Agrégée de philosophie, Marie-Claude Lorne, 39 ans, s'est jetée dans la Seine le 22 septembre 2008. Son corps a été retrouvé le 3 octobre 2008. Début septembre, elle avait reçu un courrier lui signifiant sa non-titularisation à un poste de maître de conférence à l'Université de Brest.
Etre titularisé n'est pas automatique mais ne pas l'être est exceptionnel dans le monde universitaire. La non-titularisation n'est pas à proprement parler une procédure de licenciement mais s'avère toujours fortement préjudiciable pour celui ou celle qui l'a subi.
Cela signifie que l'institution doute des compétences de recherche et d'enseignement de la personne qu'elle a recruté. Ne pas titulariser peut également être un moyen d'écarter un futur enseignant-chercheur ayant commis des actes pouvant porter gravement atteinte au fonctionnement de l'institution. Il n'en était rien.
Une décision sur son avenir professionnel prise en quasi-clandestinité
La décision a été prise le 13 juin 2008 par une commission de spécialistes composée de deux personnes ( ! ) qui n'ont pas informé les autres membres de la commission. Il semblerait que les convocations n'aient pas été reçues… En théorie rien d'anormal, puisque légalement il n'est pas prévu qu'en seconde réunion la commission rassemble le quorum des membres.
Il n'en demeure pas moins qu'une décision aussi grave concernant l'avenir professionnel d'une personne ainsi que sa réputation, ne devrait jamais être prise en quasi-clandestinité sans avertir l'ensemble de la commission qui a procédé au recrutement et pire, comme ce fut le cas ici, sans prévenir l'intéressée elle-même.
Nous arrivons ici au cœur d'un vieux mal du système universitaire français qui permet encore des aberrations de ce type.
Ne pourrions-nous pas dépasser nos clivages disciplinaires et réfléchir en tant que professionnel sur nos règles de recrutement ? Ces dernières ne devraient-elles pas répondre, dans un contexte de rareté des postes et de compétitivité croissante entre docteur(e)s, à un formalisme plus rigoureux ?
On recrute -encore- à vie des enseignants-chercheurs, souvent ayant dépassé les trente ans et cumulé publications et expériences, qui mériteraient davantage de professionnalisme dans le recrutement. Une commission de spécialistes devrait au bout de l'année de stage être capable de se réunir en plénière pour discuter avec le jeune entrant sur la base de critères de compétence professionnelle des conditions de son insertion.
Certains étudiants de Marie-Claude Lorne ont eu le courage de témoigner de l'excellence de son enseignement et pourtant, leur avis n'a pas été pris en compte.
Elle pilotait un séminaire, avait des réseaux internationaux…
Marie Claude Lorne pilotait un séminaire, devait publier sa thèse et était bien insérée dans des réseaux de recherche internationaux qu'elle avait eu l'occasion de fréquenter au gré de son parcours doctoral (Oxford, Lund, Berlin). Elle avait obtenu une bourse de post-doctorat à Montréal dans un centre de recherche spécialisé dans son domaine et, eu égard à ses qualités de chercheuse, elle avait pu également bénéficier par la suite d'une bourse du CNRS.
Elle présentait toutes les garanties requises pour le recrutement d'un enseignant-chercheur, dont celle d'offrir à son université une dimension internationale dont elle avait besoin (voir l'évaluation de l'AERES de ladite université).
Ne devrait-on pas consulter les collègues enseignants, les représentants étudiants et les responsables des centres de recherche au moment de la titularisation ? Par exemple, ne faudrait-il pas rappeler et se rappeler collectivement que l'arrivée d'un jeune maître de conférence en stage mérite que l'on prenne soin de son insertion en l'encadrant et en l'orientant ?
Un collègue britannique me rappelait récemment qu'un chef de département outre-Manche est en faute s'il ne s'occupe pas de l'insertion d'un jeune collègue. L'évaluation doit certes reposer sur la production scientifique mais ne doit-elle pas également prendre en compte la capacité des pairs et des responsables administratifs à favoriser les conditions de travail des enseignants-chercheurs ? La France serait encore atypique.
Les réformes sont en cours ; il ne s'agit pas d'entrer dans ce débat. Toutefois on peut craindre que le processus d'autonomisation des universités, s'il ne se construit pas simultanément avec des règles claires de fonctionnement sur les modalités de recrutement et d'évolution des carrières, ne perpétue et ne renforce la perversité d'un système qui préfère le mandarinat local au fonctionnement méritocratique international.
