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Maître de conférences à Londres

Ségolène Royal ou la politique-caméléon

Depuis la débâcle des marchés financiers, un socialisme de combat aux accents anticapitalistes est réapparu au sein du Parti socialiste. A la veille du congrès de Reims, il pourfend les tares systémiques d'un mode de production qu'il convient de changer radicalement. L'aile gauche du PS profiterait-elle d'une conjoncture favorable pour renouer avec les plus belles heures du Parti d'Epinay ? Pas vraiment : la motion « Un monde d'avance » présentée par Benoît Hamon prône certes un réformisme radical, le renforcement de la puissance publique, des politiques néokeynésiennes et une régulation accrue.

Mais d'anticapitalisme, il n'en est pas question dans ce texte. Non, les attaques les plus dures à l'égard du capitalisme proviennent depuis un mois environ de la motion « L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialiste ». En réalité, elles émanent toutes du plus illustre de ses signataires, Ségolène Royal.

Le 27 septembre, le « show du Zénith » a fait couler beaucoup d'encre. Cette rencontre mêlant meeting politique et événement culturel a suscité des réactions très tranchées. Les partisans de Ségolène Royal y ont vu un moment de « bonheur populaire ».

Entourée de chanteurs et de personnalités, l'ex-candidate à l'élection présidentielle est apparue « déverrouillée » : le tailleur Prada a fait place à une tenue « bourgeois-bohème » et la raideur gestuelle sur scène a disparu. « Show-biz » et « populisme » ont raillé ses détracteurs -pour la plupart issus du Parti socialiste. Ces derniers ont dénoncé une démarche de « séduction commerciale ». Le Zénith fut, selon eux, un moment de dépolitisation des forces de gauche.

Avec Besancenot et Laguiller

Ceux qui ont critiqué le contenu festif de la réunion du Zénith sont passés à côté de l'essentiel et ont raté leur cible. Ce rendez-vous ne peut être rangé dans la catégorie « show biz », car Ségolène Royal a fait ce jour-là de la politique. Elle s'est emportée contre ceux qui « voudraient que la frontière [entre la droite et la gauche] n'existe plus, qu'elle soit floue ». Elle a prôné l'« interdiction de délocaliser et de licencier avec obligation de rembourser les aides publiques si l'entreprise fait des bénéfices ». Qui, exceptés Olivier Besancenot et Arlette Laguiller, prônerait cela aujourd'hui à gauche ? Elle s'est posée en défenseur des « petits salaires » et des « petites gens » , des catégories inconnues de nos jours au PS.

Le 3 octobre, dans un discours à Athènes, Ségolène Royal a enfoncé le clou :

« Le libéralisme nous met tous, à l'échelle du monde, en danger. L'heure pour la gauche n'est plus aux diagnostics tièdes, ni aux appréciations timorées, mais à la lucidité radicale et à la proposition d'un autre système. »

Toute à son marxisme, Royal a rappelé que :

« L'histoire de la gauche, c'est encore et toujours une lutte pour l'émancipation. Son combat, c'est donner à chacun la possibilité de redevenir maître de lui même et de son destin. Son combat, c'est la démocratie réelle et pour tous. Voilà la gauche que le monde attend avec impatience. »

Royal a conclu qu'« il faut remplacer la domination des marchés sur les peuples par la primauté des gouvernements démocratiquement élus ». Jean-Luc Mélenchon, Marc Dolez ou Gérard Filoche n'ont pu qu'approuver de telles déclarations et avec eux l'ensemble de la gauche ! Le 16 octobre, dans un entretien au Nouvel observateur, elle a affirmé : « La page du libéralisme est tournée. »

Voici de très fortes affirmations qui réjouiront un peuple de gauche lassé de voir les dirigeants socialistes patauger dans un social-libéralisme honteux. Il y a toutefois un gros problème : ces propos de gauche radicale sont entièrement nouveaux chez Ségolène Royal.

Ils ne sont repérables publiquement que depuis un mois à peine. On constate même que plus la crise financière s'amplifie, plus le congrès du PS se rapproche, plus Ségolène Royal intensifie ce discours socialiste pur et sans concession.

Zelig au Zénith

On peut effectivement douter de l'authenticité de tels propos quand on compare le socialisme de combat de Ségolène Royal à l'automne 2008 à ses déclarations ces dernières années. Sur les questions économiques, Ségolène Royal avait jusqu'à présent toujours campé sur l'aile droite du PS. Alors, qui est la « vraie » Royal ? La lutteuse du Zénith ou celle qui, peu après la campagne présidentielle, reconnut qu'elle n'était pas favorable à un Smic à 1500 euros ?

