La Cour de cassation est revenue sur la condamnation du député UMP du Nord qui avait qualifié l'homosexualité d'« inférieure »
De nombreuses associations de défense des homosexuels se sont indignées de la décision rendue par la Cour de cassation qui, en blanchissant le député UMP Christian Vanneste accusé d'injure envers la communauté homosexuelle (lire l'article du 12 novembre sur Têtu.com), « hiérarchise », selon elles, les discriminations.
Ainsi, pour Act Up-Paris, l'une des trois associations (avec SOS Homophobie et le Sneg) plaignantes dans l'affaire Vanneste, c'est une « décision indigne, déconnectée des réalités de l'homophobie » :
« Quatre lignes sur 10 pages pour réécrire la loi du 30 décembre 2004. Les juges se sentiront-ils responsables au prochain suicide d'un gay à qui on aura dit toute sa vie qu'il était “inférieur' ; ou à la prochaine agression d'une lesbienne que ses bourreaux jugeront ‘dangereuse' ?
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‘La décision de la Cour de cassation ne doit pas inquiéter les seuls défenseurs des droits des LGBT. En mettant en avant, sans plus d'argument, une liberté d'expression inconditionnelle, elle permet d'injurier toutes les catégories de la population : la religion juive est inférieure à la religion catholique, les Noirs sont un danger pour la survie de l'humanité, les jeunes sont supérieurs aux vieux, les militantes des droits des femmes sont sectaires, les handicapés sont un danger pour la société, etc, etc. C'est pourquoi nous appelons aussi l'ensemble des militants qui luttent contre les discriminations et les stigmatisations, à condamner publiquement cette décision.’
Pour sa part, l'Inter-LGBT analyse :
‘Ainsi donc, il apparaît désormais que déclarer l'homosexualité inférieure à l'hétérosexualité ou, pire encore, qu'elle est une menace pour la survie de l'humanité relève de la liberté d'expression. Pour la Cour de cassation, dans un argumentaire étonnant pour une institution de la République, cela n'aura d'ailleurs eu pour effet que de heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles, comme si la majorité des personnes hétérosexuelles n'avaient pas elles-mêmes été choquées par de tels propos.’
L'interassociative ‘regrette vivement qu'un élu puisse ainsi s'abriter derrière la liberté d'expression et s'en prévaloir en toute impunité pour dénigrer une partie de ses concitoyens, mis au ban de la société et désignés comme indignes de la communauté nationale. Elle le déplore et s'en inquiète.’
‘La décision survenue est scandaleuse car elle valide et banalise les propos injurieux et discriminatoires de Christian Vanneste’, a estimé, dans un communiqué, le Collectif contre l'homophobie (CCH), basé à Montpellier.
‘Cet arrêt est un encouragement à l'injure et à la haine qui peut mettre à mal les fragiles acquis en faveur du respect des personnes homosexuelles’, a ajouté le Centre lesbien, gai, bi et trans (LGBT) de Paris-Ile-de-France, dans un texte distinct.
Les propos du député ‘conduisent à mesurer la valeur des individus en fonction de leurs sexualités’ et ‘légitiment les coups portés sur les homosexuels’, a pour sa part estimé l'association Homosexualités et socialisme (HES, proche du PS), dans un troisième communiqué.
Les associations estiment que la cour ne se serait pas prononcé de la même façon s'il s'était agi d'un autre type de discrimination. ‘Remplaçons les mots hétérosexuels et homosexuels par blancs et noirs, pouvons-nous imaginer un seul instant, la cour de Cassation rendre la même décision ? ’, interroge le Centre LGBT. ‘Cela témoigne encore une fois d'une hiérarchisation insupportable des discriminations’, estime le CCH.
Enfin, Tjenbé Rèd, association noire et métisse homosexuelle, estime qu'en ‘établissant une hiérarchie entre les haines, la Cour de cassation fait plus que donner un blanc-seing à M. Vanneste et aux homophobes de tout poil’. ‘Elle démontre que la loi de 2004 est une imposture.’
