La crise financière a mis en exergue les thèses d'un Nouveau parti anticapitaliste en pleine phase de construction. Enquête.

Derrière la porte, Alain Krivine. La LCR (Ligue communiste révolutionnaire) a amorcé sa mutation en NPA (Nouveau parti anticapitaliste), mais les grandes figures ne disparaissent jamais tout à fait. A l'entrée de l'imprimerie du défunt Quotidien Rouge, aucune plaque. Pourtant, au-dessus des rotatives toujours en fonctionnement, au cœur de Montreuil (Seine-Saint-Denis), est abrité le siège du parti d'extrême gauche.
Le cofondateur de la LCR met fin à sa conversation téléphonique et indique le chemin. Il est resté la boussole idéologique d'un parti qui a aujourd'hui un nouveau visage, celui, poupin, d'Olivier Besancenot. Mais le postier est absent cet après-midi-là, il continue de travailler à la poste de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) trois jours par semaine. L'occasion de découvrir la véritable identité du futur NPA, qui se dissimule derrière les traits hypermédiatiques du postier.
Une partie de la quinzaine des salariés du parti s'affaire dans les étages supérieurs. Il faut rédiger les textes fondateurs, envoyer les cartes d'adhésion… Le renouvellement n'est pas que dans les têtes : les murs sont fraîchement peints, les bureaux pas encore arrangés, le siège est en travaux depuis plusieurs mois.
Après l'appel à créer un « nouveau parti anticapitaliste » au lendemain de la fructueuse présidentielle de 2007 (4,08% des voix au premier tour, deux fois plus que le PCF), la machine s'est emballée. 1000 personnes ont assisté à la première réunion nationale des comités locaux fin juin, 1500 à l'université d'été fin août (à titre de comparaison, le PS en a attiré 4000). Combien seront-ils au congrès constituant du NPA en janvier, date à laquelle la LCR disparaitra ?
Des nouveaux militants au profil qui diffère grandement de ceux de la LCR. C'est la chercheuse Florence Joshua qui l'a révélé, dans son étude publiée au sein de l'ouvrage collectif « Pour une gauche de gauche » (Ed. du Croquant, avril 2008). Elle fait la distinction entre les militants traditionnels et ceux venus après la présidentielle de 2002 qui préfigurent de ce que sera la base du NPA :
« Durant la campagne présidentielle de 2002, et en particulier après le 21 avril, la LCR a vu ses effectifs quasiment doubler. Cette augmentation brutale des effectifs a entraîné des bouleversements importants dans un petit parti qui ne comptait guère plus de 1500 militants dans toute la France avant 2002. Le collectif militant a été profondément renouvelé et rajeuni. Il est aussi devenu socialement et idéologiquement beaucoup moins homogène qu'auparavant. »
Les nouveaux effectifs du parti sont plus jeunes (40% des militants post-2002 ont moins de trente ans, contre 25% des militants auparavant), davantage précaires (les salariés précaires et les demandeurs d'emploi représentaient 8,8% des militants entrés avant 2002, contre 22% des nouveaux militants) et le poids des employés a doublé chez les militants recrutés à la LCR depuis 2002. D'où la conclusion de Florence Joshua :
« La LCR recrute aujourd'hui en partie à l'image de son incarnation médiatico-politique en la figure d'Olivier Besancenot : un homme jeune, d'un peu plus de trente ans, employé à La Poste, gagnant 1100 euros nets par mois. »
La tendance se confirme avec le passage de la LCR au NPA, aux dires de Julien, enseignant en lycée professionnel de 27 ans, qui cadre parfaitement avec cette nouvelle génération. Il a participé à la création du comité NPA du XXe arrondissement de Paris, après avoir été déjà milité à la LCR de 2004 à 2006 (il avait à l'époque rendu sa carte « faute de temps »). Lui est donc déjà rompu aux joutes antilibérales, mais il est rejoint par « beaucoup de non-militants, surtout des jeunes », et « se pose d'ailleurs la question de la formation ».
Des comités comme celui du XXe, il en existe déja plus de 300 en France. Ils comptent jusqu'à 50 membres. Des membres qui souvent n'ont pas de locaux, se réunissent dans les cafés, organisent toutes sortes de manifestations pour récolter de quoi fonctionner (le parti rembourse toutefois les billets de train aux responsables locaux lorsque les réunions nationales ont lieu en région parisienne).