Qui croire ? La Ségolène Royal louant la flexibilité du modèle blairiste en 2007 ou celle défendant les 6000 licenciés de l'usine Renault en 2008 ? Que retenir ? Ses discours appelant à « dépasser les 35 heures » ou celui plus récent préconisant un Etat interventionniste ? Qui est l'authentique Mme Royal ? Celle qui penche vers le système de retraites à points du Medef ou celle qui a la « certitude qu'il est possible de répartir autrement les richesses ? » Quelles alliances souhaite-t-elle ? L'union des gauches revendiquée au Zénith ou un partenariat avec le Modem, déjà recherché dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle ?

Depuis 2006, Ségolène Royal a été blairiste, sociale-libérale scandinave, néolibérale, républicaine tendance rive droite (encadrement militaire des primo-délinquants) et, depuis le krach financier, elle pourfend le capitalisme.

Mme Royal est parfois présentée comme un « objet politiquement non identifié ». Est-elle de droite, du centre ou de gauche ? La réponse est, tout cela et rien de cela à la fois : cela dépend des périodes et des publics ! Cette extrême versatilité fera penser à Leonard Zelig. Dans le film de Woody Allen, Zelig est doté de la capacité d'ajuster son apparence et son discours à ses auditoires successifs. Dans une soirée donnée par F. Scott Fitzgerald, on le remarque conversant dans le salon de manière raffinée avec les invités. On l'entend ensuite dans la cuisine en compagnie des serviteurs déverser sa bile contre les « riches », avec des accents plébéiens. Zelig apparaît au monde entier comme un « caméléon humain ».

Des invariants réactionnaires

Et pourtant, il existe chez Ségolène Royal des invariants politiques qu'une étude de discours permet de saisir. Dans l'intervention du Zénith, on peut relever ce passage édifiant : « la fraternité, pour moi, c'est encore mieux que la solidarité ». Ou encore : « la fraternité, c'est d'abord penser à l'autre ». Mais quelle force miraculeuse incitera des groupes d'individus aux intérêts et aux positions antagonistes à agir avec altruisme ? « Aimez-vous les uns les autres ou alors disparaissez », affirmait récemment Ségolène Royal. Cette référence aux Evangiles et au christianisme marque bien les limites de son volontarisme politique.

Ses propos sont en réalité emprunts d'un pessimisme social et tendent à faire accepter le monde tel qu'il est : quelle fraternité possible dans un monde économiquement de plus en plus injuste, socialement de plus en plus délabré ? Quelles luttes et quelles mesures concrètes pour y mettre fin ? Les propos rhétoriques de Mme Royal ne nous sont ici d'aucun secours. Comment construire un monde fraternel dans un système de production capitaliste ? L'idée de solidarité, au contraire, prend acte des intérêts et des positions divergentes et se propose d'y remédier en redistribuant les richesses.

La vision du monde royaliste induit logiquement une alliance avec le MoDem, un parti de droite qui s'accommode de notre système économique. N'a-t-elle pas proposé le poste de premier ministre à François Bayrou dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle ? Avec un tel chef de gouvernement, aurait-elle tenté de « changer de système » et de « tourner la page du libéralisme ? » Jean Peyrevelade, l'un des vice-présidents du MoDem, vient de préconiser le transfert de cinq points de PIB des ménages vers le capital. Il est donc permis d'en douter.

Ségolène Royal poursuit enfin avec constance un compagnonnage étroit avec le Parti démocrate italien, qui se présente comme « postsocialiste », « post-idéologique » et fortement influencé par l'« humanisme chrétien ». Un MoDem italien en quelque sorte…

Une critique artiste du social-libéralisme

Dans « Le Nouvel esprit du capitalisme » (Gallimard, 1999), les sociologues Luc Boltanski et Eve Chiapello ont montré que pour désamorcer les oppositions au capitalisme monopolistique et bureaucratique qui s'étaient développées après Mai 68, les consultants en management et les dirigeants d'entreprises ont habilement récupéré les thèmes de la critique artiste du capitalisme, et imposé le réseau comme modèle emblématique d'un capitalisme libéral-libertaire qui « encourage l'esprit d'initiative des employés et des cadres et libère leur potentiel de créativité ».

Les auteurs opposent la critique sociale du capitalisme (lutte contre la misère et les inégalités dues à l'égoïsme des intérêts particuliers) à la critique artiste du capitalisme (cette dernière dénonce l'inauthenticité de la société marchande et l'étouffement des capacités créatives de l'individu).

