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Tribunal pénal international pour une ex-journaliste du Monde

Le 27 octobre a lieu l'audience à La Haye de Florence Hartmann, jugée pour avoir violé la confidentialité de décisions du Tribunal.

Florence Hartmann et Carla Del Ponte en conférence de presse à La Haye en 2006 (Jerry Lampen/Reuters).

Le 27 octobre va se dérouler à La Haye aux Pays-Bas une première. Le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), qui juge les criminels de guerre du conflit balkanique, va tenir une audience non pas contre des hommes avec du sang sur les mains mais contre une de ses ex-employées, Florence Hartmann.

L'ordonnance de renvoi de Florence Hartmann.L'ancienne porte-parole du procureur en chef du TPI, est en effet accusée d'outrage au tribunal pour avoir violé la confidentialité de décisions de la cour (lire l'ordonnance de renvoi ci-contre).

Hartmann, ancienne journaliste du Monde qui fut porte-parole de la procureure Carla Del Ponte entre 2000 et 2006, risque sept ans de prison pour avoir, dans un livre et un article publiés après son départ du TPIY, levé un voile sur des décisions des juges du tribunal restreignant l'accès à des documents cruciaux pour déterminer la responsabilité du régime de Belgrade dans les guerres en Croatie et en Bosnie.

Faire taire une personne qui dérange

Le 27 octobre, Hartmann plaidera non coupable devant la chambre de première instance du TPIY et un procès devrait se tenir dans les mois à venir. Les défenseurs de la liberté d'expression, dont son avocat parisien maitre William Bourdon, dénoncent la décision du tribunal de recourir à une mise en examen pour faire taire une personne qui dérange.

Selon Me Bourdon, l'infraction n'est pas constituée car sa cliente ne cite pas les décisions en question mais y fait seulement référence. Il ajoute qu'elle n'avait aucunement l'intention de nuire a l'action du tribunal mais tenait a apporter des éléments à un débat public. Il explique à Rue 89 :

« Il est paradoxal qu'une juridiction censée protéger les droits de l'homme puisse donner l'impression de museler une journaliste qui cherche a éclairer l'action du tribunal. »

Le tribunal, par la voix de sa porte-parole Nerma Jelacic, explique qu'Hartmann a délibérément violé des mesures de confidentialité et que de telles poursuites ont déjà été engagées pour des motifs similaires. « Le tribunal n'est pas une institution politique et ces cas ne sont donc pas basés sur des décisions politiques », déclare-t-elle à Rue89.

Pourtant, derrière ce combat à propos de la liberté d'expression, c'est bel et bien l'impartialité de la justice internationale qui est en jeu.

La clé, ce sont les verbatim du Conseil de défense suprême serbe, qui réunissait pendant la guerre le leadership politique et militaire serbe, sous les ordres de Slobodan Milosevic. Après l'arrestation du dictateur serbe et son extradition vers le TPIY en 2001, ces archives, qui détaillent la coordination entre Belgrade et les forces serbes de Bosnie et de Croatie, furent exigées par le parquet du tribunal auprès de Belgrade afin d'être utilisées lors du procès Milosevic.

La Serbie pose comme condition que l'utilisation de ces preuves soit limitée à ce seul procès au nom de « l'intérêt vital national ». Des mesures de protection acceptées en 2003 par les juges du procès Milosevic. Mais deux ans plus tard, ces mêmes juges reviennent sur leur position. La Serbie fait appel et les juges de seconde instance lui donnent raison par une décision confidentielle d'avril 2006 réaffirmant les mesures de protection.

Un deal entre le TPIY et la Serbie qui prive la CIJ de documents essentiels

A ce moment, les magistrats de la Cour internationale de justice (CIJ), qui juge les différends entre Etats, délibèrent sur une plainte déposée par la Bosnie contre la Serbie pour génocide à propos notamment du massacre de près de huit mille Musulmans bosniaques dans l'enclave de Srebrenica en 1995. Or, les fameuses minutes apportent de solides éléments de preuve quant à la coordination entre Belgrade et les forces serbes bosniaques qui ont commis ces actes.

