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Journaliste en France, un métier de plus en plus risqué

En une semaine, quatre convocations et une mise en examen dans trois médias. La liberté de la presse régresse dans l'Hexagone.

Action de Reporters sans Frontières devant les locaux de la Commission européenne à Bruxelles en mars 2005 (Denis Balibouse/Reuters).

Jeudi, Joseph Tual, journaliste à la rédaction nationale de France 3, a été entendu par un juge d'instruction lillois à la suite d'une convocation pour « recel de violation du secret professionnel ». Le juge agissait à la suite d'une plainte déposée par un policier marocain à la retraite visé par un mandat d'arrêt international dans le cadre de l'affaire Ben Barka.

Convoqué pour avoir fait son travail

Le juge parisien qui instruit cette affaire, Patrick Ramaël, avait délivré cinq mandats d'arrêt en octobre 2007. Joseph Tual l'avait révélé sur France 3 au moment où Nicolas Sarkozy posait le pied sur le sol marocain pour une visite officielle. Pour le journaliste, qui suit de longue date ce dossier -parmi d'autres affaires sensibles-, c'est une première :

« C'est la première fois que je suis convoqué pour avoir fait mon travail. Le juge m'a demandé qui avait décidé de diffuser ce reportage et m'a interrogé sur mes sources. Tout cela montre que cette vieille histoire est bien une affaire d'Etat. Je m'interroge aussi sur l'ancien policier marocain, parce qu'il ne donne aucun signe de vie. Il s'est pas rendu à sa convocation et rien n'indique qu'il soit vraiment à l'origine de la plainte. »

Lundi dernier, trois journalistes poitevins étaient convoqués au palais de justice de Poitiers (Vienne). Emmanuel Touron et Denys Frétier, journalistes à Centre Presse, en sont ressortis avec le statut de témoin assisté. Leur confrère de La Nouvelle République du Centre-Ouest, Jean-Michel Gouin, a été mis en examen pour « recel de violation du secret de l'instruction ».

En 2007, Jean-Michel Gouin avait cité dans un article des extraits d'une expertise psychiatrique concluant à l'irresponsabilité pénale d'un homme accusé d'avoir sauvagement tué une jeune femme un an plus tôt. Les deux autres journalistes avaient évoqué l'expertise, mais sans en publier d'extraits. En septembre, les deux quotidiens avaient été perquisitionnés et des disques durs d'ordinateurs avaient été saisis.

Et Rue89 ?


Le 9 septembre, Rue89 a reçu une réquisition judiciaire à la suite de la plainte contre X déposée par France 3 pour « vol, recel et contrefaçon ». Sous pression de l'Elysée, la chaîne cherche à savoir comment nous nous sommes procuré la vidéo « off » de Nicolas Sarkozy avant le 19/20 du 30 juin.
Depuis que nous avons répondu à la réquisition judiciaire, mi-septembre, nous n'avons plus de nouvelle de la procédure.

Faire tarir les sources

Là aussi, le juge a essayé de connaître les sources des journalistes. Pour Jean-Michel Gouin, c'est « une manière d'installer une certaine pression sur le journaliste, et bien entendu sur ses sources » :

« Là, il s'agit d'un dossier de droit commun. Mais je pense que sur un dossier politique, étant donné le climat actuel, les sources deviendraient beaucoup moins bavardes si ce genre de mises en examen ou de convocations se multipliait. »

Début octobre, le site Mediapart a écopé de pas moins de neuf mises en examen à la demande de dirigeants de la Caisse nationale des Caisses d'Epargne, pour avoir, comme l'écrit Edwy Plenel sur le site, démontré « avec clarté ce qui semble aujourd'hui une évidence : la financiarisation sans retenue du capitalisme devenue une bombe à retardement pour l'économie réelle ; la fuite en avant de dirigeants ayant pris des risques inconsidérés à l'abri d'une opacité organisée ; le coût final pour les salariés concernés et pour la richesse publique. »

