Problème : nous sommes de plus en plus conscients des troubles émotionnels qui peuvent survenir chez les enfants et de plus en plus aptes à diagnostiquer et à traiter des pathologies comme des troubles de l'attention. Mais s'il est déjà difficile et cher de tester des nouveaux médicaments chez les adultes, c'est encore plus difficile de le faire pour des enfants.

De nombreux traitements délivrés aux enfants sont en fait le résultat de détournements des indications thérapeutiques, spécifiquement prévues pour des adultes. Lorsque la FDA (responsable des autorisations de mise sur le marché aux Etats-Unis, ndlr) délivre une licence pour un nouveau médicament, elle liste les usages autorisés et les patients auxquels il est destiné, en fonction des populations sur lesquelles il a été testé (enfants atteints de streptocoque, femmes ayant un cancer du sein).
Si le laboratoire pharmaceutique fait état d'une application qui n'a pas été spécifiquement approuvée, il enfreint les règles de la FDA et peut être poursuivi. Mais une fois qu'un médicament a reçu l'approbation de la FDA, les médecins peuvent l'utiliser pour des applications ou des populations qui n'ont pas été prévues.
Une fois l'approbation de la FDA obtenue, les laboratoires ne s'inquiètent donc plus de réaliser des tests très chers qui leur permettraient d'obtenir une autorisation pour l'usage destiné aux enfants, puisqu'il reste possible pour les praticiens de détourner l'usage. Les pédiatres ne sont généralement pas à l'aise avec ces pratiques, mais ils considèrent que c'est un moindre mal quand ils doivent faire face à des pathologies pour lesquelles n'existent que des médicaments pour adultes.
La plupart des médicaments agisssent de la même manière chez l'adute ou chez l'enfant. Mais cette règle soufre d'exceptions. Que nous découvrons parfois trop tard. L'aspirine peut déclencher de dangereux symptômes du foi ou du cerveau chez l'enfant ou l'adolescent. La tetracycline, un antibiotique commun, peut fragiliser les dents d'enfants de moins de 8 ans.
La question devient particulièrement problématique lorsque l'on aborde la prescription de médicaments psychotropes pour les enfants, qui est de plus en plus commune.
Un article récent examinait le détournement de médicaments, particulièrement psychotropes, pour les enfants. Ces traitements sont aujourd'hui très communs parce que la demande est très forte et qu'il n'y a que peu d'alternatives.
En raison du manque de personnels psychiatriques formés au travail avec les enfants, pédiatres et infirmières récupèrent souvent le bébé. Malheureusement, peu d'entre eux ont le temps de se former à la psychothérapie pour traiter les problèmes psychologiques. Ils sont donc souvent forcés de se rabattre sur les médicaments, un mode de traitement qui leur est plus familier.
Les compagnies d'assurance préfèrent elles aussi les médicaments pour régler ces problèmes car ils reviennent moins cher qu'une psychothérapie. Elles se méfient de plus de traitements basés sur la parole et la pensée.
La plupart des drogues utilisées aujourd'hui pour combattre les troubles psychiques sont relativement récentes. Et donc nous ne savons pas encore tout de leurs effets à long terme sur les adultes et les enfants. Ces médicaments incluent les antidépresseurs comme le Prozac mais aussi des médicaments permettant de lutter contre des maladies mentales comme les psychoses.
Certains remèdes jusque-là utilisés pour traiter l'épilepsie se sont révélés efficaces dans le traitement des troubles de l'humeur, comme la bipolarité. On estime qu'un enfant sur vingt souffre d'un déficit d'attention. Et beaucoup d'entre eux sont soignés à l'aide de médicaments. Même le pipi au lit est parfois traité avec des médicaments. Or, beaucoup de ces traitements pourraient bien avoir des effets différents chez l'adulte et chez l'enfant.
Nous voyons de plus en plus d'enfants avec ce type de problèmes (probablement juste parce que parents et médecins en sont plus conscients), mais, dans la plupart des cas, nous en sommes réduits à les traiter grâce au détournement de médicaments.
