
Et le gagnant est… Nicolas Sarkozy ! Le spectacle terrifiant qu'a donné cette nuit le Parti socialiste, digne d'une république bananière, fait évidemment le jeu du chef d'une majorité pourtant discréditée, confrontée à une situation économique et sociale catastrophique, et que l'on pourrait croire aux abois.
Ses porte-paroles s'en sont un peu trop bruyamment réjouis, engrangeant les pathétiques bénéfices que leur offre la division de leurs rivaux.
Dans un premier temps, en effet, les déchirements du PS éliminent toute alternative de gouvernement crédible pour longtemps : qui aurait envie de confier les rênes de la France à un moment aussi difficile à une équipe qui est incapable de dépasser ses querelles de personnes pour proposer une autre direction à un pays qui en a bien besoin ?
Qui aurait envie de confier la responsabilité de la modernisation de la vie politique à une équipe qui est incapable de dépasser ses propres archaïsmes internes ? Et qui, en toute conscience du spectacle déplorable qu'elle donne à voir, s'enfonce dans des querelles d'appareil dans lesquelles le débat d'idées n'est qu'un prétexte.
Si encore le pugilat actuel relevait du débat d'idées…
Car on aimerait bien qu'il s'agisse réellement du choc décisif des anciens et des modernes, de deux visions du monde, de deux approches de la gestion de l'économie, du rôle de l'Etat voire même de deux conceptions de la vie politique.
On en est loin, et même si un projet politique s'incarne toujours autour d'une personnalité, il ne faut pas gratter beaucoup pour constater que l'antagonisme des égos l'emporte sur l'opposition des idées.
Le Parti socialiste est passé maître dans l'art de rater tous ses rendez-vous avec lui-même, avec ses militants et sympathisants, avec les Français. La célèbre « machine à perdre » qui passe régulièrement de gauche à droite et réciproquement, est en ce moment en train de laminer le seul parti qui a su rendre l'alternance possible sous la Ve République.
Pas de réponse intellectuelle à la crise actuelle, ni à droite, ni à gauche
Nicolas Sarkozy et ses porte-parole auraient tort de trop se réjouir de cet affaiblissement de l'opposition de gouvernement à un moment où la société française subit le choc frontal de la crise économique et sociale.
La classe politique française, de droite comme de gauche, est encore loin d'avoir pris la mesure du nouveau monde dans lequel évolue aujourd'hui la France, et seules les gesticulations bruyantes de notre président sur la scène internationale donnent l'illusion qu'il maîtrise une situation qui le dépasse.
Ni la droite, ni la gauche, n'ont aujourd'hui de réponse intellectuelle, conceptuelle, capable de faire face aux défis auxquels devra faire face la société française dans les prochaines années, alors que la plupart de ses repères sont en train de se transformer, voire de s'écroûler. Le PS montre aujourd'hui que, sans aller jusqu'à repenser le monde, il est incapable de se refaire lui-même.
Réveillez-vous, camarades, ou le vieux monde va s'écrouler avec vous !
Si les partis politiques ne sont plus capables de (re)penser l'organisation de la société et du monde, cette remise en question se fera sans eux. Et c'est peut-être le moment délicat, voire dangereux, dans lequel se trouve la société française aujourd'hui, alors qu'elle s'apprête à connaître en 2009 un choc social sans doute violent.
Voilà pourquoi la crise du PS n'est pas une bonne nouvelle, ni pour la gauche privée de perspective d'alternance -même si 2012 est encore loin…-, ni pour la droite qui se retrouve seule face à la tempête qui s'annonce.
A voir les visages graves, les anathèmes, les mots blessants qui parsèment la crise des socialistes, on a de la peine à croire que cette énergie est toute entière dirigée sur eux-mêmes, alors que tout autour d'eux, le monde connaît des soubresauts, des convulsions, des transformations dont on a encore peine à mesurer l'ampleur et les conséquences.
On a envie de paraphraser un vieux slogan soixantehuitard : Réveillez-vous, camarades, le vieux monde risque de s'écrouler avec vous !
Pierre Haski
► A lire aussi : La crise au PS minute par minute





















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De Bigseb
Blazé | 16H08 | 22/11/2008 |
C'est juste pathétique.
