Suicides en prison : l'histoire qui donne tort à Rachida Dati

Octobre touche à sa fin et, depuis le début de l'année, 96 détenus se sont déjà suicidés en prison. Un chiffre en hausse puisque, comme le rappelle l'Observatoire international des prisons (OIP), on a atteint en dix mois l'équivalent de l'année 2007.
Alors que plusieurs cas ont été médiatisés ces dernières semaines, et tandis que les chiffres s'emballent (+18% par rapport à 2007 à cette période de l'année), Rachida Dati, la Garde des Sceaux tente de colmater les brèches.
Deux dispositions préconisées par la place Vendôme permettraient notamment d'endiguer la tendance :
- installer des interphones dans chaque cellule
- mettre en place des « rondes spéciales » pour les détenus les plus fragiles psychiquement
Alors que le contrôleur général des prisons, Jean-Marie Delarue, s'est prononcé en faveur des interphones (« un remède intéressant, mais insuffisant », nuançait-il mercredi sur LeMonde.fr), un nouveau procès offre cependant un autre éclairage sur les projets de Rachida Dati.
Lundi 3 novembre, le tribunal correctionnel d'Avignon jugera en effet une affaire mettant en cause un surveillant de prison, toujours en exercice, et un ancien détenu de la prison du Pontet, à Avignon. Ce dernier est âgé de 64 ans, il est libre depuis trois ans. Nous l'appelerons D.
Le cas d'espèce qui contredit Rachida Dati
D. a rencontré B. en prison, le 22 janvier 2004. Lorsque D. est écroué pour une peine de trente mois (il sera libéré au bout de vingt-et-un mois), son voisin de cellule, B., a déjà purgé trois mois en préventive. B. est accusé de tentative d'assassinat, mais il est aussi gravement dépressif. Le psychiatre qui le suit à l'intérieur de la maison d'arrêt l'a mis sous traitement, au vu de ses tendances suicidaires. A 44 ans, B. avait même été hospitalisé d'office à deux reprises.
Dans la nuit du 1er au 2 avril 2004, B. se suicide -overdose médicamenteuse. A quelques mètres de D., qui est réveillé dans la nuit par les bruits anormaux que fait son voisin. Il est environ 2h30 quand D. émerge et comprend que son codétenu (avec qui il affirme avoir toujours entretenu des relations paisibles) a de graves problèmes de santé.
A l'aide de l'interphone, il prévient le surveillant de garde. Qui lui aurait demandé de patienter, affirme D. Ce dernier commence alors à veiller son voisin de cellule, en le plaçant en position de sécurité. Il finit par s'assoupir, et ce n'est qu'avec la ronde de routine, le lendemain matin, à 7 heures, que tout le monde prend conscience que B gît dans son vomi et son urine.
Non-assistance à personne en danger
Au moment de la ronde, il est 7 heures, et B. est encore vivant. Il décède juste après, avant l'arrivée des secours. Depuis, quatre grosses années ont passé, et une instruction a été ouverte pour rechercher les circonstances de la mort du détenu dans cet établissement pénitentiaire.
C'est dans ce cadre de cette enquête que D., comme le surveillant, ont été mis en examen pour « non assistance à personne en danger », un terme qui implique une dimension « volontaire ».
Ce sont les enfants du défunt qui ont déposé plainte. Depuis la prison d'Avignon a connu d'autres suicides : deux en 2007 et déjà deux autres, cette année, depuis le mois de janvier.
Pour l'Observatoire international des prisons, rendre un détenu responsable de la sécurité d'un autre détenu sous prétexte qu'on installe des interphones et qu'on signale les sujets les plus fragiles est dangereux :
« Si on ne prend pas en compte la souffrance, Rachida Dati pourra mettre en place tous les dispositifs qu'elle veut, ça ne servira à rien. Surtout si l'on fait porter toute la responsabilité sur le codétenu, sachant que la mort d'un voisin de cellule entraîne déjà une grande souffrance morale. »
Un détenu coupable du suicide d'un autre ?
