Polemique

Procès Péan : il n'est pas raciste de trouver les Tutsi menteurs

L'écrivain a été relaxé des poursuites engagées par SOS-Racisme pour « provocation à la discrimination raciale ». Décryptage.

Des enfants tutsi font la queue pour de la nourriture à Kigali en 1994 (Corinne Dufka/Reuters).

Les Tusti ont-ils une culture du mensonge ? Et les femmes de leur diaspora tutsi ont-elle su choisir « des lits appropriés » pour infiltrer certaines organisations internationales ? Ce sont là quelques propos de l'ouvrage de Pierre Péan, « Noires fureurs, Blancs menteurs ». SOS Racisme et Ibuka, association de rescapés du génocide avaient déposé plainte pour diffamation raciale et provocation à la discrimination raciale contre lui. Il a été relaxé.

Yvonne sort de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, le regard extrêmement triste. Mais presque résigné. Rwandaise, de passage à Paris, elle vient d'assister au délibéré du procès intenté par SOS Racisme à Pierre Péan, pour « diffamation raciale » et « provocation à la discrimination raciale » à la suite de la publication de son ouvrage « Noires fureurs, Blancs menteurs ». Se constituant partie civile, SOS Racisme avec Ibuka, association des rescapés du génocide, déposaient plainte et réclamaient un euro symbolique de dommages et intérêts à Pierre Péan et son éditeur, Claude Durand, directeur de Fayard.

Des « témoins » qui s'abritent derrière « le langage colonial de l'époque »

Tous deux ont été relaxés. Le tribunal a estimé « que la formulation “culture du mensonge et de la dissimulation”, aussi brutale qu'elle puisse apparaître, spécialement pour les victimes d'un génocide, ne peut être considérée comme l'imputation d'un fait précis visant à jeter le discrédit sur l'ensemble des Tutsis ». Yvonne rejoint un cercle de rescapés du génocide des Tutsi. Même tristesse. Même résignation.

Auteur de nombreux livres d'enquête, le journaliste était poursuivi pour quatre pages (sur six cents) attribuant aux Tutsi une « culture du mensonge et de la dissimulation ». Pierre Péan explique que cette formation au mensonge a été « observée par les premiers Européens qui ont eu un contact prolongé avec les Tutsis ». Et de citer l'un d'entre eux, un certain Paul Dresse, agent territorial dans les années 1940 :

« (…) C'est ce qui fait de cette race l'une des plus menteuses qui soit sous le soleil. »

Comme le langage peut paraître violent, Pierre Péan spécifie au lecteur, en bas de page, que l'auteur de ces propos utilise « le langage colonial de l'époque ». Rassuré par cette précision, ce même lecteur aura cependant eu de nombreuses occasions d'éprouver un nouveau choc face au vocabulaire, colonial ou non, déployé durant les trois jours de procès les 23, 24 et 25 septembre.

Une vingtaine de témoins de la Défense ont défilé à la barre pour expliquer que, oui, pour les Tutsi, le mensonge était « une culture », « un lieu commun » ou « dans la mentalité primitive ». Une ancienne missionnaire au Rwanda explique, à propos de cachotteries que pouvaient faire des enfants tutsi à l'école : « Notre éducation essayait de les rendre normaux. »

« Ces mots sur les Tutsi, on les a déjà entendus, on sait où ils ont mené. »

Chaque fois, le ton est tranquille, sur le mode de la démonstration didactique (historiens, journalistes) ou magistrale (politiciens). Hubert Védrine, ex-secrétaire général de l'Elysée sous Mitterrand et Bernard Debré, ex-ministre (RPR) de la Coopération en 1994 étaient, en effet, là pour défendre Pierre Péan. Et la thèse de son livre : Paul Kagamé, actuel président du Rwanda, aurait abattu l'avion du président hutu Habyarimana, le 6 avril 1994, et déclenché le génocide. Cette thèse est également celle du juge Bruguière, qui a délivré des mandats d'arrêt contre des proches de Kagame.

Les témoins de la défense ont d'autre part, invoqué les nombreux massacres de Hutu qui, après la prise de Kigali par l'ex-chef du Front patriotique rwandais (la rébellion tutsi), auraient constitué un double génocide.

Dans une joute moins flamboyante parce que trop douloureuse, des rescapés du génocide du Rwanda étaient également venus déposer, côté partie civile. Après avoir évoqué ces cent jours de génocide vécus, Esther Mujawayo, psychothérapeute et fondatrice de Avega, association des veuves du génocide d'Avril, avait dit :

« Monsieur Péan, vous êtes écrivain, vous connaissez la force des mots. Ces mots sur les Tutsi, on les a déjà entendus, on sait où ils ont mené. Et là, maintenant, ça recommence… »

Puis, prise par une brusque émotion, elle s'était adressée à la cour, le regard anxieux :

« Là, je me dis que vraiment, on peut devenir fou, folle… Je suis devant vous à devoir vous prouver que je ne mens pas en vous parlant… »

Etrange procès en effet, où il fallait juger si racisme il y avait dans les propos de l'accusé tandis que les questions même de son avocat utilisaient abondamment l'emploi ambigu du pluriel : « Est-ce que les Tutsi ont une culture du mensonge… », « Est-il vrai que les Tusti… »

Remplacez Tutsi par juif et vous vous retrouvez dans « Mein Kampf »

C'est cette ambiguïté, justement, qu'ont souligné Yves Ternon, chercheur spécialiste de crimes contre l'humanité, et Benjamin Abtan, ex- président de l'UEJF, Union des étudiants Juifs de France, appelés par SOS Racisme. Pour mesurer le danger du langage choisi par Péan, le premier a suggéré de remplacer le mot « juif » par celui de « Tutsi », le second l'a carrément fait.

