Décryptage 25/10/2008 à 13h28

« Même s'ils étaient faits par une vache, on évaluerait les contrats »

Benoît Granger | Chercheur en microfinance

C’est Alexandre Delaigue, blogueur économiste sur Econoclaste, qui a découvert cette perle sur le blog Naked Capitalism et l’a traduite.

Elle rapporte un bref échange (sans doute sur Twitter ou sur une autre messagerie instantanée) entre deux « officiels » de Standard & Poors qui vient d’être rendu public au cours des auditions organisées par la Chambre des représentants des Etats-Unis sur les origines de la crise financière :

Officiel n°1 : Au fait, ce contrat est ridicule.

Officiel n°2 : Oui, je sais... clairement, le modèle ne capture même pas la moitié du risque.

Officiel n°1 : On ne devrait pas évaluer ça.

Officiel n°2 : On évalue tous les contrats. Ils seraient structurés par des vaches qu’on les évaluerait quand même.

Un passage obligé

Rappelons qu’il n’existe que trois agences de notation au monde capables de noter des produits complexes : Standard & Poors, Moody’s et Fitch, qui est d’origine française. On a beaucoup critiqué leur responsabilité car ce sont elles qui « notent » les produits financiers crées par les banques ou les fonds qui veulent les vendre. Or la note en question est devenue ces dernières années un point de passage obligé. Si la banque n’obtient pas le fameux AAA, les produits en question seront considérés comme peu sûrs, et donc se vendront moins bien ; ou seront moins rentables.

Problème, les agences comme Standard & Poors sont payées par les émetteurs. En résumé leur discours est : je veux bien attribuer une note à votre produit financier, mais c’est vous qui payez pour le travail d’analyse que je vous fournis. C’est un risque de conflit d’intérêt évident.

D’autre part, si le produit en question s’avère moins performant que prévu, elles ont tendance à répondre aux mécontents : mais nous avions donné un simple avis ; vous n’étiez pas tenu de le suivre ! L’influence des « notes » en question est devenue telle que les grands investisseurs institutionnels s’interdisent de souscrire à des produits financiers qui ne sont pas notés ; et encore moins aux produits qui n’obtiennent pas le fameux AAA, la meilleure note.

Et les fonds ont crée à tours de bras ces fameux « produits toxiques » (des tranches de prêts Subprime mélangés avec des prêts moins risqués, transformés en contrats à vendre aux banques) en les définissant avec des notices sur le risque qui faisaient 150 pages d’équations que personne ne comprenait... Donc noter de tels contrats relevait soit d’un travail de bénédictin matheux, soit d’une évaluation en confiance : personne ne sachant plus ce qu’il y avait réellement dans les contrats.

« Un échec colossal »

La conversation dénote l’état de délabrement dans lequel travaillaient ces agences de notation. Pas seulement quant à leur responsabilité professionnelle vis-à-vis des souscripteurs des « produits toxiques » (qui peinent encore aujourd’hui à les évaluer dans leurs comptes) mais aussi quant à leur savoir faire. Dans la suite de la même audience, rapportée par le blog Naked Capitalism un ancien cadre de Moody’s explique que la société avait pour objectif de « maximiser ses chiffres » et donc devait se montrer « plus amicale vis-à-vis des fonds » (qui créent ces produits à noter).

« L’histoire des agences de notation est celle d’un échec colossal », résumait le président de ce comité d’enquête. Et d’anciens dirigeants de ces firmes admettent aujourd’hui que les notations « étaient faites à partir de modèles vieillots » ; et que les émetteurs de produits financiers « choisissaient l’agence qui avait les règles de notation les plus légères, afin de maximiser le profit ».

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  • Jean-Baptiste
    Jean-Baptiste
    Projets entre marketing, (...)
    • Posté à 14h41 le 25/10/2008
    • Internaute 646
      Projets entre marketing, (...)