De ce fait, la décision des juges d'appel du TPI de ne pas autoriser l'accès intégral à ces minutes eu pour résultat que leurs confrères de la CIJ ne les avaient pas entre les mains au moment de leurs délibérations. Leur arrêt, rendu en février 2007, conclut que s'il y a bien eu génocide en Bosnie, la Serbie n'en est pas directement responsable, échappant ainsi au paiement de réparations potentielles à la Bosnie. Ou la décision provoque un tollé, notamment la question de l'accès incomplet aux verbatim.

En filigrane se pose aussi la question de l'attitude des puissances occidentales. Ces dernières ont pendant des années fait pression sur la Bosnie pour qu'elle abandonne sa plainte contre la Serbie devant la CIJ, déposée en 1993. Mohamed Sacirbey, ancien ambassadeur de Bosnie à l'ONU puis ministre des affaires étrangères, s'en souvient bien :

« Les occidentaux, au premier chef les Américains, nous ont souvent demandé de laisser tomber la CIJ pour ménager Belgrade et d'amener Milosevic à négocier la paix. Mais la question se pose de savoir si leur vraie motivation n'était pas la crainte d'être accusés eux-mêmes de complicité de génocide pour ne pas avoir fait assez pour empêcher les massacres, au premier chef Srebrenica. »

Deux mois après l'arrêt de la CIJ, Geoffrey Nice, ancien procureur en charge du procès Milosevic au TPI, accuse dans la presse balkanique la procureure en chef, Carla Del Ponte, d'avoir conclu un accord avec la Serbie par lequel cette dernière, en échange de la transmission au TPIY des verbatim, obtint qu'elles soient protégées par des mesures de confidentialité.

Hartmann, qui n'avait à l'origine pas prévu d'aborder le sujet dans son livre « Paix et Châtiment », décide alors d'y donner sa version des faits, affirmant que si deal il y a eu, ce n'est pas avec Del Ponte mais avec les juges d'appel qui seuls avaient l'autorité d'accéder aux demandes serbes.

Un véritable « J'accuse » contre l'intégrité des juges du tribunal international

Jaquette de 'Paix et châtiment' de Florence Hartmann (DR).C'est un véritable « J'accuse » contre l'intégrité des juges du TPI que lance Hartmann dans un bref passage du livre qui sort en septembre 2007, puis dans un article paru en janvier dernier pour The Bosnian Institute.

Elle y affirme que « l'intérêt national » invoqué par la Serbie se résumait à la crainte d'être condamnée par la CIJ et de devoir payer des dommages colossaux à la Bosnie. Et que les juges du TPIY, en acceptant cet argument pour le moins douteux, ont sciemment agi afin d'éviter a Belgrade ce désagrément.

Hartmann, qui refuse dorénavant de s'exprimer avant la comparution, me déclarait il y a quelque mois :

« La question se pose de savoir pourquoi des magistrats ont agi d'une façon qui était clairement contraire à la loi et qui a eu pour résultat de priver une autre juridiction d'accès à des éléments de preuve dans le but d'éviter à un pays de payer des dommages… L'attitude des juges du TPIY est un vrai scandale que personne n'est prêt à dénoncer. »

Ce faisant, elle évoque des décisions de justice censées rester confidentielles. Pour rétablir la vérité, proclame-t-elle. En violant le sacro-saint principe de confidentialité, selon les magistrats du TPIY.

Le 1er février, dix jours après la publication de son article pour The Bosnian Institute, le tribunal ordonne l'ouverture d'une enquête, dont les conclusions lui sont remises mi-juin. L'inculpation d'Hartmann est officiellement annoncée le 27 août. Trois mois plus tard, elle va pour la première fois faire face aux juges qu'elle accuse.

Lire aussi : « Paix et châtiment » - de Florence Hartmann - Flammarion - 319 p. - 19,90€.

