Rêvons un peu d'une prison dans laquelle les questions de violence, d'infantilisation et d'arbitraire disciplinaire auraient été prises à bras le corps et résolues.

Rêvons plus encore : il faudrait que cette prison sans violence ne soit pas réservée aux détenus qui ne posent pas de problèmes à l'institution, mais qu'elle concerne ceux qui ont tendance à se rebeller, à être violents, ceux qui sont souvent transférés et qui peuplent les mitards, les quartiers d'isolement et les prisons de haute sécurité.
Des détenus « collectivement responsables de l'organisation de leur journée »
Il faudrait une petite unité où les détenus sortiraient de l'irresponsabilité et de la dépendance qui est leur sort habituel :
« Ils seraient collectivement responsables de l'organisation de leur journée. Ils pourraient discuter et décider ensemble entre eux et avec les personnels d'un certain nombre d'objets communs, comme des questions d'intendance. Des réunions de crise seraient prévues pour l'ensemble du groupe.
Fondées sur un principe d'accessibilité immédiate, ces réunions se formeraient sur le champ à la demande d'un quelconque membre de l'unité. Ce lieu ad hoc constituerait non seulement une soupape de sécurité, permettant de décharger les tensions accumulées, mais il serait aussi le lieu où les griefs des uns et des autres sont collectivement abordés et discutés et les conflits réglés.
Lorsque des sanctions seraient prises, elles seraient décidées par l'ensemble des membres de l'unité pour les infractions les moins graves. Ces réunions se présenteraient surtout comme un puissant moyen de contrôle social par le groupe lui-même, chacun devant se conformer aux normes de celui-ci.
La fonction normative exercée par le groupe serait suffisamment intégrée par ses membres pour que les anciens fassent d'eux-mêmes comprendre aux nouveaux arrivants qu'en ce lieu, la violence n'est pas admise. La règle de la non-violence serait fixée en commun dès les premiers jours de l'ouverture de l'unité.
Un facteur important de changement […] serait la nature des relations instaurées entre les surveillants et les détenus. Là, la barrière, habituelle ailleurs, tomberait. Les surveillants et les détenus seraient invités à s'asseoir ensemble pour discuter.
Leur relation s'apparenterait davantage aux relations entre patients et infirmiers qu'aux relations classiques entre surveillants et détenus. Ceci s'effectuerait dans un cadre où le ratio surveillants-détenus serait beaucoup plus élevé que dans les autres détentions.
Un autre facteur important de changement passerait aussi, selon les détenus, par un accès régulier et fréquent aux visites de la famille et des amis.
Non seulement ces visites leur permettraient de renouer avec leurs familles, après de longues ruptures, mais leur apprendraient à reconstruire des relations étroites avec l'extérieur et à développer de nouveaux centres d'intérêt. »
Une chute spectaculaire du taux de violences
Douce utopie ? A l'exception de la conjugaison des verbes, que nous avons fait passer de l'indicatif au conditionnel, la description qui précède est celle de la Barlinie Special Unit, une expérience qui a eu lieu en Ecosse et qui a duré une douzaine d'années, à partir de 1973. Avec quels résultats ? :
« Ceux qui y sont restés un certain temps, la durée moyenne étant de trois ans et demi, ont appris à exprimer leur agressivité verbalement. Leur capacité à s'exprimer s'est accrue fortement.
A travers les nombreuses activités qui leur étaient proposées, ils ont développé de nouveaux talents. L'ensemble de ce dispositif leur a permis d'apprendre, de découvrir et d'intégrer de nouvelles valeurs.
Les évaluateurs montrent que le taux de violences dans l'unité était très bas, les violences commises par les détenus ayant chuté de manière spectaculaire par rapport aux violences commises antérieurement. Ils disent aussi que le passage dans cette unité a eu un effet positif sur le taux de récidive. »
Rêvons encore un peu d'un pays qui, confronté à un nombre de détenus trop important, prendrait la question au sérieux, et, par une politique résolue et constante, parviendrait à faire baisser très nettement son taux de détention.
Développer les alternatives à l'incarcération
Une telle politique devrait recourir à un large éventail de solutions pour réduire le recours à l'incarcération. Elle pourrait limiter le régime de la détention provisoire aux seules personnes soupçonnées de graves violences. Elle pourrait développer le recours aux alternatives à l'incarcération, amendes, peines avec sursis, travail d'intérêt général.