Au moment où on donnait Royal gagnante a 52%, j'ai pensé « je prend ma carte avant la fin de l'année »…
Puis j'ai patienté et au moment de me coucher, je me suis dit que j'allais surement pas donner de l'argent à ces bandits, que dis-je ces criminels, qui, quel que soit le résultat, auraient -une fois encore- tout fait pour maintenir le PS sur sa seule ligne : la défaite.
Ils tuent la démocratie !
La SEULE solution, c'est que Royal parte, avec ses lieutenants, et ses 49.98% de militants (voire plus ? ), et mute Désirs d'Avenir en parti politique.
Le PS continuera de nourrir les éléphants, et Royal pourra tranquillou s'occuper de l'achever en 2012, en battant le PS au présidentielles.
Elle ne pourra travailler avec son équipe sereinement qu'hors de ce parti, qui releve plus d'une organisation mafieuse qu'à un parti politique.
Et je pèse chaque mot.
à Bigseb
De kawouede
16H28 | 22/11/2008 |
Il existe des formations alternatives à gauche ; ainsi le rassemblement antilibéral des écologistes lancé par Cohn Bendit, les Verts français et des associatifs
http://www.europeecologie.fr/ (près de 2900 signataires à ce jour)
à Bigseb
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 16H33 | 22/11/2008 |
La SEULE solution, c'est que Royal parte, avec ses lieutenants, et ses 49.98% de militants (voire plus ? ), et mute Désirs d'Avenir en parti politique.
excelente idée et en second lieu quelle disparaisse de la vie politique avec Fabius, Sarko, Jospin, Madelin etc. On commencera à reprendre espoir en la France.
Quitte à tout prendre quelle fusionne désir d'Avenir avec le Modem qu'on rigole un coup.
à Bigseb
De ogareff
16H36 | 22/11/2008 |
Oui ainsi elle pourra sereinement continuer à appliquer sa tactique géniale consistant à essayer de prendre la roue de Sarkozy avec ses mesures démago-poujado-cosmétiques type petits drapeaux aux balcons et encadrement militaire pour les jeunes délinquants. Ca a tellement bien marché la dernière fois ! Ah oui j'oubliais… si elle a perdu en 2007 c'est à cause de ces foutues mesures de gauche qui encombraient son programme et qui n'étaient pas crédibles. Mais bien sûr, que je suis con !
Désir d'avenir, oui c'est une bonne idée : entre le MODEM et l'UMP, il doit bien y avoir une niche de quelques 7 ou 8%, non ?
à ogareff
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 16H54 | 22/11/2008 |
Tout à fait d'accord !
De Infovite
Plébéien. | 16H46 | 22/11/2008 |
Nous sommes réveillés et présents sur le seul terrain qui vaille… celui des combats sociaux !
Seuls les politiques aveuglés ne s'en rendent pas compte… à eux de se « réveiller ».
Leur monde s'écroule !
Le nôtre nous sommes en train de l'édifier par et dans la lutte.
http://info-espress.over-blog.com/
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 16H26 | 22/11/2008 |
Et bien je crois que tout est dit, Pierre.
Je ne voudrais pas être à la place des dirigeants socialistes lorsque l'heure des comptes va sonner. Ils n'auront pas d'échappatoire. Nous pourrons, à bon droit, les considérer comme responsables individuellement et coupables collectivement.
Cette démonstration de petite méthode de l'acharnement à perdre par l'exemple est démoralisante.
J'ai décidé de ne plus m'intéresser du tout au PS. Trop c'est trop. Il n'incarnent plus rien, ils ne donnent plus envie de rien. L'avenir de la gauche n'est plus envisageable avec les représentants actuels du PS ; pire, il n'est pas envisageable avec ce qu'est devenu l'appareil.
