Juppé, Dassault, schuller, Villepin, carignon, Balkany, Falcone, Santini)
La liste est assez longue ? ? ? ? Parce que sinon, on peut encore la rallongée, et moins de me tromper, tous ont eu quelques mésaventures avec la justice.
De BurnOutTheRich
Libertaire | 21H47 | 03/12/2008 |
Ploum ploum tralala….
« Me voilà debout au grand air, j'ai mal au cul mais j'ai rien dit, ces facistes m'ont foutus les nerfs mais ils baiseront jamais l'anarchie »
Chanson à réécouter alors que des camarades injustement enfermés sortent…… Quid des derniers incarcérés, ils auraient été sur les lieux, qui dit qu'ils essayaient pas de déjouer un sabotage dont ils avaient entendus parler ou qu'ils regardaient et après tout, on nous avait bien dit qu'ils avaient laissé des traces d'ADN…. pas de preuve, pas coupable, ou alors il n'y a pas de justice…..
Et alors, pourquoi les 150 flics à Tarnac, pourquoi tant d'argent dépensé pour un nuage de fumée ?
Qu'y avait-il a cacher à ce moment précis, pourquoi avoir fait des ces cibles des cibles prioritaires ?
Avec le recul et vu les remous dans tout le milieu Anar et Coco, je me dis que Sarko et sa clique ont compris mieux que tout autre qu'il faut diviser pour mieux rêgner ! ! ! !
Alors qu'en temps de crise l'unité doit être de mise, le buzz de Tarnac a servi le pouvoir jusqu'ici, à nous de faire qu'il en soit autrement en mettant au jour les mensonges qu'ils nous prodiguent.
à BurnOutTheRich
De Mancks
journaliste précaire | 14H07 | 04/12/2008 |
Non, camarade, coco, trotsko ou anar, cnt ou toto, on est solidaire.
Le seul point positif, je cite de mémoire E Hazan, c'est que en mettant en prison la jeunesse lettrée et politisée, on permet la rencontre avec la jeunesse de la banlieue dépolitisée et révoltée, c'est de cette rencontre que naîtra le fermant d'une révolte plus forte que celle de 68.
De pianoman
musicien libre | 22H18 | 03/12/2008 |
je croyais naïvement que pour mériter l'appellation de « terroriste », il fallait avoir tué plein de gens, alors pouvez-vous me dire si j'ai raté un épisode concernant ces « terroristes », de préférence avec plein de morts , des gens qui crient et qui courent partout,et du sang frais pour les J.T de TF1 ?
à pianoman
De jean.pierre
22H39 | 03/12/2008 |
vous jouez du piano debout ?
à pianoman
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 22H40 | 03/12/2008 |
Ils ont simplement confondu terriens et terroristes.
à pianoman
De johanjohan
johan | 00H02 | 04/12/2008 |
C'est simple, vous confondez terrorisme et anti-terrorisme.
En gros le terrorisme est ce à quoi vous pensez, une action violente qui fait souvent plein de victimes et qui est revendiquée en vu de déstabiliser un pouvoir.
Pour ce qui est de l'anti-terrorisme :
« La clé de voûte de l'approche antiterroriste du système judiciaire français est le délit d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, qui a une définition très large.
Ce délit, introduit par la Loi n° 96-647 du 22 juillet 1996, habilite les autorités à prendre des mesures préventives bien avant la commission d'un crime. » -rapport de Human Rights Watch-
Autrement dit, vous êtes peut-être un terroriste sans le savoir, c'est aux autorités de décider si vous avez des intentions malsaines.
De sam09
23H08 | 03/12/2008 |
On peut être d'accord ou pas avec « L'insurrection qui vient », en partie, en totalité ou pas du tout, mais on ne peut que se révolter contre les dires de la police qui attestent que « le groupe de Tarnac » sécrètera automatiquement des terroristes.
On a là du délit d'opinion et de la police préventive sur ce que les gens « risquent » de devenir. On a tenté de faire le coup récemment avec les enfants de trois ans qui « risquent » de devenir délinquants. On voudrait appliquer ce principe de précaution à l'ensemble de la société.
