L'écrivain Kléber Haedens aura un collège à son nom à la Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine (92). Le conseil général, à majorité UMP, a voté pour ce choix de Philippe Juvin, maire UMP de la ville.
Verts, PS et PC se sont prononcé contre, en accord avec le MoDem qui a condamné la décision, qualifiant Haedens d'auteur de « la mouvance maurrassienne, nationaliste et royaliste ».
Kléber Haedens était-il un de ces affreux qui, comme Céline, ne mérite pas de voir son nom sur une plaque ? Il est d'abord un écrivain oublié.
A juste 30 ans, Kléber Haedens publie une érudite « Histoire de la littérature française », commandée par l'éditeur René Julliard. Le jeune critique littéraire publie son oeuvre majeure en 1943. En 1988, Le Quotidien de Paris salue sa réédition, préfacée par l'académicien Michel Déon :
« Kléber Haedens n'a exclu personne, même pas les vieux auteurs grincheux et ennuyeux, de la fête à laquelle il nous convie. Il réussit à faire revivre les morts en les revêtant du corps glorieux de leurs brillantes années. »
Philippe Juvin, maire de la Garennes-Colombes, en a fait son livre de chevet : « C'est une histoire subjective écrite par un anarchiste littéraire. Il avait des passions littéraires. »
Kléber Haedens : « bougrement, joyeusement » réactionnaire
L'un de ses projets pour le futur collège est de le faire figurer en bonne place dans le programme scolaire. Ce qui lui a valu les foudres du MoDem :
« Cet ouvrage met notamment en cause la pensée des philosophes des Lumières, qui ont inspiré la Révolution et les fondements de notre République. Philippe Juvin, qui décrit sur son blog cette “Histoire de la littérature française” comme “le premier des tous les livres”, souhaiterait d'ailleurs que cet ouvrage soit distribué à tous les enfants entrant en sixième pour “développer leur esprit critique” ! »
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Une attaque qui agace le maire amoureux des lettres : « Mais sur le plan politique, il n'y a rien, il n'a jamais rien écrit de politique. » Et de défier ses adversaires de trouver un passage qui pose problème. « J'ai cherché, fait des enquêtes. Il n'y a rien. Ils n'ont jamais lu Kléber Headens. » (Ecouter le son)
Réac, Kléber Haedens ? « Bougrement. Et joyeusement. Réactionnaire de tempérament, d'instinct, par refus d'être dupe (…) Haedens, à l'image de Daudet [Léon, écrivain et polémiste d'extrême-droite, ndlr] s'impose comme un lyrique mais d'un lyrisme distinct du polémiste, plus en retrait, boudant au fracas politique », écrit Eric Vatré, spécialiste des figures maurrassiennes, dans le « Quotidien de Paris » en 1986.
Maurras, « l'amant de la beauté pleine et entière »
Maurrassien, Kléber Haedens ? Copain de Maurice Blanchot, de Drieu la Rochelle et d'autres écrivains de droite, il était proche de Charles Maurras, a collaboré à plusieurs publications d'extrême-droite, notamment à L'Action française où il tenait la rubrique culturelle. Kléber Haedens écrit du chef de file des nationalistes et monarchistes de l'époque :
« Maurras n'est pas seulement le défenseur de l'intelligence et de la raison, l'ennemi intrépide de la bêtise, il est aussi l'amant de la beauté pleine et entière. »
Philippe Juvin, sur la défensive,assure que pendant la guerre, Haedens a servi de « boîte aux lettres » à Pierre de Bénouville, écrivain, homme politique et résistant (ex de L'Action française). Ajoute qu'à la Libération, le chroniqueur littéraire, fou de rugby, jouait au tennis avec Jacques Chaban-Delmas :
« Vous imaginez Chaban-Delmas, général de la Libération, jouer au tennis avec un type qui aurait fait des choses horribles pendant la guerre ? Tout ça est décalé. »
Certes, Kléber Haedens avait de mauvaises fréquentations, mais jamais il ne s'était attiré de telles foudres de son vivant. Il a obtenu le prix Interallié pour « L'été finit sous les tilleuls » et le prix de l'Académie française pour « Adios ». Dans les années 80, un prix Kléber-Haedens avait été fondé par la fondation Mumm. Parmi les lauréats, Antoine Blondin.
