tribune

Au delà des sifflets contre la Marseillaise, le rêve républicain

On peut rêver, se faire un « civic dream… » Non pas croire naïvement qu'un stade entier puisse vibrer, tour à tour et avec ferveur, sur l'hymne national (de deux équipes adverses), mais simplement penser, par exemple, que le respect de l'autre passe aussi par le respect de soi (et inversement), qu'il s'agisse d'un individu ou d'un pays d'ailleurs, et estimer que si l'emblème de la République Française est atteint, l'idéal républicain, lui, paradoxalement, peut et doit s'animer.

On le sait, la France, bon vieux pays aux 400 fromages maugréait le général de Gaulle, cultive la posture protestataire et apprécie la culture révolutionnaire. Râler, défiler, siffler… cela fait partie du sport national et, en cela, les « jeunes de banlieues », comme on dit, se conforment à une longue tradition ! Ceci dit, comment ne pas voir que l'affaissement du « sentiment d'appartenance » à quelque chose qui ressemble à la République Française ? Comment ne pas voir que ce sensible affaissement, si audible et médiatique, lors de grandes rencontres du Stade de France est perceptible et douloureux, sans micros ni caméras, dans la vie quotidienne des « quartiers » ? Comment surtout ne pas voir que derrière les emblèmes et les symboles, les principes républicains sont en cause, et que des mots comme Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité et Démocratie, qui fondent le socle de notre République peuvent être progressivement et dangereusement atteints et, avec eux, une idée du « vivre ensemble » dans des valeurs communes ?

Déni de réalité à gauche, réaction sécuritaire à droite

Dans cette « affaire » du Stade de France, du France-Algérie de 2001 à France-Tunisie de 2008, c'est aussi les sidérantes réactions des politiques, de gauche comme de droite, qui laissent pantois. Qu'il s'agisse, pour une partie de la gauche, du déni de réalité d'abord : « tout cela n'a pas grand sens » entend-on, et si de jeunes Français, beurs en l'occurrence, ne se sentent pas Français, « ce n'est pas bien grave, c'est aussi que la France et les Français ne les aiment pas ». Bref, c'est la faute aux discriminations ! Question : et pourquoi dans un pays comme les Etats-Unis, où les discriminations comme partout continuent à sévir, dans le « peuple de gauche » des pauvres, exclus et discriminés, ce camp revendiqué par le candidat démocrate Obama, il serait impensable voire sacrilège de s'en prendre à la bannière étoilée ou à l'hymne national ?

C'est bien que notre bon vieux pays n'a pas su transmettre ou rénover son patrimoine emblématique, national et républicain. C'est bien aussi que derrière la « question sociale », qui vient (trop rapidement) expliquer les incivismes en tous genres, se trouve en fait une question plus complexe, culturelle, comportementale et in fine civique, qu'une partie de la gauche cherche trop souvent à éviter.

A droite, le syndrome a pu être symétriquement inverse mais tout aussi sidérant. S'en tenir à des réactions émotionnelles, sans doute sincères, en rester à la surface de la manifestation pour n'en déduire que des mesures sécuritaires (comme vider les stades et arrêter les « coupables ») relève d'une autre vision à très courte vue. « La fièvre monte ? Cassons le thermomètre ! Virez-moi ces jeunes qu'on ne saurait entendre ! » S'en tenir au symptôme sans traiter le mal, est bien sûr facile mais illusoire. Sans compter le cynisme de la frange la plus droitière, virant xénophobe en ce genre de circonstances, pouvant être rejointe par la frange populaire qui a fait les belles heures électorales du « gaucho-lepénisme », pour qui « ces gens là sont, on le sait bien, incapable de s'intégrer », alors « aimer la France et la Marseillaise, vous n'y pensez-pas ! »

Coment favoriser le « vivre ensemble » ?

On peut néanmoins rêver à une autre France, avoir un « civic dream » pour d'autres réactions politiques, reflétant une démocratie plus forte et plus mûre… et imaginer que le cycle infernal et suréaliste des sifflets/hués/émotions/indignations/réactions/contre réactions/contestations/sifflets/huées… que ce flot de bruits qui s'autoalimentent laisse place, non pas au silence et à l'inaction mais, dans le calme, à la vraie question, si peu posée : comment mieux favoriser le « vivre ensemble » autour de valeurs communes, reconnues comme telles par tous les citoyens, quelles que soient les origines ? Cette question fondamentalement politique, qui dépasse les clivages et qui ne pourra être abordée ni par l'attitude du déni, ni par l'usage de l'émotion, cette question est posée à la France de 2008, et à ses dirigeants.

