Lors du référendum du 24 septembre 1958, les populations gabonaises approuvèrent à 92% l'adhésion du Gabon à la Communauté française. Forts de ce résultat, le Conseil de gouvernement du Gabon et son président, Léon Mba, mandatèrent le gouverneur Louis Sanmarco à Paris, afin de négocier la départementalisation du Gabon. Reçu par le ministre de l'Outre-mer, Bernard Cornut-Gentille, Louis Sanmarco essuya un refus tonitruant.
Contrairement à ce que pourrait laisser à penser la réaction du ministre, la demande de départementalisation formulée par Louis Sanmarco au nom du Conseil de Gouvernement du Gabon n'était pas une lubie sortie tout armée du fantasque esprit africain.

En effet, l'article 76 de la Constitution disposait que :
« Les territoires d'outre-mer peuvent garder leur statut au sein de la République. S'ils en manifestent la volonté par délibération de leur assemblée territoriale prise dans le délai prévu au premier alinéa de l'article 91, ils deviennent soit départements d'outre-mer de la République, soit, groupés ou non entre eux, Etats membres de la Communauté. »
Un rejet anticonstitutionnel
Autrement dit, aux termes de la Constitution, chaque territoire d'outre-mer pouvait soit demeurer un territoire d'outre-mer, soit devenir un Etat lié à la République française au sein de la Communauté, soit enfin devenir un département. La demande de départementalisation du Gabon s'inscrivait donc strictement dans le cadre constitutionnel. Par conséquent, en la rejetant, le gouvernement métropolitain violait la Constitution.
Le général de Gaulle expliqua à Alain Peyrefitte :
« Nous ne pouvons pas tenir à bout de bras cette population prolifique comme des lapins (…). C'est une bonne affaire de les émanciper. Nos comptoirs, nos escales, nos petits territoires d'outre-mer, ça va, ce sont des poussières. Le reste est trop lourd. […] Et puis, vous savez, c'était pour nous une chance à saisir : nous débarrasser de ce fardeau, beaucoup trop lourd maintenant pour nos épaules, à mesure que les peuples ont de plus en plus soif d'égalité. Nous avons échappé au pire ! (…) Au Gabon, Léon Mba voulait opter pour le statut de département français. En pleine Afrique équatoriale ! Ils nous seraient restés attachés comme des pierres au cou d'un nageur ! Nous avons eu toutes les peines du monde à les dissuader de choisir ce statut. »
Sachant que les 450 000 habitants du Gabon, tout nègres qu'ils fussent, représentaient à peine 1% de la population métropolitaine, on peut s'étonner que le gouvernement français ait refusé la départementalisation par crainte du métissage et des dépenses qu'une telle opération aurait impliquées.
Le risque d'une réaction en chaîne
Mais c'est qu'en réalité, sous l'affaire gabonaise perçait la vaste question africaine… De Gaulle, expert dans l'art politique, savait qu'en répondant favorablement à la demande gabonaise en application de l'article 76, il aurait créé un fâcheux précédent.
Paris n'aurait plus été en position de refuser la même départementalisation aux nombreux territoires d'Afrique qui auraient trouvé avantages (économiques, sociaux et politiques) à la réclamer eux aussi. Une telle réaction en chaîne aurait anéanti le projet du Président…
En effet, selon Louis Sanmarco, lors de son entrevue au sujet de la demande gabonaise de départementalisation, le ministre parla d'« indépendance » alors qu'on était seulement en octobre 1958, date à laquelle l'indépendance des territoires d'Afrique noire n'était pas à l'ordre du jour, officiellement, du point de vue gouvernemental. Au contraire, la Communauté française était censée permettre de maintenir, dans un cadre semi-fédéral, l'unité franco-africaine. S'agit-il donc d'un lapsus ?
Une désintégration programmée dès octobre 1958
Sans doute. Car à l'aune des événements ultérieurs –en particulier l'effarante et très méconnue loi 60-525, qui, marquée par de multiples violations de la Constitution, permit en mai-juin 1960 de priver in extremis les populations africaines de référendum sur la question pourtant cruciale de « l'indépendance, afin de les empêcher d'entraver, par leurs voix, le démantèlement de l'ensemble franco-africain–, il est possible de suspecter que la désintégration de la Communauté était programmée dès octobre 1958, soit dès sa création…
En fait, le largage des populations d'Afrique subsaharienne décidé par le Général découlait de la “certaine idée” que, de son aveu-même, il s'était “toujours” fait de la France :
“ Un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ”…
Bien que d'une exceptionnelle gravité, ces états de fait ne semblent pas avoir dérangé grand monde dans les milieux politiques et intellectuels français de l'époque. Faut-il croire que, lorsque le consensus est suffisant, on peut passer outre la Constitution et bafouer les principes les plus fondamentaux de la République, sans que personne ne s'en émeuve, ou presque ?