Des questions ont été soulevées concernant les effets secondaires, mais les besoins semblent tels que nous dépassons ces objections, en espérant ne pas avoir de mauvaises surprises à l'arrivée.
Conclusion : les auteurs de l'article estiment que nous devrions, lorsque nous détournons ces médicaments, suivre et surveiller de près les enfants qui prennent ces traitements, pour en évaluer la sécurité et l'efficacité. Pour certains de ces médicaments, cela implique de faire des tests en laboratoire pour rechercher les effets secondaires.
Enfin, nous devrions nous intéresser à des signes plus indirects d'efficacité : les performances scolaires du patient s'améliorent-elles ? Développe-t-il ses relations sociales ? Est-ce que l'enfant continue à prendre son traitement ? (La non-adhérence au traitement est souvent un signe qu'il n'est pas efficace).
Ce genre de suivi pourrait nous permettre de déterminer si un traitement est sûr et efficace, y compris pour des médicaments détournés de leur usage. Le type de tests appliqués à la chimiothérapie pour les enfants serait évidemment préférable. Mais nous en sommes loin.
Photo : Audrey Cerdan/Rue89



















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De expat
18H22 | 18/10/2008 |
Cet article presente les choses de facon extremement moderees. En fait les pediatres sont fortement encourages a prescrire des medicaments hors indication.
Il est temps de reconnaitre que l'industrie pharmaceutique n'existe pas pour le bien de l'humanite, c'est simplement un producteur de biens de consommation.
Un autre probleme devrait lentement devenir evident, le pouvoir de decision est dans les mains des departments de marketing qui n'ont aucunes connaissances medicales et qui subissent les meme pressions que le reste d'entre nous :
vendre, vendre, vendre, vendre…..
pour ceux qui lisent l'anglais
http://en.wikipedia.org/wiki/Peter_Rost_(doctor)
à expat
De Gandijyn
19H41 | 18/10/2008 |
Il existe un minimum de 60000 médecins généralistes, sans tenir compte des spécialistes (kiné, infirmier(e)s, psychiatre, psy-machin-chose, …/… la liste est longue sur l'annuaire des pages jaunes).
Certains médecins vont même jusqu'à faire du marketing auprès de leurs patients (clients, gros consommateurs potentiels), et via des labo, et associations, vendre très chers des pastilles « duchmuc », ou autres produits, à prix élevés… Je ne vous explique pas quand ils sont entre « confrères » dans les autres spécialités … aussi pire comparé au marché de l'automobile.
Magouilles entre chercheurs, labos, médecins, … qui touchent en nature (voyage, repas, % sur les C.A., cadeau, style jeu complet de club de golf, …)
Casser cette « chaîne » serait un vrai manque à gagner… On pourait même penser que plus la santé des citoyens est déficiente, plus ils ont le sourire… Il en est de même pour les hôpitaux et actes de chirurgie.
De fran82
enseignante spécialisée | 22H07 | 18/10/2008 |
Enseignante spécialisée chargée du suivi de la scolarisation d'« élèves en situation de handicap », je suis de plus en plus souvent amenée à m'occuper d'élèves de plus en plus jeunes présentant des troubles de plus en plus sévères de l'attention et de la concentration … Or, désormais, la plupart d'entre eux sont sous traitement médicamenteux :
- effectivement, les suivis psychothérapeutiques ne sont plus trop à la mode : trop longs, trop contraignants, trop « impliquants » …
- le manque de structures de soins, notamment dans le département où j'exerce (Tarn et Garonne) incite à une prise en charge médicamenteuse dont l'effet quasi immédiat a, semble t-il, le « mérite » d'apaiser l'élève mais aussi l'établissement scolaire …
- la demande des parents, très forte et complètement en symbiose avec le fonctionnement actuel de notre société qui veut des résultats externalisés à une problémaatique familiale et surtout des effets immédiats et visibles correspondant à « un diagnostic - une pathologie - un traitement médical » …
Il y a dérive : le tout médical et paramédical prime et occupe tous les champs de la prise en charge des élèves en difficulté et / ou handicapés … Il y a urgence à replacer les élèves et leurs parents dans une prise en charge pluridisciplinaire (médicale et paramédicale certes, mais aussi psychologique, pédagogique …) qui, elle seule, peut faire avancer nos enfants …
à fran82
De Teberli
Enseignant | 23H27 | 18/10/2008 |
Il me semble que l'urgence est plutôt de traiter les citoyens comme des hommes et non plus comme des rouages d'une économie de marché qui broie tout sur son passage.
