TV : « Les Infiltrés », un mode d'enquête en terrain glissant
Nous aimons bien David Pujadas, mais en apprenant le nom de sa nouvelle émission -« Les Infiltrés »-, nous avons eu comme un doute. Le concept : un journaliste s'infiltre dans un milieu, pour y exposer, en caméra cachée, la réalité de dysfonctionnements. Peut-on vraiment faire de l'enquête, en télé, d'une telle façon ? Efficace, la première émission n'a pas dissipé notre doute.
Elle a été diffusé mercredi soir, en deuxième partie de soirée. Thème retenu : l'état (cata) des maisons de retraite.
Un air de 24 heures chrono
Le décor du plateau est impressionnant. Au centre d'une sorte de salle de contrôle tapissée d'écrans, qui sont autant d'yeux portés sur la société française, big brother Pujadas introduit fièrement son sujet :
« L'une de nos journalistes s'est infiltrée dans une de ces maisons de retraite, comme stagiaire aide-soignante… elle s'est fondue dans le décor. »
Le reportage s'appelle « une maltraitance ordinaire ». Carole -la journaliste- a travaillé « plusieurs semaines » dans un établissement public non identifié. On la voit fixer sa micro-caméra sur une ceinture, contre sa peau. Son équipe la suit dans une autre voiture. Elle est la héroïne, on se croirait dans 24 heures chrono. Visages floutés, plans mal cadrés, propos sous-titrés : la suite est plus vague, mais choc.
Une série de scènes stupéfiantes de vérité
La fausse stagiaire s'offusque en voix off qu'on lui demande de laver une malade le premier jour : « en principe, en stage d'observation, je ne peux pas faire la toilette ». Elle commente : « Les règles d'hygiène, ici, il y en a pas ou peu. »
Le « stage » est de plus en plus choquant : des veillards qui ont droit à une toilette de 15 minutes, qui ne sont pas douchés pendant 15 jours, qui mangent une bouillie en guise de petit déjeuner… Des médicaments qui trainent sur les tables, des médecins qui se fichent des malades. Une dame complètement isolée qui constate que personne ne vient jamais la voir : « J'sais bien qu'on est plus utile à rien, mais on n'est pas des chiens. »
L'impression de réalisme est stupéfiante, rappelant à chaque minute la solitude et la souffrance des résidents.
La secrétaire d'Etat fait mine de découvrir la situation
Retour en plateau, second spectacle, tout aussi stupéfiant. La secrétaire d'Etat à la Solidarité, Valérie Létard, s'indigne : « C'est scandaleux, mais c'est une situation isolée. » Elle annonce qu'elle va demander au procureur de la République l'ouverture d'une « enquête administrative et judiciaire », comptant sur la coopération de France 2. Pujadas savoure son refus : taratata, l'émission « n'a pas pour but de dénoncer des personnes, mais de dévoiler un système ».
Les professionnels, sur le plateau (une aide-soignante syndicaliste, un infirmier, un représentant des directeurs d'établissements) prennent le contrepied de la secrétaire d'Etat : ce qui a été montré dans le film vaut pour les trois-quarts des établissements, cette situation n'a rien d'exceptionnel, elle est le fruit de budgets indécents, d'effectifs trop maigres, de formation insuffisante… Valérie Létard se liquéfie. Le plateau fonctionne, Pujadas est à son affaire.
Le masque ne peut pas être un principe journalistique
Ce mercredi, l'émission « Les infiltrés » se termine de façon plutôt honorable, mais au final nous l'avons plus écoutée que regardée. La télé floutée, même avec les meilleures intentions, ce n'est jamais très haut de gamme.
La qualité d'une enquête repose sur le nombre de ses sources, plus que sur son caractère unique ou spectaculaire. La caméra cachée, déontologiquement très « limite », est toujours un aveu de faiblesse de l'enquêteur, surtout si elle se double d'une usurpation d'identité. N'ayant pas réussi à atteindre l'information « à la loyale », il doit enfiler un masque et tromper.
Lorsqu'il est impossible de faire autrement pour extraire et exposer une information cruciale, la dissimulation de sa qualité de journaliste peut se justifier (et de ce point de vue, pour leur première émission, David Pujadas et Capa avaient pris soin de choisir un thème idéal). Mais on entre sur un terrain extrêmement glissant lorsqu'on fait du masque un « principe » : aujourd'hui le principe d'une émission, demain le principe d'un profession ? Pujadas se défend. (Voir la vidéo)
Pour la suite, la chaîne annonce, entre autres, l'infiltration d'un journal people -il s'agirait de Closer. Avantage : par contraste avec cette « victime » là, les infiltrés apparaîtront sans nul doute, sur le terrain de la déontologie, comme des anges.
David Servenay et Pascal Riché
► La réaction du SNJ qui réclame l'arrêt de l'émission
► L'avis du président du CSA, estimant que le procédé n'est « a priori pas condamnable ».
► La querelle entre Jean-Michel Aphatie et Daniel Schneidermann : ping, pong et ping).
► Ce que dit la Charte des devoirs professionnels des journalistes français de 1938.
► Et la Déclaration des droits et devoirs des journalistes signée à Munich en 1971.
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De Perez
ingé & zikos | 09H43 | 23/10/2008 |
ce qui me fait bien rire c'est rue89 se postant en media « honorable » mais qui diffuse deja deux (peut etre plus) article basés sur quoi ? Des gens qui filment une scene (arrestation, et autres) sans que les gens impliqués ne soient au courant…C'est du pareil au meme non ? Alors faites ce que je dis, pas ce que je fais ?
