C'est un pays dans lequel la police peut débarquer chez le journaliste d'un quotidien, l'humilier devant ses enfants, l'insulter, le menotter, le déshabiller complètement au dépôt… A cause de quelques mots écrits dans ce journal qu'il a dirigé pendant quelques mois.
Ce pays, c'est la France de 2008.
L'affaire, hallucinante, est racontée par Libération. Vendredi matin, Vittorio de Filippis, journaliste à Libération, est réveillé à 6h40 par des coups frappés à la porte de sa maison.
Trois policiers lui disent qu'ils ont un mandat d'amener au TGI de Paris contre lui. « Habillez-vous, on vous emmène. » Il proteste. « Vous, vous êtes pire que la racaille ! », disent les policiers, devant son fils de 14 ans.
Il est emmené au commissariat du Raincy. Quel est le crime commis par le journaliste ? On lui parle d'une affaire de diffamation à l'encontre de Xavier Niel, fondateur de Free, le fournisseur d'accès à Internet… Vittorio de Filippis a en effet été directeur de la publication de Libération pendant la période de transition July-Joffrin. A ce titre, il est responsable de tout ce que le journal a publié à cette époque…
Vittorio de Filippis demande la présence des avocats du journal. Réponse : « Ils ne seront pas là. » Il doit vider ses poches, il est menotté dans le dos, direction Paris. Là, à la PJ, il doit de nouveau vider ses poches, et se déshabiller. On lui demande de baisser son slip, de se tourner et de tousser trois fois. La procédure… Il se rhabille. On lui a retiré ses lacets, sa ceinture, la batterie de son portable, ses papiers…
Il est poussé dans une cellule avec cafards et mites.
Deux heures plus tard, on lui redemande de se déshabiller complètement. Il baisse son slip, se tourne, tousse. Toujours menotté, il est escorté vers la juge Muriel Josié, vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris. Elle lui signifie qu'elle l'a convoqué plusieurs fois par courrier dans le cadre de l'affaire Niel et qu'il a toujours été « injoignable » (il transmettait les convocations aux avocats du journal).
Le journaliste refuse de répondre à ses questions. Il est alors mis en examen pour diffamation, avant d'être relâché.
Ces méthodes, qui concernent un délit qui n'est même pas passible de prison, sont proprement inadmissibles, et Rue89 se joint à l'indignation de Libération et de ses personnels.
Il est indispensable qu'une enquête soit ouverte sur cette affaire, et que des sanctions soient prises contre les responsables de cette interpellation. C'est la première fois, semble-t-il, qu'un directeur de la publication fait ainsi l'objet d'un mandat d'amener pour un délit de presse.
Mais ce n'est pas la première fois que la liberté de la presse est bousculée depuis deux ans. Perquisition au Canard Enchaîné, garde à vue du journaliste Guillaume Dasquié, mises en examens à répétition… La liberté de la presse régresse en France : tous les démocrates devraient s'en alarmer.
A lire aussi :
► Journaliste en France, un métier de plus en plus risqué
► L'analyse du récit de Vittorio de Filippis par Me Eolas
Photo : dans le hall du quotidien Libération (Charles Platiau/Reuters).




















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à dulconte
De parti
punishment park | 21H25 | 29/11/2008 |
eh dulconte, si ça continue, il lui faudra un fernet brancard à l'autre roger velu…et vive la patagonie, où de tels foireux ne sévissent pas, je l'espère…
à parti
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 22H52 | 29/11/2008 |
oh tu sais, lui c'est un rigolo par rapport à ce qu'on a ici, je te passe un petit texte édifiant sur les familles et amis des prisonniers politiques argentins (j'étais un tout petit peu énervé quand je l'ai écrit) :
http://dul.amsud.net/2008/09/05/quand-les-salauds-parlent/
pis le fernet-coca c'est la boisson nationale ici : )
à dulconte
De parti
punishment park | 23H23 | 29/11/2008 |
pour un énervé, je te trouve plutôt calme et posé…le blog a de la cuisse…ma foi…
à vive nicolas princen
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 20H08 | 29/11/2008 |
17 lignes sans fautes d'orthographe, écrites en Français contemporain, sans référence à fdesouche.CON, sans tutoiement vulgaire, sans insultes et sans élucubrations éthyliques …..
Pas de doute…..
c'est un copié-collé.
