L'edito

Le PS se déchire, mais Nicolas Sarkozy aurait tort de s'en réjouir

Et le gagnant est… Nicolas Sarkozy ! Le spectacle terrifiant qu'a donné cette nuit le Parti socialiste, digne d'une république bananière, fait évidemment le jeu du chef d'une majorité pourtant discréditée, confrontée à une situation économique et sociale catastrophique, et que l'on pourrait croire aux abois.

Ses porte-paroles s'en sont un peu trop bruyamment réjouis, engrangeant les pathétiques bénéfices que leur offre la division de leurs rivaux.

Dans un premier temps, en effet, les déchirements du PS éliminent toute alternative de gouvernement crédible pour longtemps : qui aurait envie de confier les rênes de la France à un moment aussi difficile à une équipe qui est incapable de dépasser ses querelles de personnes pour proposer une autre direction à un pays qui en a bien besoin ?

Qui aurait envie de confier la responsabilité de la modernisation de la vie politique à une équipe qui est incapable de dépasser ses propres archaïsmes internes ? Et qui, en toute conscience du spectacle déplorable qu'elle donne à voir, s'enfonce dans des querelles d'appareil dans lesquelles le débat d'idées n'est qu'un prétexte.

Si encore le pugilat actuel relevait du débat d'idées…

Car on aimerait bien qu'il s'agisse réellement du choc décisif des anciens et des modernes, de deux visions du monde, de deux approches de la gestion de l'économie, du rôle de l'Etat voire même de deux conceptions de la vie politique.

On en est loin, et même si un projet politique s'incarne toujours autour d'une personnalité, il ne faut pas gratter beaucoup pour constater que l'antagonisme des égos l'emporte sur l'opposition des idées.

Le Parti socialiste est passé maître dans l'art de rater tous ses rendez-vous avec lui-même, avec ses militants et sympathisants, avec les Français. La célèbre « machine à perdre » qui passe régulièrement de gauche à droite et réciproquement, est en ce moment en train de laminer le seul parti qui a su rendre l'alternance possible sous la Ve République.

Pas de réponse intellectuelle à la crise actuelle, ni à droite, ni à gauche

Nicolas Sarkozy et ses porte-parole auraient tort de trop se réjouir de cet affaiblissement de l'opposition de gouvernement à un moment où la société française subit le choc frontal de la crise économique et sociale.

La classe politique française, de droite comme de gauche, est encore loin d'avoir pris la mesure du nouveau monde dans lequel évolue aujourd'hui la France, et seules les gesticulations bruyantes de notre président sur la scène internationale donnent l'illusion qu'il maîtrise une situation qui le dépasse.

Ni la droite, ni la gauche, n'ont aujourd'hui de réponse intellectuelle, conceptuelle, capable de faire face aux défis auxquels devra faire face la société française dans les prochaines années, alors que la plupart de ses repères sont en train de se transformer, voire de s'écroûler. Le PS montre aujourd'hui que, sans aller jusqu'à repenser le monde, il est incapable de se refaire lui-même.

Réveillez-vous, camarades, ou le vieux monde va s'écrouler avec vous !

Si les partis politiques ne sont plus capables de (re)penser l'organisation de la société et du monde, cette remise en question se fera sans eux. Et c'est peut-être le moment délicat, voire dangereux, dans lequel se trouve la société française aujourd'hui, alors qu'elle s'apprête à connaître en 2009 un choc social sans doute violent.

Voilà pourquoi la crise du PS n'est pas une bonne nouvelle, ni pour la gauche privée de perspective d'alternance -même si 2012 est encore loin…-, ni pour la droite qui se retrouve seule face à la tempête qui s'annonce.

A voir les visages graves, les anathèmes, les mots blessants qui parsèment la crise des socialistes, on a de la peine à croire que cette énergie est toute entière dirigée sur eux-mêmes, alors que tout autour d'eux, le monde connaît des soubresauts, des convulsions, des transformations dont on a encore peine à mesurer l'ampleur et les conséquences.

On a envie de paraphraser un vieux slogan soixantehuitard : Réveillez-vous, camarades, le vieux monde risque de s'écrouler avec vous !

Pierre Haski

A lire aussi : La crise au PS minute par minute

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Portrait de monde fou

à Bardamu Portrait de Bardamu De monde fou

internaute | 18H46 | 22/11/2008 | Permalien

« (Aubry)elle sera la plus virulente adversaire des 35 heures, dans les débats internes au Parti socialiste, dans les années 1995 ! Quand les affreux gauchistes de la Gauche socialiste, autour de Dray-Mélenchon-Lienamann, rejoints par Filoche, réclamaient les 35 heures hebdomadaires, sans perte de salaires, la plus pugnace opposante était toujours Martine Aubry !