Benjamin Abtan a, en effet, lu au tribunal un texte de la pire prose antisémite des années 30, dont certains propos sur le « juif menteur comme protection de soi ou du groupe auquel il appartient » rappelaient avec précision certaines phrases pour lesquelles comparaissait Péan. A la fin de sa lecture, considérée comme provocatrice par certains, Abtan avait révélé sa source : « Mein Kampf ». En larmes, Pierre Péan n'a pas supporté le parallèle.

Enfin, dernier élément qui faisait partie de la plainte de SOS Racisme et Ibuka mais peu retenu durant ce procès : l'image des « très belles femmes tutsi » que Péan suggère comme manipulatrices en évoquant leur choix « de lits appropriés ».

En clôture des débats, la procureure, Anne de Fontette, avait considéré que les délits étaient bel et bien constitués aux yeux du tribunal. Elle reprochait à Péan un usage confus des guillemets dans ces nombreuses citations et l'amalgame régulièrement fait entre les mensonges politiques prêtés au président Kagamé avec les Tutsi, en général. Le tribunal ne l'a pas suivie. Le délibéré énonce ainsi :

« Si l'auteur attribue principalement aux Tutsi ce particularisme culturel, il le prête également aux Hutu et plus généralement aux Rwandais. »

Marcel Kabanda, président d'Ibuka, retient, amer, que dans ce jugement, n'a nullement été pris en compte la question des femmes espionnes. Il rappelle combien ce préjugé sur la séduction manipulatrice des femmes tutsi a été un argument fort des génocidaires et cause de nombreux viols.

Un jugement indécent parce qu'il ne considère pas graves les propos tenus

Pierre Péan, qui n'a pas voulu s'exprimer pour Rue89 (« avec tout le mal qu'ils disent de moi ! » -où donc ? ? ? NDLR-) a déclaré à notre consœur de France Culture « vivre quelques minutes de soulagement après trois ans de souffrance » tandis que son avocat saluait cette « grande victoire pour la liberté d'expression ».

Marcel Kabanda éprouve pour sa part une immense déception. Il le dit dans une extrême dignité.

« Je trouve ce jugement indécent parce qu'il ne considère pas que les propos tenus sont graves. C'est comme s'il y avait une incapacité de la part de la justice à mesurer les ravages que ce livre a causés chez les victimes… Je respecte la liberté d'expression mais je pense que la meilleure façon de la protéger, c'est que ceux qui écrivent se montrent plus responsables dans ce qu'ils disent. »

Sans hausser le ton, l'historien à l'Unesco ajoute :

Peut-être les juges ont-ils été particulièrement sensibles à la personnalité des témoins appelés par Mr Péan et Mr Fayard Fayard ? Ces hommes politiques, dont l'un est député à l'Assemblée, ont donné une caution morale à cet ouvrage. Quel poids, victime, peut-on avoir en face ? Dans les considérations de la Cour, nous avons pesé très peu. »

José Kagabo, historien à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), spécialiste des rapports entre la France et le Rwanda opte, lui, pour une lecture politique de ce procès :

« Ce jugement ne pouvait pas être autre, sinon cela revenait à désavouer le juge Bruguière. »

Photo : des enfants tutsi font la queue pour de la nourriture dans l'église Sainte-Famille à Kigali en 1994 (Corinne Dufka/Reuters).

Lire aussi : Kagabo : Péan, un procès pour l'honneur de la France

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Portrait de dianne0

à Art Gasp Portrait de Art Gasp De dianne0

rien | 16H46 | 08/11/2008 | Permalien

« lorsque de plus en plus d'écrivains, journalistes, ou même humoristes se retrouvent dans les prétoires, »

La pratique de l'amalgame est bien commode quand on n'a pas d'argument sur le fond…

Vous faites un paquet avec des affaires distinctes dont la forme n'a rien à voir. Un peu comme si, en matière d'infraction routière, vous contestiez que l'on puisse juger différemment un type qui n'a pas payé ses PV de stationnement et celui qui a écrasé une grand-mère sur un passage piétons.

En l'occurrence on aurait dû juger une imposture et on a statué sur un… statut ! « Journalisto honneto sum » quoi. Et malheur à qui vient contester à quelque plumitif que ce soit le droit sacré d'écrire n'importe quoi. Aussi rapidement que les champignons après la pluie naissent les éditos vengeurs et les posts de comptoir.