Photo : Florence Hartmann et Carla Del Ponte en conférence de presse à La Haye en 2006 (Jerry Lampen/Reuters).

54 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Vincent Crouzet

De Vincent Crouzet

Ecrivain | 22H09 | 24/10/2008 | Permalien

C'est de la science-fiction ! Florence Hartmann jugée après Milosevic ! Dire la vérité coûte trop cher dans ce bas monde… C'est dommage, plus près de chez nous, la vérité dans ou trois affaires permettrait de lever tant de masques… et la mascarade continue, cette fois au TPIY… 7 ans de cachots pour Florence Hartmann ? Pas trop de coups de fouet, SVP, elle est trop sexy ! ! ! Mille baisers solidaires pour Florence

Portrait de Czar.

De Czar.

réac | 22H27 | 24/10/2008 | Permalien

Ce tribunal est une farce. On le sait depuis sa création.

On n'y a jugé qu'une partie des responsables de la guerre civile et des massacres qui en ont été la conséquence.

Tudjman et Izetbegovic sont morts bien tranquilles dans leur lit.

A l'époque, la partialité ne dérangeait pas Florence Hartmann.

Que les serpents se bouffent entre eux.

Portrait de Blaise11

à Czar. Portrait de Czar. De Blaise11

I'm hard, but I'm fair. | 10H54 | 25/10/2008 | Permalien

Je ne vous aime pas (je sais, vous vous en foutez) mais je suis en tout point d'accord avec vous… sauf pour le dernier et c'est pour cette raison que, vraiment, je ne vous aime pas.

Portrait de padiran

De padiran

Chroniqueur mondain | 22H31 | 24/10/2008 | Permalien

A force d'être procédurier, le TPI contrevient aux buts qu'il s'était fixé. Il vaut mieux qu'il réserve ses forces pour juger les tyrans et leurs seides que de poursuivre une journaliste qui ne fait que son métier.

Portrait de thierry reboud

De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 22H40 | 24/10/2008 | Permalien

Avant même d'aller plus loin, je me rappelle surtout que c'est grâce à Florence Hartmann, Rémy Ourdan et Claire Tréan que les lecteurs du Monde ont pu disposer d'une information qui tranchait singulièrement avec les prudences, voire les complaisances, de la France pendant la guerre de Bosnie. Rien que pour cela, merci à Hartmann.

Si l'hypothèse évoquée dans l'article est fondée, elle a le mérite de mettre en pleine lumière les limites d'une justice internationale, en tout cas telle qu'elle est conçue aujourd'hui.

Si je ne peux qu'en approuver le principe, je ne peux également que constater qu'elle n'est guère que l'instrument des puissances plus ou moins grandes, c'est-à-dire de ceux qui ont quelque chose à « vendre ». Une justice internationale véritable ne pourra que porter préjudice aux contorsions diplomatiques, lesquelles sont rarement morales. Une justice internationale véritable n'existera que lorsque les puissants pourront être traduits devant ses tribunaux. Il est évident que nous en sommes très loin, et les multiples accords bilatéraux qu'ont signés les Etats-Unis pour assurer à leurs ressortissants qu'ils seront à l'abri de poursuites sont de ce point de vue emblématiques.

Autre exemple (plus douteux, parce que les prémisses de l'action sont elles-mêmes douteuses), la proposition de Sarkozy de suspendre l'action contre Omar El Béchir en échange de son blanc-seing pour l'action de la « communauté internationale » au Darfour montre bien que la justice internationale n'est qu'un instrument politique de plus au service du droit écrit par le plus fort.

Del Ponte, à l'occasion de son départ, avait (si je me souviens bien) parfaitement pointé cette dérive. On dirait (mais c'est vrai que ce n'est qu'une impression) qu'en s'en prenant à Hartmann, on s'efforce d'enterrer le rêve d'une justice juste.

Portrait de Blaise11

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De Blaise11

I'm hard, but I'm fair. | 10H43 | 25/10/2008 | Permalien

Oui, vous le dîtes fort justement, ce Tribunal est un instrument politique.

