La libération de trois mis en examen dans l'affaire de la SNCF affaiblit la thèse de l'apparition d'un « terrorisme d'ultra-gauche » organisé.

Trois des cinq suspects de sabotage contre la SNCF ont été remis en liberté ce mardi. Benjamin, Gabrielle et Manon sont sortis après avoir passé trois semaines en prison. Ils avaient été mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».
Me Irène Terrel, avocate des trois suspects relâchés, a salué ce qu'elle présente comme « un désaveu radical de la procédure ». Tout en parlant de « victoire relative » après trois semaines d'une enquête hypermédiatisée. Médias, police, justice : décryptage du rôle de chacun de ces acteurs dans la montée en puissance médiatique d'un « terrorisme ultra-gauchiste ».
La presse les a d'abord présentés comme des « enfants de bourgeois paumés », puis comme « des intellectuels déclassés ». Puis Rue89 a ressorti Tiqqun, revue situationniste dans les pas de Guy Debord, dont Julien Coupat, présenté comme le leader du groupe, était un des piliers.
Quelques jours plus tard, dans le reste de la presse, les biographies de ces anonymes célèbres ont commencé à s'étoffer. Se dessine une silhouette floue, certes, mais moins caricaturale que ce que l'on a bien voulu en dire.
De fait, il s'agit plutôt des gens lettrés (Julien Coupat a fait l'Essec avant d'entamer une thèse à l'EHESS), qui affichent leurs convictions et ont, pour certains, pris des positions publiques qui entrent en résonance avec le « terrorisme ferroviaire », tradition anarcho-syndicaliste du début du XXe siècle.
Dans la presse toujours, il s'écrit que les cinq suspects (à quoi s'ajoutaient d'autres, contre qui les poursuites avaient tôt été abandonnées) étaient les auteurs de « L'insurrection qui vient ». Un essai publié à La Fabrique par l'éditeur Eric Hazan.
Lui qui parle de Coupat comme d'un « ami » n'a de cesse de réaffirmer la confidentialité des auteurs. N'empêche, dès les premières heures de l'enquête, la police a confié aux médias une très forte présomption de paternité pour cet écrit érigé bientôt en « pièce à conviction ». Une paternité que rien aujourd'hui ne permet d'étayer.
L'hypermédiatisation a-t-elle renforcé la défiance envers les médias dans ces cercles militants ? Pas forcément : suite à un premier article, sur ce que Michèle Alliot-Marie continue d'appeler « la mouvance anarcho-autonome », plusieurs riverains nous ont contactés pour proposer d'échanger… y compris des idées de lecture ! Merci pour cela, leurs témoignages restent les bienvenus et notre téléphone accessible (sauf la nuit ! ).
Le 10 novembre, 20 personnes sont interpellées sur tout le territoire. En tout, 150 policiers sont mobilisés à l'aube à Paris, Rouen, dans la Meuse et en Corrèze (et en particulier à Tarnac, intronisée phare médiatique du département). La moitié d'entre elles sont relâchées, les autres placées en garde à vue.
Le week-end précédent, la SNCF annonçait que plusieurs tentatives de sabotage avaient endommagé ses caténaires. Bilan : 160 trains retardés, mais aucun accident.
Aussitôt, la ministre de l'Intérieur sort le porte-voix. Michèle Alliot-Marie parle très vite d'interpellations pour « appartenance à l'ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome ». A ce stade, la plupart des Français découvre le terme « autonome » (un peu fourre-tout, le mot est utilisé par les RG depuis les années 80).
En réalité, plusieurs circulaires montraient déjà du doigt cette sphère à géométrie variable où les affinités sont électives et les points de convergence pas exclusifs. Côté renseignement, on scrutait déjà de longue date les plus activistes.
A Paris, on a vu le changement de génération se faire en 2006-2007, avec l'apparition d'une nouvelle garde très jeune. Alors qu'en 2003, au moment du Forum social européen, le gros des autonomes du black block en queue de manif était déjà connu des services de police depuis les années 80.
A l'époque, ceux-là avaient la trentaine et sortaient des grandes vagues de revendications libertaires dont voici une exégèse en images, période 1975 (un brin savante, on vous aura prévenu). (Voir la vidéo)
Alors qu'une partie de l'opinion s'étonne du coup de filet contre un groupe d'anciens étudiants hyperpolitisés, le ministère de l'Intérieur affirme qu'il ne s'agit pas d'un procès d'intention : « L'Insurrection qui vient » et le pédigrée militant des suspects ne fait pas tout, assure la place Beauvau. On découvre ainsi qu'une enquête était en cours sur Coupat et son amie, dont on apprend très vite qu'ils ont été aperçus à proximité des caténaires en question. Ils étaient en effet filés. En revanche, la « trace ADN » évoquée un temps devait vite disparaître des briefings.
De source policière, on apprend que la surveillance s'est, depuis, intensifiée. Avec une efficacité redoutable : à la fin de chaque manifestation, des listes de noms sont communiquées à la hiérarchie. Avec toutefois des imprécisions (la « mouvance autonome » reste difficile à circonscrire sur le terrain).