Un acte intime… après une nouvelle qui anéantit
Le suicide est un acte intime, mystérieux qui interroge les proches. Certains m'opposeront, peut-être, que j'instrumentalise ce cas. Je leur répondrai que Marie-Claude avait soutenu sa thèse en 2004 et était restée trois ans en attente de poste. J'ai vu son soulagement et sa joie à l'annonce de son élection à un poste de maître de conférence.
Les membres de la communauté savante savent tous ce que signifie cet événement dans une vie : le droit d'exercer son travail en étant rémunéré de manière régulière. Par le passé, Marie-Claude m'avait soutenue pendant quatre ans avant que j'obtienne un poste au CNRS. Alors que nous partagions beaucoup depuis douze ans, elle ne m'avait pas informée de sa non-titularisation tant la nouvelle l'avait profondément anéantie. Et elle s'est donnée la mort en face de la Bibliothèque nationale de France.
Sylvie Ollitrault, chargée de recherche CNRS, CRAPE, Institut d'études politiques, Rennes 1, connaissait personnellement depuis douze ans Maire-Claude Lorne.



















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De Coldo
pas là | 15H02 | 19/11/2008 |
Est-ce qu'on pourrait éviter que Rue89 devienne un bureau des pleurs où qui veut vient raconter le drame (réel, c'est pas là le problème) qui le frappe, lui ou ses amis…
Où est la recherche ? l'analyse ? le journalisme ? …
Ou alors on dit sincèrement que Rue89 est un blog d'opinions et moi je vous fais un article sur la grandeur et la décadence de la brandade de morue.
à Coldo
De Bardamu
difficile | 15H08 | 19/11/2008 |
Ah non, pas d'accord. Qu'une doctoresse, agrégée de philo mette fin à ses jours parce qu'elle n'arrive pas, malgré ses titres universitaires, à trouver un poste, ça montre bien qu'il y a quelque choses de pourri dans le Royaume….
C'est un signe important.
à Bardamu
De temptfate
Ingénieur | 15H59 | 19/11/2008 |
Ca montre aussi que trop d'étudiants s'engagent dans des voies sans débouchés quelque soit leur propre talent.
à temptfate
De Le flou stoique
Cf fiche n°15673B | 04H33 | 20/11/2008 |
C'est vrai que la philo a pas trop d'avenir mais bon rassurons nous : toutes ces filières sans intérêt vont bientôt disparaître que ce soit au lycée ou à l'université ! On va enfin pouvoir vivre les pieds dans les pantoufles toute notre vie sans se poser de questions : aaah le rêve américain…
à Bardamu
De fantome de la nuit
insomniaque | 18H34 | 20/11/2008 |
Tiens, Bardamu découvre que la société actuelle ne valorise pas les talents…
à Coldo
De Chloé Leprince
Rue89 | 15H11 | 19/11/2008 |
Bonjour Coldo
j'entends votre coup de gueule… toutefois je ne le comprends pas bien car le but de rue89 est précisément de publier à la fois des enquêtes, reportages, papiers d'analyse, portraits etc, qui sont réalisés par des journalistes de la rédaction ou des pigistes à l'exterieur… mais aussi des témoignages, tribunes, coups de coeur, coups de gueule, récits à la première personne, qui remontent justement de nos lecteurs ou d'acteurs de la société civile. Sachant qu'aucun contenu de cette seconde catégorie n'est mis en ligne sans qu'il ait été validé, relu par la rédaction, qui échange à chaque fois avec son auteur avant de décider de le publier.
Vous ne trouvez pas ce mélange fertile, au contraire ? quant a la brandade…
à Chloé Leprince
De Coldo
pas là | 16H07 | 19/11/2008 |
C'est la confusion entre ces différents genres qui me gène sur Rue89.
Pour moi, le journalisme ne consiste pas simplement à donner son avis. Il faut des recherches, multiplier les sources, vérifier ses infos, et ne pas se contenter d'un simple témoignage forcément partial et partiel.
Le même article, mais accompagné d'une réaction de l'administration, d'une recherche sur le pourcentage d'agrégés non titularisés (« exceptionnel » écrit l'auteur, j'aurais aimé savoir à quel point), ça oui, ça aurait valu le coup.
Parce que cet article là, ça n'est pas de l'info.
à Coldo
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 17H00 | 19/11/2008 |
Des tribunes et témoignages de ce type sont régulièrement publiés dans la presse papier. A chaque fois, le lecteur est informé qu'il ne s'agit pas d'un article rédactionnel. A l'étranger, où les expressions d'« opinions » (n'engageant que leurs auteurs) abondent, cette pratique est très répandue, en tout cas plus qu'en France.