Poursuivons le rêve, pour qu'une union nationale puisse, l'espace de quelques temps, se profiler autour de la simple idée d'un plan d'actions, profondes et réfléchies, à élaborer, à partir de consultations les plus diverses, où les responsables institutionnels et de la société civile s'expriment, ou acteurs associatifs, les jeunes de banlieues eux-mêmes bien sûr soient écoutées, les citoyens de ces quartiers, où une large majorité d'enfants de la République ne veut évidemment pas se laisser enfermer dans les actes tonitruants, spectaculaires et parfois violents, d'une minorité. Un plan et une méthode pour que les acteurs de la citoyenneté alimentent et se réapproprient la promotion des valeurs républicaines, où le drapeau retrouverait toutes ses couleurs, et l'hymne les accents chantant de la Révolution Française de 1789, celle qui avait su proclamer, pour le monde et dans une société d'inégalités organisées, la fondatrice Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

On peut aussi rêver que, dans les hauts lieux de la République, tout le monde s'y mette rapidement pour apporter sa pierre, que la grosse pierre de l'Education Nationale ne soit pas une montagne à soulever, et que l'éducation aux principes et emblèmes républicains soit rénovée et renforcée, y compris et surtout pour les zones d'éducation prioritaire, où trop de profs (d'histoire notamment) sont tentés de refermer leurs livres, découragés devant les assauts du différentialisme communautaire. Il y aurait la pierre audacieuse de la communication publique et sociale, en direction du grand public (seules les lessives auraient droit à des campagnes publicitaires en France ? ), ou en direction de publics cibles, jeunes notamment.

Et les instruments de politique de la Ville se mettrait en mouvement aussi, pour démontrer que les quartiers ne souffrent pas d'un trop plein de République mais d'un manque de République, pour démontrer que contrairement aux idées reçues et aux sifflets - et n'en déplaise à la mouvance « Indigènes de la République », qui instrumentalisent à loisir la réalité des discriminations pour segmenter la société et attiser les particularismes ethnico-communautaires et religieux – l'esprit de la République peut être porté très haut par et dans ces quartiers, précisément dans la rudesse de ces zones en difficulté où se jouent et se vivent les valeurs de Liberté (notamment d'expression), d'Egalité (en ce qui concerne les origines, mais aussi le sexe), de Fraternité (par le partage d'étroites relations, qui évacuent les violences).

On peut enfin rêver, mais aussi constater qu'un grand devoir d'explication pédagogique n'est pas loin de pouvoir voir le jour, d'une manière ou d'une autre, compte tenu de l'ampleur et de la profondeur de la demande sociale. Qu'il vienne « d'en haut » des politiques, « d'en bas » d'acteurs associatifs, d'enseignants alarmés ou de jeunes motivés, qu'il vienne bruyamment ou modestement, peu importe, mais on sent bien qu'une forte aspiration, nationale et républicaine, sans doute mal exprimée car pour partie inconsciente, traverse les forces vives du sport, de la culture, de l'éducation, de l'entreprise, de l'économie sociale… de cette vie réelle qui, dans toutes les villes de France, loin des idéologies et au-delà de toutes les sensibilités, on aspire à voir reconnaître un espace commun de référence, peut-être chargé d'histoire mais surtout prometteur d'avenir. Un espace qui ne peut s'appeler autrement, avec des couleurs rafraîchies, que République Française.

92 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Kobayashi

De Kobayashi

Etudiant | 16H25 | 23/10/2008 | Permalien

Merci pour cet article.
D'abord en signalant que tout cela est bien réel et ne relève pas de l'incident isolé. Il est clair que les actes ne sont pas pardonnables mais il est encore plus clair que les politiques n'apportent absolument aucune solution en réagissant dans l'heure et à chaud. Je ne sais pas si la comparaison avec les E-U est opportune. La râlerie est un sport national certes mais la France se trouve depuis la seconde guerre mondiale dans la situaton du perdant qui ouvre sa bouche. Ajoutons à cela la repentance perpétuelle envers les anciennes colonies, une politique qui ne va nulle part sinon dans le mur et l'on crée un fossé énorme entre notre devise et la réalité. Les E-U sont un peuple de vainqueurs, dans les faits et dans leur philosophie, ce qui je pense explique leur patriotisme. Il y aussi les guerres menées depuis cinquante ans et le 11 septembre qui peuvent entretenir ce patriotisme.

Notre problème n'est pas de manquer d'inspiration car les idées, si l'on s'y intéresse un tant soit peu, existent. Il n'y a simplement pas de moteur commun à toutes ces sphères idéologiques. Un rôle tout indiqué pour les Hommes politiques, reste à savoir qui aura assez d'audace. Ou alors peut-être une guerre…

Portrait de jyeden

à Kobayashi Portrait de Kobayashi De jyeden

khmer vert ( age des caverne, bougi... | 17H45 | 23/10/2008 | Permalien

les EU un peuple de vainqueurs ?
a te lire, les américains auraient gagné au vietnam et en irak

Portrait de pablico

De pablico

18H06 | 23/10/2008 | Permalien

quand on était petit on nous a appris de concert : la marseillaise et le chant du départ(obligatoire pour le certificat d'études) qui fini comme cela :

Les français donneront au monde
Et la paix et la liberté.

alors ayons confiance on y arrivera…ce n'est pas quelques sifflets qui vont nous détourner de notre devoir…et de notre destinée…(c'est écrit dans la chanson qui dit la vérité vraie ; -)….)

La République nous appelle
Sachons vaincre ou sachons périr
Un Français doit vivre pour elle
Pour elle un Français doit mourir.

je viens de relire les paroles… cela a de la gueule comme même… et au diable les sifflets et toute cette affaire ! : -)
.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chant_du_d%C3%A9part

les chiens sifflent mais la caravane passe..