à Tigerbill
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 21H07 | 29/11/2008 |
S'il était honnête, il aurait mis des guillemets et donné sa source.
Si !
à vive nicolas princen
De déluge
menuisier | 11H28 | 30/11/2008 |
Un conseil,lorsque vous lisez un texte à peu près cohérent de l'inéfable vive : Il n'est jamais de lui.
Et le cuistre ne cite JAMAIS ses sources en bon foireux qu'il est :
http://www.01net.com/editorial/382760/loi-antipiratage-ce-qui-vous-atten…
Edit Je n'avais pas vu que Tiger avait levé le lièvre pesant.
De ficelle3944
20H24 | 29/11/2008 |
comme toujours la réaction des autorités est la méme
et se retranche derrière je ne sais quelle obligation de reserve bien pratique.
Des fonctionnaires d'autres ministères ont été révoqués ou mutés par le passé pour moins que cela c'est sans doute un effet inadmissible de la « rupture ».
La France va encore progresser à reculons dans le classement du respect des droits de l'homme.
J'ai honte pour mon pays
De Buob
? | 20H26 | 29/11/2008 |
je suis journaliste. Je le dis pas trop. Robert Ménard me gonfle. J'aime pas le corporatisme. Mais là, à lire les commentaires, j'ai l'impression qu'on fait dans le populisme. « On parle de cette affaire parce qu'elle concerne un journaliste bobo ». On s'en fout du journaliste bobo (désolé Vittorio) mais on se fout pas de la presse. Celle qui nous informe sur ce site et ailleurs. A travers Vittorio, c'est elle qui est visée. Et les petits malins qui regrettent qu'on ne parle pas du mec ordinaire coincé et humilié par les flics devraient commencer par défendre Vittorio.
à Buob
De puma curieux
journaliste à Paris | 21H40 | 29/11/2008 |
Les commentaires sont anonymes, fait par des militants politiques, qui se font passer pour des braves gens.
Rendez obligatoire la photo avec le commentaire et tous ces discours fascistes de cagoulés disparaîtront.
à puma curieux
De Cratère
20H24 | 02/12/2008 |
Non seulement votre commentaire est absolument pitoyable mais en plus il est malheureusement révélateur du dégoût de la plèbe qui règne en maître dans la presse française repus et agonisante.
Discours fascistes ? Voulez vous que je vous donne quelques définitions et leçons d'Histoire, c'est là ma profession.
L'ex PDG de Libération a reçu 3 convocations du juge. Pourquoi ne s'est il pas présenté ?
« J'ai zappé » dixit ce bon vieux Vittorio…
Qui en France pourrait aujourd'hui se permettre de « zapper » une convocation sans risquer le pire de la part des tribunaux et des forces de l'ordre ?
J'aimerai voir autant d'indignation chez nos « semblables » journalistes lorsque ces mêmes policiers mettent en garde à vu des
nourrissons indigènes ou expulsent sans ménagement des sans abris… Mais ça n'arrivera pas.
Vous espériez avoir le soutient des gueux ? Il me semble que c'est raté et ça ne fait que commencer.
à Buob
De Républicain Espagnol
retraité | 23H41 | 29/11/2008 |
Bonsoir,
Votre article est tout à fait juste, pourquoi accepter qu'un journaliste soit humilié ? ? ?
Sachez que dans les dictatures, ou future telle, cela commance par la presse, toujours. Revenez dans vos livre d'histoire contenporaine, le presse toujours elle.
Alors qu'en est il du pauvre peuple ? ? ? ? ? ? ?
à Buob
De DOMIE
vieille chômeuse de 50 ans ! | 15H16 | 30/11/2008 |
Ah oui ? ? ? et moi il faudra qu'on me dise comment le mec ordinaire, à qui on ramone le cerveau à longueur de journée peut faire la différence entre un journaliste honnête ( ! ? ) ou un journaliste qui s'autocensure, qui fait de la lèche à son patron et est prêt à vendre père et mère pour obtenir un bon papier ou grimper dans les échelons.
L'ambition est un sentiment tout à fait louable, mais quand elle vous aveugle et vous donne l'impression que vous êtes un faiseur de rois, elle devient extrêmement dangereuse entre certaines mains.