Un mastodonte hédoniste, cultivé, provincial
Ses livres, romans et recueils d'articles ou de pensées, ont étés réedités après sa mort, et certains sont encore disponible à la vente. Son « Histoire de la littérature française », érudite et indocile, éreinte quelques monuments. De Victor Hugo, Kléber Haedens écrit :
« Son théâtre, construit sur l'indigente pensée qu'il est urgent de marier le grotesque et le terrible, le bouffon et le sublime, semble avoir été inventé par un spadassin de mélodrame en délire. On l'excuse en disant que les vers sont beaux. Ce n'est pas vrai. »
Plus loin, il célèbre Gérard de Nerval, Max Jacob, Corneille, Malraux, Théophile de Viau et témoigne ainsi de son grand amour de la lecture. Qu'il transmet merveilleusement au lecteur.
Ses portraits parus dans la presse ou dans la biographie qui lui a été consacrée par Etienne de Montety - directeur du Figaro littéraire - racontent un mastodonte hédoniste, cultivé, provincial, fou de rugby, d'écriture et de dîners avec ses copains.
Peut-on avoir été un mastodonte hédoniste, cultivé etc. et avoir été monarchiste et nationaliste ? Oui. Peut-on avoir été brillant et d'extrême-droite ? Oui. Et les écrivains Georges Bernanos, Maurice Blanchot et Maurice Barrès ont bien des établissements scolaires à leur noms.
► Rectifié le 23/10 à 13h03. Titre changé, pour tenter de mieux qualifier le positionnement politique de Kléber Haedens (cf. commentaires).





















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à parti
De brogilo
in angulo | 07H01 | 24/10/2008 |
Bonjour lamorille,
Oui, c'est exactement ça, ce phare de la pensée brunâtre se prend pour le sujet du fil, de tous les fils.
C'est à croire qu'il dort sur place tellement il passe son temps, quasiment jour et nuit, à traiter les gens de « barjots », de « malades », de « faux-culs », selon les circonstances, dès lors qu'ils ne sont pas d'accord avec lui.
Et, heureusement pour l'avenir de notre beau pays, ça fait encore du monde ; : -))
Je te souhaite une bien belle journée, lamorille.
à brogilo
De jissé
Ingé retraité | 08H16 | 24/10/2008 |
Bonjour Bro.(entre autres)
Peut mettre qu'un seul top, excusez moi ..
Et un seul naze par « post », mais là plusieurs fois !
Mais finalement ..
Si je me transformais en un carré d'as, gardant « jissé » comme joker,,,,
Bof, non.
Déajà assez de boulot sans ubiquité.
Ni ambigüité.
Bonne journée itou.
Jissé
Jissé
à jissé
De brogilo
in angulo | 08H34 | 24/10/2008 |
Bonjour Jissé, bien belle journée à toi aussi.
à jissé
De mechante langue
10H10 | 24/10/2008 |
Comment va votre cousine Mr Jissé ?
à brogilo
De mechante langue
10H08 | 24/10/2008 |
Et c'est vous qui osez me faire la leçon ! Wouarf !
à mechante langue
De parti
punishment park | 23H23 | 24/10/2008 |
c'est à moi qu'tu parles…martin scorsese…
à brogilo
De parti
punishment park | 23H39 | 24/10/2008 |
mitou brogilo…je pars…vers de bonnes vacances du côté de l'océan…amitiés…
à parti
De brogilo
in angulo | 23H45 | 24/10/2008 |
Amitiés, p'tit veinard… j'irais bien du côté de l'océan moi aussi, là, maintenant.
J'espère à très bientôt.
à parti
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 06H20 | 25/10/2008 |
Bon bol d'air iodé Mamorille !
à mechante langue
De Albert Fulor
14H27 | 23/10/2008 |
Les actions dans le commerce triangulaire… ce ne serait pas Voltaire ?