Dans les faits, la mobilisation est maximale côté forces de l'ordre et, en trois semaines, l'idée qu'il existe une minorité agissante ultra-violente aux contours imprécis s'est solidement installée dans l'Hexagone. Vous êtes nombreux à avoir trouvé que nous, journalistes, avions « fabriqué un épouvantail » alors même que seules deux personnes restent aujourd'hui inquiétées par la justice sur les vingt interpellées.
En ces domaines, le discours policier jouit en effet d'un relais médiatique important, comme le montrent ces images d'archives de 1971, époque Marcellin à l'Intérieur. (Voir la vidéo)
Si la surveillance des activistes d'extrême-gauche n'est pas nouvelle, la réplique judiciaire s'est toutefois bel et bien intensifiée. Vous avez déjà pu consulter sur Rue89 des documents internes au ministère de la Justice qui remontent au 13 juin et qui en attestent.
Peu de choses ont filtré du côté de la magistrature, très prudente depuis trois semaines sur les procédures pour terrorisme concernant l'ultra-gauche. Des affaires dont les parquets sont pourtant de plus en plus saisis. Et ce depuis plus d'un an, précise anonymement une magistrate.
Pour le père de Julien Coupat, il s'agit ni plus ni moins que d'un « délit d'opinion ». C'est ce qu'il affirmait sur les ondes de RTL le 18 novembre. Marqué mais très remonté, l'ancien médecin qui a fondé un laboratoire pharmaceutique faisait le parallèle avec ses années 68, estimant que l'enquête contre son fils (toujours incarcéré) donnait presque envie de militer à l'ultra-gauche.
L'affaire Coupat n'est pas un cas isolé et plusieurs riverains sont revenus vers moi depuis l'arrestation du « groupe de Tarnac », pour raconter que leur fils ou le copain de leur fils avait été arrêté en fin de manif, mis en examen puis écroué alors qu'il se disait « autonome ». Tous déploraient avant tout le choix d'une réplique carcérale.
De fait, on peut se demander si la prison ne risque pas de radicaliser ces jeunes militants. Comme, il y a plus de vingt ans, la prison avait contribué à radicaliser la position luttarmiste d'Action directe.
Photo : sur les rails de la SNCF, en mars 2004 (Regis Duvignau/Reuters).





















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à Béatrice1
De XLanig
dilettante | 19H23 | 03/12/2008 |
Béatrice,
Juste ne pas oublier qu'il s'agit d'une « procédure anti-terroriste » et que celle-ci n'autoriserait pas la mise en liberté !
Dès lors, il ne s'agit plus de « terrorisme »… Mais de tout autre… délit, infraction, que sais-je.
Et puis, il est d'évidence qu'un tour de passe-passe de 4 milliards d'euros est un délit bénin au regard d'un supposé sabotage de la ponctualité ferroviaire !
à Béatrice1
De johanjohan
johan | 19H30 | 03/12/2008 |
J'hésite à vous répondre, je sais que vous me taperez sur les doigts de mon ortho catastrophique. Simplement, d'habitude les cours de justice ne laisse pas sortir les terroristes en attente de procès, car ils pourraient recommencer d'ici là ou être tenter de se faire la belle dans un autre pays. Vous qui ne doutez pas de la bonne marche de la Justice en France, je vous conseille ce rapport
http://www.hrw.org/fr/reports/2008/07/01/la-justice-court-circuit-e-0
à Béatrice1
De violeta
psy | 00H31 | 04/12/2008 |
Vous ne vous faites pas d'amis ici car ils sont ailleurs - de toute évidence- à moins que vous ne développiez une tendance morbide à être toujours « du côté du manche » dans un lieu épris de justice sociale. Vous vous êtes sans doute égarée ! Pourtant je ne vous imagine pas vraiment tout près du POUVOIR : vous ne passeriez pas tant de temps sur rue 89 ! !
Non, vous semblez avoir le goût des autres seulement s'ils sont bien lotis, propres sur eux et sans revendication, vous semblez avoir une confiance éperdue dans les institutions du pays, toute opposition laminée !
En un mot vous vous délectez à mener une contradiction systématique car sans doute vous haïssez la GAUCHE, ses désirs de défense et de reconquête du pouvoir au bénéfice du plus grand nombre. Mais aussi je n'oublie pas, car vous m'avez interpellée sur un autre article : je vous trouve très péremptoire et agressive.
Enfin sur le fond de votre réflexion, nous ne pourrons pas vous convaincre puisque vous détestez tous ceux qui vous parlent de libertés, pour vous les 9 jeunes sont coupables : un point c'est tout, tant pis pour vous.
