Depuis les arrestations d'un groupe de jeunes qui serait à l'origine d'actes de sabotage des lignes de la SNCF, les commentateurs et l'opinion publique manifestent des grandes difficultés à comprendre cette dynamique violente et destructrice, qui pourrait avoir des conséquences graves : mises en examen pour association de malfaiteurs à vocation terroriste, les inculpés risquent de 10 à 20 ans de prison.
Comment des personnes si gentilles et serviables, auraient pu être, en même temps, les organisateurs d'une cellule terroriste, voire même à la tête d'une structure aux ramifications internationales, comme l'a expliqué le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin ?
Les habitants du village, leurs voisins et les parents des inculpés sont encore plus surpris et font part de leur étonnement, tantôt en invoquant leur disponibilité :
« Toujours prêts à rendre service. Ils ont aidé ma fille pour les langues. Un jour, ils lui ont donné du pain qu'ils font, super bon. »
Tantôt, comme pour le père du « cerveau » présumé du groupe, en invoquant la qualité de ses études dans les « grandes écoles » (ESSEC et Ecole des hautes études en sciences sociales) de son fils.
Deux types de terrorisme, l'un à base territoriale, l'autre politique
Incrédulité, voire même dérision et sarcasme chez certains journalistes, tel Daniel Schneidermann qui ironise, dans Libération, sur la chasse aux sorcières et la fabrication d'épouvantails qui seraient opérées conjointement par le journalisme policier et le ministère de l'Intérieur.
Pour faire vite, civilité, bonnes manières, savoir-faire culinaire et un cursus studiorum de qualité seraient le meilleur antidote à la violence et au passage à l'acte de sabotage. Ces jeunes seraient :
« Des militants politiques avec une culture politique d'extrême gauche, alternative, proche des analyses de Gramsci mais je ne les vois pas dans l'action directe. S'ils voulaient donner dans le terrorisme, ils se couperaient du monde. »
Reste que des actes de terrorisme et de sabotage ont été commis, et que cela surprend tant les autorités que les intellectuels. Il peut être utile d'y regarder de plus prés. Pour faire bref, il existe en Europe essentiellement deux types de terrorisme, pour citer les plus importants :
- Les terrorismes à base territoriale, d'inspiration nationaliste, de la Corse à l'Irlande, au Pays basque.
- Les terrorismes à base politique, de la bande Baader-Meinhof allemande aux Brigades rouges, et aux autonomies violentes dans divers pays d'Europe du Nord.
Historiquement, selon les époques et circonstances il y a eu des échanges et coopérations plus ou moins intenses entre ces deux mondes : parfois de la logistique, des informations, ou des armes et de l'entraînement, et même, plus rarement, des actions communes.
« The girl next door » et le voisin baba-cool
Un personnage comme Carlos ne peut pas être entièrement compris et mise en perspective si on ne l'intègre pas complètement dans son rôle de « go between », de médiateur à la fois financier et structurant, entre ces deux mondes. Et on pourrait en citer beaucoup d'autres, avec, parfois, la pègre ou les mafias : Italie des années de plomb et Russie d'aujourd'hui pour preuve.
Si Carlos appartient désormais au passé, il n'est pas inutile de réfléchir au fait que le terrorisme politique que l'on pensait désormais anéanti en Europe y refasse surface : les « nouvelles » Brigades rouges en Italie, et maintenant les « cellules invisibles » en France.
Cette résurgence a déjà produit quelques morts, et des attentats plus ou moins sérieux et potentiellement dangereux dans divers pays d'Europe. Des terroristes « de l'intérieur » existent bel et bien, même si on ne sait pas encore leur attribuer une personnalité et détecter leur mode d'organisation. Qui sont donc ces « nouveaux terroristes » ?
Comme, et plus encore que ceux d'il y a 40 ans, ils sont exactement « the girl next door », c'est-à-dire l'adorable voisin baba-cool, la jeune employée si gentille, le paisible professeur aimé de tous ses étudiants, l'ouvrier si serviable.
La stratégie des autorités est inadéquate
La nouveauté est que ces nouvelles générations « insurrectionnelles » ont une vision du « sabotage », de la destruction des structures de l'Etat qui a fait son aggiornamento théorique et technologique, qui a bien étudié les nouvelles formes de la révolte sociale, de l'Intifada au hacking technologique et a parfaitement compris les avantages d'une structure légère et en « réseau » comme Al-Qaida.