Cette association appelle à un rassemblement silencieux mercredi 19 novembre devant la Cour de cassation ‘pour rendre hommage aux victimes de l'homophobie’.
Photo : Christian Vanneste, député du Nord, auditionné au Sénat (DR)



















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à xavier-xavier
De féric
entre 40 et 41 | 20H28 | 14/11/2008 |
Merci pour ce lien.
Je retiens les quelques éléments suivants dans les propos de Vanneste :
- « L'homosexualité n'est pas une fatalité. L'homme est libre. » Je ne sais pas, je pensais que certains subissaient violemment leur homosexualité, je ne suis pas sûr que le choix soit si évident pour tous.
- « Simplement que ça reste un comportement individuel, le plus discret possible… “ Pourquoi ? La religion qui elle est indéniablement un choix individuel n'est pas si discrète.
- ‘Je n'ai pas dit que l'homosexualité était dangereuse, j'ai dit qu'elle était inférieure à l'hétérosexualité. Si on l'a poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité. Il y a un modèle social qui est celui du mariage hétérosexuel et de l'éducation des enfants’”. Effectivement, pour un philosophe c'est léger. Les détails manquent, parle-t-il d'infériorité pour la reproduction ? Pour sûr, si on place deux personnes du même sexe sur une île, ça risque d'être compliqué. Mais dans son propos, il s'agit plus d'une conception de la famille et pour cela il ne dit rien, il ne prouve rien. Concernant, la famille ou l'éducation des enfants, je ne sais pas si l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité. Je sais en revanche que Vanneste ne m'a rien appris à ce sujet.
En revanche et pour parler du procès, le jugement me semble bon. Vanneste doit conserver la possibilité de tenir de tels propos. Cela montre encore une fois que les groupes de défenses des homosexuels en font trop. S'il convient de défendre les homosexuels comme chaque citoyen pour les violences qu'ils peuvent subir, nous n'avons aucune raison d'empêcher les autres de s'exprimer sur l'homosexualité.
à xavier-xavier
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 14H30 | 15/11/2008 |
Vanneste : « Je n'ai pas dit que l'homosexualité était dangereuse, j'ai dit qu'elle était inférieure à l'hétérosexualité. Si on l'a poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité. »
Où sont les limites de la liberté d'expression, etc. Eolas n'a peut-être pas tort, je sais pas.
Mais il faut quand même voir que dans ces propos, Vanneste dit :
1° « l'homosexualité n'est pas dangereuse »
2° « l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité »
3° « poussée l'universel, l'homosexualité est dangereuse ».
On peut conclure de ces propos que l'homosexualité serait un danger.
On peut aussi en conclure, sans interprétation aucune, qu'elle est « inférieure » à l'hétérosexualité.
Alors, je ne sais pas ce qu'il faut considérer comme discriminatoire et insultant, mais j'ai bien l'impression qu'on établit ici non seulement une hiérarchie (qui, appliquée à des distinctions « ethniques », serait immédiatement qualifiée de raciste) et qu'on stigmatise une catégorie en la présentant comme dangereuse.
Imaginons qu'un député dise :
1° « les femmes ne sont pas dangereuses » ;
2° « les femmes sont inférieures aux hommes » ;
3° « poussées à l'universel, le féminisme serait dangereux ».
La proposition 1 ne poserait pas de problème, la proposition 3 n'aurait pas de sens.
La proposition 2 serait sans aucun doute qualifiée de sexiste.
Un député a-t-il le droit de tenir, à l'Assemblée nationale et pour débattre d'un texte législatif, des propos sexistes ?
C'est apparemment la Cour qui juge, mais en tout cas nous savons qu'un citoyen n'a pas le droit de dire « Casse-toi pauv » con ! ».
