L'écrivain a été relaxé des poursuites engagées par SOS-Racisme pour « provocation à la discrimination raciale ». Décryptage.

Les Tusti ont-ils une culture du mensonge ? Et les femmes de leur diaspora tutsi ont-elle su choisir « des lits appropriés » pour infiltrer certaines organisations internationales ? Ce sont là quelques propos de l'ouvrage de Pierre Péan, « Noires fureurs, Blancs menteurs ». SOS Racisme et Ibuka, association de rescapés du génocide avaient déposé plainte pour diffamation raciale et provocation à la discrimination raciale contre lui. Il a été relaxé.
Yvonne sort de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, le regard extrêmement triste. Mais presque résigné. Rwandaise, de passage à Paris, elle vient d'assister au délibéré du procès intenté par SOS Racisme à Pierre Péan, pour « diffamation raciale » et « provocation à la discrimination raciale » à la suite de la publication de son ouvrage « Noires fureurs, Blancs menteurs ». Se constituant partie civile, SOS Racisme avec Ibuka, association des rescapés du génocide, déposaient plainte et réclamaient un euro symbolique de dommages et intérêts à Pierre Péan et son éditeur, Claude Durand, directeur de Fayard.
Des « témoins » qui s'abritent derrière « le langage colonial de l'époque »
Tous deux ont été relaxés. Le tribunal a estimé « que la formulation “culture du mensonge et de la dissimulation”, aussi brutale qu'elle puisse apparaître, spécialement pour les victimes d'un génocide, ne peut être considérée comme l'imputation d'un fait précis visant à jeter le discrédit sur l'ensemble des Tutsis ». Yvonne rejoint un cercle de rescapés du génocide des Tutsi. Même tristesse. Même résignation.
Auteur de nombreux livres d'enquête, le journaliste était poursuivi pour quatre pages (sur six cents) attribuant aux Tutsi une « culture du mensonge et de la dissimulation ». Pierre Péan explique que cette formation au mensonge a été « observée par les premiers Européens qui ont eu un contact prolongé avec les Tutsis ». Et de citer l'un d'entre eux, un certain Paul Dresse, agent territorial dans les années 1940 :
« (…) C'est ce qui fait de cette race l'une des plus menteuses qui soit sous le soleil. »
Comme le langage peut paraître violent, Pierre Péan spécifie au lecteur, en bas de page, que l'auteur de ces propos utilise « le langage colonial de l'époque ». Rassuré par cette précision, ce même lecteur aura cependant eu de nombreuses occasions d'éprouver un nouveau choc face au vocabulaire, colonial ou non, déployé durant les trois jours de procès les 23, 24 et 25 septembre.
Une vingtaine de témoins de la Défense ont défilé à la barre pour expliquer que, oui, pour les Tutsi, le mensonge était « une culture », « un lieu commun » ou « dans la mentalité primitive ». Une ancienne missionnaire au Rwanda explique, à propos de cachotteries que pouvaient faire des enfants tutsi à l'école : « Notre éducation essayait de les rendre normaux. »
« Ces mots sur les Tutsi, on les a déjà entendus, on sait où ils ont mené. »
Chaque fois, le ton est tranquille, sur le mode de la démonstration didactique (historiens, journalistes) ou magistrale (politiciens). Hubert Védrine, ex-secrétaire général de l'Elysée sous Mitterrand et Bernard Debré, ex-ministre (RPR) de la Coopération en 1994 étaient, en effet, là pour défendre Pierre Péan. Et la thèse de son livre : Paul Kagamé, actuel président du Rwanda, aurait abattu l'avion du président hutu Habyarimana, le 6 avril 1994, et déclenché le génocide. Cette thèse est également celle du juge Bruguière, qui a délivré des mandats d'arrêt contre des proches de Kagame.
Les témoins de la défense ont d'autre part, invoqué les nombreux massacres de Hutu qui, après la prise de Kigali par l'ex-chef du Front patriotique rwandais (la rébellion tutsi), auraient constitué un double génocide.