Soyons clairs : il n'y a aucune connexion directe, mais il y a certainement des filiations, des modus operandi et aussi des inspirations mutuelles entre tous ces mouvements. Il y a aussi et surtout le recours à la notion de « contamination par l'exemple » qui se multiplie à l'infini grâce à Internet et aux réseaux de communications planétaires.
Sur tous ces points, les moyens et la stratégie des autorités se révèlent totalement inadéquates, tant pour ce qui est des pistes d'investigation qu'au niveau de la communication politique des résultats des enquêtes.
La police et la justice utilisent des argumentaires d'un autre âge, qui n'ont plus rien à voir avec la stratégie politique et les formes organisationnelles de ces nouveaux groupes insurrectionnels. Et ce faisant, les autorités se ridiculisent et se décrédibilisent face à l'opinion publique, et il devient alors facile de les accuser de vouloir construire par tous les moyens l'ennemi intérieur.
Les rejetons des beaux quartiers et les « enragés » des mouvements sociaux
On ne trouve pas de caches d'armes ou des explosifs, mais des livres et des ordinateurs ; plus de tracts avec l'étoile à cinq branches, mais des traités plus ou moins intelligibles arguant par exemple :
« Tous les moyens sont bons pour construire l'ennemi intérieur. Construire l'ennemi intérieur, c'est très important pour un pouvoir qui tient en partie la route par l'inflation policière.
Il faut justifier l'empilement de lois antiterroristes, qui n'ont plus rien à voir avec le droit. L'ensemble des forces antiterroristes, aujourd'hui, est énorme, avec un outillage technique extrêmement élaboré. Il faut justifier cet appareillage légal et militaire. »
Reconnaissons que nous sommes confrontés à une nouvelle forme hyperconflictuelle (pour ne pas utiliser trop souvent le terme inflationné de « terrorisme ») face à laquelle les pouvoirs publics sont largement peu préparés, trop occupés qu'ils ont été à se focaliser uniquement sur les « banlieues » ou les casseurs de vitrines de luxe.
On assiste à l'émergence d'une nouvelle forme extrême de conflictualité qui vient et fait la jonction entre les rejetons des beaux quartiers et les « enragés » des mouvements sociaux abandonnés par la gauche.
C'est dans ce dangereux creuset, d'ambiguïté politique et de bourdes administratives, que peut prendre racine le véritable terrorisme invisible.




















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De Tita
oiseau | 18H53 | 19/11/2008 |
Ce texte me rappelle un copain qui disait parfois quelques bizarreries comme « un shirt tout blanc au couleurs fantaisistes ». Evidemment, s'il est blanc, il n'a pas de couleurs fantaisistes et inversement. Aussi ai-je quelques difficultés à comprendre un « terrorisme invisible » car le terrorisme cherche au contraire à terroriser et c'est plutôt visible sinon, ce n'est pas efficace. Le mot « terrorisme » est-il donc approprié ? Il me semble qu'avant de faire quelques analyses, il pourrait être pertinent de se poser cette question. Avoir une opinion radicale ou différente et l'écrire sur un ordinateur, est-ce du terrorisme ? Si oui, je crains que toute opposition au régime ne le soit.
Quant à faire des parallèles, le problème, c'est qu'il n'y a pas trop d'intérêt à en faire. Le mode opératoire est différent (s'ils sont coupables), l'idéologie l'est aussi, et les conséquences aussi… ou alors on peut aussi dire « Hitler était un homme et c'était un vilain salaud. L'abbé Pierre était aussi un homme ! Alors nécessairement, L'abbé Pierre est coupable puisqu'on peut faire un rapprochement ». étrange… cela me laisse même un sentiment qu'on voudrait accuser l'abbé Pierre qu'on ne pratiquerait pas d'autre manipulation. En associant son nom à un coupable connu (Adolph), on injecte le doute, et même on laisse supposer un lien ou un rapprochement. De fait, je ne comprends pas pourquoi il est parlé de Carlos dans ce texte…
Et puis, franchement, personnellement, je rapprocherais plus Carlos a un autre terroriste : G.W. Bush qui est responsable d'un demi-million (a vu de nez) de morts à travers le monde pour imposer sa vision politique de ce même monde. N'est-ce pas aussi un terrorisme et fort dangereux vu les morts bien effectifs ? Et c'est sans parler que certains rajouteraient aux nombre des victimes les deux mille du ground zero…
Je ne dis pas que le terrorisme n'existe pas. Je dis juste que l'histoire montre que les Etats s'en servent souvent pour se justifier. Hitler a fait le coup pour avoir un casus belli contre la pologne, le GRC du canada organisait des attentats soi-disant imputés au indépendantistes québécois pour déligitimer ces derniers, il y a quelques présomptions pour le 11 septembre, et en tout cas, il n'y avait pas d'armes de destruction massive en irak, etc… Et en France, si le Rainbow Warrior n'avait pas sauté avant, aurions-nous su les malversations de notre beau pays ?