    D’autant plus que ce sont des vaches à lait ! ! !

    C’est le créateur du contrat qui fait paie l’agence de notation. Et c’est là une des perversité du système.

  • Fifidou
    Fifidou
    Post Doc
    • Posté à 15h00 le 25/10/2008
    • Internaute 48893
      Post Doc

    Je ne savais pas qui payait les agences de notations. Naïvement, je pensais que c’étaient d’éventuels souscripteurs qui voulaient avoir une bonne idée de ce qu’ils achetaient. Putain, c’était le vendeur qui payait ! ! ! !
    Ah Ces cons... Franchement
    Et dire qu’au moment de la crise des subprimes, je me suis dit « mais poutant il y a des gens sérieux qui s’occupe de la maitrise de risques financiers (j’avais deux trois copains sympas à l’école, qui avaient comme principal défaut d’être de droite et qui ont fait ça pour gagner leur vie...) » Comment ils ont fait pour louper la toxicité des subprimes ! ! ! !
    En fait la réponse est évidente et à la portée d’un gamin de 10 ans. Le type qui demandait de noter était le type qui payait ! ! ! ! Et bien à ce moment là bien évidemment, les types dont c’est le boulot de dire : « Attention là vous déconnez les mecs, on va arrêter ça tout de suite », je veux dire nos adorés hommes politiques n’ont pas été mettre leur nez la dedans et il n’y en a pas eu un pour nettoyer les écuries d’Augias.
    Il fallait s’y attendre, en fait, je pense que nos hommes politiques n’ont pas bien (ou bien alors trop bien ?) compris le sens du conflit d’intérêt. Comme s’ils ne concevaient pas bien le fait que le conflit d’intérêt, c’est de la corruption légale. Ils croient vraiment qui si on laisse n’importe qui être propriétaire d’un journal par exemple, il n’y aura jamais personne qui viendra interférer avec la ligne éditoriale. Que si un patron siège au conseil d’administration d’un autre, et que le second siège au CA du premier, alors si l’un accorde une augmentation de salaire de 40% à l’autre, ça n’a aucune influence sur l’augmentation éventuelle de l’un ....
    Non mais.
    Je sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve cela infiniment triste.

    • fortinat
      fortinat répond à Fifidou
      exilé
      • Posté à 19h29 le 25/10/2008
      • Internaute 26911
        exilé

      @fifidou

      Triste...est-ce vraiment le mot ? Je ne le trouve pas davantage...il est comme là au fond de moi comme montant à la gorge, il devrait exister pourtant, il exprimerait le malaise de l’impuissance, la révolte, le goût de crier aux pourris qu’on en a assez, que trop c’est trop,que ça déborde , qu’il y en a marre d’encaisser les turpitudes des systèmes et de ceux qui en tirent toujours les ficelles. Il sortirait comme un gros claquement de millions de bouches et aurait le don de déciller et de convaincre.Je cherche encore en vain...en fait, c’est triste.

      • Fifidou
        Fifidou répond à fortinat
        Post Doc
        • Posté à 09h35 le 27/10/2008
        • Internaute 48893
          Post Doc

        @ forrtinat

        Je suis désolé qu’il y ait dans le mot triste un renoncement, une bataille qu’il faudrait mener mais sans cesse repoussée au calendes.
        Il faudrait être nombreux à s’engager politiquement, pour avoir une chance un jour que ce monde ressemble plus à un endroit agréable à vivre pour le plus grand nombre. Et puis, c’est triste, mais là je vois toutes les compromissions nécessaires, comme par exemple ce « dois-je voter comme mon baron local ? “, et là, le découragement me guette, et je retourne m’informer pour tourner le poignard dans cette plaie béante...
        Parce que peut-être, un jour...

    • nipivime
      nipivime répond à Fifidou
       ; -
      • Posté à 18h16 le 27/10/2008
      • Internaute 503
         ; -

      @Fifdou
      Pas tout à fait d’accord avec vous, dans la mesure ou il me semble que vous oubliez une chose : le gagne pain des agences repose (reposait) sur leur réputation.