Il faut soigner les malades qui dirigent l'économie et se débarasser d'un système qui crée le mal-être chez tous les exploités fragilisés par le capitalisme-libéralisme.
Les partisans de l'aide seraient mieux inspirer de lutter pour la justice et des salaires décents qui permettent de vivre au lieu de survivre.
La charité institutionalisée ne saurait remplacer la justice, les médicaments non plus.
Parmi les remèdes efficaces contre le mal-être, la participation régulière au travail d'un groupe NPA.
A prendre sans modération et sans ordonnance, aucun effet indésirable connu.
à fran82
De Royane
Psychotherapeute | 11H34 | 19/10/2008 |
C'est très vrai !
Attention au « déficit d'attention », il n'est pas
en soi une maladie chez l'enfant (sauf cas très
rare ) , mais il est toujours révélateur et demande
avant tout de « l'attention » , justement , de
l'écoute , de la part des parents et des
enseignants , et , si nécessaire , un suivi adapté
( psychologique ,ou/et suivi en psychomotricité ,
orthophonie par exemple ) .
De Teberli
Enseignant | 23H16 | 18/10/2008 |
Le meilleur anxiolitique ne vaudra jamais la justice sociale.
Le SMIC à 2500 ou 3000 euros net va redonner le sourire à ceux qui jusque là n'ont guère l'occasion de se réjouir.
Et qu'on ne nous dise pas qu'il n'y a pas d'argent, sinon ça va chauffer !
De timiota
(lecteur de Bernard Stiegler) | 23H56 | 18/10/2008 |
Bonjour
Bonne thématique, traité sur un ton pas trop catastrophiste.
Ceci dit, je suis étonné de ne pas avoir encore vu le mot « ritaline » dans la liste, ainsi que « ADD » (Attention Deficit Disorder).
Ne récoltons nous pas les graines semées par les Ecrans, quand la génèse synaptique des tous petits a lieu devant la meilleure porte d'entrée au cortex, à savoir le nerf optique ?
Livre : « Mon enfant n'est pas un coeur de cible de Ph Desbordes » .
http://www.monenfantnestpasuncoeurdecible.com/
Qqs uns des derniers ouvrages de B. Stiegler aussi (sur le soin,…), et l'appel sur l'attention
http://www.arsindustrialis.org/activites/cr/attention/12mai/view ? searcht…
http://squiggle.be/appel/ ? petition=2
Dernier point : la relative misère des centres médico-psycho-pédagogique, qui annonnent les poncifs psychanilitico-doltoïens en toute circonstance, sans savoir reconnaitre les vrais pathologies pour cause de sclérose mentale française dans ce domaine. Le canada (et le Québec) sont bien plus avancés pour tenir compte de tous (notamment des autismes sur lesquelles il y a eu pas mal de chose récemment…)
à timiota
De amipb
Chef de projet à Barcelone | 08H18 | 19/10/2008 |
Entièrement d'accord, la télévision casse une grande partie de l'évolution du cerveau, en cassant l'expérimentation : l'enfant « boit » les images et n'interagit pas avec ce qui se passe. Nous créons ainsi des générations d'enfants en « manque ».