Tous les journaux anglais et américains, notamment, publient quotidiennement une page entière d'« op-ed » (opinions et éditoriaux).
En quoi la pratique de Rue89 diffère-t-elle de la norme et surtout des principes régissant son propre fonctionnement ?
à Coldo
De Chloé Leprince
Rue89 | 18H16 | 19/11/2008 |
Il ne s'agit justement pas de journalisme dans ces cas la mais de contributions de l'ordre du témoignage ou de la réaction.
à Coldo
De camarade vitamine
20H58 | 19/11/2008 |
Et si monsieur coldo, que ça vous plaise ou non. C'est une info qui dit bien des choses. Elle reflète l'état d'un monde qui se jette à la boue séculière. Elle raconte la philosophie de la pulsion de mort qu'engendre la finitude libérale. Point de place pour la vie des savoirs, des incertitudes matérialistes, utilitaristes…
Entre Bercy et la BNF l'acte symbolise bien cette mort de l'utopie.
Bien à vous.
à Chloé Leprince
De fhg
Voisin | 16H21 | 19/11/2008 |
@C. Leprince
Vous entendez le coup de gueule mais ne le comprenez pas bien ?
Sans blague ?
Le but de Rue89 est précisément de publier à la fois des enquêtes, reportages, etc ?
Pas possible ?
Le jour où 3 tours sont tombées. Oui 3 et pas seulement deux. Vous vous souvenez ?
L'association de plus de 500 architectes qui demandent la réouverture de l'enquête concernant le 911, vous connaissez ?
La conférence de R. Gage, le 13 nov dernier à Paris, vous étiez au courant et vous ne vous êtes pas déplacés. C'est ballot quand même.
Pourtant ça ferait un bon titre : « le 11 sept 2001 : jamais deux sans trois »
signé : un riverain courageux qui poste encore malgré des menaces de suppression de compte.
à fhg
De comptesuprimé30
hestia | 18H57 | 19/11/2008 |
@ fgh
Tout comme vous je trouve que la Rue devient un lieu de consommation d'infos sans les approfondir.
Cependant, et là Chloé va etre contente, un fait divers est un fait de société.
Le suicide (parce que le travail tue) est réellement un fait de société.
Sans etre une vieille incrustée dans la roche j'ai vu l'évolution du monde du travail avec des techniques de management inhumaines.
Avez vous « la question humaine » ?
Lisez vous « Christophe Desjours » ?
On peut suggérer à rue 89 de mettre des références, pour approfondir ce témoignage , d'ouvrages sur le suicide au travail etc.
à comptesuprimé30
De fhg
Voisin | 23H57 | 19/11/2008 |
-décision prise le 13 juin par deux personnes dans la quasi-clandestinité, l'intéressée elle-même n'a pas été prévenue.
-décision grave, avenir professionnel, réputation en jeu
-Début septembre, elle avait reçu un courrier lui signifiant sa non-titularisation
-s'est jetée dans la Seine le 22 septembre 2008.
« Alors que nous partagions beaucoup depuis douze ans, elle ne m'avait pas informée de sa non-titularisation tant la nouvelle l'avait profondément anéantie. Et elle s'est donnée la mort en face de la Bibliothèque nationale de France. »
« Le choc s'estompe avec le temps, il s'agit par définition d'un état temporaire, et la meilleure manière de NE PAS SE PERDRE, de résister au choc, est de savoir ce qui vous arrive et pourquoi. Résister au choc, c'est s'informer. Armez-vous ! »
La stratégie du choc, Naomie Klein
http://www.youtube.com/watch ? v=DretD1Np_yE
Pour s'armer encore davantage :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/Daniele%2BGanser/video/x4rc1…
Daniele Ganser : « dans les universités suisses on risque de se faire virer si on parle du 11 sept ».
Merci pour vos deux références cronos.
signé : un riverain menacé de suppression de compte par la direction89.
