Enquete

Education : 220 000 euros par an pour surveiller l'opinion

Le ministère veut renforcer la surveillance de ses fonctionnaires trop critiques. Témoignages de réfractaires à la base élèves.

Nicolas Sarkozy en visite dans une école primaire de Distre en juin 2008 (Stephane Mahe/Reuters).

Xavier Darcos, déjà très décrié pour ses saillies sur les couches à la maternelle et ses 11 900 suppressions de postes, ne pouvait pas mieux s'y prendre pour crisper davantage les enseignants : depuis quelques jours circule sur le Net un document officiel de huit pages intitulé « Cahier des clauses particulières - Objet : veille de l'opinion ».

Appel d'offre du ministère de l'Education nationale.Ce document, qui relève d'un appel d'offre, émane de la délégation à la Communication du ministère de l'Education nationale et date du 15 octobre, soit il y a trois semaines :

« Article 1 : Les présents marchés portent sur la veille de l'opinion dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. (…)

Article 4 : Chaque marché est conclu du 1er janvier 2009 jusqu'au 31 décembre 2009. »

C'est un peu plus loin que la volonté des ministères concernés apparait le plus explicitement (« description des prestations ») :

« Le dispositif de veille vise, en particulier sur Internet, à :

  • identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
  • identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion
  • repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau
  • décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
  • anticiper les risques de contagion et de crise.

En clair : le ministère de l'Education nationale va débourser 100 000 euros par an, et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 120 000 euros, pour surveiller l'opinion dans la Toile.

Suit une liste des espaces à surveiller de plus près, blogs et sites participatifs notamment, auxquels s'ajoutent, selon les termes de l'appel d'offre, médias traditionnels, dépêches d'agences, baromètres et enquêtes annuelles.

Non, ce n'est pas un canular : sur le site du Journal officiel, on retrouve bien cet appel d'offre pour le marché public de la veille de l'opinion parmi les personnels de l'Education nationale.


Aussi spectaculaire soit-elle, cette volonté d'identifier les leaders de la contestation n'est pas nouvelle. C'est en tous cas ce dont témoignait samedi une vingtaine de directeurs d'école réfractaires, réunis à Paris pour une journée de travail sur le fichier base-élèves.

Dans le Lot, quarante réfractaires à la base élève en avril, quatre aujourd'hui

Au total, cette toute première journée de coordination nationale, qui réunissait une vingtaine de collectifs départementaux, a rassemblé 75 personnes, dont de nombreux parents d'élèves. Leur but : faire le point sur “le fichage des enfants”, notamment depuis le nouveau décret qui est venu modifier le contenu du fichier le 1er novembre dernier.

Mais aussi soutenir les directeurs d'écoles récalcitrants. Car le ministère met la pression sur ces derniers résistants au fichier, parfois quatre ans après le lancement de la base-élèves dans leur zone. Ils le disent d'ailleurs eux-mêmes, à l'instar de Jean :

“Entre une entrée en vigueur morcellée et le discours moderniste qui allait avec, le ministère a réussi à émietter la contestation. Le milieu enseignant a fini par entrer dedans honteusement. Dans le Lot, nous étions quarante directeurs d'école réfractaires en avril, dix en juillet, et seulement quatre aujourd'hui. Il était temps de monter au front nationalement alors que certains renonçaient parce qu'ils se sentaient lâchés.”

Jean, à trois ans de la retraite, enseigne depuis trente-trois ans et gagne 2600 euros net. Directeur depuis plus de vingt ans, il travaille dans de “très petites écoles” et est aujourd'hui à la tête d'une classe unique :

“Dans les petites écoles, on suit les enfants pendant cinq ans, on a une relation beaucoup moins administrative au terrain. Or la Base-élèves et le fichage des élèves, c'est la mise à mort d'un encadrement que le ministère juge trop humaniste. J'en fais une question de principe et accepter de ficher mes élèves, ce serait comme un reniement à la fin de ma carrière.”

Pression financière et menaces de fermetures de classes

Parce qu'il s'oppose, Jean y perd financièrement : pour faire taire la bronca contre le fichier base-élèves et ses scories (comme le numéro d'identifiant qui immatricule les enfants jusqu'à… 35 ans), la hiérarchie de l'Education nationale a décidé de sanctionner sur la fiche de paye.

Pour l'instant, le directeur d'école du Lot a eu deux retenues sur salaire, à raison d'un trentième du brut, soit environ 104 euros de moins à chaque fois. Une folie militante ?

“Avant cela, je n'avais jamais eu de conflit dur avec l'inspection d'académie, j'étais bien noté et j'avais acquis une certaine légitimité : on me fait venir à l'IUFM ! J'étais comme un dinosaure endormi, rangé des voitures en ce qui concerne le militantisme. Mais pour moi cette lutte-ci est encore plus fondamentale que toutes les autres, même celles pour les suppressions de postes.”