Mediapart visé par une procédure « inhabituelle » en matière de presse

Le directeur de Mediapart relève dans le même article (accessible sur abonnement) le côté « inhabituel » de la procédure choisie par les plaignants :

« Plutôt que la citation directe, ordinaire dans les affaires de presse, ils ont préféré une procédure plus inhabituelle en matière de délit de presse, à la fois lourde, lente et coûteuse. Très peu économe des moyens de la police et de la justice, elle a déjà mobilisé durant l'été un lieutenant de police, chargé d'exécuter diverses commissions rogatoires, et entraîné la désignation de quatre juges d'instruction différents. »

Au mois de juillet, les locaux d'Auto Plus ont été perquisitionnés et le journaliste Bruno Thomas a été mis en examen au bout de 48 heures de garde à vue, notamment pour « recel d'abus de confiance », à la suite d'une plainte de Renault contre l'hebdomadaire qui avait révélé des images de la nouvelle Mégane.

En décembre 2007, Guillaume Dasquié était interpellé chez lui, emmené à la DST puis menacé d'un chantage type « tes sources ou la taule ». Il est ressorti des locaux du contre-espionnage nanti d'une mise en examen pour « compromission du secret de la défense », parce qu'il avait évoqué des documents de la DGSE dans un article sur le 11-Septembre publié dans Le Monde en avril 2007.

La France, championne européenne des actions judiciaires contre la presse

Selon Reporters sans Frontières, qui publie chaque année un rapport sur la liberté de la presse dans le monde, « depuis deux ans, la France détient le record européen en nombre d'interventions policières ou judiciaires liées au secret des sources, avec cinq perquisitions, deux mises en examen et quatre convocations de journalistes ». Liste à jour au 13 octobre, et qui compte désormais trois mises en examen et sept convocations.

La France est classée 35e dans le rapport 2008 de RSF, en recul de quatre places. Les vingt premières du classement sont occupées par des pays européens, le Canada et la Nouvelle-Zélande. La presse est plus libre en Namibie, à Chypre ou au Ghana qu'en France.

Jean-François Julliard, nouveau secrétaire général de l'association, a constaté une aggravation de la situation française autour de 2005, au moment des arrachages d'OGM. Aujourd'hui, selon lui, cette situation n'est « pas digne d'un Etat démocratique comme la France ».

La tendance récente, c'est le recours de plus en plus fréquent à l'accusation de « recel de secret » (de l'instruction ou professionnel), ce que le militant qualifie de « construction juridique complètement artificielle » : (Voir la vidéo)


► Mis à jour le 26/11 à 14h51 : paragraphe sur Mediapart.

Photo : Action de Reporters sans Frontières devant les locaux de la Commission européenne à Bruxelles en mars 2005 : 70 journalistes et 62 cyberdissidents étaient emprisonnés à l'époque dans les pays membres de l'Union (Denis Balibouse/Reuters).

154 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Léon1

à lesako Portrait de lesako De Léon1

11H36 | 28/11/2008 | Permalien

Bonjour Iesakon,ne vous inquietez -pas,le » canard » en a vu d'autres et s'est expliqué longuement : les auteurs du livre se « vengeraient » de n'avoir pas été embauchés au canard.

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 12H19 | 24/11/2008 | Permalien

Tiens , RSF se remet a faire son boulot sur la France , depuis que Ménard est parti ?

Et votre super vol terrible d » images de Sarko sur FR3 , vous en etes ou ,judiciairement parlant , à Rue89 , au fait ?

Portrait de Augustin Scalbert

à Numerosix Portrait de Numerosix De Augustin Scalbert (auteur)

Rue89 | 12H31 | 24/11/2008 | Permalien

Lire l'encadré.

Portrait de Numerosix

à Augustin Scalbert Portrait de Augustin Scalbert De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 13H53 | 24/11/2008 | Permalien

Oups !

Pardon .