à Chloé Leprince
De Houvaton nouveau compte
18H59 | 19/11/2008 |
« le but de rue89 est précisément de publier à la fois des enquêtes, reportages, papiers d'analyse, portraits etc, … mais aussi des témoignages, tribunes, coups de coeur, coups de gueule, récits à la première personne, qui remontent justement de nos lecteurs ou d'acteurs de la société civile. »
Je vous rappelle, Chloé, que vous avez le témoignage des enfants du juge ROCHE mort dans des circonstances très suspectes lors de l'affaire Alègre BAUDIS (scandale de pédophilie, prostitution et autre) :
http://www.dailymotion.com/atmoh/video/xbz4_affaire-allegrele-scandale-r…
Effrayant mais édifiant ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Vous pouvez également interroger le procureur de la République Michel Bréard, aujourd'hui avocat général (magistrat) à Bordeaux, auteur d'un rapport accablant sur un certain Marc Bourragué (ancien substitut aux affaires financières à Toulouse à l'époque de l'affaire Alègre), rapport qui dort à la chancellerie…
Ou un ex gendarme-enquêteur que les medias ont fait taire (ainsi que ses supérieurs hierarchiques) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Roussel
Ou le capitaine Vidal etc …
Avec ces témoignagnes c'est toutes nos Institutions (pas que l'enseignement de la philo) qui en prennent un coup. Faut absolument en modifier la donne si nous souhaitons vivre en démocratie. Pour que le mot démocratie et protection des individus (et non prédation, prélèvement je dis bien PRELEVEMENT ! ! ! ) ne soit pas de vains mots.
@Libé89 : Vous enfumez ou vous souhaitez - VRAIMENT - informer ? ? ? ?
à Coldo
De Job Lake Barzh
Chapiau rond | 15H27 | 19/11/2008 |
Coldo, anagramme de Clodo…
That's all ! ! !
à Job Lake Barzh
De pointilleur des lilas
16H02 | 19/11/2008 |
Job, et pauvre comme… ; je comprends votre colère, envers lui, mais ce n'est pas gentil pour les « clodos », qui méritent mieux. ; -))))
à pointilleur des lilas
De parti
punishment park | 16H24 | 19/11/2008 |
coldo donne des leçons de journalisme après une recette de brandade même pas complète et avant une insulte à la « vanneste »…quel pov » pleutre…
à Job Lake Barzh
De Coldo
pas là | 16H08 | 19/11/2008 |
Je vois que monsieur a sucé un clown ce matin…
Et ça pense avoir de l'esprit ! …
à Coldo
De pointilleur des lilas
16H00 | 19/11/2008 |
Je trouve, et c'est son rôle Chloé très gentille avec vous.
Mais ayant cueilli ici ou là quelques exemplaires de vos « posts », et vos divagations, je me posais une question.
Vous êtes, ou du moins vous cataloguez « cadre ».
Fort bien, mais vu la « hauteur » de vos remarques, et l'esprit qui s'en dégage, pourriez vous, une fois, (histoire Belge), avant de la « fermer » définitivement, et ne pas vous même polluer ce site, nous donner la marque, la couleur, et l'année de fabrication de votre « cadre », et suivez vous un régime sans « selles », à force de « patauger » dans la « choucroute ?
à pointilleur des lilas
De Béatrice1
| 16H27 | 19/11/2008 |
Je suis presque admirative devant la « hauteur » de vos remarques et l'« esprit » ras du caniveau qui s'en dégage !
Vous n'êtes PAS propriétaire de ce site, et vous n'avez PAS à vous permettre d'ordonner à un riverain de « la fermer » après l'avoir accusé de le « polluer » !
C'est une habitude détestable ici qu'ont certains de s'en prendre à l'auteur d'un commentaire avec qui ils sont en désaccord, au lieu d'argumenter sur le fond. Et à propos de « fond », on le touche, avec vos propos scatologiques !
Vous êtes un vrai Khmer Rouge, dites donc ! Si tu n'es pas d'accord avec moi, tu « pollues », et j'EXIGE que tu dégages ! Ah bravo ! Ca fait vachement envie, votre système. Une logorrhée digne d'un troll…
Personnellement, je trouve au contraire le commentaire de Coldo très pertinent : le suicide est une affaire très personnelle et complexe, et bien malin qui peut dire ce qui l'a provoqué. Il y a aussi des plombiers et des épiciers qui se suicident.
à Béatrice1
De comptesuprimé30
hestia | 20H21 | 19/11/2008 |
@ béatrice
en vous répondant je sorts mon casque : je sens que vous allez encore vous enerver.
Puisque le suicide est complexe : pourquoi trouvez vous que cet article est interessant ?
à comptesuprimé30
De Béatrice1
| 17H54 | 20/11/2008 |
Pourquoi m'énerverais-je sur ce que vous écrivez-là, et qui n'a rien d'« énervant » ? Je n'ai pas dit que je trouvais l'article intéressant, j'ai dit que je trouvais la remarque de Coldo intéressante : raison de plus pour m'« énerver » qu'une espèce de facho se permette de lui intimer l'ordre de « la fermer ». Ca ne vous « énerve » pas, vous, ce genre de diktat ? On est sur un forum où tout le monde a le droit de s'exprimer, non ?
