Yves Bertrand, ancien patron des Renseignements généraux (RG), a estimé vendredi que la plainte de Nicolas Sarkozy contre lui « ne tenait pas debout » car ses carnets, dont la publication dans Le Point lui vaut une plainte présidentielle, n'étaient que « des brouillons ».
Yves Bertrand : la plainte de Sarkozy « ne tient pas debout »
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De marie 75 3563
20H04 | 17/10/2008 |
mais sur des talonettes … tout tient ! ! ! !
à marie 75
De jexiste
si, si | 21H26 | 17/10/2008 |
Sans les talonnettes, ça tient encore mieux : toute une carrière de flic !
Pour mémoire :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/10/14/carnets-noirs-confidenc…
« Carnets noirs », « confidences » : Yves Bertrand ou l'art de la manipulation
LE MONDE | 14.10.08 | 14h20 • Mis à jour le 14.10.08 | 19h07
Rumeurs, ragots, et « tuyaux » en tout genre, l'ancien patron des Renseignements généraux (RG), Yves Bertrand, ne se contentait pas de les récolter, et de les écrire. Il savait aussi les distiller. C'est lui qui a ainsi inspiré quelques-uns des chapitres d'un livre intitulé Histoire secrète de la droite - 50 ans d'intrigues et de coups tordus, à paraître le 16 octobre, d'Eric Branca et Arnaud Floch (Plon). Où l'on découvre une scabreuse tentative de déstabilisation de la famille Oussekine.
Après la mort, le 6 décembre 1986, de Malik Oussekine, victime d'une bavure policière lors d'une manifestation d'étudiants, les auteurs affirment que le cabinet de Robert Pandraud, ministre délégué à la sécurité, « avait réclamé aux Renseignements généraux un dossier complet sur le défunt et sa famille » puis « fourni clé en main », quelques-uns des éléments dudit dossier à des représentants de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute. Y figuraient, notamment, des renseignements sur un frère qui aurait eu des démêlés avec la justice et sur l'une des soeurs prétendument prostituée. Ce que les envoyés spéciaux de Minute iront vérifier… L'affaire, nauséabonde, a tourné court car rien de tout cela, bien sûr, n'était vrai. Yves Bertrand était alors directeur adjoint des RG. Des années plus tard, « c'est lui qui m'a mis sur la piste de cette histoire, affirme Eric Branca. Il m'a confirmé qu'il s'agissait bien de discréditer la famille ».
PETITS SECRETS ET RUMEURS
Autre exemple des « infos » distillées par le responsable policier : l'imputation à un actuel ministre d'une « tentation » de s'allier aux élections européennes de 1999 avec l'extrême-droite. Yves Bertrand, assure Eric Branca, « avait eu des choses là-dessus ». Les deux hommes se connaissent bien. Eric Branca, journaliste à Valeurs actuelles, reconnaît qu'il faisait partie des visiteurs du soir réguliers d'Yves Bertrand. Ce dernier fera d'ailleurs appel à lui pour rédiger son livre Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout (Plon, 2007) dans lequel celui qui dirigea pendant douze ans les RG avait trié quelques « informations » du passé. Mais sur ses carnets, pas un mot.
Dans son édition du 9 octobre, Le Point a cependant consulté les « carnets noirs de la République », ces 23 cahiers à spirale rédigés entre 1998 et 2003 par Yves Bertrand et saisis par la justice dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Clearstream. L'hebdomadaire rapporte qu'entre la liste de ses courses, et de ses rendez-vous chez le dentiste, l'homme le mieux informé de France notait les petits secrets et rumeurs dont il était détenteur. Bisexualité de tel ministre, problèmes fiscaux d'un autre ou addiction à la cocaïne d'un troisième… Une visite sordide dans les coulisses de la République. Et même des « bouffées délirantes », souligne Le Point, lorsqu'Yves Bertrand consigne que tel chef d'Etat est « marabouté ». Exactement ce qu'Eric Branca dépeint sous les traits de Valéry Giscard d'Estaing dans l'avant-propos de son livre…
Soupçonné d'avoir été la pièce maîtresse d'un cabinet noir piloté par Dominique de Villepin et d'avoir contribué à alimenter les fameux listings de Clearstream, le nom d'Yves Bertrand apparaît aussi dans un autre scandale, l'Angolagate. Dans le but de déstabiliser alors Charles Pasqua, et de nuire à un opposant de Jacques Chirac, il aurait « nourri » quelques-unes des pistes qui ont permis de remonter les filières de ce trafic d'armes.
Yves Bertrand ou l'art de la manipulation. L'ancien patron des RG a travaillé de 1992 à 2004 sous l'autorité de huit ministres de l'intérieur successifs. Et encore aujourd'hui, pas une voix ne s'élève pour s'indigner de ces méthodes que l'on dit révolues…
Isabelle Mandraud
Article paru dans l'édition du 15.10.08.
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On souligne :
« Et encore aujourd'hui, pas une voix ne s'élève pour s'indigner de ces méthodes que l'on dit révolues… »
… et surtout pas à l'extrême-gauche !
Etonnant, non ?
De jexiste
si, si | 20H53 | 17/10/2008 |
De nouvelles plaintes arrivent :
http://afp.google.com/article/ALeqM5g_zgp3l0syYqNL3pmc_oj6ikN26Q
De Gandijyn
20H58 | 17/10/2008 |
Patron des RG et « laisser » quelques notes furtives sur un carnet, comme si on allait faire des courses…
ça cache quelque chose de plus profond.
C'est le seul moyen ou prétexe que NS a trouvé pour écarter, et réduire au silence quelqu'un qui en sait beaucoup, et sans doute trop sur tout le monde, dont les grosses légumes de tous partis (droite, gauche, centre et extrêmes, avec les affaires associées) ! Tant qu'on ne le retrouve pas « suicidé avec les mains dans le dos », c'est bon signe.
32 ou 33 RDV en 18 mois, cela n'en fait que deux par mois, et qui serait largement justifiés au regard de la fonction, des responsabilités, et de devoir rendre compte !
Peut-être en saurons-nous plus, lors de la sortie du livre des « Mémoires du big chef des R.G. ».
De Jaùsep
| 00H01 | 18/10/2008 |
car ses carnets n'étaient que « des brouillons ».
Oui c'était les brouillons de l'embrouille présidentielle !
En les vendant, Yves Bertrand faisait de la débrouille.
à Jaùsep
De la champenoise
08H59 | 18/10/2008 |
Il ne les a pas vendu. Ils avaient été saisis dans le cadre de l'affaire Clearstream et mis sous scellés.
Qui donc avait intérêt à ce qu'ils se retrouvent dans « Le Point » ?
De Jean-François@Carenton
11H55 | 18/10/2008 |
Même remarque. On dit que ces carnets ont été confisqués lors d'un perquisition. Ça dégage totalement M. Bertrand. Je viens d'entendre que Pasqua venait de porter plainte. Alors ça c'est la cerise sur le MacDo. Il y a du foutage de gueule dans l'air.