Il faut décider des actions à mener, rédiger des tracts, les diffuser. Mais l'absence de moyens crée l'envie. Et l'entraide. Les retours d'expérience constituent la majeure partie de la communication entre les comités. Dis-moi comment s'est déroulée ta manifestation que j'en organise une aussi.
Ces manifestations représentent leur cœur d'activité. La critique est du coup fréquente : Olivier Besancenot et les adhérents de son parti capitaliseraient sur la misère. Mais lui rétorque que c'est la seule personnalité de gauche ancrée dans le réel et qu'au moins, il rend visibles les conflits sociaux.
De fait, il enchaîne les déplacements. Chez les employés de Doux à Pleucadeuc (Morbihan), chez les ouvriers de Renault à Sandouville (Seine-Maritime)… Un modèle pour les nouveaux militants, qui multiplient donc les actions coup de poing. Tel cet appel à signer la pétition contre la privatisation de La Poste devant les établissements parisiens. (Voir la vidéo)
« Dans ces manifestations, on ne voit d'ailleurs que très rarement le Parti socialiste », témoigne Sylviane, institutrice de 46 ans qui milite à la LCR depuis 2000. Parti socialiste, le nom de l'ennemi honni est lâché. Officiellement, ils ne le détestent pas. Mais c'est le parti de toutes les déceptions pour nombre de militants anticapitalistes. Ils s'attendaient que Nicolas Sarkozy mènent une politique qui ne leur convienne pas, moins que le PS soit à leur yeux quasiment absent des débats, ou pire qu'il continue sa lente « dérive droitière ».
Un ennemi qui le lui rend bien. Au PS non plus, on n'aime pas la LCR et encore moins le NPA, vers lequel se tournent davantage encore les classes populaires auxquelles il ne parvient plus à s'adresser. Pour le combattre, le Parti socialiste a mis en place un comité de surveillance de la LCR/NPA, sous l'égide du député-maire du XVIIIe arrondissement de Paris, Daniel Vaillant.
Si celui qui fut également le ministre de l'Intérieur des gouvernements Jospin n'a pas souhaité répondre aux sollicitations de Rue89, d'autres voix n'hésitent pas s'élever au sein du Parti socialiste contre cette initiative. Notamment celle de Razzy Hammadi, ancien président des jeunes socialistes et actuel secrétaire national à la riposte. Les médias l'avaient annoncé partie prenante de ce comité, or il le fustige, d'autant qu'il est ami avec le leader du parti d'extrême gauche :
« On est face à un problème sociologique quand on voit les cadres qui répondent à Besancenot. Certains dirigeants qui ont plus de vingt ans de bouteille ne font que le renforcer en l'attaquant.
Nous ne devons avoir aucun adversaire à gauche. Au lieu de ça, Besancenot profite de nos faiblesses, et notamment de la part de radicalité de notre discours que nous n'aurions jamais dû abandonner. »
La mise en garde n'a visiblement pas été entendue par tous les socialistes, qui continuent à tirer à boulets rouges sur une LCR qu'il ne faudrait pas prendre au sérieux. Motif : elle se refuse à participer à un gouvernement.
C'est une « mauvaise polémique » à laquelle Pierre-François Grond, membre du bureau politique de la LCR, est habitué. En revanche, il est exact que la Ligue ne veut pas « gouverner avec le Parti socialiste aux conditions du Parti socialiste ».
Mais avant d'accéder au pouvoir, il faut un programme. Les grandes lignes sont déjà établies ; elles ressemblent fort à celles de la LCR. Il n'y a plus « révolutionnaire » dans l'appellation du parti ? Le nom était « provisoire » et « le mot révolutionnaire sera dans le programme ». On entend moins parler du renversement des classes dominantes cher à Trotsky ? Si si, « on est assez classique de ce point de vue-là. » (Voir la vidéo)
C'est avec ce programme que le NPA voit arriver « les militants de la LCR, mais aussi des militants du PS, des Verts et du PCF, sans compter ceux qui n'ont jamais adhéré à un parti », poursuit Pierre-François Grond.