Finalement, celle qui deviendra maire de Lille devra appliquer une mesure qu'elle a combattue avec pugnacité toute sa vie militante. La suite est connue, les compromis face à des patrons qui en demanderont toujours davantage, des avancées incontestables pour les franges du salariat le mieux organisé, souvent pour les classes moyennes, mais aussi le fait que la moitié des salariés n'en verront jamais la couleur, les pertes de salaires occasionnées, la flexibilité accrue,
l'usine à gaz des six smic, etc.

Lors du référendum sur le TCE, en 2005, elle se surpassera en traitant de racistes et de xénophobes les partisans du “ non ‘ qui entendaient empêcher l'application de la circulaire Bolkestein, et qui voulaient défendre les droits des salariés de France contre l'ultra-libéralisme et la concurrence sauvage..’
http://www.ripostelaique.com/Martine-et-Segolene-c-est-bonnet.html

Portrait de fâché.com

De fâché.com

perdu | 18H27 | 22/11/2008 | Permalien

Qu'il monte même à 50%, ça nous changera un peu du marais pourrissant actuel UMP/PS/MODEM ;

Portrait de fulop1950

De fulop1950

18H30 | 22/11/2008 | Permalien

certes le spectacle que donne le PS est sidérant. Pourtant, ne peut-on y voir un certain triomphe de la démocratie, ce qui est loin d'etre le cas d'en d'autres partis politiques, où tous marchent à la baguette, où les idées ne sont que celles de quelques uns, où l'arrogance et le mépris sont une ligne de conduite effarante ?
ce spectacle nous interdit-il d'etre un parti de gouvernement ? Sommes nous dépassés ? lorsque je vois où nous mène la politique de la droite, inacceptable sur bien des points, pour ne pas dire tous, je me dis que ces querelles de personnes ne sont pas si inutiles. nous pourrons nous relever, et nous finiront par le faire, j'en suis sur.
« j'ai fait un rêve » et « nous le pouvons », n'oublions pas !

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 18H50 | 22/11/2008 | Permalien

La sphère de représentation politique se clôt.
De gauche à droite, c'est le même néant qui prend des poses de cador ou des airs de vierges, les mêmes têtes de gondole qui échangent leurs discours d » après les dernières trouvailles du service de communication .
Ceux qui votent encore donnent l » impression de n » avoir plus d'autre intention que faire sauter les urnes à force de voter en pure protestation . On commence à deviner que c'est en fait contre le votre lui même que l » on continue à voter .

Extrait du livre « L » insurrection qui vient » dont les auteurs risquent vingt ans de prison pour une sombre histoire de caténaires ..

Portrait de Job

De Job

18H51 | 22/11/2008 | Permalien

Un exemple à l'étranger… J'espère que le PS évitera de le suivre : au Mexique, l'équivalent du PS, le PRD de l'ex-candidat Lopez Obrador (AMLO), vit depuis ces derniers mois une situation assez similaire à celle du PS. Il y a eu une élection il y a plusieurs mois pour la présidence du parti entre un courant réformiste (Ortega) et un courant radical proche d'AMLO (Encinas). L'élection a d'abord donné le second vainqueur, puis, après réexamen des résultats, le premier, résultat confirmé par la suite par le tribunal électoral. Hélas, depuis, la situation est restée chaotique (ces élections ont eu lieu il y a 8 mois ! ! ), les résultats « finaux » n'étant pas accepté par les perdants, et le parti est en miettes, ayant perdu énormément dans les intentions de vote…

Portrait de monde fou

De monde fou

internaute | 18H53 | 22/11/2008 | Permalien

« Dans la région lilloise, elle s'entend comme larronne en foire avec le recteur UOIF de la mosquée de Lille, Amar Lasfar. Elle n'a rien à lui refuser. Il exige, dans l'espace public, des horaires de piscine réservés aux femmes musulmanes ? Accordé, avec en plus les fenêtres dissimulées, des fois qu'un passant mécréant puisse deviner la forme d'une silhouette pieuse. Amar Bergham, français d'origine maghrébine, libre penseur, entend se faire incinérer, selon ses convictions, et ses dernières volontés, transmises à ses enfants ?

