Transparency International (TI) France
ne lâche pas l'affaire. Après l'échec d'un premier dépôt de plainte, l'association de lutte contre la corruption redépose plainte avec constitution de partie civile contre trois dictateurs africains : Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou N'guesso et Téodoro Obiang Mbasogo. Objectif de la plainte : récupérer la fortune patrimoniale accumulée en France
(appartements, voitures, comptes en banque…).
Depuis un an, les relais associatifs locaux sont menacés
Les riverains de Rue89 connaissent bien l'histoire : depuis un an, deux associations (TI France et Sherpa) cherchent à récupérer par la voie judiciaire les « biens mal acquis »
de plusieurs dictateurs africains.
Après un premier refus du parquet de Paris
, l'an dernier, les ONG, ainsi qu'un ressortissant gabonais, relancent le processus en déposant une plainte avec constitution de partie civile. Ce qui oblige le ministère public à ouvrir une information judiciaire, à moins que le juge d'instruction désigné n'émette un refus d'informer qui doit, obligatoirement être motivé.
Dans l'intervalle, souligne TI France, plusieurs relais locaux ont été menacés
par les autorités de leur pays respectif :
« Le dépôt de ces plaintes n'a pas été sans conséquences pour la sécurité des co-plaignants congolais et gabonais, parties à la plainte déposée en juillet. L'intensification des menaces sur son intégrité physique et celle de ses proches a été telle que Béatrice Miakakela-Toungamani, ressortissante congolaise et membre de la Plateforme Congolaise contre la Corruption et l'Impunité, a finalement décidé de ne pas poursuivre. Gregory Ngbwa Mintsa a lui aussi subi des pressions croissantes de la part de certains membres du gouvernement gabonais qui ont jusqu'au dernier moment tenté de le convaincre de se retirer. »
Un patrimoine impressionnant, décortiqué par l'enquête de police
A l'été 2007, la publication dans le Monde du patrimoine identifié par les enquêteurs de l'Office Central pour la Répression de la Grande Délinquance Financière (OCRGDF)
avait fait grand bruit dans le golfe de Guinée. Pour mémoire, rappelons la liste patrimoniale reconstituée par TI.
Pour le président gabonais Omar Bongo :
- Le patrimoine immobilier comprend trente-neuf propriétés dont dix-sept au nom du monsieur Omar Bongo, pour la plupart localisées dans le XVIe arrondissement de Paris
- Identification de soixante-dix comptes bancaires dont onze au nom de monsieur Omar Bongo
- Le parc automobile comprend au moins neuf véhicules dont le montant total est estimé à 1 493 443 euros
Pour le président congolais Denis Sassou-N'guesso
- Le patrimoine immobilier comprend dix-huit propriétés
- Identification de cent douze comptes bancaires
- Le parc automobile comprend au moins un véhicule pour une valeur de 172 321 euros
Pour le président equato-guinéen Téodoro Obiang
- Le patrimoine immobilier comprend au moins une propriété au nom de monsieur Téodoro Obiang
- Le parc automobile comprend au moins huit véhicules dont le montant total est estimé à 4 213 618 euros
Reste à savoir si, cette fois-ci, la justice estimera l'infraction « insuffisamment caractérisée ».
Articles suivis :
La carte des résidences de la Françafrique à Paris
Dictateurs africains : biens mal acquis pas poursuivis
Transparency porte plainte pour saisir la Ferrari d'Omar Bongo





















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De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
13H30 | 02/12/2008 |
Encore un coup d'épée dans l'eau. Beaucoup ont oublié que la Françafrique ne s'est jamais aussi bien portée. Tenez, ces trois pays, sont de gros producteurs de pétrole. En plus, chacun des présidents compte plus de 20 ans au pouvoir.
Comme on sait en plus que la justice n'est vraiment pas indépendante(Conf. de Villepin etc), je vois mal comment cette plainte aboutira.
Veulent-ils que ces pays coupent les vivres à la France ?
Attendons, c'est probablement, quand la poule aura des dents que ça se fera !
http://allainjulesblog.blogspot.com/
à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
De robindesfoix
cherche une issue | 19H10 | 02/12/2008 |
Bon pour la justice j'ai des doute ,mais pour ce qui est de la génétique animale j'ai bon espoir…..
De infiltré_
ex étudiant...... | 13H44 | 02/12/2008 |
comme toujours, il ne faut rien attendre de la france.
Les intérêts dictent tout.