Une minorité à la LCR, menée par Christian Piquet, voudrait cependant aller plus loin, ne pas faire du NPA qu'un mouvement qui attend les militants, mais une formation qui s'adresse directement aux autres partis de la gauche :
« Il faut aller au-delà et profiter de l'écho que nous possédons aujourd'hui pour réellement bouleverser la donne, s'adresser aux gauches du Parti socialiste, s'adresser aux gauches à l'intérieur des Verts, s'adresser au Parti communiste, s'adresser aux milliers de militants du mouvement social. » (Ecouter le son)
Peu de chances toutefois de voir ce dialogue s'instaurer. Ce n'est pas la ligne d'Olivier Besancenot -en tout cas pas tant qu'il se considère méprisé par le reste de la gauche- et il est difficile d'aller à l'encontre de celui qui représente désormais l'effigie du parti. Et qui a la légitimité pour lui. Légitimité des urnes donc, mais aussi légitimité des sondages : il est régulièrement cité en tête des meilleurs opposants à Nicolas Sarkozy.
Sa notoriété ne cesse de grandir dans les médias (la meilleure illustration reste son passage dans « Vivement dimanche », l'émission de Michel Drucker) comme sur le terrain politique (il se révèle être l'un des principaux bénéficiaires de la crise financière dans les sondages).
Si on préfère généralement se féliciter à la LCR d'avoir trouvé la perle médiatique et politique, le parti pourrait toutefois pâtir d'une « Besancenot-dépendance ». Nsuni Met, infirmière de 27 ans membre de la LCR depuis un an et l'annonce de la transformation en NPA, confirme :
« Lorsque l'on prévient la presse de l'organisation d'un événement, elle conditionne toujours sa venue à la présence de Besancenot. »
Au point que les propos tenus en août 2007 à Rue89 par Alain Krivine paraissent irréalistes un an plus tard : « Il ne tient pas à être candidat [à la présidentielle, ndlr] une troisième fois… » Un risque de personnalisation de la politique auquel le NPA devra essayer d'échapper s'il se veut pérenne, s'il n'entend pas être rapidement rebaptisé en NPB, le Nouveau parti de Besancenot.





















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à Béatrice1
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 19H53 | 17/10/2008 |
« Ils ont même soutenu le pacte germano-soviétique »
Vous en êtes encore là ? Sortez le nez de vos biographies, ouvrez la fenêtre et regardez dehors : non seulement ça vous fera prendre l'air, mais en prime vous pourrez constater que le monde a considérablement changé depuis Madame de Staël.
Et s'il vous plaît :
Mettez fin à cette très désagréable manie de vouloir absolument considérer vos interlocuteurs comme des ignares sans lecture.
Vous êtes dans l'enseignement, par hasard ? je vous sens frappée du syndrome p'tit prof instructeur dans tous les fils où vous intervenez.
Me trompè-je ?
à Shaddocko
De Béatrice1
| 22H57 | 19/10/2008 |
« vous pourrez constater que le monde a considérablement changé depuis Madame de Staël. »
Le pacte germano-soviétique est infiniment plus RECENT que les écrits de Marx - dont le NPA se revendique - et qui lui aurait quasiment pu la connaître, Mme de Staël !
à SiDi
De Frère Maxence
Demandeur d'emploi | 23H25 | 16/10/2008 |
Argument classique ! Le système économique appliqué dans les pays de l'est n'était pas marxiste ! Mais bien sûr qu'il l'était, avec la collectivisation des moyens de production mais aussi des terres de façon violente, la planification de la production, etc… où sont-ils allés chercher tout ça ?
Et en Chine, ils n'ont pas appliqué les idées de Marx ? On a vu le résultat.
Ensuite, je te rappelle que les communistes français ont été des fervents soutiens de Staline.
Après, aujourd'hui le PCF, c'est vrai, il est beaucoup moins marxiste, je te l'accorde. On se demande d'ailleurs ce qu'il est, et c'est peut-être pour ça qu'il fait 2% des voix.
à SiDi
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 01H00 | 17/10/2008 |
Vladimir Oulianov et Léon, n'étaient pas des rigolos non plus, et quand on les croisait il valait mieux raser discrètement les murs.
à Frère Maxence
De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 12H21 | 17/10/2008 |
Attention a ne pas confondre stalinisme et trotskisme… c'est sensiblement pas pareil
à Frère Maxence
De Mr_Quiconque
15H36 | 17/10/2008 |
Avez-vous écouté les propositions récentes de Besancenot plutôt que de le diaboliser avec de l'histoire ancienne pour laquelle il n'est nullement responsable ?
