« Carnets noirs » de l'ex-patron des RG : Yves Bertrand parle
Attaqué par Sarkozy après la diffusion de notes compromettantes dans Le Point, Yves Bertand se défend sur Rue89. Portrait.
Le message est passé, discrètement et fermement : Yves Bertrand ne doit pas remettre les pieds place Beauvau. « Je vais le fendre en deux », aurait ajouté, en privé, Nicolas Sarkozy. A quelques semaines de la retraite, l'ancien patron des RG ne pourra plus offrir à ses visiteurs du soir -souvent journalistes- le traditionnel verre de l'amitié.
Celui qui fut l'homme le plus informé de France est donc passé, du jour au lendemain, du statut de haut fonctionnaire redouté pour sa connaissance des réseaux à celui de « fonctionnaire nuisible », comme l'a dit Lionel Jospin. Machiavel du renseignement intérieur ou bouc émissaire ? « Je faisais mon métier », déclare-t-il dans un entretien à Rue89. Quelques coups tordus en prime.
Yves Bertrand s'est réfugié en province. Mercredi après-midi, il a essuyé un nouvel affront du gouvernement. Le ministère de l'Intérieur refuse de prendre en charge sa « protection juridique », comme il l'avait fait demander la veille par son avocat. L'ancien directeur des RG va donc devoir se défendre seul face à la plainte pour « dénonciation calomnieuse, faux et usage » déposée par l'avocat de Nicolas Sarkozy. Après trente-huit ans de maison, le coup est rude. Il encaisse :
« La réputation noire que l'on m'a faite ne correspond pas à ce que je suis. J'ai fait mon métier aux RG depuis 1970. Et pendant tout ce temps, on n'a jamais traité cette maison d'officine, de coups tordus. Toute cette histoire, ça fait vraiment roman de gare qu'on jette à la poubelle une fois arrivé à destination. »
Mis en cause par le chef de l'Etat après la publication d'extraits de ses carnets de note dans Le Point, Yves Bertrand se défend :
« Je faisais mon métier, je rendais compte. Je suis resté trop longtemps, sans doute. En cohabitation, c'est toujours compliqué, mais je suis fier d'avoir servi un président de la République élu au suffrage universel… »
Douze ans à la tête des « grandes oreilles », une longévité exceptionnelle à ce poste. Peut-être parce qu'il ne fut pas le mauvais professionnel du renseignement décrit aujourd'hui par ses accusateurs.
Yves Bertrand est né le 25 janvier 1944 à Grasse, comme Charles Pasqua, mais seize ans plus tard. Suivant la tradition familiale -son père est policier-, il fait des études de droit à Aix-en-Provence, où il croise en première année Jean-Charles Marchiani. Puis il entre à l'Ecole des commissaires de police, pour en sortir deux ans plus tard, en 1969, choisissant d'emblée les Renseignements généraux (RG). Un choix logique pour cet homme roué.
Après un premier poste à Montmorency, il débarque à Lorient. Etape essentielle, car il y croise le chemin de Raymond Marcellin, élu local et très redouté ministre de l'Intérieur (1968-1974), celui que le général de Gaulle salua à sa nomination d'un « Enfin, Fouché, le vrai ! ». Il rencontre aussi celle qui devient sa femme : Marie-France Court, fille de la vice-présidente du conseil général du Morbihan, « très proche de Raymond Marcellin », ajoute-il.
Sa carrière s'accélère : retour à Paris, où il participe à la chasse aux groupuscules extrémistes, de droite et de gauche, à la section Mouvements révolutionnaires, de 1973 à 1975. Il est alors en phase avec les présupposés idéologiques de sa mission, pas vraiment progressistes.
Par nécessité, il a des contacts fréquents avec les responsables du Service d'action civique (SAC), Charles Pasqua et Jacques Foccart. La tâche est complexe, car il faut à la fois purger les rangs de la police de l'influence du SAC et lutter contre les gauchistes :
« Ces mouvements dissous en 1968, comme la Gauche prolétarienne, se sont ensuite retrouvés dans des groupes autonomes, puis dans Action directe. Ce sont alors des mouvements radicaux, dont certains membres ont plus tard sombré dans le terrorisme. »
Yves Bertrand grimpe très vite dans la hiérarchie des RG ; il affine ses réseaux à la direction centrale en s'occupant des questions de personnel. Décembre 1983, traversée du désert : il est envoyé trois ans à la Police de l'air et des frontières (PAF). Une fois Charles Pasqua nommé ministre, au printemps 1986, il revient en fanfare comme chef d'Etat-major de la DCRG.