Me François Arlaud, qui assurera lundi la défense de D. (« un homme très isolé, qui avait déjà du mal à rebondir après son séjour en prison et qui reste affecté par le suicide de B. »), plaidera que son client n'a pas failli :
« Mon client a bien alerté le surveillant par l'interphone, c'est celui-là qui a décidé de ne pas intervenir, demandant à distance à B. d'arrêter d'empêcher mon client de dormir. Ensuite, il a précisé aux deux hommes de cesser de le déranger. Il a même demandé à mon client de faire vomir son voisin, avant de lâcher “demain, il fera jour”. C'est à ce moment-là que mon client s'est rendormi.
Mais, si les deux rondes ont bien eu lieu, et sachant que l'autre détenu avait été placé sous surveillance spéciale, pourquoi n'ont-ils pas repéré le problème ? Les œilletons placés à la porte des cellules n'ont donc pas été ouverts ? Et pourquoi le surveillant n'a-t-il pas prévenu le gradé, seul à avoir les clefs des cellules la nuit ? »
A l'instruction, il sera dit que l'on ne pouvait distinguer l'état de détresse avancée dans lequel était B., allongé au sol avec ses habits, parce que les détenus dorment souvent sur des matelas à même le sol, surpopulation carcérale oblige. Et c'est vrai qu'au moment du suicide de B., le taux d'occupation des lieux est de 135%. Mais, dans la cellule 117, cette nuit-là, il n'y avait que B. et D., avec chacun son lit, et donc aucune raison pour que B gise par terre.
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Depuis les faits, le surveillant n'a reçu aucune sanction administrative, précise Me Tarrifou, collaboratrice de l'avocat qui défendra le gardien de prison, lundi, au tribunal. Les avocats n'ont d'ailleurs eu écho d'aucune enquête en interne.
Le suicidé « pouvait très bien alerter les secours »
Peu bavarde (« je n'ai rien à vous dire, vous verrez bien notre ligne de défense à l'audience »), elle finit par glisser que son client n'a « rien à se reprocher » :
« Notre but est d'analyser le dossier sans ses implications dans le débat d'actualité. Notre client a fait tout ce qu'il avait à faire. Il n'a pas mis en danger ce détenu. C'était à son voisin de cellule de prévenir en temps voulu. Voire à la victime elle-même, qui était tout à fait en état de l'alerter. »
Déjà, il y a trente ans…
Ni l'administration pénitentiaire, ni le cabinet de Rachida Dati n'ont donné suite à nos demandes lorsque Rue89 les a sollicités sur cette affaire. Mais il est certain que le procès qui s'ouvre lundi tombe mal pour la ministre de la Justice, dont le nouveau dispositif passe pour de « fausses bonnes idées » à l'aune de ce cas d'espèce.
Or, si le rythme de suicides s'est accéléré, la problématique n'est pas nouvelle : il y a trente-deux ans, on parlait déjà de la nécessité d'améliorer le suivi psychiatrique en prison, comme le montre ce documentaire de 1976 :
Là où Rachida Dati préconise des cellules doubles pour les détenus fragiles, afin de mieux responsabiliser les prisonniers entre eux, on notera au passage qu'en 1967, la toute première directrice de prison vantait justement à Marguerite Duras les cellules individuelles, symboles de l'avenir carcéral…
Photo : un prisonnier à la santé, à Paris, en janvier 2000 (Charles Platiau/Reuters).
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De hagalma
18H55 | 30/10/2008 |
Avec les interphones, il faudrait des vidéos pour surveiller les surveillants. La boucle étant bouclée ( ? ) tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
à hagalma
De compte supprimé 11
20H41 | 30/10/2008 |
D'accord, mais les interphones ce seront des Dior ou des Armani ?
De lesuperdidou
Saltimbanque | 18H55 | 30/10/2008 |
C'est où qu'on vomit ?