à Perez
De mask
employé | 09H47 | 23/10/2008 |
Rien à redire…
à Perez
De David Servenay
Rue89 | 11H19 | 23/10/2008 |
Cher Perez,
Je ne sais pas bien ce que vous mettez derrière le terme « honorable ». Nous préférons le terme d'honnêteté, qui correspond à la démarche professionnelle que nous nous efforçons de promouvoir.
Si je comprends bien, vous faites allusion à l'affaire de Montfermeil, où un élément du puzzle est une vidéo amateur.
Vous oubliez -un peu vite- qu'avant de diffuser ce document vidéo, nous avons réalisé un travail de collecte et de recoupements des infos. Pour, précisément, contextualiser ce document vidéo.
En aucun cas, cela consiste à remplacer ce travail d'enquête -du journalisme donc- par un procédé (la caméra caché) censé apporter toute la vérité sur un sujet.
Ce que nous soulignons dans ce papier, c'est que la pluralité des sources du débat qui a suivi le « document » en caméra caché était bien plus instructif que la vidéo « choc ». Vous n'êtes pas d'accord ?
à David Servenay
De Perez
ingé & zikos | 12H16 | 23/10/2008 |
Nous sommes d'accord sur un point, c'est que l'intérêt principal est bien le débat qui a suivi le reportage (tout comme le débat qui a suivi l'affaire Montfermeil, après vision du document vidéo). Disons que ce qui me gêne c'est surtout cette façon de critiquer la forme (qui est certes bien critiquable ! ) en 1er lieu… Pour moi l'important c'est surtout le fond.
On ne peux pas imaginer de telles manières « d'enquêter » pour d'autres sujets. Cela dit apparemment dans ce cas ça a au moins permis de relancer un débat intéressant, cad le traitement des personnes âgées.
Donc si a priori nous sommes d'accord pour dire que le débat est de qualité et en est l'intérêt principal, pourquoi prêter tant d'importance à la forme ?
Ce que j'entendais par « honorable » c'est que parfois a vous lire, vous êtes toujours le redresseur de tort, alors que parfois il est bon de réaliser une auto critique saine…
Merci pour votre réponse en tous cas,
Cdlt
De albin
journaliste, écrivain & éditeur | 10H22 | 23/10/2008 |
Je n'avais jamais entendu Pujadas parler hors JT… c'est étrange, sa voix ressemble à deux gouttes d'eaux à celle de PPDA…. il doit faire un stage ou qqchose du genre ? Ecoutez-bien !
De Jacques BOLO
Auteur-Editeur-Libraire | 10H23 | 23/10/2008 |
« La réaction du SNJ qui réclame l'arrêt de l'émission »
Evidemment, la base du journalisme, comme l'a montré Robert de Jouvenel, dans La République des camarades [que je viens de rééditer], est fondé sur la collusion avec les pouvoirs (« sinon plus d'infos »). Ce qui revient peu ou prou à être « attaché de presse ».
Mais avec internet, la concurrence est rude. Je comprends que les journalistes sérieux s'interrogent. Que va devenir leur beau métier ?
De Al-Ice
-_-' | 10H25 | 23/10/2008 |
Hier soir j'ai regardé, par curiosité.
Pour un reportage tv sur une chaîne importante en plus, j'ai été étonnée : ils n'en font pas trop, c'est sobre. La maison de retraite choisie n'est pas la pire, et le personnel n'est pas montré comme humainement mauvais, mais sans moyen et pas suffisamment qualifié.
Au-delà de ça, le débat qui a suivi était couru d'avance, avec une mention spéciale à la secrétaire d'Etat que j'ai trouvé digne des Guignols de l'Info : elle nous prend pour des cons et enfonce le clou. On est presque chez Guignol même : « mais où est Gnaffron ? ! je vais lui faire tâter du bâton ! ! »
pour l'infiltration, tout le monde y a recours, non ? que ce soit pour photographier en Corée du Nord, ou pour une certaine bavure policière dans le 93… il me semble en plus que ce n'est pas nouveau ! donc je trouve le débat un peu stérile quant à savoir si c'est du vrai journalisme ou pas.
en revanche, le montage des images, l'angle pris pour aborder le sujet me semble le noyau du problème : entre le Droit de Savoir et les reportages choc, il faut trouver un ton suffisamment distant et mesuré pour être pris au sérieux.
De désenchantée
aucune | 10H37 | 23/10/2008 |
bonjour
j'ai regardé le début, au vu des 1ères images, cela m'a paru intolérable mais utile de dénoncer encore et encore (le journal de la santé sur la 5 en a déjà parlé de ce sujet) donc j'ai fermé ma tv et j » ai joué au flipper virtuel !
Pour les défendeurs de ce type de reportages, d'ici quelques mois ce sera fini, notre Président sera le garant des images à venir, on nous « assomera » de téléfilms bidons, de feuilletons à l'eau de rose reprenant les grands thèmes de notre société malade et quelques débats (peut-être) où le pluralisme politique sera soigneusement trié….. et qui paiera cette nouvelle tv ?
360 milliards….
