Les territoires et départements d'outre-mer souffrent, entre autres, de la hausse du prix des carburants. Et du silence de Paris.
Un département français bloqué depuis huit jours par un mouvement de protestation contre le prix de l'essence, dans l'indifférence générale ? Cette information serait impensable s'il ne s'agissait d'un département… d'outre-mer, en l'occurrence la Guyane. Imagine-t-on la Gironde ou l'Alsace bloquées huit jours par des barrages sans faire les gros titres et mobiliser partis et syndicats ?
Ce sont des Guyanais qui nous ont alertés, et les témoignages d'internautes ont permis de briser le mur du silence ou plutôt de l'indifférence en « métropole » [je mets des guillemets, je déteste ce mot mais quel autre employer ? ].
Où en sont les DOM-TOM ? Comment font-ils face à la crise, de Cayenne à Nouméa en passant par Mayotte, dans ces « confettis d'empire », selon la formule de Jean-Claude Guillebaud, dont la grande majorité des Français ignorent presque tout ?
Comme dans le cas de la Guyane, ce sont vos témoignages qui peuvent permettre de donner une image complète, non filtrée, de la réalité de cette France des antipodes. Adressez-nous vos témoignages, vos commentaires, et une synthèse en sera faite dans quelques jours, permettant de faire émerger des informations marginalisées ou carrément mises sous le tapis. Vous pouvez laisser votre contribution en commentaire sous cet article, ou l'adresser directement à notre boîte « contact » : contact@rue89.com
Le prix du carburant figure aujourd'hui au cœur des inquiétudes
En attendant, petit tour d'horizon de ces territoires sur lesquels flotte le drapeau tricolore dans l'Atlantique (avec la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon), l'Océan Indien (avec la Réunion et Mayotte) et l'Océan Pacifique (avec la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie et Wallis-et-Futuna), soit quelque 2,5 millions de personnes, loin d'une France « métropolitaine » elle-même en crise et partagée entre indifférence et volonté stratégique de présence.
De Cayenne à Papeete, on se rend compte que le prix du carburant figure aujourd'hui au cœur des inquiétudes et de la colère, dans des territoires dont l'économie est largement sous perfusion « métropolitaine ».
Avec moins de bruit que la Guyane, les Réunionnais avaient protesté fin octobre et début novembre contre des prix à la pompe qu'ils estiment loin de la réalité du marché pétrolier. La question reste explosive et pourrait reprendre le chemin de la rue en cas de déception après la réunion, prévue ce lundi à Saint-Denis, entre le préfet et les distributeurs pétroliers.
Sur les sites réunionnais, on peut lire quelques appels à « tout péter » si les prix ne baissent pas. Combien sont-ils à partager le point de vue « Mooneti », qui écrit sur le site clicanoo.com :
« Nous payons la rançon de la départementalisation. Nous ne serons jamais français à part entière ; loin de la France, nous n'aurons jamais le même fonctionnement qu'un département métropolitain. Je pense que les pouvoirs publics n'ont pas conscience de la gravité de la situation et qu'il est en train de s'installer dans notre île, de façon pérenne, un esprit révolutionnaire. Les manipulations en tout genre ont assez duré.
Quant aux pétroliers, nous savons tous qu'ils ont spéculé et qu'ils ne sont pas à plaindre : leur caisse est pleine à ras bord. Pourquoi les gérants de station, en France métropolitaine, n'ont aucun problème ? Nous attendons une baisse des carburants, sans plus ! »
En Guyane, la crise se poursuivait ce weekend, avec quelque vingt-cinq barrages routiers et la fermeture de l'aéroport international de Cayenne, malgré le « geste » d'Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, de baisser de trente centimes le prix du carburant dans le département. Le mouvement de protestation réclame toujours cinquante centimes de baisse et a reçu le soutien des partis politiques de Guyane, y compris l'UMP locale qui demande au gouvernement de satisfaire la revendication.