C'est ça qui est très grave.
De Invisible69
(universitaire) | 23H29 | 03/12/2008 |
Bonsoir à toutes et à tous,
C'est la première fois que j'écris un commentaire dans ce média. Je profite de la possibilité d'interagir pour apporter un complément sur les visées politiques qui s'ouvrent à toutes celles et ceux qui se sentent concernés par cette « affaire », et plus généralement par la situation de notre monde.
Alors que les actions légitimes pour le pouvoir ne sont légitimes que parce qu'elles ne remettent pas en cause un certaine ordre (CF la provocation de Sarkozy sur les grèves qu'on n'entend plus), d'autres pensent d'autres moyens d'actions (manifestation sauvage, sabotage, entraide dans les quartiers, dans les communes, coopérative…). Il ne s'agit pas de s'arrêter sur le bien-fondé « tactique » « moral », même si ces considérations doivent avoir leur place, je n'en doute pas, mais d'en comprendre les perspectives politiques qu'elles ouvrent. Autrement dit, même si on peut être choqué de la violence de certains d'entre nous dans ce monde, celles et ceux qui se sentent concernés, affectés par ce « qui se passent » peuvent rejoindre le « mouvement ». C'est prendre le parti pris que ce ne sont pas les revendications qui sont porteurs du politique, au risque de rester dans des combats sectoriels et nous diviser, mais que le « y'en a marre » est porteur d'une qualité politique car il en appelle à une situation individuelle, partagée par nombre d'entre nous. C'est dans cet ensemble que nous pouvons penser cet avenir, et l'expérimenter.
Au vu de la situation, les rendez-vous ne manqueront pas… Dans nos quartiers, nos villages, nos entreprises, sans en référer à quiconque.
A bientôt,
De Miss Bouzland
Cow girl | 23H43 | 03/12/2008 |
Communiqué de la plus haute importance : un gigantesque coup de filet a permis d'arrêter les responsables des retards de trains : l'ensemble du personnel de la SNCF est actuellement sous les verrous.
Ah non ? Tiens, pourtant, à leur place, c'est là que j'aurais cherché au lieu de courir après un mouton à cinq pattes
De occor43
employe | 00H09 | 04/12/2008 |
Selon les medias, en 20 minutes et dans le noir total, ils auraient place autour du cable qui je le rapelle vehicule de l'électricité à haute tension, des crochets métalliques et au moins soudé une tige qui empeche le dit crochet de se barrer au premier à coup ( vous pouvez constater sur tous les gros plans qui ont ete diffuses ). De qui se moque t on ? ? ?
Sont ce les « forces de l'ordre », qui auraient pu avoir le temps matériel qui ont monté tout ceci ? Qui detient le matériel pour faire ça en toute securité ? A qui profite le crime ?
à occor43
De amilcar
peureux célèbre | 11H22 | 04/12/2008 |
ben c'est mieux que ça, nous avions donc l'ultra gauche en pleine nuit sur une échelle à 3 mètres du sol avec un fer à souder, j'entends une pub pour un film : « comme une étoile dans la nuit », c'est bien de cela qu'il s'agit, faire fonctionner un fer à souder dans la nuit sous les yeux des poulets tapis dans l'obscurité, nos amis de la police ont-ils des photos de ce modeste mais génial feu d'artifice ?
loin de moi l'idée de commenter un morceau d'actualité si délectable, les gens qui dorment la nuit ne savent pas ce qu'ils ratent, sincèrement la seule chose qui m'étonne c'est que les voisins de ce manège n'aient rien remarqué de suspect, une mamie insomniaque qui voit un fer à souder cracher dans la nuit par sa fenêtre, la mamie aura peut-être pris une photo, bon on peut pas demander à une mamie des talents de photographe nocturne extraordinaire, imaginons que les escarbilles du fer à souder éclaire le visage de l'exécutant, et forcément ça n'éclaire pas ses 20 complices qui attendent en bas du pylône mais que la police qui les suivait n'a pu voir que de dos, à moins qu'ils ne se soient relayés pour souder en hauteur dans la nuit
je ne vois pas comment je pourrais commenter l'actualité tant qu'elle sera de ce tonneau, parce qu'à tout cela il n'y a qu'une seule explication, un taux de alzheimer élevé au ministère de l'intérieur, un problème neuronal de la ministre, les autorités tiennent un discours incohérent, que faire ? nos amis poulets ont observé cette séance de soudure aérienne mais nocturne sans que la puce ne leur vienne à l'oreille de téléphoner à la sncf pour éviter le retard d'un train, ils ont attendu de prendre le train en flagrant délit, ou bien je me trompe ?
