En une semaine, quatre convocations et une mise en examen dans trois médias. La liberté de la presse régresse dans l'Hexagone.

Jeudi, Joseph Tual, journaliste à la rédaction nationale de France 3, a été entendu par un juge d'instruction lillois à la suite d'une convocation pour « recel de violation du secret professionnel ». Le juge agissait à la suite d'une plainte déposée par un policier marocain à la retraite visé par un mandat d'arrêt international dans le cadre de l'affaire Ben Barka.
Convoqué pour avoir fait son travail
Le juge parisien qui instruit cette affaire, Patrick Ramaël, avait délivré cinq mandats d'arrêt en octobre 2007. Joseph Tual l'avait révélé sur France 3 au moment où Nicolas Sarkozy posait le pied sur le sol marocain pour une visite officielle. Pour le journaliste, qui suit de longue date ce dossier -parmi d'autres affaires sensibles-, c'est une première :
« C'est la première fois que je suis convoqué pour avoir fait mon travail. Le juge m'a demandé qui avait décidé de diffuser ce reportage et m'a interrogé sur mes sources. Tout cela montre que cette vieille histoire est bien une affaire d'Etat. Je m'interroge aussi sur l'ancien policier marocain, parce qu'il ne donne aucun signe de vie. Il s'est pas rendu à sa convocation et rien n'indique qu'il soit vraiment à l'origine de la plainte. »
Lundi dernier, trois journalistes poitevins étaient convoqués au palais de justice de Poitiers (Vienne). Emmanuel Touron et Denys Frétier, journalistes à Centre Presse, en sont ressortis avec le statut de témoin assisté. Leur confrère de La Nouvelle République du Centre-Ouest, Jean-Michel Gouin, a été mis en examen pour « recel de violation du secret de l'instruction ».
En 2007, Jean-Michel Gouin avait cité dans un article des extraits d'une expertise psychiatrique concluant à l'irresponsabilité pénale d'un homme accusé d'avoir sauvagement tué une jeune femme un an plus tôt. Les deux autres journalistes avaient évoqué l'expertise, mais sans en publier d'extraits. En septembre, les deux quotidiens avaient été perquisitionnés et des disques durs d'ordinateurs avaient été saisis.
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Faire tarir les sources
Là aussi, le juge a essayé de connaître les sources des journalistes. Pour Jean-Michel Gouin, c'est « une manière d'installer une certaine pression sur le journaliste, et bien entendu sur ses sources » :
« Là, il s'agit d'un dossier de droit commun. Mais je pense que sur un dossier politique, étant donné le climat actuel, les sources deviendraient beaucoup moins bavardes si ce genre de mises en examen ou de convocations se multipliait. »
Début octobre, le site Mediapart a écopé de pas moins de neuf mises en examen à la demande de dirigeants de la Caisse nationale des Caisses d'Epargne, pour avoir, comme l'écrit Edwy Plenel sur le site, démontré « avec clarté ce qui semble aujourd'hui une évidence : la financiarisation sans retenue du capitalisme devenue une bombe à retardement pour l'économie réelle ; la fuite en avant de dirigeants ayant pris des risques inconsidérés à l'abri d'une opacité organisée ; le coût final pour les salariés concernés et pour la richesse publique. »
Mediapart visé par une procédure « inhabituelle » en matière de presse
Le directeur de Mediapart relève dans le même article (accessible sur abonnement) le côté « inhabituel » de la procédure choisie par les plaignants :
« Plutôt que la citation directe, ordinaire dans les affaires de presse, ils ont préféré une procédure plus inhabituelle en matière de délit de presse, à la fois lourde, lente et coûteuse. Très peu économe des moyens de la police et de la justice, elle a déjà mobilisé durant l'été un lieutenant de police, chargé d'exécuter diverses commissions rogatoires, et entraîné la désignation de quatre juges d'instruction différents. »
Au mois de juillet, les locaux d'Auto Plus ont été perquisitionnés et le journaliste Bruno Thomas a été mis en examen au bout de 48 heures de garde à vue, notamment pour « recel d'abus de confiance », à la suite d'une plainte de Renault contre l'hebdomadaire qui avait révélé des images de la nouvelle Mégane.
