Retour sur les méthodes passées et présentes du syndicat du Livre, connu pour être un adepte de la négociation musclée.

Mercredi matin, aux aurores, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant le siège des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), le groupe qui assure la distribution des quotidiens, dans le XIIe arrondissement de la capitale. Certaines étaient casquées ou encagoulées et brandissaient des masses.
Ces ouvriers, membres du Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT) qui proteste contre un plan de modernisation plutôt avantageux, entendaient entrer à l'intérieur du bâtiment.
L'un d'eux, qui travaille au service maintenance du Journal officiel, a donc tenté de fracturer la porte en verre à coup de masse. Il a été interpellé par les CRS présents et a passé la journée en garde à vue.
« Vous voulez réécrire “Les Protocoles des Sages de Sion” »
Une telle action est dans la tradition du syndicat du Livre, communément surnommé « la bête noire des patrons de presse ». Ces derniers ne se sont pas pressés pour répondre aux questions de Rue89.
Certes, Laurent Joffrin (PDG de Libération) ou Nicolas Beytout (patron des Echos) dénoncent leurs méthodes -le premier a évoqué jeudi sur France Inter des menaces physiques constantes, le second l'avait fait en juin lors d'une précédente grève.
Mais beaucoup d'autres se taisent : très susceptible, le Livre peut bloquer la parution de leurs journaux et leur faire perdre des millions d'euros. « Off the record » cependant, des patrons se répandent sur des méthodes qu'ils jugent « mafieuses », voire « terroristes ».
Il y a un an, alors que j'enquêtais sur une censure ordonnée par la direction du Progrès par peur de la réaction du syndicat, j'avais joint un chargé de communication du Livre.
Avec une violence inouïe, cet homme m'avait accusé de « vouloir réécrire les Protocoles des Sages de Sion », m'avait traité d'« antisémite »… alors que le sujet n'avait évidemment rien à voir avec le judaïsme et que, surtout, son syndicat n'était pas en cause dans la censure…
Un ancien patron : « très aimables, très policés, jamais violents »
Mais tous les ouvriers du Livre ne sont pas si énervés. Ancien numéro 2 de l'imprimerie du Figaro puis patron de celle du Monde jusqu'en 2004, Jean-Pierre Guérin assure qu'ils ont toujours été « très aimables, très policés, jamais violents » avec lui :
« Ce que je retiens surtout, c'est l'impression de ne pas avoir été le patron chez moi. Quand, dans une imprimerie, on est 10 sur 300 à ne pas avoir sa carte du syndicat, il faut tout négocier. »
Selon Guérin, qui est aujourd'hui l'un des dirigeants du Syndicat de la presse quotidienne nationale, la période violente du Livre est en grande partie révolue. « D'ailleurs, on ne peut plus parler “du” Livre. Il y en a qui ont évolué, comme le Syndicat des imprimeries parisiennes. D'autres continuent comme avant, et c'est le cas du SGLCE. »
Dans le conflit les NMMP, les positions de ce dernier (seul syndicat représenté chez les ouvriers de la presse parisienne et des NMPP) ne sont d'ailleurs pas suivies par sa fédération, la Filpac-CGT.
5000 armes et leurs munitions planquées aux NMPP
Avant, les ouvriers du Livre pouvaient cacher des armes, détourner du papier par tonnes pour l'envoyer aux camarades cubains, ou se battre à coups de battes de base-ball. « J'en ai déjà vu manier la batte, mais entre eux, des gens du service départ contre les rotativistes », relate Jean-Pierre Guérin.
Fin 1991, le patron du syndicat du Livre de l'époque, Roger Lancry, appelle un des dirigeants des NMPP et lui annonce une curieuse nouvelle : « On vient de me dire que vous détenez dans vos locaux un stock d'armes. »
Pas moins de 5 000 armes dormaient dans un entrepôt des NMPP : fusils, carabines, armes de guerre et munitions ad hoc, toutes issues de la faillite de Manufrance dix ans plus tôt, et stockées là par des ouvriers CGT. Elles n'avaient pas été vendues pour soutenir les ouvriers licenciés, comme dans le cas des montres de Lip.