Un type comme sassou NGUESSO c'est au bas mots 300 OOO morts et disparus dont quelques français. Évidemment il a mis ça sur le dos de lampistes.
Un génocidaire qui utilise des « couloirs humanitaires » fictifs pour exécuter les populations civiles
Brefs, des copains de ToTal et l'Elysée qui fournis des armes livrées par Bolloré et Total
La routine…
De compte supprimé 22 janvier
14H21 | 02/12/2008 |
Bockel qui vient de célébrer le parti gauche de Sarkozy, a été démis de ses fonctions lorsqu'il a seulement osé évoqué la remise en cause de la Françafrique, ce qui n'a pas troublé son opportunisme outre-mesure.
Ce n'est pas avec les simili-chantres de la transparence, Sarko, Kouchner et Rama Yade que ces dictateurs ont du souci à se faire et ils pourront trnaquillemetn continuer à faire crever de faim leurs peuples dont certains d'entre eux essaient de migrer clandestinement en Europe en tout désespoir de cause.
De gaebus
14H29 | 02/12/2008 |
CET ARTICLE A TOUTE SA PLACE ICI
« La légitimité est le seul cicatrisant des blessures des combats et le seul garant de pacification »
Extrait de « L'inéluctable légitimité “, par Fred Vargas ‘ Une seule voie : un nouveau vote ! ! !
Lire l'article :
http://www.lepost.fr/article/2008/12/02/1343736_l-ineluctable-legitimite…
De simon kwete
informaticien | 14H57 | 02/12/2008 |
Sans toute fois être défenseur des diables je me pose la question suivante : « quel est ce chef de l'Etat qui a fait plus de dix ans au pouvoir et qui abandonne son siège en étant pauvre ? »
De TARPON
15H02 | 02/12/2008 |
Pourquoi aller si loin ? L'appartement de sarko à Neuilly ,c'en est où ?
De BARRICADES17
CITOYEN | 15H35 | 02/12/2008 |
Simon, sçurment aucun mais est ce une raison pour laisser faire, ou même comme disent d'autres voisins « on sais que la relation Frane/Afrique fera que cette démarche aura du mal à aboutir.
Au contraire nous ne pouvons qu'encourager des ONG ou des citoyens à porter devant la loi un maximum de faits illègaux ou injustes qui après jugement parfois encouragent certaines vélléités qui seraient restée dnas la pensée.
De Tita
oiseau | 16H16 | 02/12/2008 |
Au delà de l'aspect financier qui reste considérable, l'intérêt d'une telle démarche m'apparait plutôt sur le plan moral. Premièrement, c'est avertir tout dictateur, puissant, président… bref toute personne en charge de pouvoir qu'il peut un jour répondre de ses actions. Deuxièmement, c'est aussi une façon de reconnaître la douleur et la souffrance des victimes de ces dictatures (ou des survivants). Une telle reconnaissance permet de faire un deuil. C'est tout de même mieux que d'exaspérer les tensions intergroupes et d'aller tuer son voisin sous prétexte qu'il est musulman ou chrétien (cf. le Nigeria dernièrement).
Cela me pose aussi un autre problème, peut-être est-il dû à mon ignorance. Le droit international est un droit faits par les occidentaux. Et, étrangement, les dictateurs visés sont africains (ou sud-américains). Est-ce parce que la justice est raciste ? Je n'ose le croire. Est-ce parce que les dictateurs sont uniquement africains ou sud-américains ? Je ne le crois pas non plus. Est-ce dû à ce que les dictateurs occidentaux peuvent se permettre de changer la loi en leur faveur ou du moins de se prémunir des poursuites ?
humm… A propos, quid d'une enquête sur les diamants de bokassa donné à VGE ? Quid des poursuites envers le sieur Chirac dont on parlait beaucoup lors de son deuxième mandat ? Ou bien, quid d'un tribunal pour le sieur Bush et sa guerre illégitime en irak (pas d'arme de destruction massive, faux rapports, etc…) ?
Bref, dans tous les cas, il y a de furieuses résistances à poursuivre un puissant, qu'il soit africain ou occidental n'y change rien. Courage ! Abdiquer ici serait leur plus grande victoire, celle de leur entière impunité.
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H14 | 02/12/2008 |
Scandale !
Photo retouchée d'Omar Bongo à la « une » du Figaro !
