Internaute installé au Havre et père de trois enfants de 10, 8 et 5 ans, Pierre-Samuel Gall avait publié fin octobre un commentaire sur le site, au sujet de la suppression de l'école le samedi matin. Nous le publions ici sous forme de témoignage afin d'ouvrir le débat.
Comme beaucoup de parents et d'enseignants, je suis perplexe depuis la supression de l'école le samedi matin. Pour moi, un tel changement présente des dangers :
- Perte de contact avec l'école pour les parents qui travaillent. En effet, le samedi midi était le seul moment où nous rencontrions de façon informelle les enseignants -cet effet n'est pas à négliger : garder ce lien fort est un enjeu majeur
- Perte d'une des plus grandes occasions pour les parents de s'intégrer dans leur milieu social. En effet, les parents des amis des enfants sont souvent une source d'amis, de connaissance, et le samedi midi était l'occasion unique de se rencontrer. Cette perte est inestimable.
- Plus de stress pour les enfants : de façon paradoxale, mon fils de 5 ans regrette ce moment privilégié, plus détendu, où il n'y avait pas de cantine. C'était un peu son rayon de soleil, sa soupape dans sa relation avec l'école.
- Plus grande difficulté pour impliquer les parents dans l'école, décloisonner. A la fois parce que les parents sont moins disponibles en semaine, mais aussi parce qu'il y a moins de temps pour le faire.
Mais il a aussi des bons côtés :
- Plus grande possibilité de récupération pour les enfants… mais en relativisant, car c'est souvent l'occasion de se coucher tard la veille !
- Davantage de temps passé en famille, à jouer, se promener… Quoique : il faut toujours faire les courses, tondre la pelouse, faire le controle technique, aller à la banque, activités pour lesquelles le samedi matin était un moment privilégié.
Au final, j'en ressens fortement les effets négatifs, pour moi, pour mes enfants et pour le lien social. Je ne parle pas au nom des enseignants, qui ont leur propre analyse des effets, positifs et négatifs.
D'accord… à condition que le système soit vertueux
Cependant, je veux bien accepter tous ces effets négatifs, à une condition : que ce « sacrifice commun » implique que tous les enfants (ou presque) sauront lire, écrire et compter à la fin du CE1 [le gouvernement entend profiter de la suppression du samedi travaillé pour développer le soutien scolaire, trois heures par semaine, pour 15% des écoliers, ndlr]. C'est la seule justification possible.
Je suis d'accord si l'école est capable, grâce à cela, de détecter l'enfant qui commence à être perdu, à ne plus suivre le rythme. Si l'école est capable, aussi, de l'aider à revenir, avec l'attention nécessaire, le temps et la culture de la valorisation de toutes les réussites (sans que l'enfant ne vive ce soutien comme une stigmatisation de ses échecs)… alors oui, je veux bien donner tout le reste.
Mais, si nous ne nous donnons pas les moyens d'arriver à ce résultat, alors ce sera une regression, aux effets irrémédiables.




















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De xavier-xavier
muntagnolu | 19H24 | 06/11/2008 |
D'après le Canard Enchaîné du 22 octobre, Darcos aurait confié à ses collaborateurs :
« La plupart des mesures que je prends servent surtout d'habillage aux suppressions de postes. »
La suppression du samedi matin fait sans doute partie de ces mesures d'habillage. C'est avec cette suppression et les 2 heures de soutien mises en place que Darcos justifie la suppression de 3000 postes rased (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) dans le premier degré (et 8000 autres suppressions prévues, semble-t-il, les deux années prochaines).
à xavier-xavier
De ramassis
(ch'tite racaille) | 21H50 | 06/11/2008 |
« Darcos aurait confié à ses collaborateurs :
“ La plupart des mesures que je prends servent surtout d'habillage aux suppressions de postes. ” »
C'est évident.
Si la suppression du samedi était réalisée simplement pour que les parents profitent de leurs week ends en famille, ils ne chercheraient pas à développer le travail le dimanche.
Cette suppression du samedi sert surtout, pour le ministre, à supprimer les RASED.
Hors le soutien scolaire ne remplacera pas les personnels spécialisés des RASED.
De plus, il intervient le soir, après la classe (ou même durant la pose méridienne -avant de reprendre les cours l'après-midi, par ex-).
Comment penser que cette surcharge de la journée de travail de l'enfant (pour ceux qui sont déjà en difficulté) est la solution.
Pourquoi ne pas effectuer ces cours de soutien le mercredi, par exemple ? (Où les élèves seraient reposés et disponibles.)
