
En proposant d'héberger de force les SDF dans des centres, Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, a poussé jusqu'à la caricature l'approche imbécile qui, depuis des années, bloque tout progrès en France sur le front des sans abri.
Cette approche, c'est la bonne vieille logique asilaire héritée du XIXe siècle, et dont la France ne parvient pas à se départir, à la différence d'autres pays. Autrefois, on enfermait dans des dépôts les vagabonds qui encombraient la chaussée (des délinquants jusqu'en 1992). Aujourd'hui, on les accueille dans des centres d'urgence, et l'on s'émeut une fois par an, lorsque le froid et l'émotion reviennent. Demain, les hébergera-t-on de force ? Quel progrès !
Si l'idée de Christine Boutin était suivie, les sans abri qui refusent d'être ainsi enfermés iront se terrer dans des coins encore plus inaccessibles pour les acteurs sociaux, encore plus sombres, encore plus froids. Ils seront encore plus fragilisés. Est-ce le but recherché ?
Réagir par de telles annonces à l'emporte pièce, chaque fois que l'hiver tombe sur nos villes, pour ensuite passer à autre chose quand le printemps revient, n'est pas une politique digne de notre démocratie.
On comprend ce qui pousse Boutin : vivre dans la rue est une situation inadmissible : douloureuse et dégradante pour les personnes concernées ; honteuse pour notre société. Pour démagogique qu'elle soit, l'idée de la ministre est un cri d'impuissance (c'est trop terrible, y'a plus que ça à faire ! ). Pourtant, cette situation d'impuissance est le résultat d'un choix politique, pas une fatalité.
L'an dernier, une « conférence de consensus », réunissant des centaines d'acteurs sociaux, et à laquelle Rue89 s'était associée, avait dégagé des pistes pour sortir de cette approche du tout-urgence. Pour sortir de cette situation, pour « sortir de la rue », il faut agir fermement sur deux grands leviers : la prévention en amont, le logement social en aval.
Le gouvernement avait alors promis de s'inspirer de ces conclusions. Un an après, il faut déchanter. En matière de prévention, le gouvernement n'a rien engagé de très concret, si ce n'est une expérimentation, sur le logement à la sortie de prison, dans sept département. Côté logement sociaux, c'est pire : le projet de loi de finance prévoit une baisse de 30% des crédits pour leur construction.
Malgré ses engagements, la nomination d'un « super préfet », et les discours émus de la ministre, le gouvernement continue de penser à l'envers, comme les précédents.

► Lire aussi :
Sans Logis : le gouvernement n'a pas tenu ses promesses





















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De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 09H15 | 27/11/2008 |
Ah, les clochards, les clodos, les mendiants…
Retour vers le 19ème siècle.
Rappelons nous que le Centre d'accueil et de soins hospitalier de Nanterre, fut à l'origine une prison pour pauvres , ouverte par Napoléon.
Jusqu'à la fin des années 40,on prenait de force les gens coupables du délit de mendicité ou de vagabondage et les incarcérait pendant 45 jours dans un régime de travail forcé. Ensuite au 19e siècle toujours, ils recevaient un Louis d'or et ils étaient remis à la rue On voit là, dés le départ qu'il y a un espèce de feu croisé dans ces pratiques sociales très particulières où se mélange un brouet totalement confusionnant : aide sociale, incarcération, punition et rédemption morale par le travail. Si, depuis 1992, le délit de vagabondage a été supprimé du code pénal, privant en cela les forces de police de toute légitimité de ramasser les gens de force, néanmoins, on est toujours dans une confusion entre nettoyer la ville, punir insidieusement ce qui est vu comme une transgression et les obliger à travailler.
Il est urgent de lire ou relire Declerck.
Tous les ans , à la même époque , crise d'hémorragie compassionnelle autour des Sdf (terme déjà odieux de désignation impersonnelle, négation de l'identité.)
Parce que , ce n'est pas la misère qui tue, c'est le froid ?
Ben voyons !
L'été les clochards ne sont rien d'autre que des touristes bohèmes, attirès par les voyages sans tour-opérator, des bobos (au sens de maladies bénignes ? ).
Ce n'est pas un probléme de socièté , mais un soucis de thermostat.A moins 6 ° , c'est vrai que ça caille, mais il fait si doux à -2 ou +3.