à Albert Fulor
De mechante langue
16H22 | 23/10/2008 |
Je ne sais pas pour Voltaire , mais je suis sur pour Montesquieu :
« Homme des Lumières et “philosophe”, écrivain à l'esprit fin et souvent caustique, Montesquieu a publié de fort belles choses sur la condition humaine et les droits individuels. Il s'est ainsi montré sévère à propos de l'esclavage… même si, en sa qualité de riche parlementaire, il ne dédaignait pas de placer sa fortune dans les compagnies de commerce pratiquant le commerce triangulaire….. »
http://www.herodote.net/histoire/synthese.php ? ID=219
J'imagine que le Modem va demander que Montesquieu ne soit plus enseigné dans les écoles : -)
à sefero49
De dem92
Cadre | 16H18 | 23/10/2008 |
Je rappelle qu'il s'agit ici d'un collège de la République affublé du nom d'un anti républicain, qui a a été actif toute sa vie dans les mouvances royalistes
De nicobé
amurakamien | 11H00 | 23/10/2008 |
Et ce n'est qu'un début… songez bientôt, un lycée Alain Minc, une crèche Finkielkraut, un centre sportif Bernard Laporte…
De compte supprimé 13
11H18 | 23/10/2008 |
un article du mois d'août lançait un appel aux lecteurs :
http://www.rue89.com/making-of/aidez-nous-a-faire-la-chasse-aux-cliches
Il semblerait que les journalistes soient en manque d'écrivains « affreux » puisqu'ils nous resservent toujours le même : Céline.
Paresse ou inculture ? Pourtant en puisant un minimum dans des souvenirs d'études, il est facile d'en trouver d'autres ?
Allez ! Au hasard ! Drieu, Brasillach, Rebatet, Simenon, Hergé.
ps : plutôt que leur attribuer le terme « affreux » (quel qualificatif ! ) pourquoi ne pas parler d'eux comme écrivains engagés ?
A moins que ce mot ne soit lui-même un cliché réservé à la gauche ?
à compte supprimé 13
De chrisreal
Prof Université | 11H45 | 23/10/2008 |
bonjour
mélanger Simenon et Hergé avec Brasillach ou Drieu, c'est de la provocation ! ! ! Quant à Céline, c'est justement là que tout ce faux problème devient intéressant ; comme écrivain, il en impose, comme vision politique c'est un désastre moral…so that, doit-on, donner son nom à un lycée ? ? ? c'est un problème de déontologie…si vous voulez provoquer, oui, cela donnera l'occasion aux Profs de lettres et de Philo d'argumenter contre ; si vous voulez ne pas choquer, non, …mais rien n'empêche aux mêmes profs, d'expliquer aux élèves que, on peut être génial en littérature, et nul moralement.
Comme Universitaire, j'ai le même problème avec les chimistes allemands, géniaux scientifiquement mais, en général, favorables à Hitler (sauf les juifs of course) durant la période concernée (et certains ont même obtenu le prix Nobel) ! ! !
chris
à chrisreal
De Czar.
réac | 12H28 | 23/10/2008 |
« Quant à SARTRE, c'est justement là que tout ce faux problème devient intéressant ; comme écrivain, il en impose, comme vision politique c'est un désastre moral…so that, doit-on, donner son nom à un lycée ? ? ? c'est un problème de déontologie…si vous voulez provoquer, oui, cela donnera l'occasion aux Profs de lettres et de Philo d'argumenter contre ; si vous voulez ne pas choquer, non, …mais rien n'empêche aux mêmes profs, d'expliquer aux élèves que, on peut être génial en littérature, et nul moralement. »
Ah oui, ça marche aussi dans ce sens-là.
Au fait, Zineb, le maire n'a absolument aucune compétence dans le contenu des programmes, établis par la commission éponyme, au ministère.
Et je doute que Haedens, sulfureux mais aussi bien trop construit pour le collégien moyen, y soit un jour.
Ca dépassera pas une expo sous le préau du collège.
à Czar.
