Les territoires et départements d'outre-mer souffrent, entre autres, de la hausse du prix des carburants. Et du silence de Paris.
Un département français bloqué depuis huit jours par un mouvement de protestation contre le prix de l'essence, dans l'indifférence générale ? Cette information serait impensable s'il ne s'agissait d'un département… d'outre-mer, en l'occurrence la Guyane. Imagine-t-on la Gironde ou l'Alsace bloquées huit jours par des barrages sans faire les gros titres et mobiliser partis et syndicats ?
Ce sont des Guyanais qui nous ont alertés, et les témoignages d'internautes ont permis de briser le mur du silence ou plutôt de l'indifférence en « métropole » [je mets des guillemets, je déteste ce mot mais quel autre employer ? ].
Où en sont les DOM-TOM ? Comment font-ils face à la crise, de Cayenne à Nouméa en passant par Mayotte, dans ces « confettis d'empire », selon la formule de Jean-Claude Guillebaud, dont la grande majorité des Français ignorent presque tout ?
Comme dans le cas de la Guyane, ce sont vos témoignages qui peuvent permettre de donner une image complète, non filtrée, de la réalité de cette France des antipodes. Adressez-nous vos témoignages, vos commentaires, et une synthèse en sera faite dans quelques jours, permettant de faire émerger des informations marginalisées ou carrément mises sous le tapis. Vous pouvez laisser votre contribution en commentaire sous cet article, ou l'adresser directement à notre boîte « contact » : contact@rue89.com
Le prix du carburant figure aujourd'hui au cœur des inquiétudes
En attendant, petit tour d'horizon de ces territoires sur lesquels flotte le drapeau tricolore dans l'Atlantique (avec la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon), l'Océan Indien (avec la Réunion et Mayotte) et l'Océan Pacifique (avec la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie et Wallis-et-Futuna), soit quelque 2,5 millions de personnes, loin d'une France « métropolitaine » elle-même en crise et partagée entre indifférence et volonté stratégique de présence.
De Cayenne à Papeete, on se rend compte que le prix du carburant figure aujourd'hui au cœur des inquiétudes et de la colère, dans des territoires dont l'économie est largement sous perfusion « métropolitaine ».
Avec moins de bruit que la Guyane, les Réunionnais avaient protesté fin octobre et début novembre contre des prix à la pompe qu'ils estiment loin de la réalité du marché pétrolier. La question reste explosive et pourrait reprendre le chemin de la rue en cas de déception après la réunion, prévue ce lundi à Saint-Denis, entre le préfet et les distributeurs pétroliers.
Sur les sites réunionnais, on peut lire quelques appels à « tout péter » si les prix ne baissent pas. Combien sont-ils à partager le point de vue « Mooneti », qui écrit sur le site clicanoo.com :
« Nous payons la rançon de la départementalisation. Nous ne serons jamais français à part entière ; loin de la France, nous n'aurons jamais le même fonctionnement qu'un département métropolitain. Je pense que les pouvoirs publics n'ont pas conscience de la gravité de la situation et qu'il est en train de s'installer dans notre île, de façon pérenne, un esprit révolutionnaire. Les manipulations en tout genre ont assez duré.
Quant aux pétroliers, nous savons tous qu'ils ont spéculé et qu'ils ne sont pas à plaindre : leur caisse est pleine à ras bord. Pourquoi les gérants de station, en France métropolitaine, n'ont aucun problème ? Nous attendons une baisse des carburants, sans plus ! »
En Guyane, la crise se poursuivait ce weekend, avec quelque vingt-cinq barrages routiers et la fermeture de l'aéroport international de Cayenne, malgré le « geste » d'Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, de baisser de trente centimes le prix du carburant dans le département. Le mouvement de protestation réclame toujours cinquante centimes de baisse et a reçu le soutien des partis politiques de Guyane, y compris l'UMP locale qui demande au gouvernement de satisfaire la revendication.
Il a fallu que les Guyanais en fassent beaucoup pour se faire remarquer de Paris, y compris provoquer le report d'un lancement de fusée Ariane sur le site de Kourou… Je ne résiste pas à l'envie de vous proposer de nouveau ce clip de Negus aka Mero, « 1,77 euros », tourné au début du mouvement et qui a aidé à faire connaître la revendication des Guyanais. (Voir la vidéo)
Avec près de 200 000 habitants, la Guyane est un département à part entière, mais ce territoire amazonien, voisin du Brésil, est aussi une vaste zone de non-droit dès lors qu'on touche à l'orpaillage clandestin, comme l'ont montré un film récent, « La Fièvre de l'or », et l'attitude des autorités militaires du département face aux journalistes trop curieux.