Dans une joute moins flamboyante parce que trop douloureuse, des rescapés du génocide du Rwanda étaient également venus déposer, côté partie civile. Après avoir évoqué ces cent jours de génocide vécus, Esther Mujawayo, psychothérapeute et fondatrice de Avega, association des veuves du génocide d'Avril, avait dit :
« Monsieur Péan, vous êtes écrivain, vous connaissez la force des mots. Ces mots sur les Tutsi, on les a déjà entendus, on sait où ils ont mené. Et là, maintenant, ça recommence… »
Puis, prise par une brusque émotion, elle s'était adressée à la cour, le regard anxieux :
« Là, je me dis que vraiment, on peut devenir fou, folle… Je suis devant vous à devoir vous prouver que je ne mens pas en vous parlant… »
Etrange procès en effet, où il fallait juger si racisme il y avait dans les propos de l'accusé tandis que les questions même de son avocat utilisaient abondamment l'emploi ambigu du pluriel : « Est-ce que les Tutsi ont une culture du mensonge… », « Est-il vrai que les Tusti… »
Remplacez Tutsi par juif et vous vous retrouvez dans « Mein Kampf »
C'est cette ambiguïté, justement, qu'ont souligné Yves Ternon, chercheur spécialiste de crimes contre l'humanité, et Benjamin Abtan, ex- président de l'UEJF, Union des étudiants Juifs de France, appelés par SOS Racisme. Pour mesurer le danger du langage choisi par Péan, le premier a suggéré de remplacer le mot « juif » par celui de « Tutsi », le second l'a carrément fait.
Benjamin Abtan a, en effet, lu au tribunal un texte de la pire prose antisémite des années 30, dont certains propos sur le « juif menteur comme protection de soi ou du groupe auquel il appartient » rappelaient avec précision certaines phrases pour lesquelles comparaissait Péan. A la fin de sa lecture, considérée comme provocatrice par certains, Abtan avait révélé sa source : « Mein Kampf ». En larmes, Pierre Péan n'a pas supporté le parallèle.
Enfin, dernier élément qui faisait partie de la plainte de SOS Racisme et Ibuka mais peu retenu durant ce procès : l'image des « très belles femmes tutsi » que Péan suggère comme manipulatrices en évoquant leur choix « de lits appropriés ».
En clôture des débats, la procureure, Anne de Fontette, avait considéré que les délits étaient bel et bien constitués aux yeux du tribunal. Elle reprochait à Péan un usage confus des guillemets dans ces nombreuses citations et l'amalgame régulièrement fait entre les mensonges politiques prêtés au président Kagamé avec les Tutsi, en général. Le tribunal ne l'a pas suivie. Le délibéré énonce ainsi :
« Si l'auteur attribue principalement aux Tutsi ce particularisme culturel, il le prête également aux Hutu et plus généralement aux Rwandais. »
Marcel Kabanda, président d'Ibuka, retient, amer, que dans ce jugement, n'a nullement été pris en compte la question des femmes espionnes. Il rappelle combien ce préjugé sur la séduction manipulatrice des femmes tutsi a été un argument fort des génocidaires et cause de nombreux viols.
Un jugement indécent parce qu'il ne considère pas graves les propos tenus
Pierre Péan, qui n'a pas voulu s'exprimer pour Rue89 (« avec tout le mal qu'ils disent de moi ! » -où donc ? ? ? NDLR-) a déclaré à notre consœur de France Culture « vivre quelques minutes de soulagement après trois ans de souffrance » tandis que son avocat saluait cette « grande victoire pour la liberté d'expression ».
Marcel Kabanda éprouve pour sa part une immense déception. Il le dit dans une extrême dignité.