Un trait significatif des montées au charbon de commande : la vulgarité, l'outil le plus productif du net. Votre prose est transparente, son ton vous discrédite. Et elle n'a qu'un seul effet : montrer que le corporatisme tient lieu de déontologie à beaucoup. Pas étonnant que les ventes des journaux s'effondrent et qu'il faille à certains rédiger des productions douteuses pour survivre.

Portrait de babayaga

à Art Gasp Portrait de Art Gasp De babayaga

musique du monde | 17H06 | 08/11/2008 | Permalien

ce n'est pas parce que vous êtes à moitié Juif que vous avez le droit de cracher comme vous le faites !

Vous êtes certainement un adepte de Norman Finkelstein et de ses écrits sur l'argent de l'Holocauste !

Vont s'en servir jusqu'à la fin des temps, les faire bosser pour leur odieux et lamentable commerce… ?

Vous êtes une honte ambulante.

Si d'autres génocides ont été reconnus, c'est bien par référence à la Shoah. Alors doucement les basses !

Portrait de leconcombrevert

à Art Gasp Portrait de Art Gasp De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 18H34 | 08/11/2008 | Permalien

@ Art Gasp,

je constate que vous avez pour habitude de faire ce que vous reprochez à SOS Racisme :

Vous tentez de légitimer vos propos haineux en insistant sur vos propres origines juives ou prétendues telles.

Dans un autre message vous nous avez déjà fait part de votre goût pour les prestations racistes, certifiés FNhaine de Alain Soral et de Dieudonné (L'extrême droite altermondialiste lance son journal - 23H19 20/10/2008), tout en légitiment vos gouts funestes en insistant que la moitié de votre famille serait partie à Birkenau.

Beurk

Portrait de Simple Mind

De Simple Mind

Contemplatif | 16H15 | 08/11/2008 | Permalien

Comme beaucoup, je suis assez choqué par des généralisations fortes simplistes, comme Mr PEAN s'est semble-t-il adonné dans cet ouvrage. Malgré les guillemets et ajouts en bas de page, il est possible que certains lecteurs soient outrés. Pour ce qui me concerne, et n'ayant pas lu ce livre, je comprends que ces malheureuses quatre pages aient pu blesser bien des personnes.
Mon profond souci en fait est de savoir si on peut tout écrire (et publier)ou pas. Je suis de ceux qui estime qu'il faut, dans notre pays, pouvoir tout publier. Qu'il s'agisse de littérature plus ou moins bonne, d'opinions plus ou moins fondées, d'idéologies plus ou moins scabreuses, je place la liberté d'expression comme la garante de notre liberté la plus ultime. Je pense que le lectorat de notre pays arrive à se faire son propre avis sur la validité et la qualité de ses lectures. J'ai lu Mein Kampf, et je n'ai pas du tout apprécié cette descente aux enfers de la haine et de la bêtise humaine. Cependant, j'estime que personne n'a le droit de me dicter mes lectures en restreignant mon droit du choix de celles-ci.
Dans notre société hyper judiciarisée, je commence à être fatigué que quelques lignes (sur plus de six cent pages ! ! ) mènent à un procès systématiquement. En admettant que Mr PEAN soit persuadé de ce passage, je coànsidère qu'il a le droit d'avoir ses opinions, et si un éditeur accepte de le publier, pourquoi s'y opposer. Nous lecteurs avons le droit de ne pas le lire si nous ne le souhaitons pas.
Les ouvrages littéraires sont les meilleurs garants des débats, et donc de pensées différentes. Je ne suis pas pro américain du tout, mais la seule liberté qu'il leur reste est celle-là, et elle reste le seul rempart à la pensée unique que beaucoup voudraient que nous suivions.
Si un facho, un stallinien,un intégriste quelconque, un psychopathe etc… veut écrire un bouquin, je pense que c'est son droit. On N'est PAS obligé de le lire, ou bien d'être d'accord. Le danger est plutôt dans l'absence de liberté que cette impossibilité entraînerait.
N'oublions jamais qu'il n'y a pas si longtemps de çà, un pays avait décrété que tous les ouvrages littéraires qui ne lui convenaient pas, devaient être brûler sur les places publiques. On sait où tout cela a mené.
Qui va nous dire quels livres sont bons ou mauvais pour nous ? Quels sont les livres « vrais » ou « faux » que l'on devra détruire ?
Je préfère garder mon libre arbitre, même si cela a comme conséquence d'avoir des auteurs insupportables. (je ne parle pas de Mr PEAN que je ne connais pas).
Malgré les horreurs qui se déroulent tous les jours devant nos yeux endormis par le confort :
N'est-ce pas là la véritable question à se poser ?

Portrait de dianne0

à Simple Mind Portrait de Simple Mind De dianne0

rien | 17H06 | 08/11/2008 | Permalien

Sur le fond vous avez raison mais le problème n'est pas là. Nous ne sommes pas dans un espace littéraire. L'auteur s'est positionné en tant que journaliste pour présenter comme un travail d'enquête une compilation de racontars de protagonistes juges et parties sans que jamais la parole ne soit donnée à ceux qui au final sont insultés. C'est une scélératesse.