Alors pourquoi ? « Les ouvriers ont considéré les NMPP comme l'entreprise la plus sûre de France, car ils y ont entreposé des matériels d'un intérêt stratégique, voire révolutionnaire », croit savoir Emmanuel Schwartzenberg, qui relate cette histoire dans son livre « Spécial Dernière » (Calmann-Lévy, 2007).
Finalement, le gouvernement a négocié avec la CGT la remise de tout le stock d'armes contre l'impunité des auteurs. Discrètement transportées par des gendarmes, on les a retrouvées un beau matin dans un champ d'Eure-et-Loir.
Du papier détourné par centaines de tonnes pour le camarade Fidel
Pour Marc Norguez, actuel secrétaire général du SGLCE, ce matériel avait été stocké là pour « récupérer un pécule ». « D'ailleurs, il y avait aussi des vélos », rappelle-t-il.
A la fin des années 80, c'est un trafic de bobines de papier qui est découvert. Chaque mois, 200 tonnes de papier étaient expédiées vers Cuba pour imprimer le journal Granma.
Selon Schwartzenberg, « les imprimeries de tous les quotidiens nationaux » étaient concernées, et Castro lui-même traitait avec les ouvriers du Livre. Robert Hersant, le « papivore », propriétaire notamment du Figaro, a préféré étouffer l'affaire plutôt que d'affronter une grève.
Pour cette raison, jamais les éditeurs n'ont osé porter plainte contre le Livre. Ils l'ont fait une fois, mais pas directement contre le syndicat, en 2003, quand un trafic de journaux a été découvert. Chaque jour pendant plusieurs années, entre 500 et 2 000 exemplaires de quotidiens étaient détournés par certains ouvriers et vendus par des kiosquiers.
Préjudice estimé : 3 millions d'euros par an. Des brebis galeuses du Livre étaient complices des trafiquants. Le syndicat s'est totalement désolidarisé des agissements de ces ouvriers, dont « un adhérent » ; qui a été licencié, selon Marc Norguez.
2002 : des courses poursuites sur l'autoroute
La récupération des plaques d'imprimerie offset, en revanche, est tacitement allouée au syndicat par les patrons de journaux, sauf ceux du groupe Amaury (Le Parisien, L'Equipe). Ces plaques de métal peuvent se revendre, et rapporter jusqu'à 100 000 euros par an, en fonction des cours des métaux qui les composent. Le trafic de la « gâche » (les rebuts) du papier peut représenter, par quotidien, environ 500 000 euros par an. Là aussi, parfois avec l'accord des patrons, le Livre serait impliqué.
Voilà pour la routine. En cas de conflit, c'est moins paisible. Au moment de l'arrivée en France des premiers gratuits, en 2002-2003, les ouvriers ont donné le coup de poing, selon les patrons des groupes concernés. Metro se plaignait de colporteurs agressés. Frédéric Filloux, qui dirigeait à l'époque la rédaction de 20 Minutes, raconte que son groupe avait donné pour consigne aux colporteurs de « ne pas résister » :
« C'était trop dangereux, on en a eu qui se sont fait poursuivre sur l'autoroute par des voitures qui leur faisaient des queues de poisson. Ce qui m'a marqué, c'est ce jour de 2002 où ils ont répandu place de la Nation 600 000 exemplaires volés aux distributeurs.
Je me souviens de l'un d'eux disant aux CRS de ne pas intervenir, car il était en ligne avec le ministère de l'Intérieur. Il leur disait que s'ils intervenaient, Le Monde ne paraîtrait pas l'après-midi. Quelques minutes plus tard, j'ai entendu l'ordre d'annuler l'intervention dans un talkie-walkie de CRS. »
Pour le secrétaire général du Livre, « qui veut tuer son chien l'accuse de la rage »
Pour Marc Norguez, absolument tout ce qui est relaté ci-dessus est faux.
Les hommes encagoulés devant les NMPP ?
« Il faisait froid ce matin-là. Il y a eu une vitre cassée, mais si on avait été si méchants et déterminés, on serait entrés. »
Leur entrée mouvementée au siège de Lagardère, cette semaine ?
« On a peut-être mis un coup d'épaule, on a des gars un peu costauds. »
La guerre des gratuits ?