à violeta
De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 13H31 | 04/12/2008 |
Bien répondu Violeta ! ! : )
De liberté_ en sursis
chercheuse de trèfles à quatre et ... | 19H24 | 03/12/2008 |
Réunion Publique suite aux arrestations anti-terroriste Samedi 6 à 17h à Montreuil
La nécessité d'être solidaire implique de trouver les moyens de se ressaisir de la situation et de ne pas se laisser gouverner par la peur. Lors de la discussion publique de Samedi (à 17h à la Parole errante au 9 rue françois Debergue à Montreuil, Métro croix de chavaux) seront discutées les questions de l'anti-terrorisme, des actes de luttes comme le sabotage et de la solidarité effective. Ce pourrait être un début pour organiser la riposte !
Le 11 novembre au matin, les usagers du rail sortent de la terreur : on vient d'arrêter les « commandos anti-TGV ». Michèle A.M. parade, sa belle prise est exposée par les médias, embarqués depuis le début dans l'opération. Deux jours plus tard, on semble plutôt reprocher aux interpellés d'avoir eu « l'intention » de commettre de tels actes. Ainsi allaient-ils finalement pouvoir devenir une sorte de « cellule », appartenant à une « nébuleuse », qui s'en serait, tôt ou tard, pris aux vies humaines. Magie de l'antiterrorisme : à mesure que les faits se dématérialisent, l'affaire s'aggrave. La lutte antiterroriste ne s'intéresse pas tant aux actes qu'aux sujets qui pourraient les commettre. Un sujet, cela se fabrique. A partir de vies bien réelles, avec leurs particularités, leurs habitudes, leurs liens. Ces liens constituent d'ailleurs un objet d'investigation privilégié. C'est ainsi que la police construit une « mouvance », un « réseau », ou n'importe quel autre chien de mot signifiant une appartenance diffuse. Ce type d'objet a toujours convenu aux méthodes de la flicaille. Il offre un caractère inépuisable qui fait tout son charme. Les enquêtes n'ont plus de fin, elles sont extensibles à volonté, la menace est permanente, omniprésente. Fabriquer un sujet terroriste, cela consiste en des procédures concrètes. Annoncer des menaces futures, leur fabriquer des appellations. Faire arrêter neuf personnes au petit matin, par des flics cagoulés, armés jusqu'aux dents. Les conduire dans des locaux spéciaux. Là, les garder quatre jours en cellule. Quatre jours ponctués d'interrogatoires nombreux et interminables, aux termes desquels n'importe qui serait prêt à avouer que sa grand-mère a conçu les attentats contre le World Trade Center. Pas d'avocat, si ce n'est à la fin, quand on aura eu le temps de les questionner sur ce qui est essentiel dans cette affaire : ce qu'ils vivent, ce qu'ils lisent, qui ils fréquentent, avec qui ils baisent. Il faut savoir s'ils ont manifesté, un jour, à Vichy, s'ils ont compris ou commis quelque ouvrage et pourquoi ils n'habitent pas, seuls, dans un appartement, mais vivent et s'organisent ensemble. Il n'y a plus alors qu'à extraire de cela les éléments adéquats et les retraduire dans le jargon de l'antiterrorisme. Produire ainsi, assortie de détails pittoresques, l'image de neuf clandestins, organisés en cellule, disposant d'un chef, et s'abreuvant d'un manuel de lutte armée. Qu'importe que le fameux bréviaire secret se trouvât déjà en possession de plusieurs milliers de lecteurs, qui avaient pu se le procurer dans n'importe quelle librairie. Qu'importe qu'il fût impossible même aux journalistes venus accréditer cette thèse de confirmer tant soit peu ce portrait de clandestins reclus, coupés du monde. Le terme de « terrorisme » a le pouvoir de changer l'eau en vin, et pour ceux à qui on l'applique, chaque aspect de l'existence devient l'objet de soupçons si ce n'est une preuve accablante. La réalité à partir de laquelle on a construit ici des terroristes, cette réalité, la justice peut toujours la trouver criminelle ; pour notre part, nous trouvons encore heureux que 3000 personnes s'opposent physiquement à la tenue d'un sommet ministériel sur l'immigration à Vichy, et honorable d'être solidaires de ses amis en garde à vue. La SNCF recensait en 2007 vingt-sept mille actes de malveillance contre son réseau ferré. Le sabotage à proprement parler est un acte encore banal, dans toute grève bien menée – et le mouvement cheminot de l'automne dernier est encore venu le rappeler. Pour autant, et malgré la vive terreur que semble provoquer un blocage efficace du trafic ferroviaire, on n'avait pas encore brandi, dans de tels cas, la catégorie « terroriste », et l'arsenal judiciaire et policier exceptionnel qui l'accompagne. Ce qui s'est passé le 11 novembre est une provocation objective, qui a valeur de test. Il va de soi que si l'affaire s'éteint doucement dans le silence, tandis que croupissent en prison ceux qu'on a si grossièrement désignés à la vindicte universelle comme terroristes, rien n'empêchera que ce silence soit interprété comme un assentiment général donné au procédé, et à ses applications à venir. Ici, comme en Italie, en Allemagne, aux Etats-Unis, il est clair que l'antiterrorisme n'est pas une série de lois d'exception que chaque pays s'accorde mais bien la base d'un nouveau régime de gouvernement mondial.