à timiota
De Gandijyn
08H32 | 19/10/2008 |
Au sujet de la Ritaline, je vous invite à lire :
Autisme, schizophrénie et hyperactivité- Phosphates dans l'alimentation : les enfants poussés au bord de la folie (par Word Press)
Mondialisation.ca, Le 1 fevrier 2008
- http://www.mondialisation.ca/index.php ? context=va&aid=7971
De bilqis
pr vivre heureux vivons caché | 08H36 | 19/10/2008 |
» Les compagnies d'assurance préfèrent elles aussi les médicaments pour régler ces problèmes car ils reviennent moins cher qu'une psychothérapie. »
Très révélateur et j'en suis consternée…
Les médicaments sont un « produit » pour lequel de nouveaux « marchés / cibles » sont nécessaires.
Les enfants deviennent des cibles toutes trouvées.
Quand les parents cesseront de se défausser sur l'école pour éduquer leurs enfants,
quand les parents commenceront à s'intéresser et à suivre la scolarité de leurs enfants,
peut être les enfants se sentiront ils plus en sérénité et auront moins besoin de chimie.
télé, jeux vidéos, marques, violence verbale et manque de respect…
Ce sont souvent des « symptômes » qui se trouvent dans les foyers… en effet, peut être faut-il traiter les parents d'abord ?
De bilqis
pr vivre heureux vivons caché | 08H36 | 19/10/2008 |
» Les compagnies d'assurance préfèrent elles aussi les médicaments pour régler ces problèmes car ils reviennent moins cher qu'une psychothérapie. »
Très révélateur et j'en suis consternée…
Les médicaments sont un « produit » pour lequel de nouveaux « marchés / cibles » sont nécessaires.
Les enfants deviennent des cibles toutes trouvées.
Quand les parents cesseront de se défausser sur l'école pour éduquer leurs enfants,
quand les parents commenceront à s'intéresser et à suivre la scolarité de leurs enfants,
peut être les enfants se sentiront ils plus en sérénité et auront moins besoin de chimie.
télé, jeux vidéos, marques, violence verbale et manque de respect…
Ce sont souvent des « symptômes » qui se trouvent dans les foyers… en effet, peut être faut-il traiter les parents d'abord ?
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 09H57 | 19/10/2008 |
Les psychothropes, que ce soit pour adulte ou enfant, sont nécessaire, mais n'exluent pas l'un de l'autre.
Il faut cependant doser et n'accepter qu'un traitement chimique que dans les cas les plus à risque (de se détruire soi-même ou de détruire les autres).
La conversation, l'échange avec un spécialiste qui nous comprendra sera plus féconde que tous les « abrutisseurs du monde ».
A savoir, que dans un traitement antidépresseurs, il faut comprendre les somnifères pour un nuit avec sommeil réel et toutes ses phases (si on ne dort pas, on s'épuise et on est au bord de la rupture ! ).
Egalement des médicaments pour décontracter les muscles. La tension musculaire engendre un mal-être physique et psychologique : ce qui explique l'indication de faire du sport, mais quand on a encore un peu de ressort !
De Kans
Lion indomptable | 12H02 | 19/10/2008 |
Suite à un tract que j'avais recu sur le sujet, un petit billet :
http://etounou.free.fr/ ? 2008/09/21/174-lettre-a-edvije
De Clarita
étudiante | 13H26 | 19/10/2008 |
Juste une faute d'orthographe qui me dérange … dans le cinquième paragraphe : « Mais cette règle soufre d'exceptions ». Il y a deux « f » à souffrir ! Vu qu'on souffre beaucoup, il faut bien ça … !
De Larzul
Retraité ancien syndicaliste | 13H49 | 19/10/2008 |
Je voudrai des commentaires sur l'absorption des antidépresseurs et le fétus . Est ce que celui ci est influencé et retrouve t on les effets dans l'attitude du jeune enfant ?
Si oui, comment conseiller les parents sous antidépresseurs de gérer leurs médications avant le rapport avec volonté de procréation ?