De Rodriguez
Papa | 17H17 | 02/12/2008 |
http://lajuda.blogspot.com/2008/11/sarkozy-quand-linsolence-reoit-le-pri…
Article à lire absolument
EXTRAIT :
« Courageusement, “l'homme aux trois cerveaux bien irrigués” renvoie Bockel qui a voulu imiter le courage de son patron en prétendant “signer l'acte de décès de la Françafrique agonisante”. Fatale imitation ! N'est pas courageux qui veut. Bockel est viré et remplacé par Alain Joyandet qui ira présenter des excuses de la France pour les écarts de Bockel, en compagnie de Claude Guéant et de Bruno Joubert, respectivement secrétaire général et conseiller Afrique de l'Elysée, au Gabon le 10 avril 2008, au vieux crocodile françafricain Bongo. Bravo Sarkozy, le Courageux !
La France n'a pas besoin de l'Afrique. Mais garder les comptes d'opérations qui confisquent, jusqu'à une date récente, 65% de avoirs en devises des pays de la zone CFA, et où se trouvent aujourd'hui 50% de leurs avoirs, c'est être courageux. En marge du sommet Europe-Afrique de Lisbonne, le 8 décembre 2007, recevoir Faure Gnassingbé dans sa chambre d'hôtel pour lui rappeler que Bolloré est sur les rangs de la concession du port autonome de Lomé, et que quand on est ami de la France, il faut penser aux entreprises françaises : n'est-ce pas très courageux ?
La Françafrique est plus que jamais vivante. “ Les réseaux d'un autre temps dont il faut se débarrasser ”, promesse du courageux candidat à la présidence lors de sa visite au Bénin, sont remis au goût du jour avec Robert Bourgi, le nouveau Foccart. Quel courage encore ! »
De jexiste
si, si | 18H29 | 02/12/2008 |
« Ce qui oblige le ministère public à ouvrir une information judiciaire, à moins que le juge d'instruction désigné n'émette un refus d'informer qui doit, obligatoirement être motivé. »
Quand les juges ne veulent pas poursuivre, ils ne motivent pas leurs décisions. Ou alors ils inventent n'importe quoi.
Mais ils peuvent aussi perdre le dossier, c'est encore plus simple.
A propos, permettez-vous que je vous corrige, Mr Servenay ?
Pour être tout à fait exact, il eût fallu écrire :
« Ce qui oblige le ministère public à ouvrir une information judiciaire, mais le juge d'instruction désigné peut émettre un refus d'informer, lequel doit obligatoirement être motivé. »
Encore les motifs légalement admis pour un refus d'informer sont-ils théoriquement limités.
Le Code de procédure pénale précise :
« Le procureur de la République ne peut saisir le juge d'instruction de réquisitions de non informer que si, pour des causes affectant l'action publique elle-même, les faits ne peuvent légalement comporter une poursuite ou si, à supposer ces faits démontrés, ils ne peuvent admettre aucune qualification pénale. Dans le cas où le juge d'instruction passe outre, il doit statuer par une ordonnance motivée. »
à jexiste
De robindesfoix
cherche une issue | 19H14 | 02/12/2008 |
« Le procureur de la République ne peut saisir le juge d'instruction de réquisitions de non informer que si, pour des causes affectant l'action publique elle-même, les faits ne peuvent légalement comporter une poursuite ou si, à supposer ces faits démontrés, ils ne peuvent admettre aucune qualification pénale. Dans le cas où le juge d'instruction passe outre, il doit statuer par une ordonnance motivée. »
c'est clair non ?
Merci jexiste.
De Rodriguez
Papa | 17H49 | 02/12/2008 |
@ Jexiste si, si
Merci
http://lajuda.blogspot.com/2008/11/sarkozy-quand-linsolence-reoit-le-pri…
De Tiago_Jaïme
Nous exigeons un REFERENDUM | 17H57 | 02/12/2008 |
Je reste perplexe et circonspect..
Bien sûr il faut s'indigner. Mais les solutions ne sont elles pas politiques plutôt que judiciaires.
Chez nous la corruption est beaucoup plus difficile. Les profiteurs utilisent la loi pour ne pas être considérés comme corrompus. ils s'enrichissent légalement.
Que ce soient les rémunérations de plus de 300 mille euros mensuel de certains dirigeants ou les parachutes dorés ou les gains astronomiques avec des stock options,cela est pour moi tout aussi immoral que les pratiques de dirigeants africains ou autres que je ne cautionne absolument pas.
Il faut trouver les solutions politiques de réduire les inégalités toujours croissantes de capital et de revenus.
Le politique devra toujours l'emporter sur l'économie et la finance et sur la judiciarisation.
Quand il le faudra les dirigeants africains corrompus s'enrichiront légalement et rien n'aura changé.