Mais Thierry, c'est dans ce cadre qu'il faut reconstituer le contexte. De sources certaines, nombreuses furent les manipulations internationales dans cette guerre essentiellement de propagande. Nombreuses furent les erreurs volontaires donc criminelles des forces alliées. Nombreux furent les mensonges des Mitterrand, Kouchner et autre Fischer.

Il me semble que par cette décision de traiter en catimini des affaires qui pénalisaient fortement la Serbie, le TPIY n'a voulu que rééquilibrer les mensonges. C'est triste, c'est l'inverse d'une justice moderne, c'est de l'arrangement moyenâgeux, mais c'est ce qu'il me semble être un « juste retour des choses ».

Florence Hartmann fut, et l'est encore, celle qui incrimina le plus (à juste titre, je ne dirai pas le contraire) la Serbie pour les actes de son régime. Mais alors pourquoi n'a-t'elle pas agi de la sorte pour les actes criminels des Bosniaques, Croates et Kosovards et qui furent parfois les mêmes (massacres d'enfants, de femmes, de civils) ? Elle avait, au même titre que ses confrères, les clés pour, dés le départ, mettre tous ces criminels dans le même panier de l'horreur. Est-elle partisane de cette justice du coupable « pire qu'un autre » donc d'une graduation des horreurs, d'un concours du nombre de morts avec à l'arrivée un seul coupable ? Je ne l'espère pas, mais cela ne fait que confirmer que cette guerre a eu son débouché décidé avant son commencement, que les séjours de Milosevic et de Karadzic aux États-Unis dans les années 80 ne sont en rien anodins.

Pour finir, je me mets maintenant à imaginer avec des sueurs et des palpitations, les conséquence d'une utilisation de ces pièces à conviction (quand d'autres furent enterrées…) contre la Serbie : connaissant un peu la mentalité de ce peuple passionnant, je n'ose imaginer quel genre d'énergumène ultra-nationaliste aurait accéder au pouvoir à Belgrade aujourd'hui : et si le TPIY, par cette décision obscure, avait tiré les leçons de la guerre de 14-18 et des conséquences des conditions de l'armistice ? …

Portrait de mechante langue

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De mechante langue

11H12 | 25/10/2008 | Permalien

« Del Ponte, à l'occasion de son départ, avait (si je me souviens bien) parfaitement pointé cette dérive. On dirait (mais c'est vrai que ce n'est qu'une impression) qu'en s'en prenant à Hartmann, on s'efforce d'enterrer le rêve d'une justice juste. »

Mais on reve . Vous nous expliquez le plus doctement possible que le TPI n'est que le bras juridique des grandes puissances , mais que ceux qui composent ce tribunal meme a des postes considérables (procureur par exemple) comme Del Ponte (et Hartmann son porte-parole ) sont des etres qui agissaient pour des raisons purement morales .
Donc soit ce sont des nouilles qui ont été instrumentalisées a l'insu de leur plein gré , soit vous nous racontez des fables .
Bon j'aime bien les fables …

Portrait de thierry reboud

à mechante langue Portrait de mechante langue De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 11H31 | 25/10/2008 | Permalien

Soit, comme d'habitude, vous n'avez rien compris. Je penche pour cette hypothèse.

Portrait de mechante langue

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De mechante langue

11H52 | 25/10/2008 | Permalien

« Soit, comme d'habitude, vous n'avez rien compris »

Si cela vous fait plaisir de me traiter d'imbécile comme supréme argument , cela me convient .
Je prefére passer pour un imbécile a vos yeux que de prendre les autres pour des imbéciles , Reboud .
Parce que comme imbécilité , faire croire comme vous le faites que le procureur Del Ponte (personnage considérable dans la procédure accusatoire de type anglo saxone adoptée par le TPI) dans une structure qui n'est que le bras juridique de puissances étatiques , ne serait qu'une pure créature morale , c'est implicitement la considérer comme une grosse nouille naive , ou nous prendre pour des nouilles naives !
Je vous laisse choisir !
Si vous n'avez pas compris je peux vous le refaire en langage des signes

Portrait de Blaise11

à mechante langue Portrait de mechante langue De Blaise11

I'm hard, but I'm fair. | 12H07 | 25/10/2008 | Permalien

Ahhh !
Il va nous faire un commentaire via Seesmic !

