
C'est à coups de canif, réputés moins douloureux, que Nicolas Sarkozy et la majorité UMP sont en train de remettre en cause, sans le dire, le modèle social français. Quelques euros de franchise médicale par ci, un peu de travail le dimanche par là, des réductions d'effectifs et des coupes budgétaires tous azimuts… Et voilà désormais la retraite à 70 ans !
Les Français qui n'ont pas bien suivi ont dû être surpris d'apprendre samedi 1er novembre -jour de la Toussaint ! -, que leurs députés avaient voté dans la nuit, sans que l'on y prenne garde, une disposition permettant aux salariés de travailler jusqu'à l'âge de 70 ans, sur une base volontaire évidemment.
Les réactions de plusieurs porte paroles de la gauche et des syndicats ne s'y sont pas trompés. Il est clair, comme l'a déclaré la député des Verts, Martine Billard, que « l'âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans ».
Le volontariat n'est, à ce stade, qu'un cache sexe d'une réforme fondamentale à venir, du fait que, selon toute vraisemblance, de moins en moins de salariés auront suffisamment cotisé à leur arrivée à l'âge de la retraite légale, à 65 ans.
Certaines des réformes sociales engagées sont de logiques adaptations à un environnement différent, à l'évolution de la pénibilité de certaines tâches, ou constituent des modernisations acceptables.
Des réformes décidées de manière unilatérale, et souvent en avançant masqué
Le problème tient, comme à chaque fois depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence il y a dix-huit mois, à la méthode. Les réformes sont décidées de manière unilatérale, après parfois une concertation de façade, et souvent en avançant masqué.
Ce qui est plus grave aujourd'hui, c'est que la crise financière et la récession dans laquelle est entrée la France -les chiffres du dernier trimestre le confirmeront dans quelques jours- servent de prétexte à accélérer et légitimer ces évolutions. Au début de l'année, le refrain était « les caisses sont vides » ; désormais, ça va être « on n'y peut rien, c'est la crise »…
Ce serait acceptable si le président de la République tenait un discours de vérité aux Français, non pas sur l'ampleur de la crise, de ce point de vue, il en a rajouté dans le rôle du chef des pompiers planétaires envoyés sur le front du « 11 Septembre de la finance »…
Non, c'est sur sa vision de l'évolution de la société française que le chef de l'Etat ne dit pas aux Français où il nous entraîne.
Avec sa méthode, Sarkozy prend le risque de susciter un refus violent
Il a un problème, évidemment : difficile de croire aujourd'hui à un discours churchillien (« du sang et des larmes ») contre l'ennemi commun de la récession quand le quinquennat a commencé par le péché originel du paquet fiscal.
Les sacrifices et les coupes sont acceptables quand ils sont perçus comme équitables en période difficile : il est clair que, de ce point de vue, Nicolas Sarkozy souffre d'un déficit chronique de crédibilité, et pas seulement parmi ceux qui n'ont pas voté pour lui.
En procédant comme il le fait, par petits coups de canif qui ne disent pas leur nom dans un édifice social qui est le produit de la riche histoire politique et sociale française depuis un siècle et demi, Nicolas Sarkozy prend le risque de susciter un refus violent.
Un refus qui ne trouve pas aujourd'hui sa traduction politique, vu l'état de délabrement de l'opposition, et qui, en France, trouve toujours d'autres moyens de s'exprimer. Attention aux réveils douloureux.
Photo : une vendeuse d'espadrilles à Madrid (Susana Vera/Reuters).


























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à Kamikanaze
De tooms4444
p'tit con | 14H18 | 03/11/2008 |
Tout à fait ; alors que trouver un emploi après 60 ans relève de la mission impossible (d'ailleurs, il y a un âge limite pour l'obligation de chercher un emploi, vis-à-vis des ASSEDIC), on nous raconte encore que les pbs de la France viennent des travailleurs.
Ca crève les yeux, aujourd'hui : le pb vient des employeurs ! La desastreuse gouvernance actionnariale des entreprises depuis 30 ans nous a mené dans le trou où nous sommes. Le pb, c'est pas la sécurité sociale, le problème, c'est la collecte des charges sociales qui ne cesse de céder sa place aux versements de dividendes.
Comment en est-on arrivé là ? Grâce à la progression des retraites par capitalisation. La boucle est bouclée.