De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 15H53 | 23/10/2008 |
Eyh césar, petit empereur de pacotille ! ! Es tu au courant que les guillemets ne s'emploient que dans le cadre d'une citation complète et non déformée ? Quand on modifie les propos de qq1 ça ne s'emploie pas car a ce moment la tu assumes toi même les conneries que tu présentes et tu n'essayes pas d'en faire porter la responsabilité a la personne que tu cite. Un peu de courage petit réac du dimanche voyons (cela dit, le courage de ses opinion c'est pas ce qui caractérise le réac moyen). Serait ce un début de révisionnisme que tu expérimente là ? ? ? ?
à Ryze
De Czar.
réac | 12H12 | 24/10/2008 |
la seule choses dont tu expérimentes actuellement la révision, c'est l'orthographe française, petit singe.
à chrisreal
De compte supprimé 13
13H06 | 23/10/2008 |
mais bien sûr ! la provocation je la revendique ! ; -)
Pourquoi ne pas aller jusqu'au bout et dire que certains écrivains dont le nom est célébré ont aussi leur part sombre ?
Pourquoi cacher que François Villon fut un truand à ses moments perdus, ou que d'autres détenteurs de frontons, se droguaient, étaient alcooliques ?
Quitte à donner des « exemples à la jeunesse » autant tout déballer. ; -))
Ne nous arrêtons pas là ! Parlons de Karajan, de Furtwängler, de Genêt, ou bien de Chardonne ou Jouhandeau qui firent un célèbre voyage en 41, de « nos grands artistes français » les Chevalier, Arletty…
Déballons ! Déballons !
Parlons de la visite de Jacques Duclos à l'occupant allemand à Paris, prêt à collaborer pour quémander la reparution de l'Humanité, dans l'esprit du pacte Germano-soviétique en vigueur.
La grande lessive enfin ! Tout sur la table et ensuite on peut enfin parler ?
ps : pour Simenon je recommande la lecture de sa série de 17 articles, intitulée « Le péril juif » qu'il a signée alors qu'il était reporter à « La Gazette de Liège ». Et là, finalement, je me demande si je faisais vraiment de la provoc en le listant avec les autres !
à chrisreal
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 15H14 | 23/10/2008 |
« Quant à Céline, c'est justement là que tout ce faux problème devient intéressant ; comme écrivain, il en impose, comme vision politique c'est un désastre moral »
C'est un prof d'université qui nous dit ça ?
« Ce colonel, c'était donc un monstre ! A présent, j'en étais assuré, pire qu'un chien, il n'imaginait pas son trépas ! Je conçus en même temps qu'il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée, des braves, et puis tout autant sans doute dans l'armée d'en face. Qui savait combien, un, deux, plusieurs millions peut-être en tout ? Dès lors ma frousse devint panique. Avec des êtres semblables, cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment… Pourquoi s'arrêtaient-ils ? Jamais je n'avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses.
Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? pensais-je. Et avec quel effroi ! … Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu'aux cheveux ? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants, en autos, sifflant, tirailleurs, comploteurs, volant, à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux ! Nous étions jolis ! Décidément, je le concevais, je m'étais embarqué dans une croisade apocalyptique. »
C'est Céline qui dans mon enfance m'a appris à détester la guerre. Son désastre moral en politique m'a été salvateur. Ni plus, ni moins. Céline, comme tous les fous, est capable d'éprouver l'ensemble des sentiments humains : son écriture trahissait ce fil rouge. C'est en cela que son problème devient intéressant…
à chrisreal
De dem92
Cadre | 16H27 | 23/10/2008 |
Il faut aussi voir quelle alternative est proposée. En l'occurence le MoDem de La Garenne Colombes propose le nom de Jacques Tati, qui a vécu dans cette commune et qui ferait un lien avec le passé cinématographique de cette dernière.
Il était également proposé « Collège des Champs Philippe » en référence au quartier (où il sera implanté) et au « Collège Les Vallées », autre quartier de cette ville.
http://www.la-garenne-democrate.com/kleber-haedens/lettre.asp
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H07 | 23/10/2008 |
Moi, ce que je supporte pas , c'est les colleges ou lycées Coluche, ou Jacques Prévert , ou Georges Brassens .