Il a fallu que les Guyanais en fassent beaucoup pour se faire remarquer de Paris, y compris provoquer le report d'un lancement de fusée Ariane sur le site de Kourou… Je ne résiste pas à l'envie de vous proposer de nouveau ce clip de Negus aka Mero, « 1,77 euros », tourné au début du mouvement et qui a aidé à faire connaître la revendication des Guyanais. (Voir la vidéo)
Avec près de 200 000 habitants, la Guyane est un département à part entière, mais ce territoire amazonien, voisin du Brésil, est aussi une vaste zone de non-droit dès lors qu'on touche à l'orpaillage clandestin, comme l'ont montré un film récent, « La Fièvre de l'or », et l'attitude des autorités militaires du département face aux journalistes trop curieux.
Inquiet de la contagion, Jégo a demandé aux préfets de Martinique et de Guadeloupe « d'examiner sans délai les moyens d'obtenir une baisse significative des prix des carburants dans ces deux départements qui pourrait s'appliquer elle aussi, dès le début du mois de décembre ».
Par souci d'économie, les DOM-TOM privés de leurs avantages
Le prix du carburant n'est pas le seul problème sur la table. Le gouvernement, dans sa quête d'économies tous azimuts, vient de supprimer des avantages réservés aux fonctionnaires retraités installés outre-mer, et a fait adopter le plafonnement des avantages fiscaux liés aux investissements dans les DOM-TOM, qui étaient devenue une source majeure de financement, notamment aux Antilles.
Nicolas Sarkozy a reconnu la semaine dernière que cette dernière réforme, prévue dans le budget 2009, « a été vécue douloureusement outre-mer ». Mais il a ajouté qu'il n'était pas juste que de riches contribuables s'en servent pour ne pas payer d'impôts. En s'adressant aux maires d'outre-mer, le président est revenu sur ces réformes impopulaires, et a eu ce cri du cœur quelque peu paternaliste :
« Les choix, c'est justement parce que je vous aime et que je crois en l'avenir de l'outre-mer que je les fais. Le plus gros des réformes difficiles est derrière nous (…) Des réformes positives viendront début 2009. »
Entre une « métropole » qui n'a plus les moyens de ses ambitions et continue de tenir l'outre-mer sous perfusion, et des territoires tiraillés entre des aspirations contradictoires, le gouvernement évolue dans une voie étroite, en cherchant avant tout à éviter les explosions.
Des réformes institutionnelles en chantier
Reste enfin, l'énorme chantier de l'évolution institutionnelle de plusieurs territoires.
Celui de Mayotte, d'abord, qui s'apprête à connaître un grand changement, avec la promesse de Paris de la départementalisation d'ici à 2011 de ce territoire de l'océan Indien qui est à l'heure actuelle une « collectivité territoriale ». Un référendum est prévu en mars 2009 dans l'île.
Sans donner plus de détails, Nicolas Sarkozy a appelé la semaine dernière à « concevoir un modèle de département qui soit respectueux de l'identité de Mayotte ».
Or Mayotte n'est pas un cas simple. Cette île comorienne de 200 000 habitants a voté pour rester dans l'ensemble français en 1975, lors du référendum d'autodétermination des Comores. Les trois autres îles sont devenues indépendantes, mais Valéry Giscard d'Estaing a choisi de séparer Mayotte de ses « sœurs », et d'en faire un territoire français. Début des problèmes…
Depuis, Mayotte vit au rythme de l'arrivée des « kwasa kwasa », ces pirogues en provenance de l'île voisine d'Anjouan, chargées de « clandestins », attirés par le niveau de vie bien supérieur du territoire français et surtout par ses installations médicales. Des centaines de « clandestins » ont perdu la vie dans cette traversée périlleuse et la situation sociale de Mayotte est explosive. C'est la bombe à retardement laissée par VGE en 1975…
En faisant franchir un pas de plus à l'intégration de Mayotte dans la République, le gouvernement n'a pas pour autant de réponse à la question de ses relations avec les Comores et leur misère, et continuera d'expulser à tour de bras les « clandestins » de Mayotte, qui constituent une part non négligeable des 25 000 reconductions à la frontière dont Brice Hortefeux est si fier.