Inquiet de la contagion, Jégo a demandé aux préfets de Martinique et de Guadeloupe « d'examiner sans délai les moyens d'obtenir une baisse significative des prix des carburants dans ces deux départements qui pourrait s'appliquer elle aussi, dès le début du mois de décembre ».
Par souci d'économie, les DOM-TOM privés de leurs avantages
Le prix du carburant n'est pas le seul problème sur la table. Le gouvernement, dans sa quête d'économies tous azimuts, vient de supprimer des avantages réservés aux fonctionnaires retraités installés outre-mer, et a fait adopter le plafonnement des avantages fiscaux liés aux investissements dans les DOM-TOM, qui étaient devenue une source majeure de financement, notamment aux Antilles.
Nicolas Sarkozy a reconnu la semaine dernière que cette dernière réforme, prévue dans le budget 2009, « a été vécue douloureusement outre-mer ». Mais il a ajouté qu'il n'était pas juste que de riches contribuables s'en servent pour ne pas payer d'impôts. En s'adressant aux maires d'outre-mer, le président est revenu sur ces réformes impopulaires, et a eu ce cri du cœur quelque peu paternaliste :
« Les choix, c'est justement parce que je vous aime et que je crois en l'avenir de l'outre-mer que je les fais. Le plus gros des réformes difficiles est derrière nous (…) Des réformes positives viendront début 2009. »
Entre une « métropole » qui n'a plus les moyens de ses ambitions et continue de tenir l'outre-mer sous perfusion, et des territoires tiraillés entre des aspirations contradictoires, le gouvernement évolue dans une voie étroite, en cherchant avant tout à éviter les explosions.
Des réformes institutionnelles en chantier
Reste enfin, l'énorme chantier de l'évolution institutionnelle de plusieurs territoires.
Celui de Mayotte, d'abord, qui s'apprête à connaître un grand changement, avec la promesse de Paris de la départementalisation d'ici à 2011 de ce territoire de l'océan Indien qui est à l'heure actuelle une « collectivité territoriale ». Un référendum est prévu en mars 2009 dans l'île.
Sans donner plus de détails, Nicolas Sarkozy a appelé la semaine dernière à « concevoir un modèle de département qui soit respectueux de l'identité de Mayotte ».
Or Mayotte n'est pas un cas simple. Cette île comorienne de 200 000 habitants a voté pour rester dans l'ensemble français en 1975, lors du référendum d'autodétermination des Comores. Les trois autres îles sont devenues indépendantes, mais Valéry Giscard d'Estaing a choisi de séparer Mayotte de ses « sœurs », et d'en faire un territoire français. Début des problèmes…
Depuis, Mayotte vit au rythme de l'arrivée des « kwasa kwasa », ces pirogues en provenance de l'île voisine d'Anjouan, chargées de « clandestins », attirés par le niveau de vie bien supérieur du territoire français et surtout par ses installations médicales. Des centaines de « clandestins » ont perdu la vie dans cette traversée périlleuse et la situation sociale de Mayotte est explosive. C'est la bombe à retardement laissée par VGE en 1975…
En faisant franchir un pas de plus à l'intégration de Mayotte dans la République, le gouvernement n'a pas pour autant de réponse à la question de ses relations avec les Comores et leur misère, et continuera d'expulser à tour de bras les « clandestins » de Mayotte, qui constituent une part non négligeable des 25 000 reconductions à la frontière dont Brice Hortefeux est si fier.
Et il y a bien sûr l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, vingt ans après les accords de Matignon qui ont mis fin à une période de trouble dans le territoire situé dans l'océan Pacifique, et dix ans après l'accord de Nouméa qui donnait une feuille de route institutionnelle.
