Attaqué par Sarkozy après la diffusion de notes compromettantes dans Le Point, Yves Bertand se défend sur Rue89. Portrait.
Le message est passé, discrètement et fermement : Yves Bertrand ne doit pas remettre les pieds place Beauvau. « Je vais le fendre en deux », aurait ajouté, en privé, Nicolas Sarkozy. A quelques semaines de la retraite, l'ancien patron des RG ne pourra plus offrir à ses visiteurs du soir -souvent journalistes- le traditionnel verre de l'amitié.
Celui qui fut l'homme le plus informé de France est donc passé, du jour au lendemain, du statut de haut fonctionnaire redouté pour sa connaissance des réseaux à celui de « fonctionnaire nuisible », comme l'a dit Lionel Jospin. Machiavel du renseignement intérieur ou bouc émissaire ? « Je faisais mon métier », déclare-t-il dans un entretien à Rue89. Quelques coups tordus en prime.
Yves Bertrand s'est réfugié en province. Mercredi après-midi, il a essuyé un nouvel affront du gouvernement. Le ministère de l'Intérieur refuse de prendre en charge sa « protection juridique », comme il l'avait fait demander la veille par son avocat. L'ancien directeur des RG va donc devoir se défendre seul face à la plainte pour « dénonciation calomnieuse, faux et usage » déposée par l'avocat de Nicolas Sarkozy. Après trente-huit ans de maison, le coup est rude. Il encaisse :
« La réputation noire que l'on m'a faite ne correspond pas à ce que je suis. J'ai fait mon métier aux RG depuis 1970. Et pendant tout ce temps, on n'a jamais traité cette maison d'officine, de coups tordus. Toute cette histoire, ça fait vraiment roman de gare qu'on jette à la poubelle une fois arrivé à destination. »
Mis en cause par le chef de l'Etat après la publication d'extraits de ses carnets de note dans Le Point, Yves Bertrand se défend :
« Je faisais mon métier, je rendais compte. Je suis resté trop longtemps, sans doute. En cohabitation, c'est toujours compliqué, mais je suis fier d'avoir servi un président de la République élu au suffrage universel… »
Douze ans à la tête des « grandes oreilles », une longévité exceptionnelle à ce poste. Peut-être parce qu'il ne fut pas le mauvais professionnel du renseignement décrit aujourd'hui par ses accusateurs.
Yves Bertrand est né le 25 janvier 1944 à Grasse, comme Charles Pasqua, mais seize ans plus tard. Suivant la tradition familiale -son père est policier-, il fait des études de droit à Aix-en-Provence, où il croise en première année Jean-Charles Marchiani. Puis il entre à l'Ecole des commissaires de police, pour en sortir deux ans plus tard, en 1969, choisissant d'emblée les Renseignements généraux (RG). Un choix logique pour cet homme roué.
Après un premier poste à Montmorency, il débarque à Lorient. Etape essentielle, car il y croise le chemin de Raymond Marcellin, élu local et très redouté ministre de l'Intérieur (1968-1974), celui que le général de Gaulle salua à sa nomination d'un « Enfin, Fouché, le vrai ! ». Il rencontre aussi celle qui devient sa femme : Marie-France Court, fille de la vice-présidente du conseil général du Morbihan, « très proche de Raymond Marcellin », ajoute-il.
Sa carrière s'accélère : retour à Paris, où il participe à la chasse aux groupuscules extrémistes, de droite et de gauche, à la section Mouvements révolutionnaires, de 1973 à 1975. Il est alors en phase avec les présupposés idéologiques de sa mission, pas vraiment progressistes.
Par nécessité, il a des contacts fréquents avec les responsables du Service d'action civique (SAC), Charles Pasqua et Jacques Foccart. La tâche est complexe, car il faut à la fois purger les rangs de la police de l'influence du SAC et lutter contre les gauchistes :
« Ces mouvements dissous en 1968, comme la Gauche prolétarienne, se sont ensuite retrouvés dans des groupes autonomes, puis dans Action directe. Ce sont alors des mouvements radicaux, dont certains membres ont plus tard sombré dans le terrorisme. »
Yves Bertrand grimpe très vite dans la hiérarchie des RG ; il affine ses réseaux à la direction centrale en s'occupant des questions de personnel. Décembre 1983, traversée du désert : il est envoyé trois ans à la Police de l'air et des frontières (PAF). Une fois Charles Pasqua nommé ministre, au printemps 1986, il revient en fanfare comme chef d'Etat-major de la DCRG.