Un danger devrait être écarté, pointé depuis longtemps par les criminologues : le fait que les sanctions alternatives ne soient en réalité utilisées contre des personnes qui, sans elles, n'auraient pas été incarcérées, mais soumises à une sanction plus légère.
Pour ce faire, il faudrait procéder en deux temps : laisser le tribunal juger de la sanction, et, si c'est une peine ferme, l'exécuter sous la forme d'un travail d'intérêt général. Pour inciter les juges à une appréhension plus concrète des durées de détention, et les inciter à une sévérité moindre, une telle politique pourrait leur demander de compter les peines de prison en jour et non en mois.
L'objectif : l'absence d'enfants détenus
Elle devrait également se pencher sur l'aménagement des peines, c'est-à-dire sur la manière de réduire le temps passé en détention. Il faudrait réduire au minimum le temps pendant lequel aucune demande de libération conditionnelle n'est possible, et faire de cette libération un droit arrivé à la moitié ou au deux tiers de la peine.
Enfin, pour les mineurs, il faudrait être extrêmement ambitieux : se donner comme objectif de tendre vers l'absence d'enfants détenus, en admettant que seuls des motifs extraordinaires devraient permettre de telles mesures. Rêvons encore un peu, une telle politique permettrait de diviser le nombre de mineurs détenus par dix !
Ce songe n'est rien d'autre que la politique qui a permis à la Finlande de passer d'un des taux de détention les plus élevés en Europe dans les années 70 (120 détenus pour 100 000 habitants en 1978), à l'un des plus bas (73 détenus pour 100 000 habitants au 1er septembre 2005).
Fuir le populisme pénal
Une telle transformation nécessite un certain nombre de conditions :
Définir la surpopulation comme un problème qui doit être réglé autrement que par la construction de nouvelles prisons ou par des contorsions juridiques, pour cela, affirmer la volonté politique de réduire le nombre de détenus.
Comprendre qu'il est possible d'amoindrir considérablement la quantité et la durée des peines d'incarcération infligées sans que cela ait de graves répercussions sur la criminalité ; faire appel aux chercheurs pour aider à définir des orientations cohérentes de politique pénale, et surtout s'y tenir.
Observer minutieusement les politiques pénales des pays voisins qui ont réussi ce défi, et penser l'importation de leurs réformes ; fuir le populisme pénal et faire preuve de pédagogie pour expliquer à la presse et aux citoyens les raisons d'une telle politique ; enfin, élaborer des stratégies convaincantes de prévention de la criminalité hors du cadre du droit pénal.
Ce texte est extrait de « 80 000 détenus en 2017 ? Réforme et dérive de l'institution pénitentiaire » de Jean Bérard, historien (université Paris-VIII), et Gilles Chantraine, sociologue (CNRS-Clersé), éditions Amsterdam - 176p., 9€.




















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à mechante langue
De Bernard Girard
Enseignant blogueur | 19H51 | 29/10/2008 |
C'est Méchante langue qui évoque Fourniret pour justifier le tout-carcéral et lorsqu'on demande « combien de Fourniret ? », il répond qu'il n'y a pas que des Fourniret…Bravo pour la logique.
Quand on condamne des individus à des peines de six mois, trois mois, un mois de prison - j'ai vu dernièrement prononcer une peine d'une semaine de prison, avec incarcération immédiate ! - c'est qu'on considère que la personne en question ne constitue pas un danger pour la société. On peut peut-être imaginer d'autres formes de réparation.
Au demeurant, on constate que les peines de prison touchent essentiellement les jeunes, les pauvres, les immigrés comme si ces catégories étaient les plus dangereuses…
à Bernard Girard
De mechante langue
23H19 | 29/10/2008 |
Ne vous faites pas plus béte que vous ne l'etes .
Quand je parle de Fourniret je parle de tout ceux qui sont extremement dangeureux assissins violeurs braqueurs recidivistes caids…
Vous les mettez ou ? Parce que pour l'instant je constate que vous avez un leger probléme pour épondre a cette question
« Quand on condamne des individus à des peines de six mois, trois mois, un mois de prison - j'ai vu dernièrement prononcer une peine d'une semaine de prison, avec incarcération immédiate ! »
Pour quel fait ? Il est combien de fois récidiviste ?
« Au demeurant, on constate que les peines de prison touchent essentiellement les jeunes, les pauvres, les immigrés comme si ces catégories étaient les plus dangereuses… »
Non elles touchent les délinquants !
