Faites que ça s'arrête, cette fixation sur la sexualité d'Hitler, sur sa perversité. C'était un homosexuel « prédateur », « il se livrait à des relations perverses avec sa nièce mineure ». Et le pompon, un mythe que je pensais avoir réfuté une bonne fois pour toutes mais qui ressurgit à nouveau : Hitler n'avait qu'un testicule.
Derrière tout ça, le besoin de prouver qu'Hitler n'était pas « normal », c'est-à-dire pas comme nous, la nature humaine se trouvant ainsi disculpée d'avoir produit un Hitler. C'est rassurant : il n'y pas le potentiel d'un Hitler dans le potentiel humain.
J'ai essayé d'attirer l'attention sur l'absence d'arguments historiques sur lesquels s'appuient nos efforts pour associer Hitler (et les nazis en général) à la sexualité hors-norme. Il y a quelques années dans une chronique de Slate, j'ai abordé la rumeur « Hitler-était-homosexuel », idée qui associe implicitement le comportement homosexuel à la pathologie criminelle d'Hitler.
Des légendes urbaines
Et j'ai consacré un chapitre de mon livre « Explaining Hitler » à essayer de discréditer les rumeurs de perversion, l'histoire de Geli Raubal, cet effort de transfuges nazis et de freudiens pour prouver que si Hitler était vraiment diabolique, c'était à cause de sa relation sexuelle perverse avec sa demi-nièce, Geli, qui s'est suicidée avant qu'il devienne Führer (comme si sans cela, il aurait été un type bien).
Mes efforts pour discréditer ces légendes n'ont pas empêché des soi-disant grands romanciers littéraires comme Norman Mailer ou Ron Hansen de les prendre au sérieux.
Et voilà maintenant le retour du testicule manquant. Une des légendes urbaines les plus répandues sur Hitler voudrait qu'il ait été monorchide et que ce testicule manquant n'ait pas simplement été une petite déformation, mais la clé de la psychologie d'Hitler.
Il y a même une école de « psycho-historiens » freudiens qui considèrent que le scrotum soi-disant à demi vide d'Hitler est à la racine de son tempérament meurtrier, de sa sexualité et de son antisémitisme.
« Génitalement normal »
C'est une théorie à laquelle je croyais avoir mis un terme. En 1995, j'ai publié un extrait de mon livre dans le New Yorker dans lequel j'ai fait référence à la persistance de la légende de l'unique testicule, incluant une information douteuse sortie dans les journaux -je n'invente rien- selon laquelle Hitler avait perdu un des testicules en essayant, enfant, d'uriner dans la bouche d'une chèvre.
Peu de temps après la publication de cet article, j'ai reçu une lettre de Gertrude Kurth, une psychanalyste qui pendant la guerre avait participé à une opération soutenue par l »OSS pour essayer d'évaluer « l'esprit d'Adolf Hitler ».
Avec l'auteur de l'étude Walter C. Langer, elle avait retrouvé le médecin de famille d'Hitler, le docteur Eduard Bloch, alors un réfugié juif qui vivait dans le Bronx à New York et qui lui avait affirmé sans équivoque qu'il avait examiné Hitler pendant son enfance et l'avait trouvé « génitalement normal ».
La theorie monocouille ressort le 19 novembre dernier
Fin de l'histoire ? Malheureusement non. Voilà que le 19 novembre dernier, Alex Peake, journaliste au tabloïd anglais The Sun prétend qu'un nouveau document a refait surface, le soi-disant testament d'un prêtre qui a recueilli la confession d'un Johan Jambor.
Jambor, nous dit-il, était un médecin allemand qui a participé à la bataille de la Somme en 1916 aux côtés d'Hitler. D'après Peake, Jambor « est mort en 1985 à l'âge de 94 ans, mais avait raconté son secret au prêtre Franciszek Pawlar, qui avait gardé des notes de leur conversation. » Voilà ce qu'écrit Peake :
« Blassius Hanczuch, l'ami de Johan a confirmé le récit du prêtre sur la façon dont le médecin avait sauvé la vie d'Hitler. Il a dit : “En 1916, ils ont vécu leur plus dur combat pendant la bataille de la Somme. Pendant plusieurs heures, Johan et ses amis ont ramassé des soldats blessés. Il se souvient d'Hitler. (…) Son abdomen et ses jambes étaient en sang. Hitler était blessé au ventre et avait perdu un testicule. (…) Blassius a dit que quand les Nazis prirent le pouvoir, Johan commença à faire des cauchemars et à se reprocher d'avoir sauvé Hitler.”
