La libération de trois mis en examen dans l'affaire de la SNCF affaiblit la thèse de l'apparition d'un « terrorisme d'ultra-gauche » organisé.

Trois des cinq suspects de sabotage contre la SNCF ont été remis en liberté ce mardi. Benjamin, Gabrielle et Manon sont sortis après avoir passé trois semaines en prison. Ils avaient été mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».
Me Irène Terrel, avocate des trois suspects relâchés, a salué ce qu'elle présente comme « un désaveu radical de la procédure ». Tout en parlant de « victoire relative » après trois semaines d'une enquête hypermédiatisée. Médias, police, justice : décryptage du rôle de chacun de ces acteurs dans la montée en puissance médiatique d'un « terrorisme ultra-gauchiste ».
La presse les a d'abord présentés comme des « enfants de bourgeois paumés », puis comme « des intellectuels déclassés ». Puis Rue89 a ressorti Tiqqun, revue situationniste dans les pas de Guy Debord, dont Julien Coupat, présenté comme le leader du groupe, était un des piliers.
Quelques jours plus tard, dans le reste de la presse, les biographies de ces anonymes célèbres ont commencé à s'étoffer. Se dessine une silhouette floue, certes, mais moins caricaturale que ce que l'on a bien voulu en dire.
De fait, il s'agit plutôt des gens lettrés (Julien Coupat a fait l'Essec avant d'entamer une thèse à l'EHESS), qui affichent leurs convictions et ont, pour certains, pris des positions publiques qui entrent en résonance avec le « terrorisme ferroviaire », tradition anarcho-syndicaliste du début du XXe siècle.
Dans la presse toujours, il s'écrit que les cinq suspects (à quoi s'ajoutaient d'autres, contre qui les poursuites avaient tôt été abandonnées) étaient les auteurs de « L'insurrection qui vient ». Un essai publié à La Fabrique par l'éditeur Eric Hazan.
Lui qui parle de Coupat comme d'un « ami » n'a de cesse de réaffirmer la confidentialité des auteurs. N'empêche, dès les premières heures de l'enquête, la police a confié aux médias une très forte présomption de paternité pour cet écrit érigé bientôt en « pièce à conviction ». Une paternité que rien aujourd'hui ne permet d'étayer.
L'hypermédiatisation a-t-elle renforcé la défiance envers les médias dans ces cercles militants ? Pas forcément : suite à un premier article, sur ce que Michèle Alliot-Marie continue d'appeler « la mouvance anarcho-autonome », plusieurs riverains nous ont contactés pour proposer d'échanger… y compris des idées de lecture ! Merci pour cela, leurs témoignages restent les bienvenus et notre téléphone accessible (sauf la nuit ! ).
Le 10 novembre, 20 personnes sont interpellées sur tout le territoire. En tout, 150 policiers sont mobilisés à l'aube à Paris, Rouen, dans la Meuse et en Corrèze (et en particulier à Tarnac, intronisée phare médiatique du département). La moitié d'entre elles sont relâchées, les autres placées en garde à vue.
Le week-end précédent, la SNCF annonçait que plusieurs tentatives de sabotage avaient endommagé ses caténaires. Bilan : 160 trains retardés, mais aucun accident.
Aussitôt, la ministre de l'Intérieur sort le porte-voix. Michèle Alliot-Marie parle très vite d'interpellations pour « appartenance à l'ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome ». A ce stade, la plupart des Français découvre le terme « autonome » (un peu fourre-tout, le mot est utilisé par les RG depuis les années 80).
En réalité, plusieurs circulaires montraient déjà du doigt cette sphère à géométrie variable où les affinités sont électives et les points de convergence pas exclusifs. Côté renseignement, on scrutait déjà de longue date les plus activistes.
A Paris, on a vu le changement de génération se faire en 2006-2007, avec l'apparition d'une nouvelle garde très jeune. Alors qu'en 2003, au moment du Forum social européen, le gros des autonomes du black block en queue de manif était déjà connu des services de police depuis les années 80.
A l'époque, ceux-là avaient la trentaine et sortaient des grandes vagues de revendications libertaires dont voici une exégèse en images, période 1975 (un brin savante, on vous aura prévenu). (Voir la vidéo)
Alors qu'une partie de l'opinion s'étonne du coup de filet contre un groupe d'anciens étudiants hyperpolitisés, le ministère de l'Intérieur affirme qu'il ne s'agit pas d'un procès d'intention : « L'Insurrection qui vient » et le pédigrée militant des suspects ne fait pas tout, assure la place Beauvau. On découvre ainsi qu'une enquête était en cours sur Coupat et son amie, dont on apprend très vite qu'ils ont été aperçus à proximité des caténaires en question. Ils étaient en effet filés. En revanche, la « trace ADN » évoquée un temps devait vite disparaître des briefings.
