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Journaliste en France, un métier de plus en plus risqué

En une semaine, quatre convocations et une mise en examen dans trois médias. La liberté de la presse régresse dans l'Hexagone.

Action de Reporters sans Frontières devant les locaux de la Commission européenne à Bruxelles en mars 2005 (Denis Balibouse/Reuters).

Jeudi, Joseph Tual, journaliste à la rédaction nationale de France 3, a été entendu par un juge d'instruction lillois à la suite d'une convocation pour « recel de violation du secret professionnel ». Le juge agissait à la suite d'une plainte déposée par un policier marocain à la retraite visé par un mandat d'arrêt international dans le cadre de l'affaire Ben Barka.

Convoqué pour avoir fait son travail

Le juge parisien qui instruit cette affaire, Patrick Ramaël, avait délivré cinq mandats d'arrêt en octobre 2007. Joseph Tual l'avait révélé sur France 3 au moment où Nicolas Sarkozy posait le pied sur le sol marocain pour une visite officielle. Pour le journaliste, qui suit de longue date ce dossier -parmi d'autres affaires sensibles-, c'est une première :

« C'est la première fois que je suis convoqué pour avoir fait mon travail. Le juge m'a demandé qui avait décidé de diffuser ce reportage et m'a interrogé sur mes sources. Tout cela montre que cette vieille histoire est bien une affaire d'Etat. Je m'interroge aussi sur l'ancien policier marocain, parce qu'il ne donne aucun signe de vie. Il s'est pas rendu à sa convocation et rien n'indique qu'il soit vraiment à l'origine de la plainte. »

Lundi dernier, trois journalistes poitevins étaient convoqués au palais de justice de Poitiers (Vienne). Emmanuel Touron et Denys Frétier, journalistes à Centre Presse, en sont ressortis avec le statut de témoin assisté. Leur confrère de La Nouvelle République du Centre-Ouest, Jean-Michel Gouin, a été mis en examen pour « recel de violation du secret de l'instruction ».

En 2007, Jean-Michel Gouin avait cité dans un article des extraits d'une expertise psychiatrique concluant à l'irresponsabilité pénale d'un homme accusé d'avoir sauvagement tué une jeune femme un an plus tôt. Les deux autres journalistes avaient évoqué l'expertise, mais sans en publier d'extraits. En septembre, les deux quotidiens avaient été perquisitionnés et des disques durs d'ordinateurs avaient été saisis.

Et Rue89 ?


Le 9 septembre, Rue89 a reçu une réquisition judiciaire à la suite de la plainte contre X déposée par France 3 pour « vol, recel et contrefaçon ». Sous pression de l'Elysée, la chaîne cherche à savoir comment nous nous sommes procuré la vidéo « off » de Nicolas Sarkozy avant le 19/20 du 30 juin.
Depuis que nous avons répondu à la réquisition judiciaire, mi-septembre, nous n'avons plus de nouvelle de la procédure.

Faire tarir les sources

Là aussi, le juge a essayé de connaître les sources des journalistes. Pour Jean-Michel Gouin, c'est « une manière d'installer une certaine pression sur le journaliste, et bien entendu sur ses sources » :

« Là, il s'agit d'un dossier de droit commun. Mais je pense que sur un dossier politique, étant donné le climat actuel, les sources deviendraient beaucoup moins bavardes si ce genre de mises en examen ou de convocations se multipliait. »

Début octobre, le site Mediapart a écopé de pas moins de neuf mises en examen à la demande de dirigeants de la Caisse nationale des Caisses d'Epargne, pour avoir, comme l'écrit Edwy Plenel sur le site, démontré « avec clarté ce qui semble aujourd'hui une évidence : la financiarisation sans retenue du capitalisme devenue une bombe à retardement pour l'économie réelle ; la fuite en avant de dirigeants ayant pris des risques inconsidérés à l'abri d'une opacité organisée ; le coût final pour les salariés concernés et pour la richesse publique. »

Mediapart visé par une procédure « inhabituelle » en matière de presse

Le directeur de Mediapart relève dans le même article (accessible sur abonnement) le côté « inhabituel » de la procédure choisie par les plaignants :