A la vue des « bleus »,les clochedus iront se planquer loin des circuits des soupes chaudes et des tournées des samus sociaux.Ce sera mieux pour tout le monde ,« on » ne les verra plus, et comme chacun sait , ce qui ne ce voit pas , n'existe pas .
Si vous voyez des morts dans les bois, mettez leur des branchages sur le dos, ils apparaitront comme des petits obstacles à sauter au cours du jooging dominical.
à Charles Mouloud
De kkadim
service public rhone alpes | 09H26 | 27/11/2008 |
en parlant de bois : j'avais repéré un terrain recouvert d'un fouillis d'arbustres, de ronces, bref un coin bien abrité du vent donc du froid en partie, que je longeais tous les jours pour aller bosser. je savais qu'en hiver certains y logeaient ( pour les avoir croiser au petit matin ).
hasard cette année, il y a quelques semaines, avant l'arrivée des grands froids, tous les arbustres furent coupés, mais pas n'importe comment : on laissa 50 centimétres du tronc dépassés du sol, taillé en biseau, véritables pieux, et le terrain fut entouré de barbelés.
non seulement plus aucun abri possible, mais il devient dangeureux de se promener sur ce terrain.
j'ose espérer qu'il ne s'agit que d'un hasard…
à kkadim
De Un vieux
retraité | 12H45 | 27/11/2008 |
Faites une petite recherche sur Gogol ou autre moteur à : « mobilier urbain sdf », et vous verrez la façon dont le désign de toutes les commodités offertes aux citoyens lambda sont étudiées pour être en même temps un supplice pour les SDF… Les plus évidents sont les bancs du métro séparés par des appuie-coudes, mais beaucoup sont plus vicieux : mise en pente des surfaces planes empêchant d'y rester couché ou pose de plots, etc… Tous les vices sont bons…
Le bénitier à pattes ferait mieux de construire des refuges propres, médicalisés et sécurisés en quantité suffisante… Ce serait drôle de voir des flics protéger les SDF… ! ! !
à Un vieux
De Pascal Riché
(auteur)
7
Rue89 | 13H16 | 27/11/2008 |
Construire des refuges n'est pas la bonne solution à long terme. Il y a dans les centres d'hebergement actuels suffisemment de places. Le problème, c'est que ces places sont occupées par des gens qui n'ont rien à y faire, et qui devraient avoir un LOGEMENT, leur logement. Il faut donc prendre le problème à l'endroit : construire 800 000 logements supplémentaires, pour les citoyens les plus démunis, pour désengorger les centres d'urgence.
à Pascal Riché
De caro
délinquante avérée | 14H17 | 27/11/2008 |
Dans les centres, il n'y a pas assez de places. J'ai entendu qu'on compte parfois la possibilité de dormir assis sur une chaise comme une place ! ! ! ! ! !
A Grenoble et banlieue, toutes les places annoncées n'ont pas pu être ouvertes par manque d'argent !
Ces places ne concernent pas que les SDF par choix, mais aussi des personnes mises à la porte de leur location et qui n'ont pas trouvé à se re-loger (généralement par manque de moyens financiers et sans garants), des familles ou des isolés, déboutés du droit d'asile en attente de recours etc etc etc
à Pascal Riché
De dahu74
déclassé disqualifié mais vivant | 14H36 | 27/11/2008 |
Il devient urgent de segmenter l'offre de logement par rapport à une typologie de populations.
Des personnes très désocialisées ne peuvent cohabiter sans dommages collatéraux avec des DA, des malades qui relèvent de soins psychiatriques, de jeunes sans ressources car moins de 25ans, de femmes exclues du domicile ou battues, des étrangers malades en attente d'hospitalisation,etc… la liste est longue
Pourtant les volontés des acteurs du terrain sont là, même si nombreux sont fatalistes, car les situations perdurent et les institutions ont une grande inertie.
Nous avons besoin de davantage de CADA, CHRS, appartements-relais, lits en services psy, et des personnels appropriés pour assurer un suivi efficace (régulier, impliquant l'usager, en équipe, avec des objectifs et un calendrier)
Vœu pieux ? Pourquoi certains réussissent, mais pas la France ?