Alors commencer par faire un grand ménage dans votre corporation et révisez vos de règles de déontologie, après je verrais si j'ai le temps de vous écouter et de pleurer sur votre sort (quoique… j'aurais sans doute les yeux secs d'ici là ! )
à Buob
De baumi
12H53 | 01/12/2008 |
« Peut-être qu'on en parle pas des atteintes à la démocratie, lorsqu'elles touchent des gens sans identité médiatique ; et peut-être même qu'on a tendance à sacraliser à outrance notre digne corporation (cf. RSF) et ses privilèges de statut ; mais si vous ne vous mobilisez pas pour nous, on en parlera encore moins que rien du tout, des autres ! »
Imparable ! Mais vous devriez quand même être un peu secoué de prendre conscience que cet incident suscite si massivement de telles réactions …
Il est vrai qu'elles sont vite disqualifiées par la nature évidente de leur auteurs, les « fascistes cagoulés » démasqués par votre excellent confrère et néanmoins ami de la liberté d'expression.
bien solidairement quand même.
De philipp
retraité | 20H36 | 29/11/2008 |
Après « racaille » il y a « karcher » !
La juge Muriel Josié devait souffrir d'un manque de notoriété ! Quelle incompétence ! Comparons le cas de VdeF à celui de Pasqua, 15 ans d'instruction et toujours pas traduit en justice , au procès des « visiteurs » de la villa de Christian Clavier, instruit et jugé en quatre petits mois( la patrie en danger ! ), à la procédure et aux indemnités pour préjudice moral( ! ) dont a bénéficié Tapie, aux amiantés qui crèvent à petit feu dans la misère. « C'est pire que la racaille “, ce flic un peu facho, qui pratique le racisme contre un journaliste qui n'est aux ordres, devraient, après enquête, être sanctionné. Attention danger, l'exemple vient de haut : après ‘racaille, il y a le karcher’ .Amitiés à V de F et à la rédaction de Libé .
De liberté_ en sursis
chercheuse de trèfles à quatre et ... | 20H44 | 29/11/2008 |
Quand les gouvernants de ce pays seront-ils à leur tour inquiétés par les journalistes ?
De dumenicu
retraité | 20H51 | 29/11/2008 |
La magistrate qui a délivré le mandat d'amener à l'encontre de ce journaliste, a déclaré qu'elle avait ainsi car ce dernier n'avait pas répondu à plusieurs convocations. Si tel est la cas, pour quelles raisons n'a-t-il pas répondu aux convocations. Se croyait-il au-dessus des Lois. Il est certain que la façon de procéder des policiers peut sembler brutale mais elle est tout à fait légale et utilisée journellement. Alors, à l'avenir, si ce monsieur veut s'éviter ces désagréments, il n'aura qu'à déférer aux convocations. Il n'y a pas de quoi en faire un martyr, de plus, nous ignorons quelle a été sa réaction face à ce policiers.
à dumenicu
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 21H09 | 29/11/2008 |
« Il est certain que la façon de procéder des policiers peut sembler brutale mais elle est tout à fait légale et utilisée journellement »
Ah ben ça, qu'elle soit utilisée journellement, qu'on écrase de mouches avec une pierre, aucun doute là-dessus.
à compte supprimé 22
De kribou
08H25 | 30/11/2008 |
La police doit être une mère non une commère !
« Si l'homme échoue à concilier la liberté et la justice alors il échoue » (Camus)
Je suis du pays de Rouget de Lisle qui a dit : Liberté Liberté Chérie combats avec tes défenseurs !
à dumenicu
De puma curieux
journaliste à Paris | 21H37 | 29/11/2008 |
Dumenicu, militant UMP, trouve normal que la police arrêt les gens à domicile, à 6H40 du matin et les insultent devant ses propres enfants !
Vous faites semblant d'ignorer que ses enfants étaient là. Pensez vous vraiment qu'il aurait attaqué les policiers devant ses propres enfants ?
De puma curieux
journaliste à Paris | 21H35 | 29/11/2008 |
Imaginez… que la police menotte une instit » devant ses élèves pour la punir de ne pas avoir fait le signe de croix !
Humilier un journaliste, c'est faire pression, l'intimider pour l'empêcher d'informer. La première victime c'est le citoyen lambda, le citoyen de base, qui n'aura plus droit à une information libre mais à la propagande sarkozyste puis socialiste, au gré des changements de pouvoir.
De puma curieux
journaliste à Paris | 21H36 | 29/11/2008 |
Le scandale, ce n'est pas la garde à vue !
C'est l'arrestation à domicile, à 6H40 du matin et les insultes devant ses propres enfants !