« Plutôt que la citation directe, ordinaire dans les affaires de presse, ils ont préféré une procédure plus inhabituelle en matière de délit de presse, à la fois lourde, lente et coûteuse. Très peu économe des moyens de la police et de la justice, elle a déjà mobilisé durant l'été un lieutenant de police, chargé d'exécuter diverses commissions rogatoires, et entraîné la désignation de quatre juges d'instruction différents. »

Au mois de juillet, les locaux d'Auto Plus ont été perquisitionnés et le journaliste Bruno Thomas a été mis en examen au bout de 48 heures de garde à vue, notamment pour « recel d'abus de confiance », à la suite d'une plainte de Renault contre l'hebdomadaire qui avait révélé des images de la nouvelle Mégane.

En décembre 2007, Guillaume Dasquié était interpellé chez lui, emmené à la DST puis menacé d'un chantage type « tes sources ou la taule ». Il est ressorti des locaux du contre-espionnage nanti d'une mise en examen pour « compromission du secret de la défense », parce qu'il avait évoqué des documents de la DGSE dans un article sur le 11-Septembre publié dans Le Monde en avril 2007.

La France, championne européenne des actions judiciaires contre la presse

Selon Reporters sans Frontières, qui publie chaque année un rapport sur la liberté de la presse dans le monde, « depuis deux ans, la France détient le record européen en nombre d'interventions policières ou judiciaires liées au secret des sources, avec cinq perquisitions, deux mises en examen et quatre convocations de journalistes ». Liste à jour au 13 octobre, et qui compte désormais trois mises en examen et sept convocations.

La France est classée 35e dans le rapport 2008 de RSF, en recul de quatre places. Les vingt premières du classement sont occupées par des pays européens, le Canada et la Nouvelle-Zélande. La presse est plus libre en Namibie, à Chypre ou au Ghana qu'en France.

Jean-François Julliard, nouveau secrétaire général de l'association, a constaté une aggravation de la situation française autour de 2005, au moment des arrachages d'OGM. Aujourd'hui, selon lui, cette situation n'est « pas digne d'un Etat démocratique comme la France ».

La tendance récente, c'est le recours de plus en plus fréquent à l'accusation de « recel de secret » (de l'instruction ou professionnel), ce que le militant qualifie de « construction juridique complètement artificielle » : (Voir la vidéo)


► Mis à jour le 26/11 à 14h51 : paragraphe sur Mediapart.

Photo : Action de Reporters sans Frontières devant les locaux de la Commission européenne à Bruxelles en mars 2005 : 70 journalistes et 62 cyberdissidents étaient emprisonnés à l'époque dans les pays membres de l'Union (Denis Balibouse/Reuters).

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Portrait de puma curieux

à Pictulo Portrait de Pictulo De puma curieux

journaliste à Paris | 17H09 | 24/11/2008 | Permalien

Remplace le mot journaliste par média. Tous les journalistes, salariés ou pigistes, ont un chef. Le chef décide de tout : choix du sujet, angle, contenu, titre.

Portrait de Pictulo

à puma curieux Portrait de puma curieux De Pictulo

17H50 | 24/11/2008 | Permalien

Tu as raison. Et ton post rageur montre combien cette hiérarchie doit être difficile à supporter. Le rédac'chef, premier censeur ?

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De puma curieux

journaliste à Paris | 17H02 | 24/11/2008 | Permalien

Le métier de journalistes, c'est d'abord de poser des questions. Ces questions sont de + en + interdites. Martine Aubry a fait une conférence de presse sans question dimanche. Les ministres de Sarkozy bookent 3 conférences de presse par jour, prétexte pour se limiter à une ou deux questions. Les politiques communiquent par SMS ou mails avec des journalistes que leurs chefs n'autorisent plus à aller sur le terrain. Oui, la liberté de la presse est menacée en France, pas seulement pour les affaires de terrorisme.

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journaliste à Paris | 17H07 | 24/11/2008 | Permalien

Lors de la campagne présidentielle, Sarko et Ségo ont très rarement répondu aux journalistes. Il n'y a eu qu'un seul débat, 4 jours avant le second tour.