« Il n'y a eu aucune plainte de déposée. »
Les trafics ?
« Il y a des indélicats dans toutes les professions. »
Selon le syndicaliste, cette « psychose » autour du Livre n'a qu'une origine : « Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage. Ce qu'on gagne, on le mérite et on veut pouvoir le garder. » D'après Emmanuel Schwartzenberg, un rotativiste perçoit environ 4 500 euros bruts par mois pour 32h30 de travail hebdomadaire (nocturne).
« Laurent Joffrin ferait mieux de faire un bon journal plutôt que de chercher des boucs émissaires », poursuit Marc Norguez, qui rappelle que la diffusion des quotidiens est déficitaire, et couverte par celle des magazines. « Nous traiter de terroristes, c'est diffamatoire. Mais on ne le poursuivra pas, ça ne fait pas partie de nos méthodes. »
► A lire aussi : NMPP : le courage de Joffrin face au syndicat CGT du Livre
Photo : Exemplaires du quotidien gratuit Metro répandus sur la route par le syndicat du Livre en 2002 (Charles Platiau/Reuters)





















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à Béatrice1
De admirateur
20H06 | 01/11/2008 |
salauds d'ouvriers - vont empêcher lagardère de conserver les sportifs de haut niveau qu'ils a acheté - béatrice mange le pain béni et va aux jeux, laisse nous tranquille stp
à admirateur
De Béatrice1
| 00H18 | 02/11/2008 |
« laisse nous tranquille stp »
Voici un bel exemple de ce que je disais : quand on n'est pas dans la pensée unique on est prié de dégager. C'est la « gauche » française dans toute sa tolérance.
à Béatrice1
De michel 13
| 00H04 | 02/11/2008 |
Vous avez la possibilité de dénoncer « ces pratiques inadmissibles » dans le Figaro. Vous croyez que ces voyous mettent en danger la presse et la liberté d'opinion ? Alors que faut-il en faire ? Les pendre, afin que la petite bourgeoise puisse continuer à cancaner…et défendre ses intérêts personnels.
De michel54
ouvrier | 18H31 | 01/11/2008 |
C'est incroyable ! où se situe le journalisme et où commence le conte ?
Je travaille aux Nmpp depuis 1985, je suis aussi délégué du personnel et je participe aux négociation avec mes collègues parisiens.
Notre rôle de syndicaliste est clair, mandaté par pratiquement 100% des salariés, nous veillons aux intérêts de ceux ci
Pourquoi doit on subir ces derniers jours, fable sur fable, concernant l'activité de militants qui se battent contre un plan social
pourquoi ces mêmes journalistes n'émettent aucun doute sur l'activité patronale, veritable delinquance avérée, inscrite dans les greffes des tribunaux de prud'homme (amiante, harcèlement, etc)
êtes vous sur que la racaille du syndicat du Livre ne vole pas les tartines des moufflets à la sortie de l'ecole ? n'attaque t ils pas les mamies dans la rue , avec les 5000 armes ?
Un peu de serieux, serait-ce trop demander ?
à michel54
De mechante langue
19H05 | 01/11/2008 |
Puisque vous etes la expliquez nous le sens de cette gréve .
Pas un seul licenciement , uniquement des départ volontaires avec une prime de 200 à 300 000 euros ?
à mechante langue
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 14H46 | 02/11/2008 |
Même si c'est vrai-bien que démenti par un ouvrier de ce syndicat, mais ça vous fait plaisir de le croire,comme ça vous pouvez cracher votre venin- qu'est ce a coté des salaires des pdg qui vient de paraitre ? plus de 21 millions d€ pour le mieux payé ! ! ! ça vous interpelle ça ?
à michel54
De sinclair
19H06 | 01/11/2008 |
Hélas non vous n'avez plus le droit de protester et encore moins avec virulence vous êtes pries de plier l'échine.
Et pendant ce temps la pratique de la vente d'action a découvert a repris. Aucune loi ni disposition n'ont ete prise pour encadrer la finance sur laquelle on déverse des milliards que nous paieront. Les éjectés de la Caisse d'epargne ne le sont pas mais y travaillent toujours juste déplacé. Le code du travail a été ampute, aucune action n'a été entrepris pour encadre la finance ni le patronat code de bonne conduite et engagement moral suffisent. La dépénalisation des affaires est juste un peu repoussé.