En décembre 2007, Guillaume Dasquié était interpellé chez lui, emmené à la DST puis menacé d'un chantage type « tes sources ou la taule ». Il est ressorti des locaux du contre-espionnage nanti d'une mise en examen pour « compromission du secret de la défense », parce qu'il avait évoqué des documents de la DGSE dans un article sur le 11-Septembre publié dans Le Monde en avril 2007.
La France, championne européenne des actions judiciaires contre la presse
Selon Reporters sans Frontières, qui publie chaque année un rapport sur la liberté de la presse dans le monde, « depuis deux ans, la France détient le record européen en nombre d'interventions policières ou judiciaires liées au secret des sources, avec cinq perquisitions, deux mises en examen et quatre convocations de journalistes ». Liste à jour au 13 octobre, et qui compte désormais trois mises en examen et sept convocations.
La France est classée 35e dans le rapport 2008 de RSF, en recul de quatre places. Les vingt premières du classement sont occupées par des pays européens, le Canada et la Nouvelle-Zélande. La presse est plus libre en Namibie, à Chypre ou au Ghana qu'en France.
Jean-François Julliard, nouveau secrétaire général de l'association, a constaté une aggravation de la situation française autour de 2005, au moment des arrachages d'OGM. Aujourd'hui, selon lui, cette situation n'est « pas digne d'un Etat démocratique comme la France ».
La tendance récente, c'est le recours de plus en plus fréquent à l'accusation de « recel de secret » (de l'instruction ou professionnel), ce que le militant qualifie de « construction juridique complètement artificielle » : (Voir la vidéo)
► Mis à jour le 26/11 à 14h51 : paragraphe sur Mediapart.
Photo : Action de Reporters sans Frontières devant les locaux de la Commission européenne à Bruxelles en mars 2005 : 70 journalistes et 62 cyberdissidents étaient emprisonnés à l'époque dans les pays membres de l'Union (Denis Balibouse/Reuters).




















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De sup. à la demande du riverain 29 juin
bye bye ... | 13H58 | 24/11/2008 |
c'est ce que j'aurais aimé voir également ici ; les « risques » supposés ne viennent pas uniquement du gouvernement quel qu'il soit.
Il faut compter avec les associations, les lobbies, les groupes de pression de toute sorte.
l'autocensure que vous évoquez nait de tout cela et des opinions ou intérêts du journaliste.
à sup. à la demande du riverain 29 juin
De Etoile polaire
Bipolaire | 14H29 | 24/11/2008 |
D'accord avec vous. Cela dit, il ne faut pas nier la véritable montée en flèche de l'intimidation comme moyen de faire taire les meilleurs. Je ne cherche pas à accuser la profession, je dis qu'elle me semble de plus en plus vulnérable. Qu'il serait formidable que la défense s'organise, cela devient urgent !
à sup. à la demande du riverain 29 juin
De puma curieux
journaliste à Paris | 17H22 | 24/11/2008 |
Attendre sagement un SMS, donnant une « petite phrase » ou un mail donnant la totalisation (contestée) des chiffres au niveau national, c'est facile.
Aller filmer, regarder, écouter les dépouillements et proclamations orales, sur le terrain, dans les sections PS, c'est plus difficile. Et c'est pour çà qu'il y a de la triche partout.
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 13H37 | 24/11/2008 |
Se fait manipuler celui qui veut être manipulé.
Il n'est peut être pas faux que le Canard ( par coquetterie ? ) soit tombé sous le charme de Tonton, de Sarko et de sa meuf'.
Plus rien ne peut m'étonner (et pourtant, je lis le le Canard depuis 1964…).
On me dirait que Dieu et le Père Noël n'existent pas, que l'Immaculée Conception n'est pas vierge, que ça ne m'étonnerait qu'à moitié…
De Tita
oiseau | 13H49 | 24/11/2008 |
Certes, on peut relativiser et rappeler qu'il n'y a pas de morts et que la situation est bien plus terrible dans d'autres pays (ou dans la France de jadis, Zola en sait quelque chose). En même temps, c'est une manière un peu rapide de se dédouaner car on peut toujours trouver pire ailleurs. Cela ne justifie rien. Que mon voisin soit un salaud de la plus terrible espèce ne m'autorise pas à le devenir.
