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Comment je n'ai jamais pu interviewer un autonome

Qui sont les « anarcho-autonomes », mouvance dont est issu le groupe accusé d'avoir saboté des voies SNCF ?

Manifestation contre le sommet sur l'intégration à Vichy, lundi 3 novembre (Chloé Leprince/Rue89)

Depuis mardi soir, les médias relatent l'arrestation de dix militants autonomes placés en garde à vue pour quatre jours, comme le permet la législation antiterroriste. Ces activistes, dont presque une moitié de filles, ont entre 20 et 34 ans et sont soupçonnés de sabotages à répétition contre le réseau ferré.

Ce mercredi 12 novembre, en début d'après-midi, Angelo, internaute, nous envoie ce message :

« On entend en ce moment parler d'une mouvance de l'ultra-gauche responsable des sabotages sur les lignes TGV et de l'arrestation de son chef. Peut-être que si on lui avait donné la parole, elle ne serait pas passé à l'acte. »

Le problème, c'est qu'on aurait bien voulu la leur donner, la parole. Depuis des mois, d'ailleurs. Le 13 juin, le ministère de la Justice lance les hostilités contre ce qui devient officiellement « la mouvance anarcho-autonome ».

A cette date-là, j'en suis déjà à plusieurs tentatives de prises de contact avec des internautes de Rue89 très critiques contre le traitement de leur mouvement par le gros des médias.

Tentative de dialogue, jusqu'au 6 août. Ce jour-là, une autre riveraine, X*, me contacte pour dénoncer « l'amalgame » dans les journaux qui parlent de « groupuscules d'extrême-gauche qualifiés d'ultra-violents ».

Ses deux fils sont autonomes et elle a une autre vision du mouvement :

« Ce ne sont que des militants. Tout cela ressemble à une belle entreprise de désinformation, construite petit à petit. Jusqu'à ce qu'on les mette tous en taule. Si vous le souhaitez, je peux vous faire rencontrer ces vrais gens, pour désamorcer les bombes qu'ils n'ont jamais voulu poser. »

Rencontrons donc ses fils, qui vivent dans un squat de la banlieue parisienne ! Leur mère est partante, envisage un dîner de famille, pense d'ailleurs que les laisser s'exprimer dégonflera pas mal de fantasmes. Puis elle finit par renoncer à les convaincre :

« Ils ont des copains en prison, et ne savent pas ce qui est le mieux pour eux, le faire savoir ou au contraire faire le moins de bruit possible pour qu'ils abandonnent faute de preuves. »

A Vichy, nouveau rendez-vous avorté

Le dernier échange de mail avec cette mère de famille remonte à fin août. Deux mois plus tard, le contre-sommet de Vichy se prépare. Sur les médias alternatifs, l'info circule, les réseaux s'agitent. De nouveaux e-mails arrivent, pas mal de procès d'intention aussi (« De toute façon, aucun journaliste ne couvrira le contre-sommet… »)

Raté : le but était justement d'aller rencontrer la France qui se bat contre Brice Hortefeux, remontée à bloc par le choix de la ville de Vichy.

La partie de cache-cache dure jusqu'au lundi 3 novembre, et le rendez-vous fixé par les autonomes devant la gare de Vichy. Une négociation difficile s'engage avec certains militants, qui refusent de « parler à la presse »… mais se plaignent aussi du traitement médiatique, qui ignore l'opposition à Brice Hortefeux.

J'apprends à l'occasion qu'en tant que « suppôt du capitalisme » et incarnation vivante de « l'ordre bourgeois », j'aiderais quand même « les forces répressives » en leur donnant la parole. Y compris si c'était justement pour dessiner une vision affinée, moins caricaturale et même polymorphe de ce mouvement, qui fédère aussi bien des autonomes pur jus que des militants CNT ou des anars « à l'ancienne ».

Paradoxe temporaire ? Pas franchement : de retour de Vichy, un premier commentaire de l'internaute « BurnOutTheRich » (« libertaire », qui se dit « dans une orga ») cingle :

« Camarade Chloé. Tu n'as pas, camarade journaliste, à te positionner en faveur des forces répressive en leurs fournissant des images de nous, révolutionnaires, même si la pertinence ou la portée révolutionnaire de nos actes ne t'apparraissent pas.