à tooms4444
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 00H26 | 04/11/2008 |
Hélas Tooms, selon les dernières réformes, il n'y a plus d'âge limite pour prouver que l'on recherche toujours un emploi… Avant c'était 57 ans, les dernières réformes ont encore fait tomber un pan d'avantages… et on se l'ait pris dans le nez !
Déjà cela allait mal, mais la crise, dépression, puis maintenant on « ose » le mot « récession », font qu'il faut avoir beaucoup d'imagination pour voir désormais la vie en rose…
Cette semaine, une info qui m'a déçue, les « parachutes dorés » ne sont pas désormais interdits, mais seulement taxés à partir d'un certain seuil, et quel seuil ! ! !
Vraiment, ce ne sont plus des mouches que l'on gobe…mais des couleuvres, des boas constrictors !
J'aimerais bien savoir ce que l'avenir nous réserve…
De pauvre caissiere
caissiere supermarche | 17H09 | 02/11/2008 |
nous on attends que l on nous sodomise un peu plus .quand çela fera vraiment mal alors peut etre on agira .on attend d avoir la retaite (70 ,75,80 ans )pour aller dans la rue avec des cannes pour faire peur a sarko et a sa clique .
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 17H13 | 02/11/2008 |
Il faudrait un jour comptabiliser le nombre de ces articles de lois, décrets votés en « loucedé » de nuit, dans l'Assemblée ou au Sénat devant des bancs vides, en catimini dirions nous.
« Des réformes décidées de manière unilatérale, et souvent en avançant masqué ».
J'imagine qu'en son temps le PS a du utiliser des mêmes pratiques (ôtez moi d'un doute) et cela en dit long sur la moralité et la déliquescence de la morale politique, et de son rejet dans l'esprit populaire.
Maintenant, avec cette « autre coups de canif » (La retraite à 70 ans), et le « détricotage » constant du « modèle social français », nous savons à quoi nous en tenir, sur la moralité et et le désir de mettre définitivement à bas une centaine d'années de luttes sociales, acquises au prix du de sang parfois, de sueur et de combats, (acquits obsolètes au nom du progrès, aux yeux des nervis au pouvoir).
Même en imaginant qu'un avenir meilleur et une espérance de vie plus longue soit possible, nous allons arriver globalement à un situation, ou la masse laborieuse, la denrée « humaine » passera de l'enfance très courte, à l'enseignement et au travail très rapidement, pour une vie vouée à enrichir quelques uns, puis à l'automne de leur vie, avoir une retraite tronquée, la plus courte possible afin de ne pas encombrer le système, (retraites, maladies, assurances vies) déblayer l'espace rapidement.
Ça me rappelle curieusement un film célèbre : Soleil Vert !
http://www.youtube.com/watch ? v=eZKJuya4rMk
Maintenant quand à votre conclusion Pierre :
« vu l'état de délabrement de l'opposition, et qui, en France, trouve toujours d'autres moyens de s'exprimer. Attention aux réveils douloureux. »
D'accord pour « l'état de délabrement de l'opposition », mais est ce l'effet induit du climat et de l'automne finissant, je suis encore plus pessimiste que vous pour assister à un réveil et une réaction à cet état de fait !
Puissiez vous être grand Clerc !
De admirateur
17H22 | 02/11/2008 |
« L'espérance de vie “ en bonne santé ” rend compte non seulement de l'allongement de la durée de vie mais aussi de cet allongement sans incapacité majeure, liée aux maladies chroniques ou aux séquelles des affections aiguës ou de traumatismes. En France, en 2005, l'espérance de vie “ en bonne santé ” à la naissance est estimée à 64,3 ans pour les femmes et à 62 ans pour les hommes, des scores comparables à ceux de pays voisins mais un peu inférieurs à ceux observés dans les pays nordiques. Pour les femmes et les hommes âgés de 65 ans, elle est respectivement de 9,4 et 8,2 années. Entre 1995 et 2003, l'espérance de vie en bonne santé à la naissance avait augmenté d'un an et demi pour les femmes et d'une demi-année pour les hommes, soit pour les femmes une amélioration plus rapide que celle de la seule espérance de vie. »
on lit ça sur
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp ? reg_id=98&ref_id=CMPECF02228
voilà qui devrait convenir à pierre ou à czar ; j'oubliais la statistique est truquée, ce sont des fonctionnaires qui l'établisse.