Portrait de Bernard Girard

à pablico Portrait de pablico De Bernard Girard

Enseignant blogueur | 19H59 | 23/10/2008 | Permalien

« Un Français doit vivre pour elle, pour elle un Français doit mourir… »
Toujours facile d'être courageux avec la peau des autres.

Portrait de Bernard Girard

à pablico Portrait de pablico De Bernard Girard

Enseignant blogueur | 20H03 | 23/10/2008 | Permalien

« Les Français donneront au monde la paix et la liberté ». Euh, on peut savoir le lieu et l'heure ?

Portrait de Bernard Girard

De Bernard Girard

Enseignant blogueur | 18H08 | 23/10/2008 | Permalien

Consternant de lire dans Rue89 une tribune confiée au fondateur de la très chevènementiste « Revue civique » mais aussi de l » « Observatoire de l'extrêmisme » où l'on a vu développées plus d'une fois les racisme et la xénophobie de l'extrême-droite…bien sûr dissimulées dans les plis du drapeaux tricolore. Peut-être est-il temps de sortir de ce « rêve d'une union nationale » chantée par Moinet, après Déroulède, union nationale qui a souvent tourné au cauchemar plus qu'autre chose. Il est vrai que pour ces nostalgiques du service militaire, la mort de millions de jeunes hommes dans les tranchées de Verdun ou d'ailleurs est un titre de gloire pour la nation. Avec une assurance où se mèlent ignorance historique et mauvaise foi, Moinet appelle de ses voeux à la « promotion des valeurs républicaines…où la Marseillaise retrouverait les accents chantant (sic) de la Révolution française de 1789…et la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen ». Anachronisme douteux repris de façon récurrente par les partisans de ce chant hideux et ridicule que reste la Marseillaise, qui voudraient faire croire qu'elle vient des Droits de l'homme et de 1789 alors qu'elle est contemporaine de 1793 et de la Terreur.
Et puis, bien sûr, il y a cette attaque contre les « profs d'histoire trop souvent tentés de fermer leurs livres, découragés devant les assauts du différentialisme communautaire ». On croirait entendre Brighelli, le pourfendeur des « barbares » à l'école, à moins que ce ne soit Le Pen ou de Villiers qui ne s'expriment pas très différemment. Autrement dit : on veut bien des nègres et des Arabes pourvu qu'ils ne se montrent pas. Plutôt que de pousser des cris d'orfraie devant toute jeune fille coiffée d'un foulard, il faudrait se demander ce que c'est que ce communautarisme franchouillard qui n'a rien d'autre à proposer que l'adoration béate d'oripeaux symboliques, qu'il est interdit d » « outrager » sous peine de six mois de prison et de 6500 euros d'amende. En évoquant l'Education nationale, Moinet montre aussi sa très grande ignorance du système éducatif : il est pourtant bien placé pour savoir que l'adoration des symboles nationaux a retrouvé toute sa place dans le système scolaire depuis plus d'un quart de siècles, rétablis par le ministre de l'Education nationale de l'époque, un certain Chevènement. Marrant, d'ailleurs de constater que les jeunes et sympathiques conspueurs de Marseillaise de l'autre soir, sont tous sortis de cette école où on leur apprend religieusement le culte de la nation et de ses loques symboliques. Et d'ailleurs, dans sa dernière « réforme » des programmes de l'école primaire, Darcos n'a-t-il pas demandé qu'on écoute debout la Marseillaise ? Gageons que, très bientôt, on exigera des gamins qu'ils se mettent à genoux en hommage au sang impur qui abreuve les sillons.
Elle est franchement ridicule cette crispation névrotique sur un concept – la nation – qui n'existe que dans les discours et l'imaginaire de quelques-uns et qui est responsable de tant de drames. On est français ou humain ? Pourquoi faudrait-il se sentir une solidarité obligée avec des individus dont le seul point commun est d'habiter d'un même côté d'un pointillé sur une carte, les fontières nationales. Alors qu'aujourd'hui, dans le monde, un milliard d'êtres humains souffrent de la faim, dans l'indifférence « nationale », Moinet, lui, garde son indignation pour une Marseillaise sifflée par une bande joyeuse et rigolarde, derrière laquelle il perçoit « le particularisme ethnico-communautaire ».
La Marseillaise a fait son temps : un temps de haine et de mort. Il est temps d'en finir avec cet hymne raciste et mortifère, ou bien, si l'on tient vraiment à l'écouter, en le faisant en se tapant le cul par terre, comme disait si bien le poète.
Je tiens enfin à préciser que l'auteur de ces lignes n'est ni musulman, ni membre d'un gang ethnique, mais un Français souchien.

Portrait de kawouede

à Bernard Girard Portrait de Bernard Girard De kawouede

21H32 | 23/10/2008 | Permalien

Merci pour votre commentaire. Il est temps de remettre au placard cette conception néo-post coloniale de notre République. Ni une, ni indivisible, la république n'est que ce que nous en faisons. Actuellement, avec un régime qui se présidentialise et se peopolise au possible, un système économique et social qui nie la solidarité et les visions alternatives, une culture officielle tétanisée, la république va mal ; les sifflets contre la Marseillaise n'en sont même pas un symptôme.