De source policière, on apprend que la surveillance s'est, depuis, intensifiée. Avec une efficacité redoutable : à la fin de chaque manifestation, des listes de noms sont communiquées à la hiérarchie. Avec toutefois des imprécisions (la « mouvance autonome » reste difficile à circonscrire sur le terrain).
Dans les faits, la mobilisation est maximale côté forces de l'ordre et, en trois semaines, l'idée qu'il existe une minorité agissante ultra-violente aux contours imprécis s'est solidement installée dans l'Hexagone. Vous êtes nombreux à avoir trouvé que nous, journalistes, avions « fabriqué un épouvantail » alors même que seules deux personnes restent aujourd'hui inquiétées par la justice sur les vingt interpellées.
En ces domaines, le discours policier jouit en effet d'un relais médiatique important, comme le montrent ces images d'archives de 1971, époque Marcellin à l'Intérieur. (Voir la vidéo)
Si la surveillance des activistes d'extrême-gauche n'est pas nouvelle, la réplique judiciaire s'est toutefois bel et bien intensifiée. Vous avez déjà pu consulter sur Rue89 des documents internes au ministère de la Justice qui remontent au 13 juin et qui en attestent.
Peu de choses ont filtré du côté de la magistrature, très prudente depuis trois semaines sur les procédures pour terrorisme concernant l'ultra-gauche. Des affaires dont les parquets sont pourtant de plus en plus saisis. Et ce depuis plus d'un an, précise anonymement une magistrate.
Pour le père de Julien Coupat, il s'agit ni plus ni moins que d'un « délit d'opinion ». C'est ce qu'il affirmait sur les ondes de RTL le 18 novembre. Marqué mais très remonté, l'ancien médecin qui a fondé un laboratoire pharmaceutique faisait le parallèle avec ses années 68, estimant que l'enquête contre son fils (toujours incarcéré) donnait presque envie de militer à l'ultra-gauche.
L'affaire Coupat n'est pas un cas isolé et plusieurs riverains sont revenus vers moi depuis l'arrestation du « groupe de Tarnac », pour raconter que leur fils ou le copain de leur fils avait été arrêté en fin de manif, mis en examen puis écroué alors qu'il se disait « autonome ». Tous déploraient avant tout le choix d'une réplique carcérale.
De fait, on peut se demander si la prison ne risque pas de radicaliser ces jeunes militants. Comme, il y a plus de vingt ans, la prison avait contribué à radicaliser la position luttarmiste d'Action directe.
Photo : sur les rails de la SNCF, en mars 2004 (Regis Duvignau/Reuters).





















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à Servais-Jean
De Le flou stoique
Cf fiche n°15673B | 03H58 | 04/12/2008 |
Je suis un peu désolé de dire mais il n'y a jamais eu de révolution en Roumanie lorsque Ceaucescu est tombé. En tout cas pas réellement de révolution « populaire » comme on pourrait l'entendre. D'ailleurs apparemment personne ne sait exactement comment les évènements se sont déroulés, toujours est-il que apparemment ce serait l'armée qui aurait profité d'une modeste manifestation pour renverser la famille Ceaucescu en jouant après sur le mythe d'un renversement populaire…
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 16H59 | 03/12/2008 |
http://libertesinternets.wordpress.com/2008/12/01/criminalisation-des-mo…
De tinx
(citoyen européen) | 17H01 | 03/12/2008 |
Il est décidément notable que les médias se sont laissés prendre par MAM et ses services. Heureusement, cette fois, assez rapidement, le vent tourne.
La mobilisation citoyenne est plus que jamais nécessaire, la vigilance une obligation. La radicalisation est un véritable risque, mais pour le moment c'est bien l'état qui se radicalise, qui fait violence, qui bouscule le droit de notre pays…
Consommez le dimanche ( ceux qui le pourront encore, car en ce moment c'est : Ne plus travailler pour pouvoir allez « aux restos de Coluche » qui gagne ! ) de citoyens vous deviendrez des consommateurs stériles,… On vous dira que vous êtes heureux de vivre dans une banlieue, c'est tellement mieux que chez les isolés du plateau de mille vaches. Lire des livres, s'occuper de forêts et d'animaux, penser à plusieurs, faire à plusieurs, c'est tellement grotesque.