Etonnament -alors que Peake n'a jamais montré le document du prêtre ou donné des preuves de l'existence du soi-disant témoin Hanczuch- des médias sérieux ont repris l'information des deux côtés de l'Atlantique (Rue89 l'avait signalé en vigie, ndlr).
Des affirmations invérifiables
Il est vrai qu'Hitler a été blessé pendant la bataille de la Somme. Son plus fiable biographe récent, Ian Kershaw dit qu'il a été blessé “à la cuisse gauche”, pas à l'abdomen comme le prétend le médecin peut-être mythique du Sun.
Mais c'est la seule noisette -façon de parler- du récit de Peake qui puisse être documentée. Je lui ai écrit deux fois pour lui demander où l'on pouvait trouver le document du prêtre et pourquoi il ne pouvait pas être photocopié. Je lui ai aussi demandé si l'ami Hanczuch qui corroborait l'histoire pouvait être contacté et interviewé. Pas de réponse.
Tout ce qui sort sur Hitler est bourré de bidonnages et de légendes urbaines. J'ai donc appelé M. Peake et The Sun pour leur prouver qu'ils en avaient là un de plus.
Pourquoi a-t-on envie de le croire ?
Mais je me demande encore ce qui est à l'origine de cette avidité. Pourquoi autant de gens sont-ils prêts à croire, comme le titre du Sun le disait qu'“Hitler n'avait qu'une couille” ?
Et même si c'était vrai, qu'est-ce que ça prouverait ? Les théories freudiennes sur le monorchisme s'appuient généralement sur l'idée que c'était quelque chose qu'il avait depuis la naissance ou s'était développé pendant la puberté, comme c'est le cas pour beaucoup d'hommes, en général avec très peu de conséquences. Inutile de préciser qu'on viverait dans un monde extrêmement dangereux si tous les jeunes monorchides devenaient des Hitler.
Même si le document du Sun n'est pas bidon, cela complique ces théories, parce que cela montre qu'Hitler a perdu un testicule à l'âge adulte et avait donc développé l'essentiel de sa personnalité à une époque où il était doublement burné.
Bien sûr, la blessure au combat semble suffisamment douloureuse, traumatisante même, mais vraiment de quoi faire un Hitler d'Hitler ? De quoi être un facteur de sa personnalité ou de la formation de son idéologie. En fait, dans sa biographie, Ian Kershaw est très clair sur le fait qu'Hitler “a commencé à détester les juifs pendant qu'il était à Vienne”, donc des années avant la guerre.
Une théorie déculpabilisante
L'envie de croire l'histoire du Sun, on s'en fait une idée aux soi-disant mots du médecin qui se met à faire des cauchemars et à s'en vouloir d'avoir sauvé Hitler.
Voilà à quoi tient l'attrait de cette histoire ou de cette fable comme vous voulez l'appeler : ce ne sont pas les démocraties occidentales qui n'ont pas réussi à sauver le monde d'Hitler avec leur politique d'apaisement ; c'est Johan Jambor qui aurait pu le faire. Hitler, ce n'est pas la faute du peuple allemand, c'est la faute de cet allemand Johan Jambor et d'une couille qui manque.
C'est aussi le problème que me posent des films comme La Chute. Le film prétend offrir “l'histoire vécue de l'intérieur” des derniers jours d'Hitler dans son bunker allemand et défend implicitement l'idée que l'Holocauste ne s'est pas produit à cause du peuple allemand –non, ils sont aussi victimes ! - mais d'un homme, Hitler, et du petit groupe de fous diaboliques qui l'entouraient. Rien sur la façon dont l'Allemagne a accueilli l'antisémitisme exterminationiste.
Tout ce que cette obsession nous apprend, c'est la façon dont notre culture refuse de faire face à la profondeur et à la complexité du mal -et à quelques exceptions honorables près- préfère échapper aux questions sur qui porte la responsabilité d'Hitler et de l'Holocauste en en faisant porter la faute à des mythologies sexuelles de pacotille et à la notion freudienne que tous les comportements ont une explication sexuelle.