Aux USA, il y a eu trois débats Mac Cain/Obama, plusieurs mois avant le vote. En France, tout est de la pure com », les télés reprennent les images fournies clés en main par Sarko.

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De monisme

clm | 17H34 | 24/11/2008 | Permalien

Depuis plusieurs années le journalisme apparaît nivelé par les compromissions, les réseaux, les conseils d'administration. Depuis plusieurs années le journalisme est apparu nivelé par la docilité. Alors, quand il y aurait encore un impertinent : et bé il trinque. S'il y en avait 1000 d'impertinents : trinqueraient-ils ? Mais faut pas rêver. Fait pas bon être autonome par les temps qui courent. Remarquons au passage que lorsque quelques allumés de la théorie rêvent d'immobiliser des trains : ce sont des terroristes médiatiques. « L'ultra-gauche déraille » titrait misérablement Libé. Lorsque des viticulteurs déboulonnent des rails : ce sont des mécontents.Passons.
Je ne m'inquiète pas trop pour l'ensemble du monde journalistique : après avoir injecté de l'argent dans les banques Sarko en injectera dans la presse et ça fera pas une si grande levée de bouclier que ça. Déjà que les journaleux lui verse par avance des intérêts ! Et puis,comme chantait Ferré, pour bouffer il faut ce qu'il faut même quand on bouffe au Figaro.
Alors tout de même une pensée et une solidarité pour ces quelques impertinents. Puissent-ils faire dérailler le journalisme.Une pensée aussi pour l'ancien Mao Serge July, tout de même ! Est-il au moins toujours encore copain avec Edouard de Rothschild ?

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De michelpa

prof honoraire univ paris7 | 18H05 | 24/11/2008 | Permalien

ce sont toutes les libertés qui reculent pas seulement celle de la presse
celle de protester ou de se défendre quand on est accusé d'avoir dépassé une limite de vitesse
liberté de fumer au chaud etc
ce qui marche bien par contre c'est la propagande dans les journaux, sont ils tous aux ordres ? , à la télé, sur les ondes
et contre tout cela pratiquement pas de protestations ou des protestations inaudibles

Portrait de Compte supprimé le 23 janvier 4

De Compte supprimé le 23 janvier 4

chomeur satisfait | 18H33 | 24/11/2008 | Permalien

Sarko c est little brother

Portrait de monisme

De monisme

clm | 18H38 | 24/11/2008 | Permalien

A tout faire, un article comparif sur le nombre de journalistes aplatis en France et celui d'autres pays avec les raisons, dans chacun des pays, de s'aplatir ou de s'être aplati.

Une journaliste de rue89 disait ses difficultés à « interviouver » un autonome. Faudrait plein d'articles pour expliquer pourquoi il y a ces difficultés. Au fait : Mesrine et Baader ne parlent plus et sont ressuscités au cinéma. Rouillan parle et il est en prison.

Portrait de theodore-perier

De theodore-perier

fonctionnaire | 18H56 | 24/11/2008 | Permalien

Je lis beaucoup de méfiance dans les commentaires vis à vis des journalistes. Ca aussi, c'est un signe de la détérioration de la société française en général.
Je pense qu'il existe encore des journalistes qui font bien leur travail. Ce n'est pas parce que certains s'acoquinent avec le pouvoir qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain.
Ce qui est vrai, c'est que depuis que Sarkosy est au pouvoir, la menace sur nos libertés s'est faite plus présente. Sarkosy se dit libéral. En fait, il institue insidieusement une société liberticide. Bientôt son censeur en chef, Brice Hortefeux, qui actuellement excelle dans la répression anti-immigrés va exceller dans la répression tout court lorsqu'il sera nommé au ministère de l'Intérieur, comme il est prévu au prochain remaniement ministériel.
2009 va être une année catastrophique liée à la crise financière. Pour détourner notre attention, les deux compères imaginent déjà les bons plans « anti-terroristes » avec là, malheureusement, la complicité de journalistes complaisants. Il n'y a qu'à voir tout le tapage fait autour des « membre de l'ultra gauche » de Tarnac, alors que la gendarmerie du coin aurait suffit pour les interpellations. C'est ce journalisme là, qu'il faut condamner.
Tarnac est un excellent exemple des futurs shows télévisés qui ne vont pas manquer d'envahir nos écrans, dans le but de nous faire croire que l'Etat est là pour nous protéger, alors qu'il n'est là que pour réprimer toutes contestations. Les bons beaufs vont comme d'habitude se faire prendre au piège et applaudiront à « l'efficacité » de notre police. Je suis bien heureux de ne pas avoir de télé.
Tout ça me fait gerber à l'avance.
Un anarchiste et « VRAI » libéral.