Mais, comme le constatait lors de cet anniversaire Christian Le Goff sur Rue89, rien n'est réglé à Nouméa. Sa conclusion :
« Dans un an, les électeurs calédoniens renouvelleront leur Congrès qui aura la charge de dresser la liste des compétences à transférer et préparer -ou reporter une nouvelle fois ? - l'organisation du référendum d'autodétermination prévu après la fin de cette prochaine mandature. Mais pour l'instant, et ce malgré les accords de Matignon et de Nouméa, aucune solution n'est prévue pour concilier définitivement les deux légitimités du Territoire, celle du premier occupant et celle de la majorité. »
Ce petit tour d'horizon non-exhaustif -on n'y a pas parlé de la Polynésie française ou de Saint-Pierre-et-Miquelon, deux territoires situés aux deux extrémités de cet empire français light- montre néanmoins que la « question des DOM-TOM », si elle n'est pas au cœur de l'actualité des Français, continue de se poser. Il n'est pas inutile, au minimum, que l'opinion dispose d'informations complètes. Et ne se laisse pas gagner par une indifférence qui précède toujours les réveils douloureux.
Article modifié le 1er décembre : la photo a été retirée car elle était prise aux Comores, certes, mais sur l'île d'Anjouan, qui n'appartient pas aux confettis de l'empire… Nos excuses pour cette erreur.






















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De titysse
| 19H24 | 30/11/2008 |
Je suis toujours contente quand on s'intéresse aux Dom Tom pour parler d'autres choses que de la beauté du paysage, de plage ou de bouffe. Mais tout de suite après j'ai des serrements aux tripes de voir à quel point les représentations colonialistes persistent…Merci quand même monsieur Haski pour votre article.
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 19H34 | 30/11/2008 |
pour le prix de l'essence j'aimerais bien savoir qui va payer la baisse de 30cts
si ça ne serait pas le contribuable metro qui va regler par le biais de l'etat
et si ça ne coute rien de baisser le prix de l'essence, ou allait les 30cts avant
ce n'est pas rien 30cts par litre
à jyeden
De caro
délinquante avérée | 20H01 | 30/11/2008 |
et pourquoi ce ne serait pas la SARA qui fait des milliards de bénéf ?
à caro
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 20H11 | 30/11/2008 |
non j'ai trouvé sur « le monde »
les 30cts representaient des taxes locales
donc :
soit les collectivités locales ne sont plus financees
soit l'etat mettra la main a la poche
c'est à dire dans la notre
a moins qu'hypocritement il reprennent cet argent sur les fonds deja destinés à la guyane
rien a voir avec les profits (que font biens sur ! ! ) les compagnies petrolières qui ne fournissent pas la guyane par grandeur d'ame
à jyeden
De caro
délinquante avérée | 21H05 | 30/11/2008 |
c'est bien là tout le problème. Le gouvernement refuse de toucher aux profits des entreprises !
EDIT : un bon reportage sur rebeyllyon avec des photos
http://rebellyon.info/article5729.html
De vincicom
Responsable "informatique" dans une... | 19H38 | 30/11/2008 |
L'incompétence des politiciens français a soutenir l'empire français est une honte qui devrai etre passible de caondamnation pour trahison !
La France et ses territoires, aussi loin que la Guyane ou la Nlle Calédonie, doit rester unie.
C'est pas croyable cette lamentable médiocrité des français dans la gestion de leur ancien grand empire, quand les anglais ont pratiquement réussi la transition parfaite !
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 19H52 | 30/11/2008 |
C'est vrai que c'est scandaleux, ce mauvais sort que nos « gouvernants » imposent à nos concitoyens d'Outre Mer !
Outre ce mauvais sort, alors que tout part en « couille », comme le dit déjà la Rue, maintenant ils nous font la « Totale » chez nous, enfin je veux dire en Métropole.
Franchement, le « Gégo » de « réunions », en réunion, et tous ces voyages au frais du con-tribuable, il sert à quoi !
Il sert la soupe, ponctionne par ci par là, et distribue « l'obole » de son bon « président » ?
Alors bien sur la « deuxième couille », c'est cette histoire de fil d'Ariane, qui n'arrive pas à s'envoyer en l'air !
Et je n'parle pas comme vous l'évoquez si bien, de ce scandale de l'orpaillage au vu et au sus des « autorités » de l'état !
Qui touche au « râtelier », dans cette zone de non droit !
Non droit, « mon cul », comme dirait la crémière, parce que la troisième « couille », (celle là, on ne peut l'attribuer à qui vous savez), à ce propos, il ne faudrait pas prendre les « vessies » pour des lanternes.
Quand on sait ce que rapportent en richesse humaine, culturellement, dans le sport, et en devises grâce au tourisme, ces « perles » que notre vieille France, a encore le bonheur de conserver dans le « giron » de la République !
Non mais !