Depuis le temps que je veux connaître sa tronche !

Portrait de mechante langue

à Blaise11 Portrait de Blaise11 De mechante langue

13H10 | 25/10/2008 | Permalien

Va falloir passer surement par là .
Reboud ne doit pas savoir ce qu'est une procédure accusatoire , il ignore que les rapports internationaux sont regis par l'interet et les rapports de force , de toutes façons il est incapable de nous esquisser la moindre alternative à cet etat de fait , que l'autorité du TPI vient des états qui ont le monopole de la contrainte …ect …
La boboitude dans toute sa niaiserie !

Portrait de Langue qui Pue

à mechante langue Portrait de mechante langue De Langue qui Pue

des iles Tong(u)a. | 15H52 | 25/10/2008 | Permalien

@ Blaise11

T'es sûr d'y tenir tellement ?

Portrait de Network 23

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 15H34 | 25/10/2008 | Permalien

La justice sans la force est impuissante. La force sans la justice est tyrannique. (…)

Ainsi on n'a pu donner la force à la justice, parce que la force a contredit la justice, et a dit qu'elle était injuste, et a dit que c'était elle qui était juste.

Sans doute.

Pour autant, il me semble réducteur de ne voir dans le TPI qu'un « instrument des puissances plus ou moins grandes » (ou, dans les mots d'autres lecteurs, qu'un « instrument de l'OTAN »).

Souvenez-vous*… quand Alain Richard, ministre de la Défense, dénonçait le TPIY dans Le Monde , en parlant de « justice spectacle ».

Souvenez-vous de la réponse de la procureure Louise Arbour, accusant Paris de passivité dans la recherche des criminels de guerre.

Et la polémique franco-américaine en 1998, avant que Chirac, finalement, ne cède, autorisant des témoignages d'officiers français à La Haye, puis les premières arrestations par les forces françaises de la SFOR en 2000, avant l'arrestation de Momcilo Krajisnik en avril 2000.

Tout cela démontre bien que les cours de justice, les juges et les procureurs sont bien trop malins - pour le meilleur et pour le pire - pour n'être que de fidèles exécutants.

*Voir http://www.arss.fr/detail.php ? NUMERO=173&ID=153

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 22H58 | 24/10/2008 | Permalien

Dans un monde où les puissants peuvent de moins en cacher leurs habituelles turpitudes, où les soit-disants représentants « honnêtes-et-démocrates » de la Justice internationale - ou nationale - apparaissent pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire au service d'un « meilleur des mondes », d'un ordre capitaliste dominant, les journalistes paient cher leurs « incartades ». Enlevés, torturés, disparus, baillonnés… De la Nouvelle-Calédonie en passant par l'Afrique, et en France même (Denis Robert condamné), tous ces exemples, ne nous font pas taire mais au contraire nous révoltent encore plus. Un qui tombe, dix se lèvent.

Portrait de Czar.

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De Czar.

réac | 23H16 | 24/10/2008 | Permalien

1) la Nouvelle-Calédonie c'est en France

2) t'as confondu avec la Polynésie, elle aussi française, et l'affaire JPK.

Bon en même temps tu pouvais pas travailler le fond, t'avais tout mis dans ton romantisme révolutionnaire à deux balles.

T'enseignes en SEGPA, j'espère ?

Portrait de Pas lolo

à Czar. Portrait de Czar. De Pas lolo

fasciné | 07H05 | 25/10/2008 | Permalien

Le romantisme révolutionnaire n'est pas condamnable en soi.
Maintenant, c'est vrai qu'avec seulement deux balles, il risque de se trouver un peu short.