Bref, toutes ces raisons me poussent à être prudent sur ce qui est présenté comme du terrorisme surtout quand les preuves sont… plus proches des intentions ou des opinions que du fait comportemental, du moins en ce qui concerne le mouvement d'ultra-gauche si bien mis en accusation ces derniers jours et dont il est question dans cet article.
à Tita
De parousnik
22H48 | 19/11/2008 |
G.W.Bush/Cheney 2 millions de morts au Moyen Orient et trois milles le 11 septembre 2001…plus le général Massoud le 9 septembre 2001…plus tous les irradiés éclopés etc….sans oublié les torturé pour avouer des crimes commandité organisé et réalisé par les tortionnaires…
à parousnik
De Tita
oiseau | 23H18 | 19/11/2008 |
Diantre ! Mon nez n'est pas bon à sous-estimer autant la nuisance du couple infernal. Merci pour ces précisions.
à Tita
De Houvaton nouveau compte
03H11 | 20/11/2008 |
Les attentats du 11 septembre furent une tragédie pour les 3 000 victimes directes et le sont toujours pour toutes les victimes indirectes présentes et à venir (plus de 650 000 morts en Irak).
Ce drame sur-médiatisé a servi de prétexte à :
- la promulgation, dans de nombreux pays dont les nôtres, de lois liberticides prises au nom de notre protection contre le « terrorisme »,
- à l'intensification sans précédent d'une prétendue « guerre contre le terrorisme » menée par l'administration US et ses alliés contre des pays dont les liens avec ces attentats sont loin d'être clairement prouvés.
Le rapport final de la commission d'enquête sur le 11 septembre censée faire toute la lumière sur ces attentats a laissé de nombreuses questions cruciales sans réponses. Il comporte, de l'avis même du président de la commission d'enquête, de nombreux mensonges, invraisemblances et omissions d'ordre militaire (sur les procédures d'interceptions par exemple) et également scientifique (effondrement de la troisième tour WTC7).
Le 11 Septembre 2001 : Attentat ou Aubaine ?
http://www.dailymotion.com/Rudy-D/video/x7ehn8_le-11-septembre-2001-atte…
à Houvaton nouveau compte
De Tita
oiseau | 14H59 | 20/11/2008 |
j'aurais plusieurs choses à répondre.
1) Les attentats du 11 septembre firent 2,974 morts en victimes directes (je viens de vérifier). Concernant les victimes indirectes, c'est beaucoup plus difficile à évaluer car il m'apparait (peut-être ai-je tort) que cet évènement fut pris comme un casus belli pour faire la guerre aux talibans en Afghanistan, mais non pour faire la guerre en Irak. Le grand thème justificateur de la guerre en irak était celui « des armes de destruction massive qui menaçaient les USA et le monde libre ». C'est toujours créer un ennemie (Saddam Hussein), mais ce n'est pas Laden. De fait :
2) Les attentats du 11 septembre furent utilisés par Bush/Cheney comme un des justificateurs de leur terreur et de leurs guerres de ressource. Cette utilisation est indépendante du fait de savoir qui sont derrière les attentats du 11 septembre.
3) Par ailleurs, ces attentats du 11 septembre ne sont qu'un des éléments justificateurs de la politique de terreur, ils n'en sont pas le point unique, novateur et central. Le vilain Saddam avec ses armes de destruction massive en était une autre. On nous ressert d'ailleurs le même plat avec la théocratie iranienne et les armes nucléaires, etc… Enfin, je crois savoir par exemple que la CIA avait gonflé les chiffres de puissance et de menace de l'URSS à la fin de la guerre froide afin que le congrès continu de voter les budgets du complexe économico-militaire US (on en revient toujours à créer un ennemie).
