Retour sur les méthodes passées et présentes du syndicat du Livre, connu pour être un adepte de la négociation musclée.

Mercredi matin, aux aurores, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant le siège des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), le groupe qui assure la distribution des quotidiens, dans le XIIe arrondissement de la capitale. Certaines étaient casquées ou encagoulées et brandissaient des masses.
Ces ouvriers, membres du Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT) qui proteste contre un plan de modernisation plutôt avantageux, entendaient entrer à l'intérieur du bâtiment.
L'un d'eux, qui travaille au service maintenance du Journal officiel, a donc tenté de fracturer la porte en verre à coup de masse. Il a été interpellé par les CRS présents et a passé la journée en garde à vue.
« Vous voulez réécrire “Les Protocoles des Sages de Sion'”
Une telle action est dans la tradition du syndicat du Livre, communément surnommé “la bête noire des patrons de presse”. Ces derniers ne se sont pas pressés pour répondre aux questions de Rue89.
Certes, Laurent Joffrin (PDG de Libération) ou Nicolas Beytout (patron des Echos) dénoncent leurs méthodes -le premier a évoqué jeudi sur France Inter des menaces physiques constantes, le second l'avait fait en juin lors d'une précédente grève.
Mais beaucoup d'autres se taisent : très susceptible, le Livre peut bloquer la parution de leurs journaux et leur faire perdre des millions d'euros. “Off the record” cependant, des patrons se répandent sur des méthodes qu'ils jugent “mafieuses”, voire “terroristes”.
Il y a un an, alors que j'enquêtais sur une censure ordonnée par la direction du Progrès par peur de la réaction du syndicat, j'avais joint un chargé de communication du Livre.
Avec une violence inouïe, cet homme m'avait accusé de “vouloir réécrire les Protocoles des Sages de Sion”, m'avait traité d'“antisémite”… alors que le sujet n'avait évidemment rien à voir avec le judaïsme et que, surtout, son syndicat n'était pas en cause dans la censure…
Un ancien patron : “très aimables, très policés, jamais violents”
Mais tous les ouvriers du Livre ne sont pas si énervés. Ancien numéro 2 de l'imprimerie du Figaro puis patron de celle du Monde jusqu'en 2004, Jean-Pierre Guérin assure qu'ils ont toujours été “très aimables, très policés, jamais violents” avec lui :
“Ce que je retiens surtout, c'est l'impression de ne pas avoir été le patron chez moi. Quand, dans une imprimerie, on est 10 sur 300 à ne pas avoir sa carte du syndicat, il faut tout négocier.”
Selon Guérin, qui est aujourd'hui l'un des dirigeants du Syndicat de la presse quotidienne nationale, la période violente du Livre est en grande partie révolue. “D'ailleurs, on ne peut plus parler ‘du’ Livre. Il y en a qui ont évolué, comme le Syndicat des imprimeries parisiennes. D'autres continuent comme avant, et c'est le cas du SGLCE.”
Dans le conflit les NMMP, les positions de ce dernier (seul syndicat représenté chez les ouvriers de la presse parisienne et des NMPP) ne sont d'ailleurs pas suivies par sa fédération, la Filpac-CGT.
5000 armes et leurs munitions planquées aux NMPP
Avant, les ouvriers du Livre pouvaient cacher des armes, détourner du papier par tonnes pour l'envoyer aux camarades cubains, ou se battre à coups de battes de base-ball. “J'en ai déjà vu manier la batte, mais entre eux, des gens du service départ contre les rotativistes”, relate Jean-Pierre Guérin.
Fin 1991, le patron du syndicat du Livre de l'époque, Roger Lancry, appelle un des dirigeants des NMPP et lui annonce une curieuse nouvelle : “On vient de me dire que vous détenez dans vos locaux un stock d'armes.”
Pas moins de 5 000 armes dormaient dans un entrepôt des NMPP : fusils, carabines, armes de guerre et munitions ad hoc, toutes issues de la faillite de Manufrance dix ans plus tôt, et stockées là par des ouvriers CGT. Elles n'avaient pas été vendues pour soutenir les ouvriers licenciés, comme dans le cas des montres de Lip.
Alors pourquoi ? “Les ouvriers ont considéré les NMPP comme l'entreprise la plus sûre de France, car ils y ont entreposé des matériels d'un intérêt stratégique, voire révolutionnaire”, croit savoir Emmanuel Schwartzenberg, qui relate cette histoire dans son livre “Spécial Dernière” (Calmann-Lévy, 2007).