On ressort toujours ces histoires comme pour se faire peur et ne surtout pas reconnaitre ce qu'il pourrait y avoir de pertinent dans son discours.
Ouuuh le méchant révolutionnaire qui mange les enfants et envoie les parents au goulag…c'est Besancenot ça ?
Les systèmes, quelqu'ils soient, sont souvent dévoyés par ceux qui sont au sommet de la pyramide et il se trouve que Besancenot, d'après ce que j'ai entendu, est favorable à plus de démocratie directe, parce qu'il faut bien reconnaitre que voter pour un président tout les 5 ans revient actuellement à lui signer un chèque en blanc. Après cela les gens retournent devant leur télé en espérant que leurs intérêts seront défendus. Ils ne demandent pas mieux que d'être pris en charge. Fatale erreur.
A la base de la démocratie il y a une séparation strict des pouvoirs et afin d'éviter les dérives il faudrait pouvoir surveiller que cette séparation n'est pas dévoyée, il se trouve que cette surveillance est confié à d'autres potentats.
Personnellement je ne suis pas un révolutionnaire par contre je reste à l'écoute de ses propositions parce que pour l'instant il est le seul à aborder certaines questions fondamentales abandonnées par ceux que cela arrangent de rester confortablement au pouvoir, ou dans le sillage de pouvoir sans la remise en question régulière et nécessaire que pourrait induire plus de démocratie directe.
Certains ont tout intérêt à ce laisser vivre dans un système sclérosé.
Personnellement je voudrais pouvoir exercer un pouvoir sur les décisions en dehors des élections et référendums.
Il faut nécessairement plus de démocratie directe mais pour cela il faut arrêter de se laisser prendre en charge et de se laisser faire lorsque nos représentants nous trahissent ou trahissent leurs engagements.
à Frère Maxence
De Chabert
étudiant | 16H31 | 17/10/2008 |
Le fait que le NPA ne propose pas d'alternative, de troisième force opposé au capitalisme et au communisme comme vous le généralisé si bien est une chose. Il ne faut pas pour autant penser que la social-démocratie tel qu'elle est proposée actuellement, comme une force molle, centriste et vouée à suivre la mouvance de l'opinion publique va résoudre tout les maux et faire avancer les choses. Ce n'est qu'une manière de ne pas s'engager et de ne rien proposer, de repousser à plus tard les problèmes de notre société.
à Frère Maxence
De Anarchosaurus
17H01 | 17/10/2008 |
et dire que le communisme ne peut être que totalitaire ne relève-t-il pas également d'un sacré cliché ?
Le communisme bolchévique à la sauce lénino-stalino-maoïste n'est qu'une interprétation autoritaire du communisme et nul ne peut nier que c'est un énorme échec.
Or cet échec avait été prophétisé dès la fin du XIXe siècle par plusieurs penseurs anarchistes comme Bakounine, Voline, etc.
Il reste à construire un communisme à la fois sans concession envers le capitalisme et humaniste. Pourquoi ne serait-ce pas possible ?
La social-démocratie n'est qu'une version hypocrite du capitalisme et les sociaux-démocrates ont fait la démonstration tout au long du XXe siècle de leur duplicité : colonialisme (c'est le gouvernement SFIO de Guy Mollet qui envoie le contingent en Algérie et donne les pleins pouvoirs aux militaires tortionnaires), écrasement des mouvements ouvriers et guerres (Georges Clemenceau)…
à Frère Maxence
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 15H02 | 18/10/2008 |
@ Frere Maxence : Besancenot ne decrit pas le système économique qu'il mettrait en place s'il avait le pouvoir… parce qu'il n'en a pas une vision cohérente. S'il lisait le site Nouvelle Société, il en aurait une. Cela dit en toute humilité : -))
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/00.html
De Blummy des sables
réformé | 15H08 | 16/10/2008 |
Bonjour,
« Lorsque l'on prévient la presse de l'organisation d'un événement, elle conditionne toujours sa venue à la présence de Besancenot. »
Avez vous un programme « concret » braves gens ?
Par exemple, que proposez vous pour reformer le systeme banquaire ?
Là y a de la place pour discuter ! Depuis trois semaines je n'ai pas lu ou entendu autre chose dans les news que des paraphrases des dirigeants. Aucune proposition alternative. Pour moi, il n'y a en France que des partis liberaux qui prient en coeur et dont le mantra est « Hors de la bourse point de salut », tout du moins, c'est l'image que les media nous renvoient.