4) Concernant la question de savoir qui est responsable des attentats du 11 septembre, j'ai vu les documentaires qui s'interrogent sur la version officielle. Je reconnais que leur arguments sont convaincants et que j'aurais tendance à croire aux arguments plus qu'à des affirmations qui n'ont de crédit que parce qu'il y un tampon les rendant officielles. Cependant, tant que l'histoire n'aura pas tranché, qu'il n'y aura plus de doute et que tout le monde se sera rangé du même avis, il est prudent et nécessaire d'émettre soi-même des doutes quand on s'adresse à autrui.
5) Pourquoi est-ce nécessaire quand on s'adresse à autrui ? Parce qu'on ne sait pas sa position sur la chose. La question étant hautement encore sensible, il pourrait refuser tout un discours simplement parce que j'aurais affirmer dans une phrase une chose à laquelle il ne croit pas ou refuse de croire. De fait, il me classerait parmi les « théoristes du complot ». Ca décrédibilise tout le reste du discours même si ce dernier était argumenté et bien étayé de faits vérifiables. Quant à ceux qui sont déjà convaincus ou qui doutent déjà, à trop souvent en parler, on passe pour un obsédé de la chose ou un militant en quête de prosélytisme… ce n'est pas trop crédible non plus.
Donc mieux vaut rester prudent quand on parle du 11 septembre. On peut utiliser d'autres faits établis que celui-là et qui ne permettent pas aux suspicieux de refuser le discours).
à Tita
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 03H51 | 22/11/2008 |
Sur les victimes indirectes du 11 septembre, rajoutez les morts de l'amiante lors du déblayage et du nettoyage (des sans-papiers, pour la plupart) : le bilan n'est pas encore prêt.
à parousnik
De Béatrice1
| 17H33 | 20/11/2008 |
Les frappadingues conspirationnistes, qui nous affirmaient par exemple il y a peu que Bush allait décréter l'Etat d'urgence et annuler les élections US, se donnent rendez-vous sur un site respectable pour déverser leurs délires paranoïaques et faire de la pub pour leurs divagations.
à Béatrice1
De Tita
oiseau | 11H34 | 21/11/2008 |
Oui, il y en a même qui disent que ce sont les extra-terrestres qui ont fait le coup.
Bon, évidemment, on trouve des extrémistes de partout. Il y a même des nanas qui affirment la supériorité des femmes sur les hommes. Les machos de tout poils utilisent d'ailleurs cet argument pour déligitimer toutes les féministes (qui réclament l'égalité). Amalgame facile non ?
Bref, la prudence exige que tant qu'il n'y a pas un consensus raisonnable, on laisse le bénéfice du doute à tous les arguments et qu'on ne fasse pas d'amalgame trop rapide.
L'histoire montre que les Etats ont déjà fait des actes terroristes pour légitimer telle ou telle option de leur choix. Croire leurs versions sans se poser de questions peut donc être dangereux. L'histoire montre aussi qu'on trouve toujours des personnes qui ne croient pas ce que l'Etat leur dit. Elles ont parfois tort (il y a des extrémistes, des fous, des ce-que-vous-voudrez) et elles peuvent parfois avoir raison (puisque l'Etat triche parfois). Dans le doute de savoir qui a raison, mieux vaut ne pas jeter la première pierre et savoir écouter les arguments de tous.
De comptesuprimé30
hestia | 18H46 | 19/11/2008 |
@ marco diani
bonsoir
vous voudrez bien m'excuser mais votre article est décevant.
Il me semblait qu'un travaille de sociologue part d'une problématique , pour ensuite émettre une hypothèse de travail et la vérifier.Tout cela en prenant la peine de définir de quoi on parle.
La problématique serait : il existe des jeunes terroristes (au passage mot à définir).
L'hypothèse je la cherche .
Et la vérification de l'hypothèse ,je la cherche aussi.
Que voulez vous démontrer et nous transmettre ?
merci.
De parti
punishment park | 18H51 | 19/11/2008 |
terrorisme invisible…invisible…je vois pas…
à parti
De parti
punishment park | 22H10 | 19/11/2008 |
par contre « casseurs de vitrine de luxe » je vois bien là une assertion peu…crédible ?