De gwadaboy
étudiant | 19H57 | 30/11/2008 |
Il semblerait que Rue89 se réveille un peu tard … mais mieux vaut tard que jamais ..
En effet habitant la Guadeloupe et aimant cette ile plus que tout je suis sidéré de constater au quel point cette ile ainsi que les autres sont totalement méconnus de nos concitoyens métropolitains.
Ainsi sur nos terres lointaines les grève de station essence,blocage de dépôt de carburant, blocage du port empêchant l « approvisionnement des supermarchés en produit frais, grève du service des eaux, grève de l'EDF, grève des transporteurs, et j'en passe sont monnaie courante… et comme pour les cyclones et bien on fait avec on sait qu'a tout moment on peut être privé d'électricité pour une semaine entière ou bien d'essence… qui tolérerait ça en “FRANCE” ou la moindre grève de 24h fait les titres et les unes des journaux avec sa flopée d'usagers mécontent…
Dans le même esprit un ouragan passant sur les États Unis sera largement relayé même s'il n'y a aucune victime …. alors que chaque année des milliers de caribeen sont victimes de ces même cyclone que ce soit a haiti ou ailleurs … la caraïbe est relégué au simple rang de destination touristique et l'on ne veut surtout pas ébruiter les problème structurels de ces iles …
De même votre article ne mentionne aucunement les changements institutionnel de l'ile de saint Martin et de saint Barthélémy… sans commentaire
Un article et votre conscience est tranquille pour au moins un an durant lequel on entendra plus parler des problème des DOM,DFA,COM,TOM …
PATHÉTIQUE …
à gwadaboy
De caro
délinquante avérée | 20H08 | 30/11/2008 |
je ne veux pas prendre à tout force la défense de Rue89, mais ses articles dépendent aussi des infos qu'envoient les riverains, comme pour la Guyane.
Alors, à votre plume, ou plutôt à votre clavier. J'aimerais aussi savoir ce qui se passe ailleurs qu'en métropole. A vous d'élargir notre horizon, vous venez de vous inscrire (j'ai vu votre profil), j'espère que vous continuerez à informer. Merci
De anacaona
20H33 | 30/11/2008 |
Vivant en Guyane et guettant depuis lundi toutes les infos nous concernant, je vous trouve injuste avec les journalistes de Rue89. Je ne pense pas qu'ils se donnent bonne conscience en écrivant un article sur notre situation, d'ailleurs, ils n'ont pas publié un mais deux articles. Comme les autres médias, ils ont mis un peu de temps à réagir (Arnaud Aubron s'en est expliqué dans l'article précédent) mais à ma connaissance, ils ont été quasiment les seuls à ne pas reprendre telles quelles les dépêches d'agence en brodant dessus et en mettant en exergue les violences urbaines, photos de voitures qui brûlent à l'appui, sans expliquer correctement les tenants et les aboutissants de la crise (Ce n'est pas pour rien si les internautes guyanais se retrouvent plutôt bien dans ces articles). Et comme explique Caro, ils ont largement ouvert le site aux témoignages et aux documents envoyés par les riverains guyanais.
J'éprouve encore pour Rue89 une immense gratitude pour s'être fait l'écho en juin dernier du blocage du rectorat de la Guyane et de nos luttes et de nos revendications. Face au silence assourdissant des médias hexagonaux, nous nous sommes sentis moins seuls.
Alors à votre plume, vous aussi, la Guadeloupe nous intéresse ! ! !
à gwadaboy
De fatalyst
20H37 | 30/11/2008 |
@gwadaboy
J'ai vécu deux ans sur ton ile (1989-1990) au camp du gommier pour être précis (41em Bima) et à cette époque j'ai subi le cyclone Hugo. Ce que tu dis est réel avec toute fois une nuance, les français pèche par ignorance et non par mépris. Les « Métros » ne sont pas tous ignorant mais juste un peu préoccupé par leur propre vie. C'est humain, non ? ? ?
Mais là ou je te rejoint c'est que la France des éloignés n'intéresse pas grand monde en dehors du fait qu'ils s'imaginent courir sur une plage paradisiaque, plonger dans une eau turquoise et pêcher la langouste. Pour le reste…@+ ; -)
à gwadaboy
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 11H45 | 01/12/2008 |
@ Gwadaboy,
France 3 et Europe 1 ont démarré bien plus tôt. Les autres « grands » médias, je ne sais pas, et je n'ai pas regardé France Ô ces dernières semaines.
