Des ruptures de stock d'antirétroviraux ont été constatées en régions. Grossistes et laboratoires se renvoient la balle.
Des séropositifs privés de médicaments, un laboratoire pharmaceutique qui nie les ruptures de stock et des grossistes répartiteurs français préférant parfois vendre au meilleur prix en Europe… L'histoire s'est déroulée le mois dernier, dans les Pyrénées-Orientales, autour du Truvada, un antirétroviral utilisé pour les trithérapies. Enquête.
Au début, personne ne s'est inquiété. A partir de la mi-octobre, plusieurs pharmacies de Perpignan se rendent compte qu'elles manquent de Truvada. Ce médicament, autorisé en Europe en février 2005, est l'un des derniers antirétroviraux mis au point par le laboratoire Gilead Sciences. Un blockbuster, comme disent les pharmaciens, dont les ventes dépassent le milliard de dollars par an. Particulièrement efficace, cette combinaison de deux antirétroviraux (le Viread et l'Emtriva) est prescrite dans les trithérapies des porteurs du virus du sida.
Rupture de stock dans plusieurs régions au mois d'octobre
En officine, le Truvada est vendu par lot de trente comprimés, ce qui équivaut à un mois de traitement. Coût : 538,84 euros, remboursés à 100% par la Sécurité sociale. Environ la moitié des mille séropositifs recensés dans le département des Pyrénées-Orientales en bénéficient. La plupart vont chez leur pharmacien habituel pour obtenir la prescription. Mi-octobre, donc, Daniel Daniel, pharmacien à Perpignan constate une rupture de stock :
« Cela a duré quinze jours. Aucun des grossistes ne pouvait répondre à la demande sur ce produit. Nous leur avons posé la question, ils ont répondu “manque de quota”. Nous avons envoyé les patients à la pharmacie de l'hôpital. Aucun patient n'en a souffert chez moi. »
D'après plusieurs témoignages, la rupture de stock a duré au moins dix jours, fin octobre, dans plusieurs officines de ville. Au même moment, le grossiste répartiteur Alliance Santé reconnaît des « micro-ruptures d'approvisionnement » à Perpignan, mais aussi à Bordeaux et à Blois (trois établissements sur les 56 de son réseau national). Une « micro-rupture » d'au moins une semaine, qui succède à d'autres ruptures, dès le mois de mai dernier. En guise d'explication, Alliance Santé avance la responsabilité du laboratoire.
« Manque de quota », l'explication floue ne satisfait pas vraiment le président du syndicat des pharmaciens des Pyrénées-Orientales qu'est aussi M. Daniel.
Pour la même boite de médicament, jusqu'à 150 euros de différence de prix
Sous le terme de « quota », les grossistes désignent une disposition légale qui oblige les laboratoires pharmaceutiques, sur ce type de médicaments, à assurer un contingentement mensuel pour les pathologies les plus graves. En clair, chaque grossiste a droit à une quantité définie de boîtes. S'il en veut plus, il doit en faire la demande, justifiée, auprès de Gilead. En contrepartie, le fabricant s'engage à fournir le quota fixé par avance. Sachant que la progression du nombre de séropositifs est régulière en France depuis plusieurs années (6000 à 7000 porteurs du VIH de plus par an), il n'y a pas vraiment de surprise possible. Invoquer l'épuisement du « quota » est donc pour le moins étrange.
Pourquoi une soudaine rupture de stock ? Un grossiste répartiteur livre, sous condition d'anonymat, une première explication : les labos profiteraient des différences de prix dans l'Union européenne pour écouler leurs produits là où c'est le plus rentable.
« C'est une hypocrisie manifeste entretenue par le laboratoire. La vraie question est : qu'est-ce qui prime ? L'intérêt financier ou la santé des patients ? Quand nous appelons les services clients des labos, nous n'avons pas des réponses très pharmaceutiques… »
Sous réserve de bénéficier de l'agrément de l'Agence européenne du médicament, le commerce de médicaments est autorisé dans toute l'Union européenne. Mais le même produit coûte moins cher dans les pays du sud que ceux du nord. D'où le développement d'un commerce parallèle.