à Pascal Riché
De TARPON
15H24 | 27/11/2008 |
Des logements de pauvres ? oui mais où les construire où ? Tout le monde vous dira qu'il en faut…Mais loin de chez soi .c'est malheureusement ça : beaucoup de donneurs de leçons mais aucun pour voir ça devant sa porte.
Vous savez bien en redigeant cet article qu'il n'y a pas de solution à la misere.Personne n'en veut sauf cachee au fond des forets .
à Charles Mouloud
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 09H30 | 27/11/2008 |
Tout à fait d'accord avec vous. A croire que vivre sans domicile n'est plus un problème dès lors que la température remonte au-dessus de zéro.
Mais bon, on est rassurés, les caisses sont vides, mais il en reste quand même un peu pour les banquiers, et peut-être aussi un peu pour les constructeurs automobiles, et peut-être encore pour le budget de l'Elysée, et… Bon j'arrête là, je ne vais pas en écrire trois pages ! Vous complèterez vous-mêmes.
à Charles Mouloud
De Bebert Cassandre
09H43 | 27/11/2008 |
Monsieur Mouloud !
« Ce qui ne se voit pas n'existe pas »
Et Dieu dans tout ça ? Parlez en à Madame Boutin quand vous la verrez… Dieu, sinistre personnage, qui compte de multiples maisons et qui n'en n'habite aucune… L'homme est un animal vraiment étonnant ! ! !
à Charles Mouloud
De camarade vitamine
10H27 | 27/11/2008 |
A Madame Christine Boutin,
Pour info,
l'ouvrage de Patrick Declerck, « Les naufragés. Avec les clochards de Paris » Paris, Plon, 2001 - coll. Terre Humaine, 458p.
Bonne lecture.
à camarade vitamine
De vol19
awash | 15H03 | 27/11/2008 |
Pour ceux qui, les 485 pages rebuteraient, ou pour commencer, du même auteur et très bien écrit, en 80 pages :
- Patrick DECLERCK, Le sang nouveau est arrivé : L'horreur SDF, Gallimard, 2005, 80 pages
à Charles Mouloud
De marie 75
11H43 | 27/11/2008 |
un mort de plus à Gennevilliers, cette nuit.
Dans une camionnette….cf BFMtv
Dommage, il n'était pas banquier … sinon, no problem !
Encore un qui est mort non déçu par le droit opposable au logement !
Madame Boutin va prier.
Et Hirsh ? Que DAL, comme disent les SDF.
à Charles Mouloud
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 15H16 | 27/11/2008 |
Excellent commentaire, Mr Mouloud, la « clochardise » est, en effet, une plaie de l'humanité actuelle…
Je ne sais plus quelle ville (ou quelles villes) leur avait interdit l'accès.
Mardi dernier, je me suis promenée sur la plus belle avenue du monde -les Champs-Elysées-, et ici et là, ils y étaient ces mendiants, ceux qui avaient droit de cité au Moyen-Age, et que le clergé était censé protéger. Je vais poster une des photos prise à cette occasion, à côté de celles prise dans cette ville à l'approche de Noël ruisselante de lumière, ces petites cabanes de bois des marchés de Noël proposant du vin chaud à 3 euros le verre… et cette grande roue qui finit le spectacle place de la Concorde.
Selon le journal de France2 de 13h qui est passé à l'instant, 150 SDF morts en quelques mois : il y avait une cérémonie quelque part avec des participants qui donnaient au micro les noms et les âges des disparus… Il faudrait connaître leur histoire à chacun. Pourqoi en sont-ils arrivés là ?