C'est insulter la mémoire des ecrivains , ou artistes , ou poetes qui etaient visiblement POUR L » ECOLE BUISSONIERE …
Numerosix
Ancien éléve au lycée Paul Lapie à Courbevoie ( 92)
(Comme les autres lycéens Je n » ai jamais su qui etait ce Paul Lapie car on en avait tous scrictement rien à foutre )
à Numerosix
De CrocMignon
Fan de Carla et fane de carotte | 11H49 | 23/10/2008 |
Paul LAPIE (1869-1927) occupe une place singulière dans le paysage intellectuel des années 1900. Universitaire au carrefour de plusieurs disciplines, il est co-fondateur de l'Année sociologique (1898) avec Emile Durkheim et Célestin Bouglé : il participe à l'autonomisation des sciences humaines par rapport à la discipline mère, la philosophie. Il contribue au lent processus de démocratisation de l'école républicaine et laisse à ce titre une image très positive dans le monde enseignant.
Voilà, voilà, trouvé en quelques secondes sur notre bon vieux ouèbe.
à CrocMignon
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 12H10 | 23/10/2008 |
Et pandanlag » à NumberSix, qu'avait pô dû écouter son prof.
Mias p'têt » que le prof avait pô dû passer l'info sur Popaul à ses gnards. Salaud de prof !
Bon, NumberSix, pour vot » punition, me recopierez cent fois ça :
Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.
Le Cancre, Jacques Prévert
De Charles SABATIER
11H20 | 23/10/2008 |
ODIEUX !
Comment avez-vous pu, tous oublier dans vos souhaits de baptême de l'instrumentalisation de la pensée une UNIVERSITE Bernard Henry l'Hermitte…..Ce délinquant en col blanc !
à Charles SABATIER
De nicobé
amurakamien | 11H27 | 23/10/2008 |
C'est vrai qu'un lycée Coluche, c'est un peu comme si on avait un Trésor Public Bernard Tapie ou un centre de la CIMADE Charles Pasqua…
Quant à Béhachelle, Charles, vous avez raison, le pire n'est jamais sûr mais il faut l'imaginer !
Moi j'étais dans un lycée Zola et, comme dans Germinal, on se les pelait (bein oui, il y avait déjà des économies de chauffage à l'époque ! )
De marie 75 3563
11H23 | 23/10/2008 |
Mélanger Bernanos et Maurras marque une preuve de méconnaissance d'un sujet, dans lequel je vous laisse patauger.
Relisez ou plutôt lisez Bernanos et après …
réécrivez votre « final ».
Bernanos…
Brillant et d'extrême droite ?
Avez-vous même parcouru quelque texte de Bernanos ?
Savez-vous que le plus beau texte contre la guerre d'Espagne et Franco a été écrit par Bernanos.
Cet ouvrage, les grands cimetières sous la lune, existe en poche. N'hésitez pas à vous informer !
Connaissez-vous son action, durant la deuxième guerre Mondiale ?
A toutes fins utiles, je vous informe que De Gaulle aurait voulu le nommer ministre, mais les « honneurs », ce n'était pas dans son projet de vie.
Mais … la révolte, Si !
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Revenons à vos moutons UMP, flirtant avec Maurras.
Barrès et sa colline inspirée, Blanchot et son Espace littéraire … Bof ! ! !
Kleber Haedens … les élèves penseront qu'il s'agit là d'une marque de pneus.
Son histoire littéraire … pourquoi pas en BD, pour les maternelles de la Garenne-Colombes ?
Quant à Philippe Juvin, qu'il retourne aux urgences de l'UMP (et de son hosto) afin de récolter de quoi s'acheter un nouveau livre de chevet.
Si Kleber Haedens était un grand nom de la littérature française, cela se saurait…
Mais ne le dites pas à Juvin … il se prend pour un homme cultivé !
Talonetto se prend bien pour le roi du monde !
à marie 75
De Czar.
réac | 13H24 | 23/10/2008 |
Vous pourriez commencer par relire les vôtres : Bernanos était à l'Action française, même s'il s'en est éloigné au moment de la guerre d'Espagne (après avoir pris parti pour les nationalistes dans un premier temps).