De plus la tonalité donnée à l'ouvrage dès l'entrée montre sans équivoque qu'il s'agissait d'une entreprise partisane. Donc tout sauf une enquête journalistique. Plutôt : « Oyez, oyez bonnes gens, la vérité vraie sur le Rwanda où les Tutsis sont des menteurs. » Pas mal, non, comme exposé objectif des faits ?

S'il s'était contenté présenter l'ouvrage comme son sentiment personnel sur une affaire dont somme toute beaucoup de ceux qui en parlent n'ont pas été témoins, il aurait été dans le domaine des idées. Et à ce titre on était libre d'y ajouter foi ou pas.

Mais il se trouve que ses écrits sont présentés comme la vérité, dans un contexte tumultueux où ses interprétations, avalisées par des officiels en poste au moment des faits, peuvent servir à produire encore plus de malheur.

Ce qui est consternant de sa part c'est qu'apparemment pas un seul moment il ne s'est demandé combien de souffrances il réactiverait par sa démarche. Il a pleuré dit-on. Sur qui ? Je crains fort que ce ne soit sur lui-même. C'est dire l'envergure. C'est dire le sentiment d'impunité. Justifié apparemment.

Portrait de Simple Mind

à dianne0 Portrait de dianne0 De Simple Mind

Contemplatif | 18H28 | 08/11/2008 | Permalien

Je vais entièrement dans votre sens, il s'agirait donc de « journalisme à la tire ». Alors pour oeuvrer dans votre sens, je rajouterai le fait que, si ce monsieur a besoin de « faire-preuves » politiques ou historiens, c'est qu'il en a besoin. Puisqu'il se doutait du résultat du procès, il aurait dû, tout du moins, assumer. Un auteur qui se justifie, journaliste ou pas, est une personne qui n'est pas certain de ses écrits.
Puisque nous sommes d'accord sur le sujet de la liberté d'expression, j'ai donc une nouvelle question : Qu'est-ce qu'un journaliste de nos jours en France ? Le Pullitzer ne risque pas d'être attribué en France….

Portrait de lyones

à Simple Mind Portrait de Simple Mind De lyones

grand-mère en colère | 19H22 | 08/11/2008 | Permalien

Vous dites exactement ce que je pensais écrire ! gare aux censures d'où qu'elles viennent, elles dont les fossoyeurs de la démocratie ; il est paradoxal que l'on se serve de la littérature nazie pour retourner le propos, est on prêt à bruler le livre de Pean sur la place publique ? ? Je suis adulte et ne tolère pas que l'on me dicte ce que je dois lire ou pas ; c'est à moi de juger ! ces procès en série sont le signe que notre république est malade, hélas …

Portrait de Diane67

De Diane67

16H21 | 08/11/2008 | Permalien

je crois qu'il faut raison garder. On sort quelques lignes d'un ouvrage complet et on les met en exergue. Si la justice a estimé qu'il n'y avait pas racisme, il ne nous appartient pas de vomir sur une décision de justice.

Ce qui est extraordianire,c « est qu'on peut sdire certaines choses sur certaines personnes et pas sur d'autres.
Le titre c'est “ noires fureurs, blancs menteurs” si on applqiue la nation de racistes, il a également traité les blancs de menteurs ; quelqu'un a déposé plainte pour les allégations anti- blancs ?

je sais que vous allez tous hurler au scandale, mais vous n'avez pas parfois l'impression que vous avez ici une pensée unique et c'est cette pensée unique, qui se veut branchée qui est dangereuse car elle empêche tout débat de fond et partant de là la contradiction et l'émergence de la vérité.
Or la, visiblement , il y a une tentative de mettre au point une vérité officielle.

Vous venez tous hurler au racisme. Si vous appliquiez au quotidien ce que vous venez raconter sur rue89, il y aurait des députés et sénateurs noirs en france. Y en a-t-il ? non.
Les USA ont eu l'intelligence d'élire un homme pour ce qu'il est et ce à quoi il croit et non pour sa couleur et pourtant si je lis rue89 quest ce que les états unis prennent régulièrement des volées de boios vert ici.

Portrait de monisme

De monisme

clm | 16H29 | 08/11/2008 | Permalien

Je ne sais pas si les tutsis sont élevés « dans une culture du mensonge » ; J'espère que la religieuse missionnaire qui témoigne des « cachotteries » des enfants n'est pas jésuite.

Péan, me parait-il, n'a pas nié le génocide qui relève d'un autre énorme mensonge. Le comparer à un négationniste (on a parlé de Faurisson) serait pour le moins déplacé.

Remplacer le mot « juif » par un autre, dans Mein Kampf, est un ancien exercice de lycéen ou d'étudiant qui ne me paraît pas participer d'une compréhension du racisme et tend davantage à le banaliser.Hitler était raciste, il n'était pas que raciste. Il y a d'autres ouvrages à connotations racistes dans lesquels on ne pourra pas remplacer les mots.