Portrait de Ech-picard

à Augustin Scalbert Portrait de Augustin Scalbert De Ech-picard

14H32 | 24/11/2008 | Permalien

A ce propos l'on parle beaucoup de la disparition du service d'information national de France 3.
L'esprit revanchard de Sarkosy n'est pas à négliger.
Il a bien dit dans la vidéo « que tout cela allait changer ».
Une manière comme une autre de virer le maquilleur qui refusait de saluer ce pauvre C..
Je ne suis pas un téléspectateur assidu mais

SARKO TOUCHES PAS A MA TV !

attention à l'étroite frontière entre un journaliste qui fait son travail de .. journaliste et un journaliste qui se croit, de ce fait, tout permis.

j'ai l'impression (je dis bien l'impression) que de plus en plus de journalistes revendiquent la liberté de la presse pour justifier tout et n'importe quoi.

Portrait de Augustin Scalbert

à Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009 Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009 De Augustin Scalbert (auteur)

Rue89 | 12H34 | 24/11/2008 | Permalien

Votre remarque est intéressante. Avez-vous des exemples qui viennent nourrir votre impression ?

Portrait de Coldo

à Augustin Scalbert Portrait de Augustin Scalbert De Coldo

pas là | 12H43 | 24/11/2008 | Permalien

Eh bien le cas de Renault est valide, il me semble… Journaliste ou pas, l'espionnage industriel est interdit.

Et d'ailleurs ça me pose une question… Y a-t-il des cours de droit dans la formation des journalistes ? … Leur dit-on ce qu'ils ont le droit de faire ou pas ? … A lire certains journaux, j'ai parfois des doutes.

Portrait de FabiendeMénilmontant

à Coldo Portrait de Coldo De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 13H11 | 24/11/2008 | Permalien

Tu as parfois raison d'avoir des doutes.

Pour ma part (études en 1982/1984 comme indiqué ici http://213.41.125.227/ ), j'avais la première année deux heures de droit GENERAL (essentiellement pénal, un peu civil) par semaine, et les deux années une heure par semaine de droit de la presse et de déontologie.

sincèrement, là maintenant, non, mais je me suis fait plusieurs fois la remarque, ou même lors de conversations, sur le réel « travail » de journaliste lors de la parution « d'informations ».

ce qui se développe de plus en plus dans le journalisme également c'est la parution d'infos dont on s'en contrefiche. ça devient hallucinant. certes, dans un journal ou sur le net, on a le choix de lire/pas lire (choix qui devient limité parfois vu la quantité d'infos de ce type, même parmi les acteurs des médias les plus réputés), mais que d'une radio à l'autre, aux heures de pointe, on nous parle de la couleur du slip de Bayrou ou du nom du chien des filles d'Obama, c'est lassant. enfin c'est un autre sujet !

Ça s'appelle occuper le terrain.

Jojo1er, …

je sais pas si du meublage avec du vide et de l'inutile on peut encore appeller ça « occuper le terrain »

pendant la rédaction de ma réponse, Coldo a posté un exemple récent parfait (qui d'ailleurs est dans l'article).
de quel droit un journaliste qui « fait son travail » peut révéler le secret industriel d'une entreprise issu du travail d'autrui, même si une fuite interne peut y être liée.
j'arrive même pas à concevoir cette prise de liberté, ni même comment des gens peuvent s'offusquer face à l'intervention judiciaire/policière.

Dans le cas de Renault tu as sans doute raison mais dans un contexte plus général le secret industriel doit avoir aussi ses limites. Le problème c'est que ces limites ne sont pas fixées démocratiquement mais buen par ceux qui y ont intérêt.

Portrait de puma curieux

à Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009 Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009 De puma curieux

journaliste à Paris | 17H14 | 24/11/2008 | Permalien

N'oublie pas qu'1 journaliste est toujours relu par un autre, un chef, même en télé. Ce chef est nommé par l'actionnaire qui, en France, n'est presque jamais journaliste.