Son ex-femme, de qui il est séparé depuis longtemps, proteste, et se plaint auprès d'Amar Lasfar, qui bien sur se plaint auprès de Martine. Celle-ci pond un arrêté ordonnant aux pompes funèbres de suspendre l'incinération programmée d'Amar Bergham. Le citoyen Bergham sera enterré selon les rites musulmans, contre sa volonté.

Est-ce un hasard si l'époux de Martine Aubry, l'avocat Jean-Louis Brochen, est le défenseur attitré de l'UOIF dans le nord, et que les militants laïques le retrouvent, dans les tribunaux, dans le camp d'en face, celui des islamistes ? »

http://www.ripostelaique.com/Martine-et-Segolene-c-est-bonnet.html

Hélas,pour la gauche, Besancenot est aussi un piètre défenseur de la république et de la laïcité

L'article donne une idée aussi des idées de Ségolène Royal

c'est pour toutes ces facettes qui ne sont guère développées dans la rue
ni dans les autres médias que la gauche ne peut relever le défi face à Sarkozy.Sa politique serait elle aussi catastrophique.

Pour construire quelque chose il ne faut pas nier ou cacher la réalité

Portrait de madmarc

De madmarc

19H07 | 22/11/2008 | Permalien

Lorsque nous descendrons sur les villes, emplis de haine vengeresse, cherchant les coupables de l'effondrement de nos vies, il y aura au bout de nos piques les têtes de sarko, parisot et consorts, bien sur, mais aussi celles des éléphants du PS et la rue de solphérino sera un brasier illuminant leurs corps suppliciés.
Fire come with me !

Portrait de Mon-Al

De Mon-Al

roturière :-) | 19H46 | 22/11/2008 | Permalien

Les socialistes ont fait leur choix … et sans m'attribuer des talents de voyante, mais simplement par une (petite) connaissance de la politique, je peux imaginer l'élection de 2012 :

1)résultat 1° tour : AUBRY (tolérée mais peu acceptée par les « royalistes ») - BAYROU (devant un Sarkozy honni).

2)résultat 2° tour : BAYROU élu avec les voix des centristes, des royalistes et de l'UMP … avec 60 % de votants …

Nous aurons donc un Béarnais comme … Président … mais, « Paris vaut bien une messe » .. socialiste ! ! !

Portrait de jissé

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De jissé

Ingé retraité | 14H41 | 23/11/2008 | Permalien

Bonjour Mon-Al

Curieusement Strauss-Kahn ne s'exprime guère, chez les « éléphants ».
Serait-il trop occupé ?

Bon fun d'aprèm'.

Jissé

Image hébergée par servimg.com

Portrait de Mon-Al

à jissé Portrait de jissé De Mon-Al

roturière :-) | 16H19 | 23/11/2008 | Permalien

Bonjour Jissé

Décidemment vous avez toujours l'image-choc qui ensoleille mes tristes journées dominicales, quand le froid et la grisaille m'enferment dans ma solitude.

Merci pour ce fun … (si DSK doit se faire les trois, il en a pour un bon moment … c'est sans doute la raison de sa discrétion : on ne peut être au four et au moulin, isn't it ? )

M-A

Portrait de halifax

De halifax

20H15 | 22/11/2008 | Permalien

Je commence vraiment à penser que le problème du PS est Royal. Cette dame a perdu voilà 18 mois. En toute logique, elle devrait passer la main. Car on ne fait pas du neuf avec du vieux, surtout avec la dérouillée qu'elle a subie en mai 2007…

Portrait de General Subverciòn

De General Subverciòn

réfractaire délocalisé | 21H19 | 22/11/2008 | Permalien

C'est marrant,je n'ai pas tellement l'habitude d'être complaisant à l'égard de l'auteur de cet édito,mais là,je dois dire que l'article est d'une très bonne qualité journalistique.
Vous me surprenez,Mr Haski…Merci pour ça.