Mireille, elle, est à la retraite depuis l'été, mais a ferraillé contre la base-élèves pendant deux ans depuis le Vercors, où elle était directrice d'école. Elle raconte que, lors d'une réunion publique organisée dans un village par des parents, la hiérarchie académique lui a ordonné de se taire, en la menaçant de sanctions. Elle n'en a rien fait et a même déposé un recours devant le Conseil d'Etat, cosigné d'un parent d'élèves. L'audience devant le Conseil d'Etat aura lieu le 26 novembre.

“On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes ! ”

Mireille, contrairement aux autres, n'a jamais vu son salaire amputé mais raconte que certains directeurs d'école commencent à flancher. Ainsi, cette instit rennaise qui a renoncé à un poste de direction à force de pressions. Ou encore ce courrier de l'inspection d'académie du Lot, que Rue89 s'est procuré, qui menace les directeurs d'école de fermer des classes :

Les parents d'élèves prennent le relais


Les enseignants mobilisés l'assurent : l'avenir de la contestation contre le fichage est dans les mains des parents d'élèves. Samedi, Rue89 a rencontré deux mères et un père, qui avaient fait le déplacement à Paris depuis l'Ille-et-Vilaine et le Lot. Extraits :

Mathilde : “Ça fait quatre ans que base élèves existe en Ille-et-Vilaine. Que sont devenues les informations enregistrées avant que le décret ne vienne modifier les champs du fichier, comme par exemple la nationalité, le lieu de naissance ou la catégorie sociale ? Le ministère refuse d'apporter la preuve de la destruction de ces fichiers.”

Maryline : “L'Etat utilise l'obligation scolaire à partir de six ans pour ficher toute la population. Mais pourquoi ma fille de trois ans devrait-elle avoir un matricule et rendre des comptes à la société ? Parce que je le refusais, on m'a menacée de refuser d'inscrire ma fille.”

Philippe : “Les modalités ont été si différentes d'un département à l'autre voire d'un canton à l'autre, que ça a renforcé notre suspicion. Même s'ils ont supprimé des champs, ce fichier existe, et personne ne peut nous répondre sur ce qu'il va devenir.”

“Le premier constat des saisies des élèves fait apparaître une diminution de l'ordre de cinq cents élèves par rapport à l'an dernier. Je rappelle que le constat arrêté au niveau académique et national sur lequel s'appuiera le travail de préparation de rentrée, notamment pour les suppressions et créations d'emplois, est celui de la base élèves.”

Christophe, lui, promet de tenir bon. Directeur dans la Vienne, il avait pris contact avec Rue89 il y a plusieurs semaines mais hésitait à s'exprimer au grand jour (même s'il est syndiqué). Comme d'autres, il a subi des pressions. Par oral, on l'a menacé de sanctions de l'ordre d'une journée de salaire retenue par journée réfractaire. Sachant qu'il n'a pas flanché depuis la rentrée de septembre, la fronde commençait à peser cher : Christophe, six ans au compteur, gagne 1700 euros par mois.

Finalement,la pénalité sera la même que pour les autres : un trentième par lettre d'injonction. Sorti de l'anonymat, il espère mobiliser à nouveau :

“La base-élèves et le numéro d'immatriculation des enfants sont devenus des sujets tabous. Quand on en parle, on dirait que les collègues ne sont pas fiers, ils préfèrent regarder ailleurs.”

En écho, Jean, pour qui les menaces verbales se sont transformées en retenue d'un trentième par injonction écrite, s'interroge : “comment la profession a pu basculer là-dedans ? ”

En juin, Darcos a parlé à l'Assemblée de “fichier liberticide”. Depuis, ils disent qu'ils sont revenus en arrière en supprimant certains champs. Mais c'est un écran de fumée, car ce que nous avons fini par comprendre, c'est que c'est le numéro d'identifiant qui est le plus problématique. On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes ! »

Côté ministère, on espère faire taire la contestation en affirmant que des modifications ont bien été faites dans le fichier, après que le ministre avait reconnu certains écueils à l'ancienne mouture, le 13 juin dernier.

Photo : Nicolas Sarkozy en visite dans une école primaire de Distre en juin 2008 (Stephane Mahe/Reuters).


Addendum lundi 10 novembre, à 23h36 : Le ministère de l'Education nationale, lors d'un entretien postérieur à la publication de cet article, a tenu à préciser qu'il s'agissait en fait d'une surveillance qui remonte à 2006, mais qui a simplement mué, notamment cette année, vers une veille accrue sur le Net, évolution du militantisme oblige. L'équipe de Xavier Darcos précise par ailleurs que « tous les grands ministères ont un budget alloué à la veille de l'opinion ».