10 milliards…
bingo vive la nouvelle société décomplexée pendant ce temps là on crève……
bonne journée
De jabier
consultant dans les Landes | 10H47 | 23/10/2008 |
A tord ou à raison, j'ai toujours boycotté TF1 ou M6. Je ne supportais pas leurs façons de nous prendre pour des gogos en faisant du racolage putassier pour faire de l'audience à tous prix. Aujourd'hui avec la TNT on assiste à pire encore.
Notre Tsarcosy, dans une inspiration surprenante autant que soudaine (ou pour faire un cadeau à son copain Bouygues) décide d'anéantir le service public de l'audio visuel en supprimant ses ressources.
Mais que le service public dans son agonie se mette à surpasser les méthodes ignobles de ses concurrents n'est pas une excuse. Ces méthodes devraient être sanctionnées par le CSA
De Un vieux
retraité | 10H50 | 23/10/2008 |
Ce sujet (je ne me prononcerai pas pour d'autres à venir) ne pouvait être abordé que de cette façon, et beaucoup d'images, hautement plus « hard », ont sûrement dû être coupées au montage…
La vieillesse est un marché au moins aussi juteux que la santé, et le rapport de 70% de maisons fonctionnant sur le principe qui nous a été montré approche malheureusement la réalité …
Mais comment faire une enquête en prenant rendez-vous, alors que les pressions exercées sur le personnel, les malades, les familles mêmes (si-si…) entretiennent une omerta quasi-maffieuse…
Les quelques membres des personnels ayant osé signaler ces maltraitances se sont trouvés durement harcelés par des procédés mettant parfois en jeu la vie de pensionnaires, voire de la leur..
Toutes les Associations ou organismes de défense de victimes de harcèlement ont des dossiers qui décrivent des situations pires (et ce n'est pas difficile) que ce que cette émission nous a montré…
Comment les anti-caméra cachée auraient-ils pu montrer la réalité de ces pratiques, alors que même les familles sont menacées d'augmentation des sévices et d'impossibilité de trouver une autre place dans un autre établissement ? ?
.
De sinclair
10H51 | 23/10/2008 |
Pas d'inquiétude avec TeleSarko cela n'arrivera plus.
Ceci dit même la cour des comptes a constate l'insuffisance en dotation de ces maison. Le problème est récurent et la canicule n'a rien amené malgré les promesses.
Le personnel est très insuffisant et les infirmières aussi rare que le foie gras dans les assiettes. Le tout pour un cout non négligeable.
De Mr_Quiconque
13H11 | 23/10/2008 |
« ce sont des journalistes qui entrent dans la peau de quelqu'un et qui vont vivre cette réalité au plus près et la MONTRER… ».
Voila tout est dit il s'agit de montrer, de faire des images pour que le téléspectateur puisse voir…voir, nous ne sommes pas loin du voyeurisme mais comme c'est censé être un journaliste qui est à l'origine des images alors nous sommes priés de considérer cela avant tout comme du journalisme, c'est un peu facile.
Un journaliste qui travaille à couvert n'est pas un journaliste, pour aucun de ses interlocuteurs alors pourquoi revêt-il à nouveau son statut de journaliste pour nous présenter ses images, pour nous faire avaler la pilule plus facilement ?
Le problème de la maltraitance des personnes agées est connu et dénoncé depuis de nombreuses années, pourquoi les journalistes ne s'intéressent-ils pas plus aux personnes et associations qui dénoncent ces faits ?
Doit-on comprendre qu'ils ne s'y intéressent pas plus parce qu'en temps normal ils n'ont pas d'images à proposer ?
« c'est de dévoiler une réalité qui nous échappe ».
Traduction : « c'est de dévoiler en images une réalité qui échappe habituellement à nos grosses caméras ».
Le but avoué : faire des images, proposer des images, vendre des images.
L'information n'existe t'elle que si elle est enregistrée en images qui bougent ?
Ce type de reportage télé répond à un besoin d'images pour la télé, tout est bon pour faire de l'audience.
Quant à l'argument de Mr Pujadas disant que ces réalités sont cachées, il ne faut pas pousser quand même, ce genre d'argument est fallacieux et il est indigne d'un journaliste ayant ne serait-ce qu'un embryon d'éthique, ou à défaut, de bonne foi.
Cette réalité de la maltraitance des personnes agées n'est tellement pas cachée qu'elle n'a pas attendu les journalistes de Mr Pujadas pour être dénoncée. C'est faire insulte aux personnes qui se battent au quotidien pour changer cette situation. Les caméras cachées s'emparent d'un problème, filment et puis s'en vont voir ailleurs. Ces caméras cachées sont aussi du racolage fait grâce à des images, alors que Mr Pujadas ne fasse pas semblant de l'ignorer et travestissant cette autre réalité…qui mériterait bien une caméra cachée, mais bon nous connaissons déjà le problème alors est-ce vraiment utile ?
Non, par contre pour faire des images afin de faire de l'audience : oui.
---
http://www.letemps.ch/template/societe.asp ? page=8&article=241978
Les pièges de la caméra cachée
TRIBUNAL FEDERAL. Les juges confirment la culpabilité de journalistes de l'émission « Kassensturz » de la TV alémanique.
Denis Masmejan
Vendredi 17 octobre 2008
L'usage de caméras cachées ne devrait pas se généraliser sur les chaînes suisses de télévision. Le Tribunal fédéral a estimé cette pratique contraire au Code pénal, sauf circonstances très particulières.