Ne ne sais pas pourquoi l'expression DOM-TOM est utilisée à de nombreuses reprises dans ce sujet, dans la mesure où la réforme institutionnelle a créé les COM, ainsi que je le rappelais dans ce sujet :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2008/09/une-bonne-vingt.htm…
sur Saint-Barth et Saint-Martin notamment.
Rien non plus sur l'historique des grèves ; je t'avoue que je ne sais plus combien j'en ai vécues de 1984 à 1989 (je ne parle pas de juillet 1985, mais des « classiques » sur les produits pétroliers et les approvisionnements des supermarchés à la Guadeloupe). Rien sur la grève des transporteurs à La Réunion, voici moins de deux mois, pour mémoire.
Mais qui connaît les spécificités antillaises, et surtout celles de l'archipel guadeloupéen ? qui sait où se trouve le WTC et où se trouve la majorité des habitants ? qui sait quelle est la ville la plus peuplée du pays ? rares sont les touristes qui comprennent ce qu'engendre le barrage du pont de la gabarre.
Les guillemets pour France n'étaient pas obligatoires. Fwans, je pense, aurait été plus dans l'esprit de ta remarque. Et tu es bien poli lorsque tu écris « la moindre grève de 24h fait les titres et les unes des journaux avec sa flopée d'usagers mécontents »… le terme d'usage est « otages ».
à gwadaboy
De Thorgal46
Informaticien dans le Lot | 17H49 | 01/12/2008 |
J'ai eu la chance de vivre 7 ans en Guadeloupe.
J'y ai vécu des choses très agréables et d'autres beaucoup moins…
Bienvenue à toi dans la Rue89, ti mal…
De fatalyst
20H06 | 30/11/2008 |
J'ai vécu deux ans en Guyane (1991-1992), à l'époque et si ma mémoire ne me fais pas défaut, des accords avec le Vénézuela avaient été passé en ce qui concerne le pétrole entre autre. Pourquoi ne pas en profiter encore de nos jours ?
à fatalyst
De touk
Retraité | 23H16 | 30/11/2008 |
L'Europe est passée par là, le carburant vénézuelien n'est pas aux normes, et ces dernières années il bousillait certains moteurs, il a fallu s'approvisionner en petrole raffiné européen, aux Antilles.
à touk
De fatalyst
23H49 | 30/11/2008 |
@touk, j'ai du mal à comprendre, je sais que le pétrole du Vénézuela est de troisième catégorie mais de la, à bousiller des moteurs… ! ! ! Il y a quand même 2% du pétrole que l'on consomme en métropole provenant de chez Chavez, non ? …
Une question qui n'a rien à voir, si vous êtes surplace, toujours autant de conflit avec le Surinam ? ? ? (une guerre oublié et/ou ignoré). Bien à vous ; -)
à fatalyst
De caro
délinquante avérée | 01H17 | 01/12/2008 |
c'est vrai, en Guyane le pétrole n'était pas raffiné aux normes européennes et bousillait les voitures importées de métropole. Les concessionnaires en avait marre de voir revenir les voitures vendues neuves, le moteur « cuit ». Ils ont donc exigé et obtenu que le pétrole soit raffiné selon les normes, ce qui expliquerait peut être une partie de l'énorme hausse du prix de l'essence. Cette hausse n'était sans doute pas complètement justifiée, puisque les pétroliers ont tout de suite accepté une baisse de 30 cts.
De bolomig
20H10 | 30/11/2008 |
Pendant ce temps-là, Jégo se pavane au « Bal des débutantes » à Paris ! ! !
à bolomig
De fatalyst
00H00 | 01/12/2008 |
@bolomig
J'ai pas compris « le bal des débutantes » c'est quoi ? ? ? Je suis à Bordeaux. Je dirais que c'est le bal des premières années de paris dauphine, mais je dois me planter littéralement…@+
PS : il vaut mieux poser une question con quand on ne connait pas que de passer pour un con qui connait tout.
à bolomig
De Pariacabo
abonné au gaz | 21H45 | 01/12/2008 |
http://tf1.lci.fr/infos/people/0,,4176664,00-bal-des-debutantes-bruce-de…
De ZYXXYO
20H29 | 30/11/2008 |
La région ile de France a récemment votée une loi pour que les RMIstes voyagent gratuitement avec les transports en commun.