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à thierry reboud Portrait de thierry reboud De V.M

23H33 | 09/11/2008 | Permalien

Quand vous dites : « La dictature, ce n'est pas Sarkozy. C'est nous. »

Je ne suis pas du tout d'accord.
Et je pense que cette affirmation est dangereuse.
Elle retire toute responsabilité à ceux qui sont à la tête de l'état.
Et dénie toute portée significative aux mots.
Dictature ou pas, ce qui se passe à la tête d'un état est sous la responsabilité de ceux qui ont réclamé cette responsabilité.
Ce qui se passe et qui est agréé par l'état et son principal représentant, tel cet appel d'offre à la surveillance, est de sa responsabilité.
Si cela vous fait penser à une dictature, cela ne tient qu'à vous.

Si pour vous cela mérite le nom de dictature et que vous pensez qu'un « nous (à l'exclusion de Sarkozy) est cette dictature », cela est de votre seule responsabilité ; vous n'avez pas à engager, derrière vous, d'autres que vous ; il eut été plus juste de dire « La dictature, ce n'est pas Sarkozy. C'est moi. Et vous, si vous vous y reconnaissez. »
Vous n'avez pas à entraîner d'autres dans votre sillage sans avoir demandé auparavant leur consentement.

Peut-être n'aviez-vous pas pris conscience de la portée de cette expression « La dictature, ce n'est pas Sarkozy. C'est nous. » au moment où vous la rédigiez pour conclure votre post.

Portrait de thierry reboud

à V.M Portrait de V.M De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H55 | 09/11/2008 | Permalien

Bonsoir V.M.

Je réponds ici à vos deux messages. Pour le premier, je crois que les autres réponses que j'ai données répondront aussi à vos remarques. Mais c'est surtout ici, dans le deuxième, qu'il y a un os.

Je comprends ce que vous voulez dire, je comprends que vous ayez été choqué, mais je maintiens pourtant la formulation de ma conclusion (que je crois plus provocante que dangereuse).

La responsabilité de Sarkozy est manifeste et évidente. La nôtre est, selon moi, plus insidieuse, mais peut-être plus grande. Ce qui me semblerait dangereux, à moi, c'est que nous nous contentions de pointer les responsabilités de Sarkozy sans avoir conscience des nôtres.

Portrait de V.M

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De V.M

10H37 | 10/11/2008 | Permalien

Bonjour Thierry,

Merci d'avoir pris le temps de répondre à ma … réponse.
Mais je maintiens ce nous est extrêmement pernicieux ; -) à mon sens.
La première responsabilité est la responsabilité des propos que l'on tient. Des actes que l'on fait. Certains sont plus ou moins mis en lumière.

Vous dites :

« Ce qui me semblerait dangereux, à moi, c'est que nous nous contentions de pointer les responsabilités de Sarkozy sans avoir conscience des nôtres. »

Une fois de plus ce glissement du je au nous me peine.

Il existe plein de gens - et d'instit - comme l'a signalé un post ici - qui font de la résistance, il est vrai qu'on les entend peu. Il est vrai aussi qu'il n'est pas conseillé aujourd'hui de faire entendre sa résistance. Ce n'est parce que on ne les entend qu'ils n'existent pas. Sans vouloir être agressive, mais au risque d'être perçue comme telle, je dirai que ce n'est pas parce que vous n'êtes pas au courant de leurs actions qu'elles n'existent pas.
Vous voyez, je me dis que celui ou celle qui s'engage dans un mouvement de résistance, à titre privé, à titre personnel - à ce qui lui semble nocif pour la liberté, cesse de parler au « nous » . A conscience de ses responsabilités. Et du danger de ce nous rassembleur dans lequel on se sent au chaud.

C'est à la mode de parler du symptôme, c'est à la mode de pointer la responsabilité du peuple, il est vrai qu'elle existe et que Hitler n'a pas été seul à faire ce dont il a porté la responsabilité essentielle, mais ce n'est pas une raison de renvoyer cette responsabilité majeure sur le dos d'un nous un peu trop commode, qui finit par ne rien dire, sinon culpabiliser des gens, les endormir, les assommer, brouiller par amalgame leur faculté de réflexion.
Que chacun pense sa responsabilité au je .
Un + un + un + un + …….+

Avec une ténacité résistante mais un sourire néanmoins, si vous maintenez votre conclusion, je vous demande d'y rajouter : moins un. Car je ne veux pas être incluse dans ce nous dans lequel pointez non pas une majorité mais une totalité fictive (j'aillais fictionnelle,mais ça n'existe pas), et de plus à l'exclusion de Sarkozy !

Non seulement cela ne me semble pas juste comme position, donc je ne peux y adhérer, mais de plus je trouve dangereux pour ma part de placer quiconque au-dessus de tous et de tout. Depuis quand un président serait exclus de l'ensemble ?

Pointer la responsabilité en ces termes est une façon, je pense que vous finirez par le découvrir, de fixer la culpabilité.