Ainsi, le Truvada n'a pas la même valeur selon qu'un patient l'achète :
- en France, à 538,84 euros la boite de 30 comprimés ;
- au Royaume-Uni, où son prix de lancement a été fixé à 418,5 livres (611 euros).
Au Royaume-Uni, les importations représentent jusqu'à 17% des ventes totales. D'où viennent ces médicaments étrangers ? Des pays les moins chers : la Grèce, par exemple, en commande trois à quatre fois plus qu'elle n'en consomme.
Les grossistes répartiteurs démentent les ventes à l'étranger
Les trois principaux grossistes répartiteurs français (Office commercial pharmaceutique, Alliance Santé et CERP) ont des filiales pour exportation ou des partenaires leur permettant de vendre au-delà des frontières françaises. L'OCP et Alliance Santé étant intégrée aux deux plus grands groupes européens du secteur, Celesio et Alliance Boots.
Or, depuis un arrêté du 3 mars 2008, la marge des distributeurs est règlementairement plafonnée pour les médicaments les plus chers, comme le précise le Leem, lobby français des labos pharmaceutiques.
Ainsi, pour tout médicament vendu plus de 400 euros, la marge maximale est de 14,91 euros. Dans ces conditions, les grossistes français peuvent être tentés de vendre à l'étranger, en multipliant leur marge par cinq ou six.
« L'OCP ne fait pas ça », s'énerve Martine Portnoé, sa chargée de com. Nous insistons : « J'ai du mal à imaginer que le groupe accepterait ce genre de choses », explique-t-elle, sans vouloir livrer les chiffres du contingentement de Truvada accordé par Gilead. Alliance Santé est plus transparent, d'après sa communicante Marie-Hélène Duroux :
« La politique de la maison, à partir du moment où les produits sont sous quotas, c'est de ne pas remettre en question notre approvisionnement domestique, au profit de ventes à l'étranger. Depuis le début de l'année, notre filiale Serex a vendu une centaine de boîte à l'étranger. »
Une centaine, sur un total d'au moins 40 000 boites. Enfin, Astera (ex-Cerp Rouen), pourtant dirigé par le président de la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique Yves Kerouedan, n'a pas répondu à notre demande de précisions.
Gilead sciences nie toute rupture de stock… mais les avoue quand même
Revenons aux ruptures de stock. Officiellement, Gilead Sciences nie toute rupture de stock (« shortage ») intervenue en France. Extrait d'un mail que James Read, directeur des affaires publiques à Londres, m'a envoyé :
« Aucune rupture d'approvisionnement n'a été rapportée en France, mais nous serons attentifs à tout cas qui nous serait signalé. La fabrication du Truvada et son acheminement vers les détaillants en France sont attentivement tracés, pour être sûr qu'une quantité suffisante de Truvada soit livrée aux patients français porteurs du HIV. »
Pourtant, le 7 novembre dernier, un mail interne à l'hôpital de Perpignan fait état d'une conversation téléphonique avec le labo de Gilead France. Le message adressé au service des maladies infectieuses est sans équivoque :
« En fait, il s'agit d'une rupture d'approvisionnement temporaire chez les grossistes répartiteurs qui ne peuvent donc plus approvisionner les officines en fin de mois. Les ordonnances présentées en fin de mois ne sont donc pas honorées. Il existe donc un réel problème de risque de rupture de traitement.
Cela provient d'un “quota” de commande convenu entre le grossiste et laboratoire Gilead. Ce quota étant révisable, si le problème est récurrent, la solution existe pour régulariser la situation… Le laboratoire Gilead a entendu notre remarque sur les conséquences de cette situation. »
La réponse de Gilead France est plus diplomatique, mais elle reconnaît clairement l'existence d'une « difficulté d'approvisionnement » :
« Informés de la difficulté d'approvisionnement des pharmaciens de ville, nous avons pris contact avec nos partenaires afin qu'ils prennent toute mesure pour satisfaire les demandes (gestion des stocks - demande révision de l'allocation).