Les journalistes sont deja suffisemment formatés et infiltrés par les partis liberaux (PS inclu), si en plus vous n'avez pas d'idees à defendre et juste un brave leader à montrer, faut pas vous etonnez que personne vienne vous voir.
Et tres honnetement, le troskysme c'est un concept un poil dépassé et que personne ne comprend. A par faire peur au bon peuple, ca va pas tres loin.
Bon courage quand meme
Hasta la victoria
à Blummy des sables
De AmandineH
employée | 15H49 | 16/10/2008 |
Mais il y a eu des propositions de OB ! Je cherche les liens et vous les transmets. Cela étant vous pouvez aussi faire votre recherche….
Et pour dire que le NPA est avant tout trotskiste qu'il n » pas de propositions etc, êtes vous allez où cela se passe ? dans les collectifs de fondation de ce parti. A montreuil où je réside les comités ne sont constitués de citoyens et une minorité est issue de la LCR, qui font des propositions, réfléchissent, essaient de construire plutôt que de contester tout en restant assis.
Venez voir et écouter ! !
Non mais !
à AmandineH
De Chabert
étudiant | 16H35 | 17/10/2008 |
je veux bien être d'accord mais si je ne souhaite pas adhéré au NPA c'est pour la notion anticapitaliste. c'est tellement dommage de choisir un tel nom. Je souhaite une force politique qui s'implique dans le développement et non la critique dès l'origine de son nom. Cela dit, ce n'est pas pour ça que j'adhèrerais au nouveau centre…
à Chabert
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 20H07 | 17/10/2008 |
C'est très bien pensé, un parti politique doit être pour un objectif plutôt que contre un état de fait existant.
Une mobilisation doit toujours avoir un implication positive d'espoir.
Comme le NPA n'est pas spécialement ma tasse de thé, je ne vais pas me creuser la tête mais je suis d'accord avec vous, l'anticapitalisme n'est pas à lui seul un idéal de société tant s'en faut.
Ce nom, NPA manque cruellement d'ambition. Mais ce parti en a-t-il VRAIMENT, de l'ambition ?
En tous cas plus que le Nouveau Centre mais ça, ce n'est pas bien difficile.
à Shaddocko
De Chabert
étudiant | 12H40 | 20/10/2008 |
Je pense qu'il existe une réelle ambition de création d'une force de GAUCHE. Je préfère ne pas employer la notion effrayante d'extrême. Ce qui n'existe actuellement pas, Le PC n'étant pas une force, le PS n'étant plus de gauche.
à Blummy des sables
De mass0
athée et citoyen du monde | 15H54 | 16/10/2008 |
Je ne comprend pas votre post ?
Les journaux s'intéressent malheureusement qu'au individualité, rarement du fond, reprocher à u partie que ces idées ne sont pas largement mis en avant parce que les journaux préfèrent parler du « mystère » Besancenot, c'est la faute à qui, je ne pense pas que cela soit la faute à la LCR.
à Blummy des sables
De AmandineH
employée | 16H04 | 16/10/2008 |
quelques liens liens
http://npa2009.org/ ? q=node/118
http://npa2009.org/ ? q=node/24
http://www.lcr-rouge.org/spip.php ? article2480
http://www.lcr-rouge.org/spip.php ? article2476
à AmandineH
De Blummy des sables
réformé | 13H23 | 17/10/2008 |
Bonjour et merci pour vos reponses et liens.
J'ai lu la proposition d'O. B. concernant la crise fianciere :
« réunifier dans un seul et même pôle public, un nouveau service bancaire unifié, non pas sous le contrôle de l'Etat mais sous le contrôle des salariés, des usagers, des consommateurs »
Tres bien, mais concretement quelles mesures techniques on prend ? J'aimerais lire des propositions concretes :
- Interdiction de la vente d'action « A terme »
- Mise en place de la taxe Tobin
- Ouverture de la bourse seulement 2 jours par mois
En plus, dire que « un pole public […] sous le controle des salariés, des consommateurs, des usagers » ce n'est pas « sous le controle de l'état », c'est un nonsens total.
Si les citoyens ne sont pas l'état, alors il faut m'expliquer…
Je pense que notre facteur dit cela pour ne pas se coller une image de collectivisation.