à Larzul
De jexiste
si, si | 14H03 | 19/10/2008 |
La question est abordée ici :
http://psychotrope.canalblog.com/archives/antidepresseurs/index.html
08 juillet 2007
RISQUES CAUSÉS PAR LES ANTIDÉPRESSEURS CHEZ LES NOUVEAU-NÉS
UNE NOUVELLE ÉTUDE MONTRE LES RISQUES CAUSÉS
PAR LES ANTIDÉPRESSEURS CHEZ LES NOUVEAU-NÉS
Une nouvelle étude publiée dans l'édition du mois d'août du Journal Américain de Psychiatrie a montré que les antidépresseurs représentent un risque significatif pour les nouveau-nés. Les chercheurs ont déterminé que 12% des femmes enceintes de l'étude qui prenaient des antidépresseurs ont eu un accouchement prématuré comparé à 0% pour celles du groupe qui ne prenaient pas le médicament. L'admission de nouveau-nés dans des pouponnières pour soins spéciaux était de 21% dans le cas des mères prenant des antidépresseurs comparé à 7.1% parmi celles qui n'en prenaient pas.
Les preuves que les antidépresseurs prescrits aux femmes enceintes peuvent causer une fausse couche sont accablantes. Eli Lilly, le fabricant du Prozac, a rapporté cela en 1993 lorsqu'une étude a montré un taux d'avortement spontané chez 15,9% des femmes qui prenaient le médicament. Depuis 2004, la FDA (l'équivalent américain de Santé Canada) a émis quatre avertissements sérieux concernant le fait que l'utilisation d'antidépresseurs durant la grossesse posait pour les nouveau-nés un risque d'accouchement prématuré, de malformation congénitale, de malformations cardiaques et une condition pulmonaire potentiellement fatale appelée hypertension pulmonaire persistante. Santé Canada et les organismes de santé comparables d'Australie et d'Allemagne ont également émis des avertissements similaires.
=========
Cliquez sur le lien pour lire la suite.
De apres
(pas avant) | 17H49 | 19/10/2008 |
En fait, la teratogenese liee aux antideps serotoninergiques est vraisemblablement modeste et plutot proche de la limite de detection par les etudes epidemio serieuses. Le vrai probleme semble plutot sur le mode de la bombe a retardement. Il y a des donnees claires sur les modeles animaux (rongeurs) que 15 jours de traitements avant la puberte suffisent a generer des animaux adultes anormalement anxieux/depressifs (la depression est compliquee a caracteriser sur le rongeur ! ). C'est connu depuis les annees 80, mais a ete re-examine ces dernieres annees. Pour reference, ceux que ca interessent peuvent regarder les travaux du groupe de Gingrich (Columbia) [c'est publie dans Science, pas vraiment Pif Gadget], de Paul (U Mississipi), et Adrien (Salpetriere) en France. Le resultat final en tous cas c'est qu'un traitement chez l'enfant pourrait generer des problemes emotionnels chez l'adulte, bien plus tard, donc. Et pour l'instant rien n'a ete fait pour etudier si c'est le cas !
De SARTORI
Veuf, grand-père, citoyen reporter | 18H02 | 19/10/2008 |
Les médecins et les psychiatres prescrivent des antipsychotiques, des psychostimulants, des hypnotiques, des anxiolytiques, etc…etc…
Questions :
- En fin ou en changement de traitement, le patient conserve tous les médicaments non utilisés. Ne serait-il pas judicieux de le déposséder de ceux-ci lors de chaque rendez-vous ?
Le stock dans l'armoire à pharmacie ou dissimulé à divers endroits ne servirait plus dans les cas de déprime intense !
- Incorpore-t-on des produits insidieux dans les médicaments pour rendre le patient dépendant, comme le font de grands fabricants de tabacs ?
à SARTORI
De jexiste
si, si | 20H28 | 19/10/2008 |
Pas besoin d'incorporer à ces médicaments des substances qui rendent accro. A l'exception des neuroleptiques, ils induisent tous des dépendances de par leur nature même, ce qui provoque des crises de manque parfois phénoménales en cas d'arrêt brutal d'un traitement antidépresseur ou anxiolytique chimique.