« Je trouve ce jugement indécent parce qu'il ne considère pas que les propos tenus sont graves. C'est comme s'il y avait une incapacité de la part de la justice à mesurer les ravages que ce livre a causés chez les victimes… Je respecte la liberté d'expression mais je pense que la meilleure façon de la protéger, c'est que ceux qui écrivent se montrent plus responsables dans ce qu'ils disent. »
Sans hausser le ton, l'historien à l'Unesco ajoute :
Peut-être les juges ont-ils été particulièrement sensibles à la personnalité des témoins appelés par Mr Péan et Mr Fayard Fayard ? Ces hommes politiques, dont l'un est député à l'Assemblée, ont donné une caution morale à cet ouvrage. Quel poids, victime, peut-on avoir en face ? Dans les considérations de la Cour, nous avons pesé très peu. »
José Kagabo, historien à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), spécialiste des rapports entre la France et le Rwanda opte, lui, pour une lecture politique de ce procès :
« Ce jugement ne pouvait pas être autre, sinon cela revenait à désavouer le juge Bruguière. »
Photo : des enfants tutsi font la queue pour de la nourriture dans l'église Sainte-Famille à Kigali en 1994 (Corinne Dufka/Reuters).
Lire aussi : Kagabo : Péan, un procès pour l'honneur de la France



















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De dianne0
rien | 15H19 | 08/11/2008 |
Merci chère Souad Belhaddad.
Cette « relaxe » provoque mon écoeurement. La France sera allée jusqu'au bout : nier la parole des martyrs.
Pour qui s'est un peu documenté sur les faits, rien ne peut justifier pareille décision. Si ce n'est, comme le rappellent fort justement certains intervenants que vous citez, que le pot de fer a cassé le pot de terre, une fois de plus.
On ne saurait trop conseiller, à ceux qui ont consenti à cette conclusion, de lire « La Fleur de Stéphanie » que votre plume a permis à Esther Mujawayo d'offrir à l'Histoire pour que cette fleur devienne une partie de notre mémoire.
Dans quelques années, quand la vérité, qui est têtue et ne se laisse jamais complètement étouffer, aura eu raison des contraintes géopolitiques, puisse la honte empêcher de dormir celui par qui la douleur a été réveillée.
à dianne0
De BILOU
15H55 | 11/11/2008 |
Juste une précision, les prinicpaux « témoins » des plaignants ont fait de nombreux séjours au Rwanda de Kagamé. Pour ma part, leur point de vue est sujet à caution car trop partisan de par leurs positions ; bizarre, que vous ne mentionnez pas que P Péan a écrit ce livre avec un tutsi. J'oubliais, il s'agit d'un traître qui ne connaît rien et qui renie ses origines.
De Eowyn
15H42 | 08/11/2008 |
Mais n'est-ce pas, comme le dit l'article, que le fondement de l'action en justice supposait, de la part du prévenu, « un fait précis » ?
Ici le juge n'a pas dit « il n'est pas raciste de traiter les tutsi de menteurs » (en ce sens, votre titre n'est pas exact), il a dit : il faut, pour pouvoir condamner sur le fondement de l'action que vous avez engagée, que M. Péan ait imputé un fait précis.
en gros, s'il avait dit : M. machin, représentant des Tutsi, a menti telle et telle fois, ce qui a eu des conséquences navrantes ; Mme Machin a délibérément essayé de coucher avec telle ou telle personne, ça aurait marché.
C'est la loi, donc le législateur, donc… nous, peuple souverain, qui faisons les lois. Si elle déplait, il faut en changer.
à Eowyn
De dianne0
rien | 15H57 | 08/11/2008 |
Le « fait précis » consiste pour un « journaliste » à écrire de loin sans savoir et en convoquant pour meubler le vide des parties prenantes contestables. Rien que cela aurait dû être fermement mis en cause.
Si l'ouvrage s'était intitulé « roman » et si M. Péan s'était déclaré « auteur », le contexte aurait été différent. Mais le fait qu'en l'espèce certains confrères soient montés au créneau au nom de la « liberté d'expression » montre bien à quel point cette profession mérite les doutes qu'elle suscite souvent.
à Eowyn
De Camelback
Etudiant en bioinformatique | 18H57 | 08/11/2008 |
Justement, le raciste est justement l'inverse de ce que vous décrivez, et exactement ce que fait Mr Péan.