Amer constat, auquel s'en ajoute un autre…
De Gaulle, un “ saint républicain ”
Cinquante ans plus tard, de tels agissements ne portent nulle ombre sur le général de Gaulle. Année après année, ce dernier continue d'être présenté, par la droite comme par la gauche, avec la complicité du monde intellectuel et des médias, comme une espèce de saint républicain.
Faut-il que le président Sarkozy lui-même soit bien mal conseillé, pour qu'il ait tressé, sans la moindre réserve, sans la plus petite nuance, de formidables couronnes de lauriers au fondateur de la Ve République blanciste, lors de l'inauguration du Mémorial de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises, le 11 octobre 2008 ? Comme un fait exprès, quatre jours plus tard, la Marseillaise était sifflée et huée au Stade de France…
Coup d'Etat militaire de mai 1958, trahison de la mission qu'il s'était solennellement assignée et au nom de laquelle il avait renversé la IVe République puis obtenu le mandat du peuple, violations multiples et caractérisées de la Constitution, affaire gabonaise, loi 60-525, défiance confinant au mépris pour les populations d'outre-mer… On finit par se demander ce qu'il faudrait mettre au jour et démontrer pour que le Général cesse d'être une idole glorifiée jusqu'au ridicule, et absoute de tous ses manquements, pour ne pas dire plus.
Que les nouvelles générations “ tuent le père ”
Devant un tel aveuglement de nos contemporains et de nos élites, on peut s'en remettre à la psychanalyse, et rêver que les nouvelles générations “ tuent le père ” plus facilement que leurs aînés.
On peut aussi emprunter le sourire du sage, en se disant que décidément, cette espèce humaine est bien malléable, puisqu'elle reste fidèle à l'absurde contre toute évidence et y compris à son propre détriment.
Il y aurait tant à dire sur l'histoire fictive (prétendues aspirations des populations africaines à l'indépendance, révoltes nationalistes généralisées, détestation collective de la France, et réciproquement, oblitération de l'aspiration des populations d'outre-mer à l'unité franco-africaine, du sentiment d'appartenance à la République française –ou franco-africaine–, de l'amour fou des Africains pour la France, refoulement de la culpabilité des élites métropolitaines en rupture avec les élites africaines, mais aussi avec les populations ultramarines et métropolitaines, disposées quant à elles à l'égalité politique, etc.) que la Ve République, mobilisant école, université et médias, a répandue pour masquer l'histoire réelle et justifier le divorce franco-africain ; histoire fictive, histoire de haine, dont est pétrie, notamment, la jeunesse des banlieues françaises, en grande partie d'origine africaine et nord-africaine, histoire fictive, histoire de haine qu'elle prend pour vraie et qu'elle endosse avec passion, et qui la conduit à détester la France et à conspuer son hymne… Sans que personne n'y comprenne grand-chose, tant la mécanique du refoulement de l'histoire réelle et du triomphe de l'histoire fictive a brouillé les pistes…
Parmi les gaullistes indéfectibles, combien seraient prêts à approuver tout ce dont le de Gaulle “ décolonisateur ” s'est rendu coupable ? Pour s'en tenir à deux exemples, quel actuel admirateur déclaré du Général serait capable d'adhérer aux choix et agissements de son idole dans l'affaire gabonaise ou au sujet de la loi 60-525 ?
Le destin d'une partie du continent noir aurait été changé
Or il ne s'agit pas là de points de détail, mais d'épisodes historiques de toute première importance. Car si le Gabon avait obtenu la départementalisation, si les peuples d'Afrique avaient effectivement pu disposer d'eux-mêmes et de leur avenir, c'est le destin de toute une partie du continent noir, et de la France, qui en eût été changé. Et en termes de démocratie, de justice et de sécurité sociale, ce sont des millions d'hommes, de femmes et d'enfants qui auraient échappé aux affres du néocolonialisme, du sous-développement et de la tyrannie.
Sous nos yeux, les Antilles donnent l'exemple de territoires ultramarins restés dans la République. Certes, tout n'est pas rose aux Antilles. Sans doute le fait que la France ait répudié l'Afrique, ait refusé sa vocation africaine et son métissage en particulier avec le monde noir, ne contribue-t-il pas à mettre les Antillais très à l'aise dans une France blanciste qui leur tourne le dos. Au demeurant, est-il besoin d'aligner les chiffres pour démontrer qu'il fait souvent meilleur vivre dans ces territoires demeurés ancrés dans la République que dans ces Etats africains devenus souverains contre leur gré et qui furent livrés, également contre leur gré, à la dictature et au néocolonialisme –tous scandales que la départementalisation eût interdits.
Aux partisans et autres laudateurs du Général “ décolonisateur ”, libéraux, blancistes, staliniens, trotskistes ou encore simples naïfs, il restait jusqu'à présent la conviction bien huilée selon laquelle les peuples voulaient cette indépendance qui, enrobée dans du papier d'argent, leur fit tant de mal. Démonstration est faite, concernant le Gabon en particulier, que ceci n'est qu'un mythe fabriqué par tous ceux qui, pour des raisons diverses, voulurent séparer ou débarrasser la France de ses territoires et peuples d'outre-mer.