Portrait de Choucroute

De Choucroute

21H47 | 22/11/2008 | Permalien

Je voudrais vous faire part de ma réflexion suite au second tour de l'élection du 1er secrétaire du PS.
Vous me permettrez un petit retour en arrière sur mon expérience personnelle dans un autre parti de gauche qui avait une importance capitale dans l'histoire de notre pays. Je parle du PCF.
Issue d'une famille de militants communistes, j'ai commencé très jeune ma vie militante.
Lors du 22 ème congrès du PCF je me suis exprimé avec de nombreux autres communistes pour une réflexion approfondie de la politique du PCF, de sa manière de vivre et de sa manière d'analyser la société et le monde dans lequel nous vivions.
En guise de réponse à mes arguments politiques et à mes analyses de la société française et du monde, en particulier du socialisme réel, je n'ai eut que des insultes, des censures et des menaces.
Les anciens membres du PCF ( les historiques) avaient comme argument principal un argument que j'ai entendu dans la bouche d'une ancienne militante socialiste hier soir au cours d'un reportage sur une chaine de télévision.
Cette brave militante montrait un portrait de Jaurès, les larmes aux yeux en déclarant forte de son expérience : « Le socialisme c'est ça (Jaurès). Ceux qui votent pour Ségolène Royal aujourd'hui ne connaissent pas l'histoire du socialisme. ils n'ont pas de conscience politique.
Dans mon cas personnel, je connaissait très bien l'histoire du communisme, j'avais une conscience politique très haute puisque élevée au lait marxiste depuis ma plus tendre enfance, et pourtant les arguments qui ont été utilisées contre mes analyses étaient les mêmes.
Je vous passe la suite. Départ du PCF, plus aucune activité politique. Puis un jour, la vie s'est chargé de remettre au premier plan les analyses émises au 22ème congrès du PCF. Un certain Gorbatchev a lancer sa politique de restructuration(perestroïka)et de transparence(glasnosk) et le mur tomba, et le communisme s'effondra et le PCF agonisa.
Mais toujours aujourd'hui les historiques (enfin ceux qui vivent encore) sont en poste et continuent leurs basses oeuvres.
Dans une autre mesure je pense que le PS est en train de vivre le même phénomène de lutte du nouveau contre l'ancien. Et dans la même mesure les historiques se battrons jusqu'au bout pour préserver le parti de Jaurès comme les historiques du PCF se sont battus pour préserver le parti de Marx et de Lénine. Même au prix de sa disparition.
J'ai profondément ressenti cela hier soir quand j'ai compris que les forces anciennes du PS ne reculeraient devant rien pour imposer leur candidate. Même au prix de la disparition de leur parti.
Ces éléments conservateurs se sentent investis d'une mission divine de sauvegarde du patrimoine historique et ils ne se rendent même pas compte qu'ils sont en train de miner tranquillement mais inexorablement la chose qu'il chérissent comme leur enfant.
Ces éléments là sont certainement “sains”. Les autres, ceux qui manipulent en coulisses pour préserver leur pouvoir eux sont malsains et nuisibles. et contre ceux là, ils n'y a pas de cadeaux à faire. Ségolène Royal a raison de vouloir faire respecter le vote des militants, par tous les moyens, y compris les moyens juridiques et judiciaires car il faut faire oeuvre de salubrité publique en politique. Mais hélas, je crains que cela se termine comme au PCF, par l'auto-destruction.
C'est pourquoi, je suggère, de briser net en créant un autre parti humaniste et démocratique. Laissons donc les caciques, sans troupes et sans moyens, ils finiront comme au PCF par se bouffer entre eux, pour conserver quelques parcelles d'illusoires pouvoirs.
Pour ma part, si un nouveau parti porteur de l'humanisme hérité du mouvement ouvrier et révolutionnaire, du syndicalisme, du pacifisme, fini par se créer, je suis certain de vouloir y prendre ma place comme militant de base.

Portrait de JeanBavedeRage

De JeanBavedeRage

Démocrade Crétin | 22H46 | 22/11/2008 | Permalien

Humm… cet édito est un appel de flippés qui ont peur pour la paix social-patronnale, heuu sociale-démocrateu ? ou bien ?

Portrait de fâché.com

De fâché.com

perdu | 00H08 | 23/11/2008 | Permalien

De la décadence aux cendres il n'y a qu'un pas. Mais du fumier renaitront les prochaines générations. Seront-elles moins idiotes, moins centrées sur les profits personnels et sur la peur de l'avenir (qui ne peut être qu'assis sur le partage des richesses et le travail des oisifs), il serait plus que temps !
L'UMP comme le PS appartiennent au passé, à la peur, à la lutte pour des places agréables au soleil, au confinement de l'espoir dans les calculs d'appareil, au mépris des gens simples qui, eux, en bavent. Mais le savent-ils eux-même, ces partis et militants dévoués ?
Bref, tout le monde a compris que ces rassemblements tactiques masquent et retardent les vraies échéances : l'écologie, les guerres monstrueuses qui se préparent encore, la désinformation, le sur-flicage métastase de la peur, les transferts financiers organisés sous notre barbe de fonds publics à fonds privés, etc…
Que Sarkozy se régale de ce désastre, OK, mais il risque fort d'avoir des lendemains qui déchantent, car le travail à faire est devant lui et il est redoutable. Et même pour un petit égo hypertrophié, l'avenir ne se paiera pas que de mots et gesticulations désordonnées.