Et il y a bien sûr l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, vingt ans après les accords de Matignon qui ont mis fin à une période de trouble dans le territoire situé dans l'océan Pacifique, et dix ans après l'accord de Nouméa qui donnait une feuille de route institutionnelle.
Mais, comme le constatait lors de cet anniversaire Christian Le Goff sur Rue89, rien n'est réglé à Nouméa. Sa conclusion :
« Dans un an, les électeurs calédoniens renouvelleront leur Congrès qui aura la charge de dresser la liste des compétences à transférer et préparer -ou reporter une nouvelle fois ? - l'organisation du référendum d'autodétermination prévu après la fin de cette prochaine mandature. Mais pour l'instant, et ce malgré les accords de Matignon et de Nouméa, aucune solution n'est prévue pour concilier définitivement les deux légitimités du Territoire, celle du premier occupant et celle de la majorité. »
Ce petit tour d'horizon non-exhaustif -on n'y a pas parlé de la Polynésie française ou de Saint-Pierre-et-Miquelon, deux territoires situés aux deux extrémités de cet empire français light- montre néanmoins que la « question des DOM-TOM », si elle n'est pas au cœur de l'actualité des Français, continue de se poser. Il n'est pas inutile, au minimum, que l'opinion dispose d'informations complètes. Et ne se laisse pas gagner par une indifférence qui précède toujours les réveils douloureux.
Article modifié le 1er décembre : la photo a été retirée car elle était prise aux Comores, certes, mais sur l'île d'Anjouan, qui n'appartient pas aux confettis de l'empire… Nos excuses pour cette erreur.






















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De kompaktniki
s'il le savait lui même | 17H25 | 30/11/2008 |
Les expulsions de Mayotte se chiffrent à 16000 pour l'année 2007. Elles ne sont pas inclues dans les objectifs Hortefeux des 25000 expulsions, mais sont « en plus ». (Idem pour les expulsions de Guyane par exemple). A elles seules donc, les « éloignements » de Mayotte (dont plus de 2000 mineurs) équivalent à plus de la moitié des quotas de France métropolitaine… Pour finir : sur les 180 000 habitants de Mayotte, on compte plus de 45000 « irréguliers », qui bien évidemment participent à l'économie de l'île (agriculture, maraîchage…)
à kompaktniki
De EulChe
Humaniste hère | 00H04 | 01/12/2008 |
Mayotte, où, depuis quelques mois de véritables rafles ont lieues.
Il est d'ailleurs intéressant de jeter un oeil sur ce qui se passe sur cette ile de l'océan indien, seule présence française dans le canal du Mozambique mais… présence illégale au regard du droit international. En effet, selon les traités internationaux concernant les décolonisation il est formellement interdit de diviser un territoire.
L'assemblée générale des Nations Unies, à la demande des Comorres a d'ailleurs condamné la France plus de vingt fois à cause de cette présence. Sans sanction évidemment puisque les sanctions sont décidées au Conseil de Sécurité où la France a un droit de véto. D'ailleurs, si je ne m'abuse la seule fois où la France a utilisé ce droit de véto seule contre tous c'est au sujet… de Mayotte.
Mais finalement jusqu'en 95 la situation convenait assez aux comoriens qui bénéficiaient d'un droit d'entrée à Mayotte. Seulement le sieur Balladur a alors institué un visa pour aller d'Anjouan à Mayotte, ce qui a créé des clandestins là où il y avait surtout des familles qui allaient d'une ile à l'autre…
à EulChe
De rmh
00H59 | 01/12/2008 |
Combien de Français savent, qu'effectivement, la présence française sur cette île est illégale ?
à EulChe
De Ndjocka
irrégulier | 13H09 | 01/12/2008 |
Cher Eulchen, en quoi cette situation convenait-elle au Comoriens, comme vous l'affirmez ? Au contraire, ceux-ci ont toujours revendiqué Maoré (Mayotte) comme leur île, avant et après 95. N'importe quel comorien, au fin fond d'un village, vous dira que Maoré lui a été volé par les Français en 76, et que l'ONU, une fois de plus, fait preuve de bien peu de tenue..