à Mr_Quiconque
De Mr_Quiconque
14H29 | 23/10/2008 |
J'écrivais : « C'est faire insulte aux personnes qui se battent au quotidien pour changer cette situation », mais si ces personnes et associations avaient été invitées à témoigner cela aurait peut être empêché la secrétaire d'Etat de botter en touche en jouant les personnes qui découvrent le problème au travers d'un reportage. Le problème est connu, donc il faut croire que cette manière de procéder grâce au reportage est contre-productive, « la secrétaire d'Etat fait mine de découvrir la situation ». C'est une belle avancée !
La secrétaire d'Etat va faire des promesses, dans 5 ans il y aura un nouveau reportage avec des caméras ultra-cachées pour révéler une situation ultra-inconnue. Ce reportage réinventera le problème en se prétendant à nouveau à l'origine de la dénonciation du problème et comme il est à l'origine de cette dénonciation, le/la secrétaire d'Etat découvrira le problème en même temps que la diffusion du reportage.
Si seulement ces reportages pouvaient porter la parole de ceux qui dénoncent le problème avant eux, cela éviterai le jeu de dupe des pouvoirs publics grâce aux médias qui « re-dénoncent » sans cesse les problèmes.
J'ajouterais que, bien que n'étant pas journaliste mais seulement un citoyen lambda ne connaissant pas les us et coutumes de l'agence CAPA, en utilisant des caméras cachées, cette agence s'éloigne de la qualité de témoignage des photo-journalistes (caméra ou photo) dont les plus grands témoignages, à l'image des photos de Robert CAPA, ne se sont jamais fait en cachant leur(s) appareil(s) pour voler des images, bien au contraire.
Ce n'est pas en volant des images que le journalisme télé va connaitre des heures de gloire, il fera de l'audience certes mais on est en droit de se demander si du journalisme recourant au vol d'images n'est pas du journalisme abâtardi ou du moins du journalisme bas de gamme. Sujet grave mais traitement bas de gamme.
« TF1 partout, journalisme nul part ».
Et pour finir, le terme d'infiltration est en vogue auprès du public grâce à certains jeux vidéo basés sur ce type d'approche. Albert Londres, que Mr Pujadas évoque ne s'infiltrait pas, il s'intégrait au milieu qu'il voulait observer. Etait-ce lui qui c'était fait interner et prenait ses notes à découvert ?
Bref, la plupart des arguments de Mr Pujadas sont fallacieux, les idées, concepts et principes du journalisme sont tordus, distordus pour servir un discours biaisé surfant sur l'air du temps.
Est-on sensé faire confiance à ce type de journaliste ?
Caméras cachées, images dérobées, paroles volées, porteur de caméra usurpant une identité, avec de tels procédés le téléspectateur peut se demander s'il ne fait pas également partie des personnes trompées.
De einna
11H30 | 23/10/2008 |
Deux questions se posent en lisant cet article :
L'infiltration : est-ce éthique ? A partir du moment où la personne filme en caméra cachée, elle dévoile déjà sa position : monter l'immontrable, dénoncer. Elle va donc choisir les images les plus scandaleuses, les propos les plus percutants pour avaliser sont point de vue.La personne fait donc un travail à charge contre le lieu ou la personne qu'elle cherhce à coincer.
Les maisons de retraite sont effectivement des lieux manquant de moyens, de personnels où des personnes âgées devenues dépendantes viennent vivre le reste de leur vie. Ce sont donc des lieux où la mort se profile comme mode de sortie institutionnelle. Travailler dans ces lieux demanderait à chacun d'être interrogé sur son désir d'y travailler et il me semble que le plus souvent ces emplois sont des choix alimentaires, emplois de proximité demandant peu de qualification. Celà demanderait aussi un accompagnement des personnels sur la question de la pudeur : pudeur des résidents et aussi pudeur des accompagnants, je pense à la toilette, à la douche, aux protections, sur la question du vieillissement et des troubles s'y ajoutant : comment y faire avec une personne atteinte de troubles cognitifs, comment maintenir la dimension subjective d'un résident dont il est nécessaire d'accompagner chaque geste…
Mais former les personnels demande du temps, des financements et la politique actuelle malgré le plan alzheimer parle d'économie, de restrictions salariales et budgétaires ?
La journaliste a donc égalemnt montrée une personne âgée se plaignant de sa solitude. Que penser : que la famille de cette personne est vraiment indigne d'abandonner ainsi sa grand-mère ! Cette scène m'apparaît comme démagogique tant il est facile dans ce type de lieux de trouver des personnes dans la plainte permanente et même des personnes très entourées. C'est peut être peu connaître l'humain que de penser que face à une oreille compatissante qui ne demande qu'à entendre ça, il ne va pas en rajouter du côté de la plainte.
Loin de moi l'idée d'avaliser le système des maisons de retraite , système qui me semble devoir être amélioré tant au niveau des moyens que du mode d'approche du vieillissement du sujet mais gardons nous d'interpréter à la va vite des images dont le but manifeste était de choquer, de faire le buzz.
De Lucygure
Libre penseur | 11H36 | 23/10/2008 |
Je ne suis pas d'accord du tout avec l'idée que la dissimulation et l'infiltration serait anti-déontologiques. Les informations obtenues « à la loyale », ne le sont en vérité jamais vraiment. d'accord pour que les journalistes lisent plus de bouquins et se cassent un peu la tête pour trouver celui qui veut parler. mais pour le reste, combien d'information avez-vous obtenus sous la règle absurde du off ? d'accord ça on vous le dit mais vous le répétez pas hein ? Vous avez l'info, tout le monde est content sauf que le lecteur ne l'aura jamais et celà revient au même qu'une info non-obtenue.