à Jonas2
De ogareff
16H41 | 22/11/2008 |
Pff, le seul intérêt de Royal était qu'elle aurait aidé le PS à crever une bonne fois pour toute. Au lieu de ça, cette vieille baleine (le PS, pas Royal hein ! )va continuer à prendre toute la place à gauche pendant son interminable agonie…
De vol19
awash | 16H29 | 22/11/2008 |
Un théatre tragique qui n'est rien d'autre que le mirroir de la société Française, son « intelligencia“(si ça peut se dire encore ainsi). Un système bloqué, mort, sans créativité, sans confiance, vide (comme le congrès), rien que des chocs d'égos, de semblant, bref le tout qui finira par s'effondrer sur lui-même. Le problème c'est le risque de s'y faire écraser… Une merde pareil (oui, c'est inconvenant), celà ne vaut vraiment pas la peine. Pourquoi elle ne règleraient çà pas au poing dans la boue comme dans ‘Les pétroleuses’, çà aurait au moins le mérite d'être drôle quelques intants… ?
De Raslacouette
. | 16H35 | 22/11/2008 |
De Raslacouette
. | 16H36 | 22/11/2008 |
Pardon pour la redite sur un autre fil.
à Raslacouette
De Pierre Haski
Rue89 | 16H41 | 22/11/2008 |
quand c'est bon, c'est pas grave…
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 16H44 | 22/11/2008 |
La tentation sera grande, dans les allées du pouvoir, d'accélérer encore le processus de transformation de l'Etat français en état policier au sens « étymologique » du terme. Car face à l'aggravation de la crise, ce sera bientôt le seul moyen de contenir/affaiblir les mouvements sociaux. Je ne pense pas que Sarkozy et ses acolytes, qui se sentent pousser des ailes, hésiteront un instant.
Il ne nous reste plus que la société civile et les syndicats, qui risquent fort d'être définitivement pris de vitesse, et qui de plus sont déjà battus en brèche sur pratiquement tous les fronts, hormis dans des secteurs traditionnellement « a-politiques » (police, magistrats…).
Il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir.
à Jaycib
De Talou
01H39 | 23/11/2008 |
Il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir. »,,, Comme vous dites ; D'autant plus que les syndicats (je suis syndiquée moi-même, pourtant) sont de plus en plus « à la botte » du pouvoir ! Xavier Bertrand et sa casse du droit du travail mérite t'il que l'on dîne avec lui pour « discuter » ? ? ? ? Ils (les syndicats) n'ont toujours pas compris qu'il ne sert à rien de discuter avec des gens pareils ?
Quant à la société civile, vous en connaissez beaucoup qui ont encore les moyens de faire grève ?
Avec en plus des lois qui sont dorénavant votées de nuit, et dans une salle d'Assemblée Nationale quasi-vide ; Cela est il normal ? Si nous nous n'allons pas travailler, nous ne sommes pas payés, eux, je ne pense pas qu'il « comparent » les prix du moindre pain qu'ils se font acheter ! !
Renseigenez vous sur la démolition de l'hôpital public par exemple (en cours, hein ! ! : pas à venir ! ! ), et sur l'état de santé de plus en plus déplorable des patients qui finissent pas être hospitalisés parce qu'ils n'ont plus les moyens de se soigner au quotidien
Oui : On est mal
De admirateur
16H46 | 22/11/2008 |
Entièrement d'accord avec ce qui est écrit, à une nuance prêt : je ne suis pas certain que le parti quasi unique de la droite ne soit pas traversé, lui aussi, par des ferments de division et de crise
Deux exemples récents, on pourrait remonter plus loin dans le temps :
la déclaration de la cinquantaine de députés de la droite sur le travail du dimanche quelque soit leur motivation
la déclaration de juppé sur le rythme et le sens des réformes.
l'ump affronte la crise seul mais pas si solide que ça
à admirateur
De Talou
01H24 | 23/11/2008 |
À l'UMP, on cache beaucoup mieux son jeu, à mon avis !
L'UMP gère les médias, et laisse passer seulement ce qui fait « propre » ! !
Au PS, on discute et on se dispute tout haut tandis qu'à l'UMP, sous des airs dociles, une seule tête dans le rang etc…ça se « tire dans les pattes » discrètement et plus vicieusement, je pense.
Et puis, à l'UMP, on se « réunit » et on rejoint le chef et ses acolytes,derrière certain(s) intérêt(s) communs, et le sacro-saint-argent qu'on risque de perdre si on sort du supra-saint Système
J'aimerais bien être une petite souris et entendre leurs joyeusetés entre amis…à l'UMP…
à Talou
De marie 75
18H28 | 23/11/2008 |
L'UMP ne gère pas les media, mais les possède…
Ca aide !