D'une certaine manière, l'attention portée à la supposée anormalité sexuelle d'Hitler devient le testicule qui manque à l'Allemagne : la déculpabilisation monorchide à des meurtres de masse. Ne l'encourageons pas.
Ron Rosenbaum est l'auteur de “The Shakespeare Wars and Explaining Hitler”.
Ce texte a été raccourci. Vous en trouverez l'original en anglais ici.
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De GGGG
(r) | 13H45 | 30/11/2008 |
On dit surtout qu'Adolf Hitler était aquarelliste.
à GGGG
De Dolores Messmaker
Situation à géométrie variable | 13H48 | 30/11/2008 |
et aussi qu'il n'aimait pas les choux de Bruxelles… Ça fait flipper, j'en connais d'autres !
à Dolores Messmaker
De Socrate Tchatcha
viouuuu du vent | 23H35 | 30/11/2008 |
Plutôt peintre il parait… http://adjimdanngar.over-blog.net/
à Dolores Messmaker
De Beryl
08H36 | 01/12/2008 |
Et qu'il ne buvait pas d'alcool, ni ne fumait, ça fait flipper !
(PS - Demande d'un riverain à Rue89 : une enquête et appel à témoignages précis de citoyens, français, et étrangers, interpellés etc. violemment par la police de l'autre couille…)
à Beryl
De compte supprimé 24
| 11H31 | 01/12/2008 |
Il détestait la clope (comme Charb et les néo-mormons), mais picolait un peu en douce et, bien que se prétendant végétarien, ne l'était pas du tout en privé.
Un vrai petit faux-cul comme il y en a tant de nos jours.
à GGGG
De Zorro est arrivé
Lecteur | 13H58 | 30/11/2008 |
Aquarelliste, ça veut dire qu'il ne buvait que de l'eau ?
à GGGG
De fred131
14H48 | 30/11/2008 |
Il a voulu faire les beaux arts à Vienne mais n'a jamais été accepté…
à fred131
De Glam
juste ce type, vous savez ? | 15H59 | 30/11/2008 |
Il était très mauvais peintre. D'un point de vue artistique, un désastre a été évité.
D'un point de vue politique en revanche…
(désolé : ( )
à Glam
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 17H34 | 30/11/2008 |
Vous êtes drôles, la bande de copains qui précèdent, avec votre aquarelle, mais j'ai bien peur qu'Hitler ne nous ait pas écrit une Histoire à l'Eau de Rose…
Beaucoup se sont retrouvés, piqués, voir empalés à ses épines !
à Kamikanaze
De Glam
juste ce type, vous savez ? | 19H03 | 30/11/2008 |
L'épine, symbole phallique ?
Nous ne changerons pas l'histoire… et puis, dans mourir, il y a rire : ) on est dans un article qui traite d'un Hitler monocouille quand même !
à Glam
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 19H23 | 30/11/2008 |
Mais je suis prête à en rire, Glam, pour ne pas en pleurer, et surtout pas à en mourir, même de rire !
Les talents de peinture d'Adolf Hitler, je ne m'y attendais pas du tout en première réaction…
Attendez, je vais essayer de vous poster une toile qu'il a inspirée… Là, déjà, le côté « monocouille » fait moins rire… De toute façon, il est clair que les hommes sont très attachés à leurs « attributs » mâles, et que le sens « avoir des couilles » est bien ancré dans nos esprits… Mais s'il faut avoir des couilles pour torturer et éliminer… Il est clair que toutes les déviances à la manière freudienne sont issues de problèmes sexuels, et les couilles, c'est sexuel au niveau « appareillage »…
C'est un tableau de peintre (nom ? ? ? ).
C'est par respect à ces gens qui ont souffert en camps de concentration que j'ai un peu du mal à prendre avec légéreté tout ce qui concerne cet Adolf. J'ai eu un oncle déporté, et un ex-beau père que je n'ai pas connu (et pour cause) mort sous la torture en tant que résistant après avoir été dénoncé par un gendarme.