Dans les années 70 80 aucun contrat international ne se négociait sans commissions totalement justifiées et légales bien sûr. Et aujourd'hui ?
De comptesuprimé30
hestia | 18H53 | 02/12/2008 |
Il y a quelques temps j'ai découvert l'ORGANISATION CONGOLAISE DES DROITS DE L HOMME lors d'une expulsion.
Cette ONG risque de vivre ces derniers jours.
Elle fait un travail remarquable et fait remonter ce qui se passe au CONGO.
Les membres de cette ONG affrontent des intimidations graves et ils tiennent bon : il serait intéressant de leurs donner la parole pour mesurer l'ampleur de la crise que vit ce pays alors que son président dictateur s'enrichit grâce à ELF et à des contrats pour piller le pays de ses matières premières.
Le peuple vit dans la misère pendant ce temps là.
De General Subverciòn
viva Makhnovchtchina | 20H39 | 02/12/2008 |
Et un jour,on parlera aussi de la RDC en guerre civile qui par désintérêt vient de faire cadeau de 8 millions de $ gelés en Suisse puis débloqués il y a peu en faveur de la famille de Mobutu au lieu de les récupérer pour améliorer le sort de sa population…dictateurs de merde…
De charlotte cordier
20H45 | 02/12/2008 |
SI SEULEMENT CETTE affaire pouvait aller à son terme ,
cela récompenserait tous ces gens courageux , qui risquent leur vie tous les jours en dénonçant les turpitudes de leurs dirigeants …………
Honteux , ce qu'ils ont pu accumuler alors que leurs peuples meurent de faim …………..
De Alex Engwete
Consultant | 21H59 | 02/12/2008 |
Ces ONG occidentales s'érigent en donneuses de leçons au seul continent africain où elles égratignent le peu de souveraineté qu'y ont encore les Etats. On peut bien saisir ces biens, mais à qui reviendront-ils ? A ces ONG dont les budgets s'enflent chaque jour au point de dépasser aujourd'hui le budget annuel de certains Etats africains ?
à Alex Engwete
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 15H28 | 03/12/2008 |
Non, les ONG ne reclament pas le versement de ces montants et ne risqueraient de toute facon pas de l'obtenir. Elles reclament leur mise sous tutelle par la justice.
Par ailleurs, le budget d'associations comme SHERPA ou Survie (qui il me semble est aussi a l'origine de la plainte) sont tres modestes. Survie est une association de citoyens. Ces ressources proviennent essentiellement des cotis de ses membres et de la vente de livres ou de publications qui diffusent une information tres peu vue ailleurs. C'est une asso de militants. Rien a voir avec les ONG « humanitaires » qui ont des budgets de fonctionnement et des besoins totalement different.
Renseignez vous sur leurs sites internet.
De Ibride
mal assis | 04H19 | 03/12/2008 |
Compliqué comme affaire ……….. et pourtant rien de surprenant.
Dans un premier temps comment et par qui ont-ils eu leurs fortunes.
Comme se fait-il qu'un bon nombre de ses biens se situent sur le territoire français (de surcroit à Paris XVI ! ! ) : une sorte d'assurance de ces biens dans le temps ? ? ?
En cas de restitution ……… à qui ? ? à la population du pays concernée évidement qui se fait dépouiller de toutes ces richesses.
Les présidents et autres dirigeants politiques véreux français (donc un bon paquet depuis ces dernières décennies) impliqués dans les affaires françafriques devront eux aussi remettre les biens et comptes accumulés à ces populations ? ? ?
C'est l'ensemble de la pratique avec tous ces acteurs qui doit être démantelé pour bloquer ces pratiques vampiriques.
De herisson66
arbitre libre | 11H32 | 03/12/2008 |
Vous avez raison la françafrique ve se démener pour ne pas perdre l'avantage deavant la chine ou l'inde qui va faire commerce sans plus de considérations de justice sociale et d'équité.
Oui mais l'arme la plus délicate à manier c'est la médiatisation. Nos gouvernements occidentaux maitrise bien la presse, et les ONG ? moi ce qui me dérange c'est que les internautes tapent sur les ONG ; évidemment elles sont en porte à faux…mais si elles se taisent, la presse pourra t'elle relayer ces actions de longue route ? ? Vous faites les blasés ok, vous êtes informés, pertinents et drôles, mais vous feriez quoi à leur place ?
De enjodi
12H46 | 03/12/2008 |
Monsieur Sarkozy, nous ne nous soucions pas des mêmes Africains, ni de la même Afrique….