De Mogli7
ancien salarié | 21H52 | 29/11/2008 |
Et si tous les abonnés de FREE adressaient un courrier
au 8 Rue de la Ville l'Evèque 75008 Paris - siège de la société pour demander le retrait de la plainte.Pour pouvoir pousuivre sans état d'âme leur abonnement.
Histoire de souligner que la démocratie passe avant les intéréts commerciaux ?
Chiche
à Mogli7
De doutagogo
07H48 | 30/11/2008 |
Bonjour,
Je ne pense pas que ce soit la plainte qui pose problème ; ce qui pose problème, ce sont les méthodes policières.
Agnès
http://doutagogo.com
De kane85
21H57 | 29/11/2008 |
Pour ce qui est de la loi lire :
http://www.maitre-eolas.fr/
Il a fait un excellent article sur ce cas et explique tout ce que les policiers et le juge avaient le droit de faire ou non, textes de loi à l'appui…
Après ceux qui disent que le comportement des policiers relevaient de la procédure m'expliqueront en quoi.
Merci et bonne lecture.
De Yanick Toutain
Humain sur Terre | 22H00 | 29/11/2008 |
J'ai écrit ça tôt ce matin et je viens de la publier sur mon blog
(Je peux ajouter : Bravo Pascal Riché et Rue 89 pour être devenus ce que fut l'ancien Libération ! )
http://monsyte.blogspot.com/2008/11/bravo-joffrin.html
============
Bravo Joffrin !
Par Yanick Toutain
29/11/08 09 : 57
Le crétin raciste se rebiffe à bon droit.
Il prend la défense énergique de son journaliste -Vittorio de Filippis, ex-directeur de publication - interpellé comme un malandrin par une juge qui pète une durite.
A 6 h 40 du matin.
Menottes dans le dos !
Il donne (sur la radio) le nom de cette juge déséquilibrée « Muriel Josié » : il a raison !
Il assaisonne de commentaires méprisants cette imbécile : « Elle envoie la maréchaussée au petit matin », « Par le caprice d'un juge », il a raison !
« Attitude humiliante et scandaleuse », il a raison !
Il lui rappelle son code de procédure pénale : « peu d'instruction… encore moins de jugeote » : il a raison !
Si nous gardons la mémoire concernant Joffrin, le larbin du capitalisme qui croit que « juif » serait une race, si nous conservons, une fois la révolution arrivée, toutes voies de recours (y compris rétroactives) pour lui faire ravaler ses âneries racistes, pour ce qui concerne la plainte déposée par un capitaliste - qui plus est, un capitaliste débouté deux fois de ses plaintes - FREE, au nom mal choisi - il a cent pour cent fois raison ! ! ! .
Pour que cette dame, au service de la criminelle classe capitaliste, au service de cette classe qui a détruit la Terre, en arrive à infliger au responsable d'un site Internet les humiliations médiévales que cette police proto-fasciste se croit obligée de considérer être l'ordinaire du Reich mondial auquel aspire l'oligarchie, il y a deux solutions : ou bien son attitude déséquilibrée relève de la nécessité urgente d'un congé maladie - congé que nous dissuaderons les officines patronales d'interrompre sous aucun prétexte -, ou bien son déséquilibre relève de pressions protofascistes d'un parquet sarkozyste n'ayant pas encore compris le syndrome Ceausescu dont ils seront bientôt infligés !
Cette dame Josié est vice-présidente du Tribunal de grande instance de Paris.
Mais où se croit arriver ce personnel judiciaire ?
Ils obéissent à un parquet dirigé par un corrompu notoire ! Ils prennent leurs ordres auprès d'une marionnette - Nicolas Sarkozy - marionnette manipulée par Vincent Bolloré dans le but d'assurer un niveau d'exploitation rentable : des salaires de 50 euros par mois dans ses plantations esclavagistes, au Cameroun, à Kienké, comme ailleurs en Afrique.
Un des rares honnêtes hommes de cette profession, le juge Bernard Borrel, a été assassiné par des gens dont les protecteurs appartiennent à cette profession elle-même !
Des juges, impunément, ont osé donner des conseils aux assassins.
Ont-ils reçu des ordres de Rachida Dati pour agir ainsi ?
Si la classe formoise ne cherche pas la vérité, ce sera la révolution qui le fera.
La révolution cherchera la vérité partout ! Elle cherchera la vérité des cadeaux faits au trafiquant de drogues dures, frère de Rachida Dati.