Et j'aime mieux vous dire que les répercussions sur les générations postérieures atteignent la descendance, en l'occurence le petit fils, dans la mesure où son père ne savait pas ce que c'était un père. Il voulait être un père idéal pour ce fils, mais le schéma, il ne le connaissait pas et pour cause…
Cela a posé aussi des problèmes dans notre couple, mais je salue cet homme qui n'a jamais parlé, ni dénoncé les membres de son réseau et dont la dépouille n'a jamais été retrouvée !
Je ne sais pas quel est le « glorieux imbécile » qui m'a nazée le temps que j'aille chercher la photo (Mémorial de Caen), celui-là, il en tient une couche (et pas de peinture…).
à Kamikanaze
De Zorro est arrivé
Lecteur | 19H24 | 30/11/2008 |
« Mais je suis prête à en rire, Glam, pour ne pas en pleurer, et surtout pas à en mourir, même de rire !
Les talents de peinture d'Adolf Hitler, je ne m'y attendais pas du tout en première réaction… »
L'inattendu, c'est ce qui fait aussi le charme de ces échanges nonsensiques. C'est l'un des attraits de Rue89 quand il fait gris dehors.
à Zorro est arrivé
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 19H29 | 30/11/2008 |
Je suis d'accord Zorro, je n'ai été en aucun cas agressive ! Je ne connaissais pas des talents de peintre à Hitler : il aurait pu économiser les tubes de peinture rouge, en prenant le sang de ceux qu'il faisait torturer !
Mince Zorro, tu as été trop vite à me répondre, je voulais changer la taille de la photo et impossible à reprendre… La voilà en réduction en entier :
Puisque Tonton Hitler aimait la peinture !
à Kamikanaze
De Bernard 75010
Salar!é | 20H13 | 30/11/2008 |
Salut Kamikanaze,
Il y a un roman, d'Eric-Emmanuel Schmitt : La part de l'autre, paru dans le Livre de Poche,
6,95 €.
« 8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l'école des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute là,le jury avait accepté et non refusé AH, flatté puis épanoui ses ambitions d'artistes…….
à Bernard 75010
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 20H48 | 30/11/2008 |
Génial, comme info, merci Bernard75010…
Je crois que si Hitler était allé aux Beaux Arts, et qu'il n'ait pas été refoulé sur sa passion artistique, il ne nous aurait pas une aussi jolie composition de camps de concentration… et je n'aurais pas perdu mon dernier travail (bouh, bouh… rassurez-vous, simple prétexte d'un employeur dépassé par les événements ! ).
Merci pour la référence de ce livre : je vais creuser, si possible autre chose que ma tombe, sur ce sujet, car malheureusement, ce « minable » est lié à l'origine de mon dernier licenciement, et il va falloir que j'aille plaider ma cause devant les tribunaux en englobant ce « pantin facétieux »… (j'ai beaucoup aimé la caricature dans « Papy fait de la Résistance »… savoureux)…
Merci pour cette lecture… mais avec des « si, on referait le monde et même l'Histoire »…
Il y avait la crise économique en 1929, et cela a servi de plateau à cette montée du « National Socialisme »… Pourvu qu'à l'heure actuelle, aucun pays ne couve en son sein, un futur « petit Hitler », il arrive que l'Histoire ne se reproduise…
Je prends note et encore merci.
Je me suis aperçue en visitant le Mémorial de Caen, qu'il me restait beaucoup à apprendre sur cette période de l'Histoire, et il va falloir que je comble très vite… Je dois déposer mes conclusions sous peu et l'audience est fin janvier !
à Glam
De compte supprimé 24
| 11H35 | 01/12/2008 |
Encore un vieux cliché : il n'était pas un peintre de génie, mais il a tout de même gagné sa croûte avec ses croûtes académiques pendant quelque temps.
Honnêtement, il savait dessinner (mieux que Charb : -)
à compte supprimé 24
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 22H30 | 01/12/2008 |
ah bon, et personne n'en a une de ses toiles à exposer ?
Qu'on puisse juger sur pièces ? Y avait-il quelque poésie dans le sujet, étant donné les images sanguinaires qu'il nous a laissées en héritage ?