Finalement, le gouvernement a négocié avec la CGT la remise de tout le stock d'armes contre l'impunité des auteurs. Discrètement transportées par des gendarmes, on les a retrouvées un beau matin dans un champ d'Eure-et-Loir.
Du papier détourné par centaines de tonnes pour le camarade Fidel
Pour Marc Norguez, actuel secrétaire général du SGLCE, ce matériel avait été stocké là pour “récupérer un pécule”. “D'ailleurs, il y avait aussi des vélos”, rappelle-t-il.
A la fin des années 80, c'est un trafic de bobines de papier qui est découvert. Chaque mois, 200 tonnes de papier étaient expédiées vers Cuba pour imprimer le journal Granma.
Selon Schwartzenberg, “les imprimeries de tous les quotidiens nationaux” étaient concernées, et Castro lui-même traitait avec les ouvriers du Livre. Robert Hersant, le “papivore”, propriétaire notamment du Figaro, a préféré étouffer l'affaire plutôt que d'affronter une grève.
Pour cette raison, jamais les éditeurs n'ont osé porter plainte contre le Livre. Ils l'ont fait une fois, mais pas directement contre le syndicat, en 2003, quand un trafic de journaux a été découvert. Chaque jour pendant plusieurs années, entre 500 et 2 000 exemplaires de quotidiens étaient détournés par certains ouvriers et vendus par des kiosquiers.
Préjudice estimé : 3 millions d'euros par an. Des brebis galeuses du Livre étaient complices des trafiquants. Le syndicat s'est totalement désolidarisé des agissements de ces ouvriers, dont “un adhérent” ; qui a été licencié, selon Marc Norguez.
2002 : des courses poursuites sur l'autoroute
La récupération des plaques d'imprimerie offset, en revanche, est tacitement allouée au syndicat par les patrons de journaux, sauf ceux du groupe Amaury (Le Parisien, L'Equipe). Ces plaques de métal peuvent se revendre, et rapporter jusqu'à 100 000 euros par an, en fonction des cours des métaux qui les composent. Le trafic de la “gâche” (les rebuts) du papier peut représenter, par quotidien, environ 500 000 euros par an. Là aussi, parfois avec l'accord des patrons, le Livre serait impliqué.
Voilà pour la routine. En cas de conflit, c'est moins paisible. Au moment de l'arrivée en France des premiers gratuits, en 2002-2003, les ouvriers ont donné le coup de poing, selon les patrons des groupes concernés. Metro se plaignait de colporteurs agressés. Frédéric Filloux, qui dirigeait à l'époque la rédaction de 20 Minutes, raconte que son groupe avait donné pour consigne aux colporteurs de “ne pas résister” :
“C'était trop dangereux, on en a eu qui se sont fait poursuivre sur l'autoroute par des voitures qui leur faisaient des queues de poisson. Ce qui m'a marqué, c'est ce jour de 2002 où ils ont répandu place de la Nation 600 000 exemplaires volés aux distributeurs.
Je me souviens de l'un d'eux disant aux CRS de ne pas intervenir, car il était en ligne avec le ministère de l'Intérieur. Il leur disait que s'ils intervenaient, Le Monde ne paraîtrait pas l'après-midi. Quelques minutes plus tard, j'ai entendu l'ordre d'annuler l'intervention dans un talkie-walkie de CRS.”
Pour le secrétaire général du Livre, “qui veut tuer son chien l'accuse de la rage”
Pour Marc Norguez, absolument tout ce qui est relaté ci-dessus est faux.
Les hommes encagoulés devant les NMPP ?
“Il faisait froid ce matin-là. Il y a eu une vitre cassée, mais si on avait été si méchants et déterminés, on serait entrés.”
Leur entrée mouvementée au siège de Lagardère, cette semaine ?
“On a peut-être mis un coup d'épaule, on a des gars un peu costauds.”
La guerre des gratuits ?
“Il n'y a eu aucune plainte de déposée.”
Les trafics ?
“Il y a des indélicats dans toutes les professions.”
Selon le syndicaliste, cette “psychose” autour du Livre n'a qu'une origine : “Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage. Ce qu'on gagne, on le mérite et on veut pouvoir le garder.” D'après Emmanuel Schwartzenberg, un rotativiste perçoit environ 4 500 euros bruts par mois pour 32h30 de travail hebdomadaire (nocturne).