Dans le contexte des luttes socialistes de l'avant congrès de Reims, Ségolène Royal développe une critique artiste de la doxa social-libérale du PS (un « socialisme responsable » et « réaliste », façonné par plus de deux décennies de pratique gouvernementale). Cette doxa jospino-hollandaise est aujourd'hui honnie par de nombreux militants socialistes et par une majorité d'électeurs de gauche. Royal estime que le contexte de la crise des marchés financiers lui procure l'occasion de durcir le ton par rapport à ses deux rivaux directs : l'un, Bertrand Delanoë, ne dévie pas du social-libéralisme ; l'autre, Martine Aubry, ne s'en détache qu'en partie.

Pour se distinguer de ses opposants et empocher les voix militantes à Reims, Ségolène Royal renie la ligne sociale-libérale qu'elle avait pourtant suivie jusqu'à présent. A cet effet, elle articule un anticapitalisme verbeux et émotif, mis en scène dans des rassemblement festifs (le Zénith) et pseudo-participatifs.

Ségolène Royal fut blairiste au printemps 2007 quand les médias encensaient l'allié zélé de George W. Bush. On la retrouve convertie à un anticapitalisme rhétorique deux ans plus tard dans le contexte du krach financier et… du congrès de Reims. Comme Leonard Zelig, Mme Royal se fond dans l'air du temps avec bonheur.

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Portrait de AC-89

De AC-89

16H28 | 20/10/2008 | Permalien

« Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent. »
Edgar Faure

Portrait de Méditerranéen

à AC-89 Portrait de AC-89 De Méditerranéen

Soutien Ségolène | 22H04 | 20/10/2008 | Permalien

Le plus incroyable, c'est que le réquisitoire de Monsieur ne fait aucune allusion aux actes politiques concrets réels de Ségolène Royal.
Comme pour mieux créer l'illusion, l'intox genre calomnie n'est donc pas encore terminé ? !
Un exemple un seul, la mise en avant de la France métissée était d'un grand courage politique !

Portrait de Louise_Michel

à AC-89 Portrait de AC-89 De Louise_Michel

Citoyen militant | 14H34 | 21/10/2008 | Permalien

Ce qui est sûr, c'est que M. MARLIERE, lui, depuis 2006, et bien avant l'investiture de Ségolène Royal, n'a pas changé d'avis. Une telle persistance pourrait ressembler à une véritable analyse politique, s'il n'oubliait pas de préciser qu'il est fabiusien, tout autant qu'universitaire.

Il fallait le dire.

Portrait de compte supprimé16

à AC-89 Portrait de AC-89 De compte supprimé16

révolté | 19H26 | 21/10/2008 | Permalien

« La politique, c'est comme l'andouillette : faut qu'sa sente la merde, mais pas trop ».
Edouard Herriot, maire de Lyon

Portrait de Tyb

De Tyb

(par ici, par là) | 16H41 | 20/10/2008 | Permalien

7 votes positifs que je partage complètement.

Je lance le chrono, on va voir combien de temps la meute bêlante habituelle va mettre pour débarquer et nous reprocher la larme à l'oeil d'être sexiste, anti Ségolène, pas objectif, etc etc etc j'en passe et des meilleurs.

Portrait de Venezuela

à Tyb Portrait de Tyb De Venezuela

vit aux Pays-Bas | 19H30 | 20/10/2008 | Permalien

Rien de tout cela, juste borne.
En ce moment, ce qui serait stupide c'est de camper sur ses positions !

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 16H45 | 20/10/2008 | Permalien

Les discours socialistes , on les connait ..

« L'argent corrompt. Le goût de la possession me paraît très redoutable et finalement très méprisable. Je crois que le siècle que nous vivons, qui a fait de l'usure et de l'intérêt de l'argent un dieu moderne, est celui d'une société perdue. » (Tonton , 1976)

Portrait de bdph65

De bdph65

informaticien | 16H49 | 20/10/2008 | Permalien

Soyons precis et evitons les caricatures en declarant que Segolene Royal etait blairiste en 2006

Nous pouvons nous reporter a l'article original du Financial Times :
ttp : //www.ft.com/cms/s/0/40acf40a-9390-11da-a978-0000779e2340.html

Ségolène Royal a déclaré adhérer à certaines idées de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair (réinvestissement dans les services publics, lutte contre le chômage des jeunes et prise en charge des jeunes diplômés), ce qui lui valut l'étiquette de « blairisme ». Cependant elle a aussi critiqué le manque de réactivité de celui-ci face aux fermetures d'usines au Royaume-Uni et dit penser qu'il a fait le mandat de trop.

C'est comme si je disais que Sarkozy etait Lepeniste en 2007 ! ! ! ! !

Portrait de jnspqd

à bdph65 Portrait de bdph65 De jnspqd

17H21 | 20/10/2008 | Permalien

Ou inquisiteur trotskiste à Toulon en octobre 2008 !