J'ai fait part de votre message à l'ensemble de notre équipe de direction afin qu'il soit relayé. »
Gilead France a-t-il voulu cacher la réalité au groupe européen ? Gilead Europe a-t-il privilégié les marchés solvables en Angleterre ou en Allemagne, au détriment des patients français, comme l'affirment certaines de nos sources ? Sur les 22 700 pharmacies françaises, combien ont subies ces ruptures de stock ?
Malgré nos relances et les contradictions soulevées par ces messages, le laboratoire américain n'a pas souhaité répondre à ces questions là. Jusqu'à refuser de nous indiquer les prix du Truvada en Europe. Les patients français apprécieront.
Photo : Comprimé de Truvada (Kimberly White/Reuters).


























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De Agniola
Conseil en Stratégie Saint Nazaire | 01H21 | 25/11/2008 |
Je suis pharmacienne en ville. Et aussi en hôpital. Excellent article, parfaitement détaillé. Et qui comporte des vérités souvent cachées :
- en matière de médicaments, les laboratoires fabricants sont les seuls à faire la loi à tous les niveaux : international, national, régional et bien sûr jusqu'à la simple officine de ville.
- les hôpitaux ne sont pas soumis au système des quotas (ils achètent en direct). Ils sont donc approvisionnés en continu, même si une part non négligeable des médicaments est détruite (changements répétés de traitement, sortie d'hôpital, décès du patient). Le gâchis était si important que maintenant les hôpitaux s'appliquent à le réduire.
- les officines, en ville, courent toute la journée pour dénicher la boîte qui manque, en demandant au patient de repasser ; Une officine a souvent 2 grossistes, pour se donner une 2ème chance d'attraper la boîte si elle manque chez l'un. Les patients n'ont absolument aucune idée du stress que cela génère dans l'officine : nous savons que leur médicament est très important, nous savons qu'ils vont revenir, et nous savons que nous ne l'aurons pas à l'heure !
- pour info : lorsqu'il y a « rupture pour raison de quota » chez un grossiste, c'est presque toujours national. Lorsqu'il n'y a rupture que dans un dépôt, le grossiste se dépanne dans un autre de ses dépôts et la livraison est juste « différée ».
- enfin (mais ne le dites à personne), des ruptures brutales et longues surviennent parfois quand une armée (d'un pays riche, voire très riche) sollicite un labo pour produire en priorité pour lui de quoi vacciner ou soigner ses soldats. Plus il y a de soldats, plus il y a de ruptures. Et dans ce cas, les autres pays peuvent toujours attendre pour leurs populations…
Santé !
à Agniola
De zénon denon 84
Bonne | 11H52 | 25/11/2008 |
C'est quand même salutaire
que ,Agniola ,vous donniez votre
point de vue ,fort révélateur ;
Que d'illusions tombent ainsi ! ! !
J'aimerais bcp que vous soyez plus
nombreux …à vous exprimer de la sorte .
ça change ,et c'est tellement juste .
Pour autant ,dans ce sujet ,essentiel
primordial qu'est la santé ;
La aussi j'ai comme l'impression
que nous touchons le fond .
Je parle pour le peuple ,dont les plus
faibles ,les démunis,les personnes agée
et j'en oublie sans doute .
Merci de ces informations ,Madame .
à Agniola
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 13H25 | 25/11/2008 |
réponse à la conseillère en stratégie …
Conseillère en stratégie ? ? ? ! ! ! ! !
une heure et demi du matin ? ? ? ! ! ! !
en forme la citoyenne ….
vous allez pouvoir voir le ministre Morin….
bref ;
je croyais qu'il y avait de médicaments génériques pour traiter le sida …
que viennent faire les militaires dans l'affaire ? ? ! !
en tant que conseillère , vous n'avez pas de solution…
bizarre …
vous êtes conseillère pour prendre de la monnaie à la pelle , et surtout quand c'est l'« état qui paye sans réfléchir ….
On n'en sait pas plus à la fin qu'au début …
des solutions pour y remédier ? ? ! ! ! …
rien ..
Vous devriez postuler dans un poste sur de le développement durable comme Jean Marc Jancovici …
les conneries quand elles sont bien dites ou écrites , plaisent tant à tous les indignés ….
sur ce..
mdr.