De max14z
sans emploi | 00H30 | 04/12/2008 |
voila comment l'etat voit les rebelles du systemes actuelle : des TERRORISTES ! ! ! ! ! ! !
encore une belle bavure de la part de la police, et une belle bourde du gouvernement, car sa m'éclaire l'esprit kan j'entend tte leurs conneries……^^
De fhg
Voisin | 02H02 | 04/12/2008 |
Toute cette histoire de terrorisme c'est donc du flan.
Des 10 jeunes arrêtés le 10 nov dernier, il n'en reste plus que deux en tôle, et encore on se demande pourquoi puisqu'il n'y a pas de preuve.
Donc à quoi a bien pu servir toute cette histoire et pourquoi a-t-elle éclatée PRÉCISÉMENT le 10 novembre ?
Pour créer un climat de peur et mettre un cran de plus à la répression, mais peut être aussi pour nous divertir de quelque chose d'important, pour faire diversion en quelque sorte.
L'arrestation s'est produite le 10 nov et les médias n'ont parlé que de ça les jours suivants.
Le 13 nov a eu lieu à Paris la conférence-débat de Richard Gage et aucun média n'en a parlé, ni en bien ni en mal, pas un mot.
Richard Gage est un architecte américain membre d'une association de plusieurs centaines d'architectes et ingénieurs qui réclament l'ouverture d'une enquête indépendante sur ce qu'ils sont persuadés être des démolitions contrôlées des trois tours le 11 sept 2001.
Et d'ailleurs, combien de Français savent que trois tours et pas seulement deux sont tombées le 11 sept ?
Et ceux qui le savent, ils n'ont pas pu l'apprendre au journal de 20 heures ni dans un article d'un journal papier ou autre (et pour cause, pas un mot des uns comme des autres), mais en allant chercher eux mêmes sur internet.
Tout ça est quand même étrange n'est-ce pas ? Ces dates si proches, et surtout cet évènement si important qu'il faut taire à tout prix.
à fhg
De XavXav
13H09 | 04/12/2008 |
J'ai aussi eu une crise d'hémorroïdes à cette date, je suis heureux de voir que la manœuvre que j'ai mis en place pour détourner les regards des problèmes de fondements qui m'affectent a bien fonctionné…
Signé : Naboléon.
De Le flou stoique
Cf fiche n°15673B | 04H29 | 04/12/2008 |
Je voudrais essayer de donner quelques réponses sur les questions que se posent certaines personnes sur l'attrait des groupes autonomes : d'une part, ce sont souvent les plus actifs dans les luttes sociales, et d'ailleurs en sont souvent à l'origine dans les universités, là où les traditionnels syndicats étudiants (et notamment le plus célèbre) essaient de suivre puis de récupérer le mouvement, trop occupés qu'ils sont à essayer de recruter de nouveaux militants. Ce qui nous amène au constat que face à des organisations rigides recevant leur ordres de Paris, ces mouvements sont souvent les plus réactifs et la plupart du temps les seuls qui acceptent de débattre en toute honnêteté intellectuelle avec les étudiants sans ressortir un baratin propagandaire dont on sait très bien qu'il a été écrit par trois étudiants enfermés dans leur bureau parisien. Ces gens ont des convictions et les défendent sans arrière pensée personnelle ou organisationnelle. Voilà pourquoi, dans le système de pensée actuelle, ils auront toujours au moins beaucoup raison…
De Serge Quadruppani
Nomade italo-bellevilois | 08H11 | 04/12/2008 |
Sans fausse modestie, observons que les analyses de ma tribune (http://www.rue89.com/2008/11/18/extreme-gauche-on-fabrique-un-epouvantai…) sont confortées un peu plus chaque jour.