finalement après le travail, on pourra juste finir à la maison de retraite ou sur un lit
il semblerait que tout le monde n'ait pas la santé de fer de montagné : le tabac, l'alcool sans doute, les conditions de travail n'étant pour rien dans nos entreprises paradisiaques du tertiaire
De caro
délinquante avérée | 17H52 | 02/11/2008 |
A propos d'avancer masqué, voici un texte paru sur indymedia.grenoble, qu'il est important de relayer :
nous essayons avec nos faibles moyens de faire connaitre une pétition qui réclame l'annulation d'une circulaire modifiant la loi de 2003 qui permet aux personnes ayant travaillé très jeunes et ayant cotisé 42 années de prendre leur retraite avant 60 ans.
Au 1er janvier, la durée normale augmentera pour tout le monde d'un trimestre par an pendant 4 ans,
mais la circulaire du ministre Xavier Bertrand applique aux « longues carrières » la totalité de cet alongement de 4 trimestres d'un seul coup sans aucune progressivité.
Du jour au lendemain c'est à présent 43 ans au lieu de 42 que devront cotiser ceux qui ont été mis au travail à l'adolescence et souvent dans des conditions difficiles, alors que le régime de base sera de 40 ans augmenté d'un trimestre.
60 000 personnes vont être concernées et toutes ne le savent pas encore, ce n'est pas la « génération internet » !
alors les informer et les faire signer « en ligne » une pétition qui les défend est très difficile…
Celles qui apprennent la mauvaise nouvelle au moment de faire les démarches pour partir (ainsi que leurs employeurs) doivent soudain reporter leur départ d'un an.
Dans la difficile période de chômage qui s'annonce, c'est autant d'emplois de remplacement qui sont « gelés »
de contrats CDD ou d » intérimaires qui ne seront pas embauchés. Contre cette injustice et ses conséquences pour l'emploi, nous appelons à signer et à faire connaitre cette pétition qui soutiendra toutes les démarches entreprises par ailleurs :
appel aux élus, recours devant le conseil d'état, saisine de la H.A.L.D.E.
Au nom des anciens qui sont souvent démunis pour se défendre par eux-mêmes,
Je vous remercie.
Dominique
http://www.mesopinions.com/La-modification-des-departs-en-retraite-antic…
De Salaves
Métallo | 18H08 | 02/11/2008 |
Vie professionnelle : période de temps où l'on produit et consomme.
Retraite : période de temps où l'on ne produit plus et où l'on consomme peu.
Une seule et unique motivation dans toutes les réformes concernant le « dossier retraites », que ce soit à propos de l'âge de départ ou du mode de rémunération : diminuer la durée du temps passé à la retraite.
L'idéal serait de mourir dés le lendemain de la fin de son activité professionnelle.
Dans notre type de société, un individu qui ne produit pas, est un nuisible, sauf s'il fait partie de la classe dirigeante, celle bénie des dieux ou de Dieu selon sa religion.
De Ninouchka
18H11 | 02/11/2008 |
EXCLU : Roger Hannin 82 ans aimerait prendre sa retraite, son producteur refuse et le poursuit pour rupture de contrat… : )
De survivant
18H14 | 02/11/2008 |
Nous y voilà : Le coup de grâce à la sécu. La tranche maladie c'est quasiment bâclé, la retraite c'est fait, il ne reste plus que la tranche maladie professionnelle/accident de travail et la CAF et le tour sera jouer. Il ne restera plus qu'aux salariés à se rabattre sur les assurances privées ; elles, qui sont prises dans la tourmente de la crise avec ces nouveaux cotisants tout devrait rentrer dans l'ordre. Quelle aubaine cette crise ! Ainsi toutes les réformes passées et à venir ont une couverture de choix. Et les promesses de campagne ? Mais nous y sommes dans les promesses de campagne ; travaillons plus pour gagner plus. C'est la crise…
De jabier
consultant dans les Landes | 18H14 | 02/11/2008 |
Ça, il fallait y penser ! Ils l'on fait. Ils ont de l'imagination nos élus umpéïstes. On vas se retrouver à pousser des caddies pour les ranger comme aux States, notre étalon de société. On devrait recréer de nouveaux petits métiers comme poinçonneurs de tiquet de métro ou tricoteuses, ramasseurs de crottins de chevaux à Vincennes pour améliorer la race des plantes en pots etc. Comme eux, ayons de l'imagination que diable, soyons vichystes jusqu'au bout !