Massiwa ya atru ma né /
Ngazidja, Mwali, Maoré, Ndzuani !
(« Nos îles sont au nombre de quatre / Grande-Comore, Mouéli, Mayotte et Anjouan ! »)
à Ndjocka
De EulChe
Humaniste hère | 13H58 | 01/12/2008 |
certes. Je ne nie absolument pas le fait que Mayotte ait été et soit toujours considéré comme comorienne par les comoriens, à juste titre ajouterais-je même.
Cependant ce n'est pas le cas des maorés qui sont pourtant aussi comoriens. De plus le fait de pouvoir se déplacer d'Anjouan à Mayotte librement a quand même permis de nombreux échanges et rentrée de revenus pour les familles anjouannaises. De fait beaucoup de famille se sont adaptées au fait du roi et ont tenté légitimement d'en tirer un minimum de bénéfice. Jusqu'en 95 où le visa Balladur a radicalisé les choses.
à kompaktniki
De Ibride
mal assis | 05H17 | 01/12/2008 |
Bonjour, je suis intéressé par l'accés d'une information officielle concernant la non prise en compte des expulsions de Mayotte et de la guyane dans le quota des 25 000 reconduites annuelles.
Un échange (je ne peux parler de discussion avec ces gens) avec un des responsables de la PAF (polices aux frontières) ne laissé pas entendre ce mode de gestion des chiffres.
En tant que récent résidant sur cette Mayotte (et donc un peu secoué par ce phénomène majeur dans l'équilibre de cette société) je recherche a comprendre au mieux les mécanismes complexes et le poids des enjeux de ce mode de « gestion humaine » déshumanisant et symbolique des perversités politiques (mais aussi représentative des comportements archaïques dans les rapports humains encore manifestent à notre époque « moderne » :
« nous sommes toujours plus moderne que la veille, mais rien ne prouve que nous sommes plus évolué pour aborder le lendemain avec plus de sens social, sens normalement révélateur d'un chemin d'évolution digne de nos capacités ……)
Après pour ce qui est de la construction et de l'identité et la gestion actuelles des DOM-TOM ……… juste un peu plus officielle (disons moins caché) un peu plus établi (et encore pas reconnu sur Mayotte) que le dossiers FrançAfrique.
Merci pour votre dispo dans le souci de faire partager de l'info.
Ibride
à Ibride
De kompaktniki
s'il le savait lui même | 08H48 | 01/12/2008 |
notamment sur Mayotte :
1) http://www.gisti.org/spip.php ? article1199
2) Le Droit des étrangers à Mayotte, Etude Gisti – MDM, juillet 2006
3) http://www.senat.fr/noticerap/2007/r07-461-notice.html
à kompaktniki
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 20H05 | 02/12/2008 |
réponse à Kompak…..
un pays n'est pas une auberge espagnole ….
venez chez moi sans autorisation je vous expliquerez …
sur ce…
mdr
De miremond 34942
17H32 | 30/11/2008 |
La photo c est ANJOUAN ou MAYOTTE ?
à miremond
De Marie-Sophie Keller
Rue89 Eco89 | 17H48 | 30/11/2008 |
oups. C'est une manif sur l'île d'Anjouan aux Comores en mars 2008.
à Marie-Sophie Keller
De EulChe
Humaniste hère | 23H54 | 30/11/2008 |
original en effet d'illustrer un article sur les Dom-Tom par une manifestation qui a lieu à Anjouan qui, comme chacun le sait (A part peut être Bob Denard et ses commanditaires), est une ile comorienne…
à EulChe
De Ndjocka
irrégulier | 13H11 | 01/12/2008 |
Bien vu !