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
19H24 | 14/11/2008 |
http://www.actupparis.org/article3568.html
De vinz13 37135
bisounours gauchiste | 19H41 | 14/11/2008 |
Christian Vanneste part toujours du postulat que l'être humain est libre de choisir sa sexualité, ce qui est contestable…
Cependant, contrairement peut-être à ce que je laisse sarcastiquement penser dans mon précédent commentaire, dans le fond, je n'ai aucune objection à émettre vis à vis de cet arrêt. Effectivement, les propos de M Vanneste n'étaient pas de nature homophobe, et donc absolument pas répréhensibles, quoi qu'on puisse en penser. Cependant, je maintient qu'il a pris parti de manière forte lors du vote sur une loi contre l'homophobie.
Quand a l'infériorité du comportement homosexuel, si je peut admettre l'infériorité d'un positionnement idéologique ou philosophique, je ne suis pas d'accord sur qualifier d'inférieur un non-choix. A moins qu'on me prouve que l'homosexualité est toujours un choix, que l'on choisi toujours sa sexualité, je maintient ma position…
à vinz13
De Saturnin-julius
21H05 | 14/11/2008 |
Je crois qu'il s'inscrit dans le sillage de l'Eglise Catholique (cf son catéchisme) qui tout en reconnaissant le caractère « non choisi » des « tendances » ou « orientations » homosexuelles, considère que les « actes homosexuels » sont libres. C'est la posture de « condamnation du péché, mais non du pécheur ».
Dans ce cadre, elle les condamne, comme étant « intrinsèquement désordonnés », c'est à dire comme contraire à « l'ordre naturel voulu par Dieu » et à ce titre sont des péchés. C'est ainsi qu'elle dit que « les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté ».
La cause de ce jugement en est les textes bibliques eux-mêmes qui sont assez explicites (surtout saint Paul) et la Tradition de l'Eglise elle-même (avec un grand T, au sens où l'Eglise catholique se sent largement liée par sa propre tradition).
C'est aux actes homosexuels qu'il apporte le qualificatif « d'inférieurs moralement », ce qui n'est ni illicite ni choquant quoiqu'en pense Eolas, dans la mesure où la pluralité morale est un fait qu'on ne peut nier rationnellement …
Bien sûr ce choix moral est contestable, mais il est aussi soutenable. On peut aussi s'étonner de l'attitude peu charitable qui consiste à enfermer des gens dans une souffrance, que l'on reconnait objectivement spécifique …
Bref, bien qu'étant un peu à l'emporte-pièce, ses propos ne méritent pas le mépris bien-pensant qu'on lit ici.
***
Quoiqu'on en pense, toutes ces lois qui restreignent la liberté d'expression me paraissent inutiles (elles cassent le thermomètre sans toucher à la fièvre), voire nuisibles (elles aggravent le ressentiment qui est la source des haines « identitaires »).
à Saturnin-julius
De vinz13
37135
bisounours gauchiste | 21H34 | 14/11/2008 |
je vous remercie de cet éclairage. Ayant moi même très peu étudié ce que l'église et les religion pensent sur ce sujet (un tord sans doute), il est vrai que quelque part, je critique monsieur Vanneste sans réellement connaître le fond de sa pensée.
Mais sur ce point de vue, j'ai alors une réelle objection à émettre, c'est que le choix d'avoir ou de ne pas avoir des rapports homosexuel quand on se sent attiré par les individu de même sexe de sois même ne fait aucune différence quand à la « sauvegarde » de l'humanité et de la perpétuation de l'espèce humaine, puisque dans les deux cas, on ne se reproduit pas. En fin de compte, on en revient toujours au même dégout de l'église catholique en particulier en ce qui concerne l'érotisme et les plaisirs de la chairs (et le plaisir en général).
à vinz13
De Saturnin-julius
22H31 | 14/11/2008 |
Merci de votre commentaire, vous m'invitez à développer.