De Houvaton nouveau compte
18H24 | 02/11/2008 |
Monsieur Haski vous écrivez
« Les sacrifices et les coupes sont acceptables quand ils sont perçus comme équitables en période difficile : il est clair que, de ce point de vue, Nicolas Sarkozy souffre d'un déficit chronique de crédibilité, et pas seulement parmi ceux qui n'ont pas voté pour lui. »
Il n'y a jamais eu de périodes difficiles. C'est vous les journalistes en services payés et commandés par chaque gouvernement successif qui entretenaient l'idée du sacrifice. Si vous souhaitez vraiment le bien du peuple, monsieur Haski et les autres journaleux de Rue89, vous nous auriez depuis longtemps prevenu qu'il existe une autre façon de vivre. Comme celle-ci :
http://www.dailymotion.com/related/x1ao3v_volem-rien-foutre-al-pais-ba_e…
mais qui se heurte et se heurtera aux pouvoirs publics.
Un seul article sur la décroissance dans vos colonnes depuis la création de Rue89 ! Tout pour la croissance alors que le crédit est le plus vaste piège pour le consommateur qu'ont pu imaginer les banques. Fonder un foyer ? Chaque mois, en ce moment, 60 mille familles US pour avoir acheté leur maison à crédit au mobilier moyen/haut de gamme, se retrouvent à la rue. Phénomène qui n'est pas prêt de s'arrêter. Le crédit rend esclave et deresponsabilise le consommateur. Je sais bien qu'acheter une maison à crédit est le choix du plus grand nombre mais c'est non seulement une grosse erreur sur le plan de l'intérêt général mais banalise également le fait qu'on doive bosser 20, 30 ou 40 ans pour se payer un bien de première necessité : le logement !
Beaucoup n'y trouve rien à redire. Moi si ! Besancenot fait « comme tout le monde » et ne se bat pas au quotidien pour changer la donne et rendre légal le fait de pouvoir vivre autrement sans polluer ou en recyclant soi-même ses propres déchets, sans consommer tout et n'importe quoi, sans crédits, pour la décroissance et une meilleure qualité de vie. Besancenot qui se dit communiste révolutionnaire et prétend vouloir lutter contre la capitalisation des banques me fait bien marrer justement parce qu'il ne remet pas en question l'injustice profonde qui consiste à passer sa vie à devoir se vendre pour se loger dignement. Il existe pourtant une autre façon de vivre et d'habiter mais notre postier « révolutionnaire » l'élude totalement (normal, car ici la lutte est et sera intense pour obtenir gain de cause ! )
Si vous désirez vraiment ouvrir les yeux des français sur cette mascarade criminelle de démocratie représentative qui conduit inévitablement un dictateur ou un prince au pouvoir, vous nous auriez proposé depuis longtemps un autre modèle, ne serait-ce que pour être renseigné. Vous nous auriez proposé à lire depuis longtemps l'intérêt d'une démocratie directe ou semi-directe avec ses referendums d'initiatives citoyennes qui sont autant de contre-pouvoir et de garde-fous indispensables au bon déroulement d'une vraie démocratie. A la place, vous nous ramenez sans cesse, vous et Julien Martin, vers les mêmes clivages pièges à cons gauche droite mus par d'uniques partis. Ces derniers verouillent ensuite la démocratie dans chaque commune et rien ne bouge, sauf le compte en banque de nos « élus ».
Nous n'avons pas à bosser 50 ans. Ni même 40, 30, 20 ou 10 ans pour profiter de la vie. Les solutions existent pour ne pas rentrer dans ce jeux infernal de sur-consommation qui ne profite qu'aux multinationales (les Présidents passent, les multinationales restent), mais vous les éludez soigneusement et systématiquement en guise « d'info ».
à Houvaton nouveau compte
De survivant
19H08 | 02/11/2008 |
Ce que les journalistes appellent « décroissance » dans le reportage de votre lien sur dailymotion « houvaton » n'est pour le moment qu'une « désobéissance civique » le terme est mieux adapté et un choix de vie ; Vouloir l'imposer à une société reviendrait à un diktat ce n'est pas le but recherché. En revanche, ce qu'il faut savoir et MAM en fin de reportage le prouve quand le journaliste lui pose la question en rapport aux manœuvres militaires et les rmistes autonomes qui contournerait le bien fondé de la société de consommation en participant à la « décroissance » ; la question ne lui a même effleuré l'esprit pourquoi me direz-vous ? Tout simplement ce que qui est un choix de vie aujourd'hui pour certains deviendra une obligation pour ceux qui ne pourront pas se relever de cette révolution ultra libérale totalitaire.