Nous annonçons la création d'un comité de soutien à Paris. Il visera à soutenir matériellement et moralement les 9 personnes arrêtées le 11 novembre, dont 2 sont encore aujourd'hui en prison. Il s'engage dans une défense commune, de l'ensemble des arrêtés, quelque soit leurs chefs d'inculpation. Il refusera de communiquer plus particulièrement sur telle ou telle personne. Il ne perdra pas de temps à s'étendre sur la réalité des faits qui leur sont reprochés, et donc sur la question de l'innocence ou de la culpabilité des inculpés. Le comité de soutien se donne pour principe de refuser la présence des média à ses réunions, et s'autorisera à communiquer avec eux selon ses propres termes et conditions. Plus que le soutien aux neufs mis en examen, le comité vise à tout faire pour que la machine antiterroriste – qui s'était mise en marche bien avant ce jour-là – ne puisse pas continuer son travail d'écrasement dans l'assentiment général. Cela passe par l'attaque du montage politique et médiatique visant la création d'un nouvel ennemi de l'intérieur : la « mouvance anarcho-autonome ». Le comité affirme son soutien aux 6 personnes prises depuis, janvier 2008 dans le tourbillon judiciaire qui accompagne cette fabrication – tous sont mis en examen dans le cadre d'une instruction antiterroriste : Ivan et Bruno pour avoir transporté des fumigènes artisanaux, Isa et Farid pour avoir convoyé du chlorate et des plans d'établissement pénitentiaire ; Juan, Isa et Damien sont aussi soupçonnés d'une tentative d'incendie d'un véhicule de police, et sont pour cela incarcérés depuis plusieurs mois sous le coup des assises antiterroristes. L'objectif immédiat du comité est la libération de toutes les personnes incarcérées et la fin des poursuites judiciaires à l'encontre des inculpés.
REUNION PUBLIQUE SAMEDI 6 DECEMBRE – 17 H
à La Parole Errante 9 rue François Debergue Montreuil sous bois Métro Croix-de-Chavaux
De : comité de paris
mercredi 3 décembre 2008
à liberté_ en sursis
De éternellerebelle
enragée ! | 22H25 | 03/12/2008 |
Bonsoir LIBERTÉ en sursis
Respect pour votre soutien à tous ces embastillés,victimes d'un pouvoir policier
sùr que la lutte solidaire est indispensable
vu qu'une violence policiére chasse l'autre avec
l'honniprésident…..
De Toto le terroriste
Electron libre | 19H08 | 03/12/2008 |
Ce qui est très étonnant avec cette affaire, c'est à quel point à la lecture de tous les médias, on a l'impression que ces sabotages sont gratuits.
Pourtant, ces sabotages ont été revendiqués (le rapport de fin de garde-à-vue de la DCRI en fait même mention). Une lettre a été envoyé à un quotidien allemand (le Berliner Zeitung je crois) en revendiquant des actions de sabotages sur le réseau ferré français et allemand (Assiste-t-on à la même déferlante « antiterroriste » en Allemagne alors même que le Ministre de l'Intérieur est loin d'avoir des sympathies pour l'anarchisme ? ).
Il s'agit d'action antinucléaires, destinées à empêcher le passage d'un train Castor (qui transporte des déchets radioactifs) de France vers l'Allemagne. Ces actions ont été revendiquées « en mémoire de Sébastian », militant antinucléaire mort sur le passage d'un train Castor il y a quelques années …
En Allemagne, il y a eu de nombreuses actions contre le passage de ce train. Le mouvement antinucléaire en France étant relativement faible et se réduisant à « Sortir du Nucléaire », la presse n'en a pas parlé.
Que les 9 de Tarnac soient impliquées ou non dans ces actions n'en fait pas d'eux des terroristes « qui veulent détruire la société » et qui s'attaquent à la SNCF comme entreprise symbole de l'Etat. Il s'agit là d'un acte politique écologiste qui utilise l'action directe.
De XLanig
dilettante | 19H09 | 03/12/2008 |
« on peut se demander si la prison ne risque pas de radicaliser ces jeunes militants. Comme, il y a plus de vingt ans, la prison avait contribué à radicaliser la position luttarmiste d'Action directe. » Je ne le crois pas ! Ne le souhaite pas.
Si Jean-Marc Rouillan et ses compagnons de dérive sont passés à la « Lutte armée », c'est dans un contexte différent : la lutte du « Mouvement Ibérique de Libération » en Espagne, son prolongement GARI, puis Action Directe… Toute une épopée entre la Dictature franquiste et une réelle certitude d'être dans une période (pré)-révolutionnaire. La lutte armée était, pour beaucoup de militants, un éventualité… Une possible épopée.
Aujourd'hui, nos enfants n'ont plus foi en un progrès ni social, ni culturel, ni économique : pour beaucoup d'entre-eux, ils sont massivement des exclus. L'idée de Révolution ne leur est plus évidente, comme elle la fut pour nous.