De compte supprimé16
révolté | 19H03 | 30/10/2008 |
La grande nouvelle, c'est que Dati a des idées. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, cela n'enlève rien à cette vraie… fausse… bonne… nouvelle.
à compte supprimé16
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 22H16 | 30/10/2008 |
ah, ces idées préconçues sur les femmes enceintes…
Dame Dati s'est-elle penchée sur les nouveaux types de délinquance :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2008/10/les-nouveaux-co.htm…
il y a le rapport complet de l'OND dedans…
De kribou
19H05 | 30/10/2008 |
Surveillant pénitentiaire, un métier difficile et stressant, un métier où il faudrait renforcer les effectifs et la formation ! et avant toute chose mettre en collération le nombre de prisons et surveillants avec le nombre de détenus.On enfourne les détenus comme des bêtes n'oublions pas que même s'ils ont une peine à effectuer ils n'en sont pas moins des hommes à soigner !
à kribou
De El mamón méxicano
19H30 | 30/10/2008 |
Depuis quand les prisoniers sont-ils des malades ?
à El mamón méxicano
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 22H17 | 30/10/2008 |
depuis que certains en ont décidé ainsi, faut croire…
à FabiendeMénilmontant
De Gandijyn
09H05 | 31/10/2008 |
Depuis que les détenus surveillent les gardiens ! : )))
De TARPON
19H20 | 30/10/2008 |
c'est pas Dati qui doit changer,c'est la justice .La France est en train de mourir de cette saloperie qu'est devenu l'institution judiciaire.
Qui met les citoyens en preventive,les laisse crever pendant des annees avant de les oublier…entre deux gateaux secs et un copier collé ?
On se suicide en liberté,ce n'est pas l'apanage des prisons .On laisse mourir nos vieux dans l'indifference ,pourquoi cela serait il different en prison ?
Chloe,quelle est le taux de progression des suicides en France par rapport à celui des prisons ? Le nombre des suicides en France est superieur aux victimes de la route ,qui s'en etonne ? Je veux bien que Rue89 accompagne la presse dans sa chasse au Dati mais au moins expliquez nous pourquoi des gens qui eux sont libres se suicident ? Par peur d'aller en prison ?
à TARPON
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 22H18 | 30/10/2008 |
on a eu des cas dans le 10e, un il y a moins de deux mois, un il y a un an…
à TARPON
De Alain Pacifique
22H33 | 30/10/2008 |
@ Tarpon,
« c'est pas Dati qui doit changer,c'est la justice “
et c'est qui le patron de la justice, d'après vous ?
à Alain Pacifique
De TARPON
00H29 | 31/10/2008 |
Les juges
à TARPON
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 05H33 | 31/10/2008 |
Ben voyons.
Poussons votre raisonnement plus loin : les juges sont les patrons de la justice, ergo un ministère de la justice est inutile. On supprime le poste, on supprime l'administration qui entoure ce poste. Quel bonheur ! !
N'importe quoi.
à Xa_chan
De TARPON
10H10 | 31/10/2008 |
le ministre de la justice a toujours ete inutile et c'est bien pour ça que les juges renaclent,c'est la premiere fois qu'un ministre les traite comme eux traitent les citoyens .
à TARPON
De Alain Pacifique
01H26 | 01/11/2008 |
mais oui, c'est cela même ! !
comme disait Brassens « quand on est con, on est con “
à Alain Pacifique
De TARPON
11H21 | 01/11/2008 |
« Supposez que l'un de vous puisse être,
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu'une alternative pareille,
m'arrive, me concerne Un de ces quatres jours, m'échoit,
C'est, j'en suis convaincu, la vieille
Qui sera l'objet de mon choix !
Gare au gorille ! … “
à TARPON
De Sexus Empiricus
22H52 | 30/10/2008 |
L'institution judiciaire en général, et la politique pénale en particulier, est mal en point. Constat qui ne date pas d'aujourd'hui, mais la situation s'est nettement dégradée depuis qu'on le répète - autant dire depuis plusieurs années.