Mais ils se détestent aussi et se savonnent les planches.
Demandez à Devedjian ce qu'il pense de copé qui lui même vous dira le plus grand bien de sarko qui lui même cognera villepin qui lui-même ….
Pas de leçon à donner.
Ils avaient un seul candidat.
Pour ceux qui ont le cable ne pas louper sur la chaîne ciné Frisson :
SAC, des hommes de l'ombre de Thomas Vincent (2005)
Ca vous fout autrement froid dans le dos que la crise de nerfs egzémateuse de Ségo et des siens !
Ne jamais oublier la réalité ….
Savez-vous où est passée la rubrique sur la carte de la France sociale du R89 ?
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 17H14 | 22/11/2008 |
Puisqu'on en est à paraphraser les vieux slogan soixantehuitard, dont : « Réveillez-vous, camarades, le vieux monde risque de s'écrouler avec vous ! »
je me permettrais d'en rajouter un : « L'imagination est au pouvoir ! »
Parce que si je lis et comprends bien cet « édito », une partie de ce que vous reprochez à ce parti, et nonobstant à la droite, c'est de manquer d'imagination.
Alors, c'est vrai la droite est au pouvoir.
Pour l'instant, sous prétexte de modernité, pour mieux servir ses intérêts, (ceux d'une caste), elle détricote, l'acquit d'une centaine d'années « grosso modo », de luttes, combats, sang et larmes.
Mais voyez, vous, j'ai eu le malheur de lire hier, une interview de DSK qui était en France ces jours ci, (notamment au Syndicat des journalistes), et dans un bistro devant un café, au risque de l'avaler de travers, je lisais ce qu'il déclarait dans Aujourd'hui en France :
« On ne se rend pas compte en France de la chance qu'on a d'avoir une sécurité Sociale. ! »
Dans la bouche d'un homme soit disant de gauche, se mettant en réserve d'une possible candidature aux prochaines présidentielles, j'ai eu du mal à l'avaler ce foutu café !
Parce que vous pensez, que lui à soixante balais, il s'est « crevé le cul », lui et ses parents de la grande bourgeoisie, pour que le peuple acquiert ces droits, ces merveilleux avantages que la planète nous envie, et que d'autres, (les States enfin avec Obama), essaient de copier ?
Voilà, Monsieur Haski, ce que je reproche à cette gauche, qui se déchire, et que la droite ne peut, et ne devrait pas tant moquer !
Je lui reproche, de ne plus se « battre », de suer sang et larmes, auprès des syndicats (ou ce qu'il en reste), de ne pas lutter, ni inculquer dans l'esprit des citoyens, le sens du partage, de ne pas lutter contre le nombrilisme ambiant de note époque, cette époque du chacun pour soi, pour sa gueule, et rien pour les autres.
On a pas besoin de l'église, pour lancer des slogans « aimez vous les uns les autres », fraternité, etc…
Je me fout de savoir si la claudication de l'un et les haussement d'épaules, sont comparables à la « bravitude » de l'autre.
La population, et le peuple de gauche dont je suis, (comme celui qui se situerait à droite), mérite plus de respect, et de « compassion », de ses « édiles », qui s'encanaillent à notre santé sous les « Ors » du pouvoir, qui se « vautrent » dans des querelles de « poulailler ».
Nous méritons mieux, de la part de ces soit disant élites, des portes voix de celles ci, des médias qui leur sont acquis !
Du respect, et surtout, de la sueur, du travail, et des « manches relevées », sans « champagne », ni voitures de maître, ni justice aux ordres, ni police à contribution.
De la justice, comme mériterait toute démocratie moderne, et respectueuse du peuple.