Ainsi, sans remettre en cause ce qui se passe de terrible ailleurs et qui mérite aussi toute notre attention et notre compassion (voire nos actions), on ne peut pas rester insensible à ce qui se passe ici, chez nous.
Selon RSF (qui est une source qui vaut ce qu'elle vaut), la situation en France pour un détenteur d'une carte de presse s'est détériorée. Pour illustrer, rue89 dans cet article nous donne quelques exemples assez inquiétants.
A ces lectures, je crois que le problème est la nature de l'information.
L'information est un bien privé qui, comme tous les biens, se vend (c'est ce qui fait vivre les journalistes) ou se vole (d'où les mots de « recel » ou de source -- entendre « le voleur »). En même temps, c'est une arme contre les journalistes car écrire un papier sur un accident nucléaire dans la centrale voisine, est-ce de l'information libre (et hautement utile) ou du vole d'information labellisée « secret défense » ? Compte-tenu que tout ce qui relève du nucléaire relève du secret défense depuis quelques années (si je me souviens bien de ce que j'ai lu sur le site de la CRIIRAD), au regard de la loi, c'est la deuxième option qui prévaut, mais en tant que citoyens, nous pouvons être plus intéressés par la première. On voit ainsi que la plupart des scandales pourraient être ainsi étouffés simplement parce que l'information est privée… L'institutionnalisation de ce principe que l'on constate ici a un quelque chose d'effrayant. Ce que dit RSF n'en est finalement que la conséquence.
L'autre volet de la nature de l'information, c'est que l'information des uns est la propagande des autres. En d'autres mots, on peut facilement glisser de l'information à la diffamation ou à l'outrage. Et comme c'est étrange, en 10 ans, on constate 82% d'augmentation des procès pour outrage.
C'est pourquoi, je pense que la presse française est en danger. Lorsqu'elle sera complètement muselée, on n'aura plus même la possibilité de nous rendre compte que nous sommes manipulés.
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 14H08 | 24/11/2008 |
La France 35e au classement Liberte de la Presse RSF…
quand je pense que je m'effarouchais lorsqu'elle plongeait du 11e au 22e rang :
http://blogules.blogspot.com/2005/11/blogule-rouge-au-denier-du-culte-de…
De Chouke
Graphiste/webmaster | 14H14 | 24/11/2008 |
http://www.choukeprod.com/blog/tb.php ? id=40
De Phil2922
Retraite invalidité | 14H20 | 24/11/2008 |
Et pendant ce temps les Etats Généraux de la presse se déroulent avec la présence des grands groupes. D'ailleurs le Président de la République, en inaugurant en grande pompe cette funeste mascarade, a rappelé son souhait de voit la presse regroupée en grands groupes. Il n'a pas été jusqu'à dire « et à la botte du pouvoir », mais il le pensait tellement fort que l'on y pouvait y lire entre les lignes de son rapport.
A l'image de Berlusconi qui avec ses milliards a acheté les médias italiens, sauf la RAI, Sarkozy voudrait bien avoir la main mise sur les médias français. Heureusement, nous avons Internet avec Rue89, Bakchich, Arrêts sur images, télé libre et bien d'autres pour nous apporter des infos libres et écrites par des journalistes d'investigation.
Le bonjour aux RG qui nous lisent et à qui je fais un bras d'honneur… !
http://phil195829.overblog.com
De battuta
adorateur de la lune | 14H26 | 24/11/2008 |
les médias opprimaient par le pouvoir… ils ont arrêter de faire leur travail pour le servir, alors quand les maitres se fachent ils se retrouvent seuls….
De Teberli
Enseignant | 14H29 | 24/11/2008 |
Dictature,quand tu nous tiens !
De Teberli
Enseignant | 14H49 | 24/11/2008 |
Le problème de la liberté réeelle se pose dans toutes les socio-démocraties libérales-capitalistes. Elles ne peuvent pas supporter la transparence car elles ont tout à y perdre. Dans de telles sociétés, la Liberté est toujours formelle et c'est tout. Claironner un mot creux, vidé de son sens, les leaders politiques qui s'inscrivent dans le soutien du libéralisme-capitalisme et les ccapitalistes de tout poil savent très bien le faire : c'est leur alibi. Il en va de même de leur « plus de justice sociale » revendiqué par la droite comme par la gauchededroite et le centrededroite. Et ça leur permet, quel bel alibi, de ne jamais se prononcer pour ou contre LA justice sociale absolue toute simple.
lorsqu'on les presse de répondre, ils refusent car ils n'osent pas dire qu'ils sont tout simplement et farouchement contre LA justice sociale absolue.
