
En proposant d'héberger de force les SDF dans des centres, Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, a poussé jusqu'à la caricature l'approche imbécile qui, depuis des années, bloque tout progrès en France sur le front des sans abri.
Cette approche, c'est la bonne vieille logique asilaire héritée du XIXe siècle, et dont la France ne parvient pas à se départir, à la différence d'autres pays. Autrefois, on enfermait dans des dépôts les vagabonds qui encombraient la chaussée (des délinquants jusqu'en 1992). Aujourd'hui, on les accueille dans des centres d'urgence, et l'on s'émeut une fois par an, lorsque le froid et l'émotion reviennent. Demain, les hébergera-t-on de force ? Quel progrès !
Si l'idée de Christine Boutin était suivie, les sans abri qui refusent d'être ainsi enfermés iront se terrer dans des coins encore plus inaccessibles pour les acteurs sociaux, encore plus sombres, encore plus froids. Ils seront encore plus fragilisés. Est-ce le but recherché ?
Réagir par de telles annonces à l'emporte pièce, chaque fois que l'hiver tombe sur nos villes, pour ensuite passer à autre chose quand le printemps revient, n'est pas une politique digne de notre démocratie.
On comprend ce qui pousse Boutin : vivre dans la rue est une situation inadmissible : douloureuse et dégradante pour les personnes concernées ; honteuse pour notre société. Pour démagogique qu'elle soit, l'idée de la ministre est un cri d'impuissance (c'est trop terrible, y'a plus que ça à faire ! ). Pourtant, cette situation d'impuissance est le résultat d'un choix politique, pas une fatalité.
L'an dernier, une « conférence de consensus », réunissant des centaines d'acteurs sociaux, et à laquelle Rue89 s'était associée, avait dégagé des pistes pour sortir de cette approche du tout-urgence. Pour sortir de cette situation, pour « sortir de la rue », il faut agir fermement sur deux grands leviers : la prévention en amont, le logement social en aval.
Le gouvernement avait alors promis de s'inspirer de ces conclusions. Un an après, il faut déchanter. En matière de prévention, le gouvernement n'a rien engagé de très concret, si ce n'est une expérimentation, sur le logement à la sortie de prison, dans sept département. Côté logement sociaux, c'est pire : le projet de loi de finance prévoit une baisse de 30% des crédits pour leur construction.
Malgré ses engagements, la nomination d'un « super préfet », et les discours émus de la ministre, le gouvernement continue de penser à l'envers, comme les précédents.

► Lire aussi :
Sans Logis : le gouvernement n'a pas tenu ses promesses





















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à Anthropia
De dahu74
déclassé disqualifié mais vivant | 00H15 | 28/11/2008 |
Ne fantasmez pas trop !
L'hébergement d'urgence s'effectue dans le cadre d'une délégation de service public.
Il y a donc établissement d'un cahier des charges par la DDASS, que l'organisme en charge de la structure doit respecter.
Le minima, dans les textes correspond à la fourniture de mobilier permettant la position couchée (donc des lits, parfois simples lits de camp), un point d'eau et sanitaire (wc).
Souvent, il y a douche, plus repas du soir et pdj.
Ce n'est pas le Pérou, certes, mais plutôt qu'attiser les braises, je vous invite à venir rejoindre les travailleurs sociaux et nous aider comme bénévole. Là, vous aurez du grain à moudre…..
De ovni2
parlà | 12H29 | 27/11/2008 |
Faut'il laisser mourir les SDF au nom de la liberté chérie ?
C'est comme faire appel au libre-arbitre d'un drogué en manque. Chaque année, on s'inquiète avant les orgies de fin d'année pour les sans domicile qui souffrent et « crèvent » (bien plus adapté que mourir) dans la rue et j'applaudis à l'annonce et intention de Christine Boutin qui veut rendre obligatoire l'hébergement des sans-abris en hiver. Cette mesure devrait être annuelle et BIEN PLUS COMPLETE. Il faut secourir les personnes en perdition en les aidant à se reconstruire « mentalement » quitte à les bousculer et ce n'est pas un RMI et une soupe qui les extirperont de cet enfer. Alors oui il faut les contraindre et mettre en place une assistance ambiteuse pour les aider à sortir de cette fin sordide inhumaine. Ils nous en remercieront.