Portrait de bdph65

De bdph65

informaticien | 16H50 | 20/10/2008 | Permalien

Et socialiste en 2008 ! ! ! !

Portrait de Hatamoto

De Hatamoto

16H54 | 20/10/2008 | Permalien

« Je vous ai compris ! Je ne peux malheureusement rien faire pour vous aujourd'hui, mais quand je le pourrais, je ferais le double ! » (Deux heures moins le quart avant Jésus Christ)
Elle à oublier de rajouter ce détail pour gagner quelques voix de plus.

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

HS | 17H05 | 20/10/2008 | Permalien

Philippe Marlière se pose beaucoup de questions sur ce que pense Ségolène Royale, il devrait le lui demander cela serait plus simple pour nous au lieu de nous infliger son propre questionnement.
En somme il refuse a une personne assistant à une crise de société d'adapter sa pensée à sa vision d'un futur probable.
N'importe quel conducteur de voiture sait qu'il doit adapter sa conduite à l'état de la route qu'il emprunte.

Portrait de déluge

à Servais-Jean Portrait de Servais-Jean De déluge

menuisier | 08H02 | 21/10/2008 | Permalien

Mais la route n'a pas changé, pour filer votre métaphore. Le capitalisme a t-il muté ces derniers mois ?

Gouverner c'est prévoir, or cette crise était tout sauf imprévisible.

Le système qui la provoque ne s'est pas pas mis D'UN SEUL COUP a devenir toxique, il l'était avant, à la base pourait-on dire.

La répartition des richesses au profit exclusif d'une petite caste ne s'est pas mis en place en deux mois,

la perversité des nationalisations n'est pas apparue ces dernières semaines….

Bref, Mme Royal, comme Mitterand en son temps, a appris à PARLER socialiste, au sens de langue étrangère.En étant méchant, je parlerai d'oportunisme.

En celà elle ne se distingue d'ailleurs pas vraiment de la majorité de ses collègues dirigeants socialistes.

Portrait de Spartel

De Spartel

Sur son île | 17H08 | 20/10/2008 | Permalien

Je ne comprends pas l'opportunité de cet article !
Ah, tapez sur S Royal.
C'est là encore une belle oeuvre, en direct de Londres, semble-t-il.
Bravo. Une belle oeuvre de machiste, que voilà.
Vos arguments ne trompent pas vos lecteurs. C'est encore une tentative de déstabilisation de la seule opposante ( avec Bayrou, dans une certaine mesure) à la politique actuelle.
Vos arguments font sentir une léger pipi de chat. Pardonnez-moi cet propos excessif ; mais je n'en vois point d'autres.
De Londres, vous auriez pu nous entretenir des changements opérés à 180° qui alimentent aujourd'hui le néolibéralisme ambiant, et par là même nous parler des programmes de l'UMP voire des quelques nationalisations qui se profilent à l'horizon, voire aussi du désarroi qui gagne nos chers penseurs déclinistes ou des cellules psychologiques qui retapent les traders et pourquoi pas du match Manchester-Arsenal.
Cela nous aurait diverti.

Portrait de jnspqd

De jnspqd

17H17 | 20/10/2008 | Permalien

Tyb : Me voilà la larme à oeil mais à cause de l'éclat de rire qui ont provoqué en moi et votre commentaire empressé pour bloquer toute réaction contraire à la votre et surtout les intentions tellement visibles de l'article de ce maître de conférences à Londres, où la maîtrise de la dialectique n'a d'égale que la maîtrise du parti pris dont il fait usage.

Comme je ne saurais pas me mesurer à cet illustre universitaire, voici simplement quelques propos de la bête noire de certains politicards français qui empêche de tourner en rond ces cathedrales conservatrices du politiquement correct et de l'immobilisme.
Propos tenus fin 2005, nous sommes fin 2008, et que ce grand polémiste de la chose ségoléniste a OUBLIE de consulter, je ne me permettrais pas de penser que c'est de la mauvaise volonté parce qu'à l'encontre de ce qu'il affirme sur le récent ralliement de Royal contre le système financier et ses méthodes perverses :