à parti
De Zorro est arrivé
Lecteur | 08H49 | 20/11/2008 |
D'ailleurs, avez-vous noté que le « comité invisible » est devenu « cellule invisible » par la bénédiction d'un lapsus de procureur ?
Toute la presse et une partie de l'université reprennent en choeur.
De maxhno
Intérimaire Bac+5 | 18H57 | 19/11/2008 |
« On assiste à l'émergence d'une nouvelle forme extrême de conflictualité qui vient et fait la jonction entre les rejetons des beaux quartiers et les “enragés” des mouvements sociaux abandonnés par la gauche. »
Ce qui est marrant, c'est qu'on voit du terrorisme et de la bêtise dans ces actes. Qu'on ne comprend pas qu'une élite intellectuelle se retrouve en connivence avec ces « enragés » [le terme est bien trouvés, vu la référence historique] des classes laborieuses ; mais qu'en même temps on fasse l'éloge de la Révolution de 1789, qui a réuni les mêmes conditions d'alliance idéologique.
C'est sûr que c'est difficile de comprendre qu'une personne « saine » se retrouve à agir dans ces extrémités, mais il serait peut être temps de comprendre que dans un système malsain, c'est d'agir de manière conforme qui devrait paraître aberrent.
De Serge Quadruppani
Nomade italo-bellevilois | 19H03 | 19/11/2008 |
Sauvons la recherche ! Et sauvons-la d'abord de tels « chercheurs » qui pratiquent des amalgames qu'un flic de base de la PJ se garderait bien d'utiliser. Dans l'affaire des interpelés du 11 novembre, la prudence des enqueteurs a contrasté d'ailleurs de manière frappante avec les discours des politiciens et de leurs porte-voix sociologues.
Si c'est avec ça que Rue89 veut contrebalancer ma tribune, c'est à se demander si Rue89 n'a pas adhéré subrepticement au comité de défense…
à Serge Quadruppani
De C-dâv
22H08 | 19/11/2008 |
Bravo sergio,@lias bande encore ^^
à Serge Quadruppani
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 22H10 | 19/11/2008 |
Excellent !
L » info a trois voix , journalistes , experts et commentateurs commence à faire scission et à se taper dessus les uns contre les autres .
C'est génial .
J » adooore Rue89 …
à Serge Quadruppani
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 22H27 | 19/11/2008 |
Bien dit Serge…
Cent francs dans le nourrain.
à Serge Quadruppani
De johanjohan
johan | 22H33 | 19/11/2008 |
Oui, c'est bizarre ce choix, comme s'ils avaient paniqué pour vous avoir laissé la part belle. En plus Chloé Leprince nous avait promis un article qui chercherait à interroger la qualification de terrorisme… Je ne vois rien de tel, puisque nous avons directement à voir avec des terroristes qualifiés (de plus, ils sont carrément en avance sur les technologies des flics, méfions-nous. Heureusement le FBI veille)
à Serge Quadruppani
De compte supprimé 24
| 00H01 | 20/11/2008 |
Je n'y vais pas par quatre chemins : cet article est nul à chier.
De l'unter-Paris-Match.
Beurk.
à Serge Quadruppani
De Béatrice1
| 17H42 | 20/11/2008 |
Votre tribune était nulle, M. Quadruppani. Vous y affirmiez que 1) ils sont innocents, 2) quoi qu'ils aient fait, c'était bien fait pour la « société ».
C'était un ramassis de puérilités qui n'a été applaudi que par ceux qui se mettent automatiquement à piailler quand on appuie sur le bouton « extrême gauche », qui sont prêts à tout gober et à tout acclamer - même le PIRE - du moment que c'est enrobé dans cet habillage, car ça leur fait perdre tout esprit critique.
Vous les défendez comme vous défendiez autrefois les pédophiles, avec de GROSSES oeillères idéologiques bien puantes.
à Béatrice1
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H16 | 20/11/2008 |
Ah là là, Béatrice ! (Et bonsoir, Béatrice.) Ce que vous pouvez m'énerver quand vous vous y mettez !
Faut-il vraiment vous rappeler que les personnes mises en examen sont innocentes, et que c'est une évidence, aussi longtemps que ces personnes n'auront pas été jugées et condamnées. Dites, ça vous embêterait vraiment de ne pas aller plus vite que la musique ? Pour ce que vous en disiez, le lynchage n'est pas votre genre de beauté, non ?