La liberté de la presse ou du journaliste est quasi impossible au sein d'une société où le plus riche a toujours raison, surtout si c'est votre patron.
Peu d'humains acceptent pourtant de se résigner, sauf les laquais des média aux ordres qui nous débitent leurs salades dictées par la voix de leurs maîtres.
La vérité vaincra mais il faudra payer le prix fort et s'organiser de plus en plus efficacement pour que les idées et l'info démasquent les menteurs et leurs salades inmangeables.
De marie 75 3563
14H52 | 24/11/2008 |
Allez, c'est pas grave : les flics descendent chez les journalistes, les journalistes accompagnent les flics quand ils organisent des « descentes » chez les citoyens… Ça n'a choqué personne dans la profession, non ?
je te cite
Tu as parfaitement raison !
Wouaf ! ! ! Wouaf ! ! !
C'est la majo de la presse !
à marie 75
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 14H56 | 24/11/2008 |
dommage que ce soit en page2.
ça aurait pu être en réplique à une personne de la 1ere page.
bises.
De dzan
14H55 | 24/11/2008 |
Punaise, au titre j'ai eu peur.
J'ai cru que Jean Pierre Pernaud avait été mis en examen
Comment se fait-il que ce Nobel du journalisme, n proteste pas devant ces faits qui s » accumulent.
De reveric
Rillard | 14H59 | 24/11/2008 |
C'est pas Val qui a écrit que (entre autres) RUE 89 se vautrait « dans le colportage de bruits d'égout » ?
De pomme
15H02 | 24/11/2008 |
Comment voulez vous que la presse dans ce pays soit libre , quand elle dépend financièrement de la publicité dont les + grands groupes sont les amis de Sarkozy et que la majorité de la presse française est la propriété aussi des amis de Sarkozy ! tous les médias sont aux mains du pouvoir grâce aux amis ! quels sont les journaux indépendants , les radios indépendantes , les chaînes de télé indépendante ? ? ? ? ? Sarkozy ,c'est comme Poutine on l'a pour un bon bout de temps ! ! ! !
De ifaker
Icissien | 15H10 | 24/11/2008 |
Aujourd'hui la presse , hier l'appel d'offre pour surveiller les propos des enseignants dans les divers forums (http://www.rue89.com/2008/11/09/education-220-000-euros-par-an-pour-surv…) nous pouvons nous féliciter d'avoir mis en place un état en passe de devenir une dictature (molle puis dure ? ) et pour combien de temps ? Le contre pouvoir « officiel » étant lui aussi bien loin de tout soupçon…
Liberté ? Egalité ? reste la fraternité : tous ensemble changeons les choses !
De agnès93
citoyenne | 15H14 | 24/11/2008 |
L'article est intéressant, en effet la France n'a pas le privilège d'être une Championne de la liberté d'Expression, il me semble que la Constitution Française ne le garantit pas (sauf erreur de lecture) !
Seul l » Article XI de la DÉCLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN DE 1789 précise :
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement,
sauf à répondre de l'abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi ».
voila une réforme que le Peuple de France devrait réclamer en prenant comme exemple le pays que vénère Sarko : les USA dont le 1er Amendement est :
« Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l'établissement ou interdise le libre exercice d'une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu'a le peuple de s'assembler paisiblement et d'adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre. »
De PauLo anarcho-patriote
15H52 | 24/11/2008 |
.
.
TOUTES & TOUS… PAUVRES…
c'est le programme commun et… complice… de la diarchie régnante… du socialogaullisme… Ps & Ump…
… et sa devise c'est… MENSONGE & VANTARDISE…
Mais ça vient… ça vient… la bancarotta de ce régime…
LA DELIVRANCE est pour bientôt…
Même des leurs… et non des moindres (leur 1er ministre)… disent que leur Etat est… en faillite…
La DELIVRANCE pour la jeunesse… de la dette « accumoncelée » depuis 50 ans par le socialogaullisme…
De pedro_1
Anticapitaliste par principe | 16H02 | 24/11/2008 |
BIENVENUE EN SARKOZIE ! !