Pour toutes les infos qu'il aura sacrifié à la règle du off, chaque journaliste devrait faire au moins un sujet d'infiltration pour se rattraper auprès du peuple. Chacun ses espions : l'Etat a les flics, la Nation a l'armée, le peuple doit pouvoir compter sur les journalistes
De Adieu_Monde_Cruel
Lobotomisé | 11H38 | 23/10/2008 |
Rue89 désigne le principe de la caméra cachée comme « limite » au regard de la charte du journaliste qui date de ….1918. Même révisée en 1938, cette charte commence peut-être à dater un peu [même le serment d'Hippocrate français a été réactualisé en 1996].
Je suppose donc que c'est la phrase suivante de la charte qui pose problème : « [Un journaliste] s'interdit d'invoquer un titre ou une qualité imaginaire, d'user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque. »
Ce que l'émission « Les infiltrés » aurait dû faire, en plus du reportage en caméra cachée, c'est faire un reportage classique, par une autre agence de presse (pour éviter les interférences, une expérimentation en double aveugle en somme), quelques jours ou semaines plus tard ou plus tôt, avec un délai de prévenance auprès de la maison de retraite en question, enquête contextuelle,… et comparer.
Comparer entre le discours officiel, les interviews préparées, la langue de bois, les intervenants soigneusement passés à la moulinette du briefing, etc… et le reportage en caméra cachée.
De amandla
11H42 | 23/10/2008 |
Caméra cachée ou pas, cette émission montre une réalité quotidienne vécue dans une majorité de maison de retraites ou services de personnes âgées, voire dans des services de psychiatrie.
Je suis Infirmier à l'hôpital, et syndicaliste, je fais partie de ces combats pour pouvoir soigner dignement.
lors du débat a été évoquée l'omerta… elle existe, mais a des formes très perverses. Quand un-e salarié-e essaye de dénoncer la maltraitance institutionnelle due au manque de personnel et de moyens, il ou elle se retrouve « inquiété-e » par la direction. et la communication, si prisée de nos politiques, se met en marche dans les médias pour expliquer l'intolérable et faire payer des lampistes qui eux même subissent au quotidien une maltraitance organisée, mais en tant que salarié-es.
comme ça s'est passé hier sur le plateau, les débats de fond sur la marchandisation de notre santé et de notre vie sont détournés vers des responsabilités individuelles ou d'équipe… en ne mettant pas en cause les vrais raisons.
Il est urgent que les citoyen-nes reprennent leur destin en main… 360 milliards pour les banques, rien pour la santé !
De Grandnun
Selon l'adage de St Thomas... | 11H47 | 23/10/2008 |
Je lis tous les courriers et globalement je vois ici comme ailleurs beaucoup de démagogie…
La télé c'est pourri…On nous ment…ça ne sert à rien …Les journalistes ont ils le droit ?
Sincèrement , je crois que si le reportage s'était fait dans des conditions « normales “ le nécessaire aurait été fait pour que rien d'anormal ne transparaisse …
On peut aimer ou pas le concept , trouver qu'il s'agit encore d'un éniemme scoop…Détester Pujadas…
Mais je reste convaincu que ce que nous avons vu hier est le constat d'une triste réalité : le pb de l'âge reste une préoccupation dérangeante , voire tabou, mais avec le gain de l'esperance de vie , le problème ne peut que s'amplifier dans les prochaînes années…
La soi-disant maltraitance active ou passive , est la conséquence de gens mal formés d'une part et d'autre part d'un manque chronique de moyens mise en oeuvre pour un obtenir un personnel de qualité et en nombre suffisant …
Ce que je retiendrai pour ma part de ce débat , c'est qu'il appartient au rôle de l'état dès lors qu'il instaure des établissements à vocation publique , de garantir les moyens pour que ces structures puissent fonctionner de façon optimale.
Je constate pour ma part que le gouvernement actuel a depuis longtemps déjà opté pour une réduction drastique des effectifs à venir dans le service publique , comment va-t'on dans ce cas trouver le personnel adéquat sauf à décider le moment venu de tout privatiser ?
Brandir comme l'a fait hier la reprséntante du Ministère de la Santé , la solution de la sanction , comme seule réponse immédiate est pour moi un aveu d'impuissance et d ‘incompétence…La France attend depuis des années autre chose que des mesures à sensations , des rustines temporaires , punir les coupables et fermer des centres quand on sait que le nombre de personnes agées va sans cesse augmenter est une idiotie parfaitement illustrée…
On est très fort en France pour se parler en face et se dire c'est la vie …C'est comme ça …’
Je n'ai pas vu un centre de vie et d'accueil hier mais plutot une prison sans barreaux où les gens se résignent à mourir , c'est inacceptable …A l'heure où il est de mode de dire que les caisses de l'état sont vides …On sait trouver le pognon pour contrer la spéculation boursière et éponger les ‘conneries des traders …
si des émissions comme celles-ci dénoncent la passivité et l'immobilisme des gens qui nous gouvernent alors tant mieux …Je signe et persiste Bravo et longue à ce type d'émissions ! ! !
Et que nos politiques fassent correctement leur travail ….
De Tita
oiseau | 12H14 | 23/10/2008 |
Aie ! Je crains de comprendre.