Vous subissez donc l'ire de la concussion politico financiere
à michel54
De admirateur
19H13 | 01/11/2008 |
Un peu de sérieux camarade ?
qu'est-ce qui est sérieux dans cet article, hors sa volonté de nuisance ?
il n'arrive pas n'importe quand : pendant les « états généraux de la presse » qui se tiennent sans son « tiers-états » (le Livre) convoqués par sarko pour revenir sur les acquits de 45 (47 en fait). Entre gens du beau monde (patrons de presse et journalistes), on s'arrangera sur le dos de la Bête.
Il n'arrive qu'à la suite de la tentative de joffrin
c'est l'article d'un supplétif
cqfd
à michel54
De xavier-xavier
muntagnolu | 19H15 | 01/11/2008 |
Que pensez-vous de ces déclarations d'un dirigeant CGT, Jean Gersin, responsable de la FILPAC-CGT (pas le syndicat du livre, la fédération des travailleurs du livre) :
» Que se passe-t-il entre le syndicat du livre et la Filpac-CGT ?
Nous condamnons la grève. Elle n'a aucune raison d'exister. Le plan 2007-2010 est un plan de restructuration, comme en ont connu des dizaines d'entreprises cette année. Il ne s'agit pas d'un plan ultra-libéral, il s'agit d'une réforme qui ne menace en rien l'existence des NMPP. Le plan a été négocié le 24 octobre 2007, maintenant il faut l'appliquer. En fait, la situation est très simple, et on est au bord de la signature. «
(http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/greve-aux-nmpp-ca-en…)
à xavier-xavier
De admirateur
19H20 | 01/11/2008 |
super ! : quelques emplois en moins, de la plus-value en plus - génial !
De mechante langue
19H03 | 01/11/2008 |
Leçon de ce fil .
Si vous voulez faire une mafia , vous l'appelez syndicat et vous vous presentez comme de gauche .
Et cerise sur le gateau vous aurez des gens de gauche pour vous défendre .
J'avais vu un reportage sur le syndicat des dockers marseillais : pas un arabe ni un noir a l'horizon .
à mechante langue
De admirateur
19H32 | 01/11/2008 |
ah ! le racisme ouvrier comparé à l'humanisme de hortefeux - à chacun ses amis
à mechante langue
De michel 13
| 20H01 | 01/11/2008 |
ça y est vous avez fini votre sieste et vous venez cracher votre venin.
à mechante langue
De admirateur
20H48 | 01/11/2008 |
le racisme ouvrier est épouvantable… vive l'humanisme de hortefeux
à chacun ses amis
De edmond
consultant | 19H59 | 01/11/2008 |
pendant ce temps-là, sarko se marre….merci joffrin
De jean breton
républicain laïque | 20H18 | 01/11/2008 |
IL a des réactionnaires antisyndicaux partout.
La différence entre rue 89 et les autres journaux, c'est que M M. Scalbert s'exprime ici librement.
Et pas sous la pression du patron.
Certes :
C'est sûr qu'il fait parler les patrons.
Même ceux qui n'ont rien dit d'ailleurs.
M. Scalbert dit simplement que les ouvriers, il aime bien quands ils impriment ses mots, il aiment moins lorsqu'ils défendent leur bifsteack.
C'est sont droit d'être antiouvrier et de le dire.
C'est clair.
Car -i faut bien l'avouer- quand on défend son bisteack, on n'emploie pas toujours de belles phrases, on n'est pas toujours gentils, parfois on montre les dents.
Et ça, ça fait un peu peur aux patrons et aussi aux gens qui les aiment bien aussi aux gens qui les font parler.
Chacun son camp après tout.
M Scalbert a choisi le sien.
Il est libre.
Jean Breton
De Pierrrrre
20H27 | 01/11/2008 |
Leur grève était illégale,
C'était (ou c'est ? ? ) une bonne occasion pour les mettre à pied et démanteler ce bastion communiste, en imposant des règles saines de gestion du personnel.