Nommé contrôleur général en 1989, il est numéro 2 des RG sous l'autorité du préfet Jacques Fournet. En 1992, après vingt-deux ans de bons et loyaux services, il accède enfin à la direction du service, l'oeil et les oreilles du pouvoir. Au quatrième étage du ministère, avec vue sur les jardins de l'hôtel particulier. 1992, c'est aussi l'année où Yves Bertrand perd sa femme, foudroyée par un cancer. Il est inconsolable, se noie dans le travail et gagne alors, avec son air triste, un surnom : le « Grincheux ».
Pour comprendre ses douze ans de règne –sous huit ministres de l'Intérieur-, il faut relever qu'Yves Bertrand a d'abord été nommé par la gauche, sous l'éphèmère Philippe Marchand. Pourquoi ? Il esquive :
« J'ai toujours été un fonctionnaire qui a servi l'Etat. Les socialistes le savaient. »
Un an plus tard, la cohabitation s'installe avec Charles Pasqua, son mentor, qui retrouve la place Beauvau. Yves Bertrand se retrouve alors plongé dans les remous de la lutte au couteau qui oppose bientôt Balladuriens et Chiraquiens.
Le marigot dans lequel il plonge, en 1994-95, est celui des circuits financiers du RPR. En particulier ceux qui s'alimentent aux très juteuses affaires immobilières des Hauts-de-Seine, le département de Charles Pasqua. Dès son entrée en fonction, Bertrand a lancé la commissaire Brigitte Henri, l'une de ses meilleures enquêtrices, sur la piste des pots-de-vin versés par les entreprises du BTP pour finir sur de discrets comptes bancaires suisses. Les notes du commissaire Henri s'accumulent.
En pleine tourmente des affaires, Yves Bertrand fait le choix du candidat Chirac, en fournissant déjà la machine à scuds politico-judiciaires, par l'entremise des enquêtes de Brigitte Henri. Cela lui assure de franchir sans encombre l'alternance entre la gauche et la droite. Jacques Chirac, lâché par la plupart de ses soutiens, a apprécié les coups de pouce. Il ne l'oubliera pas.
En 1997, re-belote pour ce Méridionnal qui n'a jamais perdu l'accent du midi. Il faut s'accrocher au poste. L'exercice n'est pas difficile avec Jean-Pierre Chevènement. Les deux hommes ont des atomes crochus. Ces derniers jours, l'ancien ministre de l'Intérieur est d'ailleurs l'un des rares politiques à avoir pris sa défense, dans Le Monde :
« Tout ça, ce sont des histoires de corneculs. Ces carnets saisis dans une soupente étaient à usage personnel, ils ne méritent pas que Sarkozy et Jospin s'y attardent. (…) Mais est-ce que l'on veut que le gouvernement ait des oreilles ou pas ? Je n'ai jamais discrédité personne à partir de ces notes. Les choses se sont gâtées quand certains ont voulu les utiliser… »
Chevènement se trompe : les carnets noirs n'étaient pas dans une « soupente », mais sur une étagère, soigneusement rangés derrière la boite des trois chats qui occupent l'appartement parisien où Yves Bertrand collectionne les gravures anciennes :
« J'ai commencé à rédiger ces carnets de brouillon en 1979, quand j'étais à la direction du personnel. Mais j'insiste, c'était des brouillons, à caractère privé. »
Sous-entendu : en aucun cas des documents officiels ayant pu servir à monter un « chantier », une opération de manipulation.
A force, c'est devenu une habitude. En fin de journée, le patron des RG reçoit dans son bureau aux portes capitonnées toujours ouvertes. Il offre à ses visiteurs un whisky et quelques tuyaux, parfois crevés, souvent utiles pour les faits-diversiers.