      Plus exactement, pour déminer cette critique de conflit d’intérêt, les agences ont longtemps expliqué qu’elles se devaient d’être le plus objectives possibles, parce que leur revenu vient des payeurs, certes, mais qui payent parce que l’ensemble des acteurs est d’accord pour reconnaitre les agence comme étant crédibles.

      A mon avis, ce sont d’autres problèmes qui sont à l’origine de la faillite technique des agences.
      N

  • Fifidou
    Fifidou
    Post Doc
    • Posté à 15h01 le 25/10/2008
    • Internaute 48893
      Post Doc

    Je ne savais pas qui payait les agences de notations. Naïvement, je pensais que c’étaient d’éventuels souscripteurs qui voulaient avoir une bonne idée de ce qu’ils achetaient. Putain, c’était le vendeur qui payait ! ! ! !
    Ah Ces cons... Franchement
    Et dire qu’au moment de la crise des subprimes, je me suis dit « mais poutant il y a des gens sérieux qui s’occupe de la maitrise de risques financiers (j’avais deux trois copains sympas à l’école, qui avaient comme principal défaut d’être de droite et qui ont fait ça pour gagner leur vie...) » Comment ils ont fait pour louper la toxicité des subprimes ! ! ! !
    En fait la réponse est évidente et à la portée d’un gamin de 10 ans. Le type qui demandait de noter était le type qui payait ! ! ! ! Et bien à ce moment là bien évidemment, les types dont c’est le boulot de dire : « Attention là vous déconnez les mecs, on va arrêter ça tout de suite », je veux dire nos adorés hommes politiques n’ont pas été mettre leur nez la dedans et il n’y en a pas eu un pour nettoyer les écuries d’Augias.
    Il fallait s’y attendre, en fait, je pense que nos hommes politiques n’ont pas bien (ou bien alors trop bien ?) compris le sens du conflit d’intérêt. Comme s’ils ne concevaient pas bien le fait que le conflit d’intérêt, c’est de la corruption légale. Ils croient vraiment qui si on laisse n’importe qui être propriétaire d’un journal par exemple, il n’y aura jamais personne qui viendra interférer avec la ligne éditoriale. Que si un patron siège au conseil d’administration d’un autre, et que le second siège au CA du premier, alors si l’un accorde une augmentation de salaire de 40% à l’autre, ça n’a aucune influence sur l’augmentation éventuelle de l’un ....
    Non mais.
    Je sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve cela infiniment triste.

  • Mauzar
    Mauzar
    Tous aux Abris
    • Posté à 15h41 le 25/10/2008
    • Internaute 49014
      Tous aux Abris

    Le scandale des agences de notation porte également sur les pays notés par ces agences. Car pour obtenir un taux préférentiel dans leurs emprunts d’Etat, certains pays se font noter et obtiennent (comme c’est bizarre) un bonne note . On sait maintenant pourquoi et comment : ce sont ces pays qui paient les agences.
    Prenons simplement 2 exemples : la Russie et la Chine. Ces deux pays n’ont pas remboursés leurs anciens emprunts, pour la Russie ceux datant d’avant 1917 et pour la Chine datant d’avant 1945.
    Et bien la Russie obtient une bonne note, car les agences ne trouvent pas de dettes dans la comptabilité publique de pays. Pourtant si vous lisez le verso d’un emprunt russe vous constatez qu’il est bien indiqué « » Cet emprunt figurera dans le Grand Livre de la Dette Publique » La Russie a oublié de faire cette inscription, et les agences, pourtant averties maintes fois par les porteurs français d’emprunts russes ( Association AFPER ) répondent que non, il n’y a rien dans la comptabilité.
    La Russie s’était engagée en 1996 à restituer les biens réclamés par des États membres du Conseil de l’Europe .Elle avait été admise sous cette condition au sein du Conseil. Les accords interétatiques franco-russes de 1997,ne concernaient que l’apuration des dettes réciproques de la France et de la Russie. Les porteurs privés d’emprunts-obligations russes n’étaient pas concernés par ces accords. En spoliant les Français qui lui avaient fait confiance en souscrivant à ses emprunts , la Russie n’a pas respecté les engagements pris vis -à-vis du Conseil de l’Europe.
    Comme la Chine, elle est toujours débitrice de ses dettes devant les porteurs privés. Les agences de notation sont au courant mais donnent une bonne note. Jusqu’au jour ou un nouveau scandale apparaitra .