Portrait de Jean-Philippe Moinet

à kawouede Portrait de kawouede De Jean-Philippe Moinet (auteur)

La Revue Civique | 15H03 | 24/10/2008 | Permalien

Réponse vive et rapide à Kawouede :

- Oui, bien sûr, la République est « ce que nous en faisons », mais à titre individuel nous n'en avons pas isolément la propriété : la République est aussi fruit d'une histoire, d'un héritage, protégés par des textes, la Constitution qui proclame notamment son caractère démocratique et laïc. Dans une société de consommation immédiate et d'impératifs individualistes, c'est plutôt rassurant.

- Quant à « la conception néo-post-coloniale » de la République, la tarte à la crème a déjà été sortie ! On connaît la propension à l'accusation permanente d'un passé qui commence à s'éloigner, mais qui ne passe vraiment pas, au point de nous resservir ce couplet du « néo-colonialisme républicain » ; ça ne dupe plus grand monde. Je citerai juste à ce propos, ce beau comentaire, lu dans L'Express d'hier, signé Philippe Val, patron de Charlie Hebdo et peu soupçonnable de nostalgie « post-coloniale » :

« Dix ans après la Seconde Guerre Mondiale, dit Val, pour une partie de la gauche qui avait raté le rendez-vous avec la Résistance, l'enthousiasme anticolonial tombait à pic. L'Algérie, continue-t-il, ce fut une session de rattrapage confortable : plus facile le lutter contre l'Etat français colon, que contre les Allemands… Pour certains, conclut-il, il y a une revanche à prendre sur leur propore pays ou, comme Verges ou Genet, une haine de la France ».

Je serais un peu moins sévère que Val, mais cet homme de gauche n'a pas tout à fait tort…

Portrait de mechante langue

à Jean-Philippe Moinet Portrait de Jean-Philippe Moinet De mechante langue

16H05 | 24/10/2008 | Permalien

Trés juste !
D'ailleurs il faut ajouter dans cette liste l'exemple caricatural de JP Sartre , qui resista beaucoup à faire de la résistance pendant la Resistance pour la France mais qui comme tous les resistants de la 25eme heure fut le plus grand et le plus zélé des resistants de bureau contre la France

Portrait de Ouko

à Bernard Girard Portrait de Bernard Girard De Ouko

Citoyen réinformateur ..... | 00H21 | 24/10/2008 | Permalien

réaction citoyenne au dhimmi prof BG…

Dans le Figaro du 22 octobre, le Ministre de l'Education, monsieur Xavier Darcos assène une « vérité » qui en dit long sur l'état de décrépitude avancée dans laquelle se trouve l'éducation nationale française.

En relevant que : « Si on arrive déjà à socialiser les enfants, à parvenir à ce qu'ils s'écoutent, et à leur faire parler une langue qui ressemble au français, je serai content ! » le ministre de monsieur Sarkozy montre son impuissance, son manque d'ambition et sa résignation devant la situation dramatique de notre école.

Dans une lettre adressée au enseignants en 1882, Jules Ferry parlait en ces termes de l'école : « au contraire, il a paru tout naturel que l'instituteur, en même temps qu'il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage ou du calcul. » Cent vingt-six ans après cette noble ambition, la gratuité de l'enseignement et après soixante ans de syndicalisme politisé, notre éducation est en faillite sociale, pédagogique et morale.

Cet aveu ministériel, cruel mais lucide, montre évidemment les méfaits d'une politique d'immigration sans limite, d'une communautarisation de notre société et du recul de tout ce qui symbolise la France, son Etat comme son Histoire.

êtes vous vraiment prof ? ? ?

Nous pouvons tous en douter …..

Mais bon j'ai l« habitude d'écouter , de lire, des profs du genre Finkielkraut et comme on dit …

il n'y a pas photo par rapport à vous …..

La prochaine fois , essayez de faire un effort en écrivant quelque chose d'intelligent…

Ouko bon citoyen…

Portrait de Bernard Girard

à Ouko Portrait de Ouko De Bernard Girard

Enseignant blogueur | 05H39 | 24/10/2008 | Permalien

Merci à Ouko pour son commentaire de haute volée.
Si bien sûr, on se fait une image de l'école d'après les « vérités » de Darcos, là, effectivement, il n'y a pas grand chose à dire. Darcos apparaît aujourd'hui pour ce qu'il est vraiment : un militant UMP en service commandé auprès de son seigneur et maître Sarkozy, mais accessoirement, aussi, au service de sa propre carrière politique. Un mois et demi après la rentrée scolaire on voit tous les jours sur le terrain (oui, je suis prof) les effets désastreux de sa politique, réactionnaire et dogmatique.
Votre allusion à Jules Ferry (dont les conceptions pédagogiques et éducatives étaient d'ailleurs aux antipodes de celles de Darcos), permet de rappeler que Ferry fut un ardent défenseur du colonialisme français (« les races supérieures - disait-il - ont des droits sur les races inférieures… »). Une époque dont on a le droit de penser qu'elle a fait son temps.

Portrait de guerzit

à Bernard Girard Portrait de Bernard Girard De guerzit

Incomprenant majeur | 10H19 | 24/10/2008 | Permalien

Merci pour votre premier texte. Il m'aura éviter des efforts que j'imagine assez vains, pour exprimer ce que je ressens moi même.