« Mais si vous entendez par libéralisme cette conception de l'économie, je dirais même ce dogme ou cette idéologie, qui confie aux marchés, et aux marchés seulement, la régulation des sociétés, alors, oui, je pense que le libéralisme est l'ennemi de la justice social… Les marchés ont leur logique, le profit maximum… Ils sont une “ force ‘qui va ’, insensible aux conséquences sociales ou environnementales… Jaurés le disait déjà ‘ Le capitalisme, c'est le desordre ’ Le capitalisme s'est profondement transformé mais le constat vaut toujours car le desordre fait partie, si j'ose dire, de son code génétique… ”. Pages 180-181 -MAINTENANT-
“ La mauvaise mondialisation, c'est la mondialisation subie, mal comprise, mal accompagnée, celle où la puissance publique renonce à exercer ses responsabilités…La bonne mondialisation, c'est celle qu'encadrent des règles du jeu équitables avec, à l'échelle nationale et internationale, des pouvoirs publics capables de les faire respecter dans l'intérêt bien compris de tous.
C'est celle qui introduira dans les règles de l'OMC les respect de normes sociales et environnementales, celle qui reformera le FMI et la Banque mondiale pour en faire des instruments au service du développement humain, celle qui mettra en place une taxe sur les flux financiers…Je ne sais pas à quel rythme nous y parviendrons, je ne sais pas si l'histoire connaïtra une de ses brusques accélérations dont elle a le secret ou si l'humanité, souvent peu capable de reformer à froid, différera longtemps encore les décisions nécessaires. Mais j'ai une certitude… : Il n'est pas d'autre direction à suivre que de peser de toutes nos forces pour l'avènement d'un ordre international juste et des outils qui lui sont nécessaires ”. pages 204 à 208. -MAINTENANT-
“ Les pays européens sont partagés entre deux positions. Certains pensent que la monnaie est une affaire trop compliquée pour être confiée aux responsables politiques et, à travers eux, aux citoyens. Et d'autres, comme moi, pensent que la politique doit avoir le dernier mot…
Les textes européens donnent au Conseil de ministres de l'economie de l'Union (ECOFIN) la responsabilité de la politique de change. Elle a pourtant été abandonnée à la BCE. Il est temps de s'en ressaisir. J'ai l'intention de plaider vigoureusement auprès de nos amis européens pour que l'on inscrive dans les status de la Banque centrale l'objectif de la croissance et de l'emploi. Et pour que nous nous dotions d'un véritable gouvernement de la zone euro. C'est cela reprendre son destin en main et faire de l'Europe une force protectrice. C'est cela remettre sur le droit chemin le train européen. ” pages 29 et 30 -MAINTENANT-

Discours à Paris du 6 février 2007 par S ROYAL
“… Je ne parle pas, bien sûr, du salaire, de l'argent du travail, mais du profit facile. Pas l'argent du labeur mais le profit rapace…le profit fainéant. Pas l'argent du risque pris par l'entrepreneur mais celui de la spéculation. Les profits avides de toujours plus : plus de licenciements boursiers, plus de dérèglementation, plus de stock-options, plus de privatisations, plus de marché sans foi ni loi. Ces profits arrogants qui se rêvent sans contraintes, sans contrôle, sans contre-pouvoirs. Ceux qui en possèdent bien plus qu'ils ne pourraient dépenser en plusieurs vies trouvent encore le moyen de le cacher, de le disimuler, préférant l'exil doré à l'impôt citoyen.S'il y a une crise morale en France, c'est d'abord là qu'il faut la chercher, dans cet égarement de ceux qui se veulent au-dessus de toute contrainte collective, de toute responsabilité politique et de toute solidarité nationale… ”

Que cette responsable politique n'est pas parfaite, c'est un fait, d'ailleurs cela est une garantie de son identité d'individu humain, nous en avons assez de tous ces PARFAITS qui ne s'occupent que de leur image et qui sont en décalage totale d'avec ce que le citoyen moyen vit tous les jours, mais vouloir en faire d'elle la cause de tout ce qui ne va pas dans ce pays et dans le monde, c'est aller très loin et c'est en train de se retourner contre les tenants de cette “politique” du TSS.

Portrait de Tyb

à jnspqd Portrait de jnspqd De Tyb

(par ici, par là) | 17H27 | 20/10/2008 | Permalien

pour quelqu'un qui dénonce la dialectique et les parti-pris, je vous invite à mettre en parallèle les propos de Ségolène Royal que vous citez et son soutien au OUI pour le référendum européen (ainsi que la conduite du PS lors de la modification de la constitution pour l'abandon du référendum) et puis surtout ses charmants petits propos sur le SMIG après sa défaite (pardon ses « autres victoires ») qu'on est à peu près sur de voir réitérer sur toutes ces nouvelles prises de position dans six mois.

ceci dit je suis en partie surpris, normalement les points baissent beaucoup plus vite sur les articles de Ségolène

Portrait de Jaycib

De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 17H23 | 20/10/2008 | Permalien

Après tout, Mitterrand a bien fait mine d'appliquer le programme commun avant de prouver par une démarche inverse (Fabius premier ministre) que le programme commun était irréalisable. C'est ce que l'on appelle généralement du « pragmatisme », aujourd'hui pratiqué par ce partisan bien connu de la régulation des marchés contre les excès des financiers qu'est Nicolas Sarkozy…

On a les « pragmatiques » que l'on mérite.