    • Benoît Granger
      Benoît Granger répond à Mauzar
      Auteur(e) de l'article Chercheur en microfinance
      • Posté à 12h32 le 26/10/2008
      • Expert 1916
        Chercheur en microfinance

      Oui, prétendre noter les « pays souverains »... ça mériterait un papier en tant que tel !

      • nipivime
        nipivime répond à Benoît Granger
         ; -
        • Posté à 18h13 le 27/10/2008
        • Internaute 503
           ; -

        On ne « prétend » pas noter les pays souverains, on les note effectivement.

        La problématique est alors très différente de celle de la notation des émissions privées puisque, par définition, un émetteur souverain ne peut pas être mis en faillite. Les noteurs notent bien la « probabilité que la dette à long terme en devise soit payée comme prévu ». Mais, alors que l’analyse se base, pour une entreprise, sur ses bilans financiers, la question est tout à fait différente pour des entités qui sont après tout, au fond, des émanations de peuples.

        Autre question, il y a une infinité d’émetteurs privés (en tous cas suffisamment pour que l’on puisse appliquer des probabilités aux événements), quand il n y a qu’une centaine de pays souverains qui sont notés.

        Le terme « rating » est alors impropre. Mais c’est celui qui est resté, en ajoutant une source d’erreur.

        @Mauzar
        C’est un peu plus compliqué que cela. En fait, la dette russe d’avant 1917 n’a jamais été reconnue par l’Union Soviétique. Toute une partie de la négociation internationale suite à l’effondrement de l’URSS fut de faire en sorte que les pays de l’ex URSS payent à la fois la dette de l’URSS et celle de la Russie tsariste. Ce fut fait, finalement... mais au détriment des prêteurs au tsar, en particulier les épargnants français, dont on s’est peut être dit qu’ils étaient une force de vote négligeable (parce que ca ne laisse que quelques centenaires capables d’être directement concernés). Plus sérieusement, leurs héritiers eux, oui, ont perdu. Mais c’est le risque de tout placement qui n’est pas « sans risque), même s’il est indéniable qu’il y a eu, en l’occurrence, sacrifice de cette épargne sur l’autel des relations internationales.

  • Mauzar
    Mauzar
    Tous aux Abris
    • Posté à 15h44 le 25/10/2008
    • Internaute 49014
      Tous aux Abris