Si l'auteur de ces lignes n'a pas été invité, une poignée de journalistes sont des habitués des lieux. Certains ne s'en cachent pas, d'autres auraient des raisons d'oublier cette période où il s'agit de relayer, sans toujours les vérifier, les infos d'Yves Bertrand. D'autres encore, auraient accepté des enveloppes d'argent frais. Accusation invérifiable par nature, qu'il réfute :
« C'est totalement faux. J'en voyais beaucoup des journalistes, mais les payer, non. C'est totalement diffamatoire. J'ai payé des indics, oui, mais pas des journalistes. »
Passant la plupart de son temps place Beauvau, le patron du renseignement intérieur a fort à faire avec le nouveau locataire, Daniel Vaillant. En 2001, ce fidèle de Lionel Jospin réclame sa tête. Il lui propose une place à l'Inspection générale, le cimetière des vieux flics. Daniel Vaillant, toujours dans Le Monde :
« Je ne l'ai vu seul qu'une seule fois. Je le revois transpirant dans sa chemise bleue. Il me répond qu'il est d'accord en me faisant le signe sur sa poitrine qu'il voulait être officier de la Légion d'honneur. »
Jacques Chirac s'oppose à son éviction. L'équipe Bertrand repart pour un tour. A partir de 2001 se profile une nouvelle bataille pour l'Elysée. Là encore, il fait le choix de Jacques Chirac, s'évertuant à torpiller les candidatures Pasqua et Jospin.
Pour le premier, il nourrit l'enquête du juge Philippe Courroye sur les ventes d'armes à l'Angola ; pour le second, il distille les petits secrets sur son passé trotskyste. Ses souvenirs des années 70 sont alors précieux.
L'un de ses affidés, le journaliste Jean-Paul Cruse, écrit même une biographie sur le passé trotskyste du camarade « Michel », qui ne trouve pas d'éditeur. Jospin et Pasqua conservent une sévère rancune à son endroit, ils l'ont rappelé ces derniers jours.
Le purgatoire commence après la réélection de mai 2002 et la nomination de Nicolas Sarkozy comme premier flic de France. La nouvelle équipe du ministre se méfie de ce pilier de la maison Poulaga. Cécilia Sarkozy -officiellement chef de cabinet- ne l'aime pas, préférant traiter avec « Bernard ». Bernard Squarcini, l'adjoint de Bertrand, d'origine corse, rogne petit à petit sur les compétences du patron.
Un jeu de pouvoir qui ne sera pas sans conséquences sur le traitement des gros dossiers du moment, notamment l'affaire de l'assassinat du préfet Erignac, chacun lançant ses équipes sur des pistes plus ou moins farfelues.
Débarqué en 2004, vraisemblablement à cause de l'affaire Clearstream 2, il doit désormais affronter l'ire de Nicolas Sarkozy, qui l'a toujours soupçonné de jouer le jeu de Dominique de Villepin et de l'Elysée.
Yves Bertrand s'occupe de ses deux enfants et petit-enfants. Son fils, gardien de la paix, a eu un grave accident où il fut grièvement brûlé. Son bureau est désormais au fond d'un couloir.
Au fur et à mesure des évolutions de l'enquête sur les faux listings des bénéficiaires présumés de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, l'Inspecteur général sent l'étau se resserrer. Aussi, lorsque les juges d'Huy et Pons, chargés de l'enquête, saisissent les fameux carnets noirs à son domicile en janvier 2008, ils découvrent une version expurgée des mémoires du « cabinet noir » de la République. Mémoire balisée aux années 1998-2003. Une simple tranche de vie du « Grincheux ». Dont l'intéressé n'a jamais dit qu'elle ne contenait que des vérités.
Photo : manifestation anti-CPE à Paris le 28 mars 2006 (Denis Bourges/TF)






















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De Eliott
09H28 | 23/10/2008 |
Personne ne peut accuser Bertrand d'avoir privilégié droite ou gauche car tout le monde y passe. Il a fait simplement le boulot qu'on attendait de lui d'avoir des fiches sur tout le monde.
Fiches dont Sarkozy a sans aucun doute fait usage pour rallier telle ou telle personnalité à sa cause lors des élections. Ce qui pourrait expliquer les surprises qu'on a observées lors des élections.
Maintenant, il faut faire croire qu'on va détruire ces fiches, histoire que personne puisse les utiliser contre Sarko.
N'oublions pas que Sarkozy est le digne fils de Pasqua.
à Eliott
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 16H59 | 23/10/2008 |
Et Pasqua, question pots de vin, il doit être bien difficile à battre !
à Di
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H49 | 26/10/2008 |
vin ? quel pastis !
à Eliott
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H48 | 26/10/2008 |
digne est un bien grand mot !
De kingbee47
musicien | 09H32 | 23/10/2008 |
Au moment où l'on parle tant de Jacques Mesrine ! films, livres etc… On se demande rétrospectivement quel sont les vrais voyous ? Depuis la nuit des temps, les gouvernants ont toujours eu besoin d'officines de renseignements.Savoir c'est pouvoir ! Mais pour faire quoi ? La réal-politique c'est le pragmatisme ! Faire au mieux de ses intérêts ! ! ! Nous avons les hommes politiques que nous méritons… La meilleure des armes
reste le bulletin de vote ! Nous sommes encore en République que je sache… Quand le peuple en a ras le bol, il doit le faire savoir alors on fait comment ? ? ?