J'ai pu faire l'expérience de cette France si « sociale » faisant partie du G8, avec le manque d'aide pour ceux que le sort a frappé : une expérience unique qui élève… la « conscience »… Craindre de se retrouver à la rue, c'est déjà une expérience : payer des sommes folles à des marchands de sommeil pour avoir un domicile et pouvoir travailler, compter ses sous pour pouvoir manger une soupe et acheter un coupon carte orange pour aller travailler… Avoir honte vis-à-vis de ses collègues quand celles-ci croient que vous pouvez vous permettre certaines dépenses ? « Ah bon, vous ne partez pas en vacances ? » Comme c'est curieux ! travailler autant et ne pas partir, parce qu'il a fallu vous endetter pour vous réinsérer. Et puis, quand enfin, vous le décrochez ce fameux CDI à plus de 50 ans, il y a des personnes qui ont fait 35 ans dans la même société qui essaient de vous bloquer l'entrée, puis vous précipitent vers la sortie : dehors, la « trop compétente » ! Et vous retrouvez dans le dossier prudhomal, leurs attestations mensongères pour que vous n'ayez pas le droit d'être indemnisée pour votre licenciement abusif… Et ces gens-là sont des gens que vous ne remarqueriez même pas ! Semblant inoffensifs, bien sous tous rapports, qui « ont leurs oeuvres sociales » disent-elles…
Il y a déjà eu des reportages intéressants sur le parcours de certains… à quand une grande émission à 20h50 ? en prime time, au lieu de la Star Ac, avec ces personnes pour leur donner le droit de s'exprimer sans complaisance : on connaît la spirale infernale : perte d'emploi, divorce, perte de logement, décompensation dans l'alcool, et dégoût bien ancré pour cette société insensible et incompréhensive.
Madame Boutin, à quand cette émission et le dialogue avec d'autres citoyens sensibilisés ou complètement inconscients de cette réalité pour qu'il y ait un réel débat de citoyens, et non d'hommes politiques dont les discours trop étudiés nous gavent comme des oies à l'approche de Noël ?
Savez-vous que même les malades dépressifs doivent demander l'accord de la sécurité sociale pour la libre circulation dans le territoire français, eux qui ont besoin de sortir, de rencontrer d'autres personnes, de voir d'autres paysage pour que leur état puisse s'améliorer : j'ai connu pendant de longs mois que les quatre coins de mon lit anéantie par la douleur et l'injustice qui me frappaient encore ! Pourquoi pas nous mettre aussi un bracelet électronique sur la cheville pour nous localiser ? Moi, je me sens prisonnière de mon propre département ! Contrôle, contrôle, contrôle ! Et surtout sur les feuilles d'autorisation de sortie de son département, une précision : il faut un accord spécial pour sortir du territoire français…Il y a ceux qui aimeraient bien y entrer, et ceux qui se demandent s'il ne faudrait mieux pas en sortir !
Cela me fait penser aussi aux animaux sur lesquels on clipe des capteurs pour observer leurs déplacements : pourquoi pas le faire pour les SDF et les malades : des espèces en voie de disparition ?
Voici les photos, et n'oublions pas cette tombe du Soldat Inconnu avec cette flamme qui brûle pour le souvenir de ceux morts dans l'anonymat ! Je vais essayer de vous faire un « slideshow » diaporama en l'honneur de celui mort cette nuit à 51 ans, il vaut bien cela…

De Jenesuispascredible
kessapeutefoutre? | 09H24 | 27/11/2008 |
Je crois que l'ambition inavouée de La Rombière est de cacher les sdf aux yeux de tous.
J'ai l'impression que nous allons passer un Noël de merde, crevons-nous les yeux et arrachons-nous les oreilles.
à Jenesuispascredible
De kkadim
service public rhone alpes | 09H29 | 27/11/2008 |
ne vous inquietez pas on vous refera le coup de la culpabilisation du style « pendant que vous vous goinfrez de dinde, les sdf meurent de froid, vous n'êtes qu'une bande d'égoiste, c'est de votre faute s'ils meurent ».
à Jenesuispascredible
De ShredBluZ
Ingénieur Agronome | 11H38 | 27/11/2008 |
Malheureusement, c'est effectivement la politique qui est menée. On ne cherche pas à résoudre le problème : on le cache. Pourquoi ce malheureux a été retrouvé mort dans le bois de Vincennes ? Parce que Paris a été « purifiée » de tous ses sans-abris, ses prostituées, ses dealeurs un peu trop voyants. Problème déplacé, pas résolu. Daniel Mermet avait fait une émission sur des flics du commissariat du 19ème arrondissement de Paris, qui eux même étaient conscients de cette politique de dissimulation de la misère, fatalement puisqu'ils en étaient les éxécuteurs. Que dire de ces quartiers autrefois populaires de Paris, où la spéculation sur les logements et l'incapacité de cette bourgeoisie arrogante à constater la misère « de visu » a amené à la présence de flics en civil pour virer les clodos ? Et bien non, Paris est touristique, Paris est romantique, Paris est l'une des plus belles villes du monde, donc on ne doit pas y voir les laissés pour compte de notre société. Et s'il n'y avait que Paris …
à Jenesuispascredible
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 15H07 | 27/11/2008 |
@ Jenesuispascredible :
« Crevons-nous les yeux et arrachons-nous les oreilles » :
On va avoir l'air chouette ainsi… Ce n'est certainement pas la solution !