à survivant
De Houvaton nouveau compte
21H46 | 02/11/2008 |
Je pense qu'il ne s'agissait pas d'un journaliste mais d'un participant, voire de Pierre Carles lui-même, qui a réussi à se conduire en journaliste pour pouvoir interroger directement MAM. S'il parle des RMIstes (il ne dispose que de quelques secondes pour poser sa question) c'est à mon avis pour donner un max de relief à la question. En réalité, nombreux sont ceux qui ne demandent strictement rien à qui que ce soit pour se lancer dans l'aventure, notamment ceux qui avaient quelques centaines d'euros devant eux et/ou étaient déjà propriétaires de terrains.
Il y a plein de terrains à vendre en France pour pas cher, surtout en ce moment. J'ai vu un vendeur descendre à 1000 euros 5000m2 de terrain boisé alors qu'il en proposait 2500 au départ.
Le problème, et tout le problème est là, c'est que vivre en décroissant en France, une fois le terrain acquis, est généralement pas toléré par le maire. Une fois bien installé en faisant chier personne et en consommant volontairement très peu mais mieux ! ( bref ce que j'ai écris plus haut) les « autorités » munis d'un décret peuvent exiger que tu démolisses tout et que tu ailles vivre ailleurs (toi, ta famille et tes animaux) ! ! !
Les éco-villages en France ? Une montagne d'autorisations (préfecture, Ademe, etc) est exigée et finalement dissuade pratiquement tous les projets.
En matière d'urbanisme et d'habitat en France tout est lié à la société d'hyperconsommation basée sur le crédit. Aucune loi ne protège le « décroissant ». Au contraire ! Ne pas être relié au réseau et recycler soit même tous ses déchets ne justifie plus de payer tout ou partie de la taxe locale …
Voilà pourquoi les soit-disant communistes révolutionnaires et les soit-disant « verts » pourraient, s'ils veulent être crédibles, se bouger un peu le cul pour amenener des textes protègeant les droits du décroissant. Ensuite les autres, ceux qui ne souhaitent pas se lancer dans la verte et autonome aventure de « décroissance » volontaire, font ce qu'ils veulent. C'est pas un problème mais au moins la décroissance pourra croître !
à Houvaton nouveau compte
De Jacques Arbres
| 10H11 | 03/11/2008 |
Merci pour vos commentaires Houvaton. Je vous lis toujours et suis entièrement d'accord avec vous. En même temps c'est ici sur Rue89 que je peux les lire. C'est ici aussi que j'ai pu voir la vidéo « L'argent dette » et pu découvrir le site internet bankster.tv, et toutes les références qui en découlent.
Ma conclusion : Rue89 gagne à éditer des commentaires comme les vôtres, et ces commentaires n'existeraient pas sans Rue89.
à Jacques Arbres
De Houvaton nouveau compte
11H44 | 03/11/2008 |
Si vous me lisez toujours, je pose quelques questions à Jorion sur Eco89 ici : http://eco.rue89.com/2008/11/01/vos-questions-sur-la-crise-a-paul-jorion…
Ces commentaires, pas que les miens, existent ailleurs que sur Rue89 sous forme de blogs et de vidéos. Je préfère me mêler à la (petite) foule des commentateurs de Rue89 pour dire tout le mal que je pense sa ligne éditoriale. Rue89 nous appartient car, si on fouille, on s'aperçoit que ce torchon est financé directement et indirectement avec nos impôts ! ! ! ! ! !
S'auto-proclamer « la révolution de l'info » ou « l'info à 3 voix » en prenant soin de sélectionner certains commentaires pour freiner la lecture d'autres posts plus caustiques, en censurer d'autres de temps à autres, ou ne pas permettre d'accéder à une autre info non verrouillée me met un peu hors de moi.