Portrait de genevieve r

De genevieve r

professeur | 00H56 | 23/11/2008 | Permalien

Très belle analyse de P.Haski. Petite anecdote vécue. Lors le manifestation de jeudi, quelle ne fut pas ma surprise de voir des élus socialistes joliment enrubannés et des militants socialistes distribuer des tracts. Réaction : « Tiens, il s'intéressent enfin à nous ? ». J'ai demandé à un militant des jeunesses socialistes pourquoi le PS était si muet alors que le mammouth l'Education Nationale est terrassé par un nouvel âge glaciaire. Seule réponse pour faire court. Je soutiens B. Hamont et je déteste Ségolène ! ! Aucune analyse, bien, bien..
Pour ma part, je suis affligée. Que les socialistes se réveillent, il serait temps !
Par ailleurs, le gouvernement aurait tort de se réjouir. Dans ces temps de crise, pour l'instant, les mouvements sociaux sont encadrés. Comment les choses tourneront lorsque des mouvements spontanés se développeront, sans interlocuteur pour dialoguer ? Il me semble que la démocratie ne peut pas exister sans contre-pouvoir. De plus, le gouvernement remet de l'huile sur le feu en refusant tout dialogue avec les seuls partenaires sociaux à peu près debout, c'est-à-dire les syndicats.
attend-il que la crise sociale se transforme en incendie ?

Portrait de Perjovem

De Perjovem

Antiquus facturum à Divodorum | 04H11 | 23/11/2008 | Permalien

//Si encore le pugilat actuel relevait du débat d'idées…//

Arf, stop !
Cessez de vous foutre de la gueule du monde.
Le débat d'idées : mais il est où le débat d'idées dans les médias ?

Il est où le débat d'idées ici même, sur Rue89 ?

Vous, les médias, vous transformez la politique en match de foot, et ensuite vous venez jouer les vierges effarouchées : cocasse !
Les politiques n'ont grâce à vos yeux que s'ils balancent du off, des p'tites sentences lapidaires sur leurs camarades, et vous osez venir parler du « débat d'idées » ; amusant !

Perjo

Portrait de Waldeck

De Waldeck

Naufragé en Sarkoland | 11H17 | 23/11/2008 | Permalien

Mais de toutes façons, le PS, ce n'est pas TOUT l'électorat d'opposition, ni de la Gauche, on l'a vu en 81, quand les veaux sont sortis de leur sommeil et de leur ruminance !

Et si ce parti a des problèmes, cela prouve, pour lui, une certaine notion de démocratie, comme l'ont connus il y a peu, les Verts.

A l'UMP on ne s'embarrasse pas de telles procédures, c'est la culture du « Chef », et rien d'autre…

Un peu comme au FN où le « Guide » vend sa fille sur le marché brun en exigeant le monopole du produit et la neutralisation des concurrents.

Tout n'est pas perdu, c'est un passage difficile pour le PS, mais difficile aussi d'y échapper !

Attendons, la Rue ( la vraie ) ne s'est pas encore exprimée …

Portrait de survivant

De survivant

12H56 | 23/11/2008 | Permalien

Très bonne analyse de Pierre Haski qui a prit une réelle conscience du danger qui se profile loin des querelles internes du P.S.

La grise mine de Aubry lors de son interview au soir des résultats de son élection ne laissait présager rien de bon.

Oui, il est très mauvais pour un pays en pleine crise financière gérée par une politique a la pensée unique de ne pas avoir une alternance forte en face d'elle ; que ce soit tant politique que syndicale. Sans dialogue, sans possibilité de dissolution de l'assemblée la voie semble plus que bouchée.

Mais le pire ! C'est que cette politique menée en France est la même dans tous les pays européens et le risque majeur qui paraît inévitable tout du moins si les chefs de gouvernements européens restent dans cette vision d'une Europe ultra libérale calquée sur le modèle US d'un bush qui dans une interview d'à peine 2 jours soutenait des marchés financiers et un capitalisme à l'identique de ce qu'il était avant la crise.

Aujourd'hui, tous les secteurs d'activités sont touchés par la crise. Les syndicats européens ne pourront pas canaliser les salariés en sifflant la fin de la partie en leurs demandant de retourner au boulot si leur boîte est fermée.