Que croyez-vous qu'ont dans la tête les gens qui passent devant un mendiant SDF :
- quelle déchéance,
- beurk,
- il n'a qu'à travailler,
- c'est un fainéant,
- quelle misère,
- ôtez-moi cela de mes yeux !
… et j'en passe !
Et souvent, l'on détourne les yeux !
Madame Boutin : s'occuper des SDF ! Mais rigolons, tant que nous le pouvons encore ! Très sociale, la dame !
De marie 75
09H33 | 27/11/2008 |
Car Sarkozy avait promis, car Sarkozy avait promis :
Plus d'SDF dans tout l'pays
Plus d'SDF dans tout l'pays
Mais Sarko a foiré
Voici la vérité ….
Dansons la sarkozyste, vive l'UMP, vive l'ump !
Dansons la sarkozyste et ses millions pour les banquiers.
(air connu : la carmagnole)
droits non déposés
à marie 75
De Sup.25.08.09 àlademandeduriverain
14H37 | 27/11/2008 |
2éme couplet :
Et Sarkozy avait promis
Et Sarkozy avait promis
De remonter le niveau d'vie
De remonter le niveau d'vie
Sarko a oublié,
en fait, c'est c'qu'il voulait
Dansons la sarkozyste, viv'les copains et l'ump
Dansons la sarkozyste et ses millions pour les banquiers
Au suivant…
De Gillesdd
09H39 | 27/11/2008 |
La Boutin de la republique ne fait que pousser à l'extrême le raisonnement de son chef.
- Mais enfin rendez vous compte quelle image donnons nous de la France ?
Il y a des gens qui vivent dans la rue et qui ont même le culot d'y mourir quand ils ont trop froid ou trop faim
- Mais oui mon cher il faut s'en débarrasser, enfermons les de force, au moins plus personne ne les verra et les étrangers en visite touristique ou officiele ne seront plus choqués
- Oui mais les conditions d'hebergement ne sont pas des conditions humainement acceptables, il y a la vermine, certains y sont battus, volés…
- Ce ne sera plus notre problème, ils seront invisibles, les autres disparaîtrons d'eux même hors de nos murs pour ne pas être pris.
_ Tu as raison et cela nous évitera de construire des centres d'acceuils salubres, il faut bien réserver l'argent de nos caisses vides pour ceux qui nous ont mis dans la pagaille et qui travaillent avec les mêmes méthodes pour nous en sortir.
Ce gouvernement me dégoute de plus en plus
Bonne journée quand même
De skalpa
actif et militant ? | 09H40 | 27/11/2008 |
Et si au lieu de faire appel à la force, Mme Boutin décidait de travailler en partenariat avec les associations afin de réfléchir ensemble à des solutions concrêtes et durables…
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De minguinhirigue
Architecte | 11H19 | 27/11/2008 |
Réfléchir, tu penses qu'elle n'a que ça à faire ?
Quand on créé un droit opposable au logement et qu'on ne fait aucun effort pour le rendre applicable !
Quand on créé des hébergements d'urgence en supprimant des places en centre d'accueil longue durée !
Quand on… Tu penses qu'elle n'a que ça à faire de réfléchir ? ! Je pense que comme en 54, comme avant et comme toujours, l'Etat à une mission qu'il ne remplira que quand des citoyens lui aura rendu possible ! Il faut faire appel directement aux gens, pour assurer un complément de financement aux association d'aides à la personnes par dons de biens ou de travail (oui le bénévolat est très intéressant de ce point de vue).
Ce qui est effarant c'est que comme toujours, la nation marche sur la tête, et croit pouvoir être fière de dorer la tête quand les pieds s'effondrent ! Regardez ces aides aux banques ! Ils risqueraient de maigrir nos gros banksters ? !
à minguinhirigue
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 12H04 | 27/11/2008 |
bonjour,
l'architecte, avant que la loi sur un droit opposable ne voit le jour, j'ai participé au forum de l'assemblée nationale, je me suis fait jeter du forum parce que j'ai dit que cette loi ne changerait rien dans les actes.