Portrait de PATRICEMARS

De PATRICEMARS

20H30 | 24/11/2008 | Permalien

Oui la Presse est moins libre en France, et l'auto censure fait rage . Dans ce contexte Rue89 est un atout .
A Marseille des événements sont restés longtemps étouffés jusqu'à ce que Rue89 s'en saisisse ..

http://www.rue89.com/marseille/2008/11/10/marseille-baffe-bisbilles-et-l…

http://patricemars.blogspot.com/

Portrait de SYMON

De SYMON

(journaliste) | 20H53 | 24/11/2008 | Permalien

Journaliste depuis 38 ans, j'ai vu cette profession se dégrader de l'intérieur, au point de ne plus mériter la moindre compassion de la part de ses clients. Combien de ces « journalistes » ont-ils refusé une invitation tous frais pays pour essayer une 2cv dans le sud africain… Je n'ose évoquer ceux qui avaient à essayer un 4x4 de Porsche. Pour être plus concret, combien d'entre eux ont écrit que le « Bretton Woods » du XXIe siècle imaginé par notre ventilateur de l'Elysée avait été un bide ? Il faut lire les presses américaine ou allemande pour prendre la mesure du ridicule qui s'est abattu sur notre présidenticule. Trouillarde, dépourvue des moyens qui permettent à un journaliste d'assurer ses enquêtes en toute indépendance financière, pas un seul n'a pris le risque de se voir couper les moyens que la présidence (il en va de même des ministères) met à sa disposition. Il s'est même trouve un quotidien du dimanche pour titrer « Sarozy, maître du monde ». Le ridicule ne tuant plus, Largardère court toujours.
L'instauration des « 30% » d'abattement fiscal avait pour but de contrecarrer le système des enveloppes distribuées par les hommes politiques, les avocats ou les secrétaires généraux d'entreprises. Les journalistes d'aujourd'hui ont conservé l'avantage fiscal mais pratique l'enveloppe invisible.

Portrait de fatalyst

à SYMON Portrait de SYMON De fatalyst

21H53 | 24/11/2008 | Permalien

Oui c'est ça. La Pravda dans toute sa splendeur. Il faut lire les journaux étranger pour pouvoir ce rendre compte de l'ampleur des dégâts du chef de l'état d'ébriété. Comme par exemple la raillerie de Melvedev sur NS lors du conférence de presse au sujet d'une bouclier anti-missiles US de ce weekend.
Mais vous savez, le photographe de presse est tout aussi complice que son camarade journaliste. Quand Photoshop sévit sur une bague au doigt de Mme Dati dans le figaro, la censure ou l'auto-censure est là aussi ! ! ! (d'ailleurs le Figaro présente ces excuses demain aux lecteurs, à suivre donc)…
Perso, je me fais MA propre revu de presse… sur le net. Au moins je suis sur que je trouverais toutes les infos (vrai ou fausses, hélas) mais en passant du temps sur différents sites, je suis sur que j'ai une objectivité beaucoup plus important que celui qui prend la revue de presse écrite de 5 voir 10 quotidiens par exemple. Sa fait vendre de parler des seins de Manaudou, du sommet NS Merkel, et le reste RIEN du vent… Les journalistes « expert » en économie entre autre n'ont pas peur de continuer à se montrer sur les chaines TV, en déblatérant des absurdités plus grosses qu'eux. Bon j'arrête, je vais aller m'empiffrer de crêpes que ma femme viens de faire, au moins ça c'est du concret ; -) Bien à vous.

Portrait de sarkraptor

De sarkraptor

21H13 | 24/11/2008 | Permalien

Dulconte,quand le DAL est condamné,je dis : Nous ne sommes plus en démocratie !