La face obscure du Général
Jusqu'à quand les hommes de bonne volonté, les hommes honnêtes continueront-ils à mentir, à se tromper ou à faire l'autruche ?
Sont-ils donc incapables, tous ces intellectuels et tous ces hommes politiques français, de dire :
“ Toutes proportions gardées, il y a eu deux de Gaulle, comme il y a eu deux Pétain. Il y a eu le glorieux de Gaulle chef de la France libre comme il y a eu le Pétain héros de Verdun. Et puis il y a eu l'autre de Gaulle, le de Gaulle obscur, celui de la décolonisation, auteur d'une criminelle imposture contraire aux principes les plus fondamentaux de la République, comme il y a eu le Pétain de Vichy, auteur d'une criminelle imposture contraire aux principes les plus fondamentaux de la République. ”
L'urgence est pourtant là, qui commanderait de restituer l'histoire dans sa complexité inavouée, quand l'Afrique n'en finit pas de s'abîmer ou de mourir, et que la désagrégation de la France, jusque dans les plus intimes profondeurs de son cœur, se donne en spectacle sous les regards du monde. Dans le gigantesque stade qui porte son nom.



















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De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 11H54 | 22/10/2008 |
Lettre ouverte au journaleux Gerbi …
Votre article anti France est délirant et agaçant ..
De la façon dont vous écrivez sur le général de Gaulle, vous devriez avoir honte …
Quant à ceux qui ont sifflé la Marseillaise, nous pouvons leurs demander que font il encore en France ? ? ? ! ! ! …….
On en vous retient pas ….
Je tiens à donner un dernier conseil à tous ces hommes de télé, de radio et de presse, apparemment
apatrides qui semblent ne rien connaître de ce que représente comme symbole l'hymne national…
Qu'ils s'empressent donc d'aller à Alger lors d'un match, siffler l'hymne algérien.
S'ils sont encore en état de marcher, qu'ils aillent à Rabat siffler l'hymne marocain et, sur un brancard, si l'envie leur prend qu'ils se fassent donc transporter par des infirmiers à Tunis siffler l'hymne tunisien.
Pour les quelques survivants, nous leur demandons d'aller au Cameroun et de faire comme le citoyen de ce pays qui, l'année dernière, clamait à Paris « La France c'est de la merde ».
Qu'ils hurlent donc là-bas « Le Cameroun, c'est
de la merde ».
Je tiens à préciser que tous les courageux qui voudraient entreprendre ce périple peuvent compter sur
nous pour leur payer leur billet d'avion en aller simple.
Ces gauchistes apatrides estiment que ces outrages ne sont « pas un problème d'intégration ».
Au fait : pourquoi ne pas retirer la nationalité à ceux qui la rejettent ?
Cela serait normal.
Votre article est une provocation.
Il mérite d'être archivé afin de se souvenir de vous.
sur ce..
Ouko citoyen patriote en colère…
à Ouko
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 12H59 | 22/10/2008 |
N'aurait-on pas le droit de s'essuyer avec un lycra bleu-blanc-rouge ? de boxer le nez du Général ? Crime de lèse majesté ? Rappeler des sombres passages ? Expliquer des liens de cause à effet ?
Devrait-on, comme les Ouko, tremper nos cerveaux dans le bénitier nationaliste ?
Vous n'êtes pas une patriote, vous êtes une bigote.
à Blaise11
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 18H30 | 22/10/2008 |
réponseau Blaise …
vous n'avez pas le droit de vous essuyer sur le symbole du pays ..
c'est interdit ..
et si on vous y prend , malheurs à vous …
je préfère avoir un cerveau de bénitier que de dhimmi peureux …
cqfe
à Ouko
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 13H25 | 22/10/2008 |
Article remarquable car étayé sur des preuves. Même s'il est contestable (et certains le font brillament). Il soulève le tapis sous lequel les parents et les amis des Ouko avaient caché leurs crottes colonialistes.
Il n'est donc pas étonnant que ledit Ouko soit fou de rage, au point de menacer son auteur (« Il mérite d'être archivé afin de se souvenir de vous »).
à compte supprimé 22
De mechante langue
23H46 | 22/10/2008 |
« Il soulève le tapis sous lequel les parents et les amis des Ouko avaient caché leurs crottes colonialistes »
Sauf que l'article vante le colonialisme .
Et qu'implicitement pour l'auteur l'anticolonialisme de certains français cache du racisme
à Ouko
De Bon Scott
13H31 | 22/10/2008 |
Revoilà Octave alias Ouko, « Célibataire », je comprends !
