
Les combats autour du temple de Preah Vihear, à la frontière séparant le Cambodge de la Thaïlande, ont fait deux morts côté cambodgien mercredi. Les deux états se disputent ce temple datant du XIe siècle depuis des décennies. En 1962, à l'issue du tracé des frontières, la Cour internationale de Justice (CIJ) l'a définitivement attribué au Cambodge.
C'est au début de l'été que la situation s'est envenimée entre les deux pays : l'UNESCO a accepté d'inscrire le temple sur la liste du patrimoine mondial. Au début du mois d'octobre, des premiers tirs ont été échangés.
Le Premier ministre cambodgien Hun Sen a tenu a rassurer sa population en martelant ce vendredi qu'il ne saurait être question de guerre avec la Thaïlande : « La tension a diminué après les négociations entre les commandants militaires cambodgiens et thaïlandais. »
Alors que l'ONU a appelé thaïlandais et cambodgiens à une reprise du dialogue, les médias thaïlandais ont rapporté que les militaires continuaient de se masser à la frontière.
Photo : un moine bouddhiste à l'entrée d'un abri antiaérien près d'un temple de la province cambodgienne d'Ubon Ratchathani, près de la frontière thaïlandaise (Chaiwat Subprasom/Reuters).





















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De amipb
Chef de projet à Barcelone | 07H29 | 18/10/2008 |
Le gouvernement thaïlandais actuel, porté par le coup d'état d'il y a 2 ans, n'a quasiment aucune légitimité et essaie de se maintenir par la violence. Une sorte de régime birman light, en fait, dont les peuples thaïs et cambodgiens sont les premiers à souffrir.
De citoyen88
citoyen | 10H41 | 19/10/2008 |
PRÉCISION : le gouvernement actuel en Thaïlande est critiquable, certes, mais totalement légitime car élu au suffrage universel.
La décision de l'UNESCO d'inscrire le temple sur la liste du patrimoine mondial (et les budgets qui accompagnent une telle décision) me parait être la véritable source de ce conflit !