Cette réforme est vraiment une négation totale des études sur les rythmes scolaires.
Et que dire des instits, dont on rallonge la durée journalière de travail.
N'est-ce pas une incitation à « bâcler le travail » ?
Lesquels accepteront avec joie de repousser encore d'une heure leur retour à la maison, alors que leur conjoint et leurs enfants les attendront ?
Vraiment, cette disposition, c'est du grand n'importe quoi.
Vidéo relative aux RASED :
http://fr.youtube.com/watch ? v=jaXMYYbRr_4
Pétition :
http://www.sauvonslesrased.org
à ramassis
De kawouede
23H13 | 06/11/2008 |
A y est c'est signé, merci
à xavier-xavier
De ramassis
(ch'tite racaille) | 00H30 | 07/11/2008 |
Une lecture instructive des conseils donnés par l'OCDE (organisme intergouvernemental) pour faire passer les réformes :
Extrait : Centre de développement de l'OCDE-cahier de politique économique n° 13 1996 Page 30
http://www.oecd.org/dataoecd/24/23/1919068.pdf
« Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement
aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une
baisse graduelle de la qualité de l'enseignement. “
A noter que c'est ce même organisme qui publie les évaluations internationales ! ! !
à ramassis
De NTRN
Citoyen Vidéaste | 14H34 | 07/11/2008 |
D'où le titre de la vidéo sur ce qui se trame autour de l'école publique…
http://www.dailymotion.com/NTRN/video/x7b1sa_la-faisabilite-politique-de…
Enrevanche, la lecture de ce rapport est cependant un peu aride…
Par contre, une très bonne explication de texte à cette adresse : http://www.mezetulle.net/article-19536877.html
à xavier-xavier
De ramassis
(ch'tite racaille) | 00H39 | 07/11/2008 |
Evolution des effectifs :
Le Ministre de l'Education Nationale vient d'annoncer que le projet de budget 2009 prévoyait 6 000 suppressions d'emploi dans les écoles élémentaire et maternelle. Pour la première fois une hausse du nombre d'élèves (15400 élèves supplémentaires attendus en septembre 2009) s'accompagne de suppressions de postes.
La suite à lire ici :
http://www.snuipp.fr : 80/spip.php ? article5802
à xavier-xavier
De Sacha25
08H10 | 07/11/2008 |
« La plupart des mesures que je prends servent surtout d'habillage aux suppressions de postes. »
C'est évident et une mesure de bon sens que d'adapter les buts et les moyens.
Il revient ainsi à tout un chacun d'éduquer ses enfants à sa manière (les religions le font, pourquoi leur laisser un monopole sur un sujet aussi important), puisqu'il faut bien constater un terrible échec des enseignants dans ce domaine qui ont toujours (comme le font maintenant les politiques) fait passer leur poche avant toute autre chose
à Sacha25
De kk
star malgré elle | 17H28 | 07/11/2008 |
Des exemples peut-être ?
De NTRN
Citoyen Vidéaste | 19H18 | 06/11/2008 |
L'aide aux 15 % d'enfants en difficulté… Vaste fumisterie…
je suis aussi parent d'élève et j'ai suivi ce qui s'est passé ces dernières semaines : les grèves d'octobre…
J'ai pris ma caméra pour rendre compte du malaise des enseignants : les RASED ceux qui vont être supprimés à la rentrée prochaine…
Leur laisser la parole pour qu'ils expliquent ce qu'ils font et ce qui se passe…
Le tout éclairé à la lumière des révélations d'Eddy KHALDI, l'auteur d'un ouvrage « Main basse sur l'école publique » complètement effarant…
A voir à cette adresse : www.dailymotion.com/NTRN/video/x7b1sa_la-faisabilite-politique-de-lajust…
à NTRN
De Sacha25
08H17 | 07/11/2008 |
« L'aide aux 15 % d'enfants en difficulté… Vaste fumisterie… »
Absolument.
Je suis absolument convaincu que « l'intelligence » est un phénomène biologique et que, donc, quel que soit le système, il y aura x% (15 ? ) d'élèves en difficulté qui serviront de base (prétexte ? ) aux réformes des politiques.
Il est urgent de définir le rôle réel de l'école et sortir du phantasme actuel de l'imaginaire école de la République
De kiki21120
sans emploi | 19H22 | 06/11/2008 |
Faire travailler les gamins le samedi est très utile. de nombreux métiers travaillent le samedi et même le dimanche ; les enfants doivent apprendre à être différent de leurs parents. Toutefois le travail du dimanche doit être lier à certaines professions : cheminot, dans les restaurants, les cinémas ; mais ne doit pas être la norme !
donc l'école le samedi différencie les élèves de leurs parents.