à Bon Scott
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 18H35 | 22/10/2008 |
réponse au scott..
céibataire et alors , c'est interdit ? ? ?
c'est mieux divorcé ? ? ?
vous ne pouvez pas me comprendre parce que vous êtes trop limité …
petite vidéo qui vous plaira …
http://fr.youtube.com/watch ? v=MyZ62xng2lY&NR=1
Ah l'Amour ….
Ouko citoyen éveilleur.
à Ouko
De pablico
13H57 | 22/10/2008 |
@octave
allons allons, rien n'est noir, rien n'est blanc. il y a toujours une ombre derrière n'importe quel dieu,n'importe quel homme, n'importe quel bel esprit, n'importe quelle nation.. etc .
comme il y a du soleil dans n'importe quel sombre imbécile, du talent dans n'importe quel idiot.
heureusement, c'est ce qui fait son relief, sa richesse.
le tout, c'est que le total soit plutôt positif.
d'ailleurs même une octave n'est pas pure :
Une octave en acoustique (ou électronique) désigne un doublement de fréquence.
En solfège, une octave est l'intervalle séparant huit degrés dans l'échelle diatonique : les fréquences fondamentales des deux notes extrêmes sont en rapport de un à deux.
: -)
à pablico
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 18H44 | 22/10/2008 |
Réponse à l'ami Pablico …
merci pour vos encouragements ..
petites vidéos savoureuses qui vous feront plaisir …
http://fr.youtube.com/watch ? v=vbRZ4ySdWPA
http://fr.youtube.com/watch ? v=MyZ62xng2lY&NR=1
http://www.bivouac-id.com/2008/10/21/exclusif-bande-annonce-du-film-le-t…
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5gp36TNz89_s29b-ONFaZBIEvst…
Ah l'Amour ….
Ouko citoyen éveilleur.
à Ouko
De asozial
aus Berlin | 14H31 | 22/10/2008 |
tes propos d'avorton intellectuel font de toi l'antifrance absolu, la négation de ce que la france apporte au monde, il est temps que tu ramasses tes cliques et tes claques et te trouves un pays plus en phase avec ta pensée méphitique…
tiens, essaye donc l'Azerbaïjan, tu y auras un maître à adorer et six milliards d'ennemis à destester !
à Ouko
De Czar.
réac | 09H23 | 24/10/2008 |
Je crois qu'effectivement j'ai rarement lu un tel ramassis de conneries si contradictoire, si biaisé, qu'il ne vaut même pas la peine d'y répondre exaustivement.
Au fait, comment expliques-tu que le même « fondateur de la république blanciste » ait dans le même temps fait venir des petits Réunionais bien noirs pour repeupler la Creuse ? Il en préparait la sécession aussi ?
Un Gabon transformé en DOM à l'époque et à proximité des foyers d'insurrections afro-marxistes aurait été le théâtre d'une situation à l'algérienne, comme les Portugais voisins en connaissaient à l'époque.
Des démonstrations tirées par les cheveux, aucune mise en perspective historique, bref la preuve parlante que le premier écrivaillon venu peut pas faire de l'histoire.
A propos, ami africain, je croyais que la méchante France avait passé son temps à « piller » l'Afrique. Et vous avouez vous-même que le Général voulait se débarrassser de ce « boulet économique ».
Alors ?
De JePise
retraité | 12H00 | 22/10/2008 |
Si les sources sont vérifiées , on peut dire que les journalistes et les politiques nous ont encore bernés sur la « grandeur » de « mon général ».
Pouvons-nous dire encore que nous sommes en démocratie quand les dirigeants font et décident sans nous donner la réalité et nous font des discours qui nous endorment par les grands mots , les grandes émotions !
Je pense que ce n'est pas une provocation que de dire la vérité.
à JePise
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 12H09 | 22/10/2008 |
réponse au retraité en délire ..
vous en plein nihilisme …
provocation de dire la vérité ? ? ? ! ! ! ! …
ce journaliste est un provocateur …
et vous un ignare.
qu'il dise cela dans nos campagnes , cela lui ferait drôle …
la liberté d'expression a des limites …
A force de franchir la ligne jaune , gare aux représailles car certains sont prêts à en découdre …
Il ya des limites à la tolérance et la liberté d'expression …
Il serait temps de le rappeler …
A force de jouer avec le feu , faites gaffe au retour de flamme …
cqfe
De Adelyne sur le sable
Si je savais | 12H11 | 22/10/2008 |
Magnifique article Monsieur.
je vous sais gré de démythifier une imposture, et d'être courtois.
Mais un des principaux laudateur de cette « icône » (il y en aura d'autres), a ouvert le « bal » : Ouko, le bien nommé.
Car chez Ouko, on enfile les perles.
« Ouko doit aimer ça.
C'est pour notre collecteur commun, afin qu'Ouko passe à la poste, hériter de son colis spécial sans recommandé : Une oeuvre rare ; Moi Ouko
que Dieu vous garde ..
Allez en paix ..
Ouko bon citoyen qui aime son prochain …
Ouko MDR.
Ouko citoyen sociable .