“Laurent Joffrin ferait mieux de faire un bon journal plutôt que de chercher des boucs émissaires”, poursuit Marc Norguez, qui rappelle que la diffusion des quotidiens est déficitaire, et couverte par celle des magazines. “Nous traiter de terroristes, c'est diffamatoire. Mais on ne le poursuivra pas, ça ne fait pas partie de nos méthodes.”
► A lire aussi : NMPP : le courage de Joffrin face au syndicat CGT du Livre
Photo : Exemplaires du quotidien gratuit Metro répandus sur la route par le syndicat du Livre en 2002 (Charles Platiau/Reuters)





















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à xavier-xavier
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 14H04 | 01/11/2008 |
Si il n'y avait que la CGT qui favorisait - et pas partout, loin s'en faut- le monopole d'embauche, il y a longtemps que cela se saurait ; dans un précédent article je notais qu'a la Sogerma, il fallait prendre la carte FO pour être embauché ! ce sont des faits et non des ragots que vous devez avancer : des exemples, encore des exemples, toujours des exemples, sinon, nous allons croire que c'est vicéral chez vous, ces attaques a sens unique ! !
à Milarepa-voyageurdanslespace
De xavier-xavier
muntagnolu | 14H38 | 01/11/2008 |
1. Je ne crois pas avoir mis en cause la CGT elle-même, mais son syndicat du livre et celui des dockers, qui, eux, dévoyent et salissent le syndicalisme.
2. Vouz pensez que cette histoire de monopole d'embauche est un ragot ? Alors ce ragot est propagé par de grandes figures du mouvement ouvrier, comme Roland LEROY,qui fut dirigeant du PCF et directeur de l'Humanité (L'Humanité, article du 14 octobre 92 « la voie du pluralisme »).
à xavier-xavier
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 16H13 | 01/11/2008 |
Si vous savez lire, je ne crois pas avoir écrit cela, bien au contraire, si, si , relisez mon post, il n'est pas éffacé ; j'ai dit, et j'ai cité un exemple prouvant que la CGT n'était pas la seule a agir comme cela, nul n'est plus analphabête qu'une personne faisant semblant de rien comprendre a ce qu'il lit…..N'étant ni dockers, ni faisant parti du syndicat du livre, je me garderai bien d'émettre une opinion sur leurs luttes ; mais, comme le craignaient, a l'époque des grandes grêves, les élus des dockers, le transfert de leur activités a des sociétés privées est bien en train de se faire ; le néo capitalisme qui a pour but de tout privatiser au profit de quelques uns, même les services publiques, doit être combattu avec virulence, partout ou il y a danger pour les emplois. Vous mettez en cause ces syndicats, mais n'ont ils pas raison, vu comment tournent les choses ?
à xavier-xavier
De jexiste
si, si | 17H31 | 01/11/2008 |
La puissance de la CGT dans certains ports de commerce est telle qu'elle en contrôle absolument toutes les activités : le trafic légal, mais aussi tous les trafics illicites, et les commerces annexes, comme les bars, bars à hôtesses, la prostitution, etc…
Peut-on encore parler de syndicalisme ?
à jexiste
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 19H57 | 01/11/2008 |
Donc, si je lis bien, vous accusez la CGT de couvrir des pratiques mafieuses, et le etc…. c'est quoi ? Est ce sous le couvert de l'anonymat que vous écrivez ça ou bien pouvez vous apporter les preuves ? Eclairez moi, svp, est ce la pratique d'une minorité de syndicalistes ou bien la majorité des dockers cégétistes qui se livrent a ces pratiques ?
à Milarepa-voyageurdanslespace
De jexiste
si, si | 20H57 | 01/11/2008 |
Je n'ai pas dit couvrir mais contrôler, ce qui implique des actions d'exécution et d'organisation.
A titre d'exemple, je vous invite à découvrir ici l'histoire du Milieu nantais :
http://dongaetano.skyrock.com/686183608-Le-Milieu-nantais.html
Cela commence ainsi :
« L'histoire d'un Milieu méconnu…
Le Milieu nantais a pris racine autour des activités portuaires. Des anciens dockers reconvertis dans la délinquance se sont mis à fréquenter des gars du Milieu, interdits de séjour à Toulon et à Paris notamment. Au début, ils étaient quatre ou cinq, pas plus, et vivaient de braquages, rackets et divers trafics dont les butins étaient réinvestis dans des bars de nuit. C'est comme ça que ça a commencé. Au plus fort, le Milieu nantais, c'était une dizaine de personnes. Avec les seconds couteaux, cela faisait 30 à 40 truands. »
Cliquez sur le lien pour lire la suite.