Déclarer, sur la base de preuves fiables « mr Machin a menti “ ‘ Mme Machin était une espionne , ce n'est rien d'autres qu'au pire une diffamation, si ce n'est fondé sur rien.
Déclarer les Tutsi sont .. les femmes Tutsi sont .. c'est faire des généralités sur un peuple, et leur attribuer des tares. C'est faire une distinction entre une race d'être humain ou un peuple, et le reste du monde. Et c'est faire preuve de racisme.
à Camelback
De Baurelyre
21H37 | 08/11/2008 |
On dirait que la triste cohorte des censeurs est peinée. Ce spectacle réjouissant se fait trop rare.
Dans cette décision de justice bienvenue, pourtant, le juge a été d'une maladresse préoccupante pour les amis de la liberté, en s'abstenant de fonder sa décision sur le principe général de liberté de conscience, de recherche et d'opinion, qui aurait dû suffire. Il s'est fourvoyé avec cette fumeuse casuistique du « discrédit » (« La formulation “culture du mensonge” (…) ne peut être considérée comme l'imputation d'un fait précis visant à jeter le discrédit sur l'ensemble des Tutsis »…).
S'il y avait eu « discrédit », Péan aurait donc été condamné ? Qui alors ne condamnerait-on pas ?
Discréditer, c'est déprécier au sens d'ôter du crédit, amoindrir la réputation d'excellence ou de sérieux en quelque domaine, de quelqu'un ou de quelque chose. C'est l'ordinaire de la compétition démocratique sans que nul s'en offusque, c'est en revanche condamné par le droit de l'économie…
Mais dans les deux cas, pour être discrédité, il faut avoir du crédit à perdre. En quoi consistent ici le « crédit » et le « discrédit » d'un peuple ? Dans la bonne opinion de qui ? Quel est l'enjeu ? Y a-t-il menace ? Qui menace qui ? Quand un décliniste à la Baverez vient pleurnicher dans le poste que les Français ne comprennent rien à l'économie, il les discrédite, donc ? Baverez, en prison !
Le plus étrange dans le méchant procès fait à Péan est qu'il n'a nullement été dépréciatif. L'art de la dissimulation qu'à tort ou à raison il prête à la culture tutsie (car il s'agit bien de culture, du produit du génie industrieux des hommes, pas plus d'essentialisme dans son propos que de beurre en broche), il l'en crédite , comme l'eussent fait Guichardin ou Machiavel de princes bien avisés.
La justice gagnerait à s'intéresser plus au sens des mots dont elle fait des pierres de touche pour condamner ou pour absoudre…
B.
à Baurelyre
De dianne0
rien | 00H46 | 09/11/2008 |
Vous écrivez : « En quoi consistent ici le “ crédit ” et le “ discrédit ” d'un peuple ? Dans la bonne opinion de qui ? Quel est l'enjeu ? Y a-t-il menace ? Qui menace qui ? Quand un décliniste à la Baverez vient pleurnicher dans le poste que les Français ne comprennent rien à l'économie, il les discrédite, donc ? Baverez, en prison ! »
Mettre dans la balance 800 000 morts, des viols, des disparitions et la pauvre réthorique d'un disqualifié de la boule de cristal économique française est tout simplement lamentable.
Vous pratiquez l'euphémisme pour faire oublier l'essentiel : nier les souffrances, notamment celles des femmes rwandaises présentes dans le prétoire, en taxant les agressés de menteurs nous situe à peu près au niveau d'humanisme des commissariats de police d'antan où les plaignantes des violences devaient faire la preuve qu'elles ne l'avaient pas cherché.
Si je suis bien votre raisonnement, si je disais : « tous les journalistes sont des menteurs », je n'agresserais personne ? Ce serait juste une reconnaissance de leur aptitude à dissimuler leurs sources ?
Si je disais « quelqu'un qui rapporte des demi-vérités pour les ériger en principes est un menteur », je ne médirais de personne ?