à adaunis
De Xavier Denamur
Restaurateur | 18H43 | 22/11/2008 |
Merci Adaunis pour ce commentaire. On ne peut qu'adhérer mais encore faut-il sortir le plus grand nombre de ce qu'appelait Noam Chomsky : « La manufacture du consentement »
http://video.google.fr/videoplay ? docid=-8506025126009141326&ei=2SQmSdrXA…
Un nouveau et brillant commentateur Pericles21, intervenait il y a quelques jours dans ce sens « J'ai moi aussi fait des grandes études (math sup, math spé, grandes écoles à la chaîne) comme l'un des commentateurs mais je n'en fait pas une religion. On est encore dans un pays qui est trop marqué par l'étiquette et les statuts. Une société de cour dirait Norbert Elias. Voire une société d'Ancien Régime de ce point de vue. Sauf que les diplômes remplacent les titres de noblesse d'antan…Hors comme le faisait remarquer si justement Bourdieu, et ça n'a pas changé - bien au contraire - les diplômes, loin d'être le symbole de la méritocratie républicaine qu'on veut nous servir, ne sont qu'une manière de légitimer la reproduction sociale. J'ai fait sciences po et j'ai vu beaucoup d'enfants de la grande bourgeoisie façon 7ème ou 16ème arrondissement, et j'ai vu aussi des enfants de profs ou de hauts fonctionnaires. On s'étonne après que la société ne bouge pas ! C'est le choc des conservatismes : vieille droite versus vieille gauche ! »
Visiblement, nous sommes nombreux à désirer une autre manière de faire la politique, loin des clichés que l'on nous serre (via les médias interposés) au centre, à gauche et à droite.
Je remercie à nouveau Rue89 d'exister, d'informer autrement et de participer à la naissance d'une prise de conscience collective pour qu'un nouveau parti pôle-éthique émerge..
De ZonZon la MouChe
ni dieu ni maître ! | 17H10 | 22/11/2008 |
Non mais j'hallucine quand je lis certains commentaires !
Ségolène est passée de 29% à 43% puis de 43% à 50% pendant que Mme Aubry est passée de 25% à 34% puis de 34% à 50% alors qu'elle avait TOUTES les vieilles barbes de Jospin avec elle.
Sans parler de toutes les magouilles de l'appareil du PS qui auraient dû la propulser à 65% !
Faut en tenir une couche pour ne pas voir que Mme Aubry (qui dit oui au Modem quand ça l'arrange) ne peut tirer aucune légitimité de ce lamentable score.
Et ne me dites pas que je roule pour Ségolène parce que elle, Aubry ou Tartempion je m'en tape car je n'oublie pas que ce parti a envoyé l'un des siens à la tête du FMI et s'est bien défroqué devant la constitution européenne !
VIVE LE NPA !
De OapTao
écrivain | 17H11 | 22/11/2008 |
Après la mort du PC, celle du PS !
L'empoignade lamentable de ce panier de crabes ne me fait pas regretter qu'ils ne soient pas parvenus au pouvoir pour pédaler dans la même semoule que Sarkoléon le Petit. La seule alternative « de gauche » (si ça a encore un sens) ne viendrait plus maintenant que d'Olivier Besancenot ! Fonce Olivier, tu battras ces vieux éléphants en 2012 !
De allocarpentras
Educatrice sportive - Communication | 17H30 | 22/11/2008 |
Je lis dans cet article : « … qui aurait envie de confier les rênes de la France à un moment aussi difficile à une équipe qui est incapable de dépasser ses querelles de personnes pour proposer une autre direction à un pays qui en a bien besoin ? »
On pourrait penser alors, que l'opinion ferait plus confiance à une équipe dont le résultat d'un vote provoque une saine révolution chez ses militant-es ? Bien sûr vous faites allusion aux éléphants qui se déchirent mais ils ne sont pas seuls ! Nous les militant-es PS, refusons ce vote douteux. Le PS doit être rénové, et si cette situation pouvait l'y conduire, l'opinion aurait raison de donner sa confiance à un parti qui a su donner un coup de pied dans la fourmilière.
Magali, PS Carpentras
à allocarpentras
De Talou
01H43 | 23/11/2008 |
Merci pour ces paroles !
à l'autre bout de la France (selon votre pseudo)je pense comme vous, et nous ne sommes pas les seul(e)s.
De HORVILLE
(homme libre) | 17H36 | 22/11/2008 |
Vous avez dit 42 ?