Il était maurrassien comme nombre des premiers résistants : le fameux colonel Passy, chef des services secrets de la France libre, D'estiennes d'Orves, l'un des premiers martyrs de la Résistance (il a inspiré à Aragon l'une des deux figures de « celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas »).
Maurras a d'ailleurs été extrêmement réservé vis-à-vis de la collaboration, par anti-germanisme foncier qu'il n'a jamais renié, même durant l'Occupation.
Contrairement aux chantres de l'Europe unie sous la botte allemande tels que Paul Marion, responsable de la propagande vichyste après avoir été celui de celle du PC, Doriot ex dirigeant du même parti ou Laval, ancien maire socialiste d'Aubervilliers.
Ceux qui ont fait le choix de résister en 1940 étaient des individualités fortes. Le fait de n'avoir pas appartenu au courant dominant à l'époque les a sans doute un peu plus préparé à la rupture que la chambre de Front populaire qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain dans un casino de Vichy, le 10 juillet 40.
à Czar.
De marie 75
3563
16H48 | 23/10/2008 |
Bernanaos a coupé « très sec » avec Maurras et les maurrachiens.
Ses textes contre le franquisme et la bourgeoisie sont parmi les plus violents de la littérature française.
C'est pourquoi Franco avait envoyé, contre lui, une escadrille pour l'abattre. C'est en se réfugiant dans un bosquet (avec sa moto) qu'il a échappé aux tirs.
Fallait-il que son opposition soit de poids.
Je connaissais ses « amours » de jeunesse.
Néanmoins, je ne classerai pas parmi les auteurs d'extrême droite.
Le plus grand polémiste du XXème…
Le plus grand pourfandeurs des médiocres…
Il nous manque un auteur de cette trempe.
Relisez un « cahier maurassien » (il en suffit d'un) pour vous rendre compte de la pauvreté de la pensée maurrassienne.
Ensuite, reprenez des discours UMP et faites une analyse comparée : vous y trouverez des pensées copiées-collées.
Ce sont les mêmes clichés, les mêmes tics, le même mépris pour la Démocratie.
à marie 75
De Czar.
réac | 18H26 | 23/10/2008 |
vous mélangez tout : Bernanos a effectivement rompu avec le Maître de Martigues au moment de la guerre d'Espagne, ça n'efface en rien son héritage intellectuel la formule « Hitler a déshonoré l'antisémitisme » lâchée après la finde la guerre lors de la découverte des camps démontre si besoin en était sa filiation intellectuelle.
En quoi cracher sur la bourgeoisie c'est être anti-AF ? S'il fallait une preuve que vous ne connaissez rien à l'Action française, vous l'étalez : Maurras méprisait au plus haut point la bourgeoisie et l'esprit bourgeois.
Je ris encore à imaginer qu'en pleine guerre, avec des moyens aériens dérisoires, d'où le laissez faire de Franco envers la Légion Condor allemande car il en avait cruellement besoin, celui-ci mobiliser rien qu'une escadrille poour liquider un écrivain, de grand talent certes, parce qu'il avait décidé de changer de camp.
C'est plus Bernanos que vous nous racontez, c'est BHL stoppant seul de ses bras nus Karadzic dans les ruines sanglantes de Sarajevo….
Il est évident que Maurras qui a été le penseur le plus influent de la fin du XIXème et de la première moitié du XXème siècle en France, ne devait avoir qu'une analyse « pauvre ». Un autre « pauvre » écrivain, Gide je crois écrivait dans les années 20 qu'un jeune n'avait à son époque d'autre choix que de s'engager pour Lénine ou pour Maurras.
je ne parle pas même du style pour lequel le Maître de Martigues, s'est vu attribuer un qualificatif qui lui est propre : l'atticisme, pour souligner la finesse de son écriture.
Maurras méprisait la démocratie, le « moyen pour les poux de dévorer les lions » comme l'écrivait Clémenceau, mais avec un talent dont vous ne vous risqueriez pas à risquer la comparaison