à Nébuleuse
De compte supprimé 24
| 23H38 | 01/12/2008 |
Tu peux en avoir un aperçu ici :
http://www.hitler.org/art/
Quand je dis des croûtes… c'est vrai : -)
à fred131
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 20H24 | 30/11/2008 |
« Il a voulu faire les beaux arts à Vienne »
Hé oui, tout le monde ne peut pas faire Mozart à Vienne !
à compte supprimé 22
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 20H50 | 30/11/2008 |
Il n'était pas sourd lui, quoi qu'il parlait FORT !
à Kamikanaze
De Rue-bicond
Une "poussière consciente" comme vo... | 23H28 | 30/11/2008 |
« Mozart à Vienne », « les beaux arts à Vienne », vous en avez de bonnes vous. Sachez qu'il ne s'est pas contenté de parler fort, puisque après le … bobard à vilaine ….idée derrière la tête, il a inventé le … buzz art, à vienne … et à Berlin, honteusement plagié plus tard par VNP sur la toile.
Pour en revenir au sujet et maintenant qu'il est mort (il est bien mort n'est-ce pas ? ), qu'il en ait eu une, ou trois, la question qui vaut est, avait-il un … beau dard advienne … que pourra si un usage abusif du dit attribut peut rendre sourd et la boucle est bouclée.
Comment ça je suis nul ? Sachez que j'en ai une paire moi môssieur.
à Kamikanaze
De parti
punishment park | 00H43 | 01/12/2008 |
mozart sourd ?
De Zorro est arrivé
Lecteur | 15H35 | 30/11/2008 |
Excellent !
Cela dit, il aurait été syphilitique (ce qui, à l'époque, était très banal).
Quand on connaît les traitements utilisés à l'époque (mercure, arsenic, etc.), ça peut expliquer bien des choses…
Bon, je sais, je suis hors-sujet…
à Zorro est arrivé
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 17H45 | 30/11/2008 |
Pourquoi l'affubler de toutes les maladies, Zorro, pour tenter de l'excuser !
Une couille en moins : blessure de guerre ! Le pauvre, il a dû bien souffrir, certainement pas autant qu'il a fait souffrir certains « déportés »…
Justement, j'ai visité le Mémorial de Caen qui devient le Mémorial pour la lutte pour la Liberté.
Un film intitulé « Hope » était diffusé pendant 20 mn, et pof, nous y voyons notre Hitler préféré en train de marteler ses discours propagandistes…
Hitler était un malade, mais ceux que l'on voit au procès de Nüremberg, qui se lèvent avec les casques de traduction dans les oreilles pour dire s'ils plaident « coupables ou non coupables ! », les Rudolf Hess, et Goering en premier… et qui répondent : « Not guilty », puis « Nein ! », puis « Nicht Entschuldigung ! », d'une voix forte… C'était certainement ces couilles de remplacement ; sans eux, sans l'assistance de tous ces autres pervers qui pullulent dans l'humanité, l'hitlérisme n'aurait jamais pu voir le jour !
Hitler répondait à un espoir après la crise financière de 1929, et on se demande encore comment il a pu galviniser les foules pour les entraîner à ces atrocités. Et Eva Braun, sa maîtresse, qui serait morte avec elle dans son bunker ?
Homosexuel, mais il me semble que les Nazis n'aimaient pas non plus les homosexuels… Remarquez que pour quelqu'un qui définissait la race aryenne, race pure avec des yeux bleus et des cheveux blonds, aussi brun qu'il soit jusqu'à la moustache, on nage en plein incohérence !
Je ne suis pas pour que l'on trouve à ce genre de « monstre », une quelconque excuse d'ordre médical. Il avait soit disant des soucis avec sa mère, il était peut être « castré psychologiquement » depuis la naissance, et ce sont peut être aussi les relations avec sa mère, qui l'ont rendu « teigneux »…
En tout cas, je lui dois mon dernier licenciement à ce « paltoquet d'opérette ! ». Même mort, il continue à sévir, l'Adolf… car vous savez en France, on n'a pas à faire référence à l'Histoire… Pourquoi édifie-t-on des monuments en souvenir de l'Arc de Triomphe au Mémorial de Caen, si le fait de prononcer le nom d'Hitler est considéré comme une insulte ?
Pourquoi lire la lettre de Guy Moquet ?