Il est d'autres façons d'encourager à l'action que de dire « je m'étonne que nous ne faisons rien »…
Quelle étrange façon de voir, il suffit d'ouvrir la fenêtre, la moins facile d'accès il est vrai, pour voir que d'autres « que nous » font. Autrement dit « d'autres que moi ». Et il est important de ne pas décourager ce qui en prennent conscience. En leur laissant entendre que c'est de leur responsabilité si « nous » ne faisons rien.

Cela étant dit, je comprends le sens de votre message, il est d'ailleurs extrêmement bien rédigé.

J'ai pu, à une époque, avoir ce genre de point de vue et de déclaration, c'est avec le temps que j'en ai découvert le danger. J'ai changé, comme Tati, le cinéaste, de point de vue. Le monde s'est révélé autrement.
Les parents sont responsables et si les enfants le sont aussi, les parents restent responsables des actes de ces derniers.
Cette notion est en train d'être mise à mal. Dangereusement. On rend (de nouveau) summum de la perversion les plus jeunes coupables des gestes des précédents. Comme si les enfants avaient produit leurs parents. Et on laisse croire aux aînés qu'ils peuvent ainsi se dédouaner.

Regardez ce qui se passe sur le net vous verrez le nombre de personne qui s'activent pour résister, beaucoup plus grand que vous ne l'imaginez ; pour ne pas laisser faire ni se laisser faire. En le découvrant vous serez toujours je pense « étonné » mais alors par la détermination extraordinaire, parfois maladroite, mais merveilleusement touchante et généreuse, d'un petit nombre de personnes qui s'opposent à ce qui se passe aujourd'hui.

Je dirais même que la responsabilité de Sarkozy n'est pas tant « évidente et manifeste », selon vos mot, mais qu'elle est. Il est important de ne pas la délayer dans la masse. Au pouvoir suprême responsabilité suprême. Au sujet d'assumer chacun pour sa part sa responsabilité ; on n'a pas à lui faire porter celle de qu'il n'a pas demandé, celle qui ne lui revient pas.

Bien à vous,

Bonne journée

Portrait de tetane

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De tetane

11H44 | 10/11/2008 | Permalien

La dictature, c'est Sarkozy, grâce à nous (y compris ceux qui n'ont pas voté pour lui …).

Bravo et merci à tous ceux qui ont voté pour ça …

Portrait de janis06

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De janis06

from Nice | 18H05 | 10/11/2008 | Permalien

Vous seriez surpris du résultat si on pouvait se procurer le pourcentages d'enseignants qui ont voté sarkozy à la dernière présidentielle !
Pour avoir passé de nombreuses années en lycée, je me suis toujours demandée pourquoi les gens avaient la conviction que tous les profs sont des marxistes.
Ce sont en majorité des réactionnaires et j'emploie ce mot à dessein.