»..Les présidents du Gabon Omar Bongo, du Congo-Brazzaville Denis Sassou N'guesso et de la Guinée Équatoriale Théodore Obiang Mbasogo sont soupçonnés de « recel de détournements de fonds publics »…et tous les autres aussi : Paul BIYA, Idriss Déby, Blaise Compaoré… » la France étant clairement devenue la plaque tournante des dictateurs africains, de leurs proches et de leurs nombreux prêtes-noms.
Curieusement c'est au nom des mêmes dictateurs crapuleux et de la même afrique tyrannique, que le président français Nicolas Sarkozy réclamait une plus grande représentativité dans les instances internationales (Fmi, Banque mondiale, conseil de Sécurité de l'ONU) ; et évidemment un accroissement de l » aide internationale…tout dernièrement à la conférence sur l'aide au développement à Doha au Quatar .
Apparemment monsieur le Président Sarkozy, nous ne nous soucions point des mêmes africains, ni de la même Afrique. Car vos africains à vous (Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso,Teodoro Obiang, Paul BIYA, Idriss Déby, Blaise Compaoré….) ne méritent, ni une meilleure représentativité, ni plus d'aide internationale….
Ils sont simplement le déshonneur de l'Afrique et des Africains
Merci
De simon kwete
informaticien | 14H14 | 03/12/2008 |
La grosse bêtise des dirigeants ici cités et ceux qui ne sont pas sur cette liste d'ailleurs, est d'enrichir les pays riches en investissant des sommes colossales en Europe. Ils ont tous des comptes en banques en Europe comme si en Afrque il n'existe pas des banques. Quel est le président Européen qui a un compte en banque en Afrique ? Ils payent des taxes, l'entretien de leurs biens en Europe qu'ils réfusent de payer dans leur propre pays en Afrique. Les Africains doivent se battre par tout les moyens pour stopper, empêcher les dirigeants qui veulent s'éterniser au pouvoir, suivez mon regard.
De Mundélé
Blanc en lingala, langue national d... | 15H18 | 03/12/2008 |
L'exploitation du précieux minerai finance la guerre en République démocratique du Congo.
La carte pour saisir les enjeux du conflit.
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Par Michel Beuret et Cathy Macherel
Le 4 avril 2002
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Un rapport onusien publié en avril 2001. Des expertises complémentaires parues en octobre, novembre et décembre dernier. Et une enquête indépendante rendue publique à la mi-janvier 2002 : c'est la somme de documents qui s'efforcent, depuis un an, de montrer que l'exploitation de ressources précieuses en République démocratique du Congo est le moteur principal d'une guerre oubliée qui a fait 3 millions de morts depuis août 1998. Mais surtout, le rapport montre l'implication de firmes étrangères dans ce trafic, citant une société aux mains d'un Suisse.
Sur le terrain, l'enjeu est le suivant. Depuis trois ans, des groupes armés en provenance du Rwanda, de l'Ouganda mais aussi des rebelles congolais se battent pour soustraire à Kinshasa les immenses richesses du sous-sol dans l'est du pays. Parmi ces ressources, le diamant, l'or, le cuivre, le cobalt, mais aussi un minerai moins connu : le colombo-tantalite, ou coltan, un superconducteur très recherché par l'industrie aéronautique et surtout celle des téléphones portables. Pas de cellulaire (génération UMTS), ni de console de jeux qui ne fonctionnerait sans cet « or gris », dont l'Afrique recèle 80% de la réserve mondiale et qui est d'une grande qualité.
Avec le boom des high-tech, le cours du coltan a connu une véritable flambée. Aprement disputé, le prix du minerai est passé de 30 à 40 dollars la livre (453,6 g) en janvier 2000 à 380 dollars un an plus tard. Parce que les besoins ont été surévalués par l'industrie électronique et que de nouveaux composants pourraient bientôt remplacer le coltan, la demande est retombée, ainsi que les prix revenus à leur niveau initial.
Mais le trafic, lui, demeure. Profitant de la confusion générale, accrue par un territoire de forêts difficile d'accès, des groupes armés, des mercenaires, des bandes font irruption dans les villages, expropriant des dizaines de milliers de villageois employés de force dans des mines artisanales transformées en camps de travail. Le minerai est ensuite transporté vers le Rwanda par exemple, « pays devenu exportateur de coltan alors que son sous-sol n'en contient pas », note un diplomate congolais. Selon des sources concordantes sur place, le coltan – entre autres – permet à Kigali de financer une course à l'armement qui augure de nouveaux conflits.