A bon entendeur …
Ouko citoyen de province fort surpris de l'ambiance parisienne …
Ouko fort surpris…
Ouko citoyen méprisant les yankees …
Ouko citoyen qui n“‘ aime pas le gueux mal poli…
Ouko citoyen fort sociable ..
encore des articles dont on peut se demander si ceux qui écrivent ne fument pas du cannabis entre autres ….
Ouko citoyen qui n'est plus surpris de rien ….’
Çà, c'était du Ouko bon grain, bonne livrée, le Delon de l'internet, à la troisième personne.
à Adelyne sur le sable
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 12H38 | 22/10/2008 |
Réponse à l'adorable Adelyne …
Voyons Adelyne , un peu d'Amour dans ce monde cruel ….
voici une petite vidéo qui vous fera plaisir , sur le plus beau jour de la vie de tous les couples au monde ….
ne me remerciez pas , je vous aime bien, oh adorable Adelyne des sables ….
L'amour
http://fr.youtube.com/watch ? v=vbRZ4ySdWPA
Ouko citoyen qui aime l'Amour ….
De Tyb
(par ici, par là) | 12H11 | 22/10/2008 |
C'est vrai que le personnage de De Gaulle bénificie tout de même d'une stature assez étonnante dans notre pays, et surtout d'une exonération totale de ses fautes c'est assez marrant c'est un personnage totalement abstrait, presque une Mariane au masculin.
Alors que bon en cherchant un peu on s'aperçoit assez rapidement que le personnage était un raciste crasseux, et c'est toujours assez intriguant de constater comment son nom n'est jamais lié à la torture en Algérie, aux crevettes Bigeard et autres phénomènes honteux de la décolonisation alors qu'aucun des ses évènements n'a pu possiblement se produire sans son accord le plus complet…
Ceci dit on a bien réussi à encenser Pierre Messmer lors de sa mort, vu ses états de service au Cameroun c'est tout aussi choquant.
En définitive la France aime à travestir son histoire, et à transformer l'après guerre en Trente Glorieuses, la guerre de 14-18 en « Grande Guerre » et la collaboration en glorieuse résistance…
à Tyb
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 16H34 | 22/10/2008 |
Pourquoi seulement la France ? Toutes les nations du monde ont le besoin de se construire ce genre de mythe ; les nations c'est un peu le même principe que les religions. Quand certains ne peuvent plus se retrancher derrière la religion, ils mettront la même ardeur dans « la nation » : De Gaulle, la marseillaise et le drapeau viennent se superposer ou refont vivre Jésus, les chants liturgiques et la Croix.
On le voit très bien chez Ouko où la raison n'a plus grand chose à voir içi, comme certains n'admettent pas la caricatures, d'autres n'admettent pas les sifflets ; l'irrationnel n'admet nul part pas le débat ou la contradiction.
à Weatherboy
De Tyb
(par ici, par là) | 17H05 | 22/10/2008 |
oui j'avais failli parler de personnage religieux d'ailleurs !
évidemment que ça ne concerne pas seulement la France, mais ça reste le pays que je connais le mieux
à Tyb
De Czar.
réac | 11H24 | 24/10/2008 |
quand on lit le ramassis de conneries que t'arrives à sortir, on peut effectivement se demander s'il es tutile de maintenir l'école obligatoire à 16 ans, vu ce que t'en retiens et la nuée de veaux qui approuve par-dessus, instinct grégaire oblige.
Bigeard et la bataille d'Alger c'est en 57, les pleins pouvoirs c'est la gauche en 56.
Quant à Messmer, il se battait à Bir Hakeim pendant que ton grand-père jouait son PMU au bistrot du coin, baltringue.
De Alex Engwete
Consultant | 12H30 | 22/10/2008 |
M. Alexandre Gerbi, quel courage intellectuel ! Quelle analyse térébrante ! … Chapeau bas, « résident de la République » (Alain Bashung).
Deux observations. Vous dites :
1) « Année après année, [de Gaulle] continue d'être présenté, par la droite comme par la gauche, avec la complicité du monde intellectuel et des médias, comme une espèce de saint républicain ». J'ai la même impression chaque fois que je (re)lis des pamphlets de Régis Debray, le « national-républicain » et révisionniste attitré.
2) « [E]n termes de démocratie, de justice et de sécurité sociale, ce sont des millions d'hommes, de femmes et d'enfants qui auraient échappé aux affres du néocolonialisme, du sous-développement et de la tyrannie ».