Quant au tollé orchestré par les professionnels de l'humanisme, il me semble qu'ils mélangent tout : entre les personnes en perdition totale et les autres sangsues de la misère (freegans, déchétariens & co…) et ce sont ces derniers que l'on entend et que l'on fait parler pour dénoncer cette méthode apparentée « faciste ».
Cette indignation je la partageais avec notre ex-candidat à la présidence, c'était une des promesses de campagne, s'il est vrai que l'on ne peut pas tout faire en deux ans ! Voilà un « grenelle environnemental » plus prioritaire que de supprimer les publicités sur la télévision publique,…
à ovni2
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 12H46 | 27/11/2008 |
« j'applaudis à l'annonce et intention de Christine Boutin qui veut rendre obligatoire l'hébergement des sans-abris en hiver »
Il vous reste vos deux pieds pour applaudir quand elle rendra obligatoire le logement décent pour tous et toute l'année.
à ovni2
De parti
punishment park | 13H18 | 27/11/2008 |
ovnase…te recopies bien ton petit tract…mais à part ça, tu penses par toi même, ovnase from outter space ?
à parti
De ovni2
parlà | 13H45 | 27/11/2008 |
faudra un jour penser à sortir de la cour de récré, lamorille from the fumier
à ovni2
De parti
punishment park | 16H16 | 27/11/2008 |
ça risque pas…j'ai trop de petits salopards à emmerder…lamorille qui t'enfume, pôv soucoupe…
De jjhb
cosmonaute | 12H40 | 27/11/2008 |
Abriter de force ?
Y a quelque chose qui me gène beaucoup dans cette expression.
Et pour sortir des crétineries pareilles elle s'est forcée la mère Boutin ?
Qu'est-ce qu'on perd son temps à les abriter, vaut mieux les fusiller avec des balles rouillées pour qu'ils attrapent le tétanos ! ! !
Abriter de force ?
J'ose même pas imaginer les conditions d'hébergements. Même la prison à côté ça doit ressembler à un palace cinq étoiles !
Abriter de force ?
Et s'ils refusent ?
Les sans abris sont des français comme tout le monde, avec des droits et des devoirs et rien ni personne ne peut les obliger (gentiment ou de force) à s'abriter.
Si seulement La mère Boutin pouvait être hospitalisée d'office et d'urgence dans un HP pour ses propos délirants.
Abriter de force.
- allez, viens avec nous quoi, ou on va te faire mal, ou on va te filer une amende carabinée… pour quelque chose que tu as pourtant le droit de faire : vagabonder.
De sydiev
Journaliste précaire | 12H45 | 27/11/2008 |
SDF : De la stupidité des politiques à l'obligation de faire bouger (violemment) les choses
Entre 86 000 et 100 000 personnes seraient sans abris en France. Rappelons que notre pays comptait en 2005, 60 561 200 habitants. Ce qui sous entend que notre gouvernement, et ceux qui ont précédé gauche comme droite, ne sont pas foutus de s'occuper de 0,16 % de la population alors que de plus en plus de gens craignent de devenir SDF. D'ici quelques années, entre un abandon général poussé par un repli sur les individus et quelques vagues de froid, c'est sûr les sans abri auront disparu.
A chaque hivers, la France redécouvre sa misère. Car le morbide compteur s'est débloqué. 4. 4 personnes sont mortes dans le froid. Le dernier en date, dans le bois de Vincennes, a été découvert par Emmaüs qui pour la première fois effectuait une maraude. Samu sociale, Secours populaire, Emmaüs, DAL, Enfants de Don Quichotte, Restos du coeur… autant d'associations qui ont le mérite d'exister mais qui constituent une caution morale pour les gouvernements. Malheureusement, elles font le travail et le gouvernement balancent quelques subventions. Voir des réflexions de guignols. Dernières paroles en l'air, Christine Boutin, Ministre du logement, véritable grenouille de bénitier à qui il faudrait violemment rappelé que les principes chrétiens ne sont pas les mêmes que ceux d'une quelconque vieille bourgeoisie, a balancé sur la voie public tel un vieux papier « une réflexion pour voir si on ne pourrait pas rendre obligatoire l'hébergement des personnes sans abri quand il fait très froid. » Et là ça fait quand même super mal de voir de tels bouffons qui n'écoutent pas les associations de terrain s'occuper de notre société !