Portrait de egide

De egide

Littéral | 21H15 | 24/11/2008 | Permalien

La presse d'information en France est un secteur sinistré.
Le déclin de des entreprises de presse, amorcé depuis des dizaines d'années est arrivé à un stade critique.
L'incapacité de ce secteur économique à évoluer, de s'adapter aux nouvelles technologies, le sous-investissement permanent, la dé-professionnalisation des journalistes, la féminisation du métier, des dispositions légales contraignantes qui freinent l'exercice de la liberté d'expression, la traque aux sources, le règne de la communication économique et politique, la possibilité incompréhensible de pouvoir vendre à perte des supports de presses etc … toutes ces raisons et d'autres ont considérablement affaibli le journalisme.
Les entreprises de presse ne sont plus en mesure de résister aux pressions, à l'intimidation, à la surveillance policière, aux actions juridiques, aux procès.
Bref, cette situation d'extrême faiblesse et le désintérêt de l'opinion pour ce problème ne leur permet plus de protéger l'activité journalistique.

Portrait de fatalyst

à egide Portrait de egide De fatalyst

21H51 | 24/11/2008 | Permalien

@egide : « la féminisation du métier » Alors là vous allez vous faire des copains (et copines) c'est sur. Avant d'aller plus loin dans ma diatribe, j'aimerais savoir ce que vous entendez avec cette petite phrase. Bien à vous.

Portrait de egide

à fatalyst Portrait de fatalyst De egide

Littéral | 01H11 | 25/11/2008 | Permalien

Ce qu'elle veut dire que les journalistes sont plus nombreuses.
Ça fait fuir les hommes.
Et puis 60% de l'effectif, des femmes qu'on paye moins pour autant sinon plus de compétence. Bosseuses, en plus

Portrait de Thomas GREDAT

De Thomas GREDAT

| 21H19 | 24/11/2008 | Permalien

Jef Kessel, réveille-toi !

Portrait de NicolasL

De NicolasL

21H31 | 24/11/2008 | Permalien

Les journalistes mis en causes pour violation du secret d'instruction ont ils gêné le déroulement voire l'issu ?

Je pose cette question car dans une presse qui cherche de plus en plus les scoops, les gros titres et le sensationnalisme, il y a malheureusement souvent des excès, que ce soit dans la violation de la vie privée ou l'entrave à la justice.
Je pense également aux chiffres de la croissance qui avaient été révélé avant le calendrier prévu par des journalistes, j'avais trouvé ça très irresponsable dans la situation boursière qu'il y avait alors.

Portrait de Yvon

De Yvon

21H36 | 24/11/2008 | Permalien

La presse reste plus ou moins à la botte du pouvoir…Mazarine personne n'en a parlé…mais le cancer de Mitterand avant sa 2ème élection…encore moins.Quant aux sujets sensibles…nucléaire, pollution, militaire….c'est toujours à petites doses. Mais pour le sensationnel, le SCOOP, là c'est la ruée. Il a fallu attendre une semaine pour que Marianne parle enfin du vide dans le dossier des « terroristes » Sncf, relié par les guignols. Quant à montrer le comité de soutien et les réactions saines des habitants de Tarnac… Et puis il est tellement facile pour ces reporters d'aller à l'étranger pêcher des sujets qui rapporteront de l'argent quitte à inventer ou à exagérer…sauf si le sujet est délicat hein Omar Bongo !
PS je lis tous les jours Le Parisien Libé…suis abonné à Marianne et à Courrier international sans oublier Ouest France le dimanche et le canard enchaîné.

Portrait de walpole

De walpole

21H37 | 24/11/2008 | Permalien

Comme dans tous les champs, le milieu est contradictoire.
D'un coté les quelques cinq cent journalistes qui ont montré leur carte de presse pour soutenir Denis Robert et de l'autre ce que j'appelle dans le dernier article de mon site « Des journalistes de compagnie »

Pour exemple le dernier JDD en page 6, avec un article incroyablement cirage de pompes, rarement vu et lu à ce niveau : « L'Homme de tous les remaniements » (Brice Hortefeux). On croirait à un article de la Pravda dans les années 50. Pour cette journaliste : pas de metier risqué. Brice ne risque pas de la foutre hors de France et Lagardère hors du JDD.