L'histoire d'autres mafias portuaires encore plus méconnues que celle-ci en raison du poids de la CGT dans toutes les institutions locales reste à écrire.
à jexiste
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 21H23 | 01/11/2008 |
Des anciens dockers, vous dites ? mais sont ils toujours encartés a la cgt ? vous n'apportez rien de nouveau et juste un document a charge, mais écrit par qui ? moi même pourrais écrire un article, tiens sur le RPR, de quoi pourrais je parler ? ? ? ? tiens, je vais inventer une histoire :
» l'histoire d'un milieu méconnu.
C'est l'histoire d'un mec qui décida de former un groupe mafieu pour taper sur les gens sans défense ; il eu l'idée de l'appeler le SAC. Au début, ils n'étaient que 3 ou 4, appartenant a l'extrème droite, mais a force de persévérance, son chef-qui deviendra ministre plus tard- réussit a en faire une force parallèle au pouvoir en place et qui faisait ses coups bas en toute impunité.
» L'histoire d'autres mafias nationales encore plus méconnues que celle-ci en raison du poids des politiques dans toutes les institutions locales reste à écrire.
Vous en croyez un mot, vous de la fable que je viens d'écrire ? Au fait la suite de la saga des dockers(30 ou 40, tout au plus) vous vous proposez de l'écrire ?
à Milarepa-voyageurdanslespace
De jexiste
si, si | 14H39 | 02/11/2008 |
Vous allez rire, ils sont ensemble. Ils l'étaient déjà à la Libération, ils sont restés très liés.
Voilà comment l'on se retrouve parfois avec des affaires aussi cocasses que celle-là :
http://www.humanite.fr/1990-11-01_Articles_-PCF-METZ-COURRIER-VIOLE
A propos, savez-vous que Chirac a fait ses classes au PC ?
à jexiste
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 16H02 | 02/11/2008 |
Voir mon post plus bas ! ! bien sur, qui ne le sait pas ?
à xavier-xavier
De Emma Indoril
Nérévarine | 21H54 | 01/11/2008 |
Au moins, ils se battent, ils se défendent.
Les abus, et le dévoiement du syndicalisme est regrettable, mais remarquez bien, qu'en face, coté syndicats de patron, c'est la même chose.
Et eux non plus, ils n'hésitent pas à faire preuve de violence. (sauf que eux, ils utilisent la violence légale, celle de la Police et de la Loi.)
Entre un syndicalisme debout, et peut-être filou, et un syndicalisme couché mais honnête, je préfère le premier.
à xavier-xavier
De nemo3637
Déchoukeur | 23H57 | 01/11/2008 |
xavier-xavier
Je crois bien que tu as raison.
Mais si on commence à faire le procès du syndicalisme -nécessaire cependant - on n'a pas fini…
De déluge
menuisier | 13H34 | 01/11/2008 |
Tiens ça fait du bien de vous lire aujourd'hui : J'ai l'impression de lire la Pravda ou la lettre de liaison de l'IUMN..
« Finalement, le gouvernement a négocié avec la CGT la remise de tout le stock d'armes contre l'impunité des auteurs. Discrètement transportées par des gendarmes, on les a retrouvées un beau matin dans un champ d'Eure-et-Loir. »
Si je comprends bien les pandores ont abandonnés les armes en plein champs.. ?
Vous n'avez pas peur du ridicule il semblerait.
Cet article est tout simplement une recension de faits non établis, de ragots patronnaux non prouvés (un coup les patrons de presse portent plainte, un fois non… Pourquoi ?
La PEUR, Mme Michu ! La peur qui noue les tripes !
Franchement vous auriez pas diversifié votre capital un peu plus que de raison ces derniers temps ?
Il reste un véritable article à écrire sur les liens entre groupe de presse et syndicat du livre CGT. Un article critique et etayé.
Celui-ci relève du publi-reportage sauce MEDEF.
Revendez le à France Soir : Je suis sûr qu'ils seront preneur.
