Vendredi, trois députés Verts (Noël Mamère, Martine Billard et Yves Cochet) ont déposé une proposition de loi dans le but de faire interdire les chauffages extérieurs. Ces parasoles-brasero ont fait un carton ces derniers temps en France, les fabricants du secteur ayant profité à plein de la loi anti-tabac, qui a poussé les patrons de café à équiper leurs terrasses.
Or, pour les députés, il s'agit d'un non-sens écologique au regard de leur « rendement énergétique » -trois kilos de dioxyde de carbone rejetés à l'heure. Martine Billard :
« Alors que l'Etat lance des campagnes nationales pour lutter contre le gaspillage et visant à améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, cette déperdition d'énergie est inadmissible.
Et on ne peut pas faire de grands discours sur la réduction des gaz à effet de serre et refuser de prendre des mesures concrètes dans notre vie quotidienne. »
Déjà, en 1954…
Mais la restauration n'est pas seule à s'en être munie : les particuliers font de même, si l'on en croit les industriels qui affirment en écouler 25 000 par an en France. Mais, si la bronca écologiste intervient après un net essor des ventes, l'idée de chauffer la rue n'est pas nouvelle. Ainsi, ces images d'archives qui montrent que la ville de Lille s'y était mis dès… 1954 ! (Voir la vidéo)
Alors que limonadiers et restaurateurs hurlent au sabotage de leur business, l'éclosion de dizaines de milliers de braseros en France laisse perplexe chez ceux de nos voisins qui sont connus pour être plus écolo-vertueux.
Notamment en Allemagne, où l'on s'équipe déjà depuis belle lurette de solaire, jusqu'aux horodateurs : (Voir la vidéo)
En France, seulement certaines municipalités donnent dans le parc-mètre photovoltaïque, à l'instar de La Rochelle, qui a équipé 95% de son parc.

























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De mooed
broken | 23H04 | 07/11/2008 |
De ces 3 kilos à l'heure, on peut imaginer qu'un seul cafetier va allumer son chauffage de 13h à 2h du matin. on dépasse la tonne de CO2 mensuel.. quelque chose dont on peut se passer non ? (sans parler de la consommation de carburant). Combien de chauffages par terrasse, combien de bars sur les quartiers noctambules de paris.. multiplions jusqu'à chaque ville de France, ou chaque terrasse.. Les particuliers interdisent aussi de fumer en intérieur aujourd'hui m'apprenez vous, quelle horreur. l'addi(c)tion est en effet salée.
Ce soir, France 2 faisait l'écho de ce problème et de la proposition des députés dans son journal de 20h. Interview d'une serveuse à Straßburg, « regardez à l'intérieur c'est vide ! » en effet, ne devrait on pas plutôt supprimer cette loi débile contre le Tabac pour que revivent nos vieux tripos chaleureux, plein d'odeurs et de cris, de chaleurs (et qu'on arrête de contrôler leurs usagers fumeurs par la cMAMéra fixée au mur d'en face ? impossible pour big brother). Mais non, c'est peut être justement l'occasion de revoir cette loi de pet, un salon de thé enfumé vous n'y pensez pas, et foutre enfin la paix à nos taverniers sur le bon usage de notre fumée en société. Ces considérations sur le tabac me semblent déplacées quand on laisse librement Diesel/Pesticides/Décheteries-Incinérateur agir en silence. (pesticides si chers à la grosse Bachelot).
Enfin quand la volonté du ministre de l'environnement est d'améliorer l'isolation des bâtiments en France et limiter les pertes d'énergie. Le concret de cette loi anti-tabac en présente tout l'inverse.
ps : Cette expression de « bronca écologiste » n'est elle pas quelque peut péjorative ?
De ramassis
(ch'tite racaille) | 00H58 | 08/11/2008 |
Dans le même genre de gaspillage énergétique, il y a les nouvelles « stations » (une simple piste) de ski couvertes : une construction artificielle constituée d'un tunnel climatisé en pente ; fonctionnant même l'été ou par forte chaleur.
Il en existe une à Amnéville, en Moselle (57) pas très loin de Walibi Sctroumpf (un peu au sud du Luxembourg).
Pire : il en existe une autre dans un pays du golfe persique (Dubaï, je crois).
Quel gaspillage d'énergie !
De cyp
| 12H52 | 08/11/2008 |
Mais c'est vrai que c'est une absurdité sans nom que ces champignons chauffants (j'en ai jamais vu, dans mon bled y en a pas).
Par contre le diktat (z'appelez ça une loi démocratique ? ) bannissant le clopeur de son troquebar préféré est le reflet d'un monde de petits cons pusillanimes qui ne méritent même pas d'être les descendants de Rabelais et Brassens.
Mais c'est sans compter sur Moi, qui excelle à contourner ces lois stupides : je ne reçois plus que sur rendez-vous dans mon atelier de dépannage ordinatorial, et c'est pas demain la veille qu'on m'y empêchera d'enfumer mon monde. Suffit de s'organiser.
J'aurais que ça à foutre, je monterai un club de pétomanes, un orchestre de motocyclettes diesels et j'organiserai des concours de rots aliacés¹.
Heureusement, les écolos ne sont pas tous de pâles termites citadines évagélico-laïques : José Bové tire sur sa bouffarde comme mon copain Clément, grand spécialiste des myxomycètes²et des orchidées lotoises.
1 : à l'ail, quoi…
2 : des champignons rampants amiboïdes…