Sans porter de jugement, j'appelle ça une politique d'assistés (qui d'ailleurs ne règle aucunement le pb de fond, voir les pbs au bois de Vincennes…), mais c'est ce que veulent finalement les français puisqu'on est en démocratie.
Mais cet assistanat voulu par les français coute cher, et ces mêmes français (Métropole etc…) râlent et protestent quand les impôts et taxes diverses sur l'essence sont élevés.
Mes chers compatriotes, il faut être responsable et savoir ce que vous voulez !
En gros il faut CHOISIR entre une politique d'assistanat vouée au long terme au fiasco, ou à une politique moins généreuse mais qui n'asphyxie pas les gens qui travaillent.
Je pense qu'en France, globalement la population aurait intérêt à faire comme en Guyane, protester sérieusement pour obtenir une réduction des taxes, mais ça veut dire aussi ne pas voter pour des politiciens spécialisés dans l'assistanat genre la guyanaise Toubira ou le métropolitain Huchon.
PS je n'ai évidemment rien contre les RMIstes (et d'ailleurs personne n'est à l'abri), ce que je conteste ce sont les solutions politiques couteuses qui ne règlent pas les problèmes (le nb de RMIstes est passé en qq années de 400 000 à 1,2 millons)
à ZYXXYO
De caro
délinquante avérée | 21H17 | 30/11/2008 |
oui, il faut savoir ce qu'on veut :
des entreprises qui font des bénéfices faramineux pour leurs actionnaires, qui n'hésitent pas à délocaliser pour en faire encore plus, un gouvernement qui laisse faire, et même donne encore de l'argent par des décharges de cotisations sociales sur certains postes, qui donne de l'argent aux banquiers sans rien en échange, même pas une petite entrée dans le capital pour en surveiller l'emploi, face à cette situation, heureusement qu'il y a des aides pour les travailleurs pauvres et pour ceux qui n'ont pas d'argent (ce que vous appelez « assistanat » et qui n'est qu'une aide pour ne pas mourir)
ou une meilleure répartition des richesses, moins d'argent pour les actionnaires (s'il doit encore en exister), plus d'argent pour les salariés, arrêter les licenciements, relancer le pouvoir d'achat et le plein emploi, bref, changer de politique et ça urge ! que ce soit en métropole ou dans les DOM-TOM (petit rappel, à part pour la ville de Kourou, aucune retombée d'Ariane sur la Guyane, c'est normal ? )
à caro
De fatalyst
00H15 | 01/12/2008 |
@caro
Je suis à 90% d'accord avec vous, « l'assistanat » en période de crise est logique, j'ai une voisine qui à vécu la crise de 1929 à new york, la soupe populaire elle l'a connu. Là ou je ne suis pas d'accord avec vous, c'est les retombées économique sur la Guyane (hors infrastructure). Bien à vous ; -)
à ZYXXYO
De Gandijyn
09H51 | 02/12/2008 |
Vous avez partiellement raison mais, vous oubliez de nous parler :
*** des « voitures du CNES »…
Toutes les personnes qui travaillent sur un des sites (Cayenne, Montabo, Kourou, Montjoli, …) sont véhiculés avec des voitures - non vendues en France - telles les séries de 4L, clio, ….
Où en êtes-vous en gamme de voiture ?
Ne pensez-vous pas qu'ils (ne) sont (pas) assistés par le prêt d'un véhicule pour 1, et pire 4 personnes, essence fourni par bon, … ?
*** Le billet d'avion gratuit par an/ par membre de famille pour les expat ? et tous les 3 ans pour les autres (tel les fonctionnaires de l'Etat)… et les nombreux avantages par le C.E. de chaque entreprise.
*** Le surplus de salaire (de 40 à … ? ) 25%.
*** Le loyer des logements (appart ou maison) en grande partie pris en comte par l'employeur
En banlieue parisienne, les personnes passent de 1h30 à 6, voire 7 heures dans les transports quand tout va bien, et circulent avec leur véhicule personnel, sans compter les parking (chers) et parfois d'autres moyens de transports (également cher = RER, TGV) !
Le « train de Mana » lui est gratuit ? : ))))
à ZYXXYO
De k6_de_Dijon
animateur associatif | 02H06 | 07/12/2008 |
Bravo ZYXXYO
Ce que vous évoquez passe par une refonte de l'organisation de nos sociétés.