    Le scandale des agences de notation porte également sur les pays notés par ces agences. Car pour obtenir un taux préférentiel pour leurs emprunts d’Etat, certains pays se font noter et obtiennent (comme c’est bizarre) un bonne note . On sait maintenant pourquoi et comment : ce sont ces pays qui paient les agences.
    Prenons simplement 2 exemples : la Russie et la Chine. Ces deux pays n’ont pas remboursés leurs anciens emprunts, pour la Russie ceux datant d’avant 1917 et pour la Chine datant d’avant 1945.
    Et bien la Russie obtient une bonne note, car les agences ne trouvent pas de dettes dans la comptabilité publique de pays. Pourtant si vous lisez le verso d’un emprunt russe vous constatez qu’il est bien indiqué «  » Cet emprunt figurera dans le Grand Livre de la Dette Publique » La Russie a oublié de faire cette inscription, et les agences, pourtant averties maintes fois par les porteurs français d’emprunts russes ( Association AFPER ) répondent que non, il n’y a rien dans la comptabilité.
    La Russie s’était engagée en 1996 à restituer les biens réclamés par des États membres du Conseil de l’Europe .Elle avait été admise sous cette condition au sein du Conseil. Les accords interétatiques franco-russes de 1997,ne concernaient que l’apuration des dettes réciproques de la France et de la Russie. Les porteurs privés d’emprunts-obligations russes n’étaient pas concernés par ces accords. En spoliant les Français qui lui avaient fait confiance en souscrivant à ses emprunts , la Russie n’a pas respecté les engagements pris vis -à-vis du Conseil de l’Europe.
    Comme la Chine, elle est toujours débitrice de ses dettes devant les porteurs privés. Les agences de notation sont au courant mais donnent une bonne note. Jusqu’au jour ou un nouveau scandale apparaitra

  • affreuxjojo
    • Posté à 15h50 le 25/10/2008
    • Internaute 29421

    Petite erreur dans ce texte cependant intéressant : « Rappelons qu’il n’existe que trois agences de notation au monde capables de noter des produits complexes : Standard & Poors, Moody’s et Fitch ».
    Visiblement c’est faux, compte tenu de l’opacité et de la complexité des montages financiers personne n’est capable de les évaluer.
    Le conflit d’intérêt banque financière- agence de notation découle de la logique de libre marché. Toute entreprise (et ces agences sont des entreprises) se développe par la satisfaction de ses clients. La relation entreprise-client est clairement une relation d’interdépendance. Comment noter sans indépendance ?
    Un centre de contrôle technique automobile dépend économiquement de ses clients. Il pourrait être tenté d’être coulant avec un client important (grosse flotte de véhicule) pour le garder. Mais ce centre de contrôle est lui même supervisé par une administration publique indépendante qui n’est pas dans une relation d’ordre commercial avec ces centres techniques.
    Aux Etat-Unis le fanatisme anti état et la croyance dans les vertus du marché atteint des proportions invraisemblable. L’idée que les agences de notations puissent être supervisées par une administration indépendante du marché aurait déclenché l’hystérie.
    Une autre question se pose. En pure philosophie libérale, et cela est sans doute encore plus vrai pour les anglos saxons, faire de l’argent est bon. Cela admis, pourquoi imposer des limites et des contrôles sur quelque chose qui est fondamentalement bon ?

    • Benoît Granger
      Benoît Granger répond à affreuxjojo
      Auteur(e) de l'article Chercheur en microfinance
      • Posté à 12h34 le 26/10/2008
      • Expert 1916
        Chercheur en microfinance

      Il existe d’autres agences de notation, mais je voulais juste dire que les 3 citées sont les seules qui ont (ou prétendent avoir !) les moyens humains et technique pour noter des produits financiers beaucoup plus complexes qu’une simple émission d’obligations, ou d’autres produits de dette « simples ».

      • nipivime
        nipivime répond à Benoît Granger
         ; -
        • Posté à 18h22 le 27/10/2008
        • Internaute 503
           ; -

        En fait, ce sont les trois agences qui sont reconnues (et pas seulement qui prétendent) être capables de cela.

        On parle d’« agences globales », et elles sont ainsi désignées par le terme NRSRO (Nationally Recognized Statistical Rating Organization), un label donné... par la SEC

  • ficelle3944
    • Posté à 16h09 le 25/10/2008
    • Internaute 29834

    je croyais NAIVEMENT que lesanglo-saxons étaient des adeptes de la transparence et du non conflit d’interet.

    On nous aurait trompé à notre insu et notre plein gré !

    Il faut rappeller d’extrème urgence le camarade AUGIAS non de ZEUS ! !