M. Marlière semble avoir un tropisme « hamonien », ce qui n'est pas un crime. Mais n'y a-t-il pas une cible commune à Ségolène et à Benoît Hamon : le NPA de Besancenot et les inorganisés (ou peu organisés) de la « gauche de la gauche » ? Beaucoup au PS pensent qu'il faut d'abord faire l'unité à gauche avant d'ouvrir le champ vers le centre et ce lieu géométrique indéfinissable qu'occupent les Verts. De ce point de vue, je ne vois pas très bien ce qui différencie la dame de Poitou-Charente de ses concurrents à la doctrine plus cohérente.

Au bout du compte, le PS étant un parti minoritaire dans les scrutins nationaux, il va devoir pactiser avec d'autres. Ségolène râcle d'abord à gauche (c'est sans doute ce que lui ont dit ses conseillers, dont JL Bianco, qui connaissait son Mitterrand par coeur), avant un savant ( ? ) mouvement de bascule vers un salmigondis de positions plus « souples » décrites dans l'article, très bien rédigé au demeurant.

C'est un numéro d'équilibriste comme un autre, auquel le PS nous a habitués depuis bien longtemps. A mon sens, il n'y a donc rien de bien nouveau sous le soleil. Les commentaires sardoniques à l'adresse du PS ne me convaincront néanmoins pas de voter pour quelqu'un qui ne soit pas issu de ses rangs. Le problème (de taille ! ) est qu'il n'y a plus de Jaurès, hélas, et même plus de Blum !

Portrait de iduf91

De iduf91

17H29 | 20/10/2008 | Permalien

Ce propos à charge est à nuancer. Si j'ai bon souvenir, Royal a défendu tout au long de sa campagne l'investissement dans les PME et TPE, la revalorisation des petits salaires, la « flexi-sécurité » fondée sur un investissement dans la formation professionnelle, et a attaqué le capitalisme financier. Ses attaques actuelles contre le libéralisme, si elles sont teintées d'une bonne dose d'opportunisme, ne sont pas pour autant en contradiction avec ce qu'elle prônait auparavant.

Portrait de zorbec

De zorbec

retraité | 17H43 | 20/10/2008 | Permalien

Putain,et on n'est qu'à 3,5 ans des présidentielles !
Et lui,il a été obligé d'aller à Londres pour nous sortir un tel article,après avoir fait tellement d'études,encore un « expert“comme les appréciait Coluche,qui s'autorise à penser…Qu'il réfléchisse un peu sur la crise financière qu'il a peut-être contribué
à déclencher.

Portrait de getch

De getch

17H50 | 20/10/2008 | Permalien

L'auteur de cet article vit à Londres, ville que j'aime.
L'internet existe, donc aucune excuse pour ne pas connaître l'actualité politique en France, dont les interventions de Royal et ses actions concrètes, notamment en tant que présidente de la région Poitou-Charente. La ligne politique de Ségolène Royal est claire et n'a pas varié depuis des années.
Un seul exemple : Royal n'a jamais été « sociale-libérale » comme le prétend M.Marlière. Où a-t-il été pêché cela ? Qu'il aille sur le site de Poitou-Charente ou bien qu'il consulte les archives de la RF pour prendre connaissance des paroles et actes de S.Royal. Il n'y a pas plus interventionniste que Royal et ses actes le démontrent.
Alors, soit les attaques émises dans cet article relèvent de l'inculture politique et ne grandissent pas la réputation de leur auteur, soit elles relèvent de la mauvaise foi, ce que j'ai tendance à croire plus volontiers.
En réalité, S.Royal défriche une voie nouvelle et cela dérange à gauche comme à droite. Comme sa démarche est complexe, qu'elle n'a pas de tabous, ne correspond pas aux schémas habituels, dérange et risque d'être populaire, la solution la plus simple est de caricaturer. Il s'est passé la même chose pour Mitterand avant qu'il ne devienne chef du PS.

Portrait de RichardTrois

De RichardTrois

18H12 | 20/10/2008 | Permalien

Il faut croire, Mr Marlière, que vous n'avez pas vraiment lu les écrits de Royal, qui prouvent qu'elle ne s'est pas transformée avec crise financière. Ni même suivi attentivement la campagne présidentielle.

Sur le SMIC a 1500€, Ségolène Royal est et a toujours été favorable à l'augmentation des minimas sociaux. Maintenant la question soulevée par Royal est celui de la crédibilité de ce projet d'augmentation notamment pour ceux qui gagnent 1,2 fois, 1,5 fois le smic…

Sur les accents anti-capitalistes, vous oubliez la charge contre les banques et les tarifications banciares qui date de 2006 et des débats participatifs.