Ça fait fantasmer en effet… Quel merveilleux pays serait le Gabon aujourd'hui sans l'incarnation bananière du sénile Don Juan kleptomane barricadé — Mobutu à la manque — au palais présidentiel comme Ali Baba et ses quarante voleurs ! Honte au Gabon ! Honte à l'Afrique ! … Tes mots m'ont rappelé ma mère qui maudissait le mot « indépendance » chaque fois qu'elle l'entendait prononcer. Je l'avais une fois confrontée pour son manque de patriotisme révoltant. Elle m'avait rétorqué : « Quand on était le Congo Belge, la poste fonctionnait ! »
à Alex Engwete
De Tyb
(par ici, par là) | 12H37 | 22/10/2008 |
La poste fonctionnait aussi très bien dans l'Allemagne nazie et la russie stalinienne. Et les transports ferroviaires…
Quel grand pays occidental soutient à bout de bras Omar Bongo et son régime déjà ? J'ai du mal à me rappeler, faudrait que je demande à Bockel…
à Alex Engwete
De Czar.
réac | 13H54 | 24/10/2008 |
Coller Mobutu au Gabon, ça résume la profondeur de tes capacités d'analyse.
Et tant qu'on y est, ouvre un dico pour étudier le sens du moit « révisionniste », t'auras l'air moins con
De kirikou33
Tiers-mondiste révolutionnaire... | 12H54 | 22/10/2008 |
« Il y aurait tant à dire sur l'histoire fictive (prétendues aspirations des populations africaines à l'indépendance, révoltes nationalistes généralisées, détestation collective de la France… »
Soit vous méconnaissez l'Afrique, soit vous faites preuve de mauvaise foi.
J'appartiens à la génération 80. J'ai passé mon enfance et fait mes études primaires et secondaires au Cameroun. Pendant les cours d'histoires, nos profs nous ont toujours enseigné que « …Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le mouvement de l'UPC (Union des Populations du Cameroun créée le 10 avril 1948 à Douala par le groupe des douze) revendique l'indépendance et la réunification avant d'être interdit puis lourdement réprimé par le pouvoir colonial français, conduisant à de véritables massacres en pays Bassa et en pays Bamileke… » (cf wikipédia).
Je n'ai pas connu votre général De Gaulle, encore moins l'époque coloniale. Alors, je ne saurais avoir un avis objectif sur la personne. Mais je suis certain d'une chose : Ernest Ouandié, Ruben Um Nyobe, Douala manga Bell, thomas Sankara, Patrice Lumumba et autres (tous leaders indépendantistes morts assassinés) sont des symboles et des héros morts pour l'indépendance des peuples Africains.
Quant au soit-disant amour des africains pour la nation Française, ce n'est que la vision des Gauchistes bienpensants qui croient encore en la mission civilisatrice universelle de l'occident.
La lecture de votre Article me conforte dans ma position : De Gaulle avait tout à fait raison de rejeter la départementalisation du Gabon. L'europe et l'Afrique sont très éloignés de par leurs civilisations même. Et le néo-colonialisme (que j'ai connu et combattu) est d'abord l'oeuvre des Gauchistes bien pensants (Mitterand)… De deux maux, faut choisir le moindre.
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 13H03 | 22/10/2008 |
Regard bien mitigé sur votre article mais qui soulève des questions intéressantes : sous prétexte de tuer le père, il ne faudrait pas non plus chercher à mieux devenir soi-même le père d'un autre, en l'occurrence ici du Gabon. Et je pourrais résumer ce que je pense de cet article à cette phrase
Car qui se sentira le besoin de le tuer après tout celui-là ?
Est-ce simplement possible de voir sereinement l'autre de face à son égal sans tenir ce genre de discours, qui, au nom d'une juste remise en cause d'une idole, en vient à l'inversion systématique.
Vous parlez de complexité, alors que vous ne semblez pas prendre énormément de pincettes pour mettre tout le monde dans le même sac « anti-colonialiste » (« libéraux, blancistes, staliniens, trotskistes ou encore simples naïfs », « contre leur gré »). Oh oui il est sans doute certain qu'une certaine élite africaine (quel tau de participation pour ce 92% ? ) se serait bien passés de la décolonisation, mais comment pouvez vous dire que ceux qui vivaient dans leur chair l » « Afrique 50 » filmée par René Vautier voulaient encore de cette France là ? [1].
Vous me semblez oublier que les indépendances ne furent pas plus « accordées » ou « larguées » que l'esclavage ne fut seulement aboli, mais qu'il fallu des luttes, des révoltes voir des guerres pour, sur ce continent comme sur d'autres, commencer à sonner le réveil des consciences et que la question commence d'être posée.
Ce n'est pas l « indépendance en soi qui tue l'Afrique, ce fut par exemple le meurtre de Patrice Lumumba, celui de Thomas Sankara, la mise en place de nouvelles structures de contrôle infiniment plus efficaces comme le sont aujourd'hui la Dette et le F.M.I., la gestion de l'économie dite “ mondiale ” avec la mise à l'écart des plus pauvres, ou encore les ventes d'armements, qui derrière les larmes de compassion pour les victimes n'en finissent pas.
Ce à quoi vous répondez, oui, mais la départementalisation aurait empêcher ce néocolonialisme :
“est-il besoin d'aligner les chiffres pour démontrer qu'il fait souvent meilleur vivre dans ces territoires demeurés ancrés dans la République que dans ces Etats africains devenus souverains contre leur gré et qui furent livrés, également contre leur gré, à la dictature et au néocolonialisme.”