Portrait de mechante langue

à Bernard Girard Portrait de Bernard Girard De mechante langue

11H42 | 24/10/2008 | Permalien

Sérieusement , vous n'etes pas prof !

Portrait de Jean-Philippe Moinet

à Bernard Girard Portrait de Bernard Girard De Jean-Philippe Moinet (auteur)

La Revue Civique | 14H47 | 24/10/2008 | Permalien

Rapide et vive réponse à Bernard Girard… avec le respect dù à l'enseignant que vous êtes :
… mais vous faites erreur, manifeste, d'appréciation :
- c'est accessoire, mais la Revue Civique et européenne n'est pas, vous en déplaise, « trés chevénementise » ; c'est simplement un espace ouvert aux contributions, théoriques ou pratiques, sur la citoyenneté ; le dernier numéro comprenait des textes ou sujets sur Rama Yade, Michel Rocard, Serge Moatti, ou encore Elie Barnavi et Tony Blair… je ne vois là rien de trés chevénementiste, mais ce n'est pas bien grave ; cherchez une étiquette est toujours une facilité, quand on manque d'arguments de fond.
- par ailleurs, l'Observatoire de l'extrémisme s'honore d'avoir combattu - et ça peut continuer bien sûr - l'extrémisme de droite, de face et sans ambages : vous avez été en face à face contre Mégret et Le Pen ? Moi si. Vous avez peut-être, contrairement à moi, le penchant à donner des leçons. Soyez plus modeste…
- Quant aux « crispations névrotiques » que vous me prêtez « sur un concept, la nation », je ne vois pas où il y a névrose dans l'appréciation positive de la nation, de son histoire : la République Française a heureusement eu, dans la passé, des défenseurs qui n'ont versé dans aucun nationalisme mais qui, au contraire, ont su à certaines périodes lever l'étendard de la nation et de la République pour faire barrage aux tenants du fachisme et du nazisme. Relisez tranquillement Fernard Bradel (« l'identité de la France »), Yves Lacoste (« Vive la nation ») ou encore Dominique Schnapper (dans numéro du printemps des « Cahiers Français »), cela confortera sans doute pour bagage d'enseignant.
Et que vive la République ! ! !

Portrait de déluge

à Jean-Philippe Moinet Portrait de Jean-Philippe Moinet De déluge

menuisier | 16H17 | 24/10/2008 | Permalien

« vous avez été en face à face contre Mégret et Le Pen ? Moi si. »
Pour quelqun qui pointait assez finement, l'anti colonialisme pour les intellos de gauche d'après guerre comme substitut à une Résistance qu'ils ne pratiquèrent pas tous, c'est drôle.

« Face » à Mégret ou Le pen, vous ne risquiez rien de plus que l'invective. Et en cas de coup, une bonne couverture médiatique et quelques sous de dommage/intérêts.

PS : Philippe VAL, pas Vial et Fernand Braudel.
Relisez-vous, ça confortera sans doute votre bagage de chroniqueur (encore que j'ignore à peu prês la signification de « conforter votre bagage »).

Portrait de Bernard Girard

à Jean-Philippe Moinet Portrait de Jean-Philippe Moinet De Bernard Girard

Enseignant blogueur | 17H58 | 24/10/2008 | Permalien

Heureusement que M.Moinet est là pour faire connaître les bonnes lectures, les bons livres aux enseignants. Pour ce qui est de faire le coup du mépris, vous êtes presque aussi bon que Darcos. Et puisque vous me reprochez « le manque d'arguments de fond », je vous réponds sans mal qu'une bibliographie - surtout tronquée comme la vôtre - ne fait pas non plus très argumenté. Lire Braudel ou Lacoste n'interdit pas de penser par soi-même.
Je constate que dans votre réponse, vous passez sous silence les deux points à mes yeux les plus importants :
- avec le délit d'outrage à Marseillaise, on a rétabli lde crime de blasphème de l'Ancien régime qui implique une croyance irraisonnée et obligatoire. Si l'on a le droit de caricaturer Mahomet, pourquoi n'a-t-on pas le droit de rigoler de la Marseillaise ?
- que la nation soit une croyance commune à l'extrême-gauche comme à l'extrême-droite n'est pas un hasard. Outre qu'on ne se donne jamais la peine de la définir - on se rendrait alors compte qu'il s'agit d'une croyance religieuse et de rien d'autre - elle permet de désigner des boucs émissaires : quand M. Moinet dénonce « les particularismes ethico-communautaires et religieux », il est dans la même logique de Le Pen et de Villiers. En dehors des phobies, du racisme et des guerres, qu'ont apporté les nations dans l'histoire ? Rien.