De zorbek
13H41 | 01/11/2008 |
Sur ce coup-ci j'aurais besoin d'explications…
Si tout ce que je lis ici ou ailleurs est vrai, qu'est-ce qui empêche les journaux d'ouvrir leurs propres réseaux de distribution ? Voire de s'associer pour en créer un nouveau ? Est-ce que ca voudrait dire que cette messagerie a vraiment un monopole ? Et si c'est le cas, qu'est-ce qu'on attend pour le rendre illégal ? Au nom de quel droit une boite pourrait-elle s'octroyer un monopole sur son marché ? Qu'est-ce que c'est que cette foutaise ?
à zorbek
De unagi
Fatalitas | 14H02 | 01/11/2008 |
http://www.bernardgirard.com/BernardGirard/NMPP/sommaire.html
Excellent dossier sur l'histoire des NMPP mais aussi de ses relations avec HACHETTE qui datent de la deuxième guerre mondiale et l'occupation allemande ;
De unagi
Fatalitas | 13H56 | 01/11/2008 |
Haro sur la bête, grande offensive hivernale.
Vous aussi soyez aussicourageux que augustin scalbert et hugues serraf
« Nicolas Sarkozy a lancé jeudi les états généraux de la presse, en prévenant qu'il était prêt à revoir les aides publiques et à lutter contre les “immobilismes”…Nicolas Sarkozy a prévenu que l'Etat “ne se laissera imposer aucun immobilisme, aucun corporatisme, aucune habitude mauvaise”, pour “dégager des solutions” pour la presse…Il a cité notamment le syndicat du Livre de la CGT, accusé par les patrons de presse d'étouffer le secteur en maintenant des coûts élevés et en imposant un manque de souplesse dans les relations du travail.
l'express
“Alain Minc, le 21 octobre 2006 à Paris
Le syndicat du Livre est ‘la verrue qui explique l'état calamiteux’ de la presse, a affirmé mardi Alain Minc, ancien président du Conseil de surveillance du Monde, qui souhaite que les états généraux de la presse aident à ‘mettre à bas’ son monopole.”
challenges.
“Rémy Pflimlin, directeur général des NMPP.
Lepoint.fr : les NMPP sont aussi l'un des fiefs du syndicat du livre CGT, source de blocages. Certains proposent d'en finir avec le Livre à l'occasion de ses états généraux de la presse. Qu'en dites-vous ?
R. P. : On ne raye pas un syndicat et une partie du personnel d'un trait de plume. On ne se débarrasse pas des problèmes comme ça. Je suis en train de mettre en place mon plan d'économie visant à réduire les coûts fixes. Je viens de fermer un centre de traitement. Ce sont ainsi 350 emplois qui sont supprimés.”
“Joffrin parle de ‘violence’, ‘d'irresponsabilité’ et de ‘prises d'otages’ rue89
De Humain
13H56 | 01/11/2008 |
Nous savons tous que la crise actuelle fourn i à nos dirigeant un super moyen de poubelliser à la fois les syndicats et les organisations d'employés.
Nous savons que le statut des journalistes est très avantageux (abattement fiscal, nombreux avantages…), est-ce suffisant ?
Non !
Les médias, et particulièrement la presse écrite est priée de :
- reproduire les communuqués de l'agence France Presse (et de quelques autres)
- Modifier son modèle économique, et de se cantonner à) une opposition « modérée »… Cela n'est pas neuf !
Et surtout de s'aligner sur les propos diffusés par FRance Télévision : Faire croire que la TV est « de gauche ».
Sinon elle sera calaloguée comme TF1, dont la chute est déjà programmée.
Je ne sais si c'est bien, mais c'est comme cela.
De aline
14H12 | 01/11/2008 |
Il en va des syndicats comme des animaux ou des plantes. Certains sont utiles, d'autres nuisibles.
à aline
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 20H25 | 01/11/2008 |
c'est comme les gens…ainsi va la vie.
De hagalma
14H22 | 01/11/2008 |
Je ne comprends rien à cet article. J'ai l'impression qu'il y est question d'une mafia, d'un milieu. Un brin d'histoire aurait peut-être été utile. Assurément, il s'agit d'un domaine stratégique : l'impression, la distribution des journaux.
De said sellali
cadre à nantes | 14H26 | 01/11/2008 |
Augustin Scalbert, vous êtes un téméraire ; les pseudos syndicalistes ultra-corporatistes et archi-friqués du syndicat du livre risquent des vous faire payer votre papier. Connaissant leurs méthodes inacceptables, cela risque de chauffer pour vous. J'en profite donc pour vous affirmer mon plein soutien face à ces malades, qu'il faudra bien un jour stopper dans leurs agissements scandaleux.