Commence à respecter nos luttes, comme tu respectent les représentants de la bourgeoisie, politicards et patrons, respecte notre droit à l'image, peut être alors, nous te parlerons. »

« Nous te reconnaîtrons »

Dans la foulée, nouveau message, destiné cette fois à ma boîte mail. L'auteur est le même, le ton un chouïa plus tendu (en voici seulement un extrait) :

« Strasbourg est un rendez-vous important, si tu y es, nous te reconnaitrons, en tout cas, je te reconnaitrai. A toi de voir, par tes prises de positions, par la façon dont tu nous exposes à la répression, à toi de voir si tu choisis que nous te parlions ou si tu choisis que nous te considérions comme tous les autres journalistes… »

De procès pour « collaboration avec les forces répressives » en tentatives avortées, maigre bilan pour qui voulait juste donner la parole à ces militants sous surveillance. Restait toutefois Charles, militant d'un comité de défense belge des sans-papiers. Rencontré lui aussi devant la gare de Vichy, il expliquait face caméra qu'il partageait « certaines revendications autonomes », notamment l'anticapitalisme.

« Un mouvement difficile à cerner »

Charles a accepté de nous parler. Après publication (et garde à vue d'une partie de son comité de soutien), Charles a eu des regrets, notamment sur l'utilisation du terme « autonome », décidément à géométrie subtile :

« C'est un mouvement encore une fois très difficile a cerner, puisque très divisé sur de multiples aspects. Pour ma part, je m'accorde sur des actions de communisme immédiat par exemple, mais me rallie largement à la frange autonome pour un Etat fort capable d'appliquer des lois d'autonomies. »

Je vais donc devoir dresser un portrait en creux de ce mouvement pourtant pas si clandestin que ça, vu le nombre de policiers en civil sur les flancs du petit cortège à Vichy. Pourquoi ? « Parce que nous avons nos propres médias, nos propres réseaux, et besoin de personne », dira l'un d'eux à Vichy.

Allons donc faire un tour sur ces médias, largement diffusés sur le web.

On y trouve quoi ? En vrac, des citations de René Char (« Agir en primitif et penser en stratège »), une féminisation scrupuleuse des termes et surtout une rubrique « Sabotages » fort d'actualité, qui promet explicitement de s'en prendre à la SNCF.

Ainsi, le numéro de mai d'Incendo -« le journal qui brûle d'en découdre », qui affirme par exemple, contrairement aux enquêteurs cette semaine, que certains saboteurs du réseau ferré comptent bien parmi les rangs des cheminots. Ou encore d'autres pages qui proposent un mode d'emploi très explicite pour asmather une caténaire.

« Pas d'assise intellectuelle forte »

Notre blogueur Jean-Yves Camus, chercheur en science-politique, fouille depuis longtemps dans cette prose militante. Il propose ses réponses de chercheur et une lecture historique de cette mouvance, qui a gagné en puissance depuis les manifs anti-CPE (contrat première embauche) en 2006 :

  • Quel terreau idéologique ?

    « Il est disparate, mais les autonomes partagent la certitude que “tout doit disparaître”. Ils veulent tout liquider, y compris l'Etat, fasciste par essence.

    Pour eux, la logique ultra-sécuritaire de la société de surveillance a pour premières victimes les étrangers, les chômeurs et les précaires. Ils détrestent le NPA de Besancenot, tombé dans le piège bourgeois par excellence.

    Ils sont anticapitalistes, mais n'ont pas d'assise intellectuelle forte ou de culture politique d'extrême-gauche. Ce ne sont pas les héritiers de Mao et de la Gauche prolétarienne ! Plus spontanéistes, ils sont surtout idéologues du temps libre, du repli sur soi et de la décroissance. »

  • Pourquoi les retrouve-t-on dans le combat pour les sans-papiers ?
  • « Les sans-papiers et le combat contre les centres de rétention ou les prisons ont remplacé l'internationalisme et le combat tiers-mondiste de l'extrême-gauche.

    Même s'ils se déplacent pour les sommets internationaux type G8, leur action est d'ailleurs très peu internationalisée. Même le combat palestinien y a très peu de place. »

  • Pourquoi la SNCF ?

    « Ils sont très hostiles au travail salarié et à tous les symboles des Trente glorieuses ou de la technologie adossée à l'appareil d'Etat.