La prospection, l'extraction et l'exportation du coltan sur les marchés ne pourrait se faire sans le concours de businessmen étrangers, négociant avec ces réseaux militaro-commerciaux. Ces « Blancs » sillonnent la région et intriguent pour le compte de compagnies minières prédatrices. La flambée du coltan leur a permis de bâtir des fortunes. C'est un véritable « pillage réalisé par des personnes sans scrupules » qui « profitent des troubles politiques pour faire prospérer leurs affaires criminelles », n'hésitait pas à affirmer au printemps dernier « La Suisse et le monde », la revue du Département fédéral des affaires étrangères.
Mystérieuse société à Genève
Au cœur du commerce du coltan : un Suisse. Ce Zurichois d'origine, 35 ans environ, se nomme Chris Huber. Le nom d'une société qu'il a fondée, Finconcord S.A., apparaît nommément dans les rapports des experts onusiens ; on la présente comme l'une des importantes filières d'achat et d'exportation du colombo-tantalite. C'est elle notamment qui transportait « le minerai jusqu'à l'usine de traitement de tantale située à Ulba, au Kazakhstan », lit-on dans le dernier rapport des experts de l'ONU publié le 14 décembre 2001. Avec cette précision : « Selon les termes de l'accord conclu en 1997 entre la société suisse Finconcord et l'établissement d'Ulba, Finconcord vend l'alliage à ses clients en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. »
Fondée à Genève en 1997, avec pour domicile le 8, rue de Rive et pour capital 100 000 francs, Finconcord S.A. était active dans « le commerce de matières premières », mais elle n'a jamais été raccordée au réseau téléphonique, si l'on en croit le registre du commerce. Et cela jusqu'en 1999, année où elle fut dissoute. Au sein du conseil d'administration de cette mystérieuse société, les noms de trois hommes apparaissent : Chris Huber, Semen Briskin mentionné comme citoyen allemand – en réalité un Russe actif dans le transport international – et Gregory Connor, avocat à Genève. Quelle est la position de ce dernier sur les reproches formulés par les experts de l'ONU ? Dans quelles circonstances la société Finconcord a-t-elle été fondée ? Nous avons posé ces questions à Gregory Connor qui, a refusé de nous répondre.
Un document que s'est procuré L'Hebdo (voir fac-similé ci-contre) montre que Finconcord se targuait d'avoir « des bureaux à Moscou, au Kazakhstan et en Suisse » et se présentait à ses clients comme « une structure internationale de vente en mesure de commercialiser les produits de l'usine de traitement d'Ulba » au Kazakhstan. Un pays que Finconcord a dû quitter précipitamment en 1999, après que le gouvernement lui eut reproché de s'être soustraite au paiement et des impôts et des salaires de ses employés locaux.
De Finconcord à Finmining
Finconcord n'existe plus, mais les activités de Chris Huber, elles, demeurent bien vivaces. C'est ce que montre un très récent rapport (janvier 2002) sur le commerce du coltan réalisé par l'International Peace Information Service (IPIS), un bureau d'investigation proche des ONG basé à Anvers. Dans un chapitre qui lui est exclusivement consacré, on apprend que l'homme d'affaires a créé une nouvelle société, Finmining Ltd, basée cette fois à Saint-Kitts dans les Caraïbes. « Des documents commerciaux obtenus par l'IPIS montrent que Chris Huber a exporté du coltan de Kigali au Kazakhstan au moins depuis 1998 à travers une autre firme : Finmining Ltd. Dans ces documents, les noms de Finmining et Finconcord sont utilisés simultanément », lit-on dans le rapport de l'IPIS.
La société offshore de Huber serait ainsi devenue le principal partenaire de Rwanda Metals, une firme étroitement liée à l'Armée patriotique rwandaise de Paul Kagamé et à ses alliés, les rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). Ensemble, ils ont fait main basse sur l'exploitation du précieux minerai à l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
Ce n'est pas tout. Selon l'agence Africa Mining Intelligence, les cadres du RCD qui se sont approprié l'ex-Sominki (Société minière et industrielle du Kivu) ont signé début 2001 un protocole d'accords, en tout illégalité, avec le représentant d'une société qui a son siège à Kigali, Medival Minerals Ltd. Or ce représentant, affirme l'agence, n'est autre que Chris Huber. Medival a donc repris les concessions, versant aux rebelles un tribut de 20% du prix d'achat moyen de la matière. Quant à la Sominki, son histoire récente est en soi emblématique du système.