Car comment faire quand il y a plus de SDF que de places dans les centres (centre où ils ne peuvent y aller en couple et où la sécurité n'est parfois pas assurée) ? Comment faire quand les animaux ne sont pas acceptés alors que les chiens sont la principale compagnie des sans abri ? Obliger les sans abri et pourquoi ne pas leur mettre une amende aussi ? A croire que les gouvernements guettent la météo en espérant le redoux. En 2007, été et hivers mélés, le collectif les Morts de la rue a recensé entre 200 et 250 morts dûes aux mauvaises conditions de vie dans la rue (malnutrition, absence de soins, violence…). Alors on vire les SDF des centre ville, et des zones périphériques comme le bois de Vincennes deviennent des mouroirs.
Parallèlement à ce triste constat, le 25 novembre le tribunal de police de Paris a condamné à 12 000 euros d'amende le Dal (Droit au logement) et les Enfants de Don Quichotte à la confiscation de 198 tentes pour avoir organisé l'installation des campements de sans abri rue de la Banque et le long de la Seine. Cette condamnation, et l'absence de soulèvement médiatique, est simplement scandaleuse : embarras de la voie publique par le dépôt ou l'abandon d'objets (en principe ordure, gravats, rebus…). Le jugement définitif sera rendu dans 6 semaines. Comme le souligne un communiqué du DAL : « Ce jugement a des conséquences graves, puisque de fait il crée une nouvelle sanction applicable non seulement au DAL, mais à n'importe quel sans abri. Qu'est ce qui empêche désormais un policier muni d'un carnet à souche de dresser un tel PV à un sans abri isolé, qu'il soit sous tente, dans un sac de couchage , ou sous des cartons. Le délit d'encombrement de la voie publique s'applique désormais à des êtres humains ! » Pour soutenir le DAL, des manifestations sont prévues lundi 1er décembre devant les tribunaux administratifs. Alors que le France à séché ses larmes de la disparition de l'Abbé Pierre et de Soeur Emmanuelle, l'Etat et la justice semble avoir le champ libre médiatique. Et ce jugement sonne comme un coup de pioche dans leurs deux cerceuils. Ces deux fortes personnalités réussissaient à toucher la part émotitive des politiques. Il semble que désormais, à l'image d'un Augustin Legrand, que l'action de soutien doit devenir plus violente. Ainsi peut-on imaginer les associations avec les sans abri occuper l'Assemblée Nationale ou des Ministères. S'inviter dans les conférences de presse, manifestations, inaugurations quelconques où se déplacent les politiques. C'est bientôt la période des voeux où les municipalités déploient petits fours et champagnes, il y a opérations coup de poing à monter.
N'oublions pas en tant que citoyen d'apporter un peu de soutien aux sans abri par des dons de vêtements, de nourriture et de chaleur humaine. En appelant le Samu sociale (115) si vous voyez un sans abri en détresse dans la rue. Et surtout, désormais par tous les moyens, de mettre la pression sur tous les politiques. Car, même si cela peut paraître tres populiste, on a réussi à trouver des milliards pour les banques, on se mobilise pour l'environnement, on se passionne pour l'élection de Barack Obama aux USA, on s'inquière ou rigole du PS… mais on laisse crever des gens dehors. Feriez-vous la même chose si c'était votre animal de compagnie ?
à sydiev
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 12H54 | 27/11/2008 |
Ne vous faites pas de souci, les Sarkoboys (girls) ont plus d'un tour dans leur sac.
S'ils se rendent compte que le motif de condamnation est un peu trop odieux ( « Le délit d'encombrement de la voie publique s'applique désormais à des êtres humains ! »), ils en trouveront d'autres.