    La SNCF incarne cela, mais aussi l'échec des luttes syndicales contre la privatisation rampante ou le service minimum. Sans compter la délation contre les sans-papiers ou le transport de déchets nucléaires. »

Photo : Manifestation contre le sommet sur l'intégration à Vichy, lundi 3 novembre (Chloé Leprince/Rue89)

Modifié le 13/11/2008 à 05h02 : le prénom de la mère des deux autonomes a été modifié à sa demande.

8 commentaires sélectionnés

Portrait de Irfan

De Irfan

22H19 | 12/11/2008 | Permalien

Un papier intéressant, qui montre certaines limites que s'infligent des militants d'extrême-gauche qui veulent à la fois être médiatisés, et faire des actions médiatiques, mais ne pas laisser les journalistes les interviewer de peur de ne pas maîtriser parfaitement leur image ; à la fois pouvoir diffuser massivement un message, mais aussi rester détenteur de la vérité qui ne peut qu'appartenir à un petit groupe, la majorité étant abrutie ou aux ordres des Méchants ; à la fois bousculer la société, mais ne pas en être considéré comme partie intégrale.
Je comprends leur préoccupation, partage un bon nombre de leurs cibles, goûte une partie de leur esthétique… Mais pourquoi vouloir sans vouloir entièrement ? Pourquoi ce besoin d'être reconnu et ce refus d'être connu ? Cette volonté de rester minoritaire, tout en espérant que les idées portées deviendront majoritaires ?

La morale Candide peut-elle permettre une échappatoire aux autonomistes, ou bien « s'occuper de son jardin » est-il rendu impossible par cet Etat essentiellement fasciste ? Ou bien peut-être n'est-ce pas assez grand, de s'occuper d'abord bien de soi, avant d'imposer aux autres de bien s'occuper d'eux ?

Portrait de nimenoii

De nimenoii

Prof | 23H11 | 12/11/2008 | Permalien

Un bon article, à mon avis, qui reflète toute l'ambigüité de cette mouvance, ainsi que son absence de consistance.
Moi aussi, comme irfan, je ne peux m'empêcher d'avoir comme un vieux fond de sympathie pour leur pensée.
Mais je ne peux pas non plus m'empêcher des les trouver pathétiques (avec la précaution que ce soit bien eux les coupables) : reclus en Corrèze à tenir une épicerie, l'ultime expression de leur révolte, et de leur combat, avant la case prison, s'exprime contre la SNCF, évident parangon de l'ordre bourgeois, et ce en foutant, peut-être habilement, des morceaux de ferrailles sur des câbles.
Là pensait-ils probablement, devait débuter la révolution, initiée par des usagers excédés.Là probablement était ce qu'ils pouvaient faire de mieux et de plus efficace pour lutter contre l'ordre établi, qui justement nous gratifie d'une crise majeure.
Combien d'heures d'enfermement sur soit même dans la réflexion et dans le nombrilisme faut-il pour envisager une idiotie pareille ?
Je suis désolé de voire cette énergie se disperser contre des moulins à vents, et entretenir le mythe de l'utopie et de l'irréalisme de gauche.
Mais je ne peux m'empêcher de me poser une question dans la droite ligne des différents commentaires précédents : à l'heure de la remise en cause débutante mais générale du système libéral et de l'émergence de pôles structurés à la gauche de la gauche, cela ne ressemble-t-il pas à une volonté d'affirmer connement son ultra-gauchitude et son purisme idéologique ?
Cela ressemble en tout cas trop à ce que j'ai souvent constaté et toujours reproché à ce genre de mouvement.

Portrait de BurnOutTheRich

De BurnOutTheRich

Libertaire | 23H19 | 12/11/2008 | Permalien

Pas cool que t'ai diffusé mon message perso pour toi…
En plus, il est faux qu'il était plus tendu, je disais juste que de la qualité du traitement que tu porteras à nos luttes dépendra notre inclinaison à te parler…. d'autant que j'aurais une inclinaison naturelle à vouloir te parler dans les yeux (pour tout ceux qui voient le mal partout,ceci n'est pas une menace, mais un compliment).
Sache que Pierre Carles, serge Halimi ou d'autre moins rennommé seront toujours les bienvenus.