Coauteur du rapport IPIS, Tim Raeymaekers a abandonné son poste de journaliste pour se consacrer exclusivement à l'enquête sur le commerce du coltan, un marché sur lequel nombre d'entreprises belges sont aussi actives. Entre ses allers-retours au Congo, L'Hebdo a pu le joindre à Anvers. Selon lui, Chris Huber est toujours très impliqué dans le coltan : « Il est installé à Kigali, où il dirige ses activités en toute discrétion. » Comparées à celles d'autres sociétés, qui paient des taxes à l'Etat congolais, les activités de Chris Huber huilent directement les rouages de la guerre, selon l'observateur belge : « Huber travaille avec les Rwandais et les rebelles pro-rwandais qui occupent l'est du Congo. En ce sens, ses activités peuvent être qualifiées d'illégales. »
Chris Huber est effectivement toujours engagé sur le marché du coltan. L'Hebdo a pu le joindre par téléphone à Kigali. Il ne nie pas posséder la société Finmining ni faire des affaires dans le coltan : « Mais je me contente de faire des analyses du minerai pour en déterminer la qualité et cela pour le compte de toutes sortes d'entreprises étrangères », dit-il, ne voyant rien de problématique ou d'illégal dans cette activité. Ne travaille-t-il pas avec Rwanda Metals, une firme proche de l'armée rwandaise ? « Avec celle-là, oui, mais avec bien d'autres aussi. Je ne fais rien d'illégal. » Sur ses activités d'exportation et ses relations avec le Kazakhstan, l'homme préfère ne pas entrer dans le détail. « Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai des contacts avec le Kazakhstan », lâche-t-il.
Un document que Tim Raeymaekers vient de se procurer et qu'il a confié à L'Hebdo (voir fac-similé ci-contre) tend à démontrer que l'homme d'affaires suisse travaille bel et bien avec les occupants rwandais dans l'Est congolais, et cela aujourd'hui encore. Ce document ? Il s'agit d'une autorisation d'exportation d'un lot de coltan artisanal d'une valeur de 75 000 dollars attribué à la société Grands Lacs, un comptoir d'achat et de revente de coltan. Signé d'un représentant rebelle du RCD-Goma, le document mentionne le destinataire de ce lot : la société Finmining, établie à Saint-Kitts. La destination finale du convoi figure aussi : la Russie. Datée du 8 décembre 2001, cette autorisation indique que le lot provient du Sud-Kivu, un territoire occupé par les troupes rwandaises qui y opèrent. « Cette attestation montre que Chris Huber fait bien du commerce en collaboration avec les Rwandais et qu'il exporte la marchandise », insiste Tim Raeymaekers.
Interrogé à ce sujet, Chris Huber affirme ne pas connaître l'existence de ce document. Le businessman connaît en revanche très bien les reproches formulés par l'ONU à son encontre : « Ces accusations lancées contre moi sont totalement absurdes. D'ailleurs, sachez que les experts onusiens ne m'ont même pas contacté avant de rédiger leurs rapports. » Quant à l'enquête de l'IPIS, qu'il connaît aussi, il la balaie d'un revers de main : « C'est un rapport belge ; or beaucoup de sociétés belges sont actives dans la région. On supporte difficilement qu'un Suisse y fasse aussi des affaires. » Reste que le rapport IPIS égratigne aussi les sociétés belges.
Enquête à suivre
Mais ce fameux rapport belge ne s'arrête pas là. Faisant état d'« informations crédibles », ses auteurs soupçonnent que les convois de coltan à destination de l'usine de traitement au Kazakhstan ont parfois été assurés par une compagnie aérienne appartenant à Viktor Bout – ou Butt selon le passeport qu'il utilise –, trafiquant d'armes russe bien connu d'Interpol, et qui a été récemment accusé par la presse américaine d'avoir vendu des armes aux talibans. « De nouvelles investigations pourraient fournir un éclairage sur les convois illégaux de minerais et d'armes à l'intérieur et à l'extérieur de la région de l'est de la République démocratique du Congo », conclut le rapport.
Cette enquête a-t-elle une chance de passer un jour par la Suisse ? Suite à l'implication d'un directeur d'une compagnie aérienne dans une affaire de trafic de diamants, une banque helvétique a dénoncé l'existence d'un compte appartenant à l'entourage de ce dernier et a décidé de bloquer ses avoirs. Pourrait-il s'agir de Viktor B. ? L'information apparaît dans le rapport 2000 du Bureau des communications en matière de blanchissage, mais sans plus de précision.