Le suicide est par essence extrêmement complexe, et ne saurait résulter d'une seule cause, c'est pourquoi je me garderai bien d'avoir un avis sur cette malheureuse - sauf qu'étant agrégée de l'université, elle n'était pas à la rue et était assurée d'avoir un (très bon) salaire fixe et à vie. Mais je sais par ailleurs que le mode de recrutement des maîtres de conf » est plus qu'opaque et qu'il se passe bien des choses scandaleuses à l'université française.
Je remarque aussi que tout le monde le sait depuis 40 ans mais que la moindre tentative (de gauche comme de droite) de changer quoi que ce soit se solde à tous les coups par des émeutes.
C'est le French paradox, je suppose.
à pointilleur des lilas
De Houvaton nouveau compte
19H18 | 19/11/2008 |
« avant de la fermer définitivement, et ne pas vous même polluer ce site »
Oh pointilleur grande gueule tu te prends pour qui ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? Pour le centre du monde ? ? ? ? ?
Tu apportes quoi aux débats, toi, mis à part de constantes invectives ?
En matière de pollution je te trouve plutôt bien placé, toi.
Quant aux belges, ils ont grandement monté dans mon estime depuis que j'ai appris - certainement pas grâce aux journalistes de rue89 - qu'ils se sont battus et ont obtenus la démocratie directe. Eux ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! …
à Coldo
De eskimo
16H35 | 19/11/2008 |
oui à la bêtise vous ajoutez à présent l'indécence …
à Coldo
De marc44
16H45 | 19/11/2008 |
A l'heure à on conçoit les nouveaux comités de sélection,
cet événement nous rappelle le besoin de définir des procédures propres, prenant le temps de l'examen des dossiers.
A l'heure, le calendrier du recrutement est bâclé.
Pour les titularisations, habituellement les assemblées sont loin d'être remplies, parce que la titularisation est presque toujours anecdotiquement examinée, les participants supposant que s'il y a un cas problématique, on le leur fera savoir avec une attention particulière, et ils se déplaceront.
Le danger avec les futurs comités de sélection comportant 50% d'extérieur et qu'il va y avoir de plus en plus de déplacements en France, et donc de plus en plus de difficultés à réunir de grandes assemblées.
C'est incroyable que le président de la CS, ses assesseurs, le directeur de laboratoire, le directeur du département d'enseignement… tous les filtres étaient encrassés ?
à Coldo
De Spiripotain
dilettante | 21H24 | 19/11/2008 |
Est-ce qu'on pourrait éviter de lire ce qui est écrit ci-dessus et qui témoigne d'une sécheresse de coeur absolue. Comment osez-vous ? ? ? ? ?
Le drame de cette universitaire dit très exactement le désarroi de milliers de chercheurs, il dit l'état de l'université, il dit plus généralement le monde dans lequel nous sommes. Un monde où une personne qui a énormément travaillé, qui a franchi tous les obstacles, se retrouve seule et sans espoir. Mais plus, il dit l'état des relations humaines au sein de cette société et la remarque que fait Coldo en est une seconde illustration.
à Spiripotain
De Spiripotain
dilettante | 21H25 | 19/11/2008 |
Ma réponse ne s'est pas inscrite où il le fallait. C'était une réponse à l'intervention de Coldo.
à Coldo
De lizbeth25
professeur | 23H26 | 19/11/2008 |
Rue89 devient -ou pas- un bureau des pleurs, et on se contrefiche de votre thèse sur la brandade de morue. En bref, cassez-vous.
De Bardamu
difficile | 15H02 | 19/11/2008 |
« J'ai vu son soulagement et sa joie à l'annonce de son élection à un poste de maître de conférence.
Les membres de la communauté savante savent tous ce que signifie cet événement dans une vie : le droit d'exercer son travail en étant rémunéré de manière régulière »
Oui, mais enfin, elle était agrégée, donc elle retrouvait tout simplement un poste dans le secondaire, où elle aurait aussi été rémunérée régulièrement…
Je sais bien que faire enseigner des agrégés de philosophie dans le secondaire c'est un peu donner de la confiture aux cochons, mais ce suicide montre aussi à quel point le métier de prof, hors des facs et des planques type CNRS est devenu un repoussoir…
Quel gâchis, se foutre en l'air pour un peu de reconnaissance sociale…
à Bardamu
De pablico
15H07 | 19/11/2008 |
est-ce bien philosophique le suicide ?