Vous avez comme un leger probléme avec la réalité
De jojomigrateur
Photojournaliste | 20H03 | 28/10/2008 |
Une prison « participative »… étrange concept… Pourquoi pas après tout… Faire « tester » les geoles et la tambouille à tout le personnel participant à la chaine judiciaire… police, juges, avocats, gardiens, Rachida… Encore plus fort… Mettre les victimes au « gnouf » quelque temps…inverser les rôles… les plaignants à « l'ombre », « gardés » par les détenus… ! : )
En relisant mon petit texte, il me semble que je n'ai pas tout compris dans l'idée de « participation »… !
De compte désactivé 2
20H29 | 28/10/2008 |
C'est vrai : prison participative, ça veut dire quoi ? ? préparation des hold-up qu'on fera à la sortie de prison,,,, aH ! aH ! aH !
De hagalma
21H21 | 28/10/2008 |
Dès fois, quand je lis les commentaires, il m'arrive de penser qu'en ces heures difficiles pour notre gouvernement, des gens viennent ici pour soutenir des choses qui laisserait à penser que ledit gouvernement a encore de très ardents supporters. Qui sait même si Dati, ou d'autres, ne viennent pas écrire leur grain de sel !
à hagalma
De asozial
aus Berlin | 22H55 | 28/10/2008 |
non, il y a juste trois/quatre trolls qui n'ont rien d'autre à faire de leurs journées que de répandre ici les remugles nauséabond de leur pétainisme transcendental, et comme leur caporal, ils pensent qu'en occupant beaucoup d'espace ils donnent de la réalité à leurs divagations.
vu le temps qu'ils passent sur rue89, sûrement de ces retraités qui ont en majorité élu sarkozy pour que les autres travaillent plus pour payer leurs retraites - heureusement pour eux que leur petit chef n'avait pas encore eu le temps de les convertir aux fonds de pensions…
à asozial
De mechante langue
02H12 | 29/10/2008 |
Il y a tout le concentré de votre bétise dans votre post .
Aucun argument !
Des attaques ad hominem et en plus a coté de la plaque .
Cela révéle chez vous une totale incapacité d'analyse .
à mechante langue
De Langue qui Pue
des iles Tong(u)a. | 08H49 | 29/10/2008 |
Dites-voir, Méchante Langue, je regardais les horaires de vos derniers posts, 01H56, 02H01,02H07,02H12, 02H15, 03H03, c'est à croire que vous ne dormez jamais !
Troll, job à plein temps ?
à Langue qui Pue
De mechante langue
10H25 | 29/10/2008 |
Job a plein temps et payé , evidemment !
à mechante langue
De mechante langue
10H34 | 29/10/2008 |
Il y a peu de riverains qui peuvent se vanter d'etre aussi lu que moi ! : -))
à mechante langue
De mechante langue
10H42 | 29/10/2008 |
Deux nazes en deux minutes !
Ils y a deux folles qui veillent jour et nuit sur leur écran et dont le seul but dans la vie est de lire tous mes posts. : -))
à mechante langue
De Langue qui Pue
des iles Tong(u)a. | 11H04 | 29/10/2008 |
Dites, méchante langue, vous pourriez pas les laisser tranquille, ces nanas ? .. en plus vous êtes complétement à côté du sujet. Comme d'hab.
Par contre, j'ai ça à vendre, ça vous intéresse ?
Bottes Soubirac, modèle gendarmerie. D'autres photos sur demande, me contacter.
Ps : Entre nous, pas besoin de veiller,il suffit de venir constater, au petit matin, toutes les petites crottes que vous avez laissé pendant la nuit.
à Langue qui Pue
De mechante langue
11H40 | 29/10/2008 |
Oui Fantafouné !
Il faut vraiment etre une cloche pour ne rien avoir d'autre a faire dans la vie que de me nazer
De Sexus Empiricus
22H28 | 28/10/2008 |
L'expérience écossaise sur laquelle s'appuie le propos a duré une douzaine d'années, à partir de 1973. On aimerait savoir qu'est-ce qui a mis fin, vers 1984, à un dispositif de ce type-là.
Pour ce qui est de fuir le populisme pénal, il y faut un courage - que dis-je ? une audace à laquelle les dirigeants politiques en place ne peuvent pas prétendre, occupés qu'ils sont à gérer les peurs bleues et leurs images à la télé, les faits-divers sensationnels et surtout… le porte-monnaie des mieux lotis.