à tinx
De Houvaton nouveau compte
01H49 | 04/12/2008 |
« La mobilisation citoyenne est plus que jamais nécessaire »
Je ne dis pas le contraire mais quel est ton
programme ? (le mien est plus haut)
De blablablaetblablabli
patati et patata | 17H01 | 03/12/2008 |
Sur que la prison n'arrange rien,ils rentrent moutons et ils en sortent des loups c'est bien connu.J'ai remarqué qu'a chaque fois ou l'opinion public dit non ce gouvernement recule,en fait il attend que ça lui tombe méchament sur la gueule . Apparement tout l'ump sont soudé ,jamais vu ça .Il ya actuellement une augmentation de la délinquance policière,tant que ça tombe sur un quidam,jeune de banlieu visiblement ça passe,mais le jour ou ça va tomber sur un fils d'un élu,ou un petit bourjeois ,là je sais que ça n'irait plus .L'exemple de l'amiante est édifiant ,tant que des prolétaires mouraient ça aller,le jour ou l'amiante a commencé à faire du dégat et que des petits bourges ont commencé à attrapé le cancer ,tout le monde a commencé sonner le tocsin .Vu la dérive sécuritaire que la france est entrain de prendre forcément qu'il y aura une limite. L'avenir ne se fera pas avec les vieux mais avec les jeunes, et si par malheur ce gouvernement continue le démantèlement de l'éducation nationale on aura comme certain pays d'afrique du nord tout une génération d'abrutis.p.s : Je ne suis pas dans l'enseignement, je suis maçon.
De Tita
oiseau | 17H01 | 03/12/2008 |
Deux remarques :
1) Il est dit concernant les procédures pour terrorisme de l'ultra-gauche que ce sont « Des affaires dont les parquets sont pourtant de plus en plus saisis. Et ce depuis plus d'un an, précise anonymement une magistrate. » Historiquement, cela correspond plus ou moins au moment de l'élection de notre glorieux président. Doit-on voir ici la cause politique justifiant l'anonymat de la magistrate ?
2) Si je vous crois (ou veux vous croire) méchant et que je vous file une baffe, il est possible que vous m'en retourniez une. C'est assez logique. Mais c'est aussi la confirmation pour moi que vous étiez bien méchant. C'est l'effet pigmalion ou l'effet d'autoréalisation des prophéties.
En voici une démonstration (Rosenthal & Jacobson, 1968) : deux groupes d'élèves sont réalisés avec des notes similaires. Ces deux groupes d'élèves furent réunis dans la même classe. Cependant, on faisait croire à l'instituteur qu'un des groupes d'élèves était fort brillant. A la fin de l'année, les élèves qui avaient été dit fort brillants, avaient des notes meilleures que les autres. Ce bon résultat n'était pas dû à une surévaluation de la part de l'instituteur. Les devoirs de ces élèves étaient effectivement meilleurs.
En fait, inconsciemment, l'instituteur avait avec ces élèves une attitude plus attentive, plus compréhensive. Elle passait plus de temps avec eux.
De la même manière, et comme le conclut l'article, à force de vouloir qu'il y a un danger ultra-gauche, on peut imaginer un gouvernement qui harcelle ceux qui s'en revendiquent et cet harcellement peut tout à fait pousser ces derniers à la violence.
Là est même tout le combat politique : ne pas tomber dans le piège de la réponse violente. Ce serait perdre toute légitimité devant l'opinion publique. Par contre si on répond à cet harcellement par la non-violence, c'est l'Etat qui perd sa légitimité aux yeux de l'opinion publique. Puissent-ils avoir ce courage et cette intelligence.
à Tita
De spouny_boy
Lynchez moi j'aime ça !! Mais gaf a... | 18H04 | 03/12/2008 |
Tout as fait d'accord, je soutien totalement votre thèse. Le seul problème dans la réponse non violente (genre s'attacher a des vaguons, faire le mort … ne sont pas très médiatique et ceux qui font ça de tout leur cœur pour défendre de justes cause passe pour le commun des citoyens (excusez moi de l'expression) pour des bouffons empêcheurs de tourner en rond. Ces action sont nécessaires je pense mais devrai être plus dans la manipulation des média qui nous manipule de toute façon.