Préférez-leur la phytothérapie, plus efficace et sans effets secondaires nocifs.
De SARTORI
Veuf, grand-père, citoyen reporter | 18H02 | 19/10/2008 |
Les médecins et les psychiatres prescrivent des antipsychotiques, des psychostimulants, des hypnotiques, des anxiolytiques, etc…etc…
Questions :
- En fin ou en changement de traitement, le patient conserve tous les médicaments non utilisés. Ne serait-il pas judicieux de le déposséder de ceux-ci lors de chaque rendez-vous ?
Le stock dans l'armoire à pharmacie ou dissimulé à divers endroits ne servirait plus dans les cas de déprime intense !
- Incorpore-t-on des produits insidieux dans les médicaments pour rendre le patient dépendant, comme le font de grands fabricants de tabacs ?
De antonh
curieux | 18H53 | 19/10/2008 |
pour ma part, j'ai tendance à penser que prescrire des medocs pour reguler les humeurs d'un gamin est un echec cuisant pour le parents et pour la société.
quand j'entend parler de gamins hyperactifs ou associaux (ça veut dire quoi ? ), c'est d'abord la responsabilité des parents de les canaliser, ça s'appelle eduquer.
je concois que tous les enfants n'ont pas le meme caractère et que certains sont plus durs que d'autres, mais pour eduquer un enfant ou le comprendre, il faut avoir du temps avec lui.
quid de ces gens qui courent toute la journée et qui n'ont plus le temps (ou le courage) de s'occuper de leur momes le soir ?
il y a quelques années, mon directeur, un ingé agro, se vantait de faire 70 heures par semaines et faisait des concours d'ingurgitation de brioches avec un des ses fils. je pense qu'il estimait etre un exemple d'abnégation au travail et ne comprenait pas les gens qui faisaient juste leurs heures. sauf qu'au final, c'est la nounou qui élevait les enfants…il y a une vie à coté du travail, elle est réservée aux loisirs, à la famille ou encore aux amours. nous faire croire que le stress qu'ont nous met à dos doit nous sauver est un mensonge et le traitement des enfants est un symptome d'une société névrosée…de plus en plus tot.
faudrait peut etre revenir aux fondamentaux et savoir se remettre en cause parfois plutot que de decider qu'un enfant de 8 ans est un grand malade. c'est un raccourci qui peut etre dangereux avec des docteurs qui voient un enfant une demi-heure ou une heure et qui se fient surtout aux dire des parents…
De systemdyne
21H19 | 19/10/2008 |
Si vous connaissez des victimes d'effets indésirables de tranquilisants, vous pouvez conseiller le site de l'AAAVAM :
http://www.aaavam.eu/
« L'Association d'Aide Aux Victimes des Accidents des Médicaments (A.A.A.V.A.M) a été fondée en 1992, suite au nombre de suicides de plus en plus élevés en France, imputables à des tranquillisants et à des somnifères… »
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 17H22 | 20/10/2008 |
Filer du Prozac à un gosse, c'est vraiment flippant. Finalement, c'est peut être pas le bowling ou Marylin Manson qui provoque les fusillades dans leurs lycées…
De hedona
retraitée | 19H39 | 20/10/2008 |
J'ai vécu ce problème avec ma fille, qui avait fait une TS pour plusieurs raisons. Une psychiatre lui a prescrit un psychotrope, sans aucun anxiolytique. Or, cette psy. savait que ma fille rentrait en internat le lendemain. De plus, c'était au moment où le ministre de la Santé de l'époque mettait en garde ces prescriptions, données trop rapidement, sans évaluer les effets secondaires (suicides, puiqu'il faut au moins 3 semaines avant que l'antidépresseur fasse effet).
J'ai acheté le médicament et l'ai jeté. Je ne regrette pas aujourd'hui, car je pense que sinon j'aurais pris un énorme risque à laisser ce médicament à la disposition de ma fille.