Non, elle n'a pas attendu la crise financière de cet automne pour proposer de réglementer les fonds spéculatifs : cela date de Mai dernier avant les premières faillites bancaires.
Quant au Zénith elle évoque le remboursement le remboursement des aides publiques lorsque les entreprises bénéficiaires licencient ou délocalisent alors qu'elles font des bénéfices, c'est une mesure qui est mise en oeuvre dans sa région et uniquement là bas.
Elle n'a pas attendu ni le Zénith ni la crise financière.

Elle n'est pas non plus « blairiste », elle revendique ce qu'il y a bon dans le retour des travaillistes au pouvoir en UK : l'investissement dans l'Education notamment…

Le procès à charge est habituel, encore et toujours. Il finit par lasser même les lecteurs les plus indulgents.

Portrait de Asse42

De Asse42

Royalais | 19H14 | 20/10/2008 | Permalien

Merci à l'auteur de permettre de rétablir quelques vérités car évidemment je suis loin de partager son avis sur tout.

Tout d'abord ségolène Royal n'a jamais été Blairiste, elle a seulement dit qu'il avait fait des choses positives ! Je veux dire qu'il faut arrêter de manipuler les consciences et se concentrer sur la véracité des dires surtout si on est un maître de conférences.
Je constate que ce monsieur ne connait pas, malheureusement, le socialisme et donc pour lui lorsqu'on critique le libéralisme on est forcément marxiste. Ça a été toute l'ambiguïté des dernières années où on a essayé d'assimiler le socialisme au collectivisme marxiste pour la diminuer. Or il se trouve que ségolène Royal justement a permis la mise en évidence d'un socialisme républicain. On sait qu'elle n'a pas de problèmes avec les symboles de la république qu'elle revendique même pour la gauche. Car le socialisme est républicain.

C'est ce qui fait toute la différence avec ses camarades. Car elle ne construit pas sa vision socialiste sur un dogme marxiste, libéral ou démocrate. Mais sur une vision républicaine du socialisme. Ce qui lui a permis de parler de l'individu, de la nation, des familles, du travail, du mérite etc… Sans tabous et sans dogmatisme.
C'est ce qui fait son succès durable alors que certains croyaient qu'elle n'était qu'une construction médiatique. Cette trajectoire politique vient de loin. Elle n'a jamais reniée ses valeurs ce qui lui a valu parfois l'hostilité en la qualifiant de « mère la morale ». Car elle a une éthique de la politique qui ne s'embarrasse pas de faux-semblants. Elle dit les choses. Clairement. Et on se rappelle que dans le pacte présidentiel il y avait une critique féroce contre les banques. Tellement féroce qu'on l'avait qualifié de populiste. Or il se trouve qu'elle avait bien vu le problème déjà !

Comme souvent avec ségolène Royal. Elle est en avance sur tous les autres parce qu'elle est ouverte d'esprit, elle est curieuse, s'intéresse à toutes les expériences politiques et ne s'interdit rien par dogmatisme, pusillanisme ou sectarisme. Tout en conservant ses valeurs de gauche, valeurs féministes et d'indignation. C'est la seule leader d'envergure à ne pas hésiter à prendre des risques pour défendre ses convictions. Chapeau à elle :
http://www.lepost.fr/perso/asse42/prive/

Portrait de ALLAIN JULES C@MMUNICATION

De ALLAIN JULES C@MMUNICATION

20H10 | 20/10/2008 | Permalien

Au-delà de la mauvaise foi de certains, Ségolène Royal est bien la persone qu'il fallait à la France. Visionnaire, ce que le Gouvernement fait actuellement, s'inspire largement de son programme. Oui, elle n'a pas su réellement communiquer, pendant sa campagne.

En revanche, elle n'a pas varié d'un iota. Sa ligne est claire et consise. Je crois bien que, aujourd'hui, que sa motion ne passe pas, le PS se sera définitivement disloqué, en faveur de l'UMPS, ce parti « ni-gauche ni-droite », plus accès sur la collaboration dans une mangeoire, celle de l'UMP.