Je préfère dire : juridiquement cette cause est entendue (on s'en serait douté un peu en voyant quelle garde avait été donnée au pauvre « calomnié ») mais moralement elle est indéfendable. Une seule chose viendra sans doute à bout de l'arrogance de l'auteur : sa conscience.
à dianne0
De Baurelyre
20H57 | 09/11/2008 |
« Mettre dans la balance 800 000 morts, des viols, des disparitions et la pauvre réthorique d'un disqualifié de la boule de cristal économique… »
Voilà en effet une balance absurde, mais il y a toute apparence que vous en soyez l'auteur. Gardez-la.
Et je vous y invite : discréditez les journalistes autant que vous en aurez le caprice !
Tout ce que je leur demande, c'est de ne pas vous assigner dans les prétoires pour si peu.
Malgré les tares qui les affligent, c'est d'ailleurs généralement leur ligne de conduite.
Méditez leur exemple.
B.
De babayaga
musique du monde | 15H50 | 08/11/2008 |
Il parait que Péan a pleuré ? va-t-il changer les phrases incriminées ?
De Rastakouer
15H52 | 08/11/2008 |
C'est assez troublant, je viens d'entendre parler Péan dans « 2000 ans d'Histoire » sur France Inter. Il y parlait, avec brio, de la guerre civile atroce que la France a subit pendant la pèriode de la Terreur, avec les Chouans, la Vendée.. Une véritable égorgerie, paraît-il.
Il précisait qu'il avait bien fait attention à ne pas parler de génocide, dans le cas vendéen.
Monsieur Péan connait donc le poids des mots. Malheureusement, il n'y fait attention que quand cela regarde le nombril de la France. Avec maladresse, il s'abaisse à la description raciste, équivalente au fameuses stupidités : « Les arabes sont des voleurs », « Les africains sont paresseux » dont notre bestiaire raciste regorge. Il devrait simplement s'excuser, et chercher à reformuler ce qu'il a bien pu vouloir dire avec ce genre de phrase.
Je me sens plus choqué par ce genre de propos, tenus par un intellectuel remarquable, que par certaines phrases de journaux satyriques, ou par certains sketchs… Il est étrange de remarquer l'écart et la disproportion dans la réaction médiatique.
Mais la Raison d'état n'est pas loin. Pour une justice sereine, j'imagine il faudra attendre un peu.
De Tibokaya
Jeune flegmaticien mayennais | 15H53 | 08/11/2008 |
Le plus incroyable, après la responsabilité plus qu'avérée de Védrine dans ce massacre, c'est qu'il vienne défendre des thèses anti-tutsi maintes fois clamées par les Interramwe en 94…
Cet homme se regarde-t-il encore dans la glace ?
Je ne suis pas militant pour eux, mais c'est intéressant : http://www.genocidemadeinfrance.com/
Achefkalement,
PS : Je suis dépité, là… France de merde !
à Tibokaya
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 16H22 | 08/11/2008 |
conseil citoyen…
quittez ce pays et allez exercer vos talents ailleurs…..
cqfd
à Tibokaya
De BILOU
15H48 | 11/11/2008 |
Merci de nous informer qu'Hubert Védrine avait formé et fourni les machettes aux extremistes hutus. Cela doit être encore de sa faute, ce qui se passe en RDC.
Quelles sont vos preuves pour une telle affirmation !
Si la France vous écoeure, cassez-vous au Rwanda, cette terre de grande démocratie où les tutsis et les quelsques hutus modérés ont été exécuté ou emprisonnés.
De compte désactivé 2
15H54 | 08/11/2008 |
Je crois que c'est Alain Finkielkraut, Alain le Magnifique qui a dit : l'antiracisme sera le stalinisme du XXI° siècle ! Comme il avait raison ! Plus moyen de parler de ces problèmes sans qu'un procés en sorcellerie soit engagé contre vous. Ce sont de vrais procés de Moscou. Les démocrates de ce pays devraient réagir contre ce terrorisme intellectuel !
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De dianne0
rien | 16H06 | 08/11/2008 |
Vous n'êtes pas obligé de convoquer de grands anciens pour justifier pareille ânerie. Assumez-la !