La position de l'Eglise catholique peut sembler complexe :
- la multiplication des hommes est une bonne chose
- elle doit se faire dans le sacrement du mariage, qui est la forme véritable de l'amour conjugal
- la chasteté est un choix de vie qui n'est pas inférieur, notamment quand il est tourné vers Dieu
- le corps n'est pas mauvais, l'homme est à la fois âme et corps, les deux « ressusciteront »
- l'homme doit orienter sa vie vers « l'Esprit », c'est à dire vers Dieu (= source de toute Vérité de toute Beauté, de toute Justice), c'est le chemin du bonheur
- le plaisir n'est mauvais que lorsqu'il est source de péché
- sont péchés le non amour des autres, de soi-même, ou de Dieu
(c'est la fameuse règle d'or : « Tu aimerais le seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toutes tes forces. Et le second commandement qui est le même : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »)
- hormis les cas où le péché contre autrui ou soi-même est évident (violences, mensonge, dégradation, …), les actes homosexuels sont des actes « contre Dieu » (= contre l'ordre naturel voulu par lui, c'est donc refuser sa vocation de se tourner vers lui).
- l'acte sexuel hétérosexuel qui ne se place pas dans le cadre d'une relation globale (= le plaisir compulsif), ou qui rejette volontairement sa vocation féconde (= la pilule dans le mariage) est également condamné.
- néanmoins chaque acte est particulier et le jugement réel n'appartient qu'à Dieu ; le pécheur qui rejette son péché obtient miséricorde.
Bien sûr, tout cela soulève bien des questions, notamment la justification « rationnelle » de notre relation à Dieu (qui n'a pas lieu d'être dans un code pénal). D'autres communautés chrétiennes peuvent sembler avoir une pratique plus souple, mais les fondements théologiques (= tirés d'une lecture acceptée des écritures) en sont fragiles …
La morale chrétienne n'est hostile aux plaisirs que lorsqu'elle estime qu'ils nous font du tort. C'est après tout une opinion commune qu'il faut savoir se modérer et que l'on peut abuser même des bonnes choses.
Au fond la difficulté n'est que de mettre en relation une conception assez exigeante de notre « vocation au bonheur » et notre volonté consciente …
Pour des éléments plus précis je vous invite à fouiller internet. J'ai essayé de donner une présentation neutre.
à Saturnin-julius
De egide
Littéral | 08H31 | 15/11/2008 |
La morale chrétienne n'est hostile aux plaisirs que lorsqu'elle estime qu'ils nous font du tort
Cette proposition est inexacte et ne reflète en aucun cas la position de L'église catholique à propos de la sexualité.
De nombreux textes condamnent le plaisir sexuel dans le mariage comme un péché.
Tout est fait pour réduire la fréquence des relations sexuelles des couples mariés.
La seule « jouissance » permise, c'est celle que procure l'amour de Dieu.
à egide
De Saturnin-julius
09H19 | 15/11/2008 |
Merci de vos références précises …
Ci-joint extraits du catéchisme catholique (tiré du site du Vatican) :
« Le plaisir sexuel est moralement désordonnée, quand il est recherché pour lui-même, isolé des finalités de procréation et d'union. »
« La sexualité, par laquelle l'homme et la femme se donnent l'un à l'autre par les actes propres et exclusifs des époux, n'est pas quelque chose de purement biologique, mais concerne la personne humaine dans ce qu'elle a de plus intime. Elle ne se réalise de façon véritablement humaine que si elle est partie intégrante de l'amour dans lequel l'homme et la femme s'engagent entièrement l'un vis-à-vis de l'autre jusqu'à la mort “
” Les actes qui réalisent l'union intime et chaste des époux sont des actes honnêtes et dignes. Vécue d'une manière vraiment humaine, ils signifient et favorisent le don réciproque par lequel les époux s'enrichissent tous les deux dans la joie et la reconnaissance. La sexualité est source de joie et de plaisir :
Le Créateur lui-même (…) a établi que dans cette fonction [de génération] les époux éprouvent un plaisir et une satisfaction du corps et de l'esprit.