Sarkozy et son gouvernement musellent la presse bien plus qu'auparavant ! ! Cela démontre bien la dérive totalitaire de cet homme et de son gouvernement ; il n'y a qu'a voir ce qui est arrivé au journaliste d'investigation Mr. Dasquié récemment ! ! !
Et après, ils disent qu'ils sont pour la liberté de la presse et ils demandent qu'on fasse des propositions pour conforter la loi sur la protection des sources… MAIS DE QUI SE MOQUE-T-ON ? ? ? Si la loi actuelle n'est pas respectée, qui nous garantit qu'une autre loi sur la protection des sources le sera ? ! ?
à pedro_1
De puma curieux
journaliste à Paris | 17H04 | 24/11/2008 |
Le parti socialiste aussi doit réfléchir à la façont dont il appréhende les médias. On a vu un certain Cambadélis avoir un comportement digne d'Arnaud Lagardère.
De TARPON
16H18 | 24/11/2008 |
Qu'un journaliste soit convoqué par la justice est normal,pourquoi un journaliste serait il exempt.Qu'un journaliste ,comme celui d'Auto plus achete des documents confidentiels et les publie est une affaire de droit commun,vol de propriete industrielle etc…Qu'un juge fasse son boulot a la demande d'un tiers est normal,où irions nous dans le cas contraire.
De quoi se plaignent les journalistes ? de n'avoir pas été sanctionnés,mis en examen ,condamnés comme la journaliste presentatrice de FR3 qui avait commenté au journal des documents faux concernant le bagagiste de roissy ? Et qui ne s'en est jamais excusée malgré tout le mal causé ? Qui a condamné PPDA pour avoir bidonné un faux interview de Fidel Castro ? La liberté de la presse a bon dos quand les journalistes violent la notre chaque jour .Souhaitons que la justice passe et repasse et que les journalistes soient plus rigoureux voire honnetes dans le cas de ppDA qui a ce jour là jeté un discredit sur toute cette profession et tout se passera bien,chacun son boulot.Ou alors passez le concours des Postes pendant qu'il en est encore temps.
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 16H19 | 24/11/2008 |
Le lien « sous pression de l'Elysée » dans l'encarté ne marche pas.
à Servais-Jean
De Augustin Scalbert
(auteur)
Rue89 | 19H45 | 24/11/2008 |
Merci, c'est corrigé.
De fatalyst
16H22 | 24/11/2008 |
AH ! ! ! C'est pour ça que la presse en général deviens brouillon et à la solde des politiques ! ! ! …
Ok ! ! ! J'ai compris, la presse est mauvaise parce qu'elle est continuellement attaqué par le pouvoir, j'ai bon ? ? ?
Pauvre, PAUVRE journalistes ! ! ! , ils veulent faire leur travail CONSCIENCIEUSEMENT et VLAN ! ! ! une mise en examen… Je suis cynique mais certain journalistes me font penser à la Pravda…
Et que penser des journalistes « d'investigation » insidieuses des rédactions comme celle de Closer etc… Ces infiltrations dans la vie professionnelle des gens au nom du droit à l'image me révulse.
Ceux (et celles) qui, pour un scoop, annonce des morts ; vivants (suivez mon regard… Florence Schaal) Et que dire de « l'yper-médiatisation » de Bétancourt qui aujourd'hui ne veut plus que les comités de soutient utilisent son nom. Le scoop toujours est pour moi comme cracher en l'air, à un moment donné sa retombe sur la figure.
Beaucoup de journalistes se cachent derrière leur carte de presse (souvenez-vous des auditions des journalistes dans l'affaire Dutrou)… Du moment que ça rapporte…HEIN ! ! !
Pas étonnant que la presse écrite et audio visuelle perdent des lecteurs/auditeurs. Tant mieux pour Rue89 et les autres. Mais ils ne faut pas trop se réjouir et rester lucide, le Rue89 d'hier et d'aujourd'hui ne sera certainement pas celui là dans cinq ans, la gangrène se propagera aussi sur le net et il faudra trouver de nouveaux supports… @+ tout le monde, je vais couper du bois sous la flotte ça va me refroidir les idées, nom de Zeus ! ! ! .