Portrait de Jean-Philippe Moinet

à Bernard Girard Portrait de Bernard Girard De Jean-Philippe Moinet (auteur)

La Revue Civique | 18H39 | 24/10/2008 | Permalien

Cher enseignant Girard…
vous confondez avec aisance l'idée de nation, qui a fondé la citoyenneté - c'est même l'un des grands acquis de la Révolution Française et de la Déclaration des droits de l'Homme et du « Citoyen » - et le nationalisme, qui est la captation de l'idée de nation à des fins idéologiques ou politiques qui, naturellement, a fait des dégats dans l'histoire.
Comme il y a confusion d'ailleurs, parfois, entre le concept de communauté - qui n'a rien de répréhensible, chacun ayant d'ailleurs diverses communautés d'appartenance, familiales, professionnelles, locales, philosophiques ou religieuses, amicales, etc… - et le communautarisme, qui est l'enfermement dans un seul type de lien communautaire, lien exclusif et de soumission pouvant virer, dans le cas religieux par exemple, à la violence contre tout ce qui n'est pas reconnu comme relevant de la même appartenance.
Les nations, du monde entier d'ailleurs, et dans les zones démocratiques en particulier, n'ont pas, en soi, à subir l'accusation de virer au nationalisme, sous prétexte qu'elles font symboliquement usage du drapeau, de l'hymne, d'une devise… La preuve : sur notre continent, les nations vivent en harmonie dans l'espace de solidarité qui s'appelle l'Union Européenne (qui a, elle-même, son drapeau, son hymne, sa devise). C'est bien que nos nations européennes ont, heureusement, retenu les leçons de l'histoire…

Portrait de Bernard Girard

à Jean-Philippe Moinet Portrait de Jean-Philippe Moinet De Bernard Girard

Enseignant blogueur | 20H33 | 24/10/2008 | Permalien

Cher non-enseignant Moinet…
L'idée de nation aurait donc fondé la citoyenneté. Pouvez-vous nous donner la date de l'événement SVP ? Et également nous expliquer pourquoi des millions d'immigrés, travaillant en France depuis de longues années, n'ont toujours pas le droit de vote ? Puisque vous semblez faire une fixation sur l'épiphénomène de la Révolution française (le Bill of Rights de 1689 ou la Déclaration d'indépendance de 1776 n'ont pour vous jamais existé), il faut rappeler une nouvelle fois que la Déclaration des droits de l'homme de 1789 (et, en particulier, son article 10 sur la liberté de conscience - ça y est, encore un gros mot) n'a rien à voir avec la Marseillaise contemporaine de la Terreur et de la guillotine. Pour ce qui est de l'hymne européen, je me permets simplement de signaler que c'est un hymne sans paroles. Et pour ce qui est de la musique, Beethoven c'est quand même autre chose que Rouget de Lisle.
Quant au « communautarisme, enfermement dans un seul type de lien communautaire…pouvant virer à la violence contre tout ce qui n'est pas reconnu comme relevant de la même appartenance », c'est à vrai dire la définition du communautarisme franchouillard.
A propos de violence, je n'ai jamais rien lu sous votre plume sur la politique de Hortefeux, sur cette femme qui s'est immolée l'autre jour pour faire libérer son compagnon en voie d'expulsion parce que non-français ou sur la dernière rafle policière avant-hier à Calais contre des sans-papiers. Le sang impur abreuve toujours les sillons.

Portrait de déluge

à Bernard Girard Portrait de Bernard Girard De déluge

menuisier | 20H51 | 24/10/2008 | Permalien

Quand vous vous ennervez (avec raison, et plus de calme que je n'en manifesterai moi même, face à ce Condescendant) vous êtes efficace !
 : -)

Portrait de mechante langue

à déluge Portrait de déluge De mechante langue

22H46 | 24/10/2008 | Permalien

« face à ce Condescendant) vous êtes efficace ! »

Sur vous , ça on a aucun doute .
Ce n'est pas difficile d'etre efficace avec vous !

Portrait de déluge

à mechante langue Portrait de mechante langue De déluge

menuisier | 06H57 | 25/10/2008 | Permalien

Ouh que c'est mesquin, ml !
Il a donc besoin d'un valet pour répodre à sa place ?
Et vous vous êtes empressé !
Comme quoi, la nature…

Portrait de mechante langue

à Bernard Girard Portrait de Bernard Girard De mechante langue

22H43 | 24/10/2008 | Permalien

« Et également nous expliquer pourquoi des millions d'immigrés, travaillant en France depuis de longues années, n'ont toujours pas le droit de vote ? »

Parce qu'ils n'ont pas demandé la nationalité française ! J'ai bon ?

« Puisque vous semblez faire une fixation sur l'épiphénomène de la Révolution française.. n'a rien à voir avec la Marseillaise contemporaine de la Terreur et de la guillotine »

Oui et alors ?
La Marseillaise ne symbolise pas la déclaration des droits de l'homme , mais la République

« Pour ce qui est de l'hymne européen, je me permets simplement de signaler que c'est un hymne sans paroles. Et pour ce qui est de la musique, Beethoven c'est quand même autre chose que Rouget de Lisle. »

L'UE quel bel exemple de démocratie ! On aura tout vu !
Et vous savez ce qu'il manque justement a l'UE ? C'est d'etre une nation !

« Quant au “ communautarisme, enfermement dans un seul type de lien communautaire…pouvant virer à la violence contre tout ce qui n'est pas reconnu comme relevant de la même appartenance ”, c'est à vrai dire la définition du communautarisme franchouillard. »

Et bien la Nation est exactement l'inverse du communautarisme puisqu'elle unie tous les français quelquesoit leur race leur couleur leur religion leur appartenance politique !