Péan était sympathisant je crois de SOS racisme. Le voici accusé de racisme.Levy traite tout le monde d'antisémite, Joffrin en voulant donner des leçons sur l'antisémitisme à Siné lapsuse avec le mot : race.

Il y a une chappe de plomb sur les responsabilités autour de ce génocide, au procès de l'angolate les accusés se font des politesses et se fendent la poire.

Portrait de thierry reboud

De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H34 | 08/11/2008 | Permalien

Puisque Péan se réfère à d'augustes prédécesseurs fleurant le bon vieux temps des colonies pour traiter l'ensemble des Tutsi de menteurs, on peut sans doute lui suggérer de s'intéresser au fait (bien connu et parfaitement documenté aux mêmes sources) que l'Arabe est feignant, le Noir indolent, le Chinois fourbe et cruel, le Polonais alcoolique et, puisque nous y sommes, la femme frivole. (La liste n'est pas exhaustive, bien sûr.)

A noter que cette accusation d'appartenir à « une culture du mensonge et de la dissimulation » est aussi de plus en plus répandue au sujet des musulmans (notamment par l'inénarrable Adler, depuis qu'il a entendu parler de la notion de taqqiya). Cette accusation, qui fait fortune sur certains sites d'extrême-droite, ne soulève pas la moindre indignation. Elle semble même de mieux en mieux acceptée par certains « intellectuels ».

L'accusation de dissimulation est, par sa nature même, irréfutable, puisque la réfuter peut très facilement être interprété comme l'une des manifestations de cette culture de la dissimulation. C'est très précisément sur ce type de mécanisme que repose la cohérence inaltérable d'un mensonge aussi stupide que Les Protocoles des Sages de Sion ou les fables sur le 11 septembre 2001. Cette accusation est une arme absolue, quand bien même elle ne repose sur rien : c'est le sens du témoignage d'Esther Mujawayo.

Sur le jugement proprement dit, sauf erreur, je remarque que le délit est bel et bien constitué. Ce que semble dire le tribunal, c'est qu'il était erroné d'imputer à Péan un racisme anti-Tutsi, mais que lui imputer un racisme anti-Rwandais aurait été pertinent. C'est sûr que ça va beaucoup mieux comme ça.

« les fables sur le 11 septembre 2001 »
de quelles fables parlez-vous ? Quel rapport avec l'affaire qui nous préoccupe içi ?
Avant de parler de fables, attendons qu'une commission indépendante enquête sérieusement sur cet évennement (ça peut prendre du temps…) et d'içi là, gardons nous de parler de fables et de complotistes ou je ne sais quoi…
Avez vous étudié les arguments des ingénieurs et architectes sur l'écroulement des tours (entre autres) ?
Si en parlant de fables, vous faites références à ceux qui demandent de réouvrir le dossier et une enquête sérieuse, alors je ne vous suit pas.

Portrait de thierry reboud

à sup. à la demande du riverain 24.09.09 Portrait de sup. à la demande du riverain 24.09.09 De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H07 | 08/11/2008 | Permalien

C'est parti… Jouez tout seul. Ce n'était qu'une incidente : si vous choisissez d'en faire l'essentiel de mon propos, libre à vous.

(PS : le rapport, ce sont ces récits reposant sur une hypothétique dissimulation qui disqualifient ipso facto toute tentative de réfutation.)

ben non, je suis d'accord avec tous le reste, alors je n'ai rien à en dire ! Mais cette phrase là, quel rapport ? En plus juxtaposée aux sages de Sion, beurk.
« sur une hypothétique dissimulation qui disqualifient ipso facto toute tentative de réfutation »
OUi justement. Qui est-ce qui disqualifie toutes tentatives de réfutation ? Les gens qui demandent « reopen 9 11 » ou l'administration américaine ?

Portrait de thierry reboud

à sup. à la demande du riverain 24.09.09 Portrait de sup. à la demande du riverain 24.09.09 De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H16 | 08/11/2008 | Permalien

Comme j'ai rajouté le post-scriptum alors que vous étiez peut-être en train de répondre : le rapport, ce sont ces récits reposant sur une hypothétique dissimulation qui disqualifient ipso facto toute tentative de réfutation.

dejà répondu ; )

Portrait de Emma T

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De Emma T

TBBT addict. | 07H58 | 09/11/2008 | Permalien

Puis-je avancer (entre guillemets bien sûr ! ) que « Pierre Péan est un menteur » ?

Nicomaque, mon ami …

Portrait de Compte supprimé 15

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De Compte supprimé 15

"LA RUE EST A VOUS"... | 19H38 | 09/11/2008 | Permalien

@ thierry reboud 18H07 08/11/2008

« C'est parti… Jouez tout seul. Ce n'était qu'une incidente : si vous choisissez d'en faire l'essentiel de mon propos, libre à vous. »

oh la la, « Ce n'était qu'une incidente »…

« INCIDENTE : Une incidente est, dans sa définition traditionnelle, une proposition incluse dans une phrase, pour y glisser une notation accessoire. »
http://abardel.free.fr/glossaire_stylistique/incidente.htm

Mettre côte à côte les Protocoles des Sages de Sion et le 911, moi j'appelle ça une ÉNORME incidente.