Pas la peine non plus d'appeler les démocrates au secours d'une cause aussi tordue : montrez vous capable d'argumenter sur le fond.
Le « terrorisme intellectuel » n'est pas là où vous le dénoncez. Etre journaliste, user de sa fonction pour transformer des spéculations issues de témoignages de seconde main en vérité inattaquable, les publier, rallier des partisans à sa cause quand on est pris la main dans le sac, voilà ce qui est « démocrate », n'est-ce pas ?
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De pointilleur des lilas
17H26 | 08/11/2008 |
Merci, merci Gaétan, et merci également à votre compère Ouko, tous deux hommes hommes de « biens » qui venaient là, rabaisser le « caquet » de tous ces « pseudo » redresseurs de tort, ces « manants » essayant de mettre le doute dans l'esprit des personnes telles que nous, les pauvres lecteurs incompris, merci pour ces propos justes, chaleureux, ces pensées pertinentes, vous qui n'arrêtaient pas de défendre contre vents et marées, nos valeurs éternelles de probité nationales, et chrétiennes.
Merci messieurs de nous permettre grâce à votre présence sur ce site, imbibé de « mécréants », de « gôchistes » aux commentaires des plus malfaisants, de nous éclairer, et de nous permettre grâce à votre sagacité, et votre clairvoyance, de réhabiliter les saines valeurs et l'esprit « colonialiste » à juste prix malmené, tant cette pensée a pourtant été positive, et a permis de juguler des « maux » pires que tout, quand on connaît comme moi, qui ai vécu ces drames à titre personnel, (déjà à l'époque de Lyautey), et combien de narrations pourrais je faire, pour déjouer tous ces plans machiavéliques issus des pensées réactionnaires « marxiste » qui ont couté tant de misères, et de drames pour les familles de « colons » perdant tous leur biens, déshumanisées, qui ont du se réinvestir en Métropole, ayant tout perdu, n'ayant pas pensé à ce prémunir de ce traumatisme et cette exode dans tous les pays du continent Africain.
Merci messieurs pour votre sagacité à dénoncer toutes ces impostures, et paix à vous hommes de hautes lignées, sauveurs de l'espèce humaine.
Aller Louya…..
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De andycap
photographe | 20H16 | 08/11/2008 |
Après Jambalaya hier soir et son apologie de Sarah Paulin, nous avons droit ce soir au plaidoyer de sieur Gaëtan sur le terrorisme intellectuel. Décidemment le couillon de base est prolifique est omniprésent sur ce site. Avec pour cautionner ses propos Finkelkraut trotskyste à 20 ans et à côté de la plaque, néocon, quoique que néo est de trop, aujourd'hui et à côté de la plaque encore. Avec pour seul lien entre les deux époques la même morgue, la même suffisance pour nous exposer sa pensée profonde. Pour illustrer cette profondeur sa dernière croisade celle qu'il mène contre les humoristes de tout poil, (les maghrébins de préférence comme par hasard) symbole selon lui de la décadence de la pensée française.
Pourquoi aller chercher si loin des symboles de décadence, il en est un à lui tout seul puisqu'il nous est présenté comme un grand penseur et philosophe. Après Platon, voici A.F.. Vous sentez le fossé ? le gouffre qui les sépare. C'est cet espace rempli de vide qui occupe votre pensée. Réagissez… en bon réactionnaire que vous êtes.
à andycap
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14H26 | 09/11/2008 |
tu te mêles de parler de Finkielkraut, mais tu as pas la pointure ! tu t'es jamais aperçu que tu étais minable ? ? ?
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De andycap
photographe | 10H47 | 10/11/2008 |
La sienne je ne sais pas mais la vôtre sans aucun doute, vous nagez dans mes chaussures.