F2 se propose quelques caméras cachées pour dénoncer des irrégularités ; et comme les caméras cachées, en soit, ça ne sert à rien s'il n'y a rien à filmer, il faut un compère dans la place pour mettre le doigt là où ça fait mal afin de bien montrer les irrégularités. Est-ce bien cela ?
Je ne veux pas défendre les irrégularités, mais cette méthode de les dénoncer me parait un peu… irresponsables.
Premièrement, à ce jeu, cette émission n'a d'intérêt que si elle montre des irrégularités. En d'autres mots, si les infiltrés ne montrent que ce qui est normal, l'émission fait un flop. Cela pose un soucis dans la sélection des sujets et des lieux de tournage car il seront fait pour trouver des irrégularités, voire les provoquer. Cela pose un problème de représentativité. C'est un peu comme cette manie des micro- trotoires. On nous montre trois ou quatre zoulous qui disent la même chose et, hop, on fait croire en cela que tout le monde le pensent. Cependant, pour parodier Audiard, ce n'est pas parce qu'on montrerait trois ou quatre poissons volants qu'ils en constitueraient la majorité du genre. Ainsi, quelle vérité montre cette émission ?
De fait, et deuxièmement, si j'étais de la profession montrée comme coupable dans cette émission, même si je ne pratique pas les irrégularités, je craindrais fort pour mon image auprès de mes clients et du public. F2 est-il juridiquement attaquable ? je l'ignore, mais même si juridiquement ils ne le sont pas, il reste l'aspect moral. Parce que tromper pour dénoncer les tromperies, c'est un peu comme le serpent qui se mord la queue.
D'ailleurs, troisièmement, il semble me souvenir qu'un certain Pierre Carles avait plus ou moins pratiqué une approche semblable pour dénoncer les liens médias-pouvoirs (dans le sens où il avait des enregistrements de ses conversations avec des gens des médias télévisuels qui ignoraient être enregistrés). Il avait ainsi piégé les médias eux-mêmes et spécialement les chaines TV. Pour cet outrage, on lui fit fortes misères et son documentaire fut dans les faits censuré. Ainsi quelle légitimité ont les médias télévisuels de pratiquer pour les autres une « approche journalistique » (pour être gentil) qu'ils refusent quand ils sont eux-mêmes les sujets ? De fait, cette émission n'aura un semblant de légitimité que lorsqu'elle osera s'infiltrer elle-même et oser montrer les relations entre les grands médias et les puissants de ce monde, tant économiques que politiques.
Cependant, je doute fort que cela arrive. Montrer les irrégularités chez le petit peuple c'est parler de coupables qui ne dérangent pas et j'imagine que le pouvoir y voit quelques avantages pour ses lois liberticides. Par contre, montrer les irrégularités et la dépendance des médias envers le pouvoir, ça, ce serait une menace directe envers le système et envers l'Etat. Il y a là comme une « petite nuance ».
De DANJOU
La france inquiète | 12H30 | 23/10/2008 |
Bien que j'exècre la bande à Bouygues et ses fientes émissions, je n'aime pas particulièrement David PUJADAS, trop conforme selon moi,aux attentes du pouvoir, même s'il se défend de temps à autre de balbutier quelque « gentille » critique, comme durant l'interwiew face à la ministre ALBANEL,invitée au 20H, à propos de l'épineuse question de l'arrêt de la publicité sur France Télévision.
Pour autant, je salue son « audace » ; son émission « les infiltrés » a le mérite même en images floutées, de dénoncer des agissements coupables dont on nous dit qu'ils seraient coutumiers dans la plupart des maisons de retraite, et perpétrés en toute impunité. Ces actes de mauvais traitements sont répréhensibles par la loi et il ne tient qu'aux procureurs de la république, saisis de plaintes, d'avoir le courage d'aller au bout de la procédure.
Trop de plaintes sans suite des familles, une absence de contrôles fréquents,inopinés des pouvoirs publics, ainsi que de sanctions extrèmement sévères dont le renvoi immédiat à valeur révocatoire afin d'éliminer ces personnels responsables de ces comportements inacceptables.
Les personnes agées ne sont pas des chiens. Elles ne sont pas inutiles non plus car les sommes qu'elles génèrent pour leur prise en charge gériatrique, font vivre tout un secteur économique ; par leur pension avidement saisie chaque mois , elles contribuent à entretenir et à faire fonctionner ce genre d'établissements. Doivent-elles aussi payer les mauvais traitements ! ? Après avoir consacré leur vie à de rudes et multiples tâches, doivent-elles encore endurer ces souffrances de mouroirs où l'ignominie le mêle à l'humiliation ? Il pourrait être question là aussi d'actes de barbarie !
A quand une « infiltration » en milieu carcéral pour nous faire « vivre » de l'intérieur d'une cellule, les dysfonctionnements des prisons surpeuplées avec une projection en prime time à Rachida DATI en guest star ? !