Trop fin pour être honnête ce TR.

Portrait de Compte supprimé 15

à sup. à la demande du riverain 24.09.09 Portrait de sup. à la demande du riverain 24.09.09 De Compte supprimé 15

"LA RUE EST A VOUS"... | 19H25 | 09/11/2008 | Permalien

@ homemade 18H01 08/11/2008

entièrement d'accord avec vous, mettre Sion et le 911 à côté c'est vraiment de la pure provoc

Portrait de Freddasse_Terre

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De Freddasse_Terre

touche à tout | 15H39 | 13/11/2008 | Permalien

Ce qui semble échapper à beaucoup d'entre vous, c'est que ce n'est vraiment pas pareil de dire :

1) « Le Tutis est menteur » (ou « Les Tutsis sont menteurs »)

2) « Les Tutsis ont une culture du mensonge »

Dans le premier cas, on a affaire à une généralisation stupide (sans aucune réflexion, à l'emporte-pièce), dans le second cas on a une remarque d'ordre anthropologique, culturel (qui est peut-être fausse mais qui au moins est fondée sur une recherche et une réflexion).

Comparer les phrases de Péan et les poncifs « l'Arabe est feignant, le Noir indolent, le Chinois fourbe et cruel, le Polonais alcoolique et, puisque nous y sommes, la femme frivole » est donc malhonnête intellectuellemnt.

Portrait de sup. à la demande du riverain 24.09.09

De sup. à la demande du riverain 24.09.09

17H52 | 08/11/2008 | Permalien

C'est clairement un procès politique qui met en jeu les intérêts de la France dans cette tragédie.
Donc impossibilité d'avoir un jugement impartial.
Le fait de remplacer des mots dans Mein Kampf est un exercice douteux et malhonnête intellectuellement, qui ne sert pas la juste cause. Chaque génocide est unique, si on peut dire, et nul besoin d'appeler Hitler à la barre pour se convaincre que des généralités comme « les Tutsis ont une culture du mensonge etc. », c'est du racisme post colonial.
Ceci dit, il serait intéressant pour tout le monde que vous publiez les 4 pages en question, histoire de se faire une opinion par nous-même, car dans l'article, on ne lit qu'un tout petit passage incriminé entre guillemets et sortis du contexte de la phrase complète.
Un petit pdf ?

Portrait de athénaïs

De athénaïs

17H59 | 08/11/2008 | Permalien

Je m'imagine Tutsi et définie comme ça par quelques blancs lettrés et qui au nom de la liberté d'expression jettent l'anathème sur tout un Peuple..
et confortés en cela par les juges….

Mais au nom de quoi ces blancs qui me font honte de l'être moi même se permettent de juger ainsi ?

Rappelons nous tout ce que ces blancs occidentaux ont dit de puis des miliers d'années :

« Les juifs sont menteurs, les femmes sont fourbes et inconstantes, les noirs sont fainéants, les arabes sont voleurs, les asiatiques sont tout cela à la fois et les pauvres, je te parle pas des pauvres…. » ils se sont aussi demandé si les femmes avaient une âme, si les indiens d'Amérique étaient des humains ou des animaux….

Oh lala, moi je me demande bien quels sont les traits caractéristiques du « péan moyen » dans la société d'aujourd'hui , certainement pas l'intelligence, de cela on est spur, le talent, on cherche encore, et en plus, il est même pas beau, c'est à ce demander à quoi il sert !

Portrait de dianne0

à athénaïs Portrait de athénaïs De dianne0

rien | 19H03 | 08/11/2008 | Permalien

En direct du grenier extrait d'un bouquin qui tombe en morceaux, contrairement hélas à l'idéologie qu'il véhicule si l'on en juge par ce qu'il est encore possible d'écrire en 2008.

« BATOUALA, roman nègre », par Réné Maran.
Prix Goncourt 1921 (si, si ! ! ! Comme quoi l'intelligentsia d'une époque peut couronner des c……ies.)

Préface adressée à Henri de Régnier

« J'ai mis six ans à traduire ce que j'avais là-bas, entendu, à y décrire ce que j'avais vu.
J'ai poussé la conscience objective jusqu'à y supprimer des réflexions. Les nègres de l'Afrique Equatoriale sont en effet irréfléchis. Dépourvus d'esprit critique, ils n'ont jamais eu et n'auront jamais aucune espèce d'intelligence…. Par les soirs de lune, allongé en ma chaise-longue, de ma vérandah, j'écoutais les conversations de ces pauvres gens. Leurs plaisanteries prouvaient leur résignation. Ils souffraient et riaient de souffrir… »

Le reste se veut un plaidoyer humaniste. Comme la prose de certains contorsionnistes actuels. Sauf qu'il reconnaît par moments la responsabilité de la France dans le carnage.