  • LB
    LB
    • Posté à 16h38 le 25/10/2008
    • Internaute 12995

    Coucou,
    Ces notions me font bien rire (enfin, bon...)...
    Les banques vivent (vivaient ? ? ?) de produits qu’elles ne comprennent pas. Les organismes de notation sont pourris, quoi de plus normal puisque leurs utilisateurs sont incompétants ? ? ? Les banques investissent sans rien comprendre puis cherchent un bouc émissaire...
    Tiens... J’vous propose un truc, ça vous coûte 1000€, c’est sur que vous allez gagner 500€ d’intérêts par mois pendant 50 ans : C’est l’Institut Bidule qui l’a noté... Je ne vous explique pas parce que c’est super compliqué, mais je vous jure que l’Institut est bon ! ! !
    Vous pensez toujours que ce sont les agences de notations qui sont responsables ? ? ?
    Ben moi je pense que ce sont les banques et les actionnaires qui ont voulu faire comme s’ils comprennaient quelque chose...
    LB

  • bobby lyon
    bobby lyon
    comptable
    • Posté à 19h48 le 25/10/2008
    • Internaute 56980
      comptable

    bien d’accord,

    les systémes de contrôle dans nos sociétés, sont trop souvent défaillant.
    pourtant, nos décideurs ont bien souvent institué des soi disant contre pouvoirs, des obligations de transparence, de traçabilité...
    mais à chaque fois, c’est un echec :
    - les conseil d’administration sont censé etre formé d’administrateurs indépendant.
    - les assemblées des actionnaires sont censée être le lieu d’expression des vrai propriétaires des entreprises.
    - les agences de notations doivent noter de manière objective et indépendante des produits financiers
    - ...
    malheureusement le nepotisme et autre copinages de dessous de tables grippe les rouages de systèmes mis en place pour le contrôle.

    Dommage, doit on laisser faire ?

    • Les Chats
      Les Chats répond à bobby lyon
      En grève du zèle contre le (...)
      • Posté à 21h50 le 25/10/2008
      • Internaute 24526
        En grève du zèle contre le (...)

      Sarko voulait rayer 68 je crois qu’il faut le refaire et virer ce système pourri définitivement. Il faut finir le travail des anciens de 68, qu’ils avaient si bien commencé.

    • ringard
      ringard répond à bobby lyon
      Mr
      • Posté à 10h24 le 26/10/2008
      • Internaute 55946
        Mr

      oui, dans un libéralisme fantasmé ( la main invisible)
      comment pouvons nous être assez idiots pour croire que le marché et le capitalisme puissent satisfaire la majorité des citoyens , l’essence même de son fonctionnement est que la majorité perde pour que certains gagnent il en va ainsi pour le marché financier et la société ( les entreprises, les ménages....)
      il est à regretter que cette crise ne sonne pas le glas du libéralisme et pourtant quand on lit les réactions sur les blogs toute cette énergie « par procuration » restera « lettre morte »
      A bon entendeur ...

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 21h47 le 25/10/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Chat alors, chui dégoutée !

    Ce système est vraiment pourri jusqu’à la moelle.
    Risque de conflit d’intérêt évident, c’est certain.
    Il devrait y avoir une loi européenne qui interdise d’être juge et parti, directement ou indirectement point final.

    Mais alors, le site comme Lien révélé par Rue89, à la rubrique testez vos fonds ils ont des prévisions, ça ne vaut rien ?

    Au passage l’Asie veut encadrer l’économie virtuelle : L’Europe cherche le soutien de l’Asie dans la crise.

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 22h15 le 25/10/2008
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    « Et d’anciens dirigeants de ces firmes admettent aujourd’hui que les notations “ étaient faites à partir de modèles vieillots ” ; et que les émetteurs de produits financiers “ choisissaient l’agence qui avait les règles de notation les plus légères, afin de maximiser le profit ‘

    Toujours ce mot profits, profits .... on en crève aujourd’hui.
    Bon et maintenant ils vont faire quoi ? Continuer ce système ?