à andycap
De andycap
photographe | 12H11 | 10/11/2008 |
Et pour être un peu plus clair, pas pour vous mais pour ceux qui nous lisent, je tiens à préciser qu'en ce qui me concerne je ne me prends pas pour un grand penseur et un grand philosophe de mon époque. Je sais ou est ma place et elle me convient. Lui part contre à ce narcissisme là.
je me suis donc permis de le comparer à un autre grand penseur et philosophe, dont la pensée à traverser les siècles. Quand on à l'ambition de passer à la postérité et de marquer son époque, il vaut mieux élever le débat et ne pas prononcer trop de phrases du genre l'équipe de France est black black black, elle est la risée de l'Europe. Parce que là la pointure dont vous parlez, c'est celle de le Pen et lui on en entend déjà plus parler aujourd'hui si ce n'est dans la rubrique des faits divers.
à andycap
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13H57 | 10/11/2008 |
Vous n'aavez rien compris à cette phrase ! Alain Finkielkraut est l'honneur de la France ! Il n'a pas de complaisance putassière,lui. Il a l'honnêteté de dire ce qu'il pense ! La gogoche n'aime pas ça bien sûr, gogoche la répugnante !
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De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 15H00 | 10/11/2008 |
Mdr, gaga-etan, c'est toi qui parles de minable ! ! ! ? ? ? ? ? Mais looool ! ! Charité bien ordonnée commence par soi meme le troll, avant de traiter les autres de la sorte, regarde toi dans une glace ! !
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De Mandrin
20H43 | 08/11/2008 |
Bravo !
J'adore la Sicile mais je crois que tout le monde reconnaitra que l'omerta y règne.L'omerta sert entre autre à camoufler les crimes de la mafia.
Est-ce que je risque une mise en examen pour « incitation à la haine raciale » suite à une plainte de SOS Racisme pour avoir écrit que l'omerta règne en Sicile ?
On retrouve toujours les mêmes ressorts dans les différentes désinformations.
Et il y en a marre de ce politquement correct, archi-marre surtout quand il est instrumentalisé par des gens dont on voit bien les intentions (voir par ex les avocats de ce procès et les témoins de l'accusation)
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De CrocMignon
Fan de Carla et fane de carotte | 18H33 | 10/11/2008 |
Tiens ! Tiens ! Gaga Etang est de retour. Longtemps que je ne l'avais vu…
Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, je redis que la meilleure manière de le traiter n'est ni de tenter de discuter, ni même de l'insulter (quoi que ce soit tentant), mais de L'IGNORER. C'est la seule chose qui puisse le toucher, avec sa mentalité d'ado boutonneux qui fait de la provoc pour se sentir vivre, faute d'avoir une pensée autonome.
De Alfary
Ronchon | 16H00 | 08/11/2008 |
Je ne vois guère de différence entre un essentialiste et M. Péan, dans sa formulation des passages incriminés. Il suffit de substituer d'autres catégories (Hommes, Corses, Grecs, Femmes etc) à Tutsi pour s'en apercevoir.
Que l'essentialisme, en tant que procédé malhonnête produise des textes douteux, il n'y guère que ses adeptes pour en douter.
Le tribunal avait à juger d'une généralisation abusive. Apparemment, compte a été tenu de la personnalité de M. Péan. Ce qui revient à un jugement essentialiste du racisme (propos, écrits et comportements).
Comprendre donc, qu'il existerait des catégories de personnes, par essence, incapables de certains délits. Le parquet voulait que l'on dise simplement le droit. Dommage que la décision se soit construite ailleurs. Au mépris du préjudice réel de la partie civile.
à Alfary
De jck
08H14 | 09/11/2008 |
« propos, écrits et comportements » c'est justement l'inverse de l'essentialisme. Heureusement que la justice prend en compte les circonstances, la personnalité du jugé et interprète. C'est même pour ça que la justice existe.