à Kamikanaze
De Zorro est arrivé
Lecteur | 18H05 | 30/11/2008 |
« Pourquoi l'affubler de toutes les maladies, Zorro, pour tenter de l'excuser ! »
Loin de moi cette intention, mon cher Kamikanaze. Hitler n'est pas vraiment ma tasse de thé, le totalitarisme non plus.
Mais alors, soit dit en passant, pourquoi dites-vous vous-même : « Hitler était un malade » ?
Il était malade ou il n'était pas malade ?
Reconnaissez par ailleurs que je n'ai jamais dit que tout son entourage et tous les kapos qui l'entouraient étaient malades.
J'ai cependant l'intime conviction qu'il avait un sérieux « grain », ce qui ne l'excuse bien évidemment en rien.
à Zorro est arrivé
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 19H34 | 30/11/2008 |
Oui, il avait un grain, et même plus Zorro !
Mais c'est le problème de la justice et de la responsabilité des actes des « cinglés » ! Il n'a pas été jugé, car « suicidé » ( ? ).
Il est clair que lorsque l'on voit ses discours, il savait fanatisé les foules, comme Napoléon, Fidel Castro, Sadam Hussein, Staline, et tant d'autres… D'où vient que les foules arrivent à se faire mener ainsi par le bout du nez par des orateurs qui souvent parlent avec le vent ?
Les « kapos » étaient les prisonniers qui sous la faim, passaient à l'ennemi et se mettaient à dénoncer leurs petits camarades dans les camps de concentration. Il y a un film « Kapo » qui est un chef d'oeuvre et qui retrace bien cette « fonction » dans le système. Une femme qui allait jusqu'à se prostituer pour manger, mais la fin du film est moral… Au moment de la Libération, alors que l'on demandait aux prisonniers de creuser leurs propres tombes, elle les a avertis, et elle en a sauvé !
De ozymandias
"spectateur engagé" | 13H52 | 30/11/2008 |
merci pour ce titre héhé ! ! ! !
Pour le reste, ces histoires, ces fantasmes rappellent combien il est tentant de « diaboliser » les hommes qui ont fait des horreurs. Ca nous rassure sur nous même. C'est tellement fou de se dire, dans le sillage d'Arendt et de Milgram, que les hommes du régime nazi étaient des hommes normaux, comme vous et moi, que les hommes du génocide rwandais (les hutus) vivaient bien souvent auparavant en bon voisinage avec les tutsis, que 65% des individus de l'expérience de Milgram ont été capable d'affliger une décharge électrique mortelle a un type (pour de faux mais ils ne le savaient pas.) (La soumission a l'autorité pour Milgram et Eichamnn a Jérusalem pour Arendt)
à ozymandias
De jexiste
si, si | 15H27 | 30/11/2008 |
On diabolise de même des victimes pour justifier les crimes commis à leur encontre, et toujours déculpabiliser les bourreaux, des hommes à l'apparence normale, et d'autant plus sympathique qu'ils font rire de leurs victimes.
à ozymandias
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 16H00 | 30/11/2008 |
L'expérience de Milgram ne démontre rien d'autre que l'autorité des blouses blanches et le facteur « déréalisant » du laboratoire : ce n'est qu'une expérience, pour la gloire de la Science. Il s'agit de ce que la physicienne et philosophe Isabelle Stengers appelle un « artefact », c'est-à-dire une production artificielle de laboratoire et non une expérience purifiée comme a pu l'être la chute des graves pour Galilée, et n'a aucune valeur scientifique en tant que telle, si vous entendez par cela une proposition générale et, somme toute, métaphysique, à la propension des hommes à l'obéissance et/ou à la cruauté.
Dans le même ordre d'idée, jetez un œil à http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Pygmalion .
Quant à la « psychologie du nazisme », la vraie question est celle de la relation qui a pu unir, à un moment donné de notre histoire, les Allemands, dans toute leur diversité (et sans tomber dans la « psychologie des peuples »), au « führer ».
A ce sujet, nul doute que le petit livre de Ian Kershaw, Hitler. Essai sur le charisme en histoire , se révèle indispensable.
à Network 23
De OISANS38
retraitée | 16H20 | 30/11/2008 |
Cela, c'est un scoop ! La psychologie ne serait pas une science exacte, à l'égal de la physique ?