Cette crise financière est sur le point d'entraîner un éclatement mondial. 2009 l'année de tous les dangers !

Portrait de edoward

De edoward

retraité | 14H38 | 23/11/2008 | Permalien

la gauche se déchire est ce une raison pour que le chef de l'état s'en mèle,se n'est pas beau ce qui leurs arrive
est ce monter une partie de la population contre l'autre est aussi beau c'est se demander tout ça n'est pas encourageant pour l'avenir encore plus sur fond de crise
où tout le monde devrais ètre présent l'exemple n'est pas
au rendez vous : pas d'opposition pas de démocratie où sont
les adultes

Portrait de fano10

De fano10

roxor | 15H01 | 23/11/2008 | Permalien

Article très intéressant qui pousse un peu plus loin que d'habitude.Effectivement , certains ont intérêt à ne pas trop s'en réjouir car 2009 s'annonce plein de surprises.La seule chose qui m'inquiète, c'est où va s'exprimer ce qui s'exprimait à travers le vote PS et qui va se sauver par manque de crédibilité ?

Portrait de Bebert Cassandre

De Bebert Cassandre

16H46 | 23/11/2008 | Permalien

Où avez vous vu que la gauche se déchirait ? Tout ce qui se passe aujourd'hui me semble conforme à la normale. Deux candidats s'opposent. On compte les votes, on les recompte. Cela me semble tout à fait conforme à la démocratie. Ces deux candidates se sont présentées pour gagner. Il est donc logique qu'à l'heure des comptes elles soient vigilantes et l'écart étant si faible, leur vigilance est louable. A l'ump Monsieur Sarkozy avait été élu avec près de 99,99% des suffrages. MAM, qui se présentait face à lui n'avait pas demandé le recomptage des votes et avait donc accepté sa défaite sans barguigner. Les français en avaient sans doute déduit que l'UMP était un parti adulte et uni. A Moscou, naguère, les secrétaires du parti communiste pouvaient aussi s'honorer des mêmes scores que ceux de Monsieur Sarkozy. Nous pourrions dire que le parti communiste soviètique était alors démocratique et adulte… Ce qui n'était sans doute pas le cas. Alors que l'UMP, un parti totalitaire à la botte de son leader charismatique, vienne aujourd'hui donner des leçons de démocratie au PS me sidère. Que peut-on reproher au PS ? Son manque de transparence ? Que nenni ! Tout est ici transparent ! Quelques erreurs dans le calcul des votes ? A t-on bourrer les urnes ? A t-on trouver des bulletins de vote de l'une ou de l'autre dans les chaussettes de quiconque au moment du dépouillement ? Accepter la procédure des votes des militants c'est aussi accepter que l'élection se joue à quelques voix… Et c'est accepter que l'on recompte les voix… Désolé, rien ne me choque dans cette procédure. Les socialistes en acceptant le principe en sortiront grandis. Mais je sais aussi que vivant aujourd'hui dans une république bananière beaucoup s'étonnent que la liberté de choix puisse conduire à de telles dérives… Une quasi parité entre deux candidates… Etonnant non ! ! ! !

Portrait de Mon-Al

De Mon-Al

roturière :-) | 16H51 | 23/11/2008 | Permalien

« Le PS se déchire, mais Nicolas Sarkozy aurait tort de s'en réjouir “

Quand on a un oeil et une oreille qui trainent quant à ce qui se passe à l'intérieur des Fédérations UMP, il n'y a vraiment pas de raison de se réjouir … il ne riera pas très longtemps … wait and see, 2012 n'est pas loin ! ! ! !

Portrait de sarkraptor

De sarkraptor

17H26 | 23/11/2008 | Permalien

Hè doucement tout de même ! Certes le PS rame à tout va en ce moment,depuis un bon moment c'est vrai.Mais il n'est en aucun cas responsable de la politique destructive que mène Sarkozy.Il n'a plus beaucoup de moyens pour s'y opposer et le contrer,mais c'est surtout parceque les médias,hormis Internet,sont presque entièrement « verrouillés » par ses soins(ou son staff).Ne perdez jamais de vue qu'il a été élu incontestablement par la majorité des français.S'il quelqu'un doit payer à l'heure des comptes,c'est bien lui,son gouvernement et l'UMP.Ce sont eux qu'il faudra sanctionner.Trop facile plus tard de mettre leur échec sur le dos du PS.Les français n'ont pas voulu de S.Royal,à tort ou à raison,OK,mais qu'il assument leur choix ou discréditent la politique en cours.Personne ne peut savoir ce qui se serait passé si le PS était en ce moment au manettes,Personne.Si certains se sont trompé dans leur choix,c'est tant pis pour eux,mais qu'ils ne déblatèrent pas hypocritement sur le PS pour se tirer sournoisement d'affaire.La démocratie,c'est la démocratie,point.A ce sujet,je crains sérieusement pour celle-ci,vu les magouilles que s'autorisent les différents partis lors des dépouillements,que ce soit aux Etats-Unis,à la derniére présidentielle(bulletins dans les chaussettes)et tout dernièrement au PS.Je suis assez d'accord pour un nouveau vote,et surtout à l'avenir un renforcement de la surveillance des dépouillements.