De I. G.
Y | 01H43 | 25/11/2008 |
J'ai une question qui paraîtra sans doute stupide mais qui me trotte dans la tête : ces médicaments, achetés plus chers par les pays du nord finissent où ? Dans l'organisme de personnes malades, on est bien d'accord ? Ces personnes auraient-elles eu accès à ce médicament s'il n'avait pas été importé ?
En d'autres termes, cette importation est-elle nécessaire, ou superflue ?
Dans le second cas, elle créerait des stocks d'invendus pour le seul profit des labos, et je me joins à l'indignation populaire.
Mais dans le premier, comment blâmer les patients, obligés de payer plus cher encore un produit qui leur permettra de survivre ? Si, et j'insiste sur le fait que je n'avance qu'une hypothèse, si le fait de ne pas soigner un patient français près de chez nous sauve un patient anglais ou norvégien, la situation est-elle si scandaleuse ?
Parce qu'un labo préfère faire des profits en soignant au final le même nombre de patients ?
Parce que charité bien ordonnée commence par soi-même, ou que certaines vies sont plus égales que d'autres ?
Parce qu'un malade près de chez nous est plus choquant qu'un malade étranger et plus riche, ce qui nous permet de nous poser en victimes abusées, ou qu'un malade au Mali, qui de toute façon n'a jamais eu accès à un antirétroviral de sa vie alors tant pis pour lui ?
Si quelqu'un peut répondre avec des données sérieuses à ma question, je l'en remercie par avance.
à I. G.
De -Candide-
Jardinateur | 06H51 | 25/11/2008 |
Bonjour I. G. | Y,
Je m'y suis repris à deux fois pour comprendre le sens de votre question, même si elle n'a rien de stupide.
J'ai ensuite contacté un ami pharmacien (par ailleurs bien concerné car séropositif lui-même) qui travaille dans un grand laboratoire Suisse.
Pour répondre synthétiquement à votre(vos) question(s) :
Une fois un médicament économiquement viable, il n'y a pas pas de problème d'étendre la diffusion de celui-ci aux pays qui ne peuvent se permettre de l'acheter.
Le cout de production de l'unité supplémentaire étant très faible en regard du prix de base.
Il ne faut pas voir les choses comme quoi un patient Norvégien se fait soigner en lieu et place d'un patient Malien qui n'a pas les moyens, mais comme le fait qu'un Norvégien qui a les moyens de se faire soigner permet aussi indirectement à un Malien de se faire soigner à prix minimum.
Le système n'est viable que si on fait la chasse aux intermédiaires véreux qui essayent de profiter de la situation en acquérant des médicaments à prix Malien pour les revendre sur le marché (noir) Norvégien.
Ci-dessous une reconstitution du dialogue avec mon ami pharmacien :
Candide : Pourquoi ton labo (Roche) a t-il annoncé cet été qu'il arrêtait toutes les recherches sur les médicaments anti VIH ?
lui : Contrairement a une idée reçue, les labos ont beaucoup de mal à rentabiliser leurs investissements dans le domaine du VIH.
En dépit du prix unitaire élevé des médicaments, le faible volume de ventes ne compense pas toujours les investissements.
Par ailleurs, l'évolution des médicaments dans ce secteur fait que ces investissements doivent s'amortir sur une période plus courte que la normale (<10 ans) ; car l'arrivée de nouveaux médicaments rend obsolète les précédents.
Concernant notre labo, nous avons jamais gagné d'argent. Si on rajoute les retombées médiatiques souvent négatives, on a tout intérêt à s'abstenir.
Par exemple, une organisation comme Act-up (où j'ai de très bons amis) a parfois été pertinente dans certaines alertes et exigences. A l'occasion, celà nous à même aidé à mieux nous positionner. Mais globalement, si on prend en compte l'ensemble de leur interventions et en particulier celles qui étaient excessives ou sans réel fondement, celà a nuit à notre image. Sachant qu'on ne gagne pas d'argent sur le VIH, le labo n'a pas d'intérêt à continuer sur un produit où il donne en plus le bâton pour se faire frapper.