De hagalma
23H46 | 28/10/2008 |
J'avais bien noté l'emploi du conditionnel dans une bonne partie de l'article, indicateur de l'utopie. En le lisant, il m'est venu deux choses :
- penser la prison en terme d'idéal à atteindre dans sa mission d'amendement et de réinsertion, outre que ça semble dépasser totalement le Q.I du ministère actuel de la Justice, ça ne serait jamais sans le risque d'un formatage des cerveaux qui ne dit pas son nom. L'idéal côtoie toujours, si j'ose dire, les camps de la concentration des idées simplistes.
- c'est en quoi cet idéal nécessiterait un garde fou, en fait un objectif à atteindre aussi important que celui de rendre un visage humain à l'espace de l'incarcération, à savoir une communication entre l'intérieur et l'extérieur. Comment se fait-il que le citoyen lambda soit si peu informé du fonctionnement des prisons ? ; comment se fait-il qu'un détenu ait autant de mal à connaître les motivations de décisions pénitentiaires et pénales, et qu'il doive attendre parfois des lustres ? Les scolaires ont-ils seulement des cours là-dessus ?
Un espace pénitentiaire participatif ? S'il n'est pas symboliquement relié à l'extérieur, alors « bonjour chez vous ! »
De mechante langue
02H15 | 29/10/2008 |
Comment a t on fait baisser de moitié la délinquance routiére en 4 ans en France ?
En appliquant la loi .
En luttant contre l'impunité .
à mechante langue
De Langue qui Pue
des iles Tong(u)a. | 12H09 | 29/10/2008 |
Oh la la… ça sent trop son motard de la gendarmerie à la retraite qui sait plus quoi faire de ses dix doigts et qui aimerait tellement remettre le pied à l'étrier de sa Ratier.
Méchante Langue à son époque fringuante et pétulante :
Vroum… vroum… la méchante langue…
De mechante langue
03H03 | 29/10/2008 |
-
De MiniZinc
etudiant | 11H44 | 29/10/2008 |
J'ai eu l'occasion d'intervenir en animation au sein d'un centre pénitencier en Espagne (Villabona, Asturias). De ma petite expérience, je peux vous dire que l'Espagne a une sacrée longueur d'avance sur la France concernant les conditions de détentions (accès à un économat sans avoir besoin d'écrire des futiles lettres, par ex.
Mais ils sont surtout en avance quant à la réflexion sur le temps de détention. Ce que vous avez imaginé dans votre article est bel et bien mis en place depuis plus de 15 ans, et est en train de se répandre dans toute l'Espagne voire même l'Europe. Je peux d'ailleurs vous affirmer de source sure qu'une délégation francaise est en train de se pencher sur le « systeme espagnol ».
Les espagnols sont partis de plusieurs constats :
- en prison, c la loi des mafias qui règne
- beaucoup de détenus deviennent toxicomanes DANS la prison
la prison est une Ecole de la Déliquance et de la Violence
- les rapports détenus/surveillants (ou professionels) sont hyper conflictuels
En se basant sur cela, Faustino Garcia Lopez & Begona Longoria, deux éducateurs, ont crées en 1992 ce qui allait devenir les UTE (Unité Thérapeutique & Educatives), d'abord ouvertes aux toxicomanes puis élargie à un public « Volontaire ». Les gens doivent signer un contrat pour y rentrer.
Dans ces UTE, la hiérarchie est très complexe mais basé sur l'action participative. Il me serait bien long d'expliquer cela ici, mais n'hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements.
Je peux vous dire, en toute vérité, que j'ai vu des « matons » assis sur un banc en train de fumer une cigarette avec un détenu (et au milieu des autres)dans les patios. Ou encore ces memes professioneles participer sans aucun problemes au divers tournois de squatch ou de foot..
Dans ces UTE, seulement le taux de récidive est de 9 % (« reincidencia ») à sortir de la prison pour 40% à 60% dans les autres prisons espagnloles (source : La voz de Asturias, 23/12/2006).
Mais je vous invite à lire un article simple et très bien détaillé, paru dans le hors-série hebdomadaire de El Pais, l'un des deux grand quotidiens espagnols, et nommée « La Carcel de la Esperanza » paru le dimanche 20 novembre 2005 (num 1521 « El pais Semanal »)
Bonne lecture à tous
à MiniZinc
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 23H49 | 29/10/2008 |
Merci pour La Carcel de la Esperanza , à lire ici :
http://www.elpais.com/articulo/elpepspor/20051120elpepspor_5/Tes/
De punky
ni jah ni maitre | 11H47 | 29/10/2008 |
La nuit ,il s'en passe de belle dans la rue89 ! ! !