La révolution cherchera la vérité concernant la façon dont les commerçants des poisons qui tuent la jeunesse ont des protecteurs parmi les juges.
Il y a des juges pourris dans ce pays ! Des procureurs pourris jusqu'à la moelle !
Cette dame qui ose revenir aux lettres de cachets, qui a le vice suffisant pour infliger à un journaliste des explorations anales, aurait grand besoin de profiter de la construction d'une science psychologique efficace.
Elle aurait, certes, à se plaindre de l'état déplorable dans lequel les charlatans freudiens ont laissé la science psychologique.
Mais rassurons-la : il reste suffisamment de l'héritage de notre maître Wilhelm Reich pour que nous puissions, en parfaite connaissance de cause, lui indiquer d'où vient la pathologie qui consiste à vouloir faire des explorations anales policières réitérées à un journaliste en voie d'être inculpé pour diffamation : la cause en est clarifiée par Wilhelm Reich grâce à ses travaux sur « La fonction de l'orgasme », sur « La révolution sexuelle », sur « L'analyse caractérielle », et surtout son extraordinaire « Psychologie de masse du fascisme » !
La cause de cette volonté exploratoire matinale, c'est un problème sexuel ! !
Elle pourra donc envisager de prendre à bras le corps ce qui a pu l'inciter à exiger de pareilles explorations anales de bon matin !
UNE MISE EN EXAMEN ANALE ?
Nous pourrions, dans d'autres circonstances lui pardonner son geste, mais la mise en examen qu'elle a prononcé avait, il y a encore peu de temps, le sens d'inculpation.
La confusion qu'elle semble - par un coup de surchauffe cérébral - avoir opéré entre le terme « inculpation » et l'expression « mise en examen » a trop de similitudes avec les caméras que veut placer partout la protectrice du général Poncet - Michèle Alliot-Marie - pour que nous puissions passer l'éponge aussi facilement !
Cette violence policière a trop de similitudes avec des brutalités qu'aurait opéré la police fasciste dont nous aurions subi les conséquences si Le Pen était arrivé au pouvoir pour que nous puissions se contenter d'un simple constat.
Cela pourrait être drôle si une police proto-fasciste n'avait pas mis des menottes - dans le dos ! ! ! - à Vittorio de Philippi.
Qui plus est, en présence de ses propres enfants ! ! !
Je fus victime d'un groupe de protofascistes de ce genre, il y a une dizaine d'années : menottes dans le dos pour avoir pris la file de gauche d'un boulevard afin de bifurquer, au feu vert, vers la gauche : « Vous zigzaguiez », prétendait l'imbécile crétin, l'imbécile menteur ! »
Menottes serrées dans le dos. A mes protestations sur la légalité de leurs actes, sur la façon dont les bracelets étaient scandaleusement serrés, le plus jeune des crétins en uniforme de policier de la cinquième section répondit : « La loi, c'est nous qui la faisons ! »
Il résumait, par-là, le niveau d'infiltration fasciste de l'Etat bourgeois.
La libération du frère de Rachida Dati, les protections des assassins du juge Borrel par des juges dégénérés sont, au même titre que les brutalités policières organisées par cette juge stupide et fatiguée sont, eux aussi, les signes qui indiquent le niveau d'infiltration fasciste de l'Etat bourgeois.
Cette dame croit que c'est elle « qui fait la loi ».
Cette dame croit qu'un corrompu notoire, tel que Sarkozy, lui aurait conféré une grâce jurisprudentielle, qui lui permettrait, selon son bon vouloir, selon les idées diverses et variées, qui lui passent par la tête, selon les résultats des surmenages qui la guettent quand elle croit voir l'exercice d'une intelligence brillante et extraordinaire, de faire ce que bon lui semble : rédiger des lettres de cachet !
Elle aurait raison si ses comparses proto-fasciste avaient réussi à approfondir leur pouvoir.
Mais la bourgeoisie craint ce qui se prépare.
Lorsque le procureur - supérieur des crétins de la cinquième section policière - osa me transmettre un faux en écriture publique, ces imbéciles crurent que le vent tournait définitivement en faveur de l'arbitraire, ils crurent avoir le vent - fasciste - en poupe.
Mas cet imbécile de procureur avait oublié un petit détail : des dizaines de copies circulent sur Internet décrivant l'étendue de leur comportement proto-fasciste.
Ils ne pourront jamais plus effacer cela !
Et la révolution n'aura qu'à recueillir ces dizaines de petits cailloux pour trouver le chemin de la répression anti-fasciste.