A bibientôt
Walpole (http://www.pensezbibi.com)

Portrait de Mandrin

De Mandrin

22H10 | 24/11/2008 | Permalien

Et un de plus un !

avec olivier Bonnet mis en examen à Paris en Septembre dernier pour « injures publiques » à un magistrat.

http://www.plumedepresse.com/spip.php ? article994

Il est fort dommage que l'article ne soit plus en ligne (le journaliste se protège…) car vous verriez de quoi il en retourne… et c'est gratiné.

Ce magistrat, hyper sulfureux est très gravement mis en cause par le procureur Bréard et il s'et retrouvé magistrat professionnel au procès d'Yvan Colonna.

Olivier Bonnet a alors parlé de « l'inénarrable X » et a publié le courrier d'un citoyen qui s'étonnait auprès de la Ligue internationale des droits de l'Homme de la présence de ce magistrat « en coma professionnel avancé ».

Il faut donc qu'Olivier Bonnet se taise et le corps des magistrats qui à ce jour a somptueusement doté ce magistrat en dommages et intérêts depuis qu'il attaque sans relache en diffamation (sans doute plus de 20 procès), ne bronche pas : la présence dans ses rangs d'un magistrat aussi sulfureux ne gêne personne, le rapport de son proc. dort dans les coffre des différents ministres et monsieur le magistrat attaque sans relache et fait condamner ceux qui essaient d'éclairer le citoyen (sauf un Gilles Souillès qui a publié la synthèse du dit rapport…).

L'incrimination visiblement ne tient pas, et le magistrat attaque dans la juridiction où il officie…ben voyons, pourquoi se gêner ?

Vous pouvez aller soutenir olivier sur son blog à l'adresse ci-dessus.

PS : tous ces procès intentés par ce magistrat concernent une affaire gravissime et il est à craindre si la vérité se sait un jiour que la magistrature et les politiques n'en sortent pas grandis.

Portrait de le poupre

De le poupre

contempleur | 05H05 | 25/11/2008 | Permalien

IL est vrais que je ne crois pas Sarkozy du haut de ces talonnettes essayant de me faire avaler ces couleuvres . Ni Christine Lagarde qui doit être une photographe d'occasion . Les journalistes qui font leurs métiers du mieux qu'ils peuvent , pourquoi les étouffés ! une balle dans la nuque c'est plus rapides , Sarkozy malgré ces talonnettes n'est pas a leurs hauteurs .

Portrait de carolusmagnus

De carolusmagnus

08H40 | 25/11/2008 | Permalien

« depuis deux ans, la France détient le record européen en nombre d'interventions policières ou judiciaires liées au secret des sources, avec cinq perquisitions, deux mises en examen et quatre convocations de journalistes ».
Et c'est également depuis deux ans que Sarko et sa bande sévissent. Il y a décidément des coïncidences bien coïncidentes…

http://charlesbottarelli.typepad.com

Portrait de Nez Gris

De Nez Gris

www.ramakers.fr/presse | 10H39 | 25/11/2008 | Permalien

De toute façon, dès qu'on ne fait pas partie du conglomérat de suces boules type « JDD » ou « Figaro », dès qu'on pose un commentaire critique concernant le fonctionnement actuel du gouvernement, on est susceptible de se retrouver dans les petits papiers des bleus.

Portrait de pseudoo

De pseudoo

citoyen lambda | 14H56 | 25/11/2008 | Permalien

La France fait maintenant partie des pays en coupe réglée, où la liberté de la Presse n'est plus qu'un lointain souvenir, où la Police peut agir comme elle veut (voir l'affaire de Villiers le Bel, les passage à tabac dans l'Essonne, etc…). Je suis triste pour notre pays et pour son avenir !

Portrait de Danielle29

De Danielle29

19H21 | 25/11/2008 | Permalien

Citoyen responsable et critique, un « métier » de plus en plus risqué en France !

Portrait de kaderr

De kaderr

marié , 3 enfants | 20H27 | 26/11/2008 | Permalien

Journalisme et justice !