Pour que la Justice change, un changement de Garde des sceaux ne suffit pas, car un clou chasse l'autre. En dépit des parades successives et du replâtrage sous couvert de « réforme » (terme à la mode de chez nous, qui traîne dans toutes les bouches à jolies phrases), on observe malheureusement une continuité, une persévérance, une obstination dans l'inertie qui tient presque du prodige.
Certes, on se suicide aussi en dehors de la prison (à supposer que les ouvriers et les cadres qui se donnent la mort - au travail ou à la maison - ne sont pas, eux aussi, dans une sorte de prison qui n'en a pas le nom). Les statistiques seraient en l'occurrence significatives si on pouvait comparer l'évolution dans les murs et hors les murs.
Seulement on ne peut comparer que ce qui est comparable : un suicide quand on porte l'écrou, et un suicide dans la vie civile, font deux morts. Mais le terme « suicide » ici est trompeur, car il est alors appliqué à deux contextes différents. Notamment parce que la fonction de sanctionner les délits et les crimes par une peine privative de liberté oblige l'Etat à prendre en charge la garde et la réinsertion du condamné. Que dire des prévenus qui se donnent la mort en prison ? Quant aux condamnés, la prison n'a pas vocation à être un substitut de la peine de mort. L'Etat est en somme responsable du sort qu'il réserve aux délinquants, c'est-à-dire des conditions de vie - et de mort - qu'il inflige aux individus qu'il prive de liberté.
De Quixano David
xénophile errant | 19H25 | 30/10/2008 |
Il y a aussi la solution de Max Jacob :
« Perchez les prisons sur les collines
Nous aurons la respiration saline
Ca nous consolera de la discipline… »
Plaintes d'un prisonnier
De Gandijyn
19H31 | 30/10/2008 |
Plusieurs options futuristes envers les détenus pour soulager la conscience des dites-autorités :
- les suspendre, crochetés dans le dos, avec « camisole de force » dès qu'ils ont pris leurs cachetons
- les baillonner pour éviter les nuisances sonores
- les enfermer debout, entassés comme une population de pingouins afin qu'il ne puisse plus du tout bouger, faire des économies de chauffage, et témoigner d'une grande affection du voisin
- préparer des sosies en terre-cuite au cas où il y aurait un autre cas de suicide, et protéger la famille de ce triste sort
- taser tout suspect à la tentative de suicide, sous la douche (comme cela s fait fréquemment aux U.S.)
- lobotomiser aux électrochocs afin leur offrir une renaissance (complètement à reprogrammer)
- organiser de fuites « volontaires », pour que les flics puissent se ré-entraîner à tirer au 357 magnum sur cible vivante
- autoriser concours de chirurgies cranienne pour les recyclages et validation de diplômes
- mettre tous le détenus « suicidaires » dans la même pièce (fermée) et leur apporter tous les moyens pour qu'ils s'entretuent, avec médiatisation maximale d'une émeute dans l'enceinte… Seule condition : il faut que cela ressemble à un suicide !
- Installer une éolienne (débranchée) et faire pédaler en ligne, tous les détenus suicidaires… avantage : ils mourront épuisés, l'électricité sera gratuite 24h/24h, et économie sur les moyen et long termes (gain de nourriture, de soins médicaux, en surveillance, …)
et que le personnel maton suivent des cours de chinois, car dans moins de deux ans, on y sera … en Chine !
De ÂneOnyme
cherche sa carotte | 19H37 | 30/10/2008 |
>pour les détenus les plus fragiles psychiquement
En faisant preuve d'un minimum d'humanité, il semble évident, que la présence excessive des gardiens sera plus perturbante pour les détenus que la source de leur problème psychique elle-même.
La prison ne devrait de toute manière servir qu'à tenir les gens dangereux à l'écart des autres, pas à aliéner les criminels. L'aliénation est un crime dont l'incidence est probablement plus grave que celle du crime lui-même. Tant qu'on ne le reconnaitra pas sur le papier rien ne changera !