Car, seuls les imbéciles ne peuvent le comprendre, la révolution est inéluctable, ainsi que sa victoire.
Elle est inéluctable car seul le bolchevisme libéral que sera l'égalitarisme permettra de faire cesser la destruction actuelle de la Terre.
Les imbéciles de la cinquième section, une fois arrivés au commissariat reprirent leurs esprits et effacèrent toutes traces des événements.
« Leur loi » proto-fasciste avait perdu ses moyens !
Mais rien ne sera oublié !
Rien !
Je mets, régulièrement, une petite piqûre de rappel sur le crime que commit ce procureur (crime sans prescription possible car faux en écritures publiques ! ! ! ).
Et ces imbéciles ne peuvent rien faire !
Ils ont déshonoré le nom de la juge Monique Paillette, ce procureur a eut le culot de vouloir, par un courrier signé PCC, faire porter le chapeau à quelqu'un d'autre.
Mais rien ne sera oublié !
Ces imbéciles n'ont toujours pas compris le pouvoir d'Internet !
Ils n'ont toujours pas compris qu'il s'agit d'un journal, mais un journal que chacun pourra, en tant que journaliste libre, rédiger, mais un journal dont les archives sont en permanence accessibles.
Mais un journal qui deviendra l'aune de réputation de chacun.
Même les stalino-capitalistes, bourreaux de la Chine l'ont compris ! Mais cette dame, elle n'a rien compris.
Elle n'a pas encore compris que ses petits enfants, ses petits-neveux, arrière-petits-neveux, arrière arrière-petits-enfants se gausseront de ses délires dans trente ans.
Ils se gausseront en se passant le mot comme se passent le mot les jeunes apprentis juristes se gaussant des arrêts de c. cass. les plus scandaleux, les plus scabreux !
Elle n'a pas compris que chacun de ses actes sera soumis au jugement de la totalité de sa famille à venir, et cela pendant plus de quatre générations !
Cette dame est aussi stupide que le furent les plaignantes Combret et Hervieu : en nous accusant de mentir, ces dames ont définitivement perdu leur honneur !
Et cela avant même que la révolution victorieuse ne leur aura supprimé leurs droits civiques et interdit toute approche d'enfants.
En mettant Vittorio de Philippi en examen, cette dame vient de se casser elle-même, définitivement !
Rien ne sera oublié !
Rien !
Lorsque le collègue de cette dame surmenée - procureur du Havre - eut l'indécence scandaleuse de convoquer Julie Amadis et moi-même suite à la plainte en diffamation déposée par une brute directrice d'école maternelle -Véronique Combret - et sa protectrice principale de collège Carole Hervieu, il se contenta d'un petit papier déposé dans une boîte aux lettres.
Si le motif n'y figurait pas, pour autant, il n'y eu ni menottes ni aucune autre humiliation.
Le policier gradé fut d'une courtoisie inconnue des primitifs de la cinquième section « qui font la loi eux-mêmes ».
Il put même comprendre le cadre dans lequel le combat contre les violences criminelles exercées par l'une des plaignantes contre les petits de maternelle s'inscrivait dans un combat pour le renversement définitif de la classe capitaliste et de toutes les classes exploiteuses, dans le but de sauver la planète tout en protégeant les enfants et en leur assurant un avenir d'innovants.
Il n'y a rien d'étonnant à ce que ceux qui se trouvent près des égouts du sarkozysme puissent être ouverts à comprendre une lueur d'avenir possible.
On n'en dira pas autant des procureurs, inspecteurs et recteur d'Académie qui se comportèrent en protecteurs des criminelles brutes qui usent de violence contre des petits de moins de sept ans.
Ce n'est pas en crime ? Pas encore ?
Que nenni ! La révolution rendra rétroactive la loi punissant les coups contre les petits enfants ne sachant pas lire, contre les petits de moins de sept ans.
Et la Combret et ses complices, procureur, inspecteurs, et Recteur seront jugés pour ces crimes et les complicités.
L'Histoire en témoignera !
Sans un De Gaulle pour interrompre les procédures ! Sans un De Gaulle pour freiner l'épuration de l'Etat fasciste !
Laurent Joffrin a raison !
Qu'il tente d'utiliser le droit de la bourgeoisie pour faire cesser le scandale ! Mais quoi qu'il advienne, cette dame aura, de toute façon, des comptes à rendre à la révolution elle-même.