Nommé contrôleur général en 1989, il est numéro 2 des RG sous l'autorité du préfet Jacques Fournet. En 1992, après vingt-deux ans de bons et loyaux services, il accède enfin à la direction du service, l'oeil et les oreilles du pouvoir. Au quatrième étage du ministère, avec vue sur les jardins de l'hôtel particulier. 1992, c'est aussi l'année où Yves Bertrand perd sa femme, foudroyée par un cancer. Il est inconsolable, se noie dans le travail et gagne alors, avec son air triste, un surnom : le « Grincheux ».
Pour comprendre ses douze ans de règne –sous huit ministres de l'Intérieur-, il faut relever qu'Yves Bertrand a d'abord été nommé par la gauche, sous l'éphèmère Philippe Marchand. Pourquoi ? Il esquive :
« J'ai toujours été un fonctionnaire qui a servi l'Etat. Les socialistes le savaient. »
Un an plus tard, la cohabitation s'installe avec Charles Pasqua, son mentor, qui retrouve la place Beauvau. Yves Bertrand se retrouve alors plongé dans les remous de la lutte au couteau qui oppose bientôt Balladuriens et Chiraquiens.
Le marigot dans lequel il plonge, en 1994-95, est celui des circuits financiers du RPR. En particulier ceux qui s'alimentent aux très juteuses affaires immobilières des Hauts-de-Seine, le département de Charles Pasqua. Dès son entrée en fonction, Bertrand a lancé la commissaire Brigitte Henri, l'une de ses meilleures enquêtrices, sur la piste des pots-de-vin versés par les entreprises du BTP pour finir sur de discrets comptes bancaires suisses. Les notes du commissaire Henri s'accumulent.
En pleine tourmente des affaires, Yves Bertrand fait le choix du candidat Chirac, en fournissant déjà la machine à scuds politico-judiciaires, par l'entremise des enquêtes de Brigitte Henri. Cela lui assure de franchir sans encombre l'alternance entre la gauche et la droite. Jacques Chirac, lâché par la plupart de ses soutiens, a apprécié les coups de pouce. Il ne l'oubliera pas.
En 1997, re-belote pour ce Méridionnal qui n'a jamais perdu l'accent du midi. Il faut s'accrocher au poste. L'exercice n'est pas difficile avec Jean-Pierre Chevènement. Les deux hommes ont des atomes crochus. Ces derniers jours, l'ancien ministre de l'Intérieur est d'ailleurs l'un des rares politiques à avoir pris sa défense, dans Le Monde :
« Tout ça, ce sont des histoires de corneculs. Ces carnets saisis dans une soupente étaient à usage personnel, ils ne méritent pas que Sarkozy et Jospin s'y attardent. (…) Mais est-ce que l'on veut que le gouvernement ait des oreilles ou pas ? Je n'ai jamais discrédité personne à partir de ces notes. Les choses se sont gâtées quand certains ont voulu les utiliser… »
Chevènement se trompe : les carnets noirs n'étaient pas dans une « soupente », mais sur une étagère, soigneusement rangés derrière la boite des trois chats qui occupent l'appartement parisien où Yves Bertrand collectionne les gravures anciennes :
« J'ai commencé à rédiger ces carnets de brouillon en 1979, quand j'étais à la direction du personnel. Mais j'insiste, c'était des brouillons, à caractère privé. »
Sous-entendu : en aucun cas des documents officiels ayant pu servir à monter un « chantier », une opération de manipulation.
A force, c'est devenu une habitude. En fin de journée, le patron des RG reçoit dans son bureau aux portes capitonnées toujours ouvertes. Il offre à ses visiteurs un whisky et quelques tuyaux, parfois crevés, souvent utiles pour les faits-diversiers.