Certes, mais cela me semble relever de la logique : il faut conquérir le monde et faire de l'autre un même pour qu'il ne soit plus mon ennemi. Est-ce là véritablement la seule solution ? Dans la vie, il existe une solution beaucoup plus simple : considérer l'autre à son égal. Est-ce si difficile ?
Frantz Fanon qui décrivait le processus colonial dans “ les damnés de la Terre ” avait par ailleurs déjà très bien décrit dès les années 60 les dangers qui guettaient aux lendemain des indépendances/libérations. Ayant combattu pour la libération de l'Algérie, il était sans illusion mais aussi très loin d'appartenir au groupe que vous formez quand aux anti-coloniaux.
Si l'on tenait vraiment à ces gens là d'égal à égal, on commencerait peut-être par écouter ce que disent leurs porte- parole comme aux Sommets des Peuples régulièrement, leur politique comme Aminata Traoré, ou leur cinéaste comme Cissako, au lieu de venir leur expliquer que “ la non-départementalisation en soi leur a fait tant de mal ”.
De Roland Petitevarlope
La moutarde me monte au nez | 13H55 | 22/10/2008 |
« alors qu'on était seulement en octobre 1958, date à laquelle l'indépendance des territoires d'Afrique noire n'était pas à l'ordre du jour, officiellement… ». Le 2 octobre 58, la Guinée accède à l'indépendance, ce qui entraîne une rupture immédiate des relations politiques et économiques avec la France.
De Gaulle ne voulait donc ni la départementalisation, ni l'indépendance de ces pays ! ! ! Pourquoi la Guinée a-t-elle subit les foudres du pouvoir français quasiment jusqu'à aujourd'hui ?
à Roland Petitevarlope
De Alexandre Gerbi
(auteur)
Ecrivain | 14H29 | 22/10/2008 |
Cher Roland,
C'est bien parce que l'indépendance n'était pas - du moins officiellement - à l'ordre du jour du point de vue du gouvernement métropolitain que de Gaulle (qui par ailleurs n'appréciait guère la personnalité du bouillant Sékou Touré…) fit mine de désapprouver le choix guinéen (au demeurant, Sékou Touré justifiait son refus par le fait qu'à ses yeux, la Communauté, dont le contenu était assez flou, était un nouveau subterfuge du pouvoir métropolitain visant à priver, une fois de plus, les Africains d'une réelle influence sur les hautes destinées de l'ensemble franco-africain : la suite lui donna raison…).
N'oubliez pas qu'à l'époque, le pouvoir du Général est encore fragile, puisqu'il doit son récent retour aux affaires au généraux d'Alger dont certains, comme Salan, doutaient de sa sincérité…
De Gaulle confia à Peyrefitte à propos de l'Algérie : « Vous croyez que je pouvais faire du jour au lendemain ce que je voulais ? Il fallait faire évoluer peu à peu les esprits. Où en était l'armée ? Où en était mon gouvernement ? Où en était mon Premier ministre ? »
En se réjouissant de l'indépendance guinéenne, le Général aurait pu éveiller les soupçons…
Au demeurant, dès janvier 1959, de Gaulle étant devenu président de la République en titre, la France gaullienne renoua des liens avec la Guinée. Et un an et demi plus tard, le Général accorda (voire imposa : relisez notamment les déclarations de Félix Houphouët-Boigny à l'époque…) l'indépendance à la totalité des territoires d'Afrique subsaharienne la Communauté française, d'autant plus volontiers qu'il avait tout fait pour en arriver là, notamment en faisant voter l'effarante Loi 60-525 selon des voies anticonstitutionnelles, mais aussi en offrant une véritable « prime à l'indépendance » au tandem Senghor-Modibo Keita, puisque la Fédération du Mali devenue indépendante toucha davantage d'aides financières de la France qu'elle n'en touchait jusque-là au sein de la Communauté… Etonnant, non ?
Si la Loi 60-525 vous intéresse, je vous renvoie à mon blog : http://fusionnisme.blogspot.com/2008/06/leffarante-loi-60-525-ou-comment…
Vous verrez, c'est un peu technique, mais c'est, je crois, édifiant…
Bien cordialement,
Alexandre Gerbi
à Alexandre Gerbi
De Roland Petitevarlope
La moutarde me monte au nez | 16H37 | 22/10/2008 |
Merci de me répondre.
Mais ceci est tellement loin de l'histoire officielle guinéenne …et française ! ! ! !
De Lugi
14H56 | 22/10/2008 |
Il y a un manque cruel de contexte politique dans cette tribune.
Je vais pas assumer la défense du général : j'ai pas une grande estime de lui, je lui reconnais des qualités de politicien.
La plupart des grands hommes de ce pays étaient quand-même d'innommables crapules et les décisions les plus morales n'ont pas nécessairement les conséquences les plus humaines.