« Camping sauvage », par exemple.
De delalo
citoyen outragé | 12H57 | 27/11/2008 |
à l'envers c'est vrai mais c'est souvent :
-pour juguler l'immigration clandestine, sarko à fermé sangatte ! !
-pour faire baisser le chomage il fait fusionner assedice et anpe ! !
-bientot je pense qu'ils vont faire fusionner les « restos du coeur » et « la soupe populaire » pour éradiquer la misère…
à delalo
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 13H01 | 27/11/2008 |
Bien vu …
ça s'appelle casser le thermomètre pour ne plus avoir de température.
De dahu74
déclassé disqualifié mais vivant | 13H04 | 27/11/2008 |
La misère, c'est aussi un « business ».
Nombre d'associations vivent sur la bête, empilent les délégations de service public (veille sociale, hébergement d'urgence jeunes, hébergement d'urgence tout venant, hébergement étrangers malades,….) sans affecter forcément les budgets là ou c'est nécessaire (suivi social, notamment, voire conditions mêmes d'hébergement…).
Comme les contrôles sont sporadiques, voire inexistants, et que ces associations ne remettent pas en cause les schémas de pensée établis (cf DDASS, Conseil Général, Préfecture,…), ils prospèrent d'année en année. Et se contentent de gérer des flux, sans proposer ou mettre en oeuvre de solutions.
Les sans abri, eux, galèrent, se désespèrent, se désocialisent un peu plus.
Ils sont la raison d'exister des structures censées les sortir de la mouise, mais ils en sont les 1ères victimes en fait. Le tout, dans une atmosphère et attitude de répression….
Un travailleur social anonyme.
De Wooz
13H23 | 27/11/2008 |
« Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé. »
Article 9 des Droits de l'homme.
à Wooz
De Nobody
hu? | 13H34 | 27/11/2008 |
Yep, mais qui ira se plaindre ? Pas la CEDH en tout cas, vue que dans leur version du texte (La Convention européenne des Droits de l'Homme) ils ont prévu le coup :
Article5 Droit à la liberté et à la sûreté
1/ Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales :
[…]
e/ s'il s'agit de la détention régulière d'une personne susceptible de propager une maladie contagieuse, d'un aliéné, d'un alcoolique, d'un toxicomane ou d'un vagabond »
(http://www.echr.coe.int/echr/)
De Oontack
Incorrecteur | 13H23 | 27/11/2008 |
Trop de compassion tue la compassion.
C'est cette société d'assistanat qui créer les SDF.
Si moins d'argent était consacré aux aides en tout genre et plus à la création de richesse on ne verrait pas ce genre de dérive. Certes forcer les SDF à rentrer au chaud par grand froid n'est pas du plus bel effet. Peut-être préférez-vous les voir mourir, moi pas.
http://oontack.free.fr
à Oontack
De ShredBluZ
Ingénieur Agronome | 13H50 | 27/11/2008 |
Mais bien sûr. Tu te rends compte des difficultés que ces mecs ont à se sortir de la misère ? Qui emploie des sdf, tu peux le dire ? Tu crois que ces mecs sont là par choix, tu crois vraiment qu'ils se sont laissés porter par l'assistanat avant de plonger ? Tu crois qu'ils ont un compte en banque, sur lequel ils reçoivent des aides de l'état ?
à Oontack
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 15H32 | 27/11/2008 |
Votre lien http://oontack.free.fr affiche seulement une page « en travaux ».
Avant de perdre votre temps à écrire des inepties sur des forums, vous feriez mieux de gérer votre site correctement. Mais peut-être avez-vous besoin d'assistance pour ça ?
De ozymandias
"spectateur engagé" | 14H20 | 27/11/2008 |
Le gouvernement gouverne a court terme, selon les échéances et les sondages. Dire qu'ils obligeront a mettre les clochards dans des centres leur permet de diffuser dans l'opinion publique l'idée selon laquelle ils sont « grands », « nobles », « humanistes », « parternalistes » pour leurs petits pauvres malheureux, un peu trop cons pour comprendre qu'il leur veux du bien.