Candide : Concernant l'article de rue89 sur la rupture du Truvada tu en penses quoi ?
lui : Il faut d'abord comprendre comment ça marche.
Quand un labo soumet un médicament à l'EMEA (agence européenne du médicament), une fois le médicament reconnu efficace, il y a des négociations financières qui s'installent. L'Emea essaye de déterminer le coût objectif du développement du médicament, ainsi que le coût de fabrication. Ce dernier beaucoup plus faible n'en est pas pour autant négligeable.
On s'arrête alors sur un prix moyen, puis l'EMEA préconise une ventilation du prix en fonction du coût supportable par les pays.
ainsi, la pologne et la grèce ne payeront pas le médicament aussi cher que l'angleterre ou la france.
Par ailleurs, des différences apparaissent aussi avec les fluctuations des monnaies pour les pays (comme l'angletterre) qui ne sont pas dans la zone euros.
Chaque pays évalue aussi ses besoins.
- ça permet au labo de tailler sa production
- c'est sensé limiter les magouilles
Candide : oui mais pourquoi les besoins on dépassé les quotas en France ?
lui : ça peut arriver qu'une évaluation soit pessimiste, mais il est toujours possible d'actualiser sa demande avec le labo à condition d'anticiper un minimum.
Candide : tu penses que les grossistes Francais aient pu en garder une partie pour les revendre à l'étranger avec plus de marge ?
lui : non, je ne crois pas une seconde à cette hypothèse. Sur des médicaments à quotas, il peut y avoir des reventes à d'autres pays pour dépanner un voisin mais pas pour faire de la marge.
Candide : penses tu que le labo privilégie les pays à plus forte marge, l'angleterre et la norvège par exemple depuis la baisse de l'euro ?
lui : non, c'est une politique de gagne petit
A long terme, le labo y perdrait beaucoup plus en crédibilité devant l'Emea.
C'est un peu comme si tu voulais te faire un 13e mois en piquant systématiquement les fournitures (crayons, gommes) qui te sont fournis dans ta boite.
Candide : alors pourquoi le labo ne s'exprime pas ? d'ou vient la peinurie ?
lui : les grossistes ont probablement été un peu juste dans leurs estimations
Par ailleurs, je ne sais pas si les chiffres sont exacts, mais l'article dit que les grecs commandent (à prix subventionnés) 3 fois plus que leur besoins réels.
Ces médicaments vont bien quelque part, et de manière évidente vers les pays où c'est plus cher.
Il est difficile de dire si la France en a profité directement. Mais du point de vue du labo, ce trafic leur est évidement préjudiciable.
Avant d'augmenter leur production le labo doit s'assurer que c'est une peinurie réelle et pas artificielle due à des pratiques de certains pays de l'UE et des marchés parallèles.
Candide : mais ne trouves tu pas que les patients sont pris en otage ?
lui : oui et non
le Truvada n'est que l'association de deux médicaments Viread et Emtriva tous deux encore disponibles car ils servent à d'autres pathologies.
Le pharmacien peut tout à fait contacter le médecin traitant pour remplacer temporairement la thérapie.
Il ne faut quand même pas éluder que les vrais responsables sont ceux (notamment les grecs) qui alimentent un marché parallèle sur la base de fausses évaluations de besoin.
Candide : donc en somme le labo Gilea a probablement dit aux Français : « Je ne sais pas si vous vous êtes approvisionnés chez les grecs ce qui a faussé la determination de vos besoins réels, mais aidez nous à faire pression sur eux et ont résoudra rapidement vos problèmes d'approvisionnement »
lui : lol
Les choses ne sont jamais dites de manière aussi directes, mêmes officieusement.
Ce qui compte c'est que les gens comprennent bien les problèmes de chacun.
Ensuite, effectivement, un coup de téléphone d'un ministre de la santé Français à son collègue Grec a souvent bien plus d'impact que les complaintes directes d'un labo qui se sent lésé.
Candide : c'est quand même surprenant que les états ne jouent pas le jeu ?
lui : tout dépend de ce que tu appelles « état »
Il n'y a pas les « méchants » labos d'un coté et les bons « citoyens » de l'autre.