Et puis, sauf votre respect, des grosses oeillères idéologiques, il me semble que vous n'en êtes pas tout à fait dépourvue. Je fais le pari que certains les trouvent tout aussi puantes que vous celles que vous attribuez à Quadruppani.
(A propos, salut Serge.)
à thierry reboud
De compte supprimé 24
| 20H27 | 20/11/2008 |
Béatrice est une sous-serpillière d'une outrancière mauvaise foi, menteuse et d'une amoralité achevée.
J'ai plus de considération pour les rats d'égout que pour ce monstre de froideur cynique dont il serait facile de relever les innombrables défilades, dès lors qu'on lui colle son vilain museau dans le caca dont elle conchie les fils de discussion. Mais je n'ai pas que ça à foutre.
Dénuée du moindre des petits courages, cette mégère cyclothymique passe son temps à cultiver sa crache, à s'astiquer la carapace et s'affûter la carapate.
J'ai en stock de quoi l'inqualifier jusqu'à la nuit des temps. Mais je passe le relais au suivant.
à compte supprimé 24
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H35 | 20/11/2008 |
Salut Cyp.
Pas d'accord du tout, mais alors pas du tout, avec toi sur Béatrice. Ce n'est rien de dire que je ne suis pas souvent d'accord avec elle (enfin si, parfois : sur la météo, par exemple), mais elle oppose des arguments qui sont la plupart du temps construits (ce qui est avantageux quand on espère les déconstruire).
Cela dit, ce que tu écris (plutôt pas mal du tout, faut bien dire, dans le style pamphlétaire) pourrait à peu près s'appliquer à une tétrachiée de riverains, et je ne parierais pas que toi et moi soyons exclus du lot.
à thierry reboud
De compte supprimé 24
| 20H51 | 20/11/2008 |
Salut Thierry,
Je me goure pas : je sais jauger le bestiau sur pied : elle m'a fait un plan pourri l'autre soir (sur le fil du précédent billet de Quadruppani, justement) que je ne suis pas près d'oublier, en vieux tromblon barrissant que je suis.
Pour moi c'est vite plié : ça ne vaut rien.
C'est con à dire, mais avec le boulot que je faisais avant (guide de voyages), j'ai chopé l'œil, et le bon pour ce genre de détail. Je me suis jamais trompé : au premier regard croisé à l'aéroport, j'ai toujours su qui allait être cool ou semeur de merde dans le groupe de touristes en partance.
J'ai plein de gros défauts, mais pas une seul de ses tares.
Elle me débecte.
à compte supprimé 24
De Mon-Al
roturière :-) | 11H07 | 21/11/2008 |
► « Elle me débecte.
Si c'est çà la conclusion à votre argumentation, vraiment pas la peine d'en faire des kilomètres : si on admire votre prose en vous applaudissant, vous appréciez, si on vous conteste même en s'exprimant correctement, on vous débecte …. Ouais, dans votre cas la communication, ce n'est pas çà … et heureusement que vous avez changé de métier : si du premier coup d'oeil vous jugez une personne (un jugement parfait, bien entendu ! ), le climat dans vos groupes devait être plutôt délétère …
Et bien moi, j'aime bien Béatrice, même si je ne suis pas toujours d'accord avec elle, avec ses commentaires professoraux, ses certitudes et son ton parfois un peu trop … sérieux, mais au moins JAMAIS insultants, ouvrant toujours la porte à ses “détracteurs” à condition qu'ils soient comme elle, bien élevés … ce qui ne semble pas être votre cas ! ! ( mais peur-être me trompé-je, n'ayant pas pour ma part le “coup d'oeil pour juger le bestiau sur pieds ‘.
à Mon-Al
De compte supprimé 24
| 12H44 | 21/11/2008 |
Non : je me fiche radicalement qu'on m'apprécie ou pas, Mon-Al.
Oui : comme pour *tous* les accompagnateurs chevronnés, mon jugement est pratiquement infaillible. J'ai guidé des milliers de gens de tous horizons, avec lesquels j'ai vécu une promiscuité contraignante dans des conditions souvent extrêmes : l'Himalaya, c'est pas de la gnognotte.