Le tour de force serai de ridiculiser (sans dénigré ou atteindre a l'intégrité de personne physique) ce système par différente action, utilisé la paranoïa des service de police pour les « niquer » (voila c'est dis : p).
Les gens engagés, les artiste, les jeunes pas formatés par TF1, on est tous des cible car on ne pense pas comme eux, on ne consomme pas comme eux (eux ce sont les gros con qui nous gouverne).
Voila dsl pour les mots vulgaire et les fautes mais je flippe de plus en plus pour mes amis habitant ce pays (que j'ai quitté récemment)
Peace and Rock & Roll !
à spouny_boy
De Tita
oiseau | 19H33 | 03/12/2008 |
Oui, bien sûr que le problème pour tous les mouvements qui ont quelque chose à revendiquer c'est de parvenir à intéresser les médias. Pour cela, faire un sitting dans le champ du voisin n'est pas très efficace et seules les vaches (du même voisin) peuvent y trouver quelques curiosités. De fait, on peut être amené à quelques coups d'éclat suffisamment symboliques pour attirer l'attention des médias. Il y en a qui vont faucher des ogm, d'autres vont casser des MacDo. Le problème d'un tel activisme, c'est qu'il n'est pas toujours très apprécié et le pouvoir a tôt fait d'évoquer l'atteinte au bien privé, etc… C'est sans doute ce qui à pousser Greenpeace à faire une communication en interrogeant sur le sarkobama.
En attendant, dans le cas qui nous occupe, si l'innocence des accusés est bien confirmée, qui est ridiculisé ? La justice bien sûr. Mais elle n'est que le reflet d'une politique. Donc le gouvernement est le premier ridicule, lui qui souhaite tellement avoir ses terroristes de gauche. Enfin, les médias qui ont répondu présent au garde-à-vous partage aussi ce ridicule.
Maintenant, tout va dépendre de la manière de gérer ce ridicule tant par le gouvernement que par ceux qui pourraient en bénéficier (les accusées). Le gouvernement pourrait insister dans son erreur judiciaire au risque de créer un nouveau cas dreyfus. Les médias pourraient aussi éluder leur inféodation en ne parlant simplement plus de cette affaire. Si les accusés manœuvrent bien, ils ont maintenant une notoriété suffisante pour forcer les médias à reconnaître les erreurs et mettre le doigt là où ça fait mal. La vraie question c'est « est-ce qu'ils le voudront ? » A ce que j'ai compris, la médiatisation n'est pas leur objectif.
à Tita
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
20H22 | 03/12/2008 |
Concernant la non-violence :
« Il y en a qui vont faucher des ogm, d'autres vont casser des MacDo. »
Ce ne sont pas des actes violents, mais bien au contraire, des actes non-violents de désobéissance civile.
IL serait temps de relire notre Gandhi illustré, car ce ne sont pas les ultra-gauchistes qui le feront pour nous.
Le gauchisme en France hérité de 68, contrairement aux mouvements américains hippies fondamentalement non-violents, a toujours eu une tradition d'affrontement direct. Je ne crois malheureusement pas qu'ils tireront les bonnes leçons de ce qui se passe, et ils prépareront l'insurection, de manière violente et stupide comme ils l'ont toujours fait.
Il faut une grande intelligence et une grande maîtrise de soi pour résister à la colère face aux harcèlements dont ils vont faire l'objet dans les prochaines semaines.
Comptons sur Sarko pour exploiterce filon jusqu'à la lie.
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 20H49 | 03/12/2008 |
1- Je continue à croire que l » insurrection viendra de droite( les beaufs brutasses , pas la gauche bavarde)
2- Le Mac Crado n » a pas été cassé : il y a eu démontage AUTORISE par la préfecture de quelques structures, pour protester contre le boeuf aux hormones yankee. La juge a REFUSE l » expertise des dégâts et l » a évalué au pif - au pendule ? avec une boule de cristal ? - à un montant exorbitant (j » ai oublié combien).
Tiens, en parlant de voyance, moi je vois un mec piqué qui finira pas son mandat … attentat ? déjà que j » avais vu Obama flingué en 2011 … bon, après on aura une femme en transition, mais pas Marie-Ségolène.
C « est donc efficace , de piquer des poupées ? !