De son côté, le Département fédéral des affaires étrangères, qui s'est inquiété du « pillage de la République démocratique du Congo », garde un œil ouvert sur les réflexions de l'ONU, à savoir s'il faut ou non imposer un moratoire sur le commerce des richesses en provenance du Congo. L'ONU n'ayant pour l'heure rien décidé, la Suisse attend avant de prendre une quelconque mesure. Dans le cas d'un moratoire, les activités liées à l'importation de coltan deviendraient donc illégales. « Reste que Finconcord n'existe plus en Suisse et les autres sociétés mentionnées dans les rapports onusiens n'ont pas leur siège sur le territoire helvétique », fait remarquer Muriel Berset, porte-parole. D'ailleurs un moratoire international sur les ressources congolaises ne fait de loin pas l'unanimité, même chez ceux qui dénoncent leur exploitation éhontée. D'aucuns pensent que la prohibition favoriserait encore davantage les entreprises qui travaillent avec les réseaux mafieux. « De fait, pour le coltan, il existe déjà une sorte de moratoire virtuel, relève Tim Raeymaekers. A cause de la baisse des prix ces derniers mois, seuls les commerçants qui ne paient pas de taxes auprès de la République démocratique du Congo, qui travaillent avec les réseaux militaires, font encore du profit. »
A défaut d'un moratoire efficace, mieux vaudrait que les sociétés actives sur le marché du coltan fassent l'objet d'un contrôle plus strict de la part des Etats où elles possèdent leur siège. En Suisse, il est trop tard pour s'intéresser à Finconcord et aux activités de Chris Huber, désormais abritées aux Caraïbes.
Sur le terrain, une paix possible négociée dans le cadre du dialogue inter-congolais de Sun City (Afrique du Sud), qui avait débuté le 25 février dernier, avait redonné l'espoir. Mais la paix menace semble-t-il trop d'intérêts. En lançant 10 000 hommes à l'assaut de la ville de Moliro au Congo, le 16 mars dernier, le Rwanda a rompu le dialogue. Sous la pression de l'ONU, ils ont dû se retirer depuis, mais il semble que pour le théâtre du « Cœur des ténèbres », ruiné depuis cent vingt ans à cause de ses ressources, le tantalite soit devenu une malédiction de plus. Ironie de l'histoire, le minerai tient son nom du roi mythique de Lydie Tantale, précipité dans les Enfers pour ses crimes et condamné à une soif insatiable…
De dornégan
boned ru | 16H04 | 03/12/2008 |
A voir ici, une liste de milliardaires camerounais liés (ou l'ayant été) au pouvoir.
http://etounou.free.fr/ ? 2008/11/28/181-cameroun-des-chriffres-en-vrac-et…
De x6555
independant | 16H08 | 03/12/2008 |
Et oui l'afrique , toujours l'afrique , facile d'incriminer ces chefs d'etats ,nous en france tout le monde est blancs comme neige voir blanchit dans tous les cas de figures.Mais qui a permis et qui a corrompu ces chef d'etats et contre quoi ? ? nous n'aurons jamais de reponse alors laisser les en paix c'est du passé et le present est identique croyez moi.c'est le mode des affaires.inutile de ce revolter,lorqu'un de vos amis viens chez vous pour vous faire un petit travail , vous le remercier en lui offrant une bonne bouteille de vin et bien voilà , là commence la corruption et apres tout depends de l'importance des marches.et ou c'est ainsi depuis que le monde est monde.
à x6555
De vociferox
Um1 | 16H27 | 03/12/2008 |
cela me rappelle un personnage de Matrixe, qui bien que sachant dans quelle illusion il vit ,a choisi la pilule bleue et retourne a ses occupations ? !
De Artmorik
Un peu de gauche | 23H13 | 03/12/2008 |
Le MRAP va porter plainte contre harcèlement d'africains ! ! ! ! !
à Artmorik
De Avembe
Enseignant | 14H52 | 06/12/2008 |
MouHAHAHAHAHAHAHAHAH ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
pas mal ça ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! Artmorik g adoré
Franchement les avoirs de ces gars sont un problème si ridicule ! ! ! ! ! ces mecs financent les campagnes électorales, les partis politiques et facilitent tant de choses à leurs Potes français et vous pensez sincèrement qu'ils seront inquiétés ! ! ! ! ! ! !
le Franc CFA ! ! ! ! ça c une escroquerie aux dimensions abyssales,infinies ! ! ! ! !
Que le Trésor Public français publie la totatilé de l'argent qu'il reçoit très officiellement de la part des banques africaines qui lui sont soumises…et qu'on explique ENFIN aux Français pourquoi le Franc CFA existe et comment il fonctionne ! ! ! ça va éclairer tant et tant et tant de choses ! ! ! ! !