Néanmoins, ils se reconnaissent dans une Histoire du mouvement social. Histoire dans laquelle Terrorisme et Sabotage sont clairement distingués. Ils construiraient plus un « ici et maintenant » qu'un avenir radieux : et pour cela les armes ne plus une possibilité
Non, l'emprisonnement de nos enfants n'est pas un moment de leur radicalisation. C'est une violence qui leur faite par ceux qui avaient juré d'en finir avec le mouvement social, les dérèglements de la jeunesse. Par ceux, pour qui toute contradiction doit être éteinte, réprimée.
C'est ce qui est « politiquement » beaucoup plus dangereux que quelques « casseur-de-vitrines », commentateurs de Debord ou saboteurs de trains.
à XLanig
De dahu74
déclassé disqualifié mais vivant | 09H48 | 04/12/2008 |
La violence des moyens policiers et judiciaires étatiques au profit d'une oligarchie corrompue, avide et autiste ne peut que générer une contre-violence en retour. Celle-ci va alors permettre au pouvoir de justifier et amplifier, caisse de résonance des média à l'appui, sa politique ultra-sécuritaire, son darwinisme social, ses mesures d'exception.
Cette affaire saugrenue n'est pas un cas isolé. Outre qu'elle permet de détourner l'attention du public du problème de l'accélération de la domination sociale d'une minorité, elle s'inscrit dans une logique de radicalisation ultra-libérale. Elle rejoint les projets de détection de la délinquance au berceau ou presque, la casse des lois relatives à la justice des mineurs, la criminalisation des revendications et luttes sociales, l'octroi d'avantages fiscaux à une seule classe privilégiée, la paupérisation des services publics (hôpital, éducation, media,..),…
Pour cette violence là, le pouvoir en place, les maitres qu'il sert et ses valets, devront peut-être payer un jour le prix du sang, puisque le bras de la Justice ne peut les atteindre
De Emma Indoril
Nérévarine | 19H15 | 03/12/2008 |
Psschit !
De theodore-perier
fonctionnaire | 19H34 | 03/12/2008 |
J'ai lu dans libé le méa culpa de Michel Onfray qui avait à l'époque des arrestations pris pour argent comptant les propos d'Alliot-Marie.
Un libertaire digne de ce nom n'a pas à condamner sur la place publique quelque action que ce soit qui viendrait de son propre camp dans la mesure ou il n'y a pas atteinte à la vie de personnes innocentes, et ce quoiqu'il en pense.
La violence n'a jamais abouti à rien, au contraire, elle sert souvent de pretexte à une repression accrue du pouvoir. Cependant, devant l'injustice et les politiques liberticides, elles sont malheureusement inévitables.
Comptez pas sur moi pour les dénoncer.
De egide
Littéral | 19H38 | 03/12/2008 |
Votre article illustre bien le décalage effrayant entre l'actualité et le passé dramatique des années 70.
A la vision paranoïaque des conservateurs, utilisant la menace du terrorisme pour justifier par leurs opérations de police des lois sécuritaires et liberticides hâtivement votées, le verbiage post-nihiliste répond avec bien trop d'à propos.
Et le spectre d'éventuelles provocations et de manipulations sordides de basses officines se rappelle à nous.
Lors du premier septennat de Mitterand, on n'avait pas attendu plus de temps avant de se livrer aux joies malsaines des actions illégales pour raisons d'État.
Pour l'instant, les maladresses répressives du ministère de l'intérieur n'ont pas encore produit une tragédie telle que l'exécution à froid d'un suspect d'origine brésilienne dans le métro de Londres par des unités de police anti-terroriste britanniques.
L'anarchisme a toujours été desservi pas des activistes qui s'en réclamaient. L'échec politique de la violence politique est patent. C'est même une des leçons historiques majeures du XXème siècle.
Au moins Jules Bonnot, agonisant, trouvait la force d'écrire encore quelques mots qui ne mentaient pas sur son désespoir et l'horreur de mourir abattu comme un animal sauvage après une traque atroce.
Depuis, la police nationale a armé jusqu'au moindre de ses agents.
J'ai vraiment l'impression, pour des raisons qui m'échappent encore, que l'on instrumentalise des actions d'opposition très légitimes, comme la défense des sans-papiers, contre l'exclusion et la grande pauvreté, contre l'extension de l'emprise marchande de la société, en brandissant des banderoles qui font état de ces causes pour justifier lors d'affrontements très durs avec les forces de l'ordre un activisme illégal et foncièrement antisocial et apolitique.
Loin de représenter l'une des facettes qui renouvellerait la contre-culture, la logorrhée anticapitaliste actuelle est en train de disloquer les gauches européennes.
Le fond commun de ces protestataires n'est pourtant pas si confus même si la rhétorique n'en est pas nouvelle :
- rejet massif de la modernité technologique
- refus d'agir dans le contexte de la métropolisation urbaine
- anti-cosmopolitisme foncier dont le refus d'assumer l'élargissement de l'Europe
- refus acharné de toute implication gestionnaire.