Portrait de Jess Feuillie

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De Jess Feuillie

liberté et vérité | 20H37 | 10/11/2008 | Permalien

Bjr Thierry,
J'ai lu le fameux décret et je peux vous dire qu'aucunes données ne sera conservée plus d'un an après la sortie de l'élève du primaire et que si il y avait eu un souci, la CNIL serait intervenue. Il n'existe aucune preuve que ce décret puisse servir à ficher au sens où les journalistes du site veule l'entendre (guerre, fichage, vous me comprenez). Il faut se poser les bonnes questions avant de foncer tête baissée : ce fichage peut-il être pratique pour l'administration (données sur la famille, personnes a prévenir…..). Pour cela il faut lire le décret. Ensuite faire état de la situation existante. Toutes ces données, l'administration les a déja. Cela est une centralisation. Pour juger il faut connaître le présent et le passé proche. Bcp de commentateurs jugent, comment dire, en ayant recours à leur émotivité : décret=fiche= rafle=controle=méchant gouvernement. Cette posture est inétressante en soi : elle révèle combien en France le rapport aux politiques est complexe : il est vu a priori comme un charlatan qui voeux nous la mettre à l'envers, un valet du capitalisme. C'est, comme disait d'Iribarne, une logique de l'honneur qui prévaut : je m'oppose, indépendamment du contexte historique (pourtant indispensable pour comprendre un fait, comme je l'ai dit avec le fait que ces données existent déja, que rien ne sera gardé et que la CNIL encadre tt cela), pour défendre mon amour propre car je ne tolère pas que l'état fasse au grand jour cela, même s'il le fait déja. C'est à mon sens une réistance symbolique symptomatique d'une importante fracture entre les élites politiques et le grand public (raisons a chercher du coté de la transformations des citoyens en consommateurs, de la recherche du profit, symbolique ou matériel, a court terme, de l'abcence de pédagogie et de réformes globales des politiques). Cela ne veut pas dire, cher Thierry, que je soutiens cette mesure. Cela veut dire qu'avant d'émettre un avis, j'essaie de voir pourquoi cette mesure fait-elle tant de bruit alors que ttes ces données existent déja. Peut etre aussi, comme nous l'avez expliqué un enseignant de démographie, qu'en France, apres le souvenir de la seconde guerre mondiale, où des fichiers démograhiques furent utilisés contre les juifs, toute tentative de centralisation des données, même encadrée, fait l'objet d'une vive contestation. Je ne connais pratiquement sur cette question du fichage, mais une chose est sur : je me méfie de la présentation journalistique qu'on en fait ici comme ailleurs : tres souvent ces derniers présentent les choses enrobées dans de l'idéologie politique, et c'est normal, nous sommes tous influencés par notre trajectoire sociale et psychique. Mais les sociologues, eux, a la différence de certains journalistes (pas tous, loin s'en faut) explicitent les biais consécutifs à leur rapport à l'objet et a leur place dans l'espace social et font le point de la situation en oubliant pas de plonger dans la grande Histoire. En conséquence, méfiance. Personne ne détient de vérité universelle et il nous appartient de nous documenter sérieusement en luttant contre la flemme et les raccourcis faciles qui nous menacent tous, même si nous avons du mal à l'admettre pour nous même (faut bien préserver sa face aux yeux de soi même). S'opposer frontalement renvoie à l'ordre symbolique : c'est mettre du sens.
Je suis d'accord avec vous, il faut dépasser cette affaire pour la comprendre. La surveillance ne date pas d'aujourdhui (« surveiller et punir ») et dès moyen age les opréations de comptage des mendiants…ont commencé (Castel, « les métamorphoses de la question sociale »). C'est un mouvement, et vous avez tt a fait raison, auquel nous participons tous : les politiques font de la démago avec la sécurité, avec les peurs. Pourquoi ? Parc qu'ils savent bien, en grands cyniques, que nous marchons dedans ? Pourquoi marchons nous dedans ? Parce que nous ne sommes plus citoyens mais consommateurs, on a peur a nos fesses, a notre pognon et notre avenir. Alors les pauvres en cité et les bandits en prison. Nous sommes tous coupables de cette médiocratie et de cette faignantise intellectuelle. Une fois de plus, je suis décu du traitement jounralistique de l'affaire (qui n'en est pas une) : du polémique, rien que ca. Pourquoi ? Parce que rue 89 a besoin d'internautes pardi alors comme clother, on fait ses choux gras comme on peux ! ! ! ! ! ! ! ! Résistons a cette facilité et pensons que diable au lieu de nous engouffrer ds ts les lieux communs (ca nous arrange en créant du sens et nous présserve d'une longue réflexion). Cet atricle aurait du faire le point sur les éléments de ce décret,les objectifs des ministères, l'état des lieux histoirques, interroger des démographes, statisticiens, sociologues….Affirmer de manioère péremptoire que Sarkozy est un dictateur (je n'ai pas voté pour lui mais je me fais l'avocat du diable car comme disait Aron, pour être honnête, il faut commencer par critiquer ses amis et défendre l'ennemi), a part remplir de commentaires et de pubs les pages du site, ne nous apprend rien quand au contenu de cette affaire.

Portrait de guguguieu

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De guguguieu

instit' en retraite | 21H13 | 10/11/2008 | Permalien

Ce type de pouvoir, sans être dictatorial, recherche toujours à tout cadrer … question d'habitude et peu de chagement depuis le début de la Ve ! ! !
Sauf à trouver quelqu'un de fiable pour qui voter, qui, au minimum, ne soit pas à droite, mais le dernier choix des français a bien montré ce que le peuple attendait … à ce moment-là : (
Espérons que la prochaine fois ça évolue …
Donc oui, la dictature, c'est un peu nous, quand on se fait avoir par les beaux discours, tant des uns que des autres … et/ou quand les médias ne font pas de grands efforts pour être un peu plus objectifs.
Quant au nombre bien faible (plutôt qu'extrêmement) des des enseignants … (actuellement ! ), qui résistent, ce sont bien sûr des « directeurs/trices » (puisque ce sont eux qui gèrent), qui subissent (encore actuellement) une grosse pression et qui en même temps se rendent compte que « base élèves » est totalement vide, vide de contenu (heureusement, c'est un moindre mal ! ) ; donc un bon nombre a craqué … bien dommage ! ! ! Comme si leurs supérieurs hiérarchiques (IEN puis I.A.) pouvaient réellement agir contre eux.
Désolé si j'ai un peu paraphrasé Caro dans ce dernier passage …

Portrait de comptesuprimé30

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De comptesuprimé30

hestia | 13H45 | 12/11/2008 | Permalien

@ thierry
Tu définis une dictature comment ?
Ne pense tu pas qu'il exite de l'aspartam de dictature ? !

je relève la copie dans une semaine : merci de ne pas me tordre les boyaux de la tete mais d'etre dans le parler vrai.
merci !