Je pense que nous devons établir la transparence, toute transparence possible de nos vies publiques. Il ne resterait que la vie intime de préservée. La vie familiale le serait en fonction de ce que les personnes en ferait. Si elles sont réservées et discrètes ou si elles en parlent à leur entourage serait la limite de cette préservation.
A partir de là, cela fait que les gens devront se responsabiliser un peu plus afin de pouvoir préserver leur intimité.
Il est fort probable que de ce positionnement, les gens découvrent qu'ils peuvent agir dans la vie collective citoyenne. En tous cas, les lois, règlements et usages devaient le leur permettre. Tout ce qui viendrait contrarier ou empêcher volontairement une personne de participer à la vie collective devrait être sanctionné.
Car il est des fiefs, des lieux, des cercles dans lesquels les personnes sont maintenues dans un climat, une ambiance, un environnement tels que ces personnes ne se rendent pas vraiment compte de ce qui se passe en dehors de leur milieu à elles.
Ainsi, tous les lieux qui contribuent à la vie collective, dans les quels sont élaborés les solutions ou sont débattues ces solutions ou sont prises ces solutions doivent être ouverts à tout citoyen qui le souhaite. S'il est difficile de mettre les citoyens dans la même pièce, ils doivent pouvoir être dans une pièce qui retransmet en direct ce qui se passe dans l'autre pièce où sont les représentants du peuple ou les décideurs.
La vie collective ne concerne pas que les quartiers, les communes, les grandes villes, les départements, les régions, les pays ou l'Europe, elle concerne le monde. Tant du point de vue de l'organisation politique de la société que du point de vue des employés. Ainsi une entreprise est, pour moi, aussi un lieu de vie collective et, par ce fait, les décisions doivent être prises devant les employés qui le souhaitent et probablement aussi devant des représentants de la vie locale. Les élus municipaux, les commerçants et les citoyens jouxtants une entreprise sont tout aussi intéressés que les employés de l'entreprise aux décisions prises dans l'entreprise.
Nous devons conquérir le droit de cogestion pour décider combien l'on donne aux actionnaires, aux employés et combien on investit pour conserver un outil de travail en accord avec notre temps.
De là nous verrons des comportements différents, des inégalités gommées et nous pourrons espérer une vie meilleure.
Reste le problème de la démocratie à régler. Conquérir le droit de choisir l'ordre que nous préférons des candidats sur les listes. Reconnaître et prendre en compte tous les votes des citoyens qui se sont déplacés aux urnes. Je trouve inadmissible qu'un avis de citoyen qui fait son devoir civique en votant ne soit pas pris en compte lorsque celui-ci demande de revoir la copie en votant blanc ou nul.
Les égoïsmes et comportements individualistes freinent la réalisation de cette vision des choses.
Mais nos aînés avaient cette vision lors de la Révolution française, même s'ils ne l'exprimaient pas ainsi. Plusieurs passages de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 et de notre Constitution contiennent les éléments nécessaires.
Les personnages politiques détournent ces volontés en disant que nous devons tendre vers ces deux textes et ainsi s'affranchissent de les respecter.
Le peuple n'a pas pris assez conscience qu'ils nous manipulent. Le peuple se comporte comme un perdant en pensant qu'individuellement « on n'y peut rien ». C'est en utilisant ce sentiment injustifié d'impuissance que les dominants utilisent le peuple à des fins qui leur profitent.
Le jour où nous aurons 60% de votes blancs et nuls et 5% d'abstention, cela voudra dire que le peuple est prêt à se réveiller. Car je ne vois aucun mouvement prêt pour une révolution à ce jour.
Lorsque cela sera possible nous aurons des défavorisés qui ne seront plus Rmistes, mais qui disposeront de moyens digne d'exitence et la caste de ceux qui s'octroient de trop fortes rémunération sera éteinte ou en voie de l'être.
Voici ma vision et mon triste constat sur notre société.
De Chris du Fier
Chroniqueur | 21H11 | 30/11/2008 |
Quand vous aurez compris que les « Français » comme vous les nommez n'en ont rien à foutre des confettis de l » empire.. vous aurez tout compris.
Lors du référendum sur l » indépendance de l » Algérie, 80% de nos compatriotes, moi compris, ont voté pour.
Ce n'est vraiment pas pour venir nous les casser avec les états d » âmes de Mr. Flosse, de Mr. Lafleur, de Mme Taubira,de Mr. J. Vergès et sa famille, etc…
Larguez moi tout ça.. et qu » on n'en parle plus. Ma patrie à moi, elle est hexagonale.. Le reste c'est bon pour les politicards et autres fonctionnaires qui font des rêves (argentés) au creux de leur lit.