à Marc de café_bloque
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
20H37 | 05/12/2008 |
« Je continue à croire que l » insurrection viendra de droite( les beaufs brutasses , pas la gauche bavarde) »
L'insurrection viendra des ni droite ni gauche, elle viendra des crèves la faim et des bidonvilles, autrement dit des banlieues. Elle ne sera pas politisée mais purement nihiliste, donc très destructrice. Et source de l'instauration de régimes autoritaires et lois martiales, de couvre-feux etc.
c'est pourquoi ce « gouvernement » s'ingénie tant à détruire tout ce qui crée le lien social, éducation, culture, postes, syndicats etc.
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Tita
oiseau | 21H43 | 03/12/2008 |
La différence entre un avare et un économe, un terroriste ou un résistant, un « acte non-violent de désobéissance civile » et un acte violent, c'est le point de vue. Je crains fort que pour les adorateurs du dieu hamburger ou les propriétaires de champs fauchés, ils n'y ont vu qu'une violence destructrice (au moins symbolique) et ne se posèrent pas plus de questions. D'ailleurs, les grands médias ont plus montré ce côté de l'histoire (les victimes) que l'autre.
Ceci étant, je suis d'accord, il faut plus de courage pour refuser la violence que pour y céder. Mais il reste indéniable que l'efficacité est dans la non-violence…
à Tita
De enildem
Chercheur | 18H44 | 03/12/2008 |
Bravo pour l'effet pygmalion, c'est tout a fait la politique du gouvernement.
J'ai utilisé cette même expression pour décrire l'attitude de l'Etat face au sans papier.
De Phil2922
Retraite invalidité | 17H04 | 03/12/2008 |
Vous citez l'époque de l'ancien ministre Marcellin, mais nous allons avoir bientôt celle de Porte Flamme et ça risque de ne pas être triste… !
Faudra pas s'étonner que des groupes genre « Action Directe » voient le jour en France.
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De Thomas GREDAT
| 20H27 | 03/12/2008 |
Juste, Phil. Pour l'instant, nous avons de faux terroriste d'extrême-gauche (ultra-gauche, ou gaucho-gauche, que-sais-je ? ), ou du moins des gens dont le statut de terroristes est de plus en plus discuté. Si l'on persiste dans cette rage répressive, à quand les vrais ?
De gresillaud
ingénieur | 17H07 | 03/12/2008 |
Le « Passe-Muraille » est un film de Jean Boyer, adapté du roman de Marcel Aymé. Les deux personnages principaux sont Susan et Léon alias Garou-garou capable de traverser les murs et donc de défier, devant l'admiration de Susan, l'ensemble des forces policières.
Suzy et Mon gros Loup, les deux noms attribués par le premier Groupe AZF des voies ferrées sembleraient être inspirés de cette fiction qui recèle d'autres mots clés reliés aux lettres de ce groupe AZF.
Du « Passe-Muraille » au « Comité invisible », il n'y a qu'un pas qui permettrait bien de fournir un bon prétexte pour que finisse une autre enquête : celle sur le Groupe AZF des voies ferrées.
La trouvaille de ceux qui ont volontairement piègé Julien Coupat et ses amis en le pistant et en réalisant à leur place les forfaits très techniques paralysant la SNCF début Novembre 2008, a permis de préparer un terrain propice à tout désarmoçage de nouvelle menace de ceux qui connaissent les dessous de l'affaire de 2004 également gérée par la DNAT et également infructueuse.
Mais « Passe-Muraille » serait bien lié à autre chose qu'un simple jeu littéraire et parlerait bien des ondes électromagnétiques de très forte intensité capables d'exploit à longue distance depuis des sous-sols toulousains de la colline de Pech David (au bout de la flèche du logo) !
Cette première affaire du Groupe AZF des voies ferrées n'a jamais été résolue et a été une des rares bêtes noires du Ministre de l'Intérieur de l'époque qui se cachait politiquement derrière son chef de Cabinet Claude Guéant, pour ne pas ternir son image et surtout pour ne pas dire qui était derrière ce Groupe AZF.