Portrait de mechante langue

De mechante langue

00H54 | 25/10/2008 | Permalien

Le TPIY n'est que le bras judiciaire de l'Alliance Atlantique .
Et Florence Hartmann a participé a cette hypocrisie .
J'ai entendu Rony Braumann nous décire les délires juridiques de ce TPIY pour pouvoir arriver a faire du massacre de Sebrenica un génocide .

http://www.marianne2.fr/Carla-Del-Ponte-boycottee-par-ses-anciens-amis_a…

Portrait de Pas lolo

à mechante langue Portrait de mechante langue De Pas lolo

fasciné | 06H37 | 25/10/2008 | Permalien

Il n'y a pas eu de « délires » pour qualifier les événements de srbenica de génocide.
Juridiquement un « génocide » n'est pas la volonté d'éradiquer une ethnie, qui passerait évidemment par l'élimination systématique et même préférentielle des femmes. Le « génocide » est la volonté de détruire tout ou partie d'une population sur des critères ethniques ou religieux.
Donc, Srbrenica, où ont été éliminés les hommes en age de porter les armes (à l'exclusion des enfants et des vieillards) est un génocide à l'aune de cette définition.

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide

Bien entendu, personne ne s'étend sur cette définition extensive, et on ne retient que le mot.
Ce qui évite par ailleurs de trop avoir à discuter du contexte (ville démilitarisée d'où partait régulièrement des raids meurtriers vers les patelins alentours).

PS : point intéressant de l'article Wikipedia, la définition juridique du génocide incluait les groupes politiques auparavant. Ainsi, on aurait pu, rétroactivement qualifier de génocide un quelconque fusillage de soldats du POUM ou de franquistes dans les années trente. Rétroactivement, tout comme ce qui a été fait à Nuremberg.

Portrait de mechante langue

à Pas lolo Portrait de Pas lolo De mechante langue

09H52 | 25/10/2008 | Permalien

Non , et je vous conseille d'ecouter Roni Braumann qui l'explique trés bien .
Le TPI a qualifié le massacre de Sébrenica de génocide car elle a considéré qu'il ne s'agissait pas du massacre des hommes en age de porter de armes …parce que les serbes n'ont tués ni les femmes ni les enfants .
Regardez cela , allez a la 49 eme minute :
http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php ? page=emission&date=2008…

Portrait de J.C.M.

De J.C.M.

04H51 | 25/10/2008 | Permalien

Bonjour.

Les juges du TPI auront-ils un jour le courage d'inculpler la firme Monsanto pour crimes passés et à venir contre l'Humanité ?

Cordialement ?

J.C.M.

Portrait de Anastaze

De Anastaze

☺ | 06H29 | 25/10/2008 | Permalien

Négocier… avec les tribunaux ?

Cette péripétie apporte de l'eau au moulin de ceux qui dénoncent le caractère illégal des TPI et de la CIJ, car nous sommes là au centre des perversions des procédures mercantilo-judiciaires anglo-saxonnes

De quoi faire un série TV qu'on appellerait « New York Police Judiciaire » où la justice se résumerait à :
- on négocie quand ?
- on négocie quoi ?
- on trahit ses engagements quand ?

Est-ce que cette interprétation de la justice est suffisament universelle pour être internationale ?

Portrait de Pas lolo

à Anastaze Portrait de Anastaze De Pas lolo

fasciné | 07H00 | 25/10/2008 | Permalien

Le TPIY est fondé et financé par l'OTAN.
Ce n'est pas le cas de la CIJ. De fait, la CIJ a condamné les US pour ses actions au Nicaragua, c'est à dire le minage des ports nicaraguayens qui constitue une action de guerre.

Par ailleurs, une petite « imprécision » dans l'article. Sans doute la volonté de faire « synthétique ». La CIJ n'a pas reconnu de génocide en Bosine, mais uniquement dans le cas de Srbrenica, au vu de la définition donnée plus haut.
Pour toutes les autres exactions commises en bosnie contre des musulmans (celles commises contre les serbes n'ont pas fait l'objet d'un recours de la part du gouvernement de bosnie), la CIJ a clairement indiqué que leur caractère systématique et planifié n'étaient pas établi par le plaignant et ne saurait constituer le crime de génocide.
Suffit de googler et de savoir lire l'anglais. Il n'y a aucune sorte d'ambiguïté là dedans.