De Pariacabo
abonné au gaz | 22H11 | 30/11/2008 |
@caro
Ah ! la passion ! elle fait écrire des choses :
« petit rappel, à part pour la ville de Kourou, aucune retombée d'Ariane sur la Guyane, c'est normal ? »
Ah, bon ! aucune retombée ? vous êtes sûre ?
« Le CNES accompagne le développement de la Guyane par le biais d'actions pour la formation, l'emploi et la création d'entreprises.
Il a renouvelé sa contribution au Contrat de Projets État/Région, élargi aux Programmes Opérationnels européens et de développement rural pour la période 2007 à 2013, pour un montant de 26,7 millions d'euros. Le CNES a renouvelé son engagement en signant dix conventions de partenariat avec 16 communes de Guyane. Le montant total de plus de 11 millions d'euros, de 2007 à 2013, permettra diverses actions de développement. »
vous pouvez lire la suite sur le site de l'INSEE http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp ? reg_id=25&ref_id=13798
à Pariacabo
De caro
délinquante avérée | 01H01 | 01/12/2008 |
@ Pariacabo,
je me suis renseignée. Ce que propose le CNES est une goutte d'eau, mais, effectivement, elle donne de l'argent.
J'aurais aimé connaitre les 16 communes choisies, parce que, d'après de que me dit mon interlocuteur, ce serait Kourou et des communes alentours … ?
Le CNES va fournir du matériel pour des classes scientifiques, afin de former du personnel Guyannais pour la base de lancement, autre que les bas niveaux de postes.
Franchement, le développement rural, ça fait environ 3 M / an et 1,5 M pour diverses actions de développement. C'est énorme ? enfin, il est vrai que c'est mieux que rien … : )
à caro
De Gandijyn
23H21 | 01/12/2008 |
Les bois précieux et rares de Guyane décorent allègrement de vaste propriété à Montjoly, en charpente, portes et meubles : certains élus et magouileurs bénéficient largement du Cnes et Arianespace (ne pas mélanger les entités, elles sont complémentaires ! ) … sans compter les grosses chaînes en or des cabresses. Y'en a qui ont des placements dans les paradis fiscaux pas très loin : St Barth ou Mexique, Bermudes,… Et puis il est dificile d'enrayer la polygamie (bien que non-officiel).
Et comparé aux profits d'exploitation des satellites, c'est sûr, c'est une goutte d'eau.. d'autres se seront servis … avant ! : )))
De vol19
awash | 22H15 | 30/11/2008 |
Pour ces revendications spécifiques de la chereté du prix de l'essence, le problème c'est qu'une entreprise privée la Sara soit en situation de monopole. Qu'un monopole soit une entreprise publique, s'il s'agit d'entreprises privées alors la concurrence s'impose.
Il semble difficile de comparer la situation des ex Iles à canne à sucre, la Guyanne, les Iles du pacifique, Saint-Pierre… Les médias sont timides à aborder ce qui s'y passe, sauf pour le Crash de la West caribbean ou il y a eu une émotion partagée. Un jour j'ai recherché de l'info sur Wallis et Futuna sur Internet et c'est vraiment très pauvre…
Par contre, que les Français s'en fichent… ? Je suis assez surpris comment de tout âge, toute catégorie sociale confondue, lieu de résidence, on retrouve toujours quelqu'un (peut-être surtout ici dans l'Ouest) qui a visité, parfois habité sur une des îles. Certes, quel recul et observation en ont-il ? Quel attachement ? Quelles représentations ?
Comme partout, un jour faudra-il questionner les modes de consommation ? En 1974 en Martinique, on se déplaçait beaucoup par « taxico » des 504 fourgonettes peu confortables, vingt ans plus tard, le nombre de voitures individuelles est considérable ce qui génère des embouteillages immenses. Le prix de l'immobilier a atteint de sommets dans certains zones. Il semble que l'alimentation proviennent de moins de moins de marchés locaux et de plus en plus de grandes chaines des distributions ou tout est importé. Les repas de Noel m'ont semblé de plus en plus inspirés des menus métro.
Prendre modèle ? Ou se re-inventer avec toutes les contraintes actuelles et les changements d'aspirations ? Le sproblèmes qui se posent à nous se posent en plus complexes encore la-bas !