Portrait de fâché.com

De fâché.com

perdu | 19H04 | 23/11/2008 | Permalien

Il n'y a plus grand chose à faire dans les voies politiques et économiques choisies depuis plus de 40 ans, si ce n'est encore par des rafistolages qui nous mènerons dans le mur.
Il n'y a qu'à observer le dédale politico-administrativo-financio-juridique Français qui s'est créé depuis des lustres par empilements incohérents de décrets, lois et circulaires dans lesquels personne ne se retrouve, même les plus aguerris de nos juristes et politologues.
L'empilement s'est constitué délibérément (via les chambres, les lobbies et les gouvernements successifs)pour favoriser certaines couches sociales, certains intérêts et permettre le passage en force d'un nombre très exagéré de passes-droit.
Pour un nouveau gouvernement post-Sarkozien, la seule voie possible est de remettre tout ça en ordre de manière à ce que le travail, la créativité, la recherche prennent enfin la 1ère place.
Pour éviter les dérives inimaginables que nous venons de connaître, il faudrait recentrer l'économie sur les bonnes bases : la production de produits réels du terroir et biologiques, des produits manufacturés non pertubants pour l'environnement, une éducation et une santé publique de haute qualité, des services publics renforcés, le recentrage sur des technologies non invasives ou intrusives, mais au service des gens.
Pour arriver à comprendre l'intérêt majeur de ce programme de société évolué, le travail est titanesque, vu la démolition sociale accélérée à laquelle nous assistons.
Il faut que le changement arrive au plus vite sous la poussée forte des gens qui ont conscience que les intérêts privés devenus complètement fous détruisent les bases de notre existence.
Pour arriver à ce changement, quelques étapes possibles :
- pénaliser sévérement les fraudes fiscales, les fuites de capitaux
- ne plus ouvrir les frontières qu'aux produits utiles, de qualité, non nocifs, non redondants.
- favoriser les accords bi-latéraux avec les pays les mieux disants et les plus respectueux des droits de l'homme et de l'enfant. En un mot, arrêter la course à la performance (passer du plus vite possible, le plus bâclé possible à la modération réfléchie et à l'utile ordinaire)
- ne plus permettre aux entreprises qui délocalisent sans accord de commissions ad hoc de revenir au pays ou de faire des affaires en France. En tous cas, dans le cas contraire, récupérer leurs biens, geler leurs avoirs financiers, les poursuivre.
- re-nationaliser les entreprises et services publics nécessaires à la bonne marche des services et de l'intérêt publics : transports, téléphone, armement, nucléaire, énergie etc…Les exemples connus de privatisations foireuses et malhonnêtes sont trop nombreux depuis 30 ans au moins.
- Remettre l'Education Nationale et l'audio-visuel public au 1er rang avec des programmes de plus en plus de qualité.
- imposer définitivement un impôt progressif qui ne sera plus senti comme injuste par les classes bénéficiant du privilège de la transmission du capital et de l'héritage. Ce privilège ne sera plus senti comme injuste car il peut être amoindri, voire réduit à très peu avec un peu de courage politique.
- faire payer (ou plutôt rembourser) aux grands dirigeants d'entreprise les sommes folles englouties dans les dizaines , voire centaines de parachutes dorés versés depuis au moins 20 ans. Idem pour toutes les affaires politico-financières trop facilement amnistiées ou dont le jugement a été sous-évalué au nez et à la barbe des citoyens. Ces sommes récupérées, sinon perte des droits civiques et emprisonnement immédiat, pourraient être versées dans un fonds de développement de la recherche (médicale, sociale, environnementale, etc…).
- rétablir un vrai sens patriotique et responsable chez nos aspirants à toute charge importante au service de l'Etat, c'est -à-dire établir un service civil obligatoire de 10 ans préalable à tout commencement de carrière politique, juridique, financière pour toute personne voulant exercer une fonction en vue au service de l'Etat ou d'une Collectivité Territoriale.
- mais pour que toutes ces mesures aient un sens , il faut que les personnes ou groupes (qu'ils soient financiers ,économiques ou politiques ) qui se sont rendus coupables de malversations au détriment de l'Etat soient considérés comme des criminels punissables devant les tribunaux, sans exception aucune. De même pour les abus de pouvoir et autres passe-temps des puissants actuels. Aucun passe-droit ou amnistie ne devrait exister comme c'est le cas à l'heure présente.
Qui pourrait faire appliquer de telles mesures sans que de telles idées (et bien d'autres encore) infusent, se répandent, intoxiquent les débats ? Il y a du boulot pour les âmes de bonne volonté.