De kk
star malgré elle | 19H24 | 06/11/2008 |
Bonjour,
Si votre avis de parent est intéressant, il me semble néanmoins que vous perdez de vue le but réel (et annoncé comme tel par Darcos dans le Canard enchainé il y a deux semaines : « La plupart des mesures que je prends servent surtout d'habillage aux suppressions de postes »)de toutes ces mesures : la suppression de postes.
La présence des parents à l'école est selon moi légitime : les parents sont bien évidement des partenaires éducatifs des enseignants et l'école a tout à gagner à pratiquer une totale transparence.
Ceci dit, ne perdons pas de vue que les enfants ont perdu deux heures d'enseignement par semaine, 72 par an, 576 sur une scolarité primaire, soit 24 semaines d'école, et ce, sans aucune contrepartie pour les enfants.
Vous l'aurez sans doute compris, je suis institutrice.
« Chez nous », on ne travaillait déjà plus le samedi depuis plus de trente ans, en échange, les enfants avaient classe le mercredi, ce qui, soit dit en passant, réglait également les problèmes de garde pour les parents.
Ce mode de fonctionnement (hors la journée de classe trop longue, problème partagé par toutes les écoles) semblait globalement donner satisfaction et les études sur le « niveau scolaire » des élèves et leur fatigabilité ne faisaient pas ressortir de différences notables.
Si le but avait réellement été de supprimer la classe le samedi, il aurait suffi de basculer les heures de cours le mercredi sur tout le territoire.
Le « soutien », mis en place n'importe comment, à la va-vite, n'existe que pour que les enseignants du primaire fassent leurs heures.
Il est également mis en place pour supprimer les RASED (Réseaux d'aide spécialisée aux élèves en difficulté)pour récupérer 6000 postes. Cette disparition rapide des RASED commencera à la rentrée 2009.
Ces RASED étaient (difficile de mettre au passé, disont encore « sont »)composés d'enseignants spécialisés ayant suivi et validé une formation, leurs interventions n'ont rien à voir avec du soutien scolaire ; leur formation leur permet d'agir directement « où ça fait mal ».
Je n'ai pas cette formation et mes intervention auprès des enfants dans le cadre du « soutien » n'auront pas la même efficacité.
Je reprends donc vos mots : à mon avis, il s'agit donc bien d'une régression aux effets irrémédiables.
Et pour vous en persuader : http://fr.youtube.com/watch ? v=jaXMYYbRr_4
à kk
De xavier-xavier
muntagnolu | 19H57 | 06/11/2008 |
« Si le but avait réellement été de supprimer la classe le samedi, il aurait suffi de basculer les heures de cours le mercredi sur tout le territoire. »
Aux écoles travaillant le mercredi au lieu du samedi, s'ajoutent celles qui faisaient la semaine de 24 h, sur 4 jours, avec racourcissement des vacances.
Au total il me semble que plus d'un tiers des écoles n'avaient déjà plus classe le samedi.
Comme vous le dites, il aurait suffi de généraliser l'un ou l'autre système.
De lesuperdidou
Saltimbanque | 19H27 | 06/11/2008 |
Ministre Pampers de droite, à la botte de son (centi)maître Niko-la-Kame, appliquant une politique de droite, tout est normal.
De m a i a
aquoiboniste | 19H36 | 06/11/2008 |
Private joke avec moi-même, je supprimerais bien le mardi de préférence…
http://carnet-de-correspondance.over-blog.com/
; -)
Plus sérieusement, je regrette aussi la limitation volontaire ou non de la présence des familles au sein de la scolarité ; quant à la réduction programmée des postes d'enseignants et assimilés, la disparition des RASED et sans doute -j'en ai peur- de l'école maternelle, je suis atterrée de notre propre immobilisme, je me ferai un plaisir de secouer mon syndicat en réunion nationale dans quinze jours !
De ducatel
19H55 | 06/11/2008 |
n'ayant moi-même jamais été en cours le samedi, je trouve le débat peu intéressant puisque je n'ai vu que des avantages à ne pas avoir cours le samedi : possibilité de se déplacer vers les grand-parents qui habitent loin dès le vendredi soir plutôt que de partir le samedi après le repas sachant que le samedi après-midi serait de fait fichu car dans les transports
à ducatel
De Emmanuel M
Commentateur | 20H54 | 06/11/2008 |
Sans oublié le calvaire que l'école le samedi impose aux pères d'enfants divorcés vivant loin de leur ex-femmes.