Portrait de Sexus Empiricus

De Sexus Empiricus

19H00 | 09/11/2008 | Permalien

La « veille de l'opinion », en soi, est anecdotique : c'est l'affaire de la plupart d'entre nous, car rares sont ceux qui y sont indifférents (à l'opinion). Qu'un appareil d'Etat s'en préoccupe, on dira que cette tâche n'est pas nouvelle. Et a priori pas plus malsaine que de laisser des bureaucrates claquemurés dans leur tour pondre une riche idée à leur nom.

Si « veiller », c'est être attentif aux discours de la place publique, de la rue, du café ou de la salle des profs, qui s'en plaindra ? Se tenir au courant des propos qui se tiennent, ceux dont le cours s'envole, ceux dont le cours s'effondre, etc. D'une certaine façon, ces yeux et ces oreilles sont des instruments d'administration et de gestion politique, pas foncièrement différents de la fameuse « démocratie participative ».

En reprenant la description de la commande ministérielle, il n'y a presque rien à redire sur la plupart des boutons de commande, qui sont d'un ordre consultatif.

* identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
* identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion
* décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
* anticiper les risques de contagion et de crise.

Tous ces points-là sont anodins, car les idées dans l'air du temps sont toutes contagieuses, - et dans un sens imprévisible. (L'opinion publique ou privée, ce n'est jamais qu'un phénomène de contagion dans le discours. Vrai pour toutes les idées en vogue sur l'école, de Jules Ferry à aujourd'hui.)

Le point noir saute aux yeux : repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau .
Ce qui fait tache, ce n'est pas l'analyse du « potentiel d'influence », évidemment ; c'est la volonté de personnaliser l'opinion, en se braquant sur « les leaders » comme s'il s'agissait d'aller à leur rencontre ou d'envisager leur recrutement. Volonté de contrôler des personnes, au lieu de s'emparer des discours, et d'en prendre de la graine.

Toutes ces autorités qui ont un besoin angoissé d'identifier (qui es-tu ? ton nom ? ton profil ? ton portrait ? d'où tu parles ? ) sont des bêtes assommantes.

Portrait de Network 23

à Sexus Empiricus Portrait de Sexus Empiricus De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 19H14 | 09/11/2008 | Permalien

Ouh la, si vous confondez la surveillance plus ou moins policière de l'opinion et des phénomènes de propagation des opinions et de la mobilisation avec la démocratie participative, on est mal barré !

Non non, je vous assure, la démocratie participative ne consiste pas à se fliquer soi-même !

Et vous auriez pu relever, outre la « volonté de personnaliser l'opinion », le vocabulaire hygiéniste utilisé dans l'expression paranoïaque « anticiper les risques de contagion et de crise ».

Assimiler l'expression d'opinions et de révolte face à la remise en cause des droits les plus élémentaires d'une démocratie à un « virus », voilà qui me semble guère « démocratique ».

Portrait de kkadim

à Sexus Empiricus Portrait de Sexus Empiricus De kkadim 24768

service public rhone alpes | 20H52 | 09/11/2008 | Permalien

cher sexus je ne sais si vous êtes un pratiquant quotidien de la prose du type « fonction publique ». un principe de base, que dis-je un pilier : « L ECRIT LAISSE DES TRACES ». donc vous ne trouverez que des phrases anodines, qui veulent tout dire, et ne rien dire comme « décrypter les sources des débats et leur mode de propagation ». il ne faut surtout pas que le texte ( forcément produit par quelqu'un ou sous la responsabilité de quelqu'un ) puisse un jour vous revenir en pleine figure. il faut lire entre les lignes. or là les précautions sont à peine prises. est-ce par morgue, ou du fait de l'assurance de sa toute puissance ? En tout cas celà me parait alarmant.
a moins que la diffusion de ce texte ne soit de la provocation.

Portrait de Lucius Sergius

à Sexus Empiricus Portrait de Sexus Empiricus De Lucius Sergius 28239

Citoyen | 02H20 | 11/11/2008 | Permalien

Bon, ça ressemble à du bête boulot d'analyse, quoi.
Marrant ou navrant, l'EN à un budget pour faire joujou au renseignement, encore plus délirant que dans les Spirou de notre enfance.
Ou plutôt l'EN, si chiche, a encore assez de budget pour faire faire du renseignement à une officine privée, puisqu'il y a un appel d'offre. En passant ça donne bien une idée de la rigueur du bidule : -)))
Un véritable appel à l'intox, aux manips et franches poilades de petits plaisantins même pas forcément profs, ça risque de devenir un véritable jeu on-line.

Franchement, ceux qui en ont eu cette lumineuse idée et l'ont mise en oeuvre aussi « discrètement » feraient mieux de laisser ça à des gens dont c'est le boulot dans un cadre institutionnel et juridique bien précis (qu'ils essayent de contourner ? ), ça leur éviterait bien des déconvenues : même si le ridicule ne tue pas, là, quand même… Ils ne devaient pas avoir assez de casseroles à traîner…

Delenda Carthago

Portrait de N.MARECHAL

De N.MARECHAL

19H14 | 09/11/2008 | Permalien

Merci pour cet article ! ! !