Mais plutôt, cessez d'essayer de comprendre pourquoi nous nous révoltons, il n'y a pas d'inégalités flagrantes, pas de morts de faim ou de guerre pour la seule survie de notre modèle de société (de consommation), pas de crise, ni de la faim, ni climatique, ni même boursière, le pays, la civilisation qui nous porte même, ne se sent pas obligé de s'abrutir à la drogue, sur ordonnance ou pas, à l'alcool et à la télé pour s'évader de la pesanteur d'une vie tordue.
Bref, aucune raison de nous révolter, et nos enfants, ils auront qu'à se débrouiller comme on l'a fait.

Pour répondre au penseur, nous n'avons pas d'assise littéraire parceque le peuple révolté a toujours été celui que la faim poussait à se nourrir, par tous les moyens même les plus réprimés, plutôt qu'à théoriser la récupération des révoltes légitimes à l'abri dans leurs salons bougeois.
Nous tirons la légitimité historique de nos ancêtres qui, de la liberté de culte à celle d'opinion, ont tout eu à gagner sans que rien ne leur soit jamais donné, nous tirons la légitimité présente des luttes d'émancipation anti impérialiste internationales parceque les luttes de décolonisations du XX ieme siecle doivent être concluent pour que chaque peuple soit seul maitre de ses ressources.

Parce que je sais que le capital s'effondrera dans un vacarme assourdissant, je tiens à préparer un mégaphone assez gros pour qu'on nous entendent crier :
CONSTRUISONS LA LIBERTE

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 23H35 | 12/11/2008 | Permalien

L'attitude vis à vis des journalistes de la part des autonomes, et de tout manifestant, est compréhensible. Ce qui est encore incompréhensible c'est l'apparente naïveté de Cholé Leprince - bon article cependant.
Comment les médias traitent-ils des manifestants qui ne sont pas sous les bannières des syndicats institutionnels et de la gauche officielle ? Je ne parle pas des « violents » mais des simples participants aux défilés. Ils les ignorent. Un journaliste de la TV catalane, rencontré voici quelques années, évoquant la CGT espagnole - anarcho-syndicaliste -, disait que « moins on en parlait, mieux c'était ». Fantasmes (ou réalités) terroristes mises à part, qui parle des luttes de la CNT, de son action anarcho-syndcaliste ?
Pour certains médias les anars n'existent, comme dirait Léo Ferré, que lorsqu'on a peur d'eux.
Voici peu FR3 filmait et était autorisé à le faire, dans ses rangs, par le SO de la CNT - ce qui représente un risque non négligeable de fichage par la police - mais le plus souvent aucune image ni interview ne se trouvaient diffusées. La censure, nous expliquaient les pauvres journalistes, venait « d'en haut », du comité de rédaction, qui en dernier lieu choisissait les images.
Les amalgames entre les casseurs, les pilleurs de magasins,les détrousseurs de manifestants et les libertaires ont été longtemps une constante dans les grands médias. Alors que bien des manifestants lycéennes et lycéens, agressés ou « dépouillés », ont du leur salut à la présence du SO de la CNT.
La présence des « totos » - les « autonomes“- est aussi une constante dans certaines manifestations. On évacuerait un peu trop vite le problème en faisant semblant de croire qu'il s'agit d'un ‘petit noyau isolé de petit-bourgeois’. Il y a aussi un malaise social qui touche de plus en plus de monde et qui amène à des gestes de violence inconsidérée ressemblant à des provocations absurdes.

‘Les journalistes policiers marchands de calomnies
Ont vomi sur notre charnier leur flot de calomnies…’
(vieille chanson de la Commune).