à Houvaton nouveau compte
De Houvaton nouveau compte
11H53 | 03/11/2008 |
Je mets le lien de la vidéo qui vous a plu :
http://www.dailymotion.com/al-fred/video/x78k3x_bankstertv-et-les-medias…
à Houvaton nouveau compte
De survivant
12H23 | 03/11/2008 |
Nous, nous sommes mal compris « houvaton ». Les terrains que vous désignez comme des terrains pas cher sont des terrains agricoles ou des friches boisées ou non boisées. La loi de l'urbanisme qui ne date pas d'hier est formelle et ne concerne pas que les « décroissants ». Tous particuliers peuvent sans permis de construire ériger une construction de moins de 20m2 démontable ; un muret dépassant 0,60 m de hauteur est soumit à permis de construire. Seul les agriculteurs ont le droit de construire des hangars au stockage des céréales et/ou des remises pour animaux sans permis de construire sur des terrains hors des parties communes. Maintenant personne ne vous empêche de vivre de façon autonome mais vous ne vivez pas pour autant en marge de la société . Lorsque vous trouvez injuste que la commune vous réclame des taxes locales malgré le recyclage des déchets. Pour revenir sur les terrains que vous évoquez il m'est arrivé de rencontrer des bretons et des basques en marge de la société qui vivent dans des yourtes ou des tipies mais là encore le maire par le biais de la DDASS leurs cherchent misère et oui mon cher houvaton lorsque l'on se décrète écolos il faut savoir que les eaux usées ne se jettent pas n'importe où ; vous devez donc obligatoirement vous procurer un assainissement malheureusement sans permis de construire pas d'assainissement. D'autres communautés comme les gens du voyage qui eux existent depuis le moyen âge ont été déportés comme les juifs et les homosexuels et sont encore pourchassés par les sociétés modernes ; malgré la loi besson de 1990 qui oblige les villes de plus de 5000 habitants de prévoir des emplacements de séjour pour les nomades ; peu de maires respectent cette loi pour ne pas froisser l'électorat. Vous comprendrez peut-être maintenant que vivre en marge de la société n'est pas aussi simple que des bottes de paille à empiler. Reste une solution vivre en ermite dans une grotte et personne ne viendra vous faire chier quoique….
à survivant
De Houvaton nouveau compte
14H27 | 03/11/2008 |
Je sais tout cela. Vous en faites d'ailleurs un excellent résumé.
Je dis simplement qu'il faut légiférer justement y compris pour l'habitat autonome ! Or, il n'existe pas de lois qui soit débattues en matière d'habitat autonome alors que, comme la démocratie directe, elle feraient de nouveaux émules si elles étaient débattues dans les medias.
Pour que ces lois soient créées et débattues à l'Assemblée il faut qu'il y ait débat national à ce sujet. Comme d'ailleurs pour plein d'autres sujets : ogm, nucléaire, coût réel des petites éoliennes, panneaux solaires etc etc etc etc etc.
Or, ces sujets ne font jamais l'objet d'enquêtes sérieuses, voire même de vrais débats, quasiment pas d'articles dans les colonnes de rue89 la révolution de l'info et dans les autres medias.
C'est cette lacune - à maints égards criminelle car elle fait le jeu, en revanche, des multinationales - que je veux dénoncer.
à Houvaton nouveau compte
De survivant
11H37 | 04/11/2008 |
Houvaton vos propos sur les retraités me font peur ! Par le passé hitler a tenu ce genre de propos qui se sont terminés par la solution finale. Votre conception de l'écologie vrille au vert brun ; c'est dommage je croyais avoir à faire aux enfants rescapés de la mouvance babas cool des années soixante, qui se déchiraient la tête à coup de pétard mais qui restaient malgré tout des pacifistes. Ce qui n'est pas votre état d'esprit. Bon vent.
à survivant
De Jacques Arbres
| 16H33 | 03/11/2008 |
@ survivant :
Vous parlez des « écolos » comme d'une bande de « clodos » complètement en marge, et irresponsables…
Je vous conseille d'aller faire un petit stage en « agro-écologie », pour votre culture personnelle. Je suis persuadé que vous aurez un tout autre discours après.
Passez-y une petite semaine c'est largement suffisant pour voir fonctionner une station de phyto-épuration, utiliser des toilettes sèches, vivre dans des maisons en bois, paille, bois-cordé, briques de terre crue etc.
Vous apprendrez aussi beaucoup de choses sur le maraîchage bio, l'utilisation de l'eau, l'énergie (solaire, éolienne)
http://www.lesamanins.com/
Vous aussi les gens de Rue89, n'hésitez pas à y faire un tour, c'est un très bon sujet d'article..