à kingbee47
De jexiste
si, si | 11H02 | 23/10/2008 |
Le bulletin de vote une arme ?
Mais, mon bon monsieur, les candidats sont tous sélectionnés par les RG.
De jexiste
si, si | 09H53 | 23/10/2008 |
Vous voulez que je vous dise pourquoi on n'a pas retrouvé les carnets de juillet 2003 et suivants ?
J'ai fait péter son standard.
Gare aux romans.
De Al-Ice
-_-' | 10H08 | 23/10/2008 |
On dirait une lutte de pouvoir à la Fred Vargas (avec son commandant Adamsberg) mais à plus grande échelle… enfin bon, je trouve tout ça très mis en scène.
Donc tout ce petit monde règle ses comptes et balaie devant sa porte… en même temps avoir à dos Starko, Oui-Oui et Pasqua, ça n'arrange pas l'avenir d'un homme.
Ah, c'est rancunier un homme qui porte des talonnettes. Allez savoir, s'il avait fait une bonne psychanalyse, il cultiverait un potager à Neuilly et pêcherait dans la Seine au lieu de nous faire ch… : p
De lucskyhawker
10H11 | 23/10/2008 |
SARKO joue les vierges effarouchées, et le fichier edvige avec les orientations sexuelles et tout le détail des relations, c'est quoi par rapport aux carnets et aux fiches blanches ?
et puis la mémoire des journalistes est sélective ou frappé d'alzeihmer : qui était ministre du budget lors des affaires des frégates de taiwan et qui a eu connaissance des versements occultes, archivées en secret défense ? qui était ministre lors de l'assassinat de YANN PIAT , au moment des manipulations des journalistes pour faire tomber un homme politique en vue ? simplement comment évoluer dans ce milieu à ces époques sans rien voir et sentir ?
Enfin d'habitude il attaque les journaux qui divulgue et puis là non, c'est bertrant qui est attaqué.le pouvoir c'est pouvoir se venger.
De flastflood
Situation | 10H11 | 23/10/2008 |
tout ces trucs ressemblent aux bruits de couloirs qui trainent dans toute entreprise ,ce qui est malsain c'est de foutre ça en place publique !
les politiciens se comportent comme les journalistes :
quand il ya un pet de travers dans leurs castes ,ils réagissent en gamins de 4 ans qui prennent à témoin la maitresse décole dans la cour de récréation !
on s'enfout de leurs turpitudes à ces cons là ! pourquoi ne gouvernent ils pas plustot que de se creper le chignon ?
pourquoi avons nous des hauts fonctionnaires et des politciens aussi irresponsables,corrompus et immatures ?
De Lairderien
10H26 | 23/10/2008 |
Après avoir tiré les ficelles dans l'ombre, pour les employeurs qu'il s'était choisi, voila qu'il se retrouve lui même ficelé, jeté en pâture en pleine lumière. juste retour des choses ? ? ?
La coalition hétéroclite de ses ennemis, emmenée par notre présiment, pousse des cris d'orfraie, parce que les carnets mis sur la place publique, révèlent des pratiques malsaines, tant par ce qu'ils contiennent que par le simple fait qu'ils existent.
les mêmes qui s'indignent, cherchent à faire oublier que chacun de leur coté a utilisé cet homme ou utilise ses clones, pour les mêmes basses raison de domination et de pouvoir sur les autres.
Il n'y en a pas un seul pour racheter l'autre, sauf peut être un Chevènement qui n'est pas ma tasse de thé, mais au moins n'accable pas celui qui a été à un moment donné son subordonné.
Enfin, quoique l'on puisse penser de M. Bertrand, ses accusateurs d'aujoudhui oublient que ces fameux carnets n'ont jamais été divulgés par ses soins, tant qu'ils étaient en sa possession.
Cette affaire ne fait que mettre en lumière le marigot infâme dans lequel se complaisent trop d'hommes politiques ! ! !
De sevinilud
en liberté surveillée | 10H48 | 23/10/2008 |
Que tout celà sent mauvais ! !
De enfant-de-marih
11H02 | 23/10/2008 |
Comme l'a dit un des riverain, l'affaire se corse, et puis les liens du chef avec la Corse…Si Bertrand se lache ca va faire du grabuge dans les poulaillers ! ! !