- recours au romantisme échevelé de l'identité populaire
- panthéisme brut idéalisant la nature
- rejet des intellectuels assimilés à des experts
- rejet des arts à cause de la corruption des artistes
- rejet de la littérature au prétexte que l'action prévaut sur le discours.
- apologie du localisme
- idéalisation du subjectivisme individuel
- mythologie du désastre urbain
- activisme fusionnel et émotionnel des mouvements populaires dans la rue et qui considère l'émeute comme ordalie politique suprême au dessus de tout les compromis forcément pourris.
Cependant, si cette affaire illustre une certaine incompétence gouvernementale, l'absurdité d'une politique du tout-répressif, elle démontre aussi les égarements d'une protestation aussi vide de sens et de perspectives que les discours qui la promeuvent sont obscurs et réactionnaires, elle rend criant le vide politique à gauche et nous permet de constater la fin opératoire de la figure de l'intellectuel engagé. Michel Foucault et Pierre Bourdieu sont bien morts. Et Guy Debord ne mérite pas les héritiers dont on veut à toute force l'affubler.
Espérons qu'on ne sortira pas de la farce qui est au fond la nature de cette affaire où tout est mascarade et jeux de rôle de chacun des acteurs.
Et je pense à la fin malheureuse et ignoble d'un certain Khaled Kelkal, bien oublié aujourd'hui, à qui ont n'a pas laissé la moindre chance.
à egide
De violeta
psy | 14H38 | 04/12/2008 |
vous savez manier la langue, une petite admiration teintée d'interrogations peut suivre votre pamphlet…qui n'est pas moins profondément hostile, je dirai aussi méprisant pour tous ceux en recherche de combattivité. Ils se sont laissés gagner par le confort ou l'indolence d'une vie où l'on a rêvé un moment qu'on pouvait ne plus devoir se battre ? Ils rabâchent les poncifs du 19ème siècle ? ….
Et alors qu'est-ce qui vous décoiffe là dedans ? Que suite à l'homéostasie relative d'une gauche qui a vécu sur son passé elle montre aujourd'hui quelques difficultés à trouver le ton juste en résonance avec cette époque matérialiste en diable et individualiste à en mourir ?
Qu'est-ce qui vous gêne dans ce discours un peu passéiste je vous l'accorde : la notion de camaraderie ente les hommes qui n'est plus du tout le projet des sociétés modernes, c'est ça que vous voulez dire avec votre idée sur l'implication gestionnaire ? … Cette impérieuse nécessité de moderniser les projets : et si c'était ça la vraie « ringardise » de croire que le néolibéralisme est le seul modèle qui tiendra la route ? Il n'est pas question de retrouver le pays de son enfance que l'on a perdu mais le sens de l'AUTRE à respecter tout bêtement, pas « une tête de turc à spollier » comme cela l'est aujourd'hui. Tant mieux pour vous si vous vous sentez bien dans ce monde de fous sans scrupules !
Vous crachez sur les faiblesses de la gauche en recherche, en appelant presque à la désagrégation de la mobilisation des forces de transformation sociale… Je ne voudrais pas vous imposer mon ressenti, mais que proposez-vous de mieux, si cela vous interpelle bien sur ? REGARDER et JUGER ? Pour ma part je préfère monter dans ce train, je vois trop de gens qui souffrent autour de moi ! ça devient insupportable….. les croisez-vous ?
Il va falloir vous y faire, les « maladroits » sont décidés et ils ne se sentent pas vides du tout, non, juste pleins de colère.
à violeta
De egide
Littéral | 22H27 | 04/12/2008 |
Je ne manie pas la langue aussi bien que vous me l'accordez si vous avez lu du mépris dans mes propos.
J'essayerai de modérer la tonalité de mes critiques. Message reçu, donc.
Je suis effectivement très hostile aux thèses développées par le collectif Tiqqun.
Sans rentrer dans les détails, un commentaire n'y suffirait pas, disons que je trouve particulièrement absurde de prôner l'action illégale et la marginalité sociale volontaire en abusant des systèmes d'aides directes, pourtant très utiles à ceux qui en bénéficient, de faire l'apologie de l'émeute alors que, depuis 1848 toutes les révoltes populaires ont échoué et que s'en sont ensuivies des répressions sanguinaires, des reculs durables des libertés publiques et des régressions sociales.
Seule l'action politique pacifique, opiniâtre et engagée sur la durée a permis de 1936 à 1968, d'améliorer le sort économique et social de la majorité de la population française.
Le recours à la violence politique dite d'extrême-gauche pendant les années 70 et 80 ont abouti à un véritable gâchis qui grève encore durement les italiens et a jeté le discrédit sur toutes les formes de contestation radicale mais non-violente, comme en Allemagne ou en France.
Les expérimentations de la contre-culture des années 60 et 70 comme exemples d'utopie en cours de réalisation n'ont pas surmonté les amalgames destructeurs avec l'agitation factieuse, les brutalités désordonnées et déstabilisatrices enfin les meurtres politiques.
Les actions de guerre civile des nationalistes irlandais et basques ont débouché sur des impasses qui ont dé-structuré durablement les sociétés victimes de ces conflits interminables.