Donc, les époux ne font rien de mal en recherchant ce plaisir et en en jouissant.
Ils acceptent ce que le Créateur leur a destiné. Néanmoins, les époux doivent savoir se maintenir dans les limites d'une juste modération (Pie XII, discours 29 octobre 1951). »
» Par l'union des époux se réalise la double fin du mariage : le bien des époux eux-mêmes et la transmission de la vie. On ne peut séparer ces deux significations ou valeurs du mariage sans altérer la vie spirituelle du couple ni compromettre les biens du mariage et l'avenir de la famille. »
**
On peut lire aussi l'encyclique du pape Benoit XVI « deus caritas est », où il explique que (selon lui) le christianisme ne condamne pas l'Eros, mais le purifie.
« Ce n'est pas le refus de l'eros, ce n'est pas son “empoisonnement”, mais sa guérison en vue de sa vraie grandeur.
Cela dépend avant tout de la constitution de l'être humain, à la fois corps et âme. L'homme devient vraiment lui-même, quand le corps et l'âme se trouvent dans une profonde unité ; le défi de l'eros est vraiment surmonté lorsque cette unification est réussie. »
« Il n'est pas rare aujourd'hui de reprocher au christianisme du passé d'avoir été l'adversaire de la corporéité ; de fait, il y a toujours eu des tendances en ce sens. Mais la façon d'exalter le corps, à laquelle nous assistons aujourd'hui, est trompeuse. L'eros rabaissé simplement au “sexe” devient une marchandise, une simple “chose” que l'on peut acheter et vendre ; plus encore, l'homme devient une marchandise. En réalité, cela n'est pas vraiment le grand oui de l'homme à son corps. Au contraire, l'homme considère maintenant le corps et la sexualité comme la part seulement matérielle de lui-même, qu'il utilise et exploite de manière calculée. Une part, d'ailleurs, qu'il ne considère pas comme un espace de sa liberté, mais comme quelque chose que lui, à sa manière, tente de rendre à la fois plaisant et inoffensif. En réalité, nous nous trouvons devant une dégradation du corps humain, qui n'est plus intégré dans le tout de la liberté de notre existence, qui n'est plus l'expression vivante de la totalité de notre être, mais qui se trouve comme cantonné au domaine purement biologique. L'apparente exaltation du corps peut bien vite se transformer en haine envers la corporéité. »
(désolé pour la longueur)
à vinz13
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 14H32 | 15/11/2008 |
Non, c'est pas du tout homophobe de dire que l'homosexualité est « inférieure » à l'hétérosexualité.
On peut éventuellement débattre sur le fait de savoir si l'homophobie devrait être pénalisée (de même que certains continuent à débattre à propos de la loi Gayssot), mais, à partir du moment où elle l'est, il est plus difficile d'affirmer que de tels propos ne sont pas homophobes.
De Rollo
Anonyme | 19H42 | 14/11/2008 |
JE SUIS LIBRE AUJOURD'HUI ! ! ! VIVE LA LIBERTÉ ! ! ! VIVE L'ÉGALITÉ ! ! ! VIVE LA FRATERNITÉ ! ! ! VIVE LA RÉVOLUTION ! ! !
à Rollo
De parti
punishment park | 19H52 | 14/11/2008 |
moins fort…
De marie 75 3563
20H11 | 14/11/2008 |
Il a les mains blanches … les mains UMP ! ! ! ! !
refrain connu
De TARPON
20H34 | 14/11/2008 |
pas de quoi fouetter un chat.
à TARPON
De A.V.
tamagotchi89 | 22H39 | 14/11/2008 |
Ouais, mais appelons un chat un chat, et un homophobe un homophobe. Si on suit le raisonnement de Vanneste, les couples hétéros sans enfant sont inférieurs à ceux avec enfant(s), comme dans l'antique morale religieuse où procréer est un devoir. Or, le député UMP stigmatise les homos, exprimant ainsi son homophobie.