Jamais découvert, jamais identifié, ce Groupe AZF a disparu sous le prétexte d'une dernière lettre complètement ridicule (mais médiatisée) pour un Groupe AZF aussi dérangeant… Mais si officiellement, il n'y a jamais eu remise de rançon, à l'instar de ce que M. Sarkozy sait faire en Lybie ou ailleurs, on peut se demander si cette remise de rançon n'a tout de même pas eu lieu et peut-être au delà de ce que réclamait le vrai premier Groupe AZF… 8 millions d'euros réclamés en Mars 2004, 4 millions en Février 2004. Juste après la fin miraculeuse de cette affaire le lendemain de la découverte de la seconde bombe à Montiéramey près du bois du Grand Orient, le 24 Mars 2004, on découvre un échange ministériel dès plus surprenants entre M. De Villepin et M. Sarkozy et la montée en puissance à l'UMP de ce dernier avant son ascension finale à l'Elysée. 2 ans plus tard, jour pour jour, heure pour heure, le 24 Mars 2006, on assiste à une explosion à l'Ecole de Chimie de Mulhouse, ville de Jean-Marie Bockel faisant un mort. L'enquête n'a jamais conclu de manière certaine sur l'origine accidentelle. Mais quelques mois plus tard, devant des députés UMP Alsaciens médusés dont le maire de Saint-Louis (ville de l'institut militarire ISL spécialisé les canons EM) le Chiraquien Jean Ueberschlag, M. Sarkozy rallie à sa cause ce cher socialiste d'ouverture Jean-Marie Bockel.
L'affaire du Groupe AZF des voies ferrées de 2004 est une ENORME EPINE dans le pied de l'ancien Ministre de l'Intérieur. Le récent réveil technologique et attentatoire sur les voies ferrées déclenche une panique du pouvoir au point de se ridiculer et surtout au point de mettre en avant de ce ridicule Mme Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur et ancienne Ministre de la Défense en 2004.
Mais la DNAT est là pour les deux affaires… !
Le Groupe AZF a-t-il vraiment disparu ? Ceux qui ont peut-être négocié avec lui, sont-ils aussi serein en 2008 ? Et au final… le mot AZF, la position de la première bombe du 18 Février 2004, à l'intersection de la voie ferrée allant vers le stockage d'uranium de Bessines, ne sont-ils pas des messages très ciblés et à connotations militaires qui pourraient beaucoup déranger à quelques semaines du début du procès d'AZF-Toulouse ! Le 2 décembre 2008 correspond aussi à la date du refus définitif de la cour d'appel de Toulouse d'étudier toute nouvelle expertise civile de Total dans l'affaire AZF-Toulouse alors que les derniers éléments de la piste électrique étaient plus que pertinent pour ce qui connaissent les liaisons HT de secours.
Un conseil… pour les deux derniers détenus et leurs avocats : demander des explications sur cette affaire du premier Groupe AZF des voies ferrées de 2004, affaire non résolue par la DNAT et vous verrez que du côté de Sarkozyland on préfèrera neutraliser Mme Alliot-Marie et enfin libérer ces deux lampistes lâchement linchés par nombre de média aux premières « loges ». Ce serait un juste retour des choses après la neutralisation ivoirienne du Général Henri Poncet (aujourd'hui aux renseignements militaires) en 2005 par cette ancienne ministre de la Défense… ! Il ne faut oublier que le Commandement des Opérations Spéciales du Général avait en 2001 quelques racines à Toulouse et dans la base aérienne 921 de Taverny !
Nucléaire quand tu nous tiens !
à gresillaud
De enildem
Chercheur | 19H24 | 03/12/2008 |
Le groupe AZF apparait vers le 11 mars 2004 au moment des attentats de Madrid.
Juste au moment où le nom de Nicolas Sarokzy apparait dans les listings de clearstream.
Ensuite comme par enchantement le groupe AZF disparait ainsi que le nom de Nicolas Sarkozy dans l'affaire clearstream.
Et puis De Villepin, devient l'unique bouc émissaire car principal rival de Sarkozy.
On pourrait aussi voir dans le rôle de l'Etat et surtout du ministère de l'intérieur aujourd'hui, le même que Jean Marrais dans Fantomas.
D'un coté journaliste, de l'autre brigand, les deux servant les mêmes intérêts.
A mon sens tout cela est, comme les américains l'appellent si bien, un Inside Job !
Un évènement peut servir plusieurs affaire, c'est ce qu'on appel le linkage. Ainsi, un évènement préparé, peut servir de couverture, de moyen de détourner l'attention, de dissuader des dissidents, de procéder à un durcissement autoritaire…
à gresillaud
De jexiste
si, si | 21H14 | 03/12/2008 |
Aux premières loges maçonniques, en effet, comme d'hab.