L'etat doit representer le peuple, sinon le peuple n'a pas besoin d'etat (c'est la situation aujourd'hui et c'est ca qu'il faut justement changer)
Enfin, je retrouve les bonnes vieilles methodes trotskystes qui consistent a avancer masqué (j'ai été lambertiste dans une autre vie, je connais un peu…) et à gloser en pleine dialectique plutot que de faire des propositions concretes
La seule chose sur laquelle on va se retrouver, c'est la colere contre le PS qui a fait plus pour le liberalisme depuis 1983 que tous les affreux du RPR et UMP reunis.
Donc courage, mais si vous etes membre, gardez les yeux et les oreilles ouverte et « méfi ! » comme on dit a Marseille
à Blummy des sables
De SiDi
Kitten ! | 20H02 | 16/10/2008 |
Salut,
Perso je serais bientôt au NPA, et ma ligne politique, je l'ai plus ou moins décrite dans mon premier commentaire, jette-y un coup d'oeil si tu veux.
La LCR contient des trotskistes, mais aussi des socialistes, des libertaires, des luxembourgistes, etc. Tu peux toi aussi aller au contact des militants et discuter avec eux, te faire ton idée, et quand on te demande ce que tu es, tu réponds que tu es Blummyste : )
A chacun de participer et de se faire son opinion. Les conditions d'adhésion de la LCR sont relativement simples : respecter les valeurs républicaines, lutter contre les discriminations quelles qu'elles soient… A toi de voir, après : )
à SiDi
De Blummy des sables
réformé | 14H01 | 17/10/2008 |
Salut a toi,
« Que les entreprises appartiennent et profitent a ceux qui y travaillent »
Je synthetise un peu, mais je pense que ton idee est là.
Je suis entierement d'accord, mais concretement comment ca marche ?
« Appartenir » et « profiter », cela passe par la gestion et la prise de decision.
Imaginons notre entreprise, si j'y suis secretaire et que je pense qu'il faut se developper sur le marché A alors que tu y es comptable et que tu penses que c'est le marché B qui est plus important pour l'entreprise, qui est-ce qui arbitre ?
Vraiment, je te promets je n'aime pas les mauvais chefs, mais je t'assure aussi qu'il en faut.
Le probleme, c'est que « l'entreprise », c'est un concept qui ne veut pas dire grand chose si l'on cherche à mettre au meme niveau Bouygues et le café du commerce.
Je pense que les grandes entreprises (>100 salariés) devraient se soumettre à une gestion collective et des decisions structurelles et d'investissement controllées par l'etat (ce qui eviterait par exemple les delocalisations pour gagner 2% de profits supplementaires), mais en ce qui concerne l'artisanat, pour des raisons de motivations individuelles et de rapidité de prise de decision, le patron createur doit pouvoir etre maitre chez lui.
Ceci dit, il ne tient qu'à notre société de mettre en place un systeme d'éducation qui aide les enfants à devenir des citoyens responsables, solidaires et cooperatifs plutot que des loups elitistes, individualistes et competiteurs.
On a bien le droit de rever bordel…
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 15H10 | 16/10/2008 |
C'est une critique très juste, je crois, que de pointer du doigt les vieux restes d'une apparence de structure hiérarchisée dans un parti d'extrême-gauche ; c'est une critique qui peut être constructive.
Car partout le fait de percevoir un chef ou une organisation pyramidale, que ce soit dans le mode de production capitaliste ou dans l'alignement absolu derrière un chef comme à droite, tend parallèlement à rendre naturel par pure habitude ce qui ne l'est pas.
J'ai précisé d » « apparence » plus haut car la LCR (contrairement au PCF) n'a pas de premier secrétaire mais des portes paroles. Et l'on sait très bien que de l'autre côté, le système médiatique, demande ce genre de porte-parole, tout comme le système politique appelle « un candidat ».
Alors qu'est-ce que relève du choix politique interne d'un côté, et de la contrainte de la forme d'un système politico-médiatique extérieur de l'autre ? C'est difficile à dire.
Et c'est surtout cela que je vois dans les propos de la militante que vous citez.
« Lorsque l'on prévient la presse de l'organisation d'un événement, “elle” (et oui, elle) conditionne toujours sa venue à la présence de Besancenot. »
De ecirbaf14
self-employé | 15H15 | 16/10/2008 |
« Nouveau parti anticapitaliste. » on ne bâtit pas sur de l'anti-quoique-ce-soit … Dommage ce nom …
à ecirbaf14
De SiDi
Kitten ! | 20H04 | 16/10/2008 |
C'est un nom temporaire pour désigner le parti, le nom sera décidé lors du congrès fondateur, si j'ai bien suivi.