De Alain Pacifique
20H35 | 14/11/2008 |
au fait, pourquoi ne pas ériger en modèle la bisexualité ? ca ne pose pas de problème pour la survie de l'humanité et n'empeche en rien la création de familles. qu'en pensez vous Mr Vanneste ?
De Deamon7
Gendre idéal | 21H05 | 14/11/2008 |
Sauf appel au meurtre, la liberté d'expression, ça doit (ou plutôt devrait) s'appliquer aussi aux idées qu'on trouve odieuses.
Et puis franchement, ce qu'à dit Vanneste, c'est du petit lait comparé à ce qui se dit à la maison, au comptoir, dans la rue…
Laissons les médias s'occuper de l'indignation générale, la justice n'a pas à s'en mêler.
à Deamon7
De I.P
Flat4 | 00H34 | 15/11/2008 |
Sauf appel au meurtre, la liberté d'expression, ça doit (ou plutôt devrait) s'appliquer aussi aux idées qu'on trouve odieuses.
Tout à fait d'accord. Laissons les cons s'exprimer, c'est comme ça qu'on arrive à les reconnaitre.
à Deamon7
De little_i
student, activist, sexworker | 00H36 | 20/11/2008 |
La différence c'est que ces propos sont publics
et qu'ils sont ceux d'un représentant élu.
Il les a tenu dans le cadre de son activité de représentation.
Par ailleurs il a tenu ces propos pour protester contre l'inscription de la notion d'homophobie dans la loi. Il a nié la pertinence de la notion même d'homophobie, en disant en substance : si l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité et dangereuse, alors ce que vous appelez homophobe n'est que légitime.
Ce sont des propos POLITIQUES, qui ont des conséquences sur la vie des français-e-s.
Cette décision de la Cour Suprême est également une décision politique, et elle est à mes yeux terrible.
De ivulatar
demandeur d'emploi actuellement en ... | 20H54 | 14/11/2008 |
je lis les articles de la rue autant pour l'article en lui-même que pour les commentaires des « gens de la rue »
Que ceux-ci soit ou non dans le sens de mes idées, ils sont (presque) toujours constructifs….
Mais une déclaration dont le fond est : « les gens d'un même sexe ne pourront jamais se reproduire » là, c'est puissamment raisonné, je trouve…ne serait-ce pas pour attirer les projecteurs ? …
à ivulatar
De little_i
student, activist, sexworker | 01H05 | 20/11/2008 |
darling,
les gens d'un même sexe ne pourront jamais se reproduire ENTRE EUX.
mais les pédés peuvent très bien se reproduire.
en fait, leur sperme c'est pas du jus de fruit.
même si 100% des hommes étaient pédés et 100% des femmes étaient gouines, on pourrait quand même faire des enfants.