Juger la culture que produit un groupe c'est évidement de l'existentialisme, on ne dit pas qu'ils sont menteurs parce qu'ils ont des gènes (qualité essentielle) de menteurs mais parceque c'est ce qu'on leur a appris à l'école (Que ce soit vrai ou non, je n'en ai aucune idée, c'est un débat d'historien)
à jck
De dianne0
rien | 12H02 | 09/11/2008 |
« Heureusement que la justice prend en compte les circonstances, la personnalité du jugé et interprète. C'est même pour ça que la justice existe. »
Certes mais dans ce cas d'espèce, le jugé n'a rien écrit « par inadvertance ». Doit-on donner un blanc-seing pour faire et dire n'importe quoi à quiconque a toujours « traversé dans les clous » pourvu qu'il appartienne à certaine sphère ?
Où l'on en revient toujours au même point : il suffit de se tailler une réputation parisienne pour être absout à l'avance de toute canaillerie. Car si, comme vous l'exposez, la justice doit prendre en compte les circonstances, c'est valable dans les deux sens : dans le cas présent on s'étonne quand même qu'il n'ait été tenu aucun compte des réquisition de la Procureure.
Et comment pouvez-vous argumenter de l'apprentissage supposé des victimes (si j'ai bien compris vous n'en savez rien) pour placer le débat au niveau d'une controverse d'intellectuels ? Nous ne sommes pas dans un « débat », nous sommes dans un procès. Les plaignants ont été vraiment martyrisés, les femmes présentes dans la salle ont été vraiment violées, les survivants ont vraiment perdu leur famille… Cette suffisance européenne est le signe que rien n'a changé sur le fond. On croirait assister à l'expo de 1931 !
De Art Gasp
Ancien Journaliste | 16H06 | 08/11/2008 |
« Celui qui se retourne sur son passé ne mérite pas d'envisager son avenir ». Oscar Wilde
En attaquant ce papier, je me suis demandé au bout de combien de lignes le mot « Juif » apparaîtrait.
Bien entendu, je ne fus pas déçu.
Avec SOS Racisme, je ne suis jamais déçu. Leurs références sont toujours les mêmes…
Diable, voilà qu'aujourd'hui, il y est même question de Mein Kampf…
« Benjamin Abtan, ex- président de l'UEJF, Union des étudiants juifs de France, appelés par SOS Racisme. »
Ils ont oublié « à la rescousse ».
Mais qu'est-ce qu'ils viennent nous casser les couilles ?
Mais quand est-ce qu'ils leurs foutront la paix aux six millions, assassinés dans les camps… ?
Vont s'en servir jusqu'à la fin des temps, les faire bosser pour leur odieux et lamentable commerce… ?
Putain si j'étais pas à moitié Juif, j'en deviendrais antisémite !
Triste époque…
Une chose est sûre : lorsque de plus en plus d'écrivains, journalistes, ou même humoristes se retrouvent dans les prétoires, c'est à mon avis un signe avant-coureur de lendemains qui ne chantent pas si fort que ça…
A force de baîllonner le peuple pour de mauvaises raisons on se retrouve dans un pays de clones qui indiquent à d'autres clones que voir, lire, écouter et penser.
Et là, dans un ultime sursaut patriotique, j'aurais plutôt tendance à faire référence au best-seller allemand cité plus haut !
à Art Gasp
De Jacques BOLO
Auteur-Editeur-Libraire | 16H26 | 08/11/2008 |
Pauvre merde ! Est-ce qu'1 million de morts au Rwanda ne suffisent pas pour ne pas pouvoir les comparer à un autre génocide ? Et est-ce que le parallèle n'est pas pertinent quand il s'agit de clichés racistes dans les deux cas ? La question est plutôt, est-ce que les six millions de juifs sont morts pour rien pour entendre des bêtises pareilles ? En France, le négationnisme est un délit.
à Jacques BOLO
De BILOU
16H34 | 11/11/2008 |
Je crois que vous avez mal interprété son propos. Il a simplement souligné que SOS-Racisme et consorts se servent de la Shoah pour argumenter à tort et à travers. Cette utilisation intensive du génocide juif fait qu'au bout du compte, cette tragédie se banalise et perd de sa force moralisatrice. En sortant des pages de leur contexte et en l'ingrémentant d'une pincée d'antisionisme, n'importe qui peut être poursuivi, même la Licra et SOS Racisme, je pense qu'il faut raison garder.