La liberté me semble-t-il a ouvert une brèche à toute forme de dépassement. Elle est devenue de ce fait une problématique, notamment au x x° siècle.
Même si le propos ne concerne pas la liberté, directement, il y a lieu de rappeler, que dans de pareils contextes, elle s'impose avec acuité.

Le journalisme est une noble fonction .Elle nous permet de nous informer de tout ce qui se passe autour de nous, à une époque ou la communication est devenue inévitable. Cependant, ce métier fait l'objet de controverse dans tous les pays du monde. Et, au nom de liberté, le journalisme s'est transformé en un moyen redoutable utilisé par tous ceux qui ne respectent pas les règles imposées par la profession : la déontologie.

Certains journalistes, non convaincus de ces règles, pensent qu'ils sont libres de « fouiner » partout et même révéler des secrets privés sur tel ou tel homme politique, une star ou même une personne du peuple. Ceci est intolérable et inadmissible !

Maintenant, face à des situations particulières qui représentent un danger pour la communauté ou pour une personne n'ayant pas le pouvoir de combattre une injustice, l'information est un devoir, même si au demeurant elle exposerait le journaliste à la justice.

Cette dernière doit, à mon avis, être neutre afin de remplir son devoir convenablement. Il faut, alors, l'épargner des critiques qui pourront entraver son cours. Mais dans une démocratie, telle que la France, ce n'est pas normal qu'il y ait des dépassements, ni de la part des journalistes, ni de la part de la justice : l'erreur dans les deux cas de figures n'est pas permise.

Un journaliste irresponsable qui se permettrait de s'immiscer dans les affaires privées des citoyens et celles des nations étrangères, créerait des complications et des conflits aux hauts risques (des incidents diplomatiques, des plaintes contre des hommes politiques). Par conséquent cette situation « oblige » la justice d'intervenir à condition qu'elle soit neutre et juste afin d'éviter des déboires de tout genre comme cela est arrivé suite à des erreurs judiciaires.

Voyez par vous-mêmes : la liberté non maîtrisée conduit à l'irréparable. Il appartient, donc, à la justice de remettre les pendules à l'heure. Nous sommes tentés de savoir si l'on est encore loin de cette réflexion tant galvaudée : « la liberté des uns s'arrête où commence celle des autres ».

Portrait de kaderr

De kaderr

marié , 3 enfants | 21H12 | 26/11/2008 | Permalien

Personnellement, je pense que ce n'est pas à cause des femmes que le journalisme est en déclin. Loin il s'en faut ! Elles sont plutôt victimes.

le problème réside et dans la gestion des entreprises de l'information qui n'arrivent pas à faire face à une situation économique difficile imposée par le « coup de massue » fiscal, d'une part et par la concurrence aveugle qui piétine les règles morales liées à la profession d'autre part.

Ainsi, il advient que le journaliste pour ne pas être mis à la rue ou élégamment« remercier » par le patron, il produit un article ou une émission loin de l'objectivité que lui impose la convention professionnelle.

S'ajoute à cela bien évidemment la baisse du niveau des lecteurs et de téléspectateurs avides d'articles et de spectacles bon marché puisqu'ils sont accaparés par le monde du « show busines » qui, lui, propose, à bas tarifs, des événements sans un réel intérêt.
Que fera le journaliste devant cette situation ? il lui ne reste que traquer des événements à sensations afin de partager la dividende avec les autres médias .Sinon, il « meure » et disparaît.

Pour revenir aux femmes. Ce n'est pas par ce qu'elles sont payées moins cher que leurs confrères masculins mais par ce qu'elles offrent au public ce qu'il attend : de la chair……bien galbée.
Pourquoi d'après vous a- ton remplacé PPDA par Ferrari ? Est-ce parce que PPDA n'était pas sérieux dans son travail ? Non, et tous les Français et mêmes les étrangers qui suivaient le JT de 20 heures vous le diront. Ils étaient des milliers à s'émerveiller devant l'écran .Mais la raison se trouve dans le fait que l'audimat baisse d'année en année et pour accrocher le téléspectateur, on a pas hésité à mettre des femmes pour que les plateaux de la balance s'équilibreront.

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