Seulement, et j'imagine que crertains odieux cyniques du gouvernement le savent, ca ne marche pas comme ca, lojn de la. Serge Paugam, dans « La disqualification sociale » analyse tres bien ce qu'il appelle la « carririere morale » des assistés, des « sunuméraires ». Il faut penser en terme de processus. Ceux de le rue en sont arrivé a un point ou ils refusent tres souvent l'aide non seulement pour des raisons d'honneur, mais aussi parce qu'ils savent mieux que quiconque combien leur chance de réinsertion sont faibles. L'alcool, la défonce, en sont l'expression meme, au contraire de cette idéologie ignoble que diffuse le gouvernement : « t'es pauvre cest de ta faute tu bois ». Soit dit en passant, c'est une approche de bourrin inculte qui ignore l'analyse du processus au profit de l'analyse synthétique, du rapport quantitatif de merde ou l'on ne bande que devant des chiffres.
C'est pourquoi, et Charles Mouloud le dit tres bien dans son excellent commentaire, les pauvres iront se cacher dans d'autres bois, dans d'autres lieux, ce qui, au fond, est sans doute l'objectif déguisée de cette mesure vouée a l'échec : moins on les voit, mieux c'est pour les prochaines élections a venir ! ! ! !
Pascal Riché a raison : le vrai probleme, cest le logement, cest la réinsertion, cest le chomage longue duré. C'est l'incapacité de la France a développé un modèle sociétal plus performant.
à ozymandias
De Au sud de nul part
Situation | 16H22 | 27/11/2008 |
« C'est l'incapacité de la France a développé un modèle sociétal plus performant. »
Même les sdf servent aux militants pro-ségolène.
Bravo.
A.S.D.N.P
à Au sud de nul part
De ozymandias
"spectateur engagé" | 20H38 | 27/11/2008 |
Mais vs etes complétement cinglé ou quoi ? Le vote est fini j'en ai pris acte et soutien aubry maintenant puisque cela a été tranché. Cette expression signie que la seule maniere d'améliorer durablement les choses cest d'agir structurellement, ce que ne semble pas vouloir faire sarko, qui gouverne a court terme, comme selon le modele systemique d'Easton, suivant les logiques électorales…..Rien de plus.
Cest votre propos qui est écoeurant. Croire que je pense a Ségo dénote un esprit de perversion halluncinant. Il est question de gens disqualifiés socialement la, dans une fragilité extreme. Des solutions structurelles, cest le logement, le chomage longue durée, léchec scolaire (aujourdhui bcp de jeunes sont dans des situations ou le basculement vers la rupture du lien sociale est proche). Rien de plus.
Bravo…Que dis je ? Une honte
à ozymandias
De Au sud de nul part
Situation | 21H49 | 27/11/2008 |
Je vous prierai de ne pas m'insulter.
« Esprit de perversion hallucinant ».
« cinglé »…
etc…
Enfin bon, passons…
Facile derrière son écran.
On agit structurellement comme vous dites, pour être efficace, ce qui est exact, mais en fonction d'un intérêt : pour le moment il n'y aucun intérêt à agir envers les SDF. A gauche, comme à droite. C'est pour cette raison, aussi, que le problème s'étend depuis 15 ans. Il y un autre écueil : la moraline, soit le recours aux seules « valeurs ». J'ai été SDF à 20 ans et à 25 ans. L'appel à la compassion ne passe jamais le cap des élections car la majorité des citoyens fait de l'existence une affaire individuelle. Quel interêt a le politique a agir structurellement envers la position des SDF dans un système ?
A.S.D.N.P
à Au sud de nul part
De ozymandias
"spectateur engagé" | 23H31 | 27/11/2008 |
je suis pleinement d'accord ! ! ! ! ! !
et je place une spéciale dédicace a tous ceux qui se cachent derriere les gouvernants pour se déculpabiliser ! ! ! ! ! ! en particulier a tous ceux (apres les éléphants voici les blaireaux) qui taillent un costard a martin hirsh, un homme certainement respectable apres tt ce quil a fait ! !