On a trop tendance aujourd'hui, à vouloir absolument créer des « prothèses » aux adolescents qui ont juste envie de quitter pendant un instant les problèmes qui les assaillent, mais en fait ne veulent pas vraiment mourir. Il faut juste parler, parler et ne pas tomber dans la facilité : « il, elle ne va pas bien, est hyperactive, vite on va chez le médecin demander un médicament ». C'est dans le même registre que de mettre une télé, ou un jeu video dans la chambre de l'ado, histoire de ne pas être dérangé. Babby-sitters électroniques.
Le médicament s'appelle « Séropan » - le générique : citalopram biogaran.
Cela me rappelle aussi un souvenir douloureux, où je débutais dans l'enseignement (maternelle). Un enfant de l'Adass était très turbulent et violent. Il est arrivé un jour tout sage et somnolent. Je m'en suis étonnée et l'on m'a expliqué qu'on lui administrait un sirop calmant. C'était en 1970.
J'ai pas mal culpabilisé, car il est vrai qu'il perturbait ma classe (30 ou plus élèves à l'époque), mais le voir endormi était pire.
Mais les labos. n'ont comme objectif que de « se faire du fric » et les jeunes ne sont pour eux qu'une clientèle de plus.
Chiffre d'affaires annuel pour le « Paxil“(paroxétine) du labo américain GlaxoSmithKline, en 2004 : 2,8 milliards d'euros. Ce labo n'avait pas précisé que chez les moins de 18 ans, le Paxil augmentait de manière significative le risque suicidaire chez les enfants traités. Le labo a été poursuivi en justice.(source : Science et avenir 2004).
à hedona
De jexiste
si, si | 21H17 | 20/10/2008 |
Ce médicament était plutôt le Seropram. C'est un antidépresseur de la famille des sérotoninergiques, comme Paxil, Prozac, Deroxat, etc…
En prescrire à des suicidaires, c'est jouer avec le feu, tant l'effet déshinibiteur de ces médicaments risque de provoquer le passage à l'acte. C'est ce mécanisme qui induit l'augmentation significative de suicides chez les personnes traitées que constatent diverses études.
à jexiste
De hedona
retraitée | 00H02 | 21/10/2008 |
Merci pour le rectif. sur le nom du médicament. COmment une psychiatre sachant tout cela peut prescrire quand même à une ado. (16 ans) alors, un tel médicament, en sachant en plus que ma fille allait vivre en internat la semaine et que la presse faisait état de plusieurs suicides de jeunes après prise d'anti-dépresseurs ? Et pour remonter le moral des parents, le médecin généraliste (une femme) à qui j'exposais mes doutes sur le fait de prescrire le Seropram dans de telles conditions et les risques, m'avait répondu, qu'il y avait en effet des « pertes », mais moins que sans prises d'antidépresseurs.
J'ai quitté ce médecin, et pas donné suite aux visites recquises par la psy.
Il y a une dérive totale avec les enfants et toujours pour que les labos fassent du fric. C'est le cas aux USA aussi pour les enfants hyperactifs. J'ai lu que des parents qui avaient refusé de donner un médicament à un de leurs enfants jugé par la directrice de l'établissement scolaire qu'il fréquentait, ^tre traités de parents irresponsables et ont du déménager, pour ne pas subir les pressions diverses, et élever leurs enfants selon leurs principes.
Je crois que malheureusement en France, on est sur cette mauvaise voie, de considérer les médicaments comme seule solution à des comportements jugés comme hors norme d'enfants simplement turbulents, ou juste « en crise d'adolescence ».
De hedona
retraitée | 00H06 | 21/10/2008 |
rectif post précédent. Enfant jugé par la directrice, comme étant trop turbulent, donc traduit aussitôt comme malade, puisqu'hyperactif.
(j'avais oublié de me relire). excusez-moi.
De jexiste
si, si | 16H21 | 21/10/2008 |
A titre d'information :
« Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans »
Information aux signataires de l'appel – octobre 2008
Vous êtes 200 000 a avoir signé la pétition de Pasde0deconduite.