à miremond
De TARPON
20H45 | 30/11/2008 |
clic gauche sur la photo et glisser, on fait apparaitre texte et credits
De kapoios
17H33 | 30/11/2008 |
« cet empire français light »
mouais bon…
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
17H33 | 30/11/2008 |
Giscard d« Estaing disait naguère que les Dom-Tom étaient les danseuses de la France. C'est vrai qu'ils coûtent très cher à la France ! Je voudrais bien savoir quel est le montant des aides sociales de tous genres qui sont payées par les métropolitains à ces départements. J'ai lu quelque part que depuis la création du RMI, les mouvements indépendantistes ont tous disparu comme par enchantement. D'autre part, on voit affluer vers ces territoires des immigrés ( Comores, Haîti, Surinam…) candidats au régime social français. La France a au moins réussi quelque chose : elle est considérée partout dans le monde comme le Royaume de l'Assistanat. D'autre part, si nous avions gardé nos colonies, aucune ne voudrait accéder à l'indépendance, tellement notre régime social est avantageux : c'est le JACKPOT ! ! Cela dit, le mouvement de revendications guyanais a l'air amplement justifié car l'essence y est vraiment trop chère. Et puis ce sont nos compatriotes : il est juste qu'ils bénéficient des mêmes droits que nous, du même régime social.
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De LeFaun
Penseur | 17H50 | 30/11/2008 |
Vous qui critiquez les « assistés » des Dom Tom, avez-vous oublié que la plupart de leurs habitants actuels sont des descendants d'hommes et de femmes déportés et réduits au travail forcé et à l'esclavage pendant plusieurs siècles, sans salaire ? Et vous trouvez qu'avec le RMI, qui n'atteint même pas les 400 euros par mois, ils sont coupables de ruiner les français de « métropole » (je hais aussi ce mot) ? Les créoles, dont je ne suis pas, mais je suis de tout coeur avec eux concernant leurs revendications, apprécieront.
à LeFaun
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
18H59 | 30/11/2008 |
Je fais des constatations, je ne porte aucun jugement. J'ai plusieurs amis antillais que j'aime bcp. Je les considère comme mes compatriotes et je trouve normal qu'ils bénéficient des mêmes droits et avantages que moi. J'aurais pu dire cela de certains départements métropolitains qui eux aussi coûtent cher à la France. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas les aider. Dernier point : j'apprécie bcp Madame Taubira et en 2002, j'ai failli voter pour elle aux Présidentielles ! Rompez !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De viva zebda
rameur | 19H48 | 30/11/2008 |
je cite !
« J'ai plusieurs amis antillais que j'aime bcp. Je les considère comme mes compatriotes et je trouve normal qu'ils bénéficient des mêmes droits et avantages que moi. »
quel condescendance !
JPT ; es tu bénévole,ou payé pour épendre ta bave
ici
à LeFaun
De Gandijyn
09H57 | 01/12/2008 |
Sans doute, il en coûte un peu à la France d'entretenir grassement quelques privilégiés des îles françaises : Infrastructure ? social ? médical ? scolaire ? …/…
On oublie souvent de dire « combien cela peut-il rapporter » à la France de persister à verser toutes ces petites contributions ?
Or ? uranium ? produits des défrestations et pêche ? … Tourisme ?
Un « hors sujet », mais qui est bien le reflet du résultat de l'occupation de la France sur ces territoires :
- http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2318000,scheduleId=228760…
Le « Colon“(-nisateur) a toujours le même refrain, pleure toujours sur ce qu'il a lui-meme induit, dont les révoltes des populations locales (largement justifiées, par nécessité de survie ? ).
Pourquoi payer des ‘octroi de mer’ pour des Kw d'électricité produite sur place ? Idem pour le pétrole ! à qui profite réellement ces taxes ?
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 17H59 | 30/11/2008 |
les danseuses : c'est pas giscard, c'est pompidou qui disait ça
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De anacaona
18H25 | 30/11/2008 |
Bravo pour ce florilège de lieux-communs… Le plus beau, même si ce n'est pas le plus apparent : « les aides sociales payées par les METROPOLITAINS de ces départements » qui prouve définitivement que vous n'y connaissez rien. Parce que selon vous, les « locaux » ne payent pas d'impôts peut-être ? Heureusement que si, d'ailleurs, parce que les métros ne représentent que 12% de la population guyanaise et que certains touchent le RMI, eh oui, qui l'eut cru ?