à ÂneOnyme
De Gandijyn
19H49 | 30/10/2008 |
Les « fragiles psychiquement »… ? vous parlez des matons et flics et directeurs (-trices) de prison ? : )))
à Gandijyn
De ÂneOnyme
cherche sa carotte | 19H53 | 30/10/2008 |
Non je citais l'auteur de l'article, mais j'ai bien rit.
De El mamón méxicano
19H39 | 30/10/2008 |
C'est vrai quoi,on peut même plus pioncer tranquile pendant son tour de garde…ou va-t-on,je vous le demande…
De PierPaolo_California
19H51 | 30/10/2008 |
pour ceux qui seront intéressés.
Voir le film « a coté » de Stéphane Mercurio, sorti cette semaine. il ne sera pas à l'écran longtemps alors ne tardez pas
http://www.a-cote.eu/
« Dans la petite maison de l'association Ti-Tomm, accolée au mur de la prison des hommes à Rennes, on attend l'heure du parloir. Les familles arrivent à l'avance, toujours. Quelques secondes de retard, et la porte de la prison restera fermée. On vient une, deux, trois fois par semaine, chaque semaine, pendant des mois voire des années. Ce sont majoritairement des femmes ; ces pénélopes des temps modernes vivent au rythme de leur homme à l'ombre. Le temps est suspendu, la vie comme arrêtée. L'arbitraire de la prison, les transferts, les interdits sont leur quotidien. »
à PierPaolo_California
De Gandijyn
20H28 | 30/10/2008 |
Je soupçonne les autorités pénitentières d'être comblée neuronalement en sadisme…
Comment ça se mesure ? c'est génétiquement détectable, parce qu'on pourrait leur envoyer un billet d'entrée (enfin, un vrai, pas comme pour la femme de Douillet qui s'est présentée avec un faux bilet, vendu sur un stand fr, au judo aux J.O. cet été ? ) : )))))
De compte supprimé 22
sans importance | 20H03 | 30/10/2008 |
Effrayant, ce que dit l'avocat du gardien.
Ces gens n'ont jamais, jamais, rien à se reprocher. Sans parler de leur administration, bien sûr.
Le beau-père de ma fille a été, brièvement, gardien de prison. Il s'est barré le jour où il a réalisé que ceux qui gardaient ne valaient parfois pas mieux que ceux qu'ils gardaient.
Quant à Monsieur D, chiche que son inculpation est due au fait qu'il a ouvert sa gueule.
De skalpa
actif et militant ? | 20H22 | 30/10/2008 |
« Voire à la victime elle-même, qui était tout à fait en état de l'alerter. »
Comment lutter contre les suicides ?
Compter sur l'instinct de survie des suicidés !
Belle conception humaniste
Bon pour finir,

Un peu d'humour ?
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De ÂneOnyme
cherche sa carotte | 21H15 | 30/10/2008 |
Il leur en reste plus beaucoup une fois franchi le pas… « candidat au suicide » ça sonne vachement plus juste, puis c'est plus correct pour nous rappeler qu'on vote pas forcément toujours pour la bonne personne.
De Phil2922
Retraite invalidité | 20H32 | 30/10/2008 |
Il y a 63 000 détenus pour 50 000 places dans les prisons. De plus les gardiens de prison (surtout la nuit) ne sont pas assez nombreux, trop de prévenus se retrouvent en cellule avec des « loulous » qui manient plus la violence physique ou verbale. L'histoire des interphones me semble un gadget face à ces éléments concrets.
J'allais oublier les malades mentaux qui se retrouvent en prison, alors qu'ils auraient besoin de soins que les hôpitaux psychiatriques ne peuvent plus prendre en charge, étant donné qu'on y ferme des lits et que les moyens en personnel y sont réduits.
http://phil195829.overblog.com
Un autre élément que Rachida Dati ne semble pas reconnaître, c'est le taux élevé de récidive chez les mineurs : 60%. Alors que le passage en prison devrait être mis à profit pour réinsérer la personne qui fait des conneries…