Nous restons mobilisés, les problèmes des politiques et des recherches en prévention psychologique, soin et éducation, sont toujours d'actualité.
Voici quelques-unes des initiatives et événements où le collectif est impliqué.
* Publication d'un troisième livre : « Enfants turbulents : l'enfer est-il pavé de bonnes préventions ? ». Dans cet ouvrage citoyen, les articles de scientifiques et de professionnels dont les pratiques sont respectueuses de l'enfant et de sa famille.
En librairie, 12€, 300p. (aucune rémunération ni droits d'auteur). Présentation de l'ouvrage : cliquer sur ce lien
http://www.edition-eres.com/resultat.php ? Id=2150 .
* Sur France 5 mardi 4 novembre à 20h35 nous vous invitons à regarder le film « Enfants, graines de délinquants ? ». Deux réalisateurs, Marina Julienne et Christophe Muel, ont enquêté sur les problèmes de prévention de la violence chez les enfants, notamment au Canada où ont été publiées les études et les propositions qui nourrissent l'approche prédictive de la prévention qu'ensemble nous avons récusée. En France les journalistes ont enquêté en crèche, à l'école, en PMI, à l'hôpital.
Pour en savoir plus, cliquer sur ce lien :
http://www.france5.fr/et-vous/France_5_et_vous/Demandez_le_programme/LE_…
Autour de ces deux événements, venez au forum-débat du 25 novembre 2008 à l'Espace Jemmapes (19h30 au 116 quai de Jemmapes Paris 10°) : en présence des réalisateurs du documentaire produit pour France 5 et de nombreux auteurs du 3ème livre de Pasde0deconduite. D'autres rencontres auront lieu en régions.
* La mobilisation contre la stigmatisation des enfants en difficulté s'étend. Le 20 septembre 2008 Pasde0deconduite a réuni plus de 20 organisations (associations, syndicats, collectifs…) pour favoriser les liens et les initiatives communes. Face à la perspective d'une société d'enfants « zéro-pointés » nous sommes nombreux à promouvoir une approche éthique de la prévention. Les suites seront sur le site de Pasde0deconduite.
* Dernière actualité : Le ministre de l'Education Nationale, face à l'un des représentants de Pasde0deconduite, s'est dit publiquement contre « la détection précoce de caractère violent et le fichage des enfants ». Lire le communiqué de presse de pasde0deconduite en cliquant sur ce lien :
http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/article.php3 ? id_article=108
* Rénovation en cours du site internet de Pasde0deconduite. Il sera plus clair et plus complet : informations sur nos actions, publications scientifiques, documentation textes officiels et pratiques de prévention et de soins, articles de controverse, revue de presse, échos de mobilisations citoyennes et des initiatives des partenaires et amis de Pasde0deconduite. Adresse inchangée : www.pasde0deconduite.ras.eu.org
Nous restons vigilants et actifs : les bonnes nouvelles et les moins bonnes sont à suivre sur www.pasde0deconduite.ras.eu.org
De hedona
retraitée | 17H56 | 25/10/2008 |
Pendant qu'on y est, il faudrait abolir le mot « faute » à l'école. Un enfant y est bien pour apprendre ce qu'il ne sait pas encore. Et il me semble que c'est aussi par l'erreur que l'on apprend. Le plus stupide c'est d'employer le mot « faute », lorsqu'on apprend une langue étrangère. COmment peut-on faire une faute, si l'on se trompe sur un mot, puisque ce n'est pas notre langue maternelle ?
Ce qui m'exaspère, c'est que l'on veut toujours « punir » ; on punit un enfant que l'on appelle « hyperactif » avec des médicaments, mais on ne cherche jamais à trouver les causes du comportement, soit de l'enfant turbulent ou de l'ado. en addiction.
Les enfants sont cloitrés dans des crêches, puis à la maternelle, cloitrés dans leur chambre avec la télé,ou des PC ou jeux video ; alors qu'ils ont plein d'énergie à dépenser et on va s'étonner qu'ils aient à un moment de leur enfance une attitude explosive.