Voyons donc ce mémo. Je ne crois pas une seule seconde qu'il soit classé pour ménager la serbie.
Tant qu'on en est à sortir des mémos, ceux des meetings de l'OTAn en 99, avant les bombardements malencontreux d'objectifs civils en serbie pourraient être également édifiants. On oublie un peu vite qu'au regard du droit international les bombardements d'objectifs civils, infrastructures ou autres, sont des crimes de guerre.

Portrait de Infovite

De Infovite

Plébéien. | 07H54 | 25/10/2008 | Permalien

Sans indépendance de la Justice par rapport aux politiques… point de Justice !
PS : Rendons aussi justice aux enseignants de la SEGPA…

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 08H43 | 25/10/2008 | Permalien

La justice du TPI est à l'image de la justice aux mains des puissants, c'est bien désolant…

Excellent dessin de Jiho, dans le dernier Siné Hebdo, où l'on voit la justice sur-dimensionnée écraser Denis Robert qui est tout petit devant son ordi. Comme souvent le font les bons dessinateurs caricaturistes, ils arrivent à exprimer en un dessin les vissicitudes de la société mercantile aux mains d'ignobles personnes…

Une autre affaire de justice me revient à l'esprit, c'est celle des caricatures de Mahomet parues dans Charlie-Hebdo. Sarko, à l'époque, s'était fendu d'une lettre pour soutenir Val et aujourd'hui il attaque en justice la boîte qui devait commercialiser sa poupée vaudou…étonnant, non… ? !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de JAMS

De JAMS

08H56 | 25/10/2008 | Permalien

Comme nous qui avons le président que l'on mérite, les juges ont leur ministre qu'ils méritent. Cela devrait être les gens les plus intègres de la planète. Ils font un des plus beaux métiers et certains le salissent en succombant au chantage. C'est à désespérer de tout.

Portrait de GRECKO

De GRECKO

09H08 | 25/10/2008 | Permalien

Ben mince alors, en 2000 on envisageait encore la possibilité de faire condamner au payement de « sommes colossales » après une guerre dans les Balkans ?
Bon ben on est pas sorti de l'auberge

Portrait de Anabase

De Anabase

chti | 09H44 | 25/10/2008 | Permalien

Si je comprend bien, les juges qui inculpent Florence Hartmann sont parties dans cette affaire ! Self-service est le mieux assuré.

Portrait de gaebus

De gaebus

11H11 | 25/10/2008 | Permalien

Interdit de vote.

Au PS, de nombreux adhérents seront interdits de vote ce 6 novembre, en vue du choix des motions …. Suite :

http://www.lepost.fr/perso/gaebus

Portrait de gaebus

De gaebus

11H12 | 25/10/2008 | Permalien

Interdit de vote :

Au PS, de nombreux adhérents seront interdits de vote ce 6 novembre, en vue du choix des motions …. Suite :

http://www.lepost.fr/perso/gaebus

Portrait de enfant-de-marih

De enfant-de-marih

11H29 | 25/10/2008 | Permalien

Lorsque l'on cree des tribunaux pour repondre a un besoin politique il ne faut pas s'attendre a ce que ces derniers soit de la plus grande impartialite.

Florence en apporte la preuve et puisque la verite fait mal et bien comme dans la chanson de Guy Beart :
« Le poete a dit la Verite : Il doit etre execute » Elle n'a fait que trahir un secret de polichinelle

On peut effectivement etre scandalise par tant de faiblesses, et d'injustices, qu'il faut denoncer haut et fort mais que pouvons nous face a un systeme ou le mensonge regne en roi.

Toute verite n'est pas bonne a dire. Helas

Merci a ceux et celles qui ont le courage de se lever pour encore non.

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