Portrait de Xavier Denamur

à fâché.com Portrait de fâché.com De Xavier Denamur

Restaurateur | 20H58 | 23/11/2008 | Permalien

Très bien, on se calme, on respire à fond.
Quelques bonnes idées perdues dans du grand n'importe quoi, Il y a bien une nécessité de changement mais il faut garder la raison camarade fâché. Si le combat de demain est bien socio-éco-logique, vous ne pouvez avancer des propositions irrespectueuses du droit et déconnectées des réalités financières, économiques et internationales.
« Français (fâchés ou pas), encore un effort si vous voulez être républicains. » écrivait Sade… Aux livres citoyens !

Portrait de jissé

De jissé

Ingé retraité | 20H08 | 23/11/2008 | Permalien

Anne Roumanoff, ce soir à la TV :

_ : « Si un pittbull croise Martine Aubry, c'est le pittbull qui change de trottoir ».

Vu le comportement de caniche du PS depuis des lunes, je considère cela comme un compliment pour « Martine' !

JC

Portrait de lespagnol

De lespagnol

retraitè | 21H03 | 23/11/2008 | Permalien

Cours Camarade la vieille gauche est derriere toi ! Cours au « PC » au « NPA » au « PARTI de GAUCHE » et laisse la vieille « sociale médiocratie » gavée des priviléges de la « France d'en HAUT » mourir dans les maisons de retraites dorées de notre plouto-démocratie !

Portrait de chemineau paul

De chemineau paul

citoyen du monde | 21H28 | 23/11/2008 | Permalien

Le PS est le reflet de la société d'aujourd'hui, secouée de part et d'autre par les craintes face à l'avenir et la difficulté de prendre leçon du passé.
Mais au dessus de tout, le PS est le reflet du monde de toujours où les individus ont trop souvent sacrifié les intérêts collectifs à leurs ambitions personnelles.
Peu importe si Sarkosy à titre individuel bénéficie des divisions du PS. La question est qui en profitte ?
La sagesse voudrait que le PS annonce son éclatement ou que leurs leaders mettent leur égoïsme de côté pour enfin proposer un programme social commun national avec l'ambition de mettre l'Homme avec un grand H au centre des préoccupations du monde entier.
Si le PS n'arrive pas à se réunir autour d'un leader, il est condamné à le faire autour d'un programme ou à imploser.

Portrait de iconoclaste07

De iconoclaste07

chargé d'etudes stats | 09H51 | 24/11/2008 | Permalien

Je partage en partie cette analyse dans la mesure ou malgré tout on a une petite idée des premières décisions qu'il faudrait prendre. Je ne pense pas que nous soyons en panne d'idées mais plutôt de moyen de les mettre en oeuvre. : Régulation des systèmes financiers suppression des zones opaques, enlever un certain nombre d'outils spéculatifs. Cela éclaircirait dans un premier temps la situation. Pour cela il faudrait déjà un consensus international qui n'existe pas. Contrairement à ce que l'on peut laisser croire la France n'est pas mettre de son destin. Les décisions prises au niveau national ne peuvent être que des mesurettes. Elles peuvent être contreproductives si elles sont uniquement franco-françaises. Pour revenir à Sarkozy une opposition trop faible n'est pas forcément un atout pour lui. La nature a horreur du vide. La faiblesse du PS peut renforcer les 2 forces voisines Bayrou et Besancenot. Mais elle peut aussi entrainer une désagrégation de l UMP, les petites formations qui la composent peuvent se dire qu'elles ont une opportunité de se trouver un espace politique. Sarkozy aura une opposition même si le PS est en difficulté. Mais le PS n'est pas encore mort !

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