De antonh
curieux | 14H57 | 01/11/2008 |
moi j'en profites pour dire que c'est une connerie d'avoir rendu « 5000 » armes si on est vraiment révolutionnaire. mais bon, on est dans un article de journal qui se base sur des « on dit » et qui parle de terrorisme pour qualifier des salariés.
c'est vrai, c'est honteux d'etre un nanti d'ouvrier de la presse ou de docker dans le monde dans lequel on vit, ces gens affament les grands groupes de presse et empechent la démocrassie de s'exprimer ! !
cette meme presse qui est controlée par 2 ou 3 grands groupes, eux meme affiliés à d'autres grands groupes industriel dont le but est de faire le bonheur des ouvriers, par exemple en partageant les dettes d'une crise financière internationale…
rendez vous compte mon bon monsieur, ils avaient des masses ! !
ils auraient pu avoir des tasers, on l'a échappé belle…
à antonh
De Yann Guégan
Rue89 | 22H55 | 01/11/2008 |
Une nouvelle fois, l'article ne se base pas sur des « on dit », mais sur des faits avérés, réunis après enquête journalistique. Libre à vous de les contester, mais cette contestation aurait plus de poids si vous citiez les sources sur lesquelles vous vous appuyez pour le faire.
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 14H59 | 01/11/2008 |
Dans un monde réellement démocratique et soucieux de justice sociale le syndicat du livre aurait des relents de mafia mais dans le climat actuel ils sont plus que pertinent. Comme le soulignait n°6 c'est pas avec des nez de clown que l'on va gagner le rapport de force, d'autant plus que les démodespotes au pouvoir s'accrocheront au trône (rumeur de lois martiale aux US-->voir le bon vieux Punishment park de Watkins), le rapport de force insurrectionnel ne se fait rarement en douceur.
à ToRDReLoRDRE
De parti
punishment park | 20H15 | 01/11/2008 |
tout à fait d'accord…
à parti
De déluge
menuisier | 21H29 | 01/11/2008 |
Venant de toi… : -)
Non et en incise comme ça, ..Y a pas plus urgent pour le bien commun, que s'attaquer à un des derniers syndicats ouvriers puissant ?
L'urgence, elle est là ?
à déluge
De parti
punishment park | 01H05 | 02/11/2008 |
y'a mal comprenance je crois…
De PIT LE CHIEN
15H08 | 01/11/2008 |
Il y a 30 ans les ouvriers du Livre étaient appelés « les seigneurs ». Ils lançaient les grèves et tout suivait. Aujourd'hui, seraient-ils les « saigneurs » ?
De Phil2922
Retraite invalidité | 15H16 | 01/11/2008 |
Dans les années 20, il y avait deux CGT : La CGTU et la CGTSR (syndicat révolutionnaire…). Malheureusement, c'est la CGTU qui pris le dessus et nous voyons, aujourd'hui, ce syndicat adhérer au syndicat européen (j'ai oublié son nom… ! ) où siègent déjà la CFDT et FO. Ce syndicat européen n'étant en fait qu'une antenne d'apparatchiks prêts à signer la moindre réforme libérale alors que l'heure est à l'insurrection sociale généralisée… !
Quand à la CGT du Livre qui se fait taxer de terroristes, c'est fort de café quand nous voyons les terroristes en col blanc dilapider l'argent qu'ils n'ont jamais été foutus de gagner avec leurs propres mains qui ne doivent pas être bien abîmées par le boulot… !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De michel 13
| 16H33 | 01/11/2008 |
C'est la CES (conf. européenne des syndicats). Je crois que lors de la scission à la CGT il y a eu 2 syndicats : CGT et CGT-FO, qui existent toujours et tous deux ont adhéré à la CES.
Il est plus facile de dénoncer les terroristes de la CGT que dénoncer les patrons voyous qui s'octroient tous les droits. Bientôt, certains vont écrire que les indemnités de licenciement correspondent à des parachutes dorés.
De Phil2922
Retraite invalidité | 15H26 | 01/11/2008 |
Rue89, vous avez donné la parole à Laurent Joffrin. Donnez là aussi aux TRAVAILLEURS du livre, là vous feriez une oeuvre vulgarisatrice pertinente… !
http://phil195829.overblog.com