Si l'auteur de ces lignes n'a pas été invité, une poignée de journalistes sont des habitués des lieux. Certains ne s'en cachent pas, d'autres auraient des raisons d'oublier cette période où il s'agit de relayer, sans toujours les vérifier, les infos d'Yves Bertrand. D'autres encore, auraient accepté des enveloppes d'argent frais. Accusation invérifiable par nature, qu'il réfute :
« C'est totalement faux. J'en voyais beaucoup des journalistes, mais les payer, non. C'est totalement diffamatoire. J'ai payé des indics, oui, mais pas des journalistes. »
Passant la plupart de son temps place Beauvau, le patron du renseignement intérieur a fort à faire avec le nouveau locataire, Daniel Vaillant. En 2001, ce fidèle de Lionel Jospin réclame sa tête. Il lui propose une place à l'Inspection générale, le cimetière des vieux flics. Daniel Vaillant, toujours dans Le Monde :
« Je ne l'ai vu seul qu'une seule fois. Je le revois transpirant dans sa chemise bleue. Il me répond qu'il est d'accord en me faisant le signe sur sa poitrine qu'il voulait être officier de la Légion d'honneur. »
Jacques Chirac s'oppose à son éviction. L'équipe Bertrand repart pour un tour. A partir de 2001 se profile une nouvelle bataille pour l'Elysée. Là encore, il fait le choix de Jacques Chirac, s'évertuant à torpiller les candidatures Pasqua et Jospin.
Pour le premier, il nourrit l'enquête du juge Philippe Courroye sur les ventes d'armes à l'Angola ; pour le second, il distille les petits secrets sur son passé trotskyste. Ses souvenirs des années 70 sont alors précieux.
L'un de ses affidés, le journaliste Jean-Paul Cruse, écrit même une biographie sur le passé trotskyste du camarade « Michel », qui ne trouve pas d'éditeur. Jospin et Pasqua conservent une sévère rancune à son endroit, ils l'ont rappelé ces derniers jours.
Le purgatoire commence après la réélection de mai 2002 et la nomination de Nicolas Sarkozy comme premier flic de France. La nouvelle équipe du ministre se méfie de ce pilier de la maison Poulaga. Cécilia Sarkozy -officiellement chef de cabinet- ne l'aime pas, préférant traiter avec « Bernard ». Bernard Squarcini, l'adjoint de Bertrand, d'origine corse, rogne petit à petit sur les compétences du patron.
Un jeu de pouvoir qui ne sera pas sans conséquences sur le traitement des gros dossiers du moment, notamment l'affaire de l'assassinat du préfet Erignac, chacun lançant ses équipes sur des pistes plus ou moins farfelues.
Débarqué en 2004, vraisemblablement à cause de l'affaire Clearstream 2, il doit désormais affronter l'ire de Nicolas Sarkozy, qui l'a toujours soupçonné de jouer le jeu de Dominique de Villepin et de l'Elysée.
Yves Bertrand s'occupe de ses deux enfants et petit-enfants. Son fils, gardien de la paix, a eu un grave accident où il fut grièvement brûlé. Son bureau est désormais au fond d'un couloir.
Au fur et à mesure des évolutions de l'enquête sur les faux listings des bénéficiaires présumés de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, l'Inspecteur général sent l'étau se resserrer. Aussi, lorsque les juges d'Huy et Pons, chargés de l'enquête, saisissent les fameux carnets noirs à son domicile en janvier 2008, ils découvrent une version expurgée des mémoires du « cabinet noir » de la République. Mémoire balisée aux années 1998-2003. Une simple tranche de vie du « Grincheux ». Dont l'intéressé n'a jamais dit qu'elle ne contenait que des vérités.
Photo : manifestation anti-CPE à Paris le 28 mars 2006 (Denis Bourges/TF)
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De EdwardBernays
00H27 | 23/10/2008 |
Vous croyez vraiment que certains se disent que la crise fait qu'on ne les entend pas régler leurs comptes ?
Eh oh ! ! ! On est là ! ! !
De alstrom
infographiste | 00H40 | 23/10/2008 |
pfiouuuu qu'est ce que c'est compliqué tout ça…..