« La grande question sur la vie, l'univers et le reste est, dans l'œuvre de Douglas Adams Le Guide du voyageur galactique, la question ultime sur le sens de la vie. Une réponse est proposée, mais le problème est que personne n'a jamais su la question précise. Dans l'histoire, la réponse est cherchée par le super-ordinateur Pensées Profondes (Deep Thought en version originale1 — dans les anciennes éditions, Compute Un). Cependant, il n'était pas assez puissant pour fournir la Question ultime après avoir trouvé la réponse (à la suite de 7,5 millions d'années de calculs). La réponse de Pensées Profondes embarque les protagonistes dans une quête pour découvrir la question qui y correspond.
La recherche de la Réponse ultime.
Selon Le Guide du voyageur galactique, des chercheurs d'une race hyper-intelligente et pan-dimensionnelle construisirent le deuxième plus grand ordinateur de tous les temps, Pensées Profondes, pour calculer la réponse à la Grande Question sur la Vie, l'Univers et le Reste. Après sept millions et demi d'années à réfléchir à la question, Pensées Profondes fournit enfin la réponse : “ quarante-deux ”.
“ Quarante-deux ! cria Loonquawl. Et c'est tout ce que t'as à nous montrer au bout de sept millions et demi d'années de boulot ?
— J'ai vérifié très soigneusement, dit l'ordinateur, et c'est incontestablement la réponse exacte. Je crois que le problème, pour être tout à fait franc avec vous, est que vous n'avez jamais vraiment bien saisi la question.”
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_grande_question_sur_la_vie,_l'univers_et_le_reste
De fâché.com
perdu | 17H42 | 22/11/2008 |
Ce qui se passe est nécessaire : trop de mensonges, de disputes personnelles, un manque de combattivité affligeant face au programme de démolition sociale et économique engagé depuis bientôt 8 ans par l'UMP.
Et pour cause, le programme avait été engagé aussi sous Mitterrand et les différentes cohabitations. Rappelez-vous la CSG, la mollesse face aux délocalisations, les premiers parachutes dorés, le cumul éhonté des mandats, les lois Balladur qui sont restées en l'état sous la gauche, la frilosité face aux grandes fortunes etc..
L'UMP a maintenant les coudées franches. Ce que ce parti de fantoches pétochards oublie, c'est qu'il a les mêmes ingrédients de division et de haines individuelles en son sein.
Les rodomontades et moulinets présidentiels pour faire oublier la crise seront bientôt inutiles.
Même les plus idiots et réactionnaires des Français vont réaliser que les vrais responsables de cette crise sont à chercher dans les cercles du Pouvoir.
Aussi irresponsables et paranoïaques que leur mentor, les accros de l'UMP vont bientôt assister à du Grand Guignol, mais cette fois en Mondiovision.
De rigas
sociologue | 17H43 | 22/11/2008 |
Je trouve l'édito de Pierre Haski injuste. Je ne partage pas l'idée que le gagnant est Sarkozy. A supposer qu'il y ait eu une nette avance de l'une ou l'autre candidate, cela ne réglerait pas le fond. Le fond, c'est est-ce que le PS en tant qu'organisation soutiendrait entièrement et totalement un(e) candidate. Là est le fond du problème. Ce n'est ni le manque d'idées-voir les motions, ni de militants, ni d'ingéniosité. Mais bien d'unité. Les anciens communistes savaient se taire même en cas de désaccord. Cela était un mécanisme social et politique pour gagner du terrain sur les luttes sociales. C'est d'ailleurs de cette grande omerta que le communisme est mort ; c'est cette grande honte partagée et non dite qui fit capoter l'euro-communisme.
A l'inverse, dans le PS d'aujourd'hui, c'est plutôt le fleurissement des « cent fleurs » qui risque de faire capoter la chose. Sur le fond, la participation démocratique a été une demande des mouvements sociaux hors-partis. Maitres d'écoles, petite paysannerie bafouée, mouvements gays et lesbiens, malades du SIDA, infirmières, étudiants « new age » réclamant des moyans pour voyager, jeunes manifestants pour NRJ, …autant de mouvements en-dehors des partis politiques et des syndicats. QUi demandaient des tribunes pour exprimer un point de vue nouveau. Désirs d'avenirs fut construit sur cette tendance sociale forte. Mais elle a du mal à passer à la vitesse supérieure qui est de s'enrôler dans le parti. Sëgolène Royale ne sort pas de nulle part, mais de ces mouvements populaires qui réclament des tribunes populaires.