En 1958, on est en pleine guerre d'Algérie. On s'est fait marrave en Indochine et la fierté nationale s'est déjà défaite des colonies. C'est mauvaise presse que de défendre un point de vue colonial et est destiné à devenir condamnable dans les quelques années à venir. Et malgré ça, les français métropolitains continuaient à considérer les africains avec la plus pure condescendance.
Par ailleurs, l'Afrique, au même titre que l'Amérique du sud était devenue une partie de l'échiquier géopolitique entre le bloc soviétique et les Etats-Unis, et c'était pas évident à l'époque de se dire que tout aller bien ce passer de ce côté là. Les USA étaient pas vraiment d'accord pour que les puissances européennes gardent leurs colonies non plus.
Opter pour la départementalisation, c'était s'exposer à une violente envolée de bois, pas de la part des populations Africaines, mais du reste du monde, et endosser un calvaire économique pour 1/2 siècle minimum, et ce pour un intérêt quasiment invisible.
Une décision anticonstitutionnelle ? D'accord. Moralement reprochable, sans doute. En violation des droits de l'homme, ça reste à prouver.
C'était une décision politique. Et d'un point de vue purement pragmatique, elle était probablement bonne. La création de la Françafrique derrière, ça, ce fut pas le plus heureux je suis d'accord et je ne cautionne pas cette partie.
Si la France n'avait pas fermée la porte aux pays Africain, le sort de l'Afrique s'en serait-elle portée mieux (du moins dans les ex-colonies Française) ?
Je me méfie des si en histoire. Et ici je pense que j'ai raison. Oui l'Afrique se serait probablement portée mieux si la départementalisation avait eu lieu à la place de la création de la Françafrique.
Mais je doute que tout se serait bien passé.
à Lugi
De Alexandre Gerbi
(auteur)
Ecrivain | 16H22 | 22/10/2008 |
Cher Lugi,
Le peuple français a bon dos. Les élites et leurs relais s'emploient depuis bien longtemps à nous convaincre que les Français sont d'affreux racistes. Au passage, on suppose que de telles accusations valent brevet de vertu pour ceux qui les profèrent… Une bien belle opération en tout cas, quand on sait ce que ces mêmes élites ont sur la conscience : la décolonisation qui, loin d'être un triomphe de la liberté des peuples d'Afrique à disposer d'eux-mêmes, fut le moyen de se débarrasser d'eux, en organisant un apartheid à la française à l'échelle intercontinentale. Et je pèse mes mots…
Quand on pousse les partisans du Général dans leurs retranchements, c'est souvent leur ultime argument : les Français dans leur majorité méprisaient les Africains et ne voulaient pas leur accorder l'égalité politique ; en débarrassant la France de l'Afrique, le Général aurait donc simplement appliqué la volonté profonde de la majorité des Français.
Or, les faits sont là : lorsqu'en 1918 la citoyenneté française pleine et entière a été accordée aux citoyens des Quatre Communes du Sénégal (Saint-Louis, Dakar, Rufisque, Gorée) : les Français n'ont pas protesté. Quand la départementalisation fut accordée en 1946 aux Quatre Vieilles (Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion) : les Français n'ont pas protesté. Quand la Ve République naissante a accordé la citoyenneté française pleine et entière aux Algériens en 1958, et que pour la première fois 46 députés arabo-berbères ont pris place au Palais Bourbon : non seulement les Français n'ont pas protesté, mais ils ont approuvé la nouvelle Constitution à une écrasante majorité (80%).
Du reste, tous les sondages (ou « études d'opinion ») de l'époque montrent qu'une large majorité de Français étaient favorables à l'octroi de la citoyenneté française pleine et entière aux populations de l'Outre-mer. Ce n'est pas un hasard : les troupes de l'Armée d'Afrique furent les plus applaudies sur les Champs-Elysées à la Libération, car les Français savaient tout ce qu'ils devaient aux Africains tombés pour leur liberté, en Provence, en Italie ou sur le Rhin. Et ils savaient en tirer les conséquences, quoi qu'on en dise aujourd'hui.
Evidemment, ce n'était pas forcément le cas de nos chères élites qui, depuis, après avoir largué les Africains ou fermé les yeux sur le largage et ses méthodes, se mirent à faire la leçon au peuple en matière de racisme… Une inversion des rôles fort pratique et si efficacement conduite qu'aujourd'hui, le peuple lui-même se croit (ou plutôt croit le voisin…) raciste…
Avec toutes les conséquences catastrophiques que cela engendre, notamment au Stade de France…
Bien cordialement,
Alexandre Gerbi
De irenedelse
15H38 | 22/10/2008 |
Autre chose : si la France avait accédé à la demande gabonaise de départementalisation, à l'époque, notre pays aurait à présent un département d'outre-mer riche en pétrole, ressources minières, etc. Ah, évidemment, ce sont des ressources qui auraient dû profiter aussi un minimum aux habitants du cru, pas seulement à Total et à un dictateur…