De jojomigrateur
Photojournaliste | 00H59 | 23/10/2008 |
Quand on prétend savoir des choses, avoir des documents qui pourraient faire tomber X fois la république, ce serait bien d'avoir les C------S de tout balancer en place publique… !
à jojomigrateur
De feedalafrancaoui
Curieux | 09H28 | 23/10/2008 |
Le plus « étonnant » c'est qu'on fait une histoire invraisemblable sur la révélation par un hebdo de ces carnets alors qu'on ne parle jamais de ce qu'ils contiennent… J'ai entendu parler sur certaines radios par forcément réputées des polémiques politiques stériles, d'affaires de pédophilie au Maroc par un ministre en exercice à l'époque (sans avoir de nom). Serait-ce moins grave que de dénoncer l'existence de carnets de note rédigés par une personne dont le métier était de savoir tout sur tous ceux susceptibles de poser un problèmes à ses supérieurs (les politiques…) ? ?
à feedalafrancaoui
De Stump
Etudiant | 15H08 | 23/10/2008 |
Il s'agit de Douste-Blazy.
à Stump
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 13H56 | 24/10/2008 |
Une employée de ministère m » a donné quelques noms de ministres , mais je ne veux - peux - pas les citer. Ils sont assez nombreux, forment un véritable réseau. Demandez aux enfants du juge Roche, qui se battent courageusement depuis des années pour que le voile soit levé !
à jojomigrateur
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 16H57 | 24/10/2008 |
A Jojo migrateur : oui, à condition d « être soutenu : mais tout le monde se débine et l » accusateur, isolé, en prend plein la gueule . Va voir sur http://ass.renseignements-genereux.over-blog.com/
,article « cyclone ripoux droit sur nous “ , ce que deux femmes ont enduré pour avoir tenté de dénoncer un pédophile frère d ‘un magistrat. Et comment les copains’ militants de gauche les ont lâchées.
De Raoul31
Professeur | 01H06 | 23/10/2008 |
Du bon ! du très bon !
De Le Yéti
yetiblog.org | 16H10 | 23/10/2008 |
EDVIGE À SPIRALES
Impayable : voilà que ceux qui étaient parmi les plus fervents promoteurs du fichier de renseignement Edvige hurlent aux loups à cause d'un misérable carnet ! Tel est pris qui…
De Nonmaididon
Indécis | 06H01 | 23/10/2008 |
Les liens de notre Président avec la filière Corse se précisent de plus en plus.
De Gandijyn
06H46 | 23/10/2008 |
Des carnets, laissés bien en évidence sur une étagère ? … Ben voyons ! Y.B. doit être un peu plus fûté que cela… Même si les contenus agacent quelque peu les « hyper-sensibilo-politico », s'il doit y avaoir de vrais secrets, ils sont bien protégés, en dépôt chez un avocat, huissier, ou autres, mais certainnement pas sur une étagère !
Peut-être allait-il co^^uter trop cher en « Retraite » ! c'est bien une tatctique de toute entreprise de la mise au placard, dès qu'il faut sorti le moindre sou : )))
Quand même, tout cela ça pue la mafia. Il n'y a plus qu'à cocher et compter les points. Enfin un peu d'ambiance caviar !
De Corsaire du Peuple et de la Raison
ingénieur | 06H52 | 23/10/2008 |
Il parle peut-être, mais il ne dit rien.
à Corsaire du Peuple et de la Raison
De pablico
18H38 | 23/10/2008 |
tout cela peut faire rire,
bien sur c'est dans la sphère dirigeante.
Mais cela se passe autour de nous, écoutez les ragots dans un café, au bureau, entre collègues, petits chefs, grands chefs…c'est du même tabac.. que des renseignements à la con, sans fondements, et qui vont faire ou défaire une réputation, une personne, une vie..
souvent en entendant ce genre de truc plus fou que tout, on se dit , c'est vraiment un bavardage de concierge (je n'ai rien contre les concierges). Mais il s'avère souvent que cela peu faire très mal..
signé : un témoin.
De skalpa
actif et militant ? | 06H59 | 23/10/2008 |
A quand des Renseignements généreux ?