Portrait de Courageux anonyme

De stangrof

12H23 | 24/11/2008 | Permalien

Bonjour, l'article suivant explique aussi ,mais pas complètement bien sur, pourquoi il n'y a pas de liberté de la presse. Si on lâche la bride d'un coté, on doit la retenir de l'autre.
http://lajustice.blogs.liberation.fr/barella/2008/10/de-moins-en-moi.htm…

A plus

Portrait de funkystefffff

De funkystefffff

Citoyen Grolandais du côté de ma mè... | 12H31 | 24/11/2008 | Permalien

Un des problèmes de la presse en France, et je comprends les pouvoirs en place qui envoient des policiers chez les journalistes, c'est que les journalistes français n'ont pas vocation à être des « chiens de garde ». Les journaux télévisés, la presse écrite (à grand tirage et régionale), la radio, se contente souvent de relayer la parole du pouvoir en place.
Si on revoit les commentaires des journalistes depuis le début de la crise financière, on pourrait en rire si on ne vit pas sous le seuil de pauvreté : sous prétexte du sacro-saint devoir de « neutralité » des journaliste (une énorme bidonade), les mêmes qui nous expliquent qu'il est important de prêter 1000 milliards de dollars en septembre -c'est magique tout va aller mieux-, nous prouve par A+B deux mois après que c'est pas si simple, merci d'avoir contribué généreusement à la juste cause, mais en plus de payer, il faudrait en plus que vous acceptiez d'être licencié de votre entreprise…
Le journalisme « neutre » de JP Pernaud ? Du Figaro ? De Rothschild ? Christine ockrent ? Béatrice schoenberg ? non, non et encore non !
Je préférerais et de loin un journaliste américain de la Fox, avec toute sa mauvaise foi mais qui ne cache pas ses opinions, que nos pseudo enquêteurs qui nous jurent, la main sur le cœur que leur neutralité est à toute épreuve. Journaliste en France : une mission divine ?

Allez, c'est pas grave : les flics descendent chez les journalistes, les journalistes accompagnent les flics quand ils organisent des « descentes » chez les citoyens… Ça n'a choqué personne dans la profession, non ?

Dans un pays classé 40ème par RSF, à côté du Ghana, je ne vois pas de quoi verser une petite larme pour nos « caniches de garde »…

Portrait de Mon-Al

De Mon-Al

roturière :-) | 12H47 | 24/11/2008 | Permalien

Avant de hurler au danger du métier de journaliste en France, il serait un peu convenable d'aller voir ce qui se passe ailleurs, où c'est vraiment dangereux :

http://www.rsf.org/rubrique.php3 ? id_rubrique=76

Portrait de felixrobin

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De felixrobin

13H08 | 24/11/2008 | Permalien

La plus grande misère des autres n'est jamais une excuse pour ne pas lutter contre la sienne.

Portrait de tite_curieuse

De tite_curieuse

étudiante | 13H00 | 24/11/2008 | Permalien

Certes le journalisme connait aujourd'hui une crise durable et profonde. Certes les grands médias ont un peu trop tendance à « seulement relayer la parole publique ». Mais le journalisme a une vocation, n'en déplaise à certain, celle d'informer. Encore plus quand les dossiers veulent être cachés. Oui, quand le journaliste ne le fait pas dans les règles, il faut qu'il puisse y avoir des sanctions, des recours.

Mais souvent, on fustige les journalistes qui font le mieux leur travail. Là est le problème. Parce qu'un reportage sur comment cultiver des radis, un 13h, ça ne dérange personne. Alors si pour ne pas déranger, on doit s'arrêter à ce genre de journalisme du dimanche, non merci.

Et pour ceux qui en douteraient, chaque « apprenti journaliste » est formé au droit. Mais la majorité des journalistes actuels a été formée « sur le tas ». Cela n'enlève rien de leur talent. Au moins, ils ne sont pas formatés.

je suis désolé, la culture des radis est importante à transmettre. les courgettes, ça reste discutable, mais les radis, on devrait en avoir 5 minutes / semaine à 13H. ah, c'est déjà le cas. pardon.