Enfin, la corruption massive des mouvements de libération nationaux et révolutionnaires des pays émergents a disqualifié définitivement le principe même de révolution comme moyen d'accéder à une organisation de la société moins inique.
L'instrumentalisation du soi-disant activisme révolutionnaire par les polices et les services de renseignements des états a provoqué un profond désarroi parmi les tenants de la cause sociale.
Une industrie policière et militariste a vu le jour lors des opérations de répression et une doctrine sécuritaire très homogène malgré les différentes culturelles des sociétés qui adoptent les moyens et l'organisation d'une surveillance généralisée, globalisée et discriminatoire.
L'anti-capitalisme qui fait florès au moment d'une énième crise économique n'est pas fondé sur une critique éclairée du système économique et social.
Pire, ceux qui s'en réclament ne proposent qu'en alternative une version étatiste, nationaliste et isolationiste de l'utopie technocratique dont l'ultra-libéralisme n'est que l'équivalent néo-conservateur.
Cette opposition manichéenne des intérêts est ravageuse.
Outre qu'elle a l'avantage pour chacun des camps de pouvoir abuser du discours populiste et de réduire le débat public à de la communication évènementielle, elle entraine sans qu'on ne l'énonce véritablement l'exclusion d'une partie de la population, celle la plus fragile des laissés pour compte du vaste brassage des populations qu'a entrainé l'essor très rapide des technologies.
Que faire ?
Comprendre le monde dans sa complexité.
Élargir notre culture à toutes les composantes minoritaires en acceptant d'être changé soi-même par l'altérité assumée.
Accepter les réalités économiques non par impuissance ni pour s'y soumettre mais pour agir sur ce qui est à notre portée.
Défendre l'éducation populaire pour défaire l'étreinte de l'acculturation et de la standardisation des enseignements.
Étendre l'emprise juridictionnelle sur la sphère économique et sur la sphère privée. L'unique héritage du siècle des Lumières qui a valeur opératoire malgré l'utopie qu'il représente, c'est le droit égal pour tous et accessible à tous.
L'arbitrage juridictionnel est le seul moyen de réguler les intérêts contradictoires inévitables dans n'importe quelle société ouverte.
Pour ma part, j'essaye de délivrer des critiques et non pas mon opinion (qui n'a aucun intérêt). Évidemment, je suis susceptible d'avoir des points de vue erronés.
Le modèle qui m'inspire, c'est Georges Orwell, romancier et chroniqueur de presse dont j'utilise sans honte les méthodes et l'approche critique du monde.
De monisme
clm | 19H39 | 03/12/2008 |
« le “terrorisme ferroviaire”, tradition anarcho-syndicaliste du début du XXe siècle ».
Ah bon ? Je ne savais pas. Je le répèterai à Fernand Pelloutier et Emile Pouget…
De compte supprimé 20
19H50 | 03/12/2008 |
vive l'ultra mouviste anargauche autonante
De titou-93
etudiant expertise compta | 19H52 | 03/12/2008 |
vive la propagande ! ! elle est en train de fliper l oligarchie lol ,
Crise financiere , economique , ecologique ….
l extreme gauche monte….
(internet a ouvert bon nombre d'esprit (merci a lui , avant qu'il soi sous controle , c en cour ! )
et Bim , faut faire changer d avis ceux ki voudrai la ralié….
mais c vrai que c mal l extreme gauche…..
des humaniste fou
des detraqué qu'il veulent :
liberté egaliter fraternité , et ecologie ….
la VRai formule pas l ecroqueri du moment
ce n'est q une constation
bref ,la democratie , les politique son senssé representer le peuple , la presse un contre pouvoir…..
le peuple va reprendre se qui lui revient de droit !
vive la france !
à titou-93
De jean.pierre
22H07 | 03/12/2008 |
je suis pas sarkoziste, mais le peuple l'a choisi de droit……..
liberté, égalité choucroute.
à jean.pierre
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 22H33 | 03/12/2008 |
NON, pas de droit : un IMPOSTEUR élu sous un nom tronqué (tombe sous le coup de la loi du 6 fructidor de l » an II) , qui a acheté les medias pour faire sa campagne et baillonné les petits candidats, qui a menti sur un programme non respecté à ce jour etc etc etc etc etc
à Marc de café_bloque
De jean.pierre
22H43 | 03/12/2008 |
non mais d'accord ! tout ça plus sa poule faussement mijorée, daccord mais le peuple l'a élu………….sinon vous avez déja vu un candidat faire ce qu'il promet ?
à Marc de café_bloque
De violeta
psy | 15H07 | 04/12/2008 |
effectivement il se nomme NICOLAS SARKOZY DE NAGY-BOCSA
tous eus ! c'est l'aristocratie qui n'ose pas dire son nom !
à violeta
De egide
Littéral | 23H51 | 04/12/2008 |
http://tinyurl.com/62yhvu
Description héraldique :
De gueules, au loup au naturel,
tenant un badelaire d'or,
rampant sur un mont de sinople.