à fatalyst
De Pictulo
16H30 | 24/11/2008 |
Bon courage et fais gaffe, le bois humide, ça fume !
à Pictulo
De fatalyst
16H34 | 24/11/2008 |
Merki ; -) mais je le met à l'abri après… pour qu'il sèche.
De numero81
scientific | 16H31 | 24/11/2008 |
ok, relativisons, nous sommes en France, y'a pire ailleurs ! mais c'est dingue cette mentalité de voir tout noir ou tout blanc, je comprends maintenant comment certains pays en arrivent à écrire les pages les plus sombres de l'histoire. Tant que l'on ne met pas de pancarte avec spots stromboscopiques et fusées d'alerte, petit homo sapiens sapiens ne capte rien (bruit de veaux poussif). C'est justement parce qu'on est en France, que la seule chose dont nous pouvons encore être fier et la brandir à la face des superpuissances, c'est cette liberté de presse ou ce droit de parole.
La on vous explique que depuis la prise de pouvoir du court-sur-patte, on a de moins en moins le droit de l'ouvrir et dénoncer ce qui est dérangeant, que si on est pas tout sourire et à faire des courbettes, on se retrouve avec des singes en uniformes chez soit.
Alors, oui, le terme « risque » est à relativiser avec le vrai risque dans d'autres pays où il est question de vie ou de mort, mais c'est justement POUR NE
PAS EN ARRIVER LA, que certains se décarcassent pour vous prévenir ! ! ! merci
au fait, j'ai lu plus haut une remarque sur le secret industriel. Ca, c'est du foutage de gueule. Je travaille avec certaines industries depuis pas mal d'années. Quand on sait ce qu'ils sont prêts à faire ou à laisser passer pour s'enrichir, quitte à faire payer très cher l'humanité entière (tout secteur confondu) ca fait très peur, et oui les journalistes se doivent de fouiller chez eux ! ! (c'est pas quand vos mouflets auront 3 bras qui faudra venir se plaindre). De plus, ce secret industriel n'est utilisé que lorsque ca les arrange. Quand tout va bien, bizarrement, il n'existe plus….
De tropi
calisé | 16H31 | 24/11/2008 |
« LA LIBERTÉ DE LA PRESSE » !
ça laisse rêveur ! même si les politiques (tous)accordaient un peu de liberté à celle-ci, les financiers la reprendraient aussitôt ! comment un média (quel qu'il soit) peut il se prétendre libre d'influences alors qu'il est financé par des groupes industriels ?
les seuls médias libres sont ceux qui sont financés UNIQUEMENT par leurs lecteurs !
imaginez-vous un média dire du mal de celui qui donne à manger à ses journalistes ?
De Pictulo
16H50 | 24/11/2008 |
Comme pas mal de posts précédents, j'aurais tendance à différencier les choses :
D'abord, il est toujours navrant de voir un journaliste inquiété par la justice alors « qu'il a fait son boulot », comme le dit Joseph Tual. Plus que navrant même, le cas de Denis Robert me semble révoltant (plusieurs dizaines d'actions en justice qui l'obligent à se défendre, et qui le ruinent littéralement). Ici, la justice est le bras armé du pouvoir (quelle que soit sa couleur politique, du reste), elle harcèle car on lui ordonne de harceler.
Les perquisitions dans les rédacs, les intimidations pour connaître les sources, le flicage sont des méthodes insupportables.
Ensuite, certains cas semblent mériter une réflexion plus complète : c'est par exemple Renault voyant à la une d'un magazine les photos de son prochain modèle. On ne peut pas nier le préjudice subi par la marque. Idem pour les paparazzis et les atteintes à la vie privée. Là, la formation des journalistes doit faire son boulot (mais Fabien de Ménimontant indique plus haut que c'est le cas, que des heures sont bien dévolues aux problèmes du droit, de l'éthique).
Pour finir, j'ai l'impression que ce problème de l'incursion du judiciaire dans la sphère journalistique va entraîner un autre phénomène, dont la France n'a vraiment pas besoin : celui de l'auto-censure du journaliste, du refus de prendre des risques et de se contenter du ronronnement habituel et de la soupe tiédasse que nous servent, depuis des années, les médias audiovisuels.