Portrait de fetiche

De fetiche

18H59 | 08/11/2008 | Permalien

Ce verdict me parait juste. Voici quelques arguments :

On peut dire que Péan a tort, qu'il raconte un certain nombre de bêtises sur un sujet aux implications émotionnelles fortes, où l'exactitude doit être recherchée. Toutefois, il ne faut pas tomber dans l'autocensure, et laisser aux victimes un monopole sur la mémoire. Si l'on prend l'exemple emblématique de la Shoah, celle-ci qui devient mythe (re)fondateur du sionisme est ensuite instrumentalisée à des fins politiques (l'historiographie du totalitarisme le montre bien). Et à lire une récente interview du « judéophile » (expression terrible, porteuse d'une hiérarchie ethnique latente, et d'une prétention essentialiste de l'existence d'un « homo judeicus ») Philippe Val, j'apprends que le simple fait d'affirmer ici ce qui me parait être un fait, me classe comme antisémite.

Pour revenir à notre sujet, Pierre Péan a tout a fait le droit selon moi d'écrire, en conscience, ce qu'il estime être le résultat de sa réflexion. Qu'il puisse avoir écrit quelque chose de faux, soit. Mais ce n'est pas à la justice de le décider. Si tous les chercheurs portaient plainte contre leurs collègues à chaque fois qu'ils estiment lire des énormités historiques, les tribunaux engorgés d'aujourd'hui nous paraitraient plus que vides. Le principe de la controverse est justement que par la réponse, des contre-arguments peuvent être avancés montrant que non, il est faux de dire que…, etc. Par le recours au judiciaire, on oublie là un élément fondamental : les sciences sociales sont parmi les plus sujettes à l'erreur, et soumises à un processus d'autodépassement permanent. Là devrait arriver un juge pour dire « non, monsieur, c'est faux ! » ? On est dans la même dynamique que les lois mémorielles, très compréhensible parce que liée aux sentiments, mais contre la liberté de recherche (cf. l'affaire récente à propos de Pétré-Grenouilleau sur la traite des esclaves). Un exemple extrême d'intervention étatique de l'histoire est le cas chinois où la mémoire du passé s'oriente en fonction des volontés présentes des dirigeants. A l'autre extrême, comment gérer le négationnisme ? Je pense que l'interdire participe à lui donner du crédit puisqu'il s'inscrit dans une autre dynamique à mi-chemine entre héroïque et victimaire, tout aussi constitutrice d'identité. J'ajoute qu'il n'y d'autant plus pas de raison d'intervenir pour l'Etat que cette pratique est peu utile : quelqu'un qui veut se procurer aujourd'hui des écrits/vidéos négationnistes le ferait par les mêmes réseaux si l'Etat se retirait de ce champ de prérogatives (Quel libraire mettrait Faurisson en tête de gondole ? Combien « oublieraient » une commande négationniste ? etc.). Acheter Mein Kampf, dont la vente est autorisée, se révèle par exemple très difficile dans les librairies traditionnelles.

Bref, la seule question qui vaille la peine d'être posée au tribunal est celle du racisme supposé de Péan, celle à laquelle il est répondu. Au passage, l'attitude facile et du genre à plaire aux médias de Benjamin Abtan qui consiste à prendre des citations hors contexte puis à les comparer entre elle est vraiment ignoble et malhonnête, et je comprends donc parfaitement la réaction de Péan.

Portrait de dianne0

à fetiche Portrait de fetiche De dianne0

rien | 19H43 | 08/11/2008 | Permalien

« Toutefois, il ne faut pas tomber dans l'autocensure, et laisser aux victimes un monopole sur la mémoire. »

Mais les victimes ne demandent pas cela ! C'est juste malhonnête de le prétendre dans ce cas précis.
Les victimes demandent simplement qu'on leur fiche la paix, qu'on ne les transforme pas en instigateurs de leur martyre et qu'on les respecte en tant qu'humains à égalité avec les chroniqueurs parisiens !

Mais pourquoi nom d'un chien Péan s'abrite-t-il derrière la justice pour éviter de reconnaître que sur ce coup-là il a été totalement à côté de la plaque ? Qu'a-t-il pu retirer de positif de cette manipulation ?
La production négationniste mondiale n'a rien à voir là-dedans. Son bouquin est bien plus toxique puisqu'il est présenté comme valide par certains de ses pairs.
Les citations incriminées ne sont pas « hors contexte » puisqu'elles servent à étayer tout le reste de l'ouvrage en plaçant d'entrée le lecteur en position de prendre parti. Se défiler de cette responsabilité là est tout simplement minable.

Heureusement que quelques jeunes gens qui ont de la mémoire, à l'instar de Benjamin Abtan, s'inquiètent que l'on puisse faire son beurre avec des écrits de ce genre. On en aurait attendu autant de quelques-uns de ses aînés… Journalistes ou pas.