Voici Suzy :
http://www.insecula.com/oeuvre/O0017320.html
De battuta
adorateur de la lune | 17H32 | 03/12/2008 |
relacher des terroristes : quel laxisme ! ! ! !
Sans rire, on paye une ministre à ça : chopper 3 pelés et 2 tondus dans un coin de campagne pour ce qu'ils pensent et non ce qu'ils font… on en relache la plupart et on garde deux , traduction « merde on s'est planté, bon on fait comme si, on les relachera sous controle judiciaire dans 6 mois »
Excellent billet du canard sur l'ultradroite qui elle ne chome pas… mais ça MAM s'en fiche, cramer des commerces tenus par des immigrés ça fait pas trembler dans les pavillons et Pernaud n'en parle pas…. on se réveillera peut être en 2012 avec une sacré gueule de bois …
De cyclisme et humanimse
dopage et barbarie | 17H12 | 03/12/2008 |
Merci Chloé, il y a de la hauteur de vue.
Attention toutefois aux anachronismes et amalgames, « on peut se demander si la prison ne risque pas de radicaliser ces jeunes militants. Comme, il y a plus de vingt ans, la prison avait contribué à radicaliser la position luttarmiste d'Action directe. »
c'est :
1- adopter la « rationalité » policière qui voit des AD possibles partout et justifie l'intervention et incarcération préventives.
2- établir une convergence politique ridicule entre l'ultra gauche des années 80 et les post situ d'aujourd'hui.
3- prêter des filiations et des héritages qui ne valent qu'aux yeux d'un juge d'instruction.
4- Rouillan a surtout besoin qu'on le laisse respirer plutôt que de lui attribuer la paternité d'une résurgence du terrorisme rouge.
à cyclisme et humanimse
De éternellerebelle
enragée ! | 21H42 | 03/12/2008 |
@ cyclisme et humanisme….
Entiérement d'accord avec votre commentaire,
Merci à Chloé,pour cet article attendu,mais c'est vrai que les journalistes ont intérét à prendre leurs distances et c'est un(euphémisme ) vis à vis du pouvoir ,s'ils veulent retrouver de la crédibilité et des lecteurs !
En attendant ces jeunes ont été incarcérés sans aunes preuves,accusés de terrorisme,pendant 2 semaines,
deux sont toujours dans les geôles ,toujours sans preuves
et
je déplore aussi que ces dérives hallucinantes du pouvoir
n'apparaissent pas dans l'article de Chloé ,est-ce une sorte d'auto-censure ? je pose la question à CHLOÈ ?
Ci joint article du site d'études en sciences sociales sur le rôle des médias
trouvé sur
http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/12/03/881-tarnac-nouvel-outrea…
Tarnac, nouvel Outreau ?
Par André Gunthert, mercredi 3 décembre 2008 à 08 : 40 (1529 vues, permalink, rss co) : : Médias
Je sais. C'est presque trop facile. Encore la presse, encore Libé, encore tirer sur le pianiste. Oui mais. Pendant que les soi-disants « états généraux » de la presse tentent de redessiner un horizon au journalisme malade, pendant que le gouvernement criminalise une fois de plus le web, comment passer sous silence ce nouveau désastre ? Ce ne sont pas les blogueurs, mais les journalistes eux-mêmes qui s'acharnent à ruiner ce qui leur reste de crédibilité. A part Laurent Joffrin (qui s'interroge aujourd'hui : « Perturber la marche d'un TGV en sabotant une caténaire, est-ce du terrorisme ? »), chacun se souvient du titre de une de « 'Libération » du 12 novembre : « L'ultra-gauche déraille ». Ce jour-là, c'était François Sergent, au service de la thèse ministérielle, qui nous expliquait qu'« il n'y a pas d'attentat propre. »
Et dès ce jour-là, ou la veille, on savait, comme deux et deux font quatre, que ce soufflé trop vite monté n'était qu'une gesticulation de plus. Comment dire ? Les bras en tombent. Ce n'est pas comme si tout ça n'était jamais arrivé. N'y en-a-t'il pas eu assez, de ces emballements ? N'ont-ils rien appris des risques de ce désolant suivisme, qui fait réagir la presse comme à la parade, demi-tour droite, au pas cadencé ?