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
15H24 | 16/10/2008 |
Il faut une agrégation de toutes les forces novatrices de gauche au sein de ce parti pour éviter qu'il devienne le Nouveau Parti de Besancenot.
Vu la conjoncture actuelle, le vent souffle dans la bonne direction.
Resisteront-ils à l'appel du Spectacle ? Rien n'est moins sûr.
Et je suis d'accord sur le nom, c'est nunuche. « La Gauche », c'est simple et vrai, comme Die Linke en Allemagne.
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De AmandineH
employée | 15H50 | 16/10/2008 |
ëtes vous certains que NPA soit le nom définitif ?
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 20H25 | 17/10/2008 |
Mais c'est déjà le parti de Besancenot.
La LCR était la tribune de Krivine,
Krivine prend une retraite bien méritée,
Besancenot crée sa tribune politique bien à lui,
Avec des militants pour coller les affiches,
et tenir des meetings locaux.
Rien que de très normal dans tout ça
Le reste n'est que littérature.
Bonne chance à tous, vous allez en baver.
L'essentiel étant que vous y croyiez.
De kiki21120
sans emploi | 15H35 | 16/10/2008 |
pour en savoir plus www.npa2009.org
il y a trois textes qui sont à discuter pour le congrès de fondation.
1 sur le programme
1 sur les statuts et le fonctionnement
1 sur l'orientation
rien n'est tranché.
bonne lecture…
De laplote
hello | 15H38 | 16/10/2008 |
Besancenot poil à gratter de la gauche…

http://laplote.over-blog.fr/
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 15H39 | 16/10/2008 |
Ce qui me dérange le plus c'est le terme « nouveau ».
Déjà dans dix ans, ça risque de faire tâche d'être encore le « nouveau parti ».
Et puis n'est pas si nouveau que ça puisque Krivine est encore là, que Trotsky est une idole qui remonte à une ère qui n'intéresse que les archéologues et la lutte des classes est un concept à la mode au 19e siècle…
Enfin quelque part ça se comprend, on ne fonde pas un parti que sur des nouvelles recrues, il faut aussi recruter les vieux baroudeurs des divers partis communiste, et malheureusement ils ne savent pas penser autrement que selon l'école soviétique.
Mais bon, surtout en ces jours de crise financière où l'on n'entend dire en permanence qu'il faut repenser le capitalisme, il faudrait aussi profiter du fait que l'empire rouge est quasiment mort pour repenser et remettre au gout du jour le marxisme.
En plus un parti d'extrême gauche fort sera salutaire pour ces cons de socialos, car peut être que pour une fois ils penseront à autres choses qu'à se battre pour savoir qui sera le prochain candidat à se faire humilier par le parti populiste.
Mais qu'on arrête avec Trotsky, en plus il pue le souffre à plein nez ce mec. Je sais bien que la révolution n'est pas un diner de gala, mais bon, il est quand même dans la catégorie des bouchers.
Et idem avec la lutte des classes, c'est vraiment dépassé comme concept, ça allait bien à l'époque où il fallait être riche pour être instruit.
Je suis d'accord sur le fait qu'il faille exterminer (pardon, mettre à l'écart…) les parasites, mais il serait parfaitement injuste qu'un type qui sache à peine monter un mur droit parce qu'il a jamais fait le moindre effort de sa vie soit rétribué de la même manière qu'un gars capable de concevoir un barrage.
Et non seulement cette différence de traitement est juste, mais en plus elle est bénéfique, car elle motive les gens pour s'améliorer.
à Keldan
De Tyb
(par ici, par là) | 16H03 | 16/10/2008 |
reprends une polydose c'est pas très cohérent tout ça.
à Tyb
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 17H37 | 16/10/2008 |
Je crois que Keldan à simplement oublié de mentionner ses sources :
« Le communisme expliqué aux nuls par moi » Lenicolas Sarkozy, petit père de la nation, preface illustrée par Carla Bruni
(J'ai bon ? )
La dernière phrase quand à elle est gravée dans le marbre au fronton de tous CRA et rappelée en introduction aux différents sommets du G8.
(En allemand ça donne : « Arbeit macht frei ».)
Vu comme ça, c'est plus clair.