De nemo3637
Déchoukeur | 20H33 | 01/11/2008 |
Il existe une étrange tradition dans ce pays - l'absolutisme puis le jacobinisme y sont sûrement pour quelquechose - où l'on voudrait que l'Etat se mêle de tout. Tel métier, telle corporation, seraient ainsi « trop payés » - au passage, bizarrement on ne parle jamais de ceux qui ne sont « pas assez payés »…
Ces apôtres du libéralisme, ces donneurs de leçons de justice sociale , pour le coup, oublient qu'en principe un salaire et ses avantages sont négociés entre l'employeur et le salarié.
Que viennent faire l'Etat, et même « l'opinion publique », là-dedans ?
Qu'une profession obtienne par la lutte ou la négociation de meilleures conditions de travail ou de salaires,des avantages, et alors ?
Qu'attendent les autres pour en faire autant ?
Trop moutons ? Alors là c'est votre problème…
Continuez à bêler devant le patron mais arrêtez d'aboyer votre jalousie contre ceux qui ont réussi à mettre un peu de beurre dans leurs épinards.
à nemo3637
De Pierrrrre
11H35 | 02/11/2008 |
»…..Qu'une profession obtienne par la lutte ou la négociation de meilleures conditions de travail ou de salaires,des avantages, et alors ? ….. »
► Et qu « elle ait le monopole de l'embauche, avec détention obligée de la Carte de la CGT, et cetlle du PCF en prime ; ça ne vous gène pas ?
Qu'elle se permette des actions commando de destructions, des grèves illégales, des menaces aux personnes, ça ne vousdérange pas ?
Moi j'appelle ces gens des milices fascistes,
des racketeurs maîtres chanteurs,
des nervis qu'il faut mettre au pas.
Question de volonté et de courage.
à Pierrrrre
De jean breton
républicain laïque | 15H22 | 02/11/2008 |
Dans la lutte des classes il y a deux camps.
Pierrrre il est où le tien ?
Les ouvriers du livre défendent leurs avantages.
Ils ne sont pas politiquement corrects.
Ils ne lèchent pas les bottes.
Ils sont durs, méchants, violents.
Et alors ?
Qu'est-ce que tu crois ?
Les patrons, ils sont tendres gentils doux ?
Ils cassent l'emploi, les retraites, les salaires, l'industrie, la recherche, l'education, la sécu ?
Et alors qu'est-ce qu'il fuat faire ?
Tendre l'autre joue ?
Tu as vu jouer ça ou la lutte des classes en dentelles ?
Chez M Attali, dont on parlait avant-hier ?
Jean
à jean breton
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 17H55 | 02/11/2008 |
Au moins ils sont debout, eux ! ils ont leur dignité et ne sont pas a la botte ; et ce qu'ils ont gagnés, ils ne le doivent a personne, seul les reac et les jaloux peuvent les critiquer.
à Pierrrrre
De jean breton
républicain laïque | 15H27 | 02/11/2008 |
Dans la lutte des classes il y a deux camps.
Pierrrre il est où le tien ?
Les ouvriers du livre défendent leurs avantages.
Ils ne sont pas politiquement corrects.
Ils ne lèchent pas les bottes.
Ils sont durs, méchants, violents.
Et alors ?
Qu'est-ce que tu crois ?
Les patrons, ils sont tendres gentils doux ?
Ils cassent l'emploi, les retraites, les salaires, l'industrie, la recherche, l'education, la sécu ?
Et alors qu'est-ce qu'il fuat faire ?
Tendre l'autre joue ?
Tu as vu jouer ça ou la lutte des classes en dentelles ?
Chez M Attali, dont on parlait avant-hier ?
Jean
De xavier-xavier
muntagnolu | 20H47 | 01/11/2008 |
Beaucoup sur ce fil pensent, avec sincérité, défendre le syndicalisme et les luttes ouvrières en défendant le syndicat du livre CGT. A ceux-là je conseille la lecture de ce document qui émane d'un responsable CGT et qui dénonce lui aussi les agissements du syndicat du livre envers … d'autres syndiqués CGT : http://www.antrapresse.com/gems/antragems/lettreouvertefilpac.pdf
quelques extraits :
« Depuis maintenant 3 ans, nous avons vu se multiplier des comportements de voyous : les
violences verbales accompagnent allègrement les menaces physiques, et déconsidèrent l'ensemble du
mouvement syndical en bafouant les règles les plus élémentaires du dialogue démocratique.