Très pernicieux en tout cas d'opposer les métros (allez, dites-le clairement, les Blancs) et les autres. Et bien non, ce n'est pas comme ça que ça se passe en Guyane. Il y a toutes communautés confondues, des profiteurs et des gens qui se battent à leur échelle pour que ça avance. Humain, trop humain
C'est décidé, je vais faire une thèse sur « les représentations mentales de la Guyane chez ceux qui n'y ont jamais mis les pieds »
à anacaona
De agnès93
citoyenne | 18H47 | 30/11/2008 |
@anacaona
LE marié 4 mouflets n'est autre qu'un troller-catho, employé-pollueur à plein temps pour maintenir la pression des thèses qui ont permis à son maître d'être au Pouvoir.
à agnès93
De anacaona
18H53 | 30/11/2008 |
m…. alors ! Moi qui m'étais bien juré de ne jamais répondre aux provocations des trolls, je viens de me faire avoir ! ! ! la passion m'a fait perdre…la raison. Mea culpa
à anacaona
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 19H40 | 30/11/2008 |
Non anacoana !
Surtout pas de culpabilisation. Juan pedro fait ce travail formidable qui consiste à faire voir clairement qui sont les soutiens de Sarko et les tréfonds de leur idéologie assez rance pour nous rappeler d'autres périodes.
Il sert à instruire ceux qui n'auraient pas encore compris.
à anacaona
De Guyanalive
Travailleur indépendant | 19H18 | 01/12/2008 |
Il parait que les élus de la région Guyane veulent abandonner une partie de leur salaire en signe de solidarité avec la population présente sur les barrages. Ce serait un signe fort de solidarité. Il faut voir si ça se vérifie dans les faits ! !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De viva zebda
rameur | 18H34 | 30/11/2008 |
jean pol de la tajine,quel troll tu fais
petes ton clavier ,ca nous ferra des vacances
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De Ariivaimato
... | 09H46 | 01/12/2008 |
Pour information, le RMI n'a pas été mis en place en Polynésie Française, et puis on s'est quand même pris les essais nucléaires dans la tronche (faut croire que c'est plus écologique à Mururoa que sur le plateau du Larzac). Les aides sociales françaises ne suffisent pas à compenser cela.
D'autre part je peux vous assurer que dans les colonies françaises restantes, on n'efface pas l'esprit d'indépendance à coup de subventions.
et ne parlons pas de patriotismes s'il vous plait, ce mot me fait mal aux oreilles.
De Souflette
Chomage | 17H34 | 30/11/2008 |
Que disent les mouvements indépendantiste de l'ile ? est - ce du petit lait cette crise justement ?
à Souflette
De kazhkoad
- | 17H56 | 30/11/2008 |
La Guyane n'est pas une île ! ! ! Et les indépendantistes Guyanais auraient du mal à faire une belote (il leur manquerait un 4ème ! ). De plus il ne sont pas fondés, étant donné qu'il ne s'agit pas d'indiens autochtones mais d'allochtones créoles provenant des Antilles.
Si par contre, tu parlais de Mayotte, ça va être dur de trouver des indépendantistes… ils voient ce que donnent Anjouan, Mohéli ou la grande Comore !
« la situation sociale de Mayotte est explosive. C'est la bombe à retardement laissée par VGE en 1975… » il fallait faire quoi ? priver de l'indépendance 3 îles qui la demandaient par référendum démocratique, ou obliger Mayotte à quitter la France alors que une très large majorité s'était prononcé contre l'indépendance …
à kazhkoad
De anacaona
18H46 | 30/11/2008 |
- « La Guyane n'est pas une île », pour le moment, on est d'accord !
- « Les indépendantistes guyanais( les 3 qui ne peuvent donc pas faire une belote) seraient des allochtones créoles provenant des Antilles ». J'ai beau retourner ce scoop dans ma tête, je ne comprends pas. Pouvez-vous préciser ?
- Si je vous suis, il faut être indien autochtone pour avoir le droit de prétendre à devenir indépendant. Effectivement, c'est ainsi qu'a eu lieu l'indépendance des colonies américaines, c'est bien connu ! Honte à mes profs d'Histoire du lycée d'avoir délibérément caché ce pan méconnu de l'histoire coloniale.