Les labos sont aussi constitué de gens qui travaillent et essayent d'apporter autant que possible leur contribution à la société.
Un dernier exemple pour te faire bondir :
Il y a quelques années on avait, via des comités internationaux, négocié la fourniture d'un médicament à prix de fabrication (cad 20 fois moins que le prix normal) pour l'Afrique du Sud.
Au bout de six mois, bien qu'on nous demandait deux fois plus que la quantité nécessaire, s'était installé une pénurie. Le gouvernement s'était plaint qu'on ne leur fournissait pas assez.
Après enquète, on s'est aperçu que plus de la moitié était revendue à l'étranger pour 10 fois le prix d'achat initial. De surcroit, sur les médicaments restants, la peinurie était sciemment organisée pour alimenter un marché noir beaucoup plus lucratif.
Mais le fin du fin s'est quand on s'est aperçu que celà alimentait directement le parti politique du gouvernement en place…
Candide : et Roche n'a pas dévoilé le scandale ?
lui : non car ils n'étaient pas concernés : -)
à l'époque je travaillais pour un autre labo ^^
Et puis jeter l'anathème sur un « état » dans son ensemble n'apporte pas grand chose.
Il est fort probable que le représentant du gouvernement d'Afrique du Sud était de bonne foi quand il s'est plaint et n'avait pas conscience que le problème venait de la corruption dans son propre parti.
La seule chose à faire et de remettre les gens devant leurs responsabilités et le cas échéant se retirer s'ils sont incapables de gérer leurs problèmes.
Candide :
Ah ok, donc dans notre affaire il ne faut pas dire « les grecs » sont responsables, mais plutôt, ya probablement DES grecs qui ont poussé le bouchon un petit peu trop loin. Et ils ne sont probablement pas les seuls.
à -Candide-
De Sandek
-////- ^^^^ | 08H12 | 25/11/2008 |
Je vous cite : « le Truvada n'est que l'association de deux médicaments Viread et Emtriva tous deux encore disponibles car ils servent à d'autres pathologies ».
= cela double le nombre de cachets à avaler, ce qui n'est pas rien quand on connait ces traitements (taille des gélules, effets secondaires liées à la prise réitérée).
Merci pour votre travail au service des labos. Où on lit que les interventions d'Act Up nuisent à la bonne image des labos… Je me marre franchement ! Les pauvres, on les embête ! Et maintenant, tout ce qu'ils ont trouvé à opposer aux arguments des activistes, c'est qu'ils vont arrêter de s'occuper des malades… Remarquez, il y a 5 ans, ils disaient déjà qu'à force de les contraindre à baisser les prix des médicaments, ils finiraient par arrêter la recherche. Voilà de bonnes raisons de leur laisser les coudées franches pour faire ce qu'ils veulent. Pour des structures soit-disant contraintes par ces maudits activistes, les laboratoires ont quand même réussi à bloquer l'accès aux ARV des malades des pays du Sud, c'est pas mal !
à Sandek
De Czar.
réac | 20H55 | 26/11/2008 |
ethnopsychologue, sympa ça vous faites des séminaires avec les luminothérapeutes, les équithérapeutes, les cappilithérapeutes (ceex qui croient qu'une bonne coupe de cheveu remonte le moral et fait donc baisser le cancer)
Marrant, on retrouve toujours sur ce genre de sites ce genre d'escrocs.
à -Candide-
De I. G.
Y | 18H15 | 25/11/2008 |
Merci infiniment à Candide pour sa réponse beaucoup plus claire que ma question.
Et il faudrait que j'apprenne à cliquer au bon endroit la prochaine fois.
à I. G.
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 13H13 | 25/11/2008 |
réponse à IG indigné pour rien…
vous n'êtes qu'un indigné , mais c'est tout ce que vous êtes …
et l'économie ne fonctionne pas avec les indignés …
Moi aussi je suis indigné , surtout indigné par tous les minables indignés, qui s'indignent sur tout et n'importe quoi mais qui restent dans l'indignation passive….
Vous avez été sélectionné , bravo , la sélection des gens indignés ….