Portrait de puma curieux

à tite_curieuse Portrait de tite_curieuse De puma curieux

journaliste à Paris | 17H17 | 24/11/2008 | Permalien

Où sont passés les journalistes d'investigation ?
Ils ont tous disparu.

Portrait de felixrobin

De felixrobin

13H06 | 24/11/2008 | Permalien

Et quand à ceci s'ajoute la grande concentration de la presse dans les main de quelques financiers/industriels,
et sachant que la liberté de la presse est la condition sine qua non d'une démocratie,
on se dit qu'il va falloir hurler très fort pour se faire entendre…

Portrait de mickafrench

De mickafrench

Ecossaise, un physique de rêve avec... | 13H08 | 24/11/2008 | Permalien

Et si les autorités créaient un organisme UNIQUE DE PRESSE.

Je propose un titre sympa : « La Vérité ». Ca fait un peu « Pravda », certes, mais au moins, ce serait fun.

Il deviendrait le seul organisme officiel de presse, les autres journalistes étant alors relégués au rang de « dangereux terroristes ».

Mais je rigole hein ! Cela est IMPOSSIBLE dans une démocratie telle que la France…

Avec les compliments de Micka FRENCH…

Micka FRENCH sévit sur http://mickafrench.unblog.fr dans « LES PLUS GROSSES QUEUES NE FONT PAS LES MEILLEURS FRUITS ». Juste pour rire… ou pour ne pas pleurer…

Portrait de talco

De talco

étudiant | 13H17 | 24/11/2008 | Permalien

cet article est un clin d'oeil malicieux à tous ceux qui défendent chèrement notre beau modèle démocratique. après les emissions de tv censurées, après les emissions supprimées (arret sur image), les pressions de l'elysée, l'affaire denis robert, les journalistes sont contestés dans leur métier meme ! les « petits soldats du journalisme » ont du soucis à ce faire…
liberté de circulation, liberté de manifester, liberté de pensée… i have a dream ? ?
si ça continue, je vous me barrer à la campagne dans une ferme et ouvrir une épicerie… mdr !

Portrait de pomme

De pomme

13H18 | 24/11/2008 | Permalien

on a tous l'air étonné ! Sarkozy est un grand manipulateur : pendant les présidentielles les journalistes sont tombés dans son piège ! ce n'est pas un grand humaniste , on l'aurait su avant ,sachant que cet homme est ds la politique depuis + de 30 ans !

Portrait de yan

De yan

loin | 13H29 | 24/11/2008 | Permalien

Et le projet de loi de Dati sur la protection des sources alors ? ? ?
on nous aurait menti ? ? Mais il y a un pb, c'est que ce mensonge a été relayé par la presse

Portrait de citrouille

à yan Portrait de yan De citrouille 33365

gerboulade permanente | 16H05 | 24/11/2008 | Permalien

Portrait de sup. à la demande du riverain 29 juin

De sup. à la demande du riverain 29 juin

bye bye ... | 13H37 | 24/11/2008 | Permalien

l'un des gros problèmes des journalistes français est le vocabulaire, un autre est de savoir garder une mesure dans l'utilisation des mots.

qu'est-ce que le « risque » pour un journaliste en France ?

se prendre des pavés sur la tête quand on couvre une manif ? se faire tabasser par une bande d'éxcités ?
être écouté, suivi, intimidé, mis en examen, incarcéré,
torturé, éxécuté au petit matin d'une balle dans la nuque ?

il devient même « risqué » de compter les voix d'un vote dans un parti politiqe : on y risque un procès.

Portrait de Etoile polaire

De Etoile polaire

Bipolaire | 13H52 | 24/11/2008 | Permalien

Un journaliste en France ne risque pas grand chose. Peut-être. Par contre le « Journalisme » oui.
Dans certains pays, des journalistes risquent leur vie et il n'y a que ça qui les fasse taire et encore, pas toujours. Non, ici, perdre son travail, sa notoriété, suffit.
Le risque total dans nos sociétés encore démocratiques, c'est l'autocensure pour de toutes petites raisons.

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