Notre beau pays change de couleur, virant au gris terne du control, du fichage, du traçage, de la culpabilité et de la punition.

Ceci n'est pas la réponse d'une politique de gauche ou de droite mais bien l'impulsion d'un homme qui n'a aucune confiance en personne et donc réclame naturellement du control, avec sans cesse, un fond de menace et de sanction.

Les règles deviennent de plus en plus strictes… de plus en plus contraignantes. A chaque nouvelle saison, de nouvelles règles apparaissent… Aujourd'hui on veut contrôler nos enseignants, nos enfants et nous-mêmes ; parents par la même occasion… Et finalement, tout ça, ça sert a quoi ? Brimer une population qui subit déjà une crise énorme. Ces actions sont contre productives car elles détournent petit a petit la libre expression qui stimule notre créativité, notre équilibre et notre épanouissement.

Bonjour tristesse ! ! ! .

Portrait de delalo

De delalo

citoyen outragé | 19H11 | 09/11/2008 | Permalien

@ Thierry Reboud
la dictature c'est peut-être nous mais quand même… toutes c'est réformes (toutes aussi retrograde les unes que les autres) menées de fronts : la justice, l'éducation nationale,etc etc quasiment chaque ministère a une réforme à faire passer et leur technique c'est ça : c'est de toutes les faire en même temps. donc en plus du dangereux « on s'habitue à tout » il ya le faite que chaque corporation gueule dans son coin, alors que tout la population devrait être dans la rue dérriere une seule et unique banderole : « le neoliberalisme est un crime contre l'humanité ! » toutes c'est réforme sont le fruit de l'ideologie libérale…il faut construire autre chose ce que propose etienne Chouard est intéresssant.

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 19H12 | 09/11/2008 | Permalien

C'est la dernière mode du gouvernement , la veille internet , on dirait .

Salut les cafards ! On ne vous a jamais dit que c'est pas beau, de cafter ?

Portrait de kkadim

à Numerosix Portrait de Numerosix De kkadim 24768

service public rhone alpes | 20H57 | 09/11/2008 | Permalien

surtout qu'il me semble avoir lu que le sénat venait de porter à 1 an le délai pour porter plainte en diffamation pour internet ( le délai restant à trois mois pour la presse ).

Portrait de fatalyst

De fatalyst

19H14 | 09/11/2008 | Permalien

Je viens de faire lire l'article à ma femme (qui travaille dans la police) et sa première réaction a été : « SUPER ! ! ! maintenant on “flique” les enseignants ! ! ! BRAVO ! ! ! et demain c'est l'ouvrier de chez Renault ? ? ? ABSURDE ! ! ! ! Du grand n'importe quoi. »

Ça devient grave, je suis nul en histoire mais j'ai l'impression que l'on revient en 1938, à l'époque les juifs étaient montrés du doigt, aujourd'hui c'est l'enseignant….

Ce qui me choque le plus :
 » * identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
* identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion
* repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau
* décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
* anticiper les risques de contagion et de crise. »

Encore une fois je ne suis pas historien ni prof quoique (MF1, OWSI, BEES1 de plongée et BEES2 de parachutisme) je me sens un peu concerné (et consterné) par ce genre de proposition. Si demain nous (enseignants de tout bord) fédérons un « conglomérat » d'enseignants, nous risquons l'emprisonnement (ou pire) vue comme vont les choses… J'ai vraiment du mal à avaler la pilule.
PS : le KGB est mort vive le KGB ! ! ! mon dieu….

Portrait de Noël

De Noël

19H22 | 09/11/2008 | Permalien

Merci Chloé ,pour cette info.
Voila comme l'on privatise les RG.
La photo aussi m'interpelle.
Dormez bien,je veille sur vous.
En bref, la réalité rattrape la fiction.

Portrait de Bernard Girard

De Bernard Girard

Enseignant blogueur | 20H32 | 09/11/2008 | Permalien

La facilité avec laquelle une grosse majorité de profs semble accepter Darcos est à mettre en parallèle avec l'opposition frontale qui les avait opposés à Allègre il y a quelques années, qui pourtant en avait fait dix fois moins que Darcos. Il est vrai que Darcos conforte les plus paresseux d'entre eux par une politique conservatrice qui leur permet de ne rien changer à leurs habitudes mais aussi il les achète par des primes accordées non pas aux plus méritants mais à ceux qui plient devant son autorité. Par exemple dans le secondaire, plusieurs dizaines de milliers de profs acceptent sans état d'âme de faire des heures sup rémunérées avec les économies faites sur les emplois supprimés.
Il faut vraiment se poser la question : les profs sont-ils majoritairement de droite ?