Portrait de Le flou stoique

De Le flou stoique

Cf fiche n°15673B | 00H24 | 13/11/2008 | Permalien

Je dois avouer que la naïveté de cet article et d'ailleurs d'autres que j'ai pu lire est assez épatante. Attribuer le rejet des médias, où plutôt la crainte de la censure qui y est présente à un espèce de fanatisme sectaire est trop simpliste et facile. Il est important de comprendre qu'il résulte, ainsi que la radicalisation de certains groupes, du black-out passif, si ce n'est actif dans le montage, à laquelle donne lieu le traitement des mouvements sociaux depuis quelques années. Les médias sont clairement complices par leur traitement de l'information de la répression tout au moins excessive dont sont victimes les jeunes aujourd'hui. En prenant la plupart du temps le parti des forces de l'ordre, même quand il est clairement établi de pratiques abusives dignes de certaines des plus belles années de notre pays, y compris sur des manifestants pacifiques, ou encore en diabolisant des luttes issues de débats dont il n'est jamais fait état. C'est bien ce traitement par les médias, à l'image d'ailleurs de le vision plus générale qu'a la société actuelle de sa jeunesse, qui a poussé une frange des protestataires vers la violence symbolique. Et j'insiste sur ce terme car dans ces mouvements la violence n'est jamais considéré comme une fin en soi mais bien comme une tentative de porter ce message à une échelle qu'il n'aurait pas en temps normal. Autrefois, il suffisait de manifester pour alerter. Aujourd'hui, certains sont obligés d'aller jusqu'à la grève de la faim ou même jusqu'à s'immoler. On sors là de la violence symbolique et pourtant personne n'en parle. Epatant, non ?

Portrait de céline51

De céline51

controleur aérien | 12H05 | 13/11/2008 | Permalien

chloé,
s'en prendre aux journalistes alors que l'on sait très bien que vos redac chefs decident de tout c'ets facile, tentant, et je le fais tout le temps !
je ne vous traiterait pas de collabo, je ne vous insulterait pas.
votre article tente la nuance, c'est bien, mais encore beaucoup de marche restent à gravir pour comprendre pourquoi ces « résistants » vous traitent de la sorte.
les autonomes se sont appelés comme ça parce qu'ils ont pas envie d'être « casés » comme tout le monde le demande, tu n'es personne quand tu n'as pas de drapeaux dans le milieu militant est c'est ce qui les repugnent, c'est ce qui me repugne.
alos par la même, faire les mêmes généralités que les représentants de justice que vous citer dans votre pdf c'est grave : c'est une faute de ne pas comprendre la nature même des gens que l'on se permet de depeindre.
j'étais à vichy, je n'étais personne, je n'avais ni drapeaux, ni badge, je collectionne les adhésions à différents mouvements mais je ne les porte pas : je ne me sens bien nulle part pou la simple et bonne raison que lors d'une telle manifestation il faut pour moi deux choses :
1. passer un message, les desobeissants et les autonomes sont les seuls qui m'ont semblé être audibles, je n'ai pas leurs méthodes mais je le pense !
2. venir pour une cause unique veut dire oublier deux secondes les autres cause, laisser tomber les drapeaux, defiler en ordre mélangé pour faire apparaitre une unité reussie dans une lutte !

à vichy c'etait beau mais c'etait pas reussi ! moi, je fus gazée, je fus degoutée, je n'ai rien cassé mais j'ai fait de belles rencontres et puisque le net est et sera fiché je me permets d'en faire mon premier commentaire sur rue 89

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 13H33 | 13/11/2008 | Permalien

La question que je me pose, c'est pourquoi viser les trains ?
Leur explication a deux balles est vide de sens.
Le train c'est justement quelque chose qui a une image de moyen de transport du prolo écolo.

Les aéroports, les stations service ou les péages d'autoroute sont quand même nettement plus dans l'esprit annoncé de la cible visée.

Portrait de ker

De ker

16H54 | 13/11/2008 | Permalien

Je suis moi meme de sensibiite anarchiste. Et si je pense que la non violence n'est pas suffisante pour defendre nos liberte, je n'arrive pas a comprendre ces actes et je n'arrive pas a croire que des individus ridiculisent l'appelation anarchiste de cette facon.
Ou est a demarche intellectuel qui designe a SNCF comme cible prioritaire ? Elle transporte des dechets nucleaire ? Alors bloquez ces convois, luttons contre la surconssomation d'electrocite. Boquer le TGV c'est donner des clients a ryan air Super….

En suede, les activistes ont commence par bloquer les routes d'acces aux aeroports. Les compagnies low costs sont autrement pus condamnabe que la SNCF et c'est contre elles que doit se diriger nos efforts.

Avec des faits d'ames aussi glorieux, ces soits disants anarchistes servent la soupe a sarko. A mois que tout ceci ne soit que coup monte, ce que j'espere.

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