Quant au labo qui fait des profits, vous n'avez que demander aux camarades chercheurs du CNRS , qui cherchent surtout, de faire mieux que ces vilains labos qui font du profit mais qui trouvent eux …
mais pour l'instant rien …
Bien entendu un français est prioritaire à un africain , car qui paye à votre avis …
Ce n'est pas avec vos côtisations , et celles de vos camarades indignés, que la sécu peut financer plus de 500 euros par mois , certains qui auraient dû faire preuve de prudence en évitant d'attraper cette maladie venue d'Afrique , faut il vous le rappeler…
même s'ils ont droit d'être soignés ….
Ah les indignés passifs, c'est fou comme ils sont nombreux ….avec les autres passifs….
cqfd
De Anastaze 53186
☺ | 06H35 | 25/11/2008 |
Comment des systèmes de prescription, de distribution et de fabrication privés peuvent-ils cohabiter avec un système de rétribution solidaire ?
J'avoue que ce paradoxe me dépasse et ignore combien de temps encore cette illusion pourra fonctionner.
La loi qui empêchera un industriel d'organiser la pénurie d'un produit dont il a le monopole, n'est pas encore a l'ordre du jour, loin de là.
De Phil2922
Retraite invalidité | 06H41 | 25/11/2008 |
Atteint de maladie rare, je confirme que nous n'intéressons pas les laboratoires pharmaceutiques pour raison de rentabilité. C'est bien beau de faire des Téléthons médiatiques mais si les labos ne suivent pas, cela ne sert à rien. D'autant plus que ce genre d'émission, s'il peut apporter de l'argent à la recherche, est fait en ne mettant que les enfants malades en avant (pour faire pleurer dans les chaumières ? ) et en occultant les adultes qui n'ont pas besoin de compassion mais de moyens pour pouvoir être intégrés dans la vie sociale avec les valides… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 12H48 | 25/11/2008 |
réponse à l'invalide retraité….
vous aussi vous êtes un indigné ? ? ? ! ! ! ! !
comme c'est gentil…
au fait, le CNRS , et toute cette armée de chercheurs, pour quoi ne trouvent pas les remèdes pour les maladies rares ? ? ? ! ! !
Vous devriez avoir honte de critiquer le téléton …
bref, un individu bête et méprisable vous êtes…..
cqfd
à Phil2922
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 14H09 | 25/11/2008 |
Non, c « est pas beau de faire des Télethons, médiatiques encore moins ! mais c » est efficace, puisque ça fait aller miraculeusement les mains aux porte monnaie.
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 09H31 | 25/11/2008 |
Pourquoi le recours systématique aux médicaments , alors que d « autres alternatives (combattues par l » Ordre des médecins : preuve qu » elles sont bonnes ? ) existent. Lire « La médecine sans dessus dessous, et si Hamer avait raison ? » et d « autres ouvrages sur la bio-psychogénéalogie. S » adresser au très compétent Gérard Athias . Mais faire attention aux gourous et scientologues qui ont récupéré, hélas, ces méthodes.
Notre président, probablement atteint de la maladie de Gilles de la Tourette - qui se manifeste par des tics et des propos orduriers - réputée incurable, pourrait lui-même guérir ! (lire http://ass.renseignements-genereux.over-blog.com)
à Marc de café_bloque
De Czar.
réac | 20H44 | 26/11/2008 |
ben pour une fois, je serai d'accord avec toi : soignons les sidéens avec des infusions de foin, de la naturothéraprie et de la peinture sur soie.
à Czar.
De déluge
menuisier | 21H49 | 26/11/2008 |
Je suis sincèrement très impressionné par le déploiement majestueux de ton intelligence czar.
De Pierrrrre
09H16 | 25/11/2008 |
»…..un mois de traitement. Coût : 538,84 euros, remboursés à 100% par la Sécurité sociale. ….. »
► Il n'est pas question dans mon esprit de ne contester ce geste nécessaire de solidarité nationale,
encore qu'une participation des malades à hauteur de 20% m'apparaitrait normal, pour ceux qui ont des revenus suffisants.