Portrait de fatalyst

à Bernard Girard Portrait de Bernard Girard De fatalyst

20H41 | 09/11/2008 | Permalien

Entre dégraisser le mammouth (d'Allégre) et le voir mourir (de Darcos) il y a un monde (je suis d'accord avec vous ; -)

Portrait de lesuperdidou

De lesuperdidou

Saltimbanque | 19H31 | 09/11/2008 | Permalien

Le ministre Pampers passe dans la classe superieur :
il devient le ministre Panpan-Cucul.

Portrait de lesuperdidou

à lesuperdidou Portrait de lesuperdidou De lesuperdidou

Saltimbanque | 19H32 | 09/11/2008 | Permalien

Moi, je redouble : s.u.p.è.r.i.e.u.r.e !

Portrait de le bateleur

De le bateleur

Apprenti humain | 19H36 | 09/11/2008 | Permalien

Nous aurons le système que nous méritons.

Personnellement je pense que cette tentative échouera,
même si l'écho de plus en plus rapproché donne des indications contraires.
(http://www.garde-a-vue.com/article-24539033.html)

Il me semble plutôt que nous allons vers un conflit entre un pays et une forme d'envahisseur.

Ce genre de conflit ne tourne jamais à l'avantage du second
les plus Nombreux, même dans la douleur, triomphent toujours.

Tandis que
les mamies américaines se sont choisies
un gendre modèle pour leur fille
Les mamies française ont voulu
un père fouettard pour leur progéniture

Loin de moi l'idée de condamner définitivement les uns ou les autres
tout le monde a sa part de responsabilité
notamment les Tanguy RMIstes
et ceux qui consomment à haute dose la lumière bleuté de l'écran.

Finalement
je bénis ces excès qui nous font progresser plus vite en direction la sortie

bien sur
il y a une porte que je préfère à l'autre

c'est celle qui permet de continuer à considérer qu'un homme est un homme.

Même le dieu jaloux de la bible nous a(urait) laissé le libre arbitre
ce n'est pas pour qu'on automatise sa mise en cage.

Portrait de Natha

De Natha

comédien | 19H43 | 09/11/2008 | Permalien

en plus, confier ce travail à des organismes privés c'est être bien certain qu'on vous réponde ce que vous avez envie d'entendre.

Bah oui, vous connaissez vous un boulanger pas d'accord avec son client ? Ma boulangère est contre les impôts et au bout de cinq minutes de discussion, j'en fais une trotskyste.
Ledit cabinet va donc grossir la menace (parce que sans menace pas de travail) trouver des suspicions à tire-larigot (regardez mr l'employeur on est zélés) et au final montrer une image absurde de l'éducation nationale, (parcequ'il faut bien reconduire le contrat l'an prochain), images absurdes pour lesquelles seront réfléchies des réformes non moins absurdes…Soit disant pour être mieux renseigné, tu parles.

Ledit cabinet ne vas pas contredire son client, tout le contraire de l'indépendance, en gros, le gouvernement embauche des mercenaires barbouzards. Hum, c'est délicieux.
Imaginez le travail de l'IGS vendu en appel d'offre à un cabinet de consulting anarchiste anti-flic ? Bah c'est ça, mais à l'envers et avec nos enfants.

Portrait de Numerosix

à Natha Portrait de Natha De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 19H47 | 09/11/2008 | Permalien

Aprés la crise financiére , ils ont deux bulles à faire gonfler maintenant : la bulle écologique et ..la bulle sécuritaire .

Portrait de dcogez

De dcogez

Jeune ingénieur | 19H49 | 09/11/2008 | Permalien

J'ai peur de ne pas avoir compris : y a-t-il un lien entre cet appel d'offre et la base élèves ? entre cet appel d'offre et Darcos ?

Portrait de m a i a

De m a i a

aquoiboniste | 20H21 | 09/11/2008 | Permalien

En plus de tout ce que je pense et crains de ce « projet », le coût (220 000 € au bas mot) représente le salaire de 10 enseignants pendant 1 an.

Il faut effectivement qu'on se secoue « de l'intérieur » à l'éduc nat…

maia, si je disparais d'ici et qu'on me ramasse mon http://carnet-de-correspondance.over-blog.com/, on se retrouve où vous savez ; -)

Portrait de m a i a

à m a i a Portrait de m a i a De m a i a

aquoiboniste | 08H11 | 10/11/2008 | Permalien

Merci Chloé, j'ai l'air un peu courge avec mon com maintenant que ça figure dans le titre !

 ; -)

maia, le premier qui plussoie me fera 200 lignes.

Portrait de sanlucar

De sanlucar

20H51 | 09/11/2008 | Permalien

s'il voulait faire augmenter la contestation, le ministère n'aurait pas trouvé mieux que cette grossière tentative de mise au pas !

Portrait de hogan

De hogan

actif | 20H50 | 09/11/2008 | Permalien

Evidemment sur la photo Sarkozy est dans une école de Z.E.P. c'est bien ça ?

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