Pas etonnant que Sarko veuille sa peau…
Moi je serai Bertrand je ferai gaffe en traversant la rue. une voiture peut en cacher une autre…
Moralite c'est dangereux de laisser trainer ses papiers, meme des brouillons, Et puis toute la classe politique est a ses trousses. Il peut compter ses amis sur les doigts de la main.
Saura-ton jamais ce que ces carnets contiennent ?
Et puis Nico qui lui fait un proces. Quel procedurier ce president ! ! !
A mon avis y a pas de fumee sans feu ! !
Apres la confiance des Banques qui barre en couille, c'est le tour de nos Polices a etre remis en cause. Ou va-t-on ?
à enfant-de-marih
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H52 | 26/10/2008 |
comme je l'avais rappelé ici :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2008/06/mort-sous-les-t.htm…
Gilbert Flam, en juin 2003, n'avait pas fait attention à une voiture, à Paris, rue de Belleville.
De JePise
retraité | 12H10 | 23/10/2008 |
» Je vais le fendre en deux « : quel langage !
Le langage traduit l'état d'âme d'une personne.
Après le Karcher, casse-toi, maintenant cette phrase.
Les relations humaines ne sont pas qu'un rapport de force, et la force du plus fort ne doit pas écraser tous les autres.
à JePise
De Gandijyn
18H14 | 23/10/2008 |
Neuilly est loin d'être comparable à Versailles ou d'une simple bourgade de province.
à Neuilly, ils sont tous des parvenus !
De Prolo du livre
12H42 | 23/10/2008 |
Quelqu'un pourrait-il m'expliquer quelques trucs :
Pourquoi (et comment) Le Point a pu obtenir des carnets sous scellés ?
Pourquoi (et comment) ces carnets ont-ils été diffusés ?
Pourquoi (et comment), ce n'est pas Le Point, et non Yves Bertrand, qui est la cible des plaintes ? Puisque c'est le journal qui les a diffusés ?
T'écris un truc, comme ça là, pépère, à la maison, tes textes se retrouvent saisis par les condés, transmis à un journaleux, diffusés, et c'est toi qui en prend plein la tronche ?
Mouais…
De déluge
menuisier | 13H00 | 23/10/2008 |
Louis Malle au début du « Voleur » (D'après Georges Darien ) fait dire à Belmondeau :
« Je fais un sale métier, c'est vrai.
Mais j'ai une excuse :
Je le fais salement ».
De abcd
retraitée | 13H10 | 23/10/2008 |
D'après le Canard sorti hier <
Ce bruit-là couvrira, encore,encore et toujours,tous les problèmes de pouvoir d'achat, de crédits, d'enseignement, qui passent à la trappe jour après jour, au profit de basses manoeuvres dignes des Nuls.
à abcd
De abcd
retraitée | 13H15 | 23/10/2008 |
une partie de mon texte est passée à la trappe ; (guillemets ? )je recommence : D'après le Canard sorti hier « Selon Sarko,la deuxième partie des carnets de Bertrand qui sera bientôt connue, va faire du bruit » le chef de l'état attend avec gourmandise… « de savoir qui sont les journalistes payés par Bertrand'
Ce bruit-là couvrira, encore,encore et toujours,tous les problèmes de pouvoir d'achat, de crédits, d'enseignement, qui passent à la trappe jour après jour, au profit de basses manoeuvres dignes des Nuls.
à abcd
De jexiste
si, si | 14H00 | 23/10/2008 |
Ah bon ? Il est comme moi, alors. Avant-hier, j'ai fait ces deux commentaires :
Sur : Sarkozy l'hyperprocédurier porte plainte contre l'ex-patron des RG
jexiste | si, si
12H43 21/10/2008
Bien du sport en perspective :
http://blogs.lexpress.fr/media/2008/10/carnets-dyves-bertrand-et-main.ph…
Je m'en délecte déjà.
Sur : L'extrême droite altermondialiste lance son journal
jexiste | si, si
12H45 21/10/2008
Bien du sport en perspective :
http://blogs.lexpress.fr/media/2008/10/carnets-dyves-bertrand-et-main.ph…
Je m'en délecte déjà.
==========
Et j'ai récidivé hier avec celui-ci :
Sur : Morin lève le secret défense sur le présumé compte japonais de Chirac
jexiste | si, si
16H19 22/10/2008
Déplorons de ne jamais être avertis plus tôt. Mais à qui la faute ? N'est-ce pas le rôle des journalistes de nous informer ?