De gotjy
13H30 | 23/10/2008 |
J'ai moi-même connu cet univers d'une maison de retraite (ma mère)et je dois dire malheureusement bien que je n'ai eu d'autres solutions , que cette admission n'a fait qu'accélérer sa fin de vie et ce de manière assez rapide et pourtant je passais une heure par jour ,peut-être aurais-je du y vivre 24h sur 24h,à l'évidence le business était prioritaire par rapport aux prestations dont auraient du bénéficier les résidents exemple ,premiére question qui m'a été posée lors du premier entretien avec la direction je cite : quel âge a-t-elle ,quelles-sont ses ressources et a-t-elle des biens immobiliers ? Quizz de son état de santé et des raisons de son admission ! Eloquent ! Pour revenir au reportage,je pense qu'il faut que celà fasse bouger les choses sinon,ce sera les oubliettes et et nos anciens continueront à résider dans ces MOUROIRS.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 14H06 | 23/10/2008 |
Si je me souviens bien, l'agence CAPA était l'agence de presse qui faisait les reportages pour le Vrai Journal, l'émission de Karl Zéro (du moins c'était le cas il y a dix ans). Et la méthode de la caméra cachée était très courante.
Méthode que je considère comme totalement réglo.
Évidemment, là il s'agit d'infirmière et pas de guérilleros, de talibans, de narcos, de flics corrompus ou de mercenaires, donc je doute que le journaliste mette sa vie en jeu.
Mais c'est le seul moyen de pouvoir filmer ce qui se passe, d'avoir une vision pas trop faussée de la réalité (on accordera la confiance dans l'honnêteté du journaliste) dans de nombreux cas, surtout dans ce monde où maintenant chacun est conscient du pouvoir de la télé.
Je n'ai pas vu ce truc, pas besoin d'un énième reportage pour connaitre l'état des maisons, mais l'extrait du Zapping et la description qu'on m'a faite me déçoive.
C'est dommage d'avoir un support audiovisuelle si c'est pour changer toutes les voies et floutter tous les visages. Dans ce cas, autant faire une fiction ou mieux, écrire un reportage.
Enfin, au moins la télé touche les trois neurones du péquin moyen et on peut espérer que cela fera réagir tout ceux qui s'imaginaient que leur vieille mère délirait en disant que l'hospice c'est trop la misère.
De monisme
clm | 14H07 | 23/10/2008 |
Je lis que le SNJ déclare : « Tout en reconnaissant qu'“il est possible de recueillir des informations par des moyens détournés quand il n'y a aucune possibilité de faire autrement”, le syndicat estime qu'il ne peut s'agir que d'“exceptions”. Et il condamne. Sur un autre article je lis que des journalistes allaient à la pêche chez Bertrand patron des RG. David Pujadas enverra-t-il un stagiaire chez les RG ?
Les maisons de retraite sont un scandale. On le sait. On ne fait pas grand chose.Je me demande si tous les moyens ne sont pas bons pour que cela se sache encore plus. Simultanément je sais que l'information a depuis longtemps tué l'information en jouant sur l'émotion.
De pat-68
citoyen | 16H07 | 23/10/2008 |
Au delà de la méthode « d'infiltration », dont chacun peut penser ce qu'il veut, l'important pour moi est d'en parler, de dénoncer les conditions de vie dégradantes pour nos aînés dans beaucoup de maisons de retraite. Ce n'est pas un documentaire ethnologique et historique, ça se passe chez nous et maintenant. Nos grand-parents, nos parents, nous bientôt et bien sûr nos enfants plus tard seront peut-être dans des lieux similaires (à moins d'être dans la frange de la population qui a les moyens d'employer du personnel privé à domicile ou de s'offir une maison de retraite « haut de gamme »…).
Je travaille depuis une vingtaine d'années dans une maison d'accueil spécialisée avec des personnes polyhandicapées ou souffrant d'un handicap mental et, sauf exception, les stagiaires infirmières ou aide-soignantes qui font un de leur stage dans notre milieu, parlent de condition de travail déplorables et très difficile dans les maisons de retraite ou les longs-séjours. A l'heure actuelle il y a des moyens pour s'occuper décemment des personnes handicapées, et c'est tout à fait normal (je peux en témoigner, au moins dans l'établissement dans lequel je travaille) ; or, il en faudrait au moins autant pour s'occuper de nos aînés ! Cela fait des années que je me demande pourquoi cela n'éclate pas au grand jour. Peut-être est-ce le moment ? (encore que, le contexte économique étant ce qu'il est, tout est en place pour essayer de gagner du temps, d'éviter de revoir les budgets à la hausse, de différer…)
Oui, il faut en parler, il faut que cela éclate. C'est probablement un problème d'effectif et de formation du personnel, comme cela a été dit lors du débat par les différents intervenants, mais il faut que ça bouge !
Quand à Mme La Secrétaire d'Etat, je lui souhaite bien du courage si elle veut « poursuivre » tous les intervenants qui travaillent dans les conditions filmées dans cette maison de retraite… (pourquoi en rester seulement à ceux filmés dans le docu ? …)C'est pour faire des exemples, pour faire un coup d'éclat ? Non, là je ne comprends pas cette réaction ; je pense que cette personne est bien placée pour savoir que cela se passe ailleurs, et ça a été largement décrié par d'autres invités du plateau.
S'il vous plait, un peu de décence et de sérieux, et moins de poudre aux yeux, il y a trop à faire ! Merci !
Pat
à pat-68
De Marie57
08H47 | 25/10/2008 |
« poudre aux yeux » : des deux côtés. Même s'il est indéniable que ce qui a été filmé était le reflet exact de ce qui se passe dans cette maison de retraite, le traitement de l'information me semble malhonnête.
On montre, par exemple, une femme nue devant sa petite table.Point. On généralise donc on se disant que les personnes âgées sont laissées ainsi nues en attendant la toilette. Mais peut être, que cette dame souffre de démence sénile et on la retrouve régulièrement nue, on la rhabille, elle se re-déshabille etc…Certes pas une raison pour la laisser ainsi mais on n'en sait rien puisqu'on passe à autre chose… La journaliste ne pose pas la question à l'aide soignante.