Est-il normal que des syndiqués Filpac-CGT insultent, menacent et harcèlent – et je pèse mes
mots - d'autres camarades de la Filpac-CGT avec lesquels ils sont en désaccord ? …
L'éthique du coup de poing dans la gueule a-t-elle vraiment sa place dans un mouvement
syndical moderne ? Quel combat poursuit-on, et qui s'agit-il d'éliminer ? »
à xavier-xavier
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 11H18 | 02/11/2008 |
ça se voit que vous n'avez jamais fait grève et assisté a aucune négociations ! tout n'est pas toujours roses avant, mais devant les patrons, c'est un front commun qu'il faut et c'est comme ça que ça marche ! Oui, il y a insultes envers ceux qui profitent des grèves et ne font jamais rien, sinon essayer de les briser ! oui, il y a aussi menaces physiques, car les grévistes perdent chaque jour de l'argent et les jaunards sont la pour en profiter…Sans ces syndicalistes, nous n'aurions aucun avantages, courberions l'échine sans moufter.. Adhérer donc a un syndicat qui défend les intérets des travailleurs et vous verrez comment ça se passe, et si ça ne vous convient pas, vous pourrez toujours essayer de le faire changer, ça sera plus utile que d'écrire des posts plus ou moins fondés sur Rue89. Il est vachement plus facile de cracher sur un syndicat d'ouvriers que par exemple sur le syndicat des patrons qui lui avait un trésor de guerre de 800 million d'€ ? Il les avait eu comment ces millions ? en tondant les ouvriers, bien sur…qu'en pensez vous de ces façons de faire ? Ces patrons sont ils syndiqués a la CGT ? j'attends avec impatience vos éclaicissements a tous ces sujets, vous qui êtes a la pointe de l'info !
à Milarepa-voyageurdanslespace
De xavier-xavier
muntagnolu | 11H27 | 02/11/2008 |
vous dites « ça se voit que vous n'avez jamais fait grève et assisté a aucune négociations ! “
Qu'en savez-vous ?
à xavier-xavier
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 11H40 | 02/11/2008 |
Peut être coté patronnat vous avez assisté a des négociations, mais pas de l'autre coté ; vous n'avez pas répondu la ou je vous attendez….
à Milarepa-voyageurdanslespace
De xavier-xavier
muntagnolu | 12H06 | 02/11/2008 |
Pouvez-vous ne serait-ce qu'envisager que c'est par attachement au syndicalisme de lutte, au mouvement ouvrier que je refuse de cautionner les méthodes et même les objectifs de pseudo-syndicats ?
Considérer que l'on est forcément un jaune, un agent du patronat si on ne soutient pas le syndicat du livre, me parait sommaire comme démarche.
à xavier-xavier
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 12H18 | 02/11/2008 |
ce n'est pas parce que vous dénoncer les méthodes peu orthodoxes de certains syndicalistes que je vous considère comme un valet du patronat, mais votre façon de généraliser, d'écrire sur la mafia des ex-dockers, etc qui me font penser a cela. Roccard est un ex psu, chirac un ex communiste, jospin un ex troïkiste, devedjan un ex occident, le sont ils encore ? ont ils encore leur carte de ces partis ? désolé, le fait de propager de telles inepties, me fait vous ranger du bon coté de la barrière, celui des briseurs de grèves et du valet du patronnat.
à Milarepa-voyageurdanslespace
De xavier-xavier
muntagnolu | 12H34 | 02/11/2008 |
Milarepa-voyageurdanslespace, il y a un petit problème : vous vous trompez, ce n'est pas moi qui ait écrit sur « la mafia des ex-dockers ».
Vous allez donc pouvoir me faire passer de l'autre côté de la barrière.
à xavier-xavier
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 12H36 | 02/11/2008 |
Non mais c'est vous qui propagez ces écrits…pas moi. hop, vous resautez la barrière