Force est de constater, que les grosses têtes n'écoutent jamais les simples gens, ni personne d'ailleurs. hors mis les conneries, radicalistes.
c'est pourquoi ce probléme de sans abrits n'est pas prés d'être réglé.
Le problème des sans abrits n'est pas seulement une question de logement, mais le problème d'une socièté capitaliste qui refuse endosser la résponsbilité et la gestion de tout le négatif que son système de fonctionnement engendre.
Impuissant a créer une société égalitaire pour tous dans le respect de la liberté collective et individuelle.
La fraternité des capitalistes étant definitivement inéxixtante.
à ganima
De Un vieux
retraité | 12H53 | 27/11/2008 |
Le problème des SDF, travailleurs ou pas, ne serait-il pas une façon d'exposer la misère aux yeux de la classe « moyenne » pour lui montrer ce qui risque de lui arriver si elle ne rentre pas dans le moule… ? ? 1984… ! ! !
De ifaker
Icissien | 09H42 | 27/11/2008 |
Si je me souviens bien Nicolas Sarkozy avait juré que d'ici 2 ans il n'y aurait plus personne dans la rue …. (de même que ses 2 prédecesseurs : Chirac et Mitterand d'ailleurs) et que l'on mettrait les moyens qu'il faut pour cela. les moyens on les a vus : pour sauver les banques ! ! Qui n'ont même pas eu a être à la rue ni à y descendre d'ailleurs , mais on meurt toujours de froid et de faim en France et il me semble de plus en plus …. qu'en dit nortre SUPER gouvernement Gauche-Droite ? Que le foie gras cette année devrait être peut être meilleur que l'an dernier à l'arbre de noël de l'Elysée … Qu'en disent les socialistes que le foie gras sera bon pour Martine et pas pour Ségolène (il aura un gout amer) … réfléchissez la prochaine fois avant de voter et ne votez pas sur un coup de tête et surtout pas pour les promesses de campagne , revenez en arrière …
à ifaker
De Un vieux
retraité | 12H56 | 27/11/2008 |
Il tient sa promesse… Après l'hiver, tous ceux qui sont dans la rue seront morts…
De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 09H47 | 27/11/2008 |
Vouloir forcer les SDF a être hébergés de force est de la connerie pur et simple ! !
Outre précariser effectivement encore d'avantage ceux qui refuseront en les obligeant a se planquer de + en + pour fuir les rafles de la bapsa et autres milices, cela revient a les forcer a être hébergés dans des lieux sales, violents, ou les agressions, les vols et la promiscuité rendent leur vie (déjà pas rose) encore plus précaire !
La seule différence entre un centre d'hébergement et la prison c'est que dans un cas le matin on vous laisse partir. C'est une sorte de liberté conditionnelle qu'on leur propose en somme puisque le soir ils devront regagner leurs cellules.
Cette situation n'est pas le fait des centres, dont les professionnels font a mon avis le maximum au vu de leurs possibilités mais bien de ce gouvernement qui depuis bientôt 10 ans, réduit chaque jour un peu plus les crédits qui leurs sont alloués ! ! !
Avec la grenouille de bénitier, c'est la charité et la pitié (comme le disait déjà un riverain)érigées en solution miracle ! C'est scandaleux, nous ne sommes plus au 19eme siècle !
De toute façon faut pas se faire d'illusion,cette idée n'est pas d'elle, c'est encore un coup du nain a talonnette !
Il est temps que ça pète ! ! ! !
Ah ça ira, ça ira, ça ira,
les aristocrates a la Lanterne,
Ah ça, ira ça ira, ça ira,
les aristocrates on les pendra !
à Ryze
De ras-la-patience
11H47 | 27/11/2008 |
« La seule différence entre un centre d'hébergement et la prison c'est que dans un cas le matin on vous laisse partir. »
en fait, le matin ce n'est pas qu'on vous laisse partir ; c'est qu'on vous fout dehors ! ce qui est très différent.
De Patate
09H48 | 27/11/2008 |
Elle pourrait peut-être interdire le froid !
Une petite loi … et hop ! !
à Patate
De marie 75
09H52 | 27/11/2008 |
tu as raison : l'UMP a la majo.
Ils peuvent interdire la vague de froid !
La voici, la vraie solution !