De sanlucar
21H00 | 14/11/2008 |
personnellement je pense que la liberté d'expression est relative au respect de la dignité humaine, dans son aspect le plus « ontologique » : les propos racistes, antisémites, homophobes, sérophobes ou handiphobes doivent être condamnés afin de protéger les personnes visées des agressions verbales ou physiques auxquelles ces propos incitent violemment (vous allez me dire qu'il faudrait aussi interdire les propos « blondophobes », je répondrais OUI si ces propos incitaient VRAIMENT à la haine contre les blondes, ce qui n'est pas le cas, d'autant plus que les blondes sont souvent les premières à en rire ; moi, un propos homophobe ou sérophobe, un vrai avec intention de nuire (j'exclus les blagues potaches genre 7ème compagnie ou Les Bronzés) ne me fera jamais rire)
De sanlucar
21H00 | 14/11/2008 |
cette affaire repose quand même sur une question d'ordre ontologique : l'orientation sexuelle, tout comme la couleur de la peau, fait partie intégrante de l'ETRE, contrairement aux croyances religieuses ou politiques, qui sont extérieures à l'identité ontologique des personnes, qui doit faire l'objet du plus grand respect (raison pour laquelle on peut critiquer, voire même moquer, les croyances religieuses ou l'athéisme, ainsi que les opinions politiques, quelles qu'elles soient)… c'est pour cela que je considère que dire que l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité, revient bien à dire que les homosexuels sont inférieurs aux hétérosexuels, c'est la théorie funeste des « untermunchen » qui a conduit à l'extermination des juifs, des homos, des tziganes dans les chambres à gaz du régime nazi… vanneste n'en est pas encore à ce stade mais il a escaladé le premier échelon… le tribunal vient de l'autoriser à passer au deuxième…
à sanlucar
De vinz13
37135
bisounours gauchiste | 21H36 | 14/11/2008 |
Je suis assez d'accord avec le début de ton raisonnement, par contre la fin, ça sent le point Godwin…
à sanlucar
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 14H38 | 15/11/2008 |
Un tribunal n'a pas à juger si l'homosexualité fait partie de l'inné (ce que vous appelez « l'être ») ou de l'acquis (toujours entre parenthèses, je ne vois pas pourquoi l'acquis ne ferait pas partie de l'être, mais c'est un autre sujet ; -).
Le débat inné/acquis est un débat scientifique et philosophique qui n'a rien à voir avec le cas qui est jugé, et en aucun cas vous ne pouvez imposer vos vues sur l'homosexualité au jugement de cette affaire (que ce soit pour la défendre ou pour l'attaquer).
à sanlucar
De monde fou
internaute | 23H43 | 15/11/2008 |
Accuser tous ceux qui n'ont pas les mêmes idées que vous d'être des nazis tient de la manipulation et montre bien que certains voudraient pénaliser toute pensée contradictoire.
C'est surtout cela le noeud du problème et c'est pourquoi, n'étant pas du même bord politique que Vanneste,n'ayant rien contre les homos, et je lui suis reconnaissant de protéger la liberté de penser.
De N.MARECHAL
21H16 | 14/11/2008 |
Décidément l'idiocratie évolue plus vite que le bon sens.
De Bobland59
cadre Cial retraité | 21H19 | 14/11/2008 |
Je réitère ce que j'écrivais hier ! Cet homme est un monstre sans foi ni loi, malgré qu'il soit élu député sur une liste dont il a été exclu … cherchez l'erreur ? Je l'ai entendu fanfaronner hier sur FR3 NPdC . Il est ignoble ce mec . Pas étonnant qu'il arrive avoir un mandat avec les voix du fn et des extrémistes de droite voire l'ultra droite .
J'espère franchement qu'un recours puisse aboutir devant la cour Européenne.
à Bobland59
De xavier-xavier
muntagnolu | 22H00 | 14/11/2008 |
Ne comptez pas trop sur la Cour Européenne pour vous suivre.
Au contraire.
L'arrêt de la Cour de Cassation qui relaxe Vanneste s'appuie précisément sur le droit Européen :
« Vu les articles 29 de la loi du 29 juillet 1881 et 10 de la Convention européenne des droits de l'homme “.
Cet article 10 fixe des limites très larges à la liberté d'expression.
Un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme illustre cette conception ( arrêt Handyside, du 7 décembre 1976) : ‘ La liberté d'expression vaut non seulement pour les informations ou idées accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent, ou inquiètent l'Etat ou une fraction de la population. ’
En vertu de cela, proférer des stupidités n'est pas un délit en France ; c'est plutôt rassurant.
à xavier-xavier
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 14H42 | 15/11/2008 |
Dire qu'une catégorie de la population est « inférieure » à une autre, par nature (que l'homosexualité soit innée ou acquis ne change rien à l'affaire), ce n'est pas discriminatoire ?
C'est vrai remarque, les députés UMP sont bien évidemment inférieurs aux députés de gauche (bon, j'ai du doute sur la généralisation de cette affirmation, mais faut pas le dire), et si on universalisait l'UMP…