Portrait de Mandrin

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20H55 | 08/11/2008 | Permalien

Bravo à Feticheet les propos d'Abtan comme ceux de Ternon (plus malin qui lui n'a pas sorti de sa trousse à flétrir Hitler mais un nazi jugé à nuremberg…Bizarre que ce cette argumentation bien symétrique…), sont grotesques et odieux…

Portrait de Alfary

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Ronchon | 21H11 | 08/11/2008 | Permalien

Aimables digressions paratextuelles, quand même, avant de conclure : « Bref, la seule question qui vaille la peine d'être posée au tribunal est celle du racisme supposé de Péan, celle à laquelle il est répondu ».

Deux petites remarques :
1 - la poétique de M. Péan ne relève pas d'un tribunal, c'est exact. Son ouvrage, présenté comme le résultat d'une enquête et appartenant à un genre documentaire plutôt que de fiction, contient des assertions… très discutables.
2 - En conséquence, le tribunal a été saisi pour ces assertions-là. Ce que la partie civile a plaidé, c'est que ces assertions ne sont énoncées comme vraies qu'au sein de théories… racistes. Il y une cohérence logique dans la position du parquet et des parties civiles.

C'est la nature des assertions qui était l'objet du procès et non pas la personnalité de l'auteur, me semble-t-il. Encore moins la liberté d'expression ou du travail de recherche.

C'est une étrange conception que de penser que le droit est dit sur des personnes et des personnalités quand il s'agit seulement de leurs propos et leurs actes à un moment donné, dans des circonstances précisées. L'impensé d'un auteur peut parfaitement faire retour bruyant dans un ouvrage sans affaiblir l'oeuvre. Pourquoi pas.

Portrait de athénaïs

à fetiche Portrait de fetiche De athénaïs

22H25 | 08/11/2008 | Permalien

@ fetiche

« toutefois, il ne faut tomber dans l'autocensure et laisser aux victimes le monopole de la mémoire.. »

c'est un peu fort de café tout de même de demander aux victimes de faire de la place à ces types qui ne vivent rien, qui ne connaissent rien et qui jugent du haut de leur statut social. Au nom de quoi sont-ils légitimes à s'exprimer ?
Leur laisser la parole c'est laisser croire qu'ils peuvent avoir raison et que l'on peut discuter leurs thèses.

en plus, de nombreuses victimes sont mortes et là, soyez rassuré, elles n'auront le monopole de rien quant aux survivants, nous les avons si peu entendus qu'il y a de la marge avant de parler de leur supprimer le monopole de la mémoire.

C'est dingue c'est toujours au nom de cette prétendue objectivité que l'on fait fermer leur gueule aux plus légitimes à pouvoir s'exprimer : les victimes.

L'objectivité n'existe pas, on adopte toujours un point de vue, et celui de péan, c'est de la merde.

choisis ton camp, camarade.

Portrait de dianne0

à athénaïs Portrait de athénaïs De dianne0

rien | 01H21 | 09/11/2008 | Permalien

Que se serait-il passé si dans ce procès on avait eu à juger de la minimisation, au nom d'une tare supposée (l'aptitude au mensonge par exemple) des souffrances endurées par des Européens sous la férule d'une peuplade voisine et belliqueuse ?

Qu'aurait-on dit si un « journaliste » avait tenté de justifier dans une « enquête » les exactions par exemple, des bourreaux européens, jugés à La Haye, par le fait que leurs victimes étaient supposées être des menteurs ?

Les mêmes qui trouvent que cela relève de la liberté d'expression seraient sans doute montés au créneau pour hurler à la discrimination et prendre fait et cause pour les minorités massacrées. Rappelez vous, il n'y a pas si longtemps… près de chez nous !

Verra-t-on un jour un « Péan » écrire que les femmes albanaises, kosovares, avaient bien cherché les viols infligés par leurs tortionnaires. Et verra-t-on une certaine intelligentsia parisienne venir lui tenir la main au prétoire ? Au nom de la liberté de conscience, pas moins, cela va sans dire.

Ah oui, j'oubliais, le Rwanda, c'est loin… et puis « ils souffrent et ils rient de souffrir ». Ah non, je me trompe, ça c'est dans le Goncourt 1921…
Le XXeme siècle n'a vraiment servi à rien.

Portrait de fabinet

à dianne0 Portrait de dianne0 De fabinet

16H18 | 10/11/2008 | Permalien

bla bla bla bla bla bla ….
Vos commentaires sont d'un fatiguant.
Tiens, un naze pour chacun

Portrait de compte supprimé 22

à fetiche Portrait de fetiche De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 22H28 | 08/11/2008 | Permalien

(Cinquième fois que Rue89 me demande de m'identifier aujourd'hui. Hortefeux a des émules)

Accord avec le point de vue de fetiche.

J'ajoute qu'une des raison du procès fait à Péan tient à ce que le régime de Kagame fuit ses propres responsabilités dans ce conflit.

(Pour autant, je n'oublie pas la responsabilité majeure, qui est celle du régime hutu, des ses soutiens européens et de la communauté internationale, mi-lâche mi-indifférente)

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