Mais si j'étais séropo,
♦ au lieu de gueuler afin de réclamer la liberté de continuer à copuler à ma guise,
♦ au lieu de détourner les campagnes anti-sida pour en faire des publicités en faveur du libertinage capoté,
♦ de gueuler pour en obtenir un peu plus,
je me contenterais très humblement de dire merci.
à Pierrrrre
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 09H42 | 25/11/2008 |
A Pierrrrre : tu as oublié de proposer ta solution : qu » on leur coupe la bite ! attention, on finira par couper la tête des décervelés !
à Marc de café_bloque
De sûrderien
paresseux | 10H50 | 25/11/2008 |
ne parlez pas à cet enfoiré . boycottez le .
à Pierrrrre
De Pelletier Jean
14H36 | 25/11/2008 |
ce commentaire est inimaginable et indigne ! ! !
à Pelletier Jean
De Pierrrrre
16H12 | 25/11/2008 |
»…ce commentaire est inimaginable et indigne ! ! ! … »
► Si vous vous expliquiez un peu…
dans quels propos vous puisez cette « indignation »…
Ce serait plus sympa qu'une appréciation à la louche.
à Pierrrrre
De compte supprimé 20
18H21 | 26/11/2008 |
même punition que l'autre abruti plus haut : si je t'attrape je t'encule !
à compte supprimé 20
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 20H33 | 27/11/2008 |
Avec ce que leur enfile sarkozy, ils ont un trou de balle large comme le tunnel sous la Manche, alors fais gaffe de ne pas te retrouver à Londres !
à Pierrrrre
De sûrderien
paresseux | 15H49 | 25/11/2008 |
bien sur ! ton genre c'est dire merci et cirer les pompes !
à Pierrrrre
De compte supprimé 20
18H20 | 26/11/2008 |
ok merci (tres humblement) seropo depuis 25 ans, je suis fidéle depuis autant (avec capote). 538 € c'est seulement un des médocs, j'en prends 3, plus les truc pour le coeur (niqué par la tritherapie) plus la pension d'invalidité, plus les visites au toubib et examens, je te coute beaucoup plus que ça cher pierrrrrot, et je t'emmerde. oh pardon et encore merci. c'est hallucinant de voir que les mentalités ont si peu evolué, j'ai toujours pensé que t'etais un peu con cher pierrrrot, j'en suis sur maintenant, et encore merci, connard !
à compte supprimé 20
De Pierrrrre
09H24 | 28/11/2008 |
»…encore merci, connard ! …. »
► De rien.. si vous êtes « niqué » par la vie, on peut vous pardonner ce besoin de griffer ceux que vous ne connaissez pas.
Sachez tout de même que si de traiter les autres de séropo ne peut arranger votre maladie,
de les traiter de con, n'est en rien une thérapie susceptible de guérir votre cas personnel.
Je vous souhaite guérison ( surtout celle de la connerie et de la frustration, elles m'apparaissent trés prononcées)
à compte supprimé 20
De Czar.
réac | 20H40 | 27/11/2008 |
on s'inquiète pas, ça durera pas si longtemps que ça.
De supprimé à la demande du riverain 23 mars
x | 09H52 | 25/11/2008 |
Bonjour,
Ce sujet rejoint un publié ici concernant un laboratoire qui arrêté les recherches sur le sida pour cause de non rentabilité ! ! !
J'ai envie de faire de l'humoir noir :
vu le nombre de malades séropo ils auraient pourtant beaucoup de clients
je répète c'est de l'humour
Concernant les commentaires « gerbants » de certains sur le sujet, ils se croient tous à l'abri d'une IST/MST, ils devraient se méfier car ils ont déjà dans la tête une paire de chaussettes à la place du cerveau et ça ne se soigne pas …
à supprimé à la demande du riverain 23 mars
De Pierrrrre
09H26 | 28/11/2008 |
»…une paire de chaussettes à la place du cerveau et ça ne se soigne pas … »
► Vous semblez en savoir quelque chose.
De starsss
10H28 | 25/11/2008 |
_Coût : 538,84 euros, remboursés à 100% par la Sécurité sociale._
eh oui…
qu'ils en profitent !
En attendant, encore des p'%&=« % » qui vont se faire mettre pour le fun !