http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De Matthieu33
16H27 | 23/10/2008 |
ça existe ici : http://www.les-renseignements-genereux.org/
: -)
à skalpa
De Marc de café_bloque
cabot mais pas chien | 19H20 | 24/10/2008 |
Il y a le percutant http://www.ass.renseignements-genereux.over-blog.com : je l » ai cité, déjà, plus haut, avec un commentaire sur l » un de ses articles, très « chaud » .
De Phil2922
Retraite invalidité | 07H32 | 23/10/2008 |
Sarkozy porte plainte contre Bertrand, mais n'est-ce pas plutôt la rupture annoncée contre la Chiraquie… ? En effet, Villepin continue à ètre poursuivi dans l'affaire Clearstream et Morin (ministre de la Défense) vient de lever le secret défense du compte japonais de Chirac….
Bertrand est quand même resté 12 ans à la tête des RG, avec 8 ministres de l'intérieur, alors des fiches, il doit en avoir… !
Et puis cette fusion des RG et de la DST, n'empêchera pas que des boîtes privées payent des barbouzes pour espionner et faire un dossier sur des responsables politiques. On l'a bien vu avec l'affaire Taser/Besancenot… ! Au contraire, avec la fusion, il va y avoir encore plus de barbouzes disponibles sur le marché… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De Gandijyn
09H31 | 23/10/2008 |
Si, vous avez raison…
Une karchérisation « ethno-politico-Chirakoko » :
- Clear-Stream, on ne peut trouver plus transparent !
- Villepin, ne viendrait-il pas de vilipender (c'est un peu tirer par les cheveux, mais … ! : ))))
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 07H33 | 23/10/2008 |
Cette coïncidence historique entre l'écroulement de la configuration présente du capitalisme et toute cette génération flico-barbouzo-mafieuse issue des lendemains de la guerre est à suivre avec beaucoup d'attention. Cette dernière se dirigeant inexorablement vers le trou, les vieux sont sacrifiés à la lumière médiatique alors que la relève doit déjà s'assoir dans les fauteuils encore chauds ; à la différence que les circuits classiques d'approvisionnement de fonds greffés sur la configuration économique présente vont devoir s'adapter aux nouvelles donnes parallèlement, à suivre donc.
Il serait temps que le milieu journalistique en perte de crédibilité constante, fasse le ménage (et non des ménages) parmi ses informateurs et collègues, Francelet en est un beau spécimen (entre autres) mais quand on voit qui possède la presse, quelles sont ses sources et la servilité et la fainéantise de nombres de journalistes il ne faut pas s'étonner de la désaffection du public.
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 07H55 | 23/10/2008 |
La police politique … et après on s'étonne de l'état de notre démocratie ?
mais c'est quoi la différence entre les polices de l'ex URSS et nous ?
Coups tordus, affaires tordus, polices tordus, gens tordus … pays tordus ! ! !
A plus et bésitos
Eric
http://monmulhouse.canalblog.com/archives/2008/10/22/11057412.html
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 08H19 | 23/10/2008 |
Pour que Sarkozy et tous les autres politiques concernés soient aussi fâchés de découvrir le contenu de ces carnets, faut qu'il y ait plein de vérités dedans.
Pourquoi porter plainte contre Bertrand puisque les carnets ont été pris lors d'une perquisition ? Comment ont-ils atterri au Point ?
Quand on voit tout le raffut que ce que ces renseignements suscitent, on peut se demander pourquoi ce gouvernement voudrait d'Edwidge… Le renseignement, c'est bien, mais seulement s'il révèle les coups tordus de son ennemi.
La phrase de Sarko « Je le fendrai en deux » fait froid dans le dos. Ce régime ressemble de plus en plus à une Dictature.
à Di
De Gandijyn
09H35 | 23/10/2008 |
Un Etat gouverné par des bûcherons ! Vous avez le choix entre la hâche ou la dynamite !
On va découvrir des cadavres en chambre froide ; : )))
De Sexus Empiricus
08H32 | 23/10/2008 |
On dit bien que la roche Tarpéienne est proche du Capitole, et que la Fortune est capricieuse. Le vent, ou la roue, a visiblement tourné.