Ces gens ne semblent pas comprendre qu'il leur fallut un De Gaulle pour « égarer » les partisans de l'épuration « dans les maquis de l'administration » - ainsi qu'il s'en vanta dans ses mémoires concernant les collabos fascisants de Toulouse qu'il voulut blanchir.
La révolution ne blanchira personne, et surtout pas cette dame.
L'épuration sera impitoyable : il n'y aura aucun pardon pour les imbéciles !
La révolution lui prêtera le livre qui me fut volé, en mai 1977, par la sécurité militaire, au 34° RG, à Épernay, la révolution lui prêtera l'ouvrage « La fonction de l'orgasme ».
Elle comprendra pourquoi, et par quelle méthode, je me moquais en 1977, des gradés sous-officiers, rigidifiés par leur cuirasse musculaire, leur cuirasse caractérielle.
Il serait temps qu'elle guérisse sa propre cuirasse caractérielle et qu'elle foute la paix au journaliste Philippi.
Quant au désaccord que les égalitaristes ont avec son patron Joffrin, il ne reviendra pas à cette dame ni à aucun rigidifié proto-fasciste de se mêler de ce qui ne le regarde pas.
Heureusement, l'an dernier, à Bordeaux, les jeunes magistrats de l'école idoine eurent le bon goût de relever l'honneur du droit et la tradition de notre chère Antigone : quand une dame, à la cuirasse caractérielle défectueuse, en vient à des mises en examen scatologiques, eux, eurent l'intelligence constructive de choisir comme nom de leur promotion le nom du juge Borrel.
Tout n'est pas perdu !
La révolution mettra bon ordre à tout cela ! ! !
Libellés : Laurent Joffrin, Libération, Muriel Josié, Vittorio de Filippis, Yanick Toutain
De scoubi76
formateur | 22H07 | 29/11/2008 |
Je viens de prendre connaissance de cette histoire a la télévision et j'ai de suite voulu en savoir plus sur cette affaire…
Je reste très étonné des méthodes employées comme beaucoup d'entre vous pour une simple affaire de diffamation et je me pose beaucoup de question sur le pourquoi.
Seraient-ce des méthodes d'intimidation ?
Si c'est le cas, pourquoi l'intimider ? Est-ce bien lié a cette affaire ?
Si ce n'est pas le cas pourquoi ces méthodes ?
De nombreux événements récents m'interpellent comme :
• La nécessité des juges de justifier leurs jugements auprès du gouvernement lors de convocations.
• La présence de proches, voir des membres du gouvernement à la tête des médias.
• La volonté de créer (ou d'officialiser) un listing sur la vie privée d'opposant potentiel au gouvernement en place.
• La condamnation en justice de personnes affichant une pancarte justifiant de son opposition au chef de l'état.
• La condamnation de l'association « droit au logement »
• Etc…
Chacun de ces événements listés ci-dessus individuellement est choquant mais anodin.
Pour autant cette accumulation d'indices (et je pense que j'en oublie) m'inquiète.
Ou allons nous ?
à scoubi76
De brigadoon
ouf!!! | 02H03 | 30/11/2008 |
ET vous pouvez ajouter :
Fichier Edvige ; veilleur d'opinion ; multiplication des caméras de surveillance ; démantèlement de l'éducation, liberté d'apostropher les gens simples et normaux de la part des gouvernants comme de vils manants, arrestation de sans papier devant les écoles, délit d'outrage en inflation pour les flics et Sarko, etc…
la liste des indices totalitaires et sécuritaires est longue et n'a pas démarré aujourd'hui et je ne parle même pas de l'organisation du pillage économique et financier de nos PME et de notre pays, c'est vrai que les mecs qui ne sont pas encore virés et qui sont entre 2 ne prendront pas forcément le risque de faire grève ou de manifester, ils ont tous des crédits et des bouches à nourrir….
Même les sénateurs et les députés sont à la remorque avec les indemnités qu'ils se sont vôtés pour se taire, les élus du PEUPLE français… La gauche mitterrandienne a commencé la mise au pas, Chirac a suivi et Sarko compte achever le travail…
ça me rappelle un vieux Charlie Hebdo titrant
« Un pour tous tous pourris »…
De Républicain Espagnol
retraité | 22H21 | 29/11/2008 |
Qui a dit : « quand un pays commence à bruler les livres, et à emprisonner les journalistes, ou à museler la presse », il y a fascisme latent.