M.L ,Gaga demandez donc asile à l'Autriche, vous seriez enfin en mojorité et la bas « les crétins des Alpes » ils connaissent ! ! !
De Romain_44
volontaire associatif | 12H14 | 29/10/2008 |
Bonjour,
Ce sujet rejoint la question de l'expression collective en prison, et d'une manière générale de ce qu'on souhaite faire des prisons françaises. On trouve l'idée dans les RPE (règles pénitentiaires européennes) que « les détenus doivent être autorisés à discuter des questions relatives à leurs conditions générales de détention ». (RPE 50)
Cela n'a rien d'utopiste que d'affirmer qu'on peut faire fonctionner une prison en faisant dialoguer détenus et surveillants ! Au delà de l'expérience écossaise, ce dialogue existe dans certains cantons suisses, mais aussi dans les pays nordiques, là où comme par hasard les violences en prison sont les moins répandues. Robert Nils-Christie explique par exemple comment en Norvège il existe des rencontres nationales où des détenus se rendent à un grand colloque en compagnie de surveillants de prison, directeurs de prison, avocats et magistrats pour discuter de la question carcérale. Cela existe depuis plus de 20 ans, et ça fonctionne bien : la norvège est un pays qui incarcére peu et qui connait peu de violences, en prison comme dans sa société. Et cela est du notamment à l'efficacité de leur système pénitentiaire qui intégre, réinsère mais n'élimine pas les délinquants.
Qu'est il possible de faire en France ?
Depuis plusieurs années est demandé par des organisations professionnelles comme par des associations qui interviennent en prison qu'un dialogue soit instauré entre groupe de détenus et représentant de l'administration pénitentiaire. Pourquoi ? Parceque bcp des violences existant en prison sont dûes à des incompréhensions entre surveillants et détenus. Les détenus ne comprennent pas certaines décisions, certaines façons de faire des surveillants et vont être agressifs à cause de cela ; les surveillants ne comprennent pas l'agressivité des détenus, le contenu de leurs revendications et ne trouvent pas d'autres moyens de réagir que par des sanctions disciplinaires. Tout cela peut se résoudre par la construction d'un dialogue. Et c'est essentiel ! Je pense bien sûr aux personnes incarcérées, mais aussi aux personnes qui travaillent en prison, qui subissent la violence quotidienne du monde carcéral.
Utopie d'un monde carcéral sans violences ? Peut être. Mais je pointe le réalisme d'un monde carcéral avec beaucoup moins de violences, et ça c'est possible. Il y a d'autres moyens d'y arriver : 1/ mettre un terme à la surpopulation carcérale, car là c'est un problème majeur qui crée des tensions dans l'univers carcéral, qui sont donc sources de violences. 2/ désengorger les prisons : le nbe d'irresponsabilités pénales déclarées par les magistrats a baissé en 20 ans de 17% à 0.1%. La conséquence est claire : les personnes qui auparavant étaient prises en charge dans des hôpitaux psy sont désormais incarcérées. Il est nécessaire de revenir à un plus juste équilibre : les prisons ne peuvent pas prendre en charge les malades mentaux de la même façon que les hôpitaux psy, et même incarcérer une personne souffrant de troubles psychatriques agrave souvent ses pathologies. Que faire ? améliorer la situation de la psychatrie en France et réorienter certains condamnés vers des hôpitaux psy plutôt que chercher à les responsabiliser d'actes qui les dépassent. Les personnes souffrant de troubles mentaux sont, on le sait, les premières à être auteurs de violence. On pourrait ainsi réduire considérablement la violence en prison.
De lesuperdidou
Saltimbanque | 12H27 | 29/10/2008 |
Avant d'en arriver là, révons un peu d'une société sans violence et« participative »
De bruay en artois
silicose plus irradie | 13H11 | 29/10/2008 |
hi hi combien de petits delits pourraient beneficier du bracelet .combien de peres divorces sont en prison.et pourquoi des cellules de luxe pour nos dirigeants ? et pourquoi cette complainte pour les violeurs les pedos et autres tueurs .alors pourquoi certains dealers sont dehors a oui mais ma soeur a dit .moralite taulard tu sort .victime tu reste