à Emmanuel M
De ramassis
(ch'tite racaille) | 22H05 | 06/11/2008 |
Si c'était dans ce but, le ministre aurait simplement basculé les cours du samedi au mercredi (comme dit plus haut).
Il a préféré cette solution, qui lui permet de prétendre supprimer les RASED « sans inconvénient » et donc récupérer des milliers de postes, et donc des sous.
Au détriment de vos enfants.
(Combien d'heures d'enseignements perdues ? )
à ramassis
De Béatrice1
| 22H49 | 06/11/2008 |
Ca fait 25 ans que, consciente des évolutions de la société et du grand nombre d'enfants de parents divorcés, plus des problèmes réels de fatigue scolaire, l'EN essaie de faire basculer les cours du samedi au mercredi - en vain, à cause de la loi de 1905 : ce sont les Evêchés qui s'y opposaient, voulant garder le mercredi matin pour la catéchisme !
La semaine d'école française est toujours aussi mal foutue : trop peu de journées travaillées et chaque journée trop longue. Sur une semaine de sept jours il serait beaucoup plus raisonnable de travailler cinq journées raccourcies, ce serait dans l'intérêt des enfants.
De pierre-samuel
parent | 22H24 | 06/11/2008 |
J'ai bien conscience de ce que vous écrivez(suppressions de postes, rased..) mais c'était justement l'objet de ma réflexion : essayer de voir les choses sous un angle différent, prendre conscience des enjeux, et se positionner, sans avoir à priori une position anti gouvernementale primaire.
Il y a réellement un enjeux, et j'ai entendu beaucoup d'enseignants dire que ce n'était pas possible de s'occuper des enfants en moyenne difficulté avec des classes surchargées, d'une part, et d'autre part que s'occuper des enfants en difficulté, ils le font déjà, c'est leur boulot (je cite, ce n'est pas une critique).
Et tellement d'enfants arrivent en CE1 ou CE2 sans savoir lire ! alors on fait quoi ? (en dehors d'augmenter le nombre de prof, ou de ne pas le diminuer, je suis déjà d'accord avec ça, mais je ne crois pas que ça soit la solution)
et votre opinion sur le lien social du samedi matin, cette opportunité d'intégration quand on arrive dans une nouvelle ville m'intéresse..
à pierre-samuel
De kk
star malgré elle | 23H13 | 06/11/2008 |
Il ne s'agit pas d'avoir une position anti-gouvernementale primaire mais d'essayer de décrypter et d'analyser des propos d'un ministre et des textes réglementaires.
La question étant alors : les mesures prises le sont-elles réellement dans l'intérêt des enfants/élèves ou non ?
Or, aux dires mêmes (en off) du ministre Darcos, les rafales de mesures ne sont prises qu'en terme d'économies budgétaires.
Pour ce qui est d'une aide efficace aux élèves en difficulté d'apprentissage, il serait trop long à mon avis de développer ici, mais supprimer du personnel spécialisé d'une part et supprimer toute formation pédagogique et professionnelle d'autre part (suppression programmée des IUFM Instituts universitaire de formation des maîtres) va vraiment dans le mauvais sens.
C'est peut-être basique mais quand un enfant est dans une classe de 35 élèves en grande section puis une classe de 25 au CP, il aura plus de mal à apprendre à lire ; réclamer des postes ( nous sommes dans une période de forte hausse démographique dans les écoles) ne relève pas de l'incantation mais d'un besoin réel.
Quand à vos interrogations sur le lien social, j'avoue ne pas bien comprendre vos propos, pourriez vous expliquer à nouveau s'il vous plait.
Il me semble qu'on peut investir l'école quand on est parent (associations de parents, aide bénévole, parent élu …)
Et (mais j'ai peut-être mal compris), si un des rôles de l'école est de créer du lien social entre enfant, sa mission n'est pas de créer du lien social entre adultes.
à kk
De pierre-samuel
parent | 23H53 | 06/11/2008 |
Certes, l'école n'a pas pour mission de créer du lien social entre adultes. Mais justement, c'était un rôle qu'elle jouait (je me suis fait de nombreux amis le samedi midi, en allant chercher mes enfants, sans que ce soit la course, en échangeant les enfants pour le déjeuner, en discutant avec les enseignants, tout ça de façon informelle).