De l'autre côté, des partisans, plutôt agés, de la candidature de Martine Aubry, disaient : « On soutiendra à fond si c'est un(e) nôtres, non si c'est de l'autre côté ». Clairement il y a un front du refus. Dans les sections, cela se sentait, notamment après l'échec de la campagne présidentielle. Des rocardiens et autres strausskahniens disant : « les royalistes à 20€ n'étaient pas présents sur le terrain ». Cela démontrait la mise en place d'un front du refus concernant Ségolène Royal qui allait au-delà de sa personne, qui visait ce mouvement de fond. Qu'elle que soit l'opinion que l'on puisse avoir d'elle, le niveau de sexisme, de haine, à fleur de peau, était si élevé, que rien ne permet de ramener tout cela à la personne de Ségolène Royale.
Il sera difficile pour Martine Aubry de tenir sa promesse de rénovation en profondeur. Elle doit obligatoirement prendre en compte cette profonde division. Car si quelqu'un représente la rénovation ce n'est ni elle, ni sa concurrente. Ce sont les plus jeune, ceux de la génération qui n'a pas vécu la chute --que dis-je la dissolution-- du mittérandisme (bien présents par exemple dans l'émission Comme un Vendredi du 21 novembre ). Et celle, légèrement plus agée, qui n'a pas eu à en porter la responsabilité.
Sarkozy sera vainqueur quand et si la division persiste et cela est indépendant de la personne à la tête du parti, mais pas de sa personnalité.
De compte désactivé 2
17H57 | 22/11/2008 |
Moi je crois, au contraire , qu'il a raison de se réjouir. La France est manipulée par des journalistes de gauche, l'immense majorité des journalistes, en particulier des radios publiques noyautées et verrouillées par la gauche sous Her Mitterrand et Jospin… Ces journalistes excitent les auditeurs en leur faisant croire qu'une politique de gauche est possible, en diabolisant de façon infamante Sarkozy qui réforme courageusement la France. Eux, les journalistes des radios publiques, ils sont planqués et ne risquent rien : emploi à vie, primes juteuses, voyages payés, retraites avantageuses, salaires mirobolants !
à compte désactivé 2
De Xavier Denamur
Restaurateur | 19H10 | 22/11/2008 |
Hello, en ma qualité de chef d'entreprise manipulé, j'avoue être un peu sur le cul.
Les médias seraient en majorité sous le contrôle de journalistes de gauche, certes sur Rue89, on pourrait l'admettre car ils permettent une vraie liberté d'expression sur leur site mais soyons sérieux Gaétan…Votre aveuglement est à la hauteur de votre ignorance sur les journalistes et vos propos m'éclairent à nouveau sur le lavage de cerveau organisé dans notre chère démocratie.
De Bardamu
difficile | 17H59 | 22/11/2008 |
« Nicolas Sarkozy aurait tort de s'en réjouir », écrivez-vous.
Vous avez raison. Le parti socialiste vient de se donner à Mme Aubry (La Mère Emptoire comme on l'appelle là-bas…), à qui on doit les trente-cinq heures, fiasco économique et humain retentissant, l'extrême-gauche n'en finit plus de grignoter l'aile gauche du PS, et le dernier « coup de Tarnac » du gouvernement indique que le but est de faire monter Besancenot à plus de dix pour cent pour fermer la porte du pouvoir à la gauche crédible, mais Sarkozy a des soucis à se faire.
Oui, c'est terrible, je ne voudrais pas être à sa place, tirant sur son havane en rigolant…
à Bardamu
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 18H30 | 22/11/2008 |
Oui, Bardamu, mais tout cela suppose que Sarkozy soit assez patient pour fumer tout un havane… Je ne pense pas qu'il saura se modérer jusqu'à la prochaine présidentielle. La tentation est si grande de donner libre cours à sa veine impériale, surtout en ces temps troublés et bientôt opaques ! On le voit bien avec le coup de Tarnac, comme vous dites si justement : n'accélère pas victorieusement l'Histoire qui veut !