Portrait de Bernard Girard

à mechante langue Portrait de mechante langue De Bernard Girard

Enseignant blogueur | 12H58 | 25/10/2008 | Permalien

Ce n'est pas moi qui fait remonter le débat à la Révolution française, tellement ça me paraît futile face aux enjeux du 21e siècle. Simplement, il faut cesser de nous bassiner avec la Marseillaise symbole d'une république qui serait elle-même symbolique des droits de l'homme. Tout simplement parce que c'est faux. C'était bien la république qui torturait en Algérie, c'est bien la république qui vend des armes aujourd'hui partout dans le monde, c'est bien la république qui rafle les sans-papiers.
Les immigrés n'auraient pas le droit de vote parce qu'ils ne demandent pas la nationalité française ? La belle affaire : voilà un parfait exemple de confusion entre démocratie, citoyenneté et nationalité. Peu importe que l'on soit bon travailleur, bon parent, tout ce qui n'est pas considéré comme « français » n'est pas jugé digne de voter.
Si l'UE n'a pas progressé, c'est d'abord parce que les états nationaux ont tout fait pour la brider en particulier en mettant des bâtons dans les roues à son institution la plus démocratique : le Parlement européen. Au passage, quand on voit comment est élu le Sénat, ou comment l'Assemblée nationale est tenue en laisse par Sarkozy, on se dit que la France est mal placée pour donner des leçons de démocratie à l'Europe.
La nation pour mettre un frein au « communautarisme » ? Mais qu'est-ce que le communautarisme sinon le fait de dresser des murs entre les groupes humains, ce qui est la définition exacte de la nation ? Ces murs ont généré des guerres dans le passé, aujourd'hui un égoïsme et un aveuglement qui empêchent de travailler aux problèmes planétaires : pauvreté, environnement, guerres etc.

Portrait de mechante langue

à Bernard Girard Portrait de Bernard Girard De mechante langue

13H54 | 25/10/2008 | Permalien

« Les immigrés n'auraient pas le droit de vote parce qu'ils ne demandent pas la nationalité française ? »

Ben oui ! C'est faux ?

« Tout simplement parce que c'est faux. C'était bien la république qui torturait en Algérie, c'est bien la république qui vend des armes aujourd'hui partout dans le monde, c'est bien la république qui rafle les sans-papiers. »

Oui mais c'est bien sur !
Pourquoi dans le catalogue vous n'avez pas pris , la démocratie , les drois sociaux , les droits individuels , l'instructuion gratuite , la laicité … pourquoi donc ?

« La belle affaire : voilà un parfait exemple de confusion entre démocratie, citoyenneté et nationalité »

Ben oui !
C'est mal ?

« Si l'UE n'a pas progressé, c'est d'abord parce que les états nationaux ont tout fait pour la brider en particulier en mettant des bâtons dans les roues à son institution la plus démocratique : le Parlement européen »

Mais la c'est a se tordre de rire !
Ca commence là : « Si l'UE n'a pas progressé, c'est d'abord parce que les états nationaux ont tout fait pour la brider “ Expliquez nous comment l'UE qui n'est qu'une union d'tat nation peut elle se brider elle meme

‘en particulier en mettant des bâtons dans les roues à son institution la plus démocratique : le Parlement européen’

mais le parlement européens n'est pas démocratique ! Puisque l'un des principe qui constitue la démocratie , c'est avec le droit de vote la possibilité pour les citoyens de faire un choix clair ! . Ce n'est absolument pas le cas aujourd hui parce qu'il n'y a pas d'opinion publique commune européenne . Et vous savez pourquoi : parce que l'Europe n'est pas a l'heure d'aujourd hui une nation . D'ailleurs c'est pour cela que ces institutions ne sont pas considérées comme légitimes par plus de 60% des européens interrogés.

‘Au passage, quand on voit comment est élu le Sénat, ou comment l'Assemblée nationale est tenue en laisse par Sarkozy, on se dit que la France est mal placée pour donner des leçons de démocratie à l'Europe.’

Mais quel rapport avec le sujet ?
Si ça continue vous allez nous pretendre que l'UE ou le pouvoir réel est au main d'une oligarchie administrative sans aucune légitimité est plus démocratique que la France !

‘La nation pour mettre un frein au communautarisme ’ ? Mais qu'est-ce que le communautarisme sinon le fait de dresser des murs entre les groupes humains, ce qui est la définition exacte de la nation ? ”

C'est stupide ! Pour vous la republique c'est le colonialisme et la nation c'est dresser des murs !
Va falloir etre moins dépresif et voir les verre a moitié plein . la nation , c'est avant tout ce qui unie . Vous ne definissez pas votre famille comme une façon de dresser des murs contre les autres mais comme une union avec votre conjoint et vos enfants , nan ?

“Ces murs ont généré des guerres dans le passé, aujourd'hui un égoïsme et un aveuglement qui empêchent de travailler aux problèmes planétaires : pauvreté, environnement, guerres etc.”