à Jacques Arbres
De survivant
17H56 | 03/11/2008 |
Vous me faites penser à ces communautés hippies des années soixante qui avaient science infuse et pensaient échapper à la société de consommation. Rassurez vous « jacques arbres » vous n'avez pas inventé le fil à couper le beurre. Quant à votre joli discours sur l'écologie(moderne) qui existe depuis une vingtaine d'année et oui là encore vous faites fausse route l'agriculture et le mode de vie des campagnes avant l'agriculture intensive et industrielle étaient à l'identique de ce que vous essayez aujourd'hui de faire revivre à travers une agriculture bio et un autre mode de vie. Seulement voilà, le mode de vie que vous préconisez ce fait à la campagne et il faut donc disposer avant tout d'un terrain constructible ce qui n'est pas donner pour tout le monde. Je reviens donc sur mon premier commentaire parce que vous êtes un peu borné ; concernant les manœuvres militaires et les rmistes autonomes qui vivent à la campagne et peuvent se permettre d'être autonomes je ne vois pas en quoi MAM serait déranger par une poignée d'irréductibles gaulois. Par contre, et ça je le relate aussi dans mon commentaire ceux qui vivent en ville pour revenir aux retraités puisque c'était le sujet de l'article qui ne peuvent pas se construire une maison en paille sur le trottoir ; ceux là avec la crise actuelle,nous risquons de voir fleurir des tentes supplémentaires le long des berges des cours d'eau des villes.
à survivant
De Houvaton nouveau compte
07H32 | 04/11/2008 |
« Il faut donc disposer avant tout d'un terrain constructible ce qui n'est pas donné pour tout le monde. »
Il faut donc changer les lois pour que cela le devienne. Pour que dépendre des multinationales en consommant pétrole, nucléaire et « travailler plus pour polluer plus » devienne le mode de vie en marge de la nouvelle société.
Quant aux sorts des retraités, je les remercie infiniment pour le monde merveilleux bourrés de pesticides et autres « choix » environnementaux qu'ils nous laissent …
@Jacques Arbres : pourquoi avoir supprimé tes commentaires ? Ils étaient très bien ! ! ! Les Amanins, super photos, super bonnes idées, super résultats, je vais leur demander concernant l'éolienne où ils en sont (prévue pour été 2008).
à Houvaton nouveau compte
De survivant
11H38 | 04/11/2008 |
Houvaton vos propos sur les retraités me font peur ! Par le passé hitler a tenu ce genre de propos qui se sont terminés par la solution finale. Votre conception de l'écologie vrille au vert brun ; c'est dommage je croyais avoir à faire aux enfants rescapés de la mouvance babas cool des années soixante ; qui se déchiraient la tête à coup de pétard mais qui restaient malgré tout des pacifistes. Ce qui n'est pas votre état d'esprit. Bon vent.
à survivant
De Houvaton nouveau compte
12H50 | 04/11/2008 |
Je connais certains chiffres monsieur Survivant :
Sans appel, 75% des plus de 60 ans ont voté pour Sarkozy et le RMI n'est pas accordé aux moins de 25 ans (on vit comment de 16 à 25 ans si on a envie de vivre autonome sans rentrer dans ce système de merde ? Vous vous l'êtes posé la question ? ? ? ? ). Alors arrêtez de faire une fixette sur les rmistes et les gentils retraités.
Moi je vous imagine, je peux me tromper, comme un fonctionnaire qui a « bossé » 30 ou 40 ans et consommer/épargner autant avec maintenant une maison construite en matériaux polluants qui a coûté ou qui vaut today l'équivalent de 150 000 euros minimum (à crédit bien sûr et taux privilégié pour les fonctionnaires) avec un magnifique jardin … et qui ne veut surtout pas remettre en question ce système de merde, avec des lois faites pour les moutons et des niches fiscales pour les plus malhonnêtes.
Et j'ai horreur des pétards êt des petits cons de raveurs qui ont rien dans la tronche. Pierre Carles montre une autre jeunesse mais vous refusez de la connaître et surtout, comme la plupart des retraités, de la reconnaître. Les moins de 25 ans, et ceux qui en ont aujourd'hui 30 ou 35, ne vous feront aucun cadeaux pour vos retraites (sauf pour celles des plus faibles et qui ont tenté de faire quelque chose) : C'EST DE VOTRE FAUTE par négligeance et égoïsme ! ! ! ! !