Quand même elle était bien cette infirmière qui s'est démenée pour appeler le toubib…
Manque de moyens, manque de personnel : oui.
Manque de structures surtout. Ne voyons pas qu'un côté de la face. Il y a des aides soignants qui se font insulter, cracher dessus, frapper par des personnes âgées. Il y a des personnes âgées qui déchirent leur vêtement, leur couche, étalent leurs excréments sur leur drap. Mais on continue, faute de places, à mettre toutes les pathologies ensemble.
Ce n'est pas la même chose d'être aide soignant, infirmier auprès de personnes âgées simplement vieillissantes ou des malades d'alzheimer, grabataires, victimes d'avc etc…pas la même formation non plus.
On trouve normal que les infirmières qui travaillent en soins palliatifs aient une formation particulière.
Auprès des personnes âgées on emploie des débutants, on leur donne des tâches qui ne leur sont pas dévolues.
Qui est responsable : tout le monde. les contrôles de la DASS ? les familles ? l'Etat ?
L'aide soignant mal payé qui a pris ce boulot là parce qu'il n'y en avait pas d'autres, par obligation ?
Parce quand même pour faire ces boulots là, il faut un minimum de « vocation » !
Sinon, mais on n'en parle jamais : il existe des accueillants familiaux agréés, qui accueillent chez eux des personnes âgées même grabataires, même en fin de vie…pour bien moins cher et pour une présence 24h/24 et 7j/7 dans un environnement familial. Maxi 3 personnes : on a plus le temps de s'en occuper.
A quand une émission là dessus ? bah c'est pas porteur en matière d'audience…
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 16H42 | 23/10/2008 |
« La caméra cachée, déontologiquement très “ limite ”, est toujours un aveu de faiblesse de l'enquêteur, surtout si elle se double d'une usurpation d'identité. N'ayant pas réussi à atteindre l'information “ à la loyale ”, il doit enfiler un masque et tromper. »
Franchement vous avez déja vu des journalistes obtenir de façon direct sans se cacher et en montrant leur caméra pouvoir montrer ce qu'ils veulent si les gens ont des choses à cacher ?
Personnellement je ne comprends pas pourquoi certaines personnes s'indignent. Ce n'est pas la première fois que des reportages sont fait de façons cachées ! ! ! ! C'est la seule solution pour montrer ce qu'ils se passent réellement dans certains lieux ou entreprises ou autres, je ne comprends meme pas pourquoi il y a une polémique sur ça, je ne comprends meme pas pourquoi vous faites un article la dessus, je ne comprends meme pas pourquoi j'y répond ! ! ! ! !
De brazz
16H58 | 23/10/2008 |
On verra par la suite ce que donne l'émission, ne faisons pas de procès d'opinion ! Pour le moment, on peut rappeler que le sujet traité est un « marronnier invisible » dans la mesure où, depuis des dizaines d'années, tout le monde sait plus ou moins confusément mais personne ne fait rien. Donc le reportage coup de poing était bien une bonne approche, il est difficile à présent -en particulier de la part des responsables politiques- de dire « on ne savait pas… ». Plus généralement, je ferais remarquer aux censeurs scandalisés qu'il ne faut pas tomber dans des polémiques du genre de celles qui ont tenté de censurer Günter Wallraff !
De courteline
Directeur d'Etablissement retraité | 17H21 | 23/10/2008 |
Bravo Mr Pujadas pour votre émission qui a un mérite énorme : elle n'hésite pas à jeter un gros pavé dans la mare de la maltraitance des personnes âgées .
L'utilisation de la caméra cachée est parfaitement justifiée dans un univers ou sévit une omerta particuliérement efficace , surtout au niveau des instances décisionnaires ( DDASS, Conseil Généraux etc..)
J'ai exercé la fonction de directeur de maison de retraite durant 15 ans et je peux vous dire que le reportage que vous avez fait n'est que le pâle reflet de ce qui se passe réellement .
Mme Létard devrait arpenter les couloirs des maisons de retraite plutôt que ceux des ministéres .
Tant que des moyens conséquents ne seront pas déployés ,la maltraitance subsistera et ce ne seront pas des petites formations qui résoudront le problème .
Un projet d'établissement sans les moyens financiers n'a strictement aucune valeur .
De pat30
retraité | 18H00 | 23/10/2008 |
Bonjour,j'ai travaillé 30 ans dans un hôpital qui avait une maison de retraite d'une centaine le lits.
Cela m'autorise à dire bravo Monsieur Pujadas et merci pour les pensionaires. J'ai bien aimé aussi le couplet sur les DDASS.Etant syndicaliste j'ai eu affaire à cette « institution ».
Encore bravo votre émission est de salubrité publique.
De jean.pierre
18H29 | 23/10/2008 |
heu ! une question à ceux qui ont des parents agés : sont ils chez vous ? je veux dire chez vous, dans votre maison ou votre appart………attention je vous parle de gens vraiments agés, incontinents,ne pouvant plus porter d'appareil dentaire,ayant l'esprit « ailleurs »….
ou sont ils ? a oui c'est trop petit chez vous……..je connais la réponse , on me l'a fait pour m'amener au domicile ma belle mere de 88 ans..
les votres, ou sont ils ?