Vive Ségolène Royal !

http://allainjulesblog.blogspot.com/

Portrait de goalexandre

De goalexandre

technicien du batiment | 20H36 | 20/10/2008 | Permalien

bonsoir

je ne suis pas maitre de conferences rien qu'un simple ouvrier et je veux dire ceci :

Segolene royal en tant que femme politique a le droit de postuler aux postes les plus elevés de l'etat
elle en a les competences les qualitées l'exprience
selon moi
pour moi et plein d'amis a moi qui ne serons jamais idolatres ni supporters naifs nous pensons fortement que le temps des femmes est venue et que ça suffit cet acharnement et ce mepris permanent de la ^part de tous ceux qui s'accrochent au pouvoir et qui pensent que la femme sa place est ailleurs

Segolene est sincere elle dit la veritée elle est a l'ecoute du peuple elle prend en compte ce que nous formulons au travaers de des débats participatifs
elle a raison sur le non cumul des mandats sur les jurys citoyens sur les referendums sur le droit de petition sur la 6emem republique

segolene royal est une visionnaire elle voit loin elle anticipera et fera rayonner notre beau pays la France
la politique par la preuve elle la pratique regulierement en tant que presidente de sa region
elle s'appuiera sur les vrais besoins de ceux qui en ont le plus besoin

segolene est une humaniste sincere et convaincu elle fera en sorte avec et pour le peuple que les richesses soient equitablement et honnettement bien reparties

depuis 3ans que nous la soutenons nous la connaissons bien
français françaises au pays de droits de l'homme une femme presidente quel exemple pour le monde

et ainsi le droits des femmes avancera encore

Portrait de xavier-xavier

à goalexandre Portrait de goalexandre De xavier-xavier

muntagnolu | 22H05 | 20/10/2008 | Permalien

Peut-être en faites-vous un peu trop ?
Si vous êtes un vrai ségolâtre, je trouve votre dévotion pathétique .

Portrait de Pas lolo

à xavier-xavier Portrait de xavier-xavier De Pas lolo

fasciné | 12H20 | 21/10/2008 | Permalien

Vous n'avez pas lu ? Le monsieur a écrit qu'il n'était pas ségolatre.
D'ailleurs, en plus de tout ce qu'il a écrit, il faut faire savoir que Ségolène va bientôt découvrir le vaccin contre le cancer et la fusion contrôlée.

Portrait de Lairderien

De Lairderien

20H38 | 20/10/2008 | Permalien

Maître de conférence peut être ! ! !

Maître de la mauvaise foi surement ! ! !

Sans verser dans la ségolâtrie primaire, force est de constater qu'en reprenant les dires et les écrits de Mme Royal, on y trouve une cohérence depuis longtemps et nombre de commentateurs ci-dessus ne manquent pas de le rappeler en donnant leurs sources.
J'ai beaucoup de mal à comprendre cette mauvaise foi de certains quidams anonymes, même « maître de conférences » à londres. Sont ils tellement conditionnés par les médias lagardère/bouigues/rotschild/dassault et les politiciens unis dans le TSSS qu'ils sont incapables d'aller vérifier sur place, c.a.d. dans ses écrits et ses discours ?

Portrait de Marc

De Marc

20H55 | 20/10/2008 | Permalien

Monsieur Marlière votre statut de maitre de conf ne fait pas vertu.
Pour info, je renvois à votre article visionnaire sur le vote interne du PS : http://www.legrandsoir.info/article.php3 ? id_article=4293 … Manifestement, vous être pro-fabiusien limite idolâtrie… c'est votre droit mais cela invalide votre papier sur le fond.
Enlevé Maitre de conf, remplacé par Fabiusien.

http://marc.vasseur.over-blog.com/

Portrait de Lairderien

à Marc Portrait de Marc De Lairderien

23H18 | 20/10/2008 | Permalien

Je ne connaissais pas ce « 'brillantissime' » article de ce Maître de conf…, mais effectivement je constate que j'avais raison de supposer un conditionnement partisan des tous sauf TSSS ! ! !

C'est fou ce qu'ils se donnent de mal pour dénigrer plus ou moins subtilement ! ! !

Portrait de mao-tse-toung

De mao-tse-toung

grand démocrate réformateur | 21H05 | 20/10/2008 | Permalien

Il parlait pour Ségolène déjà, ! ! !

Je suis pour le communisme
Je suis pour le socialisme
Et pour le capitalisme
Parce que je suis opportuniste

Il y en a qui conteste
Qui revendique et qui proteste
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté

Je n'ai pas peur des profiteurs
Ni même des agitateurs
Je fais confiance aux électeurs
Et j'en profite pour faire mon beurre

Il y en a qui conteste
Qui revendique et qui proteste
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté

Je suis de tous les partis
Je suis de toutes les patries
Je suis de toutes les coteries
Je suis le roi des convertis

Il y en a qui conteste
Qui revendique et qui proteste
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté

Je crie vive la révolution
Je crie vive les institutions
Je crie vive les manifestations
Je crie vive la collaboration

Non jamais je ne conteste
Ni revendique ni ne proteste
Je ne sais faire qu'un seul geste
Celui de retourner ma veste, de retourner ma veste
Toujours du bon côté

Je l'ai tellement retournée
Qu'elle craque de tous côtés
A la prochaine révolution
Je retourne mon pantalon

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