Mais c'est faux . l'Afrique créve de ne pas etre constituée d'état-nation . Nulle part vous n'avez l'exemple de cooperation plus efficace que celles qui rassemblent des états nations.
Vous nous vantez les mérites de choses qui n'existent pas !
Tout ce que l'on sait c'est que vous detestez la nation . Mais alors quand il s'agit de proposer une alternative , alors là rien

Portrait de Bernard Girard

à mechante langue Portrait de mechante langue De Bernard Girard

Enseignant blogueur | 17H52 | 25/10/2008 | Permalien

Les injures plus l'inévitable sondage, ça sent l'argumentation défaillante et ce serait un peu long de répondre à un interlocuteur qui, dans chaque commentaire, déplace le débat. Vos digressions sur la sécurité sociale ou l'instruction gratuite n'ont aucun rapport avec le sujet qui nous intéresse et je vous laisse libre de préférer le Parlement français à la botte de l'exécutif au Parlement européen. Quant à l'Afrique qui « crèverait de ne pas être constituée en états-nations », ce serait presque risible si la question prêtait à rire : ce qui fait souffrir l'Afrique (« crever » a une connotation colonialiste…), c'est la dette, la guerre alimentée par le commerce des armes, un ordre économique mondial injuste fondé sur la satisfaction des égoïsmes nationaux.
En intervenant hier sur le sujet, j'ai posé deux questions :
- pourquoi la Marseillaise serait-elle au-dessus des déclarations solennelles garantissant les libertés les plus fondamentales comme la liberté d'expression ? Comment justifier que l'« outrage aux symboles nationaux » puisse vous conduire en prison ?
- qu'est-ce qu'une nation et pourquoi faudrait-il se sentir nécessairement un sentiment d'appartenance avec des individus dont le seul point commun est de vivre du même côté d'un pointillé sur une carte ? A la limite, que certains se sentent ou se disent français comme d'autres s'affichent catholiques ou végétariens ne me dérange pas le moins du monde mais pourquoi diable veulent-ils imposer leur croyance à tout un chacun ? Personnellement, j'estime avoir le droit de ne pas me « sentir » français, formule qui, au demeurant, ne veut rien dire (pourrait-on citer un seul point commun aux 64 millions d'habitants de ce pays ? ), de ne me sentir aucune affinité avec vous-même ou, manifestement, avec M.Moinet et néanmoins d'être très engagé dans la société. Simplement, ma société, je ne l'arrête pas à la ligne bleue des Vosges.

Portrait de Jean-Philippe Moinet

à mechante langue Portrait de mechante langue De Jean-Philippe Moinet (auteur)

La Revue Civique | 16H13 | 25/10/2008 | Permalien

Merci à méchante langue de répondre avec tant de justesse à l'enseignant Girard, qui se plait à persister dans le dénigrement obsessionnel de l'idée de nation. Je je dis d'autant plus que je suis un fervent européen, aussi fervent républicain.

Portrait de Bernard Girard

à Jean-Philippe Moinet Portrait de Jean-Philippe Moinet De Bernard Girard

Enseignant blogueur | 17H57 | 25/10/2008 | Permalien

« Dénigrement obsessionnel… » ? A chacun ses obsessions, M. le non-enseignant Moinet.

Portrait de mechante langue

à Bernard Girard Portrait de Bernard Girard De mechante langue

00H26 | 25/10/2008 | Permalien

« En dehors des phobies, du racisme et des guerres, qu'ont apporté les nations dans l'histoire ? “

Heuu au hasard , la démocratie , la citoyeneté ,les droits sociaux …
Je disais ça juste pour montrer que vous dites n'importe quoi .

Et en plus vous decouvrez l'eau tiéde .
Que la nation est une croyance ,plus exactement que c'est une création intellectuelle collective , pour sur !
Sinon toujours rien a proposer comme alternative a la nation ?
J'hésite encore , vous etes libéral-libertaire ou libertaire-libéral ?

Portrait de Coragyps Atratus

De Coragyps Atratus

Dans l'attente du moment propice | 19H18 | 23/10/2008 | Permalien

Merci pour cet article.

Cela est affligeant de voir des jeunes siffler un chant de libération. On peut trouver ce chant sanguinaire ou autre mais au delà des paroles cet air est un symbole. La Marseillaise, c'est avant tout le chant du peuple qui gronde contre le tyran.
Au contraire, ces jeunes devraient la chanter, mais la chanter plus fort que les autres, la chanter toute la nuit sous les fenêtres de notre président, la chanter à tue tête à la bourse de Paris ou encore la chanter à l'assemblée nationale !

Portrait de Jean-Philippe Moinet

à Coragyps Atratus Portrait de Coragyps Atratus De Jean-Philippe Moinet (auteur)

La Revue Civique | 16H22 | 25/10/2008 | Permalien

Oui, Coragyps Atratus, La Marseillaise est et doit rester un chant populaire. Et représenter, aujourd'hui, deux siècles après la Déclaration des Droits, un attachement au « vivre ensemble » dans des valeurs communes, réaffirmées, rénovées, notamment par l'apport de la diversité, des jeunes, de tous les citoyens.
Quand les sifflets l'emportent (ce qui n'est heureusement pas le cas, y compris dans les banlieues, où l'attachement aux valeurs républicaines est vivace), ce n'est pas la rénovation qui se fait entendre, mais la négation d'un héritage national, où la Fraternité a évidemment une place centrale.
L'objet de ma tribune est précisément de le rappeler.

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