D'aucun diront, que j'exagère, nous somme en France en 2008 ! !
Et bien oui nous sommes en France, et en 2008, justement en lisant cet article, j'ai l'impression, d'être en Espagne sous franco, en 1936, ou en 1934, sous le fascisme de l'Allemagne ou de l'Italie, voire de la Russie de Staline.
Tout les pays, ont une droite et une gauche cela ce nome la démocratie, et ce qui est curieux, c'est que c'est justement un pays qui se dit garant des droits de l'homme, qui crée ce précédant, un pays qui est montré du doigt pour ces prisons hors d'âge, pour la presse qui est, surveillé, ou des groupes de presse, sont crée afin d'aller dans le sens du pouvoir en place, et surtout ne pas faire de vague en ces temps difficiles .
Moi qui suis petit fils de Républicain Espagnol, fils d'engagé volontaire en 1943, dans les armées alliés, beau fils d'un engagé volontaire de la France Libre, contre le fascisme, j'ai été nourrie de ces temps difficiles, et ou la démocratie n'était qu'un rêve.
Sans doute j'exagère, ou commence le fascisme ? Ou commence la démocratie ? Un dicton populaire dit : « la liberté s'arrête ou commence celle des autres » mais la, en l'occurrence il s'agit d'un article de presse, presse qui est garante de l'expression de personnes, qui disent ce qu'il pensent, et souvent pense ce qu'il disent, sauf être du pouvoir, et accepter être museler dans ces pensés.
Je terminerais par ce souhait, pour que le peuple, peuple de 1789, peuple des trois glorieuses, peuple de 1944, des FTP, De la France libre, peuple du gaullisme non dénaturé comme aujourd'hui, ce peuple soit rassuré par une enquête, et pourquoi pas parlementaire, donc une enquête, pour faire ressortir toutes les responsabilités, et prendre des sanctions, afin que la presse puisse faire sont travail de contre pouvoir.
De xaviers
neant | 22H37 | 29/11/2008 |
je rigole tres fort et c'est bien fait pour lui.
lui il est journaliste et il peut donc faire parler le papier sur son cas.
aujourd'hui de partout en france ce genre de comportement arrive à plein de français sans que personne ne parle d'eux.
pauvre petit journaliste ! t'avais qu'à te mefier un peu plus.pis t'aurais meme pas du avoir une colonne rien que pour toi, c'est degueulasse ! ! ! ! a vomir ! ! !
mon petit cousin au sortir du carrefour ecully s'est retrouvé dans la meme situation avec fouille de son appart le lendemain avec menottes et tout et tout, a poil et j'en passe….le repas du lendemain avec toute la famille qu'il devait inviter sur lyon n'a pas eu lieu…..et il n'a pas eu droit à une colonne ici…..personne ne s'est offusqué de quoi que ce soit pour lui ; c'est normal il est coiffeur et pas journaliste. le journaliste a une liberté que l'on peut defendre haut et fort, pis le coiffeur il a une liberte que l'on peut fouler au pied ou oublier, ou meme completement ignorer ! ! !
mais de toute facon dans les 2 cas c'est la loi qui a ete appliquee.
mon cousin n'avait jamais ete arrete pour quoi que ce soit ben maintenant il a compris ce que c'est ! ! ! ! je suis bien heureux qu'un journaliste ai le courage comme lui de faire l'experience à fond de ce genre de situation.je me marre, la prochaine fois qu'il va essayer de defendre quelqu'un il y mettra ses tripes ! ! ! !
elle est belle cette democratie.
à xaviers
De Républicain Espagnol
retraité | 22H59 | 29/11/2008 |
Bonsoir,
Et oui une république, qui ce permet cela envers un journaliste, qui est un contre pouvoir, alors pensez le commun des mortels ! ! !
tant que l'on accepteras que la presse soit « Diriger », et que ceux qui ne suivent pas la ligne du pouvoir, quel qu'il soit, donc si l'on accepte tout cela, alors qu'en ai il du peuple du bas, nous les sans grades qui ne peuvent rien dire sous peine de représailles quelle qu'elle soit. Et à toute chose malheur est bon, ce journaliste, comme le dit l'auteur de cet article, le journaliste, ne laisseras peut être plus passer qu'un lamda de base soit humilié voire arreter pour rien ? ?
Ou sont les leçons d« Outro »
Vous journalistes de tout jourmal, pensés aux films de « Costa Gavras », et sachez que le fascisme commence sournoisement, petitement.