1)Le vide du dossier commence à apparaître avec ces mises en liberté. Comme l'a dit Me Terrel : si vraiment il s'agissait des terroristes qu'on nous a présentés, est-ce qu'on en libèrerait ainsi la plus grande partie ?
2) Il a été dit à plusieurs reprises par des spécialistes que ces sabotages (qui que ce soit qui les ait commis) ne pouvaient en aucun cas provoquer de déraillement et de dégât humain. Comme l'a dit le juge anti-terroriste Gilbert Thiel dans une excellente interview à Libération : .« Le fait d'emmerder le monde et d'occasionner un préjudice financier n'est pas suffisant pour caractériser une démarche terroriste. »
3) S'agissant du troisième point de ma tribune, à savoir la nécessité pour ceux qui parlent de l'« ultra-gauche » de se documenter un peu, je ne saurais trop recommander d'aller voir ceci : http://ultragauche.wordpress.com/2008/12/02/ultime-hyper-totale-gauche-u…
Cela devrait aider à éviter les généralisations hâtives, comme l'ultime paragraphe du par ailleurs bon résumé proposé par Chloé Leprince.
Signalons pour finir que l'épouvantail médiatique fabriqué par MAM s'est très bien exporté puisqu'en Belgique, un membre du comité de soutien lancé par Noël Godin (dit Legloupier, célèbre entarteur) a été gardé à vue plusieurs heures pour simple possession de tracts de soutien et une librairie et l'appartement du libraire perquisitionnés, un ordinateur saisi… (voir Soutien11novembre@bruxxel.org)
à Serge Quadruppani
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 08H57 | 04/12/2008 |
Voir aussi :
http://libertesinternets.wordpress.com/2008/12/01/criminalisation-des-mo…
De mauser
08H25 | 04/12/2008 |
Juste une question en passant, il n'y a rien qui vous choques dans les ferrailles posées sur le caténaire. C'est du bel ouvrage et bien pensé. Le genre de plaisanterie qui ne s'invente pas elle s'apprend et pas n'importe où.
Vu l'âge et le niveau d'études des participants il est quasiment certain qu'ils n'ont pas fait l'armée et encore moins dans les unités qui vous apprennent ce genre de choses.
En plus poser le piège sur une ligne à haute tension sans se transformer en poupée charbonneuse, demande aussi de l'outillage et un savoir faire certain.
Enfin je dis ça mais il vrai que je ne connais pas les formation dispensées par certaines grandes écoles
à mauser
De Au sud de nul part
Situation | 09H23 | 04/12/2008 |
Bonjour mauser.
Oui, je suis bien d'accord. J'aimerai bien qu'un spécialiste se penche sur la question.
A.S.D.N.P
De aissachris
techelec s/of | 09H04 | 04/12/2008 |
glop glop arheu a tous
chere chloé, j ai lu votre article mais n y ai pas trouvé info quant a l enquete concernant les sabotages, et des dixaines de trains retardés depuis la mise au frigo des correziens sont des revelations, non ? me tromperais je ? ou pas de retards depuis ? Ah…
qu en est il de la piste des ultras syndiqués cheminots ? le patron sncf monte en ligne une fois tres vite, tres tres vite pour defendre les premiers soupcons portés au personnel de la société, et tout le monde est blanchi…m ouaich, aussi vite on noie le poisson grace à un type qui se l a joue perso et super héros, …
le ppcm pgdc dans toutes les peurs mediatisées, c est la police, les soldats des quartiers rebelles entrainés à guider le troupeau sur la piste ouverte par les lois ou decrets concoctés par des gens n imaginant pas les autoroutes à portée.
Non, j dec, mais votre papier n est qu un relent rancunier d une manip qui fait tourner la presse et vivre les journaleux, et on ne crache pas dessus, mais on veut nous aussi des révélations.