Et c'est quelque chose dont nous n'avions pas conscience, mais que nous avons perdu (et qui, pour moi, entre dans la liste des effets négatifs de la suppression de l'école le samedi matin, voir plus haut). Ce n'est pas l'essentiel, mais je suis toujours intéressé par ces petits « dommages collatéraux » auxquels personne ne pense, et qui progressivement modifient profondément la société…
mais si c'est au bénéfice de nos enfants, si ceux ci seront plus nombreux à savoir lire en fin de CP (je ne parle pas de ceux en grande difficulté, juste de ceux un peu largués, parce que ça va trop vite) alors c'est une petite perte.. sinon, c'est dommage…
PS : je serais vraiment intéressé par les chiffres du nombre d'enseignants dans l'éducation nationale et du nombre d'élèves au cours de ces 30 dernières années, que je n'arrive pas à trouver, pour mieux comprendre la situation (pourquoi mes enfants sont toujours plus de 30 par classe en maternelle, par exemple…)- mais c'est un peu hors sujet.
De Vincent Mérand
Internaute | 23H23 | 06/11/2008 |
du point de vue de l'individu que je suis : merci le samedi matin libre !
du point de vue de l'enseignant que je suis : dommage car les enfants, le samedi matin, étaient toujours très détendus !
dommage aussi pour l'enseignant spécialisé que je suis : le samedi matin permettait de rencontrer les parents d'élèves dans de bonnes conditions (pas pressés par le quotidien)
Tous les chrono-biologistes le disent : la semaine est trop courte, les journées trop chargées. Là-dessus, Darcos ajoute le « soutien » (aide personnalisé) qui remet une couche sur la fatigue des élèves les plus « fatigables »…
Belle initiative de notre Sinistre de l'Education qui fait semblant de n'y rien comprendre pour faire passer les idées de la droite marchande.
De André-Jacques
00H09 | 07/11/2008 |
Avec des parents comme çà , on devait aller plus loin , l'école ce devrait être tous les jours pour les enfants mais bienveillance et attention : aux enseignants , les enseignements , aux parents tout le reste soit l'essentiel.
De mipo
12H40 | 07/11/2008 |
L'école le samedi matin ? Vous semblez être nombreux à ignorer que beaucoup d'écoles fonctionnent depuis fort longtemps au rythme des 4 jours et beaucoup d'autres encore étaient fermées le samedi pour travailler le mercredi matin. L'abandon du samedi matin ne concerne donc qu'une minorité d'établissements. Je suis donc surprise que les enseignants eux - mêmes oublient ce détail important ! Dire que grâce au samedi les parents s'impliquent plus dans la vie sociale de leur quartier me semble un raccourci un peu trop rapide. L'intérêt que les parents portent ou non à l'école me semble être une question beaucoup plus complexe et digne de réflexion.
De pierre-samuel
parent | 12H05 | 09/11/2008 |
pour Mipo,
nous sommes nombreux a savoir que beaucoup d'écoles sont déjà à 4 jours par semaine, pour l'avoir vécu.
je ne suis pas sûr que ce soit une majorité, loin de la, et cela renforce mes interrogations, puisque j'ai pu apprécier les bénéfices associés à l'école du samedi matin, alors que je m'attendais au contraire.
et si l'interet que les parent portent à l'école est une question complexe et digne d'attention (je partage ce point de vue, la preuve), je crois que chaque élément qui y participe est important. Et la participation des parents aux activités est plus facile le samedi matin, etc.. je crois que les occasions données ou perdues ont du sens, et que si ces occasions n'existent pas, ou moins…
maintenant, ce que j'attends de la part des journalistes et des citoyens (enseignants ou non), c'est d'être vigilants sur ce que cela apporte à la société, même si manifestement vous êtres peu nombreux à partager mon analyse des bienfaits de l'école du samedi matin…
De donalie
enseignante, conteuse | 21H01 | 11/11/2008 |
Le ministre a-t-il parlé de rythmes pour les enfants concernant cette réorganiation du temps scolaire ? A qui ou quoi pense-t-il ?
Comment un ministre peut-il diminuer les horaires hebdomadaires de cours pour tous , sans réfléchir à nouveau aux programmes qui se sont allourdis ? , quelle est sa logique ? Quels sont ses soucis pédagogiques ?
Quelles valeurs républicaines défend -il avec la suppression des Rased ? Les Rased ne sont plus un droit,les enfants en grandes difficultés n'existent donc plus, si le nombre d'heures diminuent et que les programmes augmentent c'est certainement que les enfants en un été sont devenus plus performants,
je ne vois pas d'autre logique.
Les enjeux sont autres, et je me demande de quoi est -il le ministre ?