Si j'ai tenu aussi longtemps dans le métier(14 ans), c'est parce que j'étais un bon guide, par parce que j'avais de beaux yeux : j'ai toujours été au service des mes clients, leur assurant de passer de chouettes vacances. Mais pour cela, il faut boucler la gueule aux esprits dérangés, qui ne sont heureusement pas majorité, mais qui peuvent gâcher l'existence aux braves gens, et ne s'en privent pas : c'est leur plaisir pervers.
Je suis toujours ua contact du grand public mais, maître de mon petit atelier associatif, je fous dehors qui bon me semble et fais-moi confiance : ça gicle vite fait dans la ruelle, parfois !
Il est des formules polies qui sont pires que des insultes : Béatrice sait y faire. Moi, je suis un vulgaire muletier et je dis ce que je pense sans détour. Je ne sais pas emballer ma merde.
Je suis très mal élevé, c'est un fait. Mais je crois assez bien connaître l'intérieur de mes contemporains.
à thierry reboud
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 16H07 | 21/11/2008 |
Béatrice construit souvent bien ses arguments, je suis d'accord. MAIS, à la manière d'une politicienne, si vous la contrez, elle ne reprendra que les points qui l'arrangent. (She can be cornered pretty easily) Excusez-moi pour cette parenthèse en anglais, c'est ma langue maternelle.
Comme tous, je n'ai rien contre le fait qu'elle exprime des idées différentes, au contraire, c'est stimulant. Par contre, la chose que je ne supporte pas, c'est sa mauvaise foi. Elle est capable de porter une accusation dans une première page de commentaires et puis deux ou trois pages plus loin, venir affirmer qu'elle n'a jamais dit chose pareille. D'ailleurs, elle l'a fait aussi dans ce fil, en réponse à un de vos commentaires.
à Di
De compte supprimé 24
| 17H04 | 21/11/2008 |
C'est pour cette raison précise que je suis si virulent, Di, sinon je me permettrais pas d'insister si lourdement.
Cette attitude fausse d'emblée toute tentative : elle biaise l'argument et c'est bien sur ce point que je me suis senti insulté ; elle n'a même pas eu le courage minimal de reconnaître ses mensonges sur l'autre fil : alors qu'elle m'accusait d'avoir menti sur un point bien précis, c'est elle qui mentait.
Comment avoir envie de dialoguer, voire de croiser le fer entre gens de bien, avec une personne aussi fausse et perfide ?
Pourtant, bien que ce que j'avance soit vérifiable, public et écrit noir sur blanc, le gros de la troupe se garde bien d'aller y perdre la minute nécessaire pour s'y forger une opinion autrement moins superficielle que celle de juger la forme que je mets à mon indignation.
C'est un point tout à fait mineur que ce minuscule conflit, mais si nous n'étalons pas cartes sur tables ici, je ne trouve pas d'intérêt à participer à un jeu truqué d'avance.
Et merci.
à compte supprimé 24
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 17H31 | 21/11/2008 |
J'avais bien compris (malgré votre langage parfois un peu « brut de décoffrage » ; )) que vous cherchiez uniquement à voir la vérité qui se cache sous la couche de vernis de cette personne. J'ai lu tout votre échange dans ce fil (j'irai aussi voir l'autre que vous mentionnez) et je dois dire qu'à mon avis du moins, vous l'avez parfaitement cernée. Bravo !
PS : A partir du moment où elle est prise dans son propre piège, elle ne commente plus dans un fil. Sa façon à elle d'avoir le dernier mot.
à Di
De compte supprimé 24
| 18H12 | 21/11/2008 |
« malgré votre langage parfois un peu “brut de décoffrage” »
Ah, ben ça on s'refait pas, bédame : -)
Plus généralement, c'est la technique des pleutres, qu'elle utilise : c'est celle, lancinante, des fascistes qui sévissent sur les forums… bien qu'elle ne soit qu'une réactionnaire de base.
J'ai des opinions très marquées, dont je n'ai pas dévié depuis l'enfance ; elles s'affinent néanmoins toujours au contact de celles des autres sons de cloche, que j'écoute toujours soigneusement.
Quel que soit mon interlocuteur, je n'exige de lui que la sincérité, et le goût du débat. Et puis du cœur, c'est le plus important : c'est le baume qui nous permet de comprendre les voix du désespoir, souvent mal exprimées parce que mal informées.
Sinon, les combats de coquelets et de poulettes, très peu pour moi. Au pire, je sors mon gros pistolet à bouchons et j'enfile mon nez rouge.