à ozymandias
De Au sud de nul part
Situation | 23H38 | 27/11/2008 |
Je précise que je n'ai rien dis de martin hirsch, ici, mais seulement de Mme. Boutin. Vous l'aurez surement remarqué. L'interêt est absent. Il faudrait une catastrophe sanitaire -et encore…- pour que le moteur de l'action survienne : un interêt.
A.S.D.N.P
De machiavel.
17H30 | 27/11/2008 |
Au delà des clivages idéologiques qui sont insupportables , la gauche accusant la droite de ne rien faire , la droite répliquant que la gauche à été parfaitement inerte , ce sont les mêmes personnes qui souffrent des ces éternelles parties de ping-pong politiciennes. Et pendant ce temps là , les premiers concernés n'ont pas le droit à la parole et en souffre .
Doit on obliger une personne à monter dans une « bétaillère » les conduisant dans des centres d'hébergements souvent inhumains pour que ces personnes échappent à la froidure saisonnière ?
Ca pose quelques problèmes moraux …Finalement de quel droit obligerions nous des personnes à monter dans un car qui les mènerait dans un centre qu'ils redoute ?
Dans le même temps , est ce qu'il n'y à pas non secours en danger à une personne lorsque celle-ci se trouve être alcoolisée et incapable d'avoir un raisonnement « logique “ ?
D'autre part , c'est très politiquement correcte de nous pondre un article sur la politique de droite comme de gauche sur ce sujet . Mais si nous , NOUS, faisions un peu plus attention aux autres , si nous leur accordions un peu plus d'intérêts , aucune personne ne mourrait sous une porte cochère en bas de notre immeuble ….
ca me rappelle la grande vague de chaleur qu'à connu la France il y a quelques années faisant au passage des milliers de morts. Si le gouvernement a sa part de responsabilité , nous en tant que simples citoyens , avons la notre .
PS : A savoir que la misère n'est pas meilleur au soleil que lorsque le temps se durcit. Elle est présente 24 H/ 24 H … 7 jours sur 7 … Tout au long de l'année.
De nemo3637
Déchoukeur | 14H43 | 27/11/2008 |
Seule une révolte générale permettrait en mettant fin aux attitudes de mendiant, de retrouver une dignité et d'influer sur le sort des sans-abris, des sans-revenus. C'est donc avec autre chose que des tentes qu'il faudrait bivouaquer dans Paris.
Le droit et les lois sont faits par et pour les nantis, qu'ils soient de gauche de droite ou du ciel.
Christine Boutin, connue pour sa pensée réactionnaire, a elle aussi été confondue pour avoir des sympathies à l'égard des idées du régime du Maréchal Pétain. Elle a porté plainte et a été…déboutin, euh, déboutée.
à nemo3637
De machiavel.
14H54 | 27/11/2008 |
C'est d'une démagogie épouvantable ça …hein ! Avant de crier à l'insurrection pour prendre fait et cause pour les SDF , commence donc par leur offrir une boisson chaude et un sourire !
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 14H48 | 27/11/2008 |
http://www.paris.fr/portail/Solidarites/Portal.lut ? page_id=5411&document…
De rabouille66
musicien | 15H21 | 27/11/2008 |
Mon dieu, ils l'ont dis, c'est sorti de leur bouche, ça y est ! et la même semaine où on condamne le DAL et don quichotte, la boucle est bouclée !
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
15H26 | 27/11/2008 |
Si je comprends bien, interdire l'hébergement forcé , c'est condamner à mort certains SDF, qui auront la satisfaction de mourir libres ! C'est un comportement imbécile. Du temps de la gauche, il n'y avait aucun SDF, pas de pauvres, pas de resto du coeur ! Les gens qui n'ont aucune responsablité, comme les journalistes, ils ont bien de la chance : ils se font mousser en étant pleins de pitié, et peuvent critiquer les politiques qui ont les mains dans le charbon ! Et ils ne donnent rien aux SDF…
De Kara
Itinérante | 15H53 | 27/11/2008 |
Très bon le dessin humoristique en hélicoptère ! !