Dans cette affaire de police-politique, d'eau trouble et de linge sale, l'intéressé dénonce un roman de gare ; c'est plutôt du Balzac pur sucre : Yves Bertrand est pris dans la comédie humaine comme une mouche dans une toile d'araignée.
Au-delà des réglements de compte actuels (on devine une sorte de guerre des gangs derrière le drapé solennel des histoires d'avocat), ce qui nous rend malgré tout sympathique Yves Bertrand, c'est non seulement le cant insupportable de ses ennemis déclarés (Pasqua ! Jospin ! Sarkozy ! ), mais c'est surtout le fait qu'un caïd du renseignement ait eu l'idée romanesque, en 1979, de « rédiger » - dans un style sans doute télégraphique - des notes à usage personnel dans des carnets de brouillon.
À mon avis, la publication de ces carnets mériterait d'être financée par le CNL, au nom de l'intérêt général, ou pour l'instruction des citoyens.
Enfin, dans le c.v. de ce malheureux diariste tombé en disgrâce, David Servenay évoque un « homme roué ». Roué ? Tiens ! Vraiment ? Et en quel sens l'entendez-vous ?
Puisqu'on est dans la comédie de Balzac, il n'est pas inutile de rappeler qu'on disait « roué » quelqu'un « digne du supplice de la roue ». On a ensuite appliqué ce terme cinglant, synonyme de « corrompu » ou de « vicieux », aux libertins et à tous les licencieux. « Les Roués de la Régence » est une expression historique qui visait les compagnons de débauche du duc d'Orléans. Par extension, on considère comme roué celui qui est assez dévergondé pour se livrer à des plaisirs que les bonnes mœurs réprouvent.
Dire que la tête des bonnes moeurs, ce sont les ennemis déclarés du Grincheux…
à Sexus Empiricus
De jexiste
si, si | 13H32 | 23/10/2008 |
Ne vous contentez pas du seul point de vue de DS :
http://www.liberation.fr/societe/0101163361-les-carnets-d-yves-bertrand-…
http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2…
à jexiste
De Sexus Empiricus
20H30 | 23/10/2008 |
Merci pour les liens : deux points de vue qui montrent que l'ex-patron est encore plus « roué » qu'annoncé (par DS).
Se fait-on, à la tête des RG comme ailleurs, les ennemis qu'on mérite ? Beaucoup de fumeux dans ce ramassis de commérages FigMag : un brouillon de… roman de gare ?
à Sexus Empiricus
De jexiste
si, si | 11H51 | 24/10/2008 |
Voir aussi :
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2294/articles/a386428-le_gran…
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2294/articles/a386430-la_main…
à Sexus Empiricus
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 08H57 | 25/10/2008 |
On n'a pas encore tout vu…
ceci :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2008/10/l-indicateur-be.htm…
a été très peu lu hier ! le rapprochement entre Cleartsream et Angolagate n'est pas mal !
à FabiendeMénilmontant
De jexiste
si, si | 20H58 | 25/10/2008 |
Selon ce que la presse en a rapporté jusqu'à ce jour, les carnets Bertrand éclairent ceux qui s'y intéressent sur de grandes manoeuvres débutées en 2001.
Tout le monde semble oublier ce précédent d'importance :
http://www.lefigaro.fr/france/20060506.FIG000000735_quand_michel_roussin…
De même, il conviendrait de citer plus souvent ce protagoniste de l'affaire Clearstream :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Heinrich
On le retrouve avec Michel Roussin sur le champ africain :
http://www.pressafrique.com/m883.html
à jexiste
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H17 | 26/10/2008 |
certes, mais l'Afrique n'est pas le terrain de prédilection de David ? il a bossé pour RFI, non ?
qu'il s'agisse de Chirac (Roussin) ou de Sarko (Pasqua a indiqué ce dimanche qu'il avait certains comptes à régler), les dirigeants africains sont les mêmes.
De Tyb
(par ici, par là) | 08H47 | 23/10/2008 |
Le SAC et Action Directe y voir une quelconque différence dans les méthodes c'est bien faux cul.
Mais bon plus c'est gros plus ça passe.