Modification graphique du nom hongrois Sarkozi, qui désignerait celui qui est originaire de la région appelée Sarkoz, au sud de la Hongrie.
Signification probable du toponyme : lieu marécageux.
Aristocrate, c'est beaucoup dire l'un de ses ancêtres a été distingué d'un titre pour récompenser ses mérites militaires lors des combats contre les turcs.
Toute petite noblesse très récente. On est loin des statuts des grandes familles princières. Cela ressemble plutôt à la « noblesse » du 1er empire.
Il n'en reste pas moins néo-cons.
à jean.pierre
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 22H49 | 03/12/2008 |
non, il l'a choisi de droite
à titou-93
De violeta
psy | 15H03 | 04/12/2008 |
je vote pour vous mais de grâce : « ce qui se conçoit clairement s'énonce clairement »… Nous perdrons toujours à vouloir simplifier les choses et l'écriture d'une pensée. Le risque, à termes, c'est de friser la confusion, le manque d'argumentaires, l'illisibilié.
La langue n'a pas évoluée et s'est enrichie de nuances juste pour « emm…r » les jeunes mais bien pour transmettre les qualités discriminatoires de pensées qui ne sont pas UNIQUE(S) ! ! Pouvoir réfléchir et s'exprimer au plus près de ce que l'on ressent, être entendu par l'autre est UNE liberté très importante avec l'esprit critique qui en résulte. On essaie en ce moment par tous les moyens de nous la faire perdre par l'écriture abrégée, jusqu'au balbutiement d'incongruités relayés par tous les supports médiatiques ! ! ! C'est une réalité de la société marchande, il faudrait aujourd'hui prendre le contre-pied de cette tendance, s'opposer à cette mode pour se remettre à « en vouloir » ailleurs que dans la norme consumériste ! Attention, ne jouez pas leur jeu.. sans vous en apercevoir.
C'est pourquoi il faut DEFENDRE l'EDUCATION ! C'est une priorité pour un être libre !
sans rancune j'espère .
De René Leys
professeur | 19H55 | 03/12/2008 |
Ce qui m'a surpris dans cette affaire, c'est l'apparition d'une « Ultragauche », alors que nous avions déjà une « Extrême gauche ». Ce n'est sans doute pas l'essentiel, le coeur du problème, mais pourquoi cette nouvelle dénomination utilisée docilement par tous les médias ?
Si les mauvais coups, les actions violentes, les attentats, sont le fait de l'Ultragauche, alors on peut voter sans se salir les mains pour l'Extrême gauche, en la circonstance pour Le Nouveau Parti Anticapitaliste qu'Olivier Besançenot « lancera » en janvier. Grâce à l'Ultragauche, l'Extrême gauche devient respectable et fera 12% à la présidentielle.
Toujours la même vieille histoire : chercher à qui profite le crime.
à René Leys
De jean.pierre
22H01 | 03/12/2008 |
oui, un train peut en cacher un autre
De Thomas GREDAT
| 20H21 | 03/12/2008 |
Trois dangereux terroristes ultragaucho-anarcho-autonomo-otorhyno-de-toute-façon-sales-gauchistes relâchés dans la nature malgré l'horreur de leur forfait ? Madame la ministre, vous faites preuve d'un laxisme inhabituel, et bien décevant pour ceux qui vous admirent, s'il y en a.
Ce qui est rassurant, c'est que l'opinion, dans son ensemble, est au minimum circonspecte devant cette histoire d'ultra-gauche, mot inconnu jusqu'alors. Elle ne se laisse pas gagner par l'hystérie, réelle ou fabriquée, qui semble avoir saisi quelques services gouvernementaux.
Il y a de quoi avoir peur de l'extrême-gauche, quand on protège une casse de privilégiés. D'autant, comme le fait remarquer Chloé Leprince, qu'emprisonner des opposants, c'est prendre le risque de les renforcer dans leur opposition. Pour le pire. Mais cela, des individus revanchards, obsédés de domination et d'oppression ou, plus simplement, prisonniers d'un discours démagogique, peuvent-ils seulement le comprendre ?
Je me contenterai d'une simple observation : on finit toujours par provoquer ce qu'on redoute.
De JeanMichelJohnson
utopiste | 20H43 | 03/12/2008 |
Si Michèle Alliot-Marie les déteste. Moi, je ne peux pas m'empêcher de les trouver sympathiques. Et si, effectivement, ils n'ont rien fait et que MAM est renvoyée à sa phobie du noir et du rouge, tant mieux ! ! ! Une autre visions des « autonomes » : http://bonnenouvelle.blog.lemonde.fr/2008/12/03/les-autonomes-des-terror…
De Pierrrrre
20H45 | 03/12/2008 |
Votre petit train train qui nous aiguille à railler les flics devient caténairvant.
à Pierrrrre
De C-dâv
21H51 | 03/12/2008 |
Qu'ils aillent enquêter sur l'extr^me -droite et leurres exactions avérées plutôt que de mystifier sur des marginaux.
C'est quand même nos imp^ts qui payent ces délires.