A ce propos, certains pourraient bientôt être rappelés à l'ordre par la vindicte publique :
http://blogs.lexpress.fr/media/2008/10/carnets-dyves-bertrand-et-main.ph…
==========
Je remets le lien :
http://blogs.lexpress.fr/media/2008/10/carnets-dyves-bertrand-et-main.ph…
De lecorse
medecin | 13H44 | 23/10/2008 |
Ce qui est curieux et dramatique dans cette affaire, c'est que le pouvoir en place s'acharne sur un homme qui semble avoir fait son devoir .
Il était au RG et a ce titre il a des droits et des devoirs.
A mon avis il sait trop de choses …compromettantes….et certains veulent le liquider .
Ce n'est pas raisonnable non plus de ne pas lui accorder son droit de protection.
Je pense qu'a un moment ou un autre il a rendu service a la la Nation .
L'ingratitude et le lynchage ne m'inspirent pas, et j'ai envie de prendre son parti comme l'a fait le très respectable JP Chevenement .
Je ne pense pas que Yves Bertrand un jour ait assassine ou vole les gens ….c'est un haut fonctionnaire qui a fait son travail avec son âme et conscience, il ne doit aller a l'échafaud… politique ou alors les politiques aussi et la il y en aura un maximum .
De grâce laisser cet homme en paix prendre sa retraite et que les politiques balayent devant leur porte.
Ce n'est pas aux porte de la retraite que l'on « assassine » un homme , il fallait le faire avant .
La FRANCE est elle encore une « république » ?
Je crains qu'elle ne s'oriente vers une « autocratie » pour ne pas dire autre chose .
De William Tel
à Lille | 13H44 | 23/10/2008 |
Le seul reproche qu'on puissa faire à cet homme, en somme, c'est de n'avoir pas eu la peau de Sarko… le premier.
à William Tel
De Lairderien
14H47 | 23/10/2008 |
Et c'est inpardonnable ! ! !
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 13H50 | 23/10/2008 |
Tiens et dans son carnet, il était pas mis que Cécilia Sarkozy avait du faire un petit trip à N-Y chez un chirurgien esthétique pendant la campagne pour réparer les petits hématomes que son cher mari lui a fait. Les RGs sont au courant puisqu'ils assuraient sa sécurité.
à siko
De enfant-de-marih
16H01 | 23/10/2008 |
Tres juste, elle aurait meme porte plainte dans un commissariat pour violences conjugales…
à enfant-de-marih
De vintage
05H51 | 24/10/2008 |
AURAIT ? Rumeur quand tu nous tiens..
De monisme
clm | 13H51 | 23/10/2008 |
Jospin, Pasqua ! Sarko, s'offusquent de de la façon dont ils ont été traités, c'est à dire de la manière dont ils ont traité et traitent les autres.La morale, c'est toujours celle de l'autre. Il faut savoir reconnaître à Chevènement ce mérite de dire : moi ça ne me dérange pas. Gênant dans la rhétorique Sarko : « pendre à des crocs de boucher », « le fendre en deux », références idéologiques de la violence ou violence d'un mec inhibé ? On peut me dire que ce sont les mêmes.Des journalistes, non payés, chez Bertrand ?
Donc un R.G qui donnerait pour rien ou sans retour… C'est de la galéjade non ? Des « carnets noirs » trouvés sur une étagère, c'est probalement encore un secret ou coup tordu de R.G. Jean Ferrat avait une chanson -puante- dont le refrain n'a pas changé : « Hou hou méfions-nous les flics sont partout ». Même alors au bureau cental du Parti Communiste.En tout cas ces accumulations d'affaires et affaires dans les affaires sentent très mauvais.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 14H25 | 23/10/2008 |
Confessions d'un homme dangereux, acte 2. C'est savoureux : )
En voilà encore un qui s'est pris pour Icare et a volé dans les cieux du pouvoir, mais lorsque Apollon dieu du Soleil changea, il n'a pas su se cacher à temps et s'y est fait bruler les ailes.
Aller, maintenant qu'il a plus rien à perdre, il peut bien tout balancer, on attend que ça : D
De Stump
Etudiant | 15H13 | 23/10/2008 |
« Attaqué par Sarkozy après la diffusion de notes compromettantes dans Le Point, Yves Bertand se défend sur Rue89. »
« Yves Bertand se défend sur Rue89. » ? ?