Eh bien non. Et le pire n'est pas, à chaque fois, de foncer les yeux fermés droit dans le mur. Le pire est de faire semblant d'avoir tout oublié. De penser n'avoir que des lecteurs atteints d'Alzheimer en phase terminale. Mais les lecteurs, qui n'ont pas perdu la mémoire, écarquillent les yeux en lisant aujourd'hui de fines analyses de l'Insurrection qui vient, dans les mêmes colonnes où l'on nous assurait il y a trois semaines qu'on tenait là le bréviaire du terrorisme du XXIe siècle.
Bien sûr, Libé n'est qu'un exemple. C'est toute la presse, unanime, qui a suivi la joueuse de flûte. Même les médias en ligne ont tenté de percer le mirage du benladisme ultra-gauchiste. A l'exception notable du site Arrêt sur images, seul à conserver suffisamment d'esprit critique pour ne pas sombrer dans le fantasme du terrorisme épicier.
Continuons à faire comme si tout ça n'avait aucune importance. Ne dérangeons pas les états généraux pour si peu. Prenons les lecteurs pour des imbéciles. C'est certainement ainsi qu'on sauvera la presse du naufrage.
De Vingtras
Membre des 47% | 17H20 | 03/12/2008 |
Cette histoire me rappelle la fumeuse affaire AZF, ce pseudo-groupe terroriste tout droit sorti du chapeau de sarko dont nous n'avons plus jamais entendu parler. MAM a voulu se faire mousser un peu vite : je suppose que notre petit président, qui ne peut pas la saquer, pourrait bien lui faire payer ça le prix fort.
« C'est déjà ça » pourrait-on dire. Oui mais non : voir cette vermine s'entredéchirer ne me console pas de la potion amère que nous avalons depuis un an et demi.
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 17H23 | 03/12/2008 |
- Dans la 2ème vidéo, (je croyais que c'était Th. le Luron, en image fixe…), le titre fait état de :
-« Matériel gauchiste saisi »
Alors que le commentaire indique que les « armes par destination » avaient été saisies à Ordre Nouveau, rue des Lombards et aussi à Censier chez « les gauchistes »…
Il est de vous Chloé, le titre, ou de l'INA ?
à Waldeck
De Chloé Leprince
(auteur)
Rue89 | 19H28 | 03/12/2008 |
Pas de moi, Waldeck : nous sélectionnons auprès de notre partenaire INA des vidéos qui sont ensuite exportées telles que vous les voyez dans le lecteur. je transmets votre remarque…
à Chloé Leprince
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 14H07 | 04/12/2008 |
Reçu « zinc sur zinc », Chloé !
De Yvon
17H26 | 03/12/2008 |
Les médias à la botte du pouvoir. Que la ministre voie des terroristes partout, c'est son rôle, surtout que cela empêche les licenciés de se révolter , de réagir. Elle est de droite, pour l'ordre, c'est « normal ». Mais que toutes les télés, radios, journaux reprennent ses mêmes mots sans aucune vérification , ni réflexion…voilà qui en dit long sur nos « grands » reporters ! ! ! Il est vrai qu'ils ont déjà annoncé « Le clône des raéliens », les cadavres de Timisoara, l'enfant mort…mais vivant…Avons-nous les médias que nous méritons ? Peut-être ? Mais quelle fraîcheur et quel bonheur de voir ces gens pleins de bon sens à TARNAC créer un comité de soutien, faire des réunions, rechercher la vérité, réussir à faire libérer leurs petits jeunes…et faire face aux menaces des gendarmes lors du procès. Eux ils sont dans la vrai , dans le juste.
De fedor20b
balagne | 17H26 | 03/12/2008 |
la lutte armée ne se développe que quand l'extrême gauche est trop faible………
à fedor20b
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
20H32 | 03/12/2008 |
Non, elle se développe quand la gauche parlementaire est faible. Et elle l'est plus que jamais.
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Le flou stoique
Cf fiche n°15673B | 04H05 | 04/12/2008 |
Arrêtez d'y voir des querelles de chapelle : tout n'est pas question de force de l'un ou de l'autre. Si certains en arrivent à ce point, c'est uniquement lié à la gravité de la situation pas aux querelles intestines des partis qui en passant légitime leur rejet des organisations politiques où le pouvoir est le seul leitmotiv.
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 17H30 | 03/12/2008 |
bonsoir,
La droite extrèmiste et terroriste réapparait et revoilà l'extrème gauche dépoussièré sortant de ses cartons !
Pour justifier la répréssion, il lui faut un bon motif,
vu que les français restent prudent et bon enfant, il faut bien s » inventer un adversaire !
Qui veut le rôle, médiatisation assuré !