à Houvaton nouveau compte
De survivant
13H17 | 04/11/2008 |
C'est bien ce que je pensais facho jusqu'au bout des doigts. Les retraités, les raveurs, les fumeurs de pétards mais mon petit houvaton, vous allez tout droit à la droite d'hitler. Quant aux rmistes lorsque l'on dégueule sur la société on commence déjà par ne pas profiter de ses acquis sociaux.
à survivant
De Houvaton nouveau compte
14H32 | 04/11/2008 |
J'ai rien contre les fumeurs de joins, par contre les dégénérés de raveur qui font chier 5 kms à la ronde pendant 3 jours et nuits consécutifs et autorisé par le préfêt démago, payé nettoyé avec nos impôts (flics, samu) là ça me gonfle un max.
« Quant aux rmistes lorsque l'on dégueule sur la société on commence déjà par ne pas profiter de ses acquis sociaux. »
Elle est là la phrase total facho ! ! !
Car que faites-vous de ceux qui se démerdent pour vivre en autonome DECROISSANT et qui n'ont pas 25 ans ? ? ? Qui se démerdent sans polluer, qu'on fait chier pour des broutilles alors qu'on encourage les gros pollueurs à poluer ? ? ? ?
Par ailleurs, ce sont les retraités qui profitent et ont profité des acquis sociaux grâce à des vrais gens de gauche d'avant 1936, des anars en fait, beaucoup moins des bolcheviks bien callés sur les directives de Moscou. John Reed ça vous dit quelque chose ? ou Les marins de Kronstadt ?
La force d'une nation se mesure au bien-être du plus faible de ses membres.
C'est même pas la peine de parler d'acquis sociaux : toute la génération des 0 / 40 ans a été sacrifiée en France pour permettre à la génération des 50 / et plus de continuer à bien s'engraisser et polluer.
à Houvaton nouveau compte
De survivant
16H23 | 04/11/2008 |
Je vous laisse à votre lisier là où vous n'auriez jamais du sortir.
De jjhb
cosmonaute | 18H25 | 02/11/2008 |
Heureusement qu'il existe l'alcool, le tabac et les substances psychohallucinatoires, presque des eldorados pures de toutes basses vénalités humaines, pour nous éviter d'avoir à trimer jusqu'au sénat, même avec un appartement haut standing fourni avec un personnel trié sur le volet à deux pas de la cantine, jamais de la vie, j'ai vraiment autre chose de bien plus important à faire avant et ailleurs que d'attendre la sonnerie des sept décennies écoulées pour avoir le devoir de me reposer sur une peau de chagrin d'amertume sur le sens de la vie : s'occuper en s'amusant à mettre en place des activités, en fonction de ces possibilités financières, généreuses et conviviales, gratuites et libres, d'utilités publiques pour retrouver une paix, une harmonie et une sérénité universelles, globales, multidimensionnelles
Si j'avais su j'aurais commencé à travailler à 2 ans histoire de partir à 56 ans… : )
De himalove
ouvrier agricole | 18H29 | 02/11/2008 |
LE RADEAU DE LA MEDUSE
La lâcheté des députés, sous le présent régime, ne connaît plus de limite : on s'en prend à l'avenir des français, en pleine nuit.
Repousser l'âge légal de la retraite à 70 ans, c'est préparer, subrepticement, les travailleurs à une éventuelle disparition ou réduction de la valeur de leurs cotisations…
Pour l'heure, travailler jusqu'à 70 ans reste un choix, demain, il sera une nécessité eu égard à la faiblesse des pensions.
Sarkozy et son gang envisagent froidement cette probabilité.
Les vieux n'auront pas le choix.
Beaucoup d'entre eux n'auront pas suffisamment cotisé pour toucher le minimum vital.
Pour remédier à cette future grande pauvreté, on autorise - dés aujourd'hui - les séniors à renouer avec les petits boulots, les contrats aidés et le RSA à 70 ans !
Quelle régression ! Quelle débâcle ! Et on habille cette infamie du nom de « progrès »…
De robindesfoix
cherche une issue | 18H40 | 02/11/2008 |
allez encore une petite manif sur le chemin de l'abattoir
avec poussette, banderoles,petite chanson et sandwiches dans le